1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1e M. de Montherlant est justement un des premiers Français qui ait compris que le but du sport n’est pas la performance, mais le
2 1924, Articles divers (1924–1930). Conférence de Conrad Meili sur « Les ismes dans la peinture moderne » (30 octobre 1924)
2ili parla des écoles qui représentent la peinture française, des débuts du xixe siècle à nos jours. Partis du classicisme de Dav
3du classicisme de David et d’Ingres, les peintres français ont accompli, durant le xixe siècle, une exploration merveilleuse da
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
4 protestations belliqueuses. Il nous montre « des Français qui pensent ces carnages inévitables, avec un bref soupir s’y résigne
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
5 impression. C’est grand dommage pour les lettres françaises qui risquent d’y perdre au moins deux grands artistes : Aragon, Éluar
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
6rne » est au moins le cinquième ouvrage publié en France sur Van Gogh, depuis 1922. Il contient pourtant des vues assez neuves
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
7 nouvelle mise en servitude du peuple rustique de France ». En effet — le phénomène n’est pas particulier à la France — les pa
8n effet — le phénomène n’est pas particulier à la France — les paysans sont en train de redevenir serfs, serfs des syndicats e
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
9le et inépuisable curiosité. Mais, de même que la France interrogeant l’Europe du xviiiᵉ prenait surtout conscience de son pro
8 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
10ment un étonnant esprit. Pour présenter au public français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il aille s’ab
9 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
11eillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)k Peut-être n’est-il pas trop tard pour parler du Vi
10 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
12’en écrire l’épopée dans Prikaz, cette traduction française de l’énorme cri de délivrance du peuple fou. Belles étincelles échapp
11 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
13la conférence de M. Jean Cadier, un jeune pasteur français, on descendit — ou l’on monta suivant M. A. Léo — du domaine de la pe
14centaine d’étudiants et de professeurs suisses et français. Miracle qui nous fit croire un instant à la fameuse devise de la Rév
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
15ttérature moderne. Il n’a pas fallu longtemps aux Français pour pousser à bout l’expérience 3. Ingénieux équilibres entre la rai
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
16écembre 1926)aa Un Chinois écrit d’Europe à un Français qui lui répond de Chine. Nous sommes loin du ton des Lettres persanes
17greur, et critique avec un mépris tranquille ; le Français riposte sans conviction, et sous sa défense on devine une détresse. C
14 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
18ion de l’Édit, et 1685, date de la Révocation, la France passa de la plus grande liberté à la plus grande tyrannie. En proclam
19it Madame de Maintenon. Mais bientôt l’on voit la France se dépeupler ; des industries sont presque anéanties ; les conséquenc
20e 1685 marque une déviation dans l’histoire de la France. Déviation telle, en effet, que nous en sentons les conséquences de n
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
21hardi et le plus original de la jeune littérature française. Il le proclame « J’appartiens à la grande race des torrents ». Génie
22al sans pudeur, un Musset ivre non plus de vin de France, mais d’alcools pleins de démons, de drogues peut-être mortelles.
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
23ose, tout de même, de laqué, d’élégant, de « bien français » ; et le mot sang n’évoque ici qu’une tache de couleur, plus sentime
17 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
24n heureux de rencontrer chez les jeunes écrivains français un homme qui ait à ce point le sens de l’époque, une vision si claire
25, Ferrero, commencent à être prises au sérieux en France par quelques jeunes gens. Il faut louer Drieu d’avoir échappé au surr
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
26ortune. Urbain, fort d’une hérédité judiciaire et française, dédaigna des avances que la perte de son sens de l’éternel rendait p
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
27age commercial. Terminus : Morand, s’éveillant en français, termine : … Irène. (Grasset, 1924… … y compris la Suède et la Norvèg
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
28agon lorsqu’il vous crie : « À bas le clair génie français. » Alors la voix de Rimbardk à la cantonade : Qu’il vienne, qu’il vi
29aiment vous ne pouvez vous libérer de cette manie française, la politique, et ne voyez-vous pas que c’est faire le jeu de vos enn
30t blanc ? Pensez-vous combattre cet esprit « bien français » qui s’associe à tant d’objets de votre mépris, en prenant le contre
31 que cette réaction même est ce qu’il y a de plus français ; que c’est elle qui donne au surréalisme ce petit côté jacobin si au
32ôté jacobin si authentiquement, si déplorablement français. Et puisque nous en sommes au surréalisme, ce produit parisien qui, c
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
33evue de Belles-Lettres — la seule revue de langue française où l’on dise la vérité librement et pour elle-même. Nous regrettons d
22 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
34ème action (l’amour de Catherine pour un aviateur français) assez peu intéressante à vrai dire, parce qu’elle n’est pas à l’éche
23 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
35é son premier chapitre, variation sur un mot bien français et ses applications faciles à cent célébrités locales. (Quant à Goeth
24 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
36ent vers l’action, c’est-à-dire, — nous sommes en France — vers la politique. Or ces ennemis de toute littérature voient leurs
25 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
37, on le traque à Paris même… Il subjugue le jeune Français par ces évocations et l’espèce de fièvre qu’il y apporte. Mais plusie
38du « prince » qui disparaît, néanmoins. Enfin, le Français reçoit une lettre trouvée sur le corps de son ami suicidé, pathétique
26 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
39élancoliques réflexions sur le génie « poétique » français… Mais non, nous préférons voir ici l’un de ces signes qui de toutes p
40qui se soit révélé par le truchement de la poésie française. — Livre un peu didactique, trop attentif à sa propre démarche, mais
41. Je ne vois là que l’indice d’une confusion bien française, hélas.
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
42ilitaristes qui signent des manifestes en mauvais français — et je ferais de la peine à d’excellents garçons. Revenons au civil.
28 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
43diquée pour préparer les élèves à une composition française ? Question oiseuse et saugrenue, — naïve. Le bon sens voudrait que l’
29 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
44 Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)p 1. Un petit volume « lourd de pensée », comme di
45’écrient nos auteurs, « qu’on nous montre un seul Français qui n’ait pas le cœur sur les lèvres, qui ait quelque chose à dire, o
46ieux dans le sens de la médiocrité spécifiquement française — et nul ne s’en déclare gêné, me semble-t-il… 3. Si nous jetons sur
47ns qui ont fait leurs études à la Nouvelle Revue française , et qui ont, sur un tas de sujets pas importants, des idées « pertin
48ujet de quelques-uns des meilleurs esprits que la France ait su rendre inoffensifs. Il se pourrait très bien qu’à cette généra
49 sans l’accompagnement desquels, semble-t-il, nul Français ne saurait accepter sa révolte. Il y a bien quelques outrances dans t
50omination et de puissance… On ne se pose plus, en France, de questions qui dépassent un certain plan. C’est mal vu. » Ou si on
51pas mieux ? Du moins n’ont-ils pas cette impudeur française de supprimer ce qu’ils ne peuvent résoudre sur-le-champ. Ils mettent
52cents. Voyez Bertram, Gundolf, Rudolf Kassner… En France, hélas ! une logique verbale et le clair génie que l’on sait se charg
53u’il est vraiment trop facile de nommer l’avarice française, il vous reste à choisir entre le sort de Nietzsche et celui de Schil
54ter sa chambre, son cigare ou son moi. » 8. « La France… n’a pas su faire la révolution morale… parce qu’elle manque de sens
55 morale… parce qu’elle manque de sens moral. » Le Français qui n’est ni chrétien ni disciple de Nietzsche, demandera pourquoi il
30 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
56 dire sur l’admiration dont certains littérateurs français témoignent en face des fantômes nés du relâchement de leur esprit ou
31 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
57 faciles qu’on aime à ménager dans un jardin à la française. Mais vous ne tarderez pas à remarquer que tout, ici, est original, i
32 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
58e sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. J'expliquais donc que je ne voyage qu’au hasard, et pour rien ni per
33 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
59 celle aussi de la découverte de Hölderlin par la France. La Mort d’Empédocle et les Poèmes de la folie ont paru simultanément
60plus d’un, c’est-à-dire de s’en libérer. Ainsi la France conçut l’homme rationnel ; Empédocle, au contraire est celui qui pass
61oi Hölderlin diffère le plus peut-être des poètes français, c’est que son lyrisme est l’expression d’une philosophie à l’état na
62oces. Jouve est le plus « germanique » des poètes français d’aujourd’hui ; ce sont les harmoniques éveillées en lui par la voix
34 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
63re que de s’abandonner d’une certaine manière. En France, chacun parle pour son compte, paraphe son épigramme, jette son petit
64lon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les Français aiment par goût d’en bien parler. Les Suisses aiment avec une bonne o
65usieurs milliers d’exemplaires, tels que banlieue française, village suisse, gare allemande grouillante de questions sociales. La
35 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
66rge non pas autrement qu’il n’aborderait un génie français, et sur un pied véritablement européen. L’envergure en quelque sorte
36 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
67t germanique. L’Allemagne, c’est la Poésie, et la France c’est la Chambre des Députés, je n’en veux pas démordre, et la Légion
37 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
68eur qu’il prend dans l’esprit des héros. Un jeune Français a décidé d’aller fouiller les temples en ruines de la Voie Royale d’A
38 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
69 trait le plus évidemment « protestant » de l’art français.   Mais s’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art protestant
39 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
70est entré dans l’intimité de milliers de lecteurs français avec un livre d’un rare prestige, Daphné Adeane. On vient de traduire
71ong, — il compte plus de 600 pages dans l’édition française — d’un rythme plus inégal aussi, il ne lui est pas inférieur par l’in
72très belle préface qu’il a donnée à la traduction française note avec raison que M. Baring se montre « quelque peu inexorable dan
40 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
73erkegaard dans le monde intellectuel et religieux français, est un événement qui mérite d’être signalé et qui aura un profond re
74dans des revues comme Commerce, la Nouvelle Revue française, la Revue de Genève. Diverses études lui ont été consacrées, en parti
75ts du xixe siècle, du plus méconnu peut-être, en France tout au moins, — du plus actuel, je dirais même du plus urgent de tou
76e œuvre de cette envergure ait pénétré d’abord en France, sous les espèces du fragment le moins caractéristique de Kierkegaard
77ulente. Qu’une telle œuvre commence son action en France au moment où l’intérêt passionné de beaucoup se porte à la rencontre
41 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
78se borner à confronter les réactions anglaises et françaises. La réaction allemande eût apporté un élément important et radicaleme
79, c’est la pauvreté de la littérature alpestre en France. À part Sénancour, aucun de nos écrivains n’a su puiser dans le thème
80 Mlle Engel constate que « les plus grands poètes français du xixe siècle ont échoué dans leur interprétation des montagnes. Il
81oderne ; mais elle est unique dans la littérature française du xixe . La littérature anglaise, au contraire, a donné toute une su
42 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
82, en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, et en France, sous celui d’Avant l’Aube, est un des livres les plus significatifs
83 failles. Quelques articles parus dans des revues françaises ou suisses nous avaient appris à connaître les résultats considérable
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
84’est Gide qui, l’un des premiers, l’a prononcé en France. Kierkegaard, un homme qui ne vous lâche plus. Il a beaucoup parlé de
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
85 non réfugié, mais d’éducation et de nature toute française. M. Thibaudet ajoute à ce propos : On m’a fait observer très justem
86ce pays de Saintonge, qui, si la force de l’unité française n’avait été irrésistible, avait ce qu’il fallait pour devenir une man
87 roi à neuf mille marins). Loti est un protestant français de la vieille souche maritime. Évidemment, cela n’en fait pas un Gene
45 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
88ituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. La France ne l’ignorera plus longtemps. Quant à l’Allemagne, elle s’est depuis
89non du point de vue littéraire comme on le fit en France, mais du point de vue des valeurs vitales (problème que notre xviiᵉ s
46 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
90ntiques, cas tout à fait rare dans la littérature française, et qui comporte en soi quelque chose de déconcertant. Il semble bien
47 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
91es célèbres galipettes du père de Salavin ou le « Français chez eux ». Mais lorsqu’il croque un Allemand, l’on doit reconnaître
92aste fille de Montmartre. C’est une conception de Français né paillard, décoré, et qui ne sait pas la géographie. Il faut tout d
48 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
93e publique et privée, dans l’état où se trouve la France en 1932. Est-ce à dire qu’il faille entreprendre une description méth
49 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
94 auteur dans la lignée de ces fameux « moralistes français » auxquels nous pardonnons souvent d’être des romanciers assez ternes
95n fait prit corps, irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». Était-ce qu’i
96urs flattait un penchant traditionnel de l’esprit français). Cela pouvait donner soit des œuvres d’analyse tendant à dissoudre l
97 compte de la faiblesse numérique des protestants français. Bilan terriblement déficitaire si l’on prend au sérieux la grandeur
98 joie surabondante : verrons-nous quelque jour en France surgir une poésie chrétienne d’inspiration évangélique ? Souhaitons q
50 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
99sciences qui serait aussi directeur de la Comédie française et ministre de l’Intérieur, et qui, en marge des expériences accumulé
51 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
100 à beaucoup de jeunes intellectuels marxistes, en France particulièrement. Les philosophes ne s’adressent jamais à tel homme d
52 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
101ique de l’indignation dont les figures servent en France indifféremment à des fins électorales, journalistiques ou philanthrop
102t de pastiche facile : décrire l’état d’esprit du Français moyen qui brandit son parapluie sous le nez de l’agent, invective les
53 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
103sible de définir une cause commune de la jeunesse française, une communauté d’attitude essentielle ? Il semble que la solidarité
104emières lignes de force d’une nouvelle révolution française. Leur anticapitalisme n’est pas celui de la Troisième Internationale.
54 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
105ns qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où est sa tradition vivante en ce pays 
106 vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le plus souvent verbale, électorale ; elle n’est pas dans leur
107ligne des forces révolutionnaires profondes de la France. Cette révolte de la personne, c’est la révolte jacobine, c’est la ré
55 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
108ns types nationaux. On remarque par exemple qu’en France, l’admiration pour un philosophe s’exprime volontiers dans des termes
109le de jouer avec le mot de la façon suivante : le Français pèse le pour et le contre ; l’Allemand pèse sur les choses. D’où l’on
110 l’on conclut encore que la pensée figure pour le Français une activité ordonnatrice ; pour l’Allemand, titanique. On fait alo
111ascal, un Rimbaud, véritable honneur de la langue française. Ainsi, un Nietzsche, qui le premier substitua délibérément la notion
56 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
112 qu’à la réflexion je trouvai trop spécifiquement français pour rendre compte d’une réalité qui, justement, m’attirait comme une
113seul exemple. L’Allemand, dit-on, est brutal ; le Français malin. Deux traits de caractère dont les manifestations quotidiennes,
114elle, masque et renie ses mensonges. Mais pour le Français, cela ne saurait présenter que des inconvénients tout pratiques, stri
115, ne change rien. En d’autres termes, le mensonge français n’est pas mythique. Il ne crée ni ne fausse rien d’essentiel à la réa
116mme vous, qu’il existe quantité d’Allemands et de Français pour lesquels la distinction que l’on vient d’établir ne vaut rien :
117olitiques, l’on peut nommer ici Allemagne, et là, France. Il reste qu’un Empédocle, qu’un Zarathoustra, génies titaniques, son
118mythes germains par excellence, — et que c’est un Français qui, le premier, conçut, pour s’en vanter, l’idée qu’il était né mali
119», — qui dans ce sens, vraiment, n’est pas un mot français. En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus chrétien que le mond
57 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
120e sentiment, disait-on, du temps que l’on parlait français. J’expliquais donc que je ne voyage qu’au hasard, et pour rien ni per
121re que de s’abandonner d’une certaine manière. En France, chacun parle pour son compte, paraphe son épigramme, jette son petit
122lon qu’ils sont techniciens ou intellectuels. Les Français aiment par goût du bavardage. Les Suisses aiment avec une bonne ou un
123ieurs milliers d’exemplaires, tels que : banlieue française, village suisse, gare allemande grouillante de questions sociales. La
58 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
124ouffre par le fait des menées impérialistes de la France, il cherche une revanche sournoise et désintéressée dans l’activité d
125esprit « caustique » — il aime à me le répéter en français, —et je le verrai bien, assure-t-il, le jour où il me confiera quelqu
126ous la tonnelle du vestiaire. « N’est-ce pas, les Français sont terribles avec les filles ? » (Je pense : comme elles sont tout
127rer. 11 juin 1929 Au rebours des classiques français, livrés à l’Enseignement, Goethe est profondément « populaire ». Non
59 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
128 cuir, la chasse, j’ai trouvé tous les classiques français, et l’Encyclopédie. Même, un petit Voltaire dépareillé, « ex-libris d
129 poches d’un uniforme au retour de la campagne de France.) Les Mémoires, en français, d’un des burgraves zu D. qui fut gouvern
130etour de la campagne de France.) Les Mémoires, en français, d’un des burgraves zu D. qui fut gouverneur d’Orange, et eut pour pr
60 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
131germanique. « L’Allemagne, c’est la Poésie, et la France c’est la Chambre des Députés », disait un amoureux de la France. Quan
132a Chambre des Députés », disait un amoureux de la France. Quand vous prenez un taxi passé onze heures, c’est double tarif, et
61 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
133ire que l’Amérique, demain, l’imitera, et même la France, si les questions économiques et sociales y prennent un jour l’acuité
134e protestantisme de langue allemande. Alors qu’en France l’affirmation d’une foi religieuse personnelle fait encore sourire le
135ue et le goût pour la violence dictatoriale. ⁂ En France, ce mouvement mondial a rencontré jusqu’ici peu d’écho. La revue le C
62 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
136t de la religion. Des livres comme l’Essai sur la France, de E. R. Curtius, dont il fut parlé ici même, ou le Dieu est-il Fran
137us, dont il fut parlé ici même, ou le Dieu est-il Français, de F. Sieburg, donneront une idée assez juste du genre. Son succès e
138en plus profond qu’on ne l’imagine d’ordinaire en France. En ceci, les Allemands se trouvent être en quelque sorte plus « actu
139ent mêlés au jeu des puissances modernes, que les Français ne le furent jusqu’à ces tout derniers temps. Et c’est là que gît l’e
140écédent où s’engage l’humanité tout entière. ⁂ En France, plus longtemps qu’ailleurs, le « grand public » considéra que la lec
141petite équipe des fondateurs de la Nouvelle Revue française pour imposer, par l’effet d’un snobisme inattendu, la mode des discus
142l. Les grandes controverses modernes sont nées en France autour de la Trahison des clercs, autour du problème de l’humanisme (
63 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
143s jésuites dans leurs Histoires de la littérature française (pour ne rien dire des lamentables dédains de M. Lanson parlant de Du
144us sommes inspirés, a paru dans la Nouvelle Revue française du 1er avril 1923 (trad. Jean de Menasce).   N. B. — Le poème contie
64 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
145e (juin 1933)b Elle est formée d’intellectuels français. On serait tenté de décrire les cadres de cette confrérie dans un sty
146e nous nommerons le défaitisme révolutionnaire en France. 1° Raisons sentimentales Beaucoup de gens sentent que les injus
147nion. Mais il y a le marxisme. Le « communisant » français peut l’ignorer ; le brigadier de choc, non. Le marxisme est une soumi
65 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
148ut leur poids ? Il se passe ce que nous voyons en France : la police seule protège encore la mécanique, la police, c’est-à-dir
66 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
149uthentique, le plus en harmonie avec les réalités françaises : celui d’un maire et de son conseil municipal est chaque jour un peu
67 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
150 d’humanisme, on se borne trop souvent encore, en France, à désigner la culture gréco-latine. Nous n’avons pas, bien entendu,
68 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
151’essayai de me sauver par l’esprit. Vous qui êtes Français, dites-moi pourquoi, dans tout votre trésor littéraire, vous n’avez p
152. Pourquoi n’avez-vous jamais eu le courage, vous Français — ou la bonté — ou la générosité de soi — de dire oui à la vie. C’est
69 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
153nnées dans les jeunes groupes révolutionnaires de France et de Belgique, dans la revue Esprit, et surtout dans les cercles de
70 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
154s chrétiens (mai 1934)r Combien existe-t-il en France de personnes intelligentes ? Pour le juger il ne faudrait sans doute
155la Révolution auquel on demandait à son retour en France ce qu’il avait fait en exil : « J’ai vécu, Monsieur, c’est bien assez
156e qu’il fasse passer de l’air dans la philosophie française ; un de ceux pour lesquels philosopher ne figure pas l’activité de ce
157la pensée ; mais, jusqu’ici, peu l’ont suivie, en France. Sachons gré à M. Gabriel Marcel de nous donner l’exemple d’une « pré
71 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
158git d’une œuvre allemande, d’un auteur inconnu en France jusqu’ici, d’un roman qui veut dire quelque chose, — quelque chose qu
159stige. L’empire anglais se dissocie lentement. La France doute de sa mission. L’Espagne est morte, et le spectacle de la vie p
160ais il se peut tout de même que certains lecteurs français en soient choqués — le sentiment d’une fraternité humaine que le roma
161 constater que ses livres sont les seuls ouvrages français qu’on puisse comparer, tant pour leur sujet que pour leur atmosphère
72 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
162issance voluptueuse de l’antagonisme cosmique, la France rationaliste, catholique et citadine, théorise sur le sentiment de la
73 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
163passe, le public se fatigue, paraît-il. « Achetez français », disent les critiques, à l’instar de l’affiche (dont il faut regret
74 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
164il se rend plus directement accessible au lecteur français. Essayons de marquer les étapes de sa recherche. ⁂ Le protestantisme
75 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
165idualiste forcené, là comme ancêtre du « fascisme français » ! (au camarade Nizan l’honneur de la trouvaille). Mais il eût certa
166rave lacune de la littérature kierkegaardienne en France. On ne saurait trop insister sur l’utilité de ce livre. Il rendra vai
76 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
167 Groupes. Mais enfin, c’est le seul qui existe en français, et il contient un certain nombre de faits assez bouleversants pour q
168la réalité qu’un homme incarne. Qui le connaît en France ? Claudel, quelques revues protestantes en ont parlé. C’est tout. Nos
169obiographique et romancé de sa jeunesse a paru en français, il y a deux ansf. Aujourd’hui, l’un de ses collaborateurs nous donne
77 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
170otestant. — Et Balzac ? dites-vous, car vous êtes Français. Eh bien, Balzac n’est pas tout le roman. Il n’est même pas tout le r
171as tout le roman. Il n’est même pas tout le roman français. Balzac, c’est le roman social. Balzac — et Stendhal, bien sûr — ce s
172Allemands, les Scandinaves, et le roman d’analyse français, de Rousseau jusqu’à Gide, en passant par Constant. Quand on parle du
173dernier argument. Prenez une liste des romanciers français contemporains. Vous y trouverez un bon quart de protestants, c’est-à-
174iez, puisqu’il n’y a qu’un million de réformés en France. Imaginez la proportion si l’Édit de Nantes n’avait pas été révoqué !
78 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
175 Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)h Certes, la grandeur d’une Église et sa force n
176uler devant sa monumentale Histoire de la Réforme française. Plus encore que le premier tome de cet ouvrage (des origines à l’Édi
177 voit incité à imaginer ce qu’il fut advenu de la France si l’Édit avait été observé, s’il n’avait pas été révoqué, si Sully a
178rotestants ne fut pas l’œuvre du parti catholique français, mais bien des conseillers étrangers des rois et du haut clergé. Il s
179sein » qu’avait conçu Béthune pouvait faire de la France la première organisatrice d’une Europe fédéralisée. Mais le virus qu’
180cini ou un Ubaldini (nonce papal) introduisent en France au début du xviie siècle, c’est le virus de l’étatisme totalitaire,
181 de l’étatisme totalitaire, c’est l’idée fort peu française de l’unité à tout prix et dans tous les ordres, au mépris de toutes l
182ces prétentions toutes nouvelles, les Réformés de France ne cessèrent, dès le début, de dresser une protestation dont les term
79 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
183lles difficultés. Difficultés morales d’abord. La France est démoralisée par une « oligarchie de profiteurs ». Mais les mystiq
184onseil « permanente » (?). Lisons plus loin. « La France sera divisée en une vingtaine de régions, qui deviendront les circons
185sme. » Politique à la remorque, — démission de la France. Ce n’est pas avec cela qu’on fera du nouveau. Le début du chapitre s
186lus claires déclarations de cette démission de la France que, dès notre premier numéro, nous dénoncions. Qu’allons-nous reteni
187st en train de manifester aux yeux de beaucoup de Français l’impuissance des vieilles formules marxistes ou libérales, et la néc
80 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
188 Comment ce Proust passa-t-il presque inaperçu en France ? Il renversait trop de théories à la mode, avec trop de dédain peut-
189 leur origine spirituelle. Décadence de la nation française critique le nationalisme présent au nom de l’instinct qui relie l’hom
190e. N’est-ce pas d’ailleurs l’éthique que la jeune France se voit à peu près seule à défendre dans l’Europe d’aujourd’hui ? Dic
191ion la mission permanente, la raison d’être de la France. Peu de jours avant l’accident chirurgical qui devait entraîner sa mo
192et n’a de nom dans aucune langue ; surtout pas en français. Ce n’est pas notre faute si la France est, en effet, aujourd’hui com
193t pas en français. Ce n’est pas notre faute si la France est, en effet, aujourd’hui comme hier, la dernière écluse. Ce n’est p
194 devons d’abord, aujourd’hui, nous appuyer sur la France. Il ne s’agit pas de défendre une idée ou une cité. Il ne s’agit pas
81 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
195elques milliers d’arrivés. Déjà certaine jeunesse française cesse de confondre réalisme et combine ; cesse de croire, par exemple
82 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
196cience, alors que les lois rationnelles de l’État français transforment aussitôt cette objection de conscience en un péril pour
83 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
197 comme le disaient récemment certains socialistes français, « pour n’être pas pris de vitesse par les fascistes ». Aussi bien a-
198-là serait tout bonnement le vieil individualisme français, dont les marxistes seraient ainsi les derniers défenseurs au xxe si
84 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
199 d’humanisme, on se borne trop souvent encore, en France, à désigner la culture gréco-latine. Nous n’avons pas, bien entendu,
85 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
200efoucauld et de l’école des moralistes sceptiques français. Toutes les hypocrisies que ces moralistes ont décelées dans nos beau
86 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
201 Une question mal posée Si le fascisme en France n’existait pas, l’antifascisme l’aurait inventé. L’antifascisme est e
202me comme des Italiens. Nous ne les sentons pas en France. Nous nous élevons contre une méthode de gouverner imaginairement tra
203it ni ne prétend savoir ce que serait un fascisme français, mais nous ne dénonçons qu’avec plus d’éloquence ce que nous baptison
204 triomphe de l’antifascisme s’appelle le fascisme français. Cette hypothèse n’est pas gratuite. Elle s’appuie sur deux constatat
205ie sur deux constatations : 1° L’antifascisme, en France, ignore la véritable nature de son adversaire. 2° Les politiciens ant
206sions les plus propres à la naissance du fascisme français. Où faut-il se tourner maintenant ? Où chercher la doctrine efficace
87 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
207endications En décembre 1932, la Nouvelle Revue française publiait un ensemble de témoignages rédigés par de jeunes écrivains m
208sible de définir une cause commune de la jeunesse française, une communauté d’attitude essentielle ? Il semble que la solidarité
209emières lignes de force d’une nouvelle révolution française. Leur anticapitalisme n’est pas celui de la Troisième Internationale.
210ns qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où est sa tradition vivante en ce pays 
211 vivante en ce pays ? La violence des communistes français reste le plus souvent verbale, électorale ; elle n’est pas dans leur
212ligne des forces révolutionnaires profondes de la France. Cette révolte de la personne, c’est la révolte de 89, dans ce qu’ell
88 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
213vent (surtout les intellectuels de gauche) que le Français est « passionnément attaché à l’égalité ». C’est inexact, parce qu’il
214act, parce qu’il n’y a aucune espèce d’égalité en France, — en France moins que partout ailleurs. Il faudrait dire que le Fran
215’il n’y a aucune espèce d’égalité en France, — en France moins que partout ailleurs. Il faudrait dire que le Français est pass
216ins que partout ailleurs. Il faudrait dire que le Français est passionnément attaché à la revendication de l’égalité, et d’autan
217plus tyranniquement hiérarchisées et honorées. Le Français est l’être le plus « social » du monde. On l’admet volontiers, mais i
218usqu’à un certain point. Tout cela est éminemment français. L’Allemand, par exemple, enviera toujours ce sens fin et naturel qu’
219enviera toujours ce sens fin et naturel qu’a tout Français pour les allusions, les tournures de langage convenues, les « façons 
220mettent ou qui remettent chacun à son rang. Et le Français veut bien se vanter d’une telle finesse. Jusqu’au moment toutefois où
221son idéal, car rien n’est plus contradictoire. Le Français moyen, né social, et décidé à le rester, a besoin d’affirmer hautemen
222s voyez grandir dans les nouvelles générations de France et d’Angleterre. Est-ce l’avènement d’un nouvel Ordre européen ?59
89 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
223arles-Quint, chez un Philippe II d’Espagne, et en France dans le parti des Guise, dans la Ligue. Plus tard, c’est ce même espr
224 une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous le règne de Louis le Grand », c’est-à-dire la F
225ous le règne de Louis le Grand », c’est-à-dire la France « mise au pas » par l’homme qui dit : « l’État, c’est moi » ; la Fran
226 par l’homme qui dit : « l’État, c’est moi » ; la France synchronisée, centralisée, déjà presque totalitaire, et vidée de ses
227c’est-à-dire fédéraliste. Les synodes réformés de France, vers la fin du xvie siècle, préconisèrent à plusieurs reprises des
228ratiques seulement : la Suisse, la Finlande et la France ; et enfin trois semi-dictatures : Pologne, Hongrie et Portugal. (On
229vinistes, même laïcisés, comme c’est le cas de la France sous la Troisième République67. Cela ne signifie pas, bien entendu, q
90 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
230 3Groupements personnalistes Le drame de la France politique, c’est la carence du socialisme véritable. L’esprit parleme
231rlementaire a détourné la tradition du socialisme français de ses buts proprement sociaux. Il a fait de la « gauche » un parti n
232848. Mais le monde a changé depuis. Le socialisme français porte deux tares qui l’empêcheront toujours d’agir et de créer : la m
233ystique parlementaire et le marxisme — l’une trop française, au mauvais sens du terme, l’autre trop étrangère au génie du pays. C
234r le monde moderne et la situation concrète de la France en termes révolutionnaires et politiquement créateurs. Devant cette i
235mportation récente. Il ne faut pas oublier que la France est le pays qui a vu le plus grand nombre de révolutions depuis cent
236t qu’elle apparaisse aux yeux du monde entier, la France possède une tradition révolutionnaire unique en Europe, tradition qui
237nt pas à tuer le proudhonien qui se cache en tout Français sain, c’est sur cet élément que l’on peut fonder raisonnablement l’es
238 qui sera le prophète d’une révolution réellement française et humaine. Proudhon qui s’opposait à Marx au nom des droits de la pe
239ste, seule vivante encore que peu visible dans la France d’aujourd’hui, que se placent les « groupes personnalistes ». Anticap
240e préjugé le plus nocif de la mentalité politique française. C’est un volume entier qu’il faudrait consacrer à la critique des mé
241gé, si profondément enraciné dans le sentiment du Français moyen, si stérile, si stérilisant, si peu réaliste, si vainement irri
242dications que publiait en 1932, la Nouvelle Revue française, manifesta pour la première fois l’existence de cette « troisième for
91 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
243s faire ne se pose même plus. 3. La politique, en France, revêt des formes beaucoup plus variées et complexes que celles qu’on
244rs plaisir ». À droite on assimile volontiers la France, « la vraie », aux partis de droite. À gauche, on fait volontiers pas
245s, on est bien forcé d’avouer qu’il n’y a plus en France de véritable idéologie politique. Ce qu’on nous offre sous ce nom n’e
246nations — politique extérieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on
247ons restaurer le sens de la mission nationale des Français. C’est en vertu de notre conception de la personne, enfin, que nous j
248t même des politiques démesurées. Que va faire la France dans ce monde ? Quelle est sa mission, sa raison d’être, sa raison de
92 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
249t été vertement dénoncé par des « intellectuels » français. Mais si le monde ne s’en porte pas mieux, l’intelligence n’y gagne g
250t bien forcé par le spectacle de l’intelligentsia française. Précisons donc encore : la première tâche des intellectuels qui ont
251 dès qu’une menace se précise contre les libertés françaises ! Le réflexe du libéral devant le péril, c’est de faire un fascisme.
93 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
252 du livre. Roger Breuil nous révèle une espèce de Français dont il est, sauf erreur, le premier à parler : une élite, une espèce
253 les sens de ce terme ; je ne vois pas d’écrivain français qui ait jamais su faire vibrer un tel accord des paysages et des être
94 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
254chmid, l’Académie refuse Claudel. État de l’élite française en 1935. Petits signes révélateurs d’une décadence que l’on n’arrêter
95 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
255nt. Les chantiers s’ouvrent. Une fois de plus, la France va affirmer sa vitalité, sa puissance d’assimilation et de création,
256onoré en soi. Un écrivain fameux, gloire du roman français à l’étranger, vient confirmer de son côté que ce Palais de l’esprit p
257es temps modernes et reste la charte de la clarté française, de la recherche scientifique et de la raison universelle, donnera à
258é d’aujourd’hui, sans détriment du prestige de la France, une restauration de l’esprit dans sa charge effective, créatrice et
96 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
259uait tantôt Heidegger ou Brunner, tantôt l’esprit français, tantôt Frommel et Vinet, — ces Helvètes — tantôt Calvin, qui écrivai
97 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
260plus que Jean Wahl pour faire connaître à l’élite française la pensée de Sören Kierkegaard : c’est un titre qui compte, et dont l
98 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
261Ensuite, n’oublions pas que la plupart des écrits français de Calvin — c’est le cas de ces trois Traités — furent traduits par l
99 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
262M. Chuzeville nous révèle sont inconnus du public français, Novalis et Ruysbroeck mis à part ; et beaucoup sont de grands poètes
100 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
263côté d’Hitler par exemple. Staline veut une armée française puissante, il approuve la loi de deux ans. « Staline a raison » affir