1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1éroïque qu’infuse à son corps la douce matière. L’air et le sol, dieux rivaux, se le disputent, et il oscille entre l’un et
2e, bondissante et posée, est pleine du désir de l’air. Danse-t-il sur une musique que je n’entends pas ? » — Mais plus que
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
3s cafés littéraires, nos poètes respirent le même air du temps. Leur originalité se retrouve dans la manière dont ils tente
4ils baignent. Celui-ci vient à peine de quitter l’air dur des pampas. « Le voilà qui s’avance, foulant les hautes herbes du
3 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
5’épaule de Janson, et de l’autre dessinant dans l’air des phrases musicales. Après quoi Richardot, entrant par la fenêtre,
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
6e vert dur des berges : un malaise montait dans l’air plus frais, avec l’odeur du limon. Nous marchions vers ces hauts arbr
7e de pureté. Deux phrases rapides ondulent dans l’air lourd. Le chant descend très doucement la berge, les bœufs s’engagent
8 n’est qu’odeurs, formes mouvantes, remous dans l’air et musiques sourdes. Penser serait sacrilège, comme une barre droite
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
9e 1926)a Une mauvaise humeur qui flotte dans l’air nous proposerait de débuter par l’inévitable discours sur les difficu
6 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
10ur le plaisir, mais plutôt par amour du courant d’air. Cela dérange toujours quelques frileux, mais les autres sont soulagé
11nt plus loin qu’on ne croit, mais il a toujours l’air de songer à la Hollande, sa seconde patrie si la peinture est sa prem
7 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
12e ; tu n’aurais pas trouvé ça tout seul, avec tes airs pessimistes. De nouveau, d’un coup de dés, je bouscule tous tes calcu
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
13lites, mais il garde une certaine discrétion, cet air de rêverie d’un homme qui en sait long… Et, certes, il faut être un p
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
14 dont ils font grésiller l’accord, une patte en l’air, becquètent le cœur d’une femme qui va les étrangler doucement. Ces v
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
15livre, vous partez en chantonnant le titre sur un air sentimental, bien décidé au fond, à retrouver Patsy, l’Irlandaise per
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
16ardiesse. On reste ravi de tant d’adresse sous un air de facilité qui serait presque de la nonchalance. M. Vaudoyer ressusc
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
17e effusion « lyrique », histoire de n’avoir pas l’air dupe. Mais il a des façons parfois bien désobligeantes de voir juste.
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
18vaguement la menace. Je dis menace, parce que mes airs sombres vous effrayaient sans doute plus qu’ils ne vous attiraient. M
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
19le. Il faut un de ces orages qui rafraîchissent l’air. » Il prétend « traquer l’inconnu ». Sa femme l’accuse de « vouloir f
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
20 nous aimâmes en sifflotant encore par instants l’air de la dernière danse, mais nous avions aussi envie de pleurer, à caus
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
21’hui. Quand il parle littérature, il a toujours l’air de mettre un peu les pieds dans le plat, de dire de ces choses qu’ent
17 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
22ite-Entente, applaudissait chaque soir entre deux airs anglais le Beau Danube bleu, en commémoration polie d’un passé imagin
23. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de ne pas trop s’amuser. — Ceci du moins n’a guère changé, dis-je, so
24e une comédie aux attitudes convenues et donner l’air bête aux acteurs. Puis Gérard embrassa paternellement la belle effaré
25e aux cheveux noirs en bandeaux, au teint pâle, l’air d’autrefois. Il avait murmuré : Marie Pleyel. Quand la place se fut a
18 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
26s volumes « au travers desquels ils respiraient l’air du monde ». N’en ferons-nous pas autant, emprisonnés que nous sommes
19 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
27res, ces « Messieurs les Nymphes ». Mais donner l’air bête à ceux qui le sont en créant une belle œuvre serait, par exemple
20 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
28audrait avoir la grossièreté de lui répondre d’un air connaisseur que c’est bien composé. J’avoue prendre cette autobiograp
21 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
29 une atmosphère autre, où les personnages ont cet air un peu ivre et capable de n’importe quoi, cet air dangereux et tendre
30air un peu ivre et capable de n’importe quoi, cet air dangereux et tendre que prennent les hommes en liberté. Mais ils ne s
22 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
31par Philippe Godet (avril 1929)t Quand avec un air fin mais un ton convaincu l’on a répété dans une ballade fameuse « Qu
23 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
32es non sans une ingénue fierté. Mais au courant d’air s’enrhuma le grand-papa. On craignit de le perdre. — « Eh ! quoi, — v
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
33este encore mes souvenirs. Et la poussière dans l’air, l’encre sur les tables — c’était pourtant un refuge pour l’imaginati
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
34istique, de bedonnant creux, cela vous a un petit air démocratique, hé ! hé !… et d’ailleurs, vous aimez les idées généreus
35a de grands balayages à faire, un grand courant d’air à créer qui emportera toutes ces statistiques et ces journaux, il en
26 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
36s douceurs. Tiens moi bien nous allons partir l’air s’entrouvre un feu rose éclôt voici ton heure au regard le plus pur j
27 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
37je suis dominé par le monde. Ils ont tous le même air absurde. Des fantômes d’une autre sorte, ceux-là tout rayonnants d’al
28 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
38ique, moralement microscopique. (Il a tellement l’air de rien que nous sommes presque excusables de ne le point apercevoir.
39enragés dès qu’ils perçoivent de la poésie dans l’air. Espoir sans doute chimérique, mais qu’on peut croire bien près d’êtr
40ète sourit en lui-même, il y a une enfance dans l’air…   (À suivre…)   12. Rappelons que notre société est fondée sur
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
41 Il faut se pencher aux portières et laisser l’air furieux emmêler les cheveux, glacer le masque et appuyer au front com
42is, — c’en est fait, toutes choses ont revêtu cet air inaccoutumé qui signale que tu es parti. Voyager — serait-ce brouille
43 18. Les clefs perdues Il faudrait sortir à l’air frais, mais chaque porte est obstruée par un douanier, tant qu’à la f
30 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
44ent à ces peintres sous les traits du modèle. Cet air de famille qu’ont tous les personnages peints par Rembrandt, et qui p
31 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
45sait que c’est une atmosphère des hauteurs, que l’air y est vif. Il faut être créé pour cette atmosphère, sinon l’on risque
46 On commence à nous donner quelques « romans de l’air », et certains sont remarquables. Se trouvera-t-il un romancier pour
32 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
47oire qui s’en échappait. Osaka, la nuit, avait un air étrange, quelque chose comme un océan battu par la tempête. Tandis qu
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
48on l’a dit, — ou qu’il a bien voulu s’en donner l’air — je suis prêt à le concéder au-delà de ce qu’il espère. Par incompét
34 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
49ce. Cela prenait « dans cette enceinte » un petit air anarcho ou pleurard… Et l’on parla pourtant de la conscience morale.
35 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
50 — même pas très réussie, et il y en a qui ont un air raté, un air pastiche de Ramuz — c’est qu’une seule page de ce livre
51rès réussie, et il y en a qui ont un air raté, un air pastiche de Ramuz — c’est qu’une seule page de ce livre lue avec cett
36 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
52les sont insensées, mais comme des baisers dans l’air. Je voudrais vous poser une question, Sonnette. Une question très gra
37 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
53ite-Entente, applaudissait chaque soir entre deux airs anglais le Beau Danube bleu, en commémoration polie d’un passé imagin
54. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de ne pas trop s’amuser. Ceci du moins n’a guère changé, dis-je, song
55e une comédie aux attitudes convenues, et donne l’air bête aux acteurs. Puis Gérard embrassa paternellement la belle effaré
56e aux cheveux noirs en bandeaux, au teint pâle, l’air d’autrefois. Il avait murmuré : Marie Pleyel. Quand la place se fut a
38 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
57ulées derrière des cardinaux du xviiie , — de cet air mystérieux qu’on prend ici à rester seul. Il faudrait se cacher dans
58armi les bavardages, où irai-je avec peut-être un air de dégoût, par mégarde… On se presse au bar assourdissant et les visa
39 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
59ique, moralement microscopique. (Il a tellement l’air de rien que nous sommes presque excusables de ne le point apercevoir.
60enragés dès qu’ils perçoivent de la poésie dans l’air. Espoir sans doute chimérique, mais qu’on peut croire bien près d’êtr
61ète sourit en lui-même, il y a une enfance dans l’air… xi Le retour d’Esztergom Il faut se pencher aux portières et
62 Il faut se pencher aux portières et laisser l’air furieux emmêler les cheveux, glacer le masque et appuyer au front com
63is, — c’en est fait, toutes choses ont revêtu cet air inaccoutumé qui signale que tu es parti. Voyager — serait-ce brouille
64xviii Les clefs perdues Il faudrait sortir à l’air frais, mais chaque porte est obstruée par un douanier, tant qu’à la f
40 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
65ns les concours de gymnastes. La domestique a cet air de victime attristée que prennent souvent les servantes de la bourgeo
66 la table de pierre et son banc en demi-cercle. L’air est encore humide dans cette grotte d’ombre. Sur le banc froid j’étal
67istraite et nourrie par tout ce qui flotte dans l’air, rampe, gratte le sol, pique, bruisse exquisement au vent. Ainsi se c
68ans la tête et dans la peau toute cette matinée d’air, l’odeur de l’ombre sous les feuilles, et cette autre odeur de hautes
69d’autres climats, fait effervescence et fuse en l’air, ici fermente en pleine pâte. Ainsi voudrais-je un jour décrire ma So
70 dans mon corps. Toute cette journée baignée de l’air des collines, il semble que mon sang ce soir la comprenne et lui répo
71sine que nous sert la Gnädige. Je n’aurais plus l’air citadin. Allons bon, félicitons l’hôtesse. Au reste il s’agit bel et
72 parfum de millions de roses se répandit dans les airs, tandis qu’au sommet du bûcher paraissait une blanche et lumineuse fl
41 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
73ère. Mais dans cette chambre élevée du château, l’air demeure étouffant et parfois l’odeur des étangs vient se mêler à cell
42 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Le balcon sur l’eau
74L’eau clapote avec tendresse, et se retient… Et l’air chargé d’attente. Nos têtes immobiles sont près de se toucher, nos re
43 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
75u mieux pour ce qu’ils croient devoir se donner l’air d’être ou de n’être pas. Comme si le fin du fin, c’était de prendre a
44 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
76as faire le modeste, et même de prendre de grands airs, si l’on a quelque chose de grand à dire, qu’on ne peut pas dire autr
77 pourquoi nous glisser ce vieux problème avec des airs de conspirateur traqué ? Alors que cette confusion désirée revient en
45 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
78dont nous devons attendre qu’il fasse passer de l’air dans la philosophie française ; un de ceux pour lesquels philosopher
46 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
79coupe la tête ! » Alors, le chat s’élève dans les airs et peu à peu rend son corps invisible, seule subsiste sa face hilare
47 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
80se en action au gré d’un moraliste qui se donne l’air de l’avoir bel et bien sondée ? Ce serait un conte bleu, ou un volume
48 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
81se en action au gré d’un moraliste qui se donne l’air de l’avoir bel et bien sondée ? Ce serait un conte bleu, ou un volume
49 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
82e seul n’avait pas tout-à-fait repoussé. Un peu d’air pénétra dans le cerveau et Paracelse dut mourir avant d’avoir ressusc
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
83éussie, et il y en a, il faut le dire, qui ont un air raté, un air de pastiche de Ramuz — c’est qu’une seule page de ce liv
84 y en a, il faut le dire, qui ont un air raté, un air de pastiche de Ramuz — c’est qu’une seule page de ce livre lue avec c
85 Ramuz ait fait, pour la culture, en se donnant l’air de l’attaquer, plus que ne font les défenseurs d’une intelligence san
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
86 cela de l’écrire, de « jouer sa provision de bon air contre du papier noirci », et il rapporte 300 pages, qui resteront sa
52 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
87te-parole des idées, des passions qui sont dans l’air, avec l’enthousiasme d’une éloquence chaude et entraînante. Pour cela
53 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
88avertissement, tandis que les autres ont plutôt l’air de résulter d’une série d’oublis d’avertir, d’une série de contravent
54 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
89elui-ci tordait son long cou et la regardait d’un air d’ahurissement profond. Quand elle l’avait remis en position, c’était
55 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
90upide à droite, — ou inversement ? Ils ont bien l’air de le croire, ces messieurs. Pourtant : on lit de moins en moins, en
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
91, d’éclat doux, d’abandon à la force sereine de l’air, tout cela dit par les trois syllabes de ce mot qui décrit et embrass
92e a vu le pigeon et m’a appelé. — Il a vraiment l’air de vouloir dire quelque chose ! Il est tourné du côté de la plaine. S
93es ouvriers et des bourgeois… J’ai parlé en plein air, dans de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans
94e de sympathie, d’autant qu’il n’a vraiment pas l’air trop affecté par la perte de cette belle-mère (sauf que les discussio
57 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
95olontiers que la neutralité nous est due, comme l’air et les beautés de la nature. Privilège inconditionnel, nous laissant
96reprenne conscience de cette mission, et le grand air de l’Europe et du monde reviendra vivifier nos pays. Il y aura de nou
58 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
97ret dès longtemps. Je voudrais bien n’avoir pas l’air trop romantique : mes dernières années de Paris m’avaient appris que
59 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
98t maigre en casquette, environ trente-cinq ans, l’air intelligent. Je l’approuve et m’étonne que la discussion n’ait pas ét
99essifs, des inquiétudes dont ils n’ont même pas l’air d’être vraiment inquiets, des indiscrétions gênantes et dont on ne sa
100tion franche d’un garçon de vingt ans, costaud, l’air intelligent et ouvert : « Pensez-vous qu’on pourrait faire la même ch
60 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
101ret dès longtemps. Je voudrais bien n’avoir pas l’air trop romantique : mes dernières années de Paris m’avaient appris que
61 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
102ent très mal, — comme partout — et nous sentons l’air froid qui souffle jusqu’au milieu de la chambre. Chaque matin, au sau
103t un petit maigre en casquette, environ 35 ans, l’air intelligent. Je l’approuve et m’étonne que la discussion n’ait pas ét
104essifs, des inquiétudes dont ils n’ont même pas l’air d’être vraiment inquiets, des indiscrétions gênantes et dont on ne sa
105tion franche d’un garçon de vingt ans, costaud, l’air intelligent et ouvert : « Pensez-vous qu’on pourrait faire la même ch
106 maigrelette, toute guindée de petites astuces, d’airs entendus dès qu’il s’agit de passions. Trop difficile quand elle est
107 lui offrais une cigarette il s’est redressé d’un air de défi : « Non, non. J’ai cessé de fumer depuis longtemps ! — Ça vou
108lle ardeur à gratter de leurs pattes, le bec en l’air, sans regarder où ils creusent ! Quel gaspillage dans les gestes inst
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
109s villes. Le goût de « la vie saine » et du grand air, vous ne le trouverez que dans la « banlieue rouge » de Paris, d’aill
110eur moi-même, madame… — Elle sourit à son tour, l’air de dire : Oh ! vous, ce n’est pas la même chose. Elle a sans doute en
111rature et politique — il avait l’air furieux, cet air qu’on a je crois très facilement vers dix-huit ans, — furieux contre
112u mieux pour ce qu’ils croient devoir se donner l’air d’être ou de n’être pas. Comme si le fin du fin, c’était de prendre a
113sait ! Je pense aux auditoires bourgeois, à leurs airs entendus, à leurs vagues sourires, à leurs timidités et aux distances
114 est ton chant ? » À peine un aigre sifflotis d’« air dePaname » dans un garage. Pays sans harmonie, sans lien profond et s
115torité tout en tenant son doigt blessé droit en l’air, dans une attitude doctorale. La question des assurances est une ques
116 Carré sur son tabouret de cuisine, le doigt en l’air, il passe en revue les compagnies d’assurances — et analogues — avec
117, d’éclat doux, d’abandon à la force sereine de l’air, tout cela dit par les trois syllabes de ce mot qui décrit et embrass
118le a vu le pigeon et m’a appelé. — Ila vraiment l’air de vouloir dire quelque chose ! Il est tourné du côté de la plaine. S
119es ouvriers et des bourgeois… J’ai parlé en plein air, dans de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans
120riée, des occasions plus fréquentes de respirer l’air libre, des vêtements et une lingerie plus propres, du savon pour la t
121? Peuchère, c’est notre devoir ! (Il glousse d’un air malin.) — On sait bien, dit le communiste, que vous avez toujours sou
122e de sympathie, d’autant qu’il n’a vraiment pas l’air trop affecté par la perte de cette belle-mère (sauf que les discussio
63 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
123naire, ce serait trop dire, mais un bon courant d’air passe dans les derniers numéros de ces cahiers. L’extrême droite qui
124tion, le cynisme impuissant et lucide, mais non l’air de défi. Cela fait un curieux ricanement, en manière d’oraison funèbr
64 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
125e d’une passionnante ambiguïté, et qui se donne l’air d’une « fantaisie ». Prenons ce mot au sens allemand : une « imaginat
65 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
126 Est-ce de la Hetzpropaganda ?1 demande-t-il d’un air menaçant. — Nous ne connaissons pas ce genre de littérature en France
127uret et avec un grand geste, le doigt pointé en l’air : « Je vais vous dire une chose : si tous l’abandonnent, tous ces gro
128coutume de descendre les escaliers en sifflant un air martial chaque fois que quelqu’un est sorti, pour vérifier si la port
129r autrement cette euphorie bizarre qui est dans l’air de la ville, dans la circulation de la foule, dans les regards croisé
130 malgré moi, de le défendre ou de m’en donner les airs. Par exemple, on me dit : les nazis veulent la guerre. Je réponds : n
66 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
131canons, mais pas de beurre, dit-on en France d’un air malin. On oublie que le mot est de Goering lui-même. « Du beurre ou d
67 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
132onegger, sera représenté dans un théâtre en plein air, devant cinq ou six mille spectateurs. La scène aura trente mètres de
68 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
133ifice. Ce n’est pas rien ! Cela donne à Phèdre un air de luxe fou : pour fondre ce bijou de platine d’une suprême élégance,
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
134ins, très au courant des idées qui étaient dans l’air depuis deux cents ans. Dans tous les cas, ils chantaient pour des châ
70 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
135siècle, elle fit la sourde oreille, avec un petit air entendu, quand certains lui posaient cette question : à quoi tend le
71 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
136ls viennent de déposer dans le « sachet », avec l’air de ne pas y toucher ? Sont-ils prêts à « partager » autre chose que d
72 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
137olontiers que la neutralité nous est due, comme l’air et les beautés de la nature. Privilège inconditionnel, nous laissant
138reprenne conscience de cette mission, et le grand air de l’Europe et du monde reviendra vivifier nos pays. Il y aura de nou
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
139treux, à corps grêle et à face énorme, riait d’un air stupide, le visage en plein soleil, et regardait au hasard devant lui
74 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
140irrésistible : il y a des idées qui sont « dans l’air » et qui risquent bien de rester des idées « en l’air ». L’idée de fé
141» et qui risquent bien de rester des idées « en l’air ». L’idée de fédération européenne par exemple. Essayons donc de la f
75 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). New York alpestre (14 février 1941)
142res pour se diriger dans la ville. Le vent fou, l’air ozone, et la lumière éclatant très haut dans le ciel sur des parois v
76 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
143é de disparaître, ne laissant plus flotter dans l’air qu’un rire imperceptible aux gens pressés. Cependant, la Bible dénonc
77 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
144enne. Nos vertus comme nos vices n’avaient plus l’air de rien, et leur insignifiance était leur diabolisme. Il est trop cla
145rsque c’est terminé : « So lovely, really… » d’un air indifférent, cela n’est rien, vous vous êtes trompé, servez un drink.
78 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
146as ewig weibliche zieht uns hinan ! » dit-il d’un air ému, et il mord dans la pomme. C’est à ce moment que le mal est vraim
147 ? quelqu’un l’a-t-il vue ? Ils me regardent d’un air vexé. Un valet s’approche rapidement et me dit à voix basse : — Puisq
79 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
148 coupe la tête ! » Alors le Chat s’élève dans les airs et peu à peu, rend son corps invisible ; seule subsiste sa face hilar
80 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
149it changé en apparences, tout y prend justement l’air d’apparences, partout s’insinue l’air du doute. C’est le courant d’ai
150justement l’air d’apparences, partout s’insinue l’air du doute. C’est le courant d’air léger que la bête du Terrier croit e
151tout s’insinue l’air du doute. C’est le courant d’air léger que la bête du Terrier croit entendre siffler par les fissures
152r les millions de poussières en suspension dans l’air qu’on croyait pur. Or la vision très singulière de Kafka sait discern
153y promener comme si de rien n’était. Il avait « l’air d’un percepteur » et il était un témoin de la foi, au nom de l’absurd
81 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
154éussie, et il y en a, il faut le dire, qui ont un air raté, un air de pastiche de Ramuz74 — c’est qu’une seule page de ce l
155 y en a, il faut le dire, qui ont un air raté, un air de pastiche de Ramuz74 — c’est qu’une seule page de ce livre lue avec
82 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
156avertissement, tandis que les autres ont plutôt l’air de résulter d’une série d’oublis d’avertir, d’une série de contravent
83 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un climat tempéré (22 août 1945)
157le nu, quêtant un souffle de la mer, un courant d’air de l’East River, quelque soupir… La vie s’arrête. Le business même s’
84 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
158is sur l’inutilité des armées et des flottes de l’air ou de la mer, cependant que les généraux, les journalistes et les pol
85 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Une bureaucratie sans ronds-de-cuir (23 mai 1946)
159rts du travail ou du commerce. Tout cela change l’air des bureaux, et l’esprit d’une bureaucratie, pour ceux qui en sont co
86 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
160mètres à la seconde, sans vibrations ni courant d’air, et sans nul signe apparent de mouvement. Les uns écrivent, d’autres
87 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
161siteur qui en contemple la chaîne. Le vent fou, l’air ozoné et la lumière éclatant très haut dans le ciel sur des parois vi
162rrain d’aviation : — C’est moi qui ai fondé notre Air Club, il y a quinze ans, j’étais tout jeune. J’ai eu jusqu’à trente a
88 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
163 préférons aujourd’hui l’éloge de la vie au grand air. Et tout se passe comme si le souci de l’hygiène, et celui de l’éparg
89 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
164Pourtant, certains des passagers gardent encore l’air de s’attendre au pire, tandis qu’ils font leur premier tour de pont.
90 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
165siteur qui en contemple la chaîne. Le vent fou, l’air ozoné et la lumière éclatant très haut dans le ciel sur des parois vi
166 proposé un simple coup de rabot. Ils ont pris un air écœuré. J’étais encore un de ces avares de petits bourgeois comme on
167oucou, ni de fromage à trous. Il m’a regardé d’un air sceptique. Il fait fonds sur un reste de bon sens qu’il a cru déceler
91 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
168u bas d’un ciel tout propre et dur, ô pureté de l’air nordique, exactitude du regard ! Dur est ce continent, et la vie qui
169 mains dans les poches de leur pardessus beige, l’air fermé. Chacun de ces messieurs opère une prise au hasard dans mes man
92 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
170en. Il manque seulement un je ne sais quoi dans l’air, en vous, dans la démarche des passants, et voilà l’épouvante et l’ho
171le nu, quêtant un souffle de la mer, un courant d’air de l’East River, quelque soupir… La vie s’arrête. Le business même s’
93 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
172ore. Prenons du champ. Et d’abord un grand bain d’air pur, après un an et demi dans ces bureaux plus étouffants en hiver qu
94 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
173 mètres à la seconde, sans vibration ni courant d’air, et sans nul signe apparent de mouvement. Les uns écrivent, d’autres
95 1946, Lettres sur la bombe atomique. Utopies
174e, sur un terrain loué d’avance. (Querelle dans l’air de deux maisons qui prétendent se garer au même endroit.) Vous allez
96 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le savant et le général
175is sur l’inutilité des armées et des flottes de l’air ou de la mer, cependant que les généraux, les journalistes et les pol
97 1946, Lettres sur la bombe atomique. Tout est changé, personne ne bouge
176 dévore les tapis ? Voulez-vous que je prenne des airs ? Ou que j’écrive avec un style pesant de politicien et une logique d
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. La pensée planétaire
177agent, sous de larges rubriques créant un appel d’air. Ce n’est pas une question d’information d’abord, vous m’entendez, ma
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le goût de la guerre
178n demeure indispensable, déclare un maréchal de l’air, car c’est elle qui portera ou abattra la Bombe. (Quand chacun sait q
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. Point de vue d’un général
179d’officiers et pour les généraux de terre et de l’air, les amiraux ? Aucune. Ne voyez là aucune exagération. Personne ne sa