1 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
1fiance sourde aux contradictions intimes exige un acte victorieux. Autour de cette brutalité s’organisaient brusquement les
2ir, je m’amuserai à mettre des étiquettes sur mes actes… Déjà je sens un sourire, — en songeant à ces raisonnements que je me
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3Le désir se précisait en moi de commettre enfin l’acte vraiment indéfendable de tout point de vue… J’avais goûté à l’alcool
4 Lafcadio généralisé : c’est le surréalisme. De l’acte gratuit commis par un héros de roman, à la vie gratuite que prétenden
5orte de « sincérité » interdit de commettre aucun acte volontaire et raisonné parce que ce serait fausser quelque chose ; à
6avec une lucidité parfois douloureuse ses propres actes dont il s’étonne mais qu’il se garde de juger 5. Il y a véritablement
7uger 5. Il y a véritablement une littérature de l’acte gratuit, qui restera caractéristique de notre époque. Mais Gide est
8, désir de violences, gratuité des pensées et des actes, rêves éveillés, tout cela ne dérive-t-il pas d’une fatigue immense.
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
9 de passions inconscientes qui donnent à tous les actes une signification plus profonde. (Il serait aisé de montrer quel part
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10cieuses et contradictoires. Êtes-vous sincères en actes ou en pensées ; envers vous-mêmes ou quelque doctrine acceptée ; enve
11es aventures. Sincérité et spontanéité « Nos actes les plus sincères sont aussi les moins calculés », écrit Gide. D’où l
12e de la liberté. D’autre part, on veut donner à l’acte gratuit une valeur morale en disant qu’il révèle ce qu’il y a de plus
13 s’étonne de me voir donner ici la préférence à l’acte volontaire, ou mieux : intéressé, tandis qu’en littérature je défends
14 intéressé, tandis qu’en littérature je défends l’acte gratuit, je réponds que la littérature remplirait déjà suffisamment s
15 : à quoi en suis-je, qui suis-je ? Je revois des actes accomplis, je revis plus ou moins fortement des sentiments que je cro
5 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
16temps de quitter le pays, Louis XIV commit un des actes les plus vexatoires que l’histoire ait enregistrés. Après avoir fait
17resque anéanties ; les conséquences funestes de l’acte de révocation commencent à se révéler politiques (guerre de la confes
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
18 y a en nous d’essentiel, de ce qui détermine nos actes avant que la raison n’intervienne, mouvements de nos passions à nous-
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
19geur de la scène. Titre : Socrate et Narcisse, un acte à grande figuration. » Enfin l’on joua aux petits dés le sort de notr
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
20rces d’étudiants qui ne sont que la traduction en actes de jeux de mots plus ou moins cruels… » — Je vous entends, interrompi
9 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
21e dans la chronologie de nos sentiments et de nos actes. Donc, n’ayant pas renoncé à certaine idée que j’avais d’un romantism
10 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
22 sa tête, son portrait en pied. Il se voit dans l’acte de se raser, de se baigner ; son image descend en face de lui par l’a
23e n’a pas eu confiance. Or la personnalité est un acte de foi : Stéphane ne sait plus ce qu’il est. Semblablement, il ne sai
11 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
24lever à la présidence de la République. Qu’un tel acte serait adéquat ! Tamerlan, dont la spécialité était l’assassinat du c
12 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
25 et quel beau titre ! « Saisir » n’est-ce point l’acte essentiel de la poésie ? Toute poésie véritable n’est-elle pas propre
13 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
26cela finira bien par s’arranger, comme au dernier acte d’une opérette. Ce peuple s’est résigné avec une facilité incroyable
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
27os forces — le Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’éveilleront du cauchemar où les plon
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
28par la voix de Hölderlin qui ont dû l’inciter à l’acte recréateur qu’est la traduction d’un poète par un autre poète. Les qu
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
29rfection, aimer et connaître sont un seul et même acte. Peut-être l’ai-je aimée d’un amour égoïste, comme un être dont on a
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
30eçu dans le sein de l’Église catholique…. le seul acte de ma vie que je suis parfaitement certain de n’avoir jamais regretté
31ifier son amour. Mais elle ne peut survivre à cet acte suprême, à cette grâce. Aussi notre bonheur humain n’est-il en aucune
32ur avec notre bien, et à taxer d’immoralisme tout acte qui entraîne des ruines humaines. Mais la vérité, elle, est indiffére
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
33ttaques contre le christianisme officiel furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Comme Hamlet. » Et voici
34 officiel furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Comme Hamlet. » Et voici comment il faut situer Kierkega
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
35e voir le reste du chapitre consacré au récit des actes qu’immédiatement Eiichi produit en témoignage de sa conversion. En my
36 de la résoudre d’abord pour son compte et par un acte intérieur contraignant, un acte d’incarnation. Il y a là une exigence
37 compte et par un acte intérieur contraignant, un acte d’incarnation. Il y a là une exigence immédiate et par conséquent plu
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
38, vers l’unification de ses aspirations et de ses actes ; dans une âme responsable de ses contradictions. Sans doute, la psyc
21 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
39 converti ; c’est donc la conversion qui figure l’acte par excellence du chrétien, hors duquel il n’est pour lui ni mesure,
22 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
40tes d’écaille. C’est lui qui juge, ayant pesé son acte. Les autres appliquent un tarif. ⁂ Je ne suis pas antimilitariste. Je
41tin, « objecteur de conscience », a donné par son acte la preuve d’une obéissance à Dieu qui devrait être celle de tout croy
42nti-personnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les actes politiques déduits par accident des principes fondamentaux du régime
43du régime sont en contradiction formelle avec les actes juridiques déduits par voie de faits — si l’on peut dire — des mêmes
23 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
44ion urgente à se risquer en faveur des hommes, un acte, un combat. Fin de l’esprit désintéressé, cela signifierait pour les
24 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
45Vérité actuelle aux deux sens de ce mot, qui sont acte et présence. Et certes notre activité serait injustifiable si nous t
46eux des hommes. Ceci n’est rien, en vérité, qu’un acte de soumission et d’espérance, car ce n’est pas aux hommes que nous di
25 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
47hrétien lui-même, — s’il n’est pas attesté dans l’acte de la foi. Qu’est-ce donc, en effet, que l’effort humain ? Sinon l’ex
48 quant à la valeur absolue du résultat sinon de l’acte, est en même temps le meilleur ressort de l’action. La preuve est dan
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
49 en lui donnant une forme ; l’actualise — la fait acte — en l’arrêtant dans cette forme et lui donnant une date. Les période
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
50». L’âme parvient à cette « connaissance », à cet acte de fécondation spirituelle par où l’homme pénètre dans la réalité mys
51 l’homme pénètre dans la réalité mystique. Et cet acte ne peut se produire que dans le plus profond silence de l’esprit, dan
52qu’il put songer à incorporer le plan de certains actes à Vérité et Poésie. Le drame s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans
53on » qu’il adopte suffit à déterminer une suite d’actes. Dilemme, en son fond, religieux. C’est une forme dialectique, « agon
28 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
54 dans l’attitude de tous ces groupes un véritable acte de présence à la misère du siècle, assez nouveau parmi les intellectu
29 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
55appel à la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui car
56hose : elle se fera contre ces faits. Elle sera « acte ». 2ᵉ — Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’ac
57alisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les fai
58 autrement que par une suite de coups de force, d’actes créateurs, — révolutionnant le déterminisme rigoureux de la matière a
59s, les moins « mécanistes » ; théorie qui ôte à l’acte toute efficacité créatrice et par là même doit être dénoncée comme an
60ondement matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succè
61crever bassement dans la haine, mais ce serait un acte enfin dans lequel je posséderais toute ma vie, d’un seul coup éclatan
30 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
62 Comme s’il n’était pas bien pire de commettre un acte qui vous laisse dans le doute (et l’on s’attire pourtant une responsa
63st héroïque. Socialisme (ou Marxisme). Penser en actes : ce n’est pas descendre au social, si l’on accepte l’héroïsme. Un si
31 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
64ssédons le courage de le voir et de l’assumer. Un acte de présence à la misère du siècle, une présence enfin qui soit un act
65 misère du siècle, une présence enfin qui soit un acte : car pour nous désormais la Révolution vit, si nous vivons. Autour d
66late dans les choses, on nous demande seulement l’acte de la saisir dans son impérieuse évidence et dans sa violence éternel
32 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
67 limite du sentiment, là où il prend une valeur d’acte ou de jugement, l’on peut symboliser l’opposition des deux visions du
68ragique aux arêtes de pierre taillée : conflits d’actes, de faits ou de droits ; l’Europe centrale, de ces choses « déchirant
69e sentimental.   L’instinct mène au plaisir par l’acte ; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte
70; le sentiment à la mélancolie, par le refus de l’acte. Il en résulte que la sensualité germanique est plus consciente (c’es
33 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
71i pourtant, depuis trente ans, qu’il résout par l’acte d’écrire… Moi je suis dans les buis, près des basses du petit orchest
34 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
72rfection, aimer et connaître sont un seul et même acte. Peut-être l’ai-je aimée d’un amour égoïste, comme un être dont on a
35 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
73octrines régnantes. Nous n’attendons rien d’aucun acte délibéré, pesé et calculé, tendant à désolidariser la « chrétienté »
74ianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel est aussi le mystère ; car cette seule Rupture
36 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
75sol. L’homme dit « j’agis », et il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors
76a risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nou
77des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche restauratrice de l’esprit, dév
78 penser dans le risque total de l’être, qui est l’acte. Nous penserons avec des mains créatrices. Nous dirons : le but du tr
79éation. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité d
80tard conjointe. 3° que si l’on veut sauvegarder l’acte créateur, fondement humain de la personne, il faut légiférer à partir
81de la personne, il faut légiférer à partir de cet acte. Il ne peut sortir d’un système que ce que l’on y met dès l’origine.
37 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
82ns le cas, et pour soi-même, prouver la foi par l’acte qu’elle ordonne. Nous ne sommes pas des guérisseurs, mais des mala
38 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
83e en elles la tension, le ressort nécessaires à l’acte créateur. Loin de tenter leur réduction à quelque idéale synthèse, el
84nnulerait, non sans soulagement, mais bien vers l’acte créateur par où la personne accède à une plus dangereuse réalité. Cec
85a personne se dissout dans un processus qui nie l’acte et le risque. Il n’y a plus qu’à compter un, deux, trois, comme le di
86tant par suite le risque personnel, le choix et l’acte, une sorte de « contre-Hegel » radical, voilà qui ne peut manquer d’é
87 paraît à nos yeux s’en rapprocher le plus. ⁂ Cet acte dont nous parlions, à quoi se suspend-il en dernière analyse ? Vers q
88t ces questions, on affirmerait par là même que l’acte créateur se crée soi-même et se suffit en soi. Si l’on refusait de po
89, on supposerait par là même que la doctrine de l’acte rend un compte suffisant de l’ensemble du monde. Ce serait dire qu’el
90, qu’un moraliste, parle de choix, de risque et d’acte, ces mots désignent des réalités éthiques qui n’ont rien de commun av
91réalités éthiques qui n’ont rien de commun avec l’acte, le risque et le choix dont parle la théologie dans sa dialectique ab
92ci d’opération réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; choix de l
39 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
93minismes collectifs, cette démission constitue un acte proprement antirévolutionnaire. À ce titre, elle vaut l’examen. Tento
94de pour le traverser. Il faut un saut, il faut un acte, il faut un élan créateur. Mais cet acte, dans lequel nous voyons l’e
95 faut un acte, il faut un élan créateur. Mais cet acte, dans lequel nous voyons l’essentiel de la révolution, suppose et pos
40 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
96inisme économique et social. Elle est, d’abord, l’acte qui crée de nouvelles déterminations, qui, par suite, bouleverse les
97everse les anciennes déterminations, en un mot, l’acte qui libère. Le désordre dont souffre le monde nous apparaît d’abord t
98écessaire de rompre. Tel est pour nous le premier acte : spirituel.   II. — Quand nous disons « spirituel d’abord », nous
99ous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte personnel, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus humain dans l’homme, le
100 le conflit créateur. Conflit qui se résout par l’acte, — cet acte provoquant un conflit et un risque nouveaux, générateurs
101créateur. Conflit qui se résout par l’acte, — cet acte provoquant un conflit et un risque nouveaux, générateurs de créations
102e nouveaux, générateurs de créations nouvelles. L’acte et la personne apparaissent ainsi indivisibles. Tel est le fondement
103système et un ordre : A) si l’on ne part pas de l’acte, on ne part pas du tout ; B) si l’on ne part pas tout de suite de l’a
104 tout ; B) si l’on ne part pas tout de suite de l’acte, on ne partira jamais. Tel est le ressort de la révolution de L’Ordre
105’y a pas d’autres révolutions que spirituelles. L’acte libre est à l’origine, non pas à la fin.   VI. — On a dit que l’espri
106sprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-ne-trahit-pas, dans le ciel des Idées, dernie
107s « idées », mais bien celui de la personne, de l’acte qui la pose et qui l’oppose aux résistances ambiantes. Nous disons qu
108vu ce qu’en valait l’aune.) Le spirituel, c’est l’acte créateur de rapports nouveaux dans la société, de forces sociales nou
109leine période de transition, d’un désordre dont l’acte ordonnateur n’a pas encore détruit le principe agissant. Une révoluti
41 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
110 ne peut que rendre compte du passé — mais seul l’acte créateur opère le changement de plan et permet d’instituer un ordre n
111an et permet d’instituer un ordre nouveau. 4° Cet acte créateur dont nous faisons dépendre tout l’ordre nouveau, cette « sou
112flit et la tension qui définissent la personne en acte. 6° Ces institutions sont : — dans le domaine politique : la petite p
42 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
113re existence que par un choix, une décision, — un acte d’obéissance à l’ordre « tombé du ciel ». Comment parler de la « rest
43 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
114 n’est plus un chrétien à cet instant et dans cet acte ; il agit en humaniste. Il témoigne de sa défiance à l’endroit de la
44 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
115irait prisonnier. Il en viendrait peut-être à des actes irréparables. Mais il y a les immoralistes : ils expriment bien mieux
116res, toute création réelle étant la position d’un acte indépendant des mécanismes de la société. Il nous faut faire un pas d
117es cadavres d’idées ; les idées vivantes sont des actes. Apprenons à penser en actes, c’est-à-dire à penser avec les mains, o
118es vivantes sont des actes. Apprenons à penser en actes, c’est-à-dire à penser avec les mains, ou encore à ne rien penser qui
45 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
119ns de nos yeux soient du tout plus concrets que l’acte qui consiste à les toucher et à les voir. Car un objet que personne n
120 la présence. 3. La présence de l’homme est un acte La joie de l’homme, ou sa douleur, tels sont les signes de son exi
121ésoudre à distance ; en un mot, si l’homme est un acte. 4. L’acte est insaisissable, parce qu’il est saisissant Toutes
122ance ; en un mot, si l’homme est un acte. 4. L’acte est insaisissable, parce qu’il est saisissant Toutes les psycholog
123hologies échouent dans leur effort pour décrire l’acte et rendre compte de ses déterminations suffisantes. Ce qui revient à
124se, c’est-à-dire à l’absence et au recul devant l’acte. Dans l’homme entièrement humain, tout serait histoire, présence, ill
125tion. Il n’est pas de décrire, mais d’inventer. L’acte étant sujet pur, il ne sera jamais un objet de l’entendement. Et c’es
126viennent saisissables pour l’entendement. 5. L’acte est la personne Puisqu’il est manifeste que l’acte est le perpétue
127 est la personne Puisqu’il est manifeste que l’acte est le perpétuel auteur de notre humanité, nous ne pouvons connaître
128 sinon dans la mesure où nous sommes agissants. L’acte seul témoigne de l’acte, et joue en nous le rôle de l’homme. C’est lu
129 nous sommes agissants. L’acte seul témoigne de l’acte, et joue en nous le rôle de l’homme. C’est lui qui rend l’homme visib
130sophes de l’école : présence, événement, concret, acte, personne. À tel point que la vraie définition d’un de ces termes n’e
131seuls sont visibles. Le temps nouveau qu’initie l’acte de présence, c’est le temps de la création qui naît de l’acte, c’est
132ence, c’est le temps de la création qui naît de l’acte, c’est le rythme imprimé à l’action générale par cette apparition qui
133saisir ? C’est parce que j’en ai témoigné par mon acte. Admirable cercle vicieux ! Oui, rien n’est plus vicieux pour la rais
134’éternel ne touche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un vrai suj
135homme, si l’homme n’est vraiment homme que dans l’acte qui fonde sa qualité incomparable de sujet ; si l’on admet enfin que
136 une mécanique impersonnelle. Ils ne sont pas les actes d’un auteur, mais les contrecoups nécessaires d’un procès initié par
137ie ontologique, si la Révélation n’en attestait l’acte historique. L’incarnation totale de Dieu dans l’Homme, l’humanité par
138 à lui-même et aux autres dans un même élan. Tout acte personnel est participation à l’actualité éternelle du Christ. 8.
139tendre l’ignorer ; il a compris le fait — sinon l’acte — de l’incarnation. Il y a une santé dans le matérialisme, et une hum
140dit en sa faveur : il a compris le fait — sinon l’acte — de la liberté. Il a su reconnaître que l’homme est un sujet (au sen
141 avons quitté en définissant la personne comme un acte. Hors l’acte, la matière demeure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte
142 en définissant la personne comme un acte. Hors l’acte, la matière demeure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte, notre « esp
143a matière demeure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte, notre « esprit » demeure abstrait ou impuissant. Dans l’acte, l’une
144« esprit » demeure abstrait ou impuissant. Dans l’acte, l’une et l’autre se mesurent et se réalisent : la charité de la pers
145cret, dont la nature réelle n’apparaît que dans l’acte. L’aspect corporel de l’homme est l’expression de notre solidarité av
146sager les modes de notre esclavage. — Jusqu’à cet acte, que soudain j’ai fait ! Car je l’ai fait, et je ne sais rien d’autre
147ux, j’ai franchi l’impossible seuil. L’esprit est acte, l’acte est obéissance à la motion de l’éternel. J’ai peut-être enten
148 franchi l’impossible seuil. L’esprit est acte, l’acte est obéissance à la motion de l’éternel. J’ai peut-être entendu quelq
149 d’être une idée, que la personne existe et que l’acte transforme. Ce qui témoigne en moi de l’indicible réception de la par
46 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
150ends, de se poser comme auteur responsable de son acte ? Alors qu’elle ne repose que sur l’espoir du faible : que la vie se
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
151e, ce n’est pas de voir le vrai, c’est d’oser les actes qu’il faut, et que nous connaissons très bien. Trop souvent, nos maît
152u siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle est, je crois, en dé
153alculé, sauf ce qui est en effet incalculable : l’acte de l’homme. Mais le temps vient où les hommes se lassent de théories
154instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureuse. Elle vi
155nt, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureuse. Elle vit dans le risque
156es. Et toutes deux ne sont possibles que dans cet acte unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du proch
157 qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du
158sporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement
159 un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais
160prendre : le prochain, c’est celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de
161t celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à ch
162n de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à chaque fois qu’il nous est donné de le faire, rétablit le rapport
163eule société possible. Ne nous y trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamai
164 trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamais paru dans notre monde. Lui seu
165ère ; il lui faut une rencontre, un événement, un acte. Et voilà le mystère devant lequel je vous laisse maintenant. Nous ne
48 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
166t-on l’ajouter après coup ? On ne complète pas un acte avec des considérations sur cet acte ; ou c’est que la philosophie n’
167plète pas un acte avec des considérations sur cet acte ; ou c’est que la philosophie n’est qu’illusion et mystification. Une
168e pensée qui aide à vivre, trouve son lieu dans l’acte et nulle part ailleurs. Mais il faudrait d’abord qu’elle soit elle-mê
169ais il faudrait d’abord qu’elle soit elle-même un acte43. Et c’est ici la déficience des philosophes qui se montre. Sous pré
170rs décrites par Nietzsche. Nous ne voulons plus l’acte d’amour personnel, — qui est une valeur héroïque — mais nous prônons
171ertain altruisme d’abord, qui prend la place de l’acte de miséricorde ; une pitié veule et platonique qui est le contraire d
49 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
172re de ses fiançailles avec Régine Olsen. Mais son acte, après lequel il put mourir, certain d’avoir accompli sa mission, ce
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
173ie ; que les lois de l’histoire ne sont rien si l’acte de l’homme les dément ; que la foi d’un seul est plus forte, dans son
174rieuse de l’ironie ; contre l’histoire, il pose l’acte de l’homme responsable de son destin. Mais tout cela va au martyre, d
175rifice y tient lieu de mesure, parce qu’il est un acte, incontestable. Telle est la nouvelle grandeur, la nouvelle mesure de
176rnité, attesta dans sa plénitude la primauté de l’acte spirituel : Kierkegaard. Le grand mal de l’époque, et la terreur que
177e de chaque homme devant la responsabilité de son acte. « Car une foule est une abstraction, qui n’a pas de mains, mais chaq
178’il a voulu bannir la possibilité scandaleuse des actes libres de la Providence. Entreprise effroyable et vaine, qui serait d
179, de l’isolement devant Dieu. Et, d’autre part, l’acte du « solitaire » n’est pas de ceux dont nous ayons à développer les c
180pper les conséquences. Ou bien il est, et c’est l’acte de Dieu, ou bien je l’imagine, et mon discours est vain. À qui presse
51 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
181entre. Elle est le rayonnement dans la durée de l’acte instantané qui unit un je et un tu par un lien de responsabilité7. En
182te à considérer cette communion non plus comme un acte, mais comme un état. C’est faire simplement abstraction de la respons
183un écho humain. C’est en elle enfin que s’opère l’acte d’une communion réelle. La personne est un lieu d’héroïsme, et cela s
184, l’individu social par excellence. Mais dans son acte seulement, c’est-à-dire dans l’instant présent, non point dans la dur
52 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
185it, déjà il s’offre. C’est le je qui est choix. L’acte qui me distingue du monde n’est pas autre que cet élan de refus ou de
186gueil, de l’esprit qui connaît son pouvoir et son acte, mesure la grandeur du danger, sait qu’il s’y offre armé, et connaît
53 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
187e personne morale dont on récusait par avance les actes caractéristiques ? N’était-ce point là selon le mot de Théodore Flour
188t profonde acuité d’une dialectique à résoudre en actes. C’est l’un des traits les plus frappants du Calvin commentateur des
54 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
189 appréciation, de toute prise de parti, — de tout acte. C’est ce qu’on pourrait appeler la vision métaphysique. Tous les eff
190st possible. « Je suis le chemin » — mais alors l’acte aussi est possible. Ainsi, la foi au Christ est la seule possibilité
55 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
191venons de la définir9, n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètem
192e sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielle
56 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
193instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit
194nt, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit dans le risque e
57 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
195ieu s’exprime tout entière dans une doctrine de l’acte créateur. Il a écrit quelques ouvrages d’une audace précise. Ils ont
196 ni dans une compréhension résignée, mais dans un acte. C’est la tension qui s’institue entre la finesse, la pénétration de
197rt de sa puissance d’imagination concrète, de son acte ? Je me souviens d’avoir été vivement frappé, lors de ma première ren
198ationaliste et libérale entre la pensée pure et l’acte qui l’atteste. Il professait que « l’écrivain ne saurait sans se dimi
199urait être que la résultante irrépressible de cet acte fondamental qui pour eux définit la personne. Si l’on admet, avec Mar
58 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
200es auteurs anonymes des Évangiles et du livre des Actes. La méfiance règne en permanence dans son esprit : mais c’est une att
59 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
201nsidère que le concret de l’homme réside dans ses actes et non pas dans ses mythes. Il faut reconnaître que ce point de vue,
60 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
202e, ce n’est pas de voir le vrai, c’est d’oser les actes qu’il faut, et que nous connaissons très bien. Trop souvent, nos maît
203u siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle est, je crois, en dé
204alculé, sauf ce qui est en effet incalculable : l’acte de l’homme. Mais le temps vient où les hommes se lassent de théories
205instant en instant, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit
206nt, d’une tâche à une autre, d’un acte à un autre acte, toujours imprévisible, toujours aventureux. Elle vit dans le risque
207es. Et toutes deux ne sont possibles que dans cet acte, unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du proc
208 qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut insister là-dessus. Le monde s’est emparé des paroles du
209sporté dans l’histoire cet amour qui doit être un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement
210 un acte, une présence et un engagement immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais
211prendre : le prochain, c’est celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de
212t celui qui exerce, en actes, la miséricorde. Cet acte, en chacun de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à ch
213n de nous, peut être vainqueur de l’Histoire. Cet acte, à chaque fois qu’il nous est donné de le faire, rétablit le rapport
214eule société possible. Ne nous y trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamai
215 trompons pas : l’acte de la miséricorde, c’est l’acte le plus révolutionnaire qui ait jamais paru dans notre monde. Lui seu
216ère ; il lui faut une rencontre, un événement, un acte. Et voilà le mystère devant lequel je vous laisse maintenant. Nous ne
61 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
217c que l’Esprit n’est rien d’autre pour nous qu’un acte, et un acte d’obéissance. Cet acte justement qui fonde notre personne
218it n’est rien d’autre pour nous qu’un acte, et un acte d’obéissance. Cet acte justement qui fonde notre personne. La primaut
219our nous qu’un acte, et un acte d’obéissance. Cet acte justement qui fonde notre personne. La primauté du spirituel, c’est p
62 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
220 Personne divine comme auteur. Si l’on refuse cet acte de foi en la dialectique marxiste, il reste peu de raisons d’imaginer
221nthropologie établie dès l’origine au niveau de l’acte, et non du fait, me paraît capable de préparer une révolution libérat
63 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
222a dignité proprement humaine. La foi seule est un acte absolu ; le croyant seul, véritablement homme. Dans ce paradoxe essen
64 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
223quant à la valeur absolue du résultat, sinon de l’acte, est en même temps le meilleur ressort de l’action. La preuve est dan
65 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
224 cours. Le pire des risques, c’est de manquer cet acte par lequel je saisis le salut qui m’est promis22, salut gagé sur le f
66 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
225octrines régnantes. Nous n’attendons rien d’aucun acte délibéré, pesé et calculé, tendant à désolidariser la « chrétienté »
226ianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel est aussi le mystère ; car cette seule Rupture
67 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
227agit pas comme chrétien à cet instant et dans cet acte ; il agit en humaniste. Il témoigne de sa défiance à l’endroit de la
68 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
228e. Il est immédiat. Il est sans raison. Il est un acte véritable. Prenez l’alternative christianisme-communisme. Si vous ess
229 conception communiste, il y a un abîme. Seul, un acte d’adhésion, une sorte d’acte de foi, pourrait me le faire franchir. I
230a un abîme. Seul, un acte d’adhésion, une sorte d’acte de foi, pourrait me le faire franchir. Il ne me reste donc qu’à énumé
231, si la libération n’est pas déjà présente dans l’acte initial, elle ne sera nullement rendue possible par les moyens mis en
232onscient. C’est là une illusion de moraliste. Nos actes ne valent que dans la mesure où ils sont faits pour Dieu, c’est-à-dir
233de, mais encore qu’il consiste précisément dans l’acte de sortir de ce monde pour le transformer ? Cette dialectique inconce
69 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
234 s’affirme dans l’attitude de tous ces groupes un acte de présence à la misère du siècle, assez nouveau parmi les intellectu
235appel à la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui car
236hose : elle se fera contre ces faits. Elle sera « acte ». 2° Le matérialisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte
237alisme décrit un monde tel qu’on ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les fai
238 autrement que par une suite de coups de force, d’actes créateurs, — révolutionnant le déterminisme rigoureux de la matière a
239és, les moins « mécanistes », théorie qui ôte à l’acte toute efficacité créatrice et par là même doit être dénoncée comme an
240ondement matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succè
241crever bassement dans la haine, mais ce serait un acte enfin dans lequel je posséderais toute ma vie, d’un seul coup, en la
70 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
242de la Communauté La personne, c’est l’homme en acte, c’est-à-dire l’homme consciemment et volontairement engagé dans le c
243e viens de la définir, n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètem
244e sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain nombre de vertus officielle
71 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
245 prochain. Elle n’est pas une « valeur », mais un acte. Et cet acte n’a lieu que dans l’humilité. Voilà ce qu’il faut savoir
246le n’est pas une « valeur », mais un acte. Et cet acte n’a lieu que dans l’humilité. Voilà ce qu’il faut savoir, avant de re
247 c’est qu’un homme qui voudrait témoigner par des actes de son amour réel, de sa pitié pour le peuple trompé, passerait infai
248justifications éloquentes. Justification de leurs actes ? Non. Justifications de leurs intentions, de leurs revirements intér
249s responsabilités, c’est renoncer à justifier ses actes par le recours aux traditions ou à la révolte : c’est, au sens fort e
72 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
250e tactique déduite de la nature de la personne en acte. Pouvoir de la doctrine Nous disons que la force, l’autorité val
251e révolutionnaire, qu’elle prépare sans cesse aux actes nécessaires ; 3° La doctrine est enseignante par nature, comme la rév
73 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
252 l’utopie. Il fallut qu’un fait historique, qu’un acte vînt transformer cette possibilité en une vision immédiate et dynamiq
74 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
253sol. L’homme dit « j’agis », et il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors
254a risquer jusqu’à la perdre si la mesure de notre acte nous dépasse. « Primauté du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nou
255des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche restauratrice de l’esprit, dév
256 penser dans le risque total de l’être, qui est l’acte. Nous penserons avec des mains créatrices. Nous dirons : le but du tr
257éation. Nous n’avons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité d
75 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
258omme un « changement de plan », — c’est-à-dire un acte révolutionnaire. Ils se dressent ainsi contre le préjugé le plus noci
259dre nouveau suspendait toutes ses définitions à l’acte constituant la personne (l’individu engagé dans un conflit concret).
260 communaliste. L’assimilation de la personne à un acte, tel est donc le fait spirituel, le fait humain par excellence auquel
261 Esprit. S’agit-il là, encore, du spirituel comme acte ? Certes, Emmanuel Mounier, directeur de la revue, définissait dès so
262 substituer l’adjectif « spirituel » qualifiant l’acte personnel — et cette nuance est capitale —, il est incontestable que
76 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
263d’un nom à faire connaître… Bref, il n’est pas un acte commis dans le monde, depuis quatre ans, qui n’ait été vertement déno
264 Nous avons constaté que rien, ni la pensée, ni l’acte individuel, n’est en réalité gratuit. Que tout se paye. Que notre lib
77 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
265 : Salaires, prix, profit) figure selon Tzara « l’acte de connaissance, qui est quantité, et que nous désignons sous le nom
266étaphore dans son Proust) que la métaphore est un acte, j’entends par acte, justement, la position d’une qualité incomparabl
267oust) que la métaphore est un acte, j’entends par acte, justement, la position d’une qualité incomparable, jaillie de l’oppo
268e, et non ce qui confond. C’est le verbe (qui est acte) qui distingue et caractérise les choses et les êtres, dans le magma
78 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
269n ensemble de lois, et non plus une chronique des actes. On tend à ne garder de ceux-ci que ce qui peut s’organiser en belles
270s le pardon n’est pas l’oubli, il est toujours un acte créateur en même temps qu’une critique radicale. Je crois apercevoir
79 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
271lectique historique de Karl Marx. En vertu de cet acte de foi, fait en révolte contre la vraie foi, ils se persuadent que l’
80 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
272ence du Verbe divin incarné dans un homme juif, l’acte de foi impossible à l’homme, celui que Pierre fit lorsqu’il dit à Jés
273raient ainsi, sans que nous nous en doutions, à l’acte de l’Esprit. Le scandale s’évanouirait, pour faire place à une adhési
81 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
274n singulière de cet homme s’épuisera dans le seul acte de l’imposer. Après cet acte, semblable au prince Hamlet — autre Dano
275puisera dans le seul acte de l’imposer. Après cet acte, semblable au prince Hamlet — autre Danois ! — il tombera, certain d’
276ue ? Mais alors, comment donc comprendrait-il son acte ? Vingt fois, Kierkegaard y revient par les biais les plus différents
277sable, c’est qu’il reçut Isaac en récompense d’un acte « fou » et revint avec lui dans la vie comme si rien ne s’était passé
82 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
278le fait chrétien fondamental : la foi. La foi est acte humain d’obéissance en même temps qu’elle est don de Dieu ; elle s’op
83 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
279antes — est-ce un reproche ? — de G. Marcel sur l’acte et la personne, mériteraient beaucoup plus qu’une simple mention. J’a
84 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
280ont ils négligent d’ailleurs de témoigner par des actes qu’ils l’ont, et les autres la nient d’une manière plus subtile : en
85 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
281iteux Malet au premier rang — peuvent réprouver l’acte de Révocation, alors qu’ils aboutissent à la glorification sans réser
86 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
282ntales, pour rester maître de ma pensée et de mes actes au milieu de l’excitation générale et stérile qui caractérise ces ann
87 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
283ons (antithèses) de Kierkegaard se fondent dans l’acte de foi originel (synthèse), et qu’alors même qu’il nie toute possibil
284ir dans notre vie d’une transcendance, l’amour en actes, l’action directe, réciproque et gratuite, au sens où la grâce est gr
88 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
285ui ordonne « le reste » — à peu près tout — à cet acte de foi décisif. Il est un temps pour nuancer et balancer, et un temps
89 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
286édiocre et basse. Pour Guisan, l’esprit c’était l’acte, l’aide effective apportée hic et nunc à des hommes bien réels dans l
287ice, cet abaissement de la pensée aux choses, cet acte de présence au monde est l’achèvement suprême, et non l’humiliation d
90 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
288ion a-t-elle un sens concret ? Conduit-elle à des actes ? Et ces actes eux-mêmes, auront-ils la moindre portée ? L’observatio
289 sens concret ? Conduit-elle à des actes ? Et ces actes eux-mêmes, auront-ils la moindre portée ? L’observation objective du
290 allons-nous nous engager ? Car vocation signifie acte, et tout acte est un engagement. Nous voici donc en face de la second
291ous engager ? Car vocation signifie acte, et tout acte est un engagement. Nous voici donc en face de la seconde question : c
292qui a reçu une vocation et qui lui obéit dans ses actes. Voici ce que disent les personnalistes : l’État et les institutions
293n chrétien n’ait pas la vocation d’agir, de faire acte de présence à la misère du siècle, de protester contre elle, et d’ann
91 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
294 le définir par le divorce de ses idées et de ses actes. D’où naît une certaine littérature d’intrigues pour laquelle il est
295 nombre et leur emploi. Parce que le sens de tout acte humain, pour autant qu’il est créateur, c’est le retour au Paradis pe
296 faudrait-il dire50, éducation de la vision par l’acte. Instauration de la personne dans la tension entre l’objet et la volo
297ns dernières, s’autorise à borner sa vision à son acte. Voilà l’utile ; et qu’on taise le reste, tout cela qui échappe à nos
92 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
298ces religions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force et nous voulons la vérité. E
93 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
299ntredite par les faits connus. C’est une espèce d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant
300 espèce d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûle, ou si Staline ne peut le sauve
94 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
301e ironie tant qu’elle n’est pas actualisée dans l’acte de foi. Il n’y eut jamais de sérieux absolu39 que dans la vie et dans
302ité », étant lui-même la vérité. C’est pourquoi l’acte de foi, qui saisit dans ce temps l’éternel paradoxe de la vie et de l
303’insondable ironie. Un soupçon : car peut-être, l’acte de foi n’existe pas ? Peut-être n’est-ce qu’une figure de rhétorique
304 nulle part de vrai sérieux ? Peut-être aussi cet acte existe-t-il, peut-être que l’illic et tuc de cette Mort et de cette R
305 sérieux dans ma vie, tant qu’il n’y a pas eu cet acte de foi, ce renversement du désespoir qui s’ignore en certitude combat
95 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
306om et la chose qu’il exprime, entre le verbe et l’acte qu’il commande43, entre le parler et le faire, — entre la pensée et l
307signant ce geste, appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se trouve mis « en communication avec la sou
308 ainsi la vocation de l’homme qui le profère. « L’acte par lequel l’homme atteste la permanence des choses, par lequel, en d
309nnaître, il lui suffit d’agir sa vocation. Dans l’acte conscient de la fin qui l’englobe, il n’y a plus de distinction du ma
96 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
310taire a été présentée au peuple allemand comme un acte démocratique. Le Führer, dans plusieurs de ses discours, a longuement
311’un régime en créant l’unanimité nationale sur un acte politique défini et isolé, acte qui d’ailleurs a toutes les chances d
312 nationale sur un acte politique défini et isolé, acte qui d’ailleurs a toutes les chances d’être très généralement approuvé
97 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
313ie. Cet esprit-là, c’est l’autorité même. C’est l’acte même d’un créateur dont notre pensée se forme en puissance d’acte. Ai
314réateur dont notre pensée se forme en puissance d’acte. Ainsi quand nous parlons d’autorité spirituelle, ou mieux d’autorité
98 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
315une fois le pouvoir affermi. La justification des actes de terreur est à peu près la même de part et d’autre. C’est le bras v
99 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
316e à la méfiance, mais bien des choses et bien des actes en dépendent. Entre autres, la révolution. Moment de la révolution
317ter il y a main. L’esprit n’est vrai que dans son acte, que nos clercs qualifient d’abaissement. C’est en effet un abaisseme
318comble de l’esprit, et l’amour du prochain est un acte, c’est-à-dire une main tendue, non pas un sentiment drapé, non pas un
100 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
319es constitutifs de la culture décadente7. Prenons acte, en passant, de ce fait : le prophète est le seul historien clairvoya
320C’est toujours l’« utopie », qu’on choisit par un acte de foi, qui détermine notre vision rétrospective. C’est elle seule qu