1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1e plainte »… Vivait-il encore ? Ce lieu soudain m’angoisse. Mais le gardien : il y est comme chez lui. — Dormez-vous dans ce lit
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
2ysiologiques dont la pauvreté le rejette dans une angoisse qu’il nomme « élan mortel ». Cette inversion de tout ce qui est const
3 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
3ve d’un idéal de fortune, idole naïve de ma jeune angoisse… Je t’ai mieux aimée; d’autres soirs, alors qu’une symphonie de joies
4 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
4me jugent et leurs cris indignés qui couvrent une angoisse. Ça les dérange terriblement, sauf un ou deux qui s’imaginent gagner
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
5e inquiétude, tandis que l’autre « ne ruine notre angoisse qu’en y substituant ce qui ne vient que de Dieu : la Foi ». Acculée à
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
6y a peut-être pas eu d’expression plus haute de l’angoisse humaine, et vous aurez beau rire, pharisiens, et dire qu’elle est née
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
7tre qui nous permette d’échanger les signaux de l’angoisse sur quoi se fondent, en ces temps, nos amitiés miraculeuses.   Voici
8 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
8se chez le coiffeur. Déjà, c’est avec une sorte d’angoisse qu’il la recherche. Il veut se voir tel qu’il est parmi les autres. M
9 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
9sion d’idées. Il est surtout la description d’une angoisse que le nihilisme de M. Malraux veut sans issues : l’angoisse que fait
10e le nihilisme de M. Malraux veut sans issues : l’angoisse que fait naître au cœur du monde contemporain l’absurdité de ses ambi
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
11u sale et un peu divine, baignée d’une très vague angoisse que l’on fuyait avec des bonheurs fous dans les bras maternels, ou bi
12nirs, n’est qu’une dissonance douloureuse. 3 Deux angoisses dominent mon enfance : les séances chez le dentiste et l’horaire des
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
13 réveil — délivré. Chez moi je suis la proie de l’angoisse du courrier. J’attends la lettre, j’attends je ne sais quoi de très i
14écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même, me suis-je dit, je ferai toutes les avance
15is heures de l’après-midi par exemple, — non sans angoisse… 4. De midi à quatorze heures On voyage de nos jours d’une faço
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
16asses prudentes avec, aux jambes, l’imperceptible angoisse de rencontrer une onde trop légère. Mais pour connaître un lac, il fa
17s lustrées de rêches végétations. J’ai traversé l’angoisse lunaire des villages vides aux portes aveugles (j’avais peur du bruit
18ssemble au voyage comme la maladie. C’est la même angoisse au départ, le même dépaysement au retour. « Il revient de loin » sign
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
19 originale de Kierkegaard est sa Psychologie de l’Angoisse, à laquelle on ne peut trouver d’analogie que chez Dostoïevski. Kierk
14 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
20et par là si précaire qu’il côtoie bien souvent l’angoisse, ou pis encore : un sentiment d’indifférence et d’inutilité. Quant à
15 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
21de Hegel à Marx, ont cru pouvoir nous sauver de l’angoisse en fondant l’être humain sur soi-même, sur l’intelligence et la volon
16 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
22illeurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance »1. 1. Expression qu’Arnaud Dandieu opposait dans un
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
23 mortalité. Caille s’avance dans la journée, et l’angoisse autour de lui grandit. De partout l’orage s’amasse. Vers le soir, il
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
24onsciente. Il y a dans tout désespoir à la fois l’angoisse de la catastrophe et la secrète, l’inavouable joie de la libération.
2532, dans ce Francfort en proie au Carnaval et à l’angoisse, ce n’est pas moi qui pose la question : elle m’assiège. Le dernier c
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
26des. Et maintenant, c’est vous qui glissez dans l’angoisse. Vous et vos maîtres. Bientôt vous chercherez des équipes de sauvetag
20 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
27t et quelque chose qui vient combler ce vide. Une angoisse qui est un appel, et qui crée sa réponse — en vain. Le sentiment mes
21 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
28e secret, inaccessible et pourtant complice d’une angoisse plus bouleversante que l’amour, à la minute où l’on voit de très près
22 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
29 réveil — délivré. Chez moi je suis la proie de l’angoisse du courrier. J’attends la lettre, j’attends je ne sais quoi de très i
30écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même, me suis-je dit, je ferai toutes les avance
31is heures de l’après-midi par exemple, — non sans angoisse. iv De midi à quatorze heures On voyage de nos jours d’une faç
32brasses prudentes avec aux jambes l’imperceptible angoisse de rencontrer une onde trop légère. Mais pour connaître un lac, il fa
33s lustrées de rêches végétations. J’ai traversé l’angoisse lunaire des villages vides aux portes aveugles (j’avais peur du bruit
34ssemble au voyage comme la maladie. C’est la même angoisse au départ, le même dépaysement au retour. « Il revient de loin » sign
23 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
35e plainte… » Vivait-il encore ? Ce lieu soudain m’angoisse. Mais le gardien : il y est comme chez lui. — Dormez-vous dans ce lit
24 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
36it sûr de retrouver bien en place le lendemain. L’angoisse qui plane vaguement, et parfois précisément, sur la civilisation actu
25 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
37s abusif au langage pathétique5 et au « concept d’angoisse ». Car enfin si le paradoxe n’est pas dans la situation même de l’hom
26 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
38llectuelle découvre l’expression poignante de son angoisse intime, mais aussi, et enfin, une réponse. Une réponse plus soucieuse
39elui qui vient au Christ, peut seule répondre à l’angoisse humaine, tandis que l’optimisme naturiste, plongeant l’humanité dans
27 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
40 cassé (le gauche) ; l’humiliation de la chute, l’angoisse d’être diminué, les difficultés qu’on découvre, déconcertantes ; puis
28 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
41klin. Pour cette fois, utilisant un exemple que l’angoisse de l’heure rend particulièrement concret, celui du chômage, bornons-n
29 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
42. Le fameux principe du tiers exclu est nié par l’angoisse de tout homme qui tente d’assumer son moi contradictoire pour le mett
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
43 donne occasion de manifester son pouvoir. Et son angoisse est de n’en pas trouver ; sa joie, de provoquer le corps-à-corps avec
44t une primauté de fait. Il peut s’éprouver dans l’angoisse, il y trouve, loin de l’objet, une sorte d’existence virtuelle, incom
45e absent, il ne fait à vrai dire qu’augmenter son angoisse de l’impression d’une impuissance. Alors l’objet n’a pas d’autre exis
46gir, trouve son objet, — la fatalité disparaît, l’angoisse devient joie de combattre. C’est le moment de la présence de l’homme
47signes de son existence concrète, cependant que l’angoisse est le signe de son absence au monde et à soi-même. Dire que l’homme
48lculent avec les hommes ne calculent qu’avec leur angoisse, ils s’enfoncent dans l’incertain, divaguent dans la précision. Les l
49 place pour la psychologie, car elle est liée à l’angoisse, c’est-à-dire à l’absence et au recul devant l’acte. Dans l’homme ent
50n de la parole, ce n’est point une extase, ni une angoisse, ni toujours une plénitude de la joie, ni jamais rien qui fût à moi t
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
51oir. Faute de le pressentir, ils ont méconnu leur angoisse ; faute du courage de la considérer en face — ce courage que donne se
52l’homme ne soit plus rien qu’un spectateur de son angoisse muée en rêve ? Qu’on prenne un ton tranchant lorsqu’on attaque, lorsq
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
53e toujours menaçantes, et dont nous essayons avec angoisse de scruter les caractères, les habitudes, les intentions secrètes, le
54ux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec angoisse qu’elle n’avait plus rien ni personne à servir. C’est l’état le plus
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
55assant par la Maladie mortelle 50 et le Concept d’angoisse, parurent sous divers pseudonymes symboliques. Il voulait signifier p
56lus originale de Kierkegaard est son Concept de l’angoisse, auquel on ne peut trouver d’analogie que chez Dostoïevski. Kierkegaa
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
57ité fuyarde et qui pourtant, par un artifice de l’angoisse, se proclame autonome, s’absolutise, et s’adore elle-même ? Les uns f
58 elle n’est plus ton affaire, elle n’est plus ton angoisse. Et surtout, elle n’est plus cette absurdité révoltante que rien au m
59t atteint, mais si l’on parle au solitaire de son angoisse, c’est de la mienne. Kierkegaard s’adresse au chrétien, comme au seul
35 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
60réatures, lorsque nous distinguons leur véritable angoisse, et qu’elle nous dresse pour une réponse. La plénitude est un combat
36 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
61te homme » peut espérer. Du mélange d’humour et d’angoisse insondable qui nous bouleverse à la lecture des Stades, on trouvera i
62s l’œuvre du danois prophétique, ressuscité par l’angoisse moderne. Koch n’a pas simplifié ce qui n’est pas simple chez Kierkega
37 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
63nt peut-être à échapper à cette vision, qui est l’angoisse même. Est-ce pur hasard si la théologie chrétienne rend compte de pre
38 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
64peut que cela dispense de porter sérieusement nos angoisses ; il est certain que cela n’est pas pratique, ne sert à rien et détou
39 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
65nde est justement de connaître sans cesse, dans l’angoisse et dans l’espérance, la véritable condition de l’homme, et les condit
40 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
66e toujours menaçantes, et dont nous essayons avec angoisse de scruter les caractères, les habitudes, les intentions secrètes, — 
67ux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec angoisse qu’elle n’avait plus rien ni personne à servir. C’est l’état le plus
41 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
68illeurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance ».21 21. Expression qu’Arnaud Dandieu opposait dans
42 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
69des. Et maintenant, c’est vous qui glissez dans l’angoisse. Vous et vos maîtres. Bientôt vous chercherez des équipes de sauvetag
43 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
70is un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une communauté nouvelle et plus solide, o
71 poids. De nouveau se reforme un vide social, une angoisse, un appel à une communauté. L’anarchie et la tyrannie, successivement
72 société ? En ce point de l’évolution, dans cette angoisse, deux solutions paraissent possibles. Ou bien l’on cherche à recréer
44 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
73klin. Pour cette fois, utilisant un exemple que l’angoisse de l’heure rend particulièrement concret, celui du chômage, bornons-n
45 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
74onne du monde actuel. Monde dominé, dit-il, par l’angoisse de vivre (complexe de castration). La cause de cette angoisse est dan
75vivre (complexe de castration). La cause de cette angoisse est dans les refoulements qu’imposent la morale, l’Église, les exploi
46 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
76implement ? Ou bien plutôt, dernier défi, secrète angoisse de ne pouvoir parvenir lui-même à prendre le repas sacré plus au séri
47 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
77t tragiques ne firent qu’aviver en moi l’espèce d’angoisse sur laquelle m’avait laissé le monologue de Nicodème. Au point que to
78le, à jamais, religieusement impossible ! Voilà l’angoisse et la folie de ceux qui défendent l’expérience, sachant bien, cependa
79vangile ! Mais vous, avez-vous donc dépassé cette angoisse ? Vraiment, l’avez-vous surmontée ? Quelquefois, lorsque je vous ente
80 d’être fous, je vous reproche de dire sans nulle angoisse des choses folles et follement vraies. Je vous reproche tout simpleme
81mme qui ne peut pas mourir !… Plaise à Dieu que l’angoisse qui tourmente cet homme depuis sa rencontre nocturne, devienne aussi
82it, — commença-t-il d’une voix très calme — que l’angoisse de Nicodème devrait nous empêcher tous de parler, c’est-à-dire, si je
83. Je pense que nous devons parler au nom de cette angoisse, — justement, en son nom ! Et non pas pour la condamner ou la nier dè
84ns le devoir et la mission de proclamer que cette angoisse a été surmontée, une fois pour toutes, par la résurrection de Jésus-C
85 peu de mots, ce que je crois, pour mon compte. L’angoisse de Nicodème trouve sa résolution dans le Baptême. Et nous confirmons
86 que nous espérons présentement, à la fois dans l’angoisse et dans la joie : la seule expérience nécessaire. Oui, cette expérien
48 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
87de celui qui ne peut aimer : hommage déguisé de l’angoisse à l’« altruisme » véritable. Tout bien compté, — reste la seule angoi
88e » véritable. Tout bien compté, — reste la seule angoisse. Etc., etc.) Nietzsche a horreur de toute dogmatique13 : il est par l
49 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
89du monde. C’est là le sens de nos prières, de nos angoisses et de l’appel de toute l’humanité à la justice. Mais alors, cette for
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
90 mortalité. Caille s’avance dans la journée, et l’angoisse grandit autour de lui. De partout l’orage s’amasse. Vers le soir il é
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
91vague que celui des économistes, mythe créé par l’angoisse et l’orgueil des prisonniers d’une raison brutale : il aura sans dout
92ère soi, mais elle reste encore l’aiguillon d’une angoisse que l’on apprend à fuir dans les mystiques collectives. Et l’on se ra
93la mesure devient le manque d’argent. C’est cette angoisse avant tout qui explique la carence des gouvernants, la timidité de le
94rmes, l’incohérence de leurs décrets. C’est cette angoisse encore qui explique pourquoi la jeunesse bourgeoise hésite à s’engage
95à la mesure des temps nouveaux. Sinon il n’est qu’angoisse et arbitraire, isolement, irréalité. Cette situation cosmique nouvell
96voir deviné cet appel et pressenti l’ampleur de l’angoisse qu’il trahit, c’est pour l’avoir épousé et guidé, et même à demi sati
52 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
97, et les aspirations des masses. Et cependant une angoisse grandissait. La séparation grandissait entre les peuples et leurs éli
98ècle des pauvres. Tout cela se passait sur fond d’angoisse. La vraie grandeur des vrais génies d’un siècle aussi profondément ma
99s d’un siècle aussi profondément malade, ce fut l’angoisse. De Kierkegaard à Nietzsche, toutes ces angoisses individuelles ont p
100’angoisse. De Kierkegaard à Nietzsche, toutes ces angoisses individuelles ont porté témoignage en faveur de l’esprit contre l’abê
101urer dans la misère, l’envie et l’ignorance : une angoisse les travaillait, incarnée et mise en formules par les théoriciens de
102s l’inaction, le spleen et le cynisme : une autre angoisse les travaillait. « Je veux un corps ! » gémissait Kierkegaard. Et nou
103au seuil de ces années où le chant séculaire de l’angoisse, après quelques cris rauques de désespoir, épuisé, fait silence et la
104u de force ? Les sauveront-elles vraiment de leur angoisse, ou bien empêcheront-elles seulement cette angoisse de s’exprimer, de
105goisse, ou bien empêcheront-elles seulement cette angoisse de s’exprimer, de s’avouer, de porter témoignage en faveur d’une plus
53 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
106vague que celui des économistes, mythe créé par l’angoisse et l’orgueil des prisonniers d’une raison brutale : il aura sans dout
54 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
107la faculté de distinguer la véritable source de l’angoisse d’un peuple, et d’incarner, aux yeux de ce peuple, une réponse libéra
108t l’incarnation de la commune mesure, la fin de l’angoisse, et l’inauguration d’un Troisième Empire religieux, synthèse monument
109aient d’une façon ou d’une autre sur la peur et l’angoisse de l’imagination. Au lieu de la résignation, nous avons exalté la fie
110 sentiment de l’honneur. Et au lieu de cultiver l’angoisse de l’imagination, nous avons poussé à l’estime de soi-même. » Avec de
55 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
111ère soi, mais elle reste encore l’aiguillon d’une angoisse qu’on apprend à fuir dans les mystiques collectives. Et pour le reste
112la mesure devient le manque d’argent. C’est cette angoisse avant tout qui explique la carence des gouvernants, la timidité de le
113rmes, l’incohérence de leurs décrets. C’est cette angoisse encore qui explique pourquoi la jeunesse bourgeoise hésite à s’engage
114 la mesure des temps nouveaux. Sinon, il n’est qu’angoisse et arbitraire, isolement, irréalité… Cette situation cosmique nouvell
115voir deviné cet appel et pressenti l’ampleur de l’angoisse qu’il trahit, c’est pour l’avoir épousé et guidé, et même à demi sati
56 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
116ême des clercs aux mains débiles ! Le signe d’une angoisse devant le monde tel qu’il va — il faudrait dire tel qu’on le laisse a
117t dire tel qu’on le laisse aller — le signe d’une angoisse très humaine, je le sais, et d’ailleurs plus bourgeoise qu’hamlétique
57 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
118ies bornes de l’homme, la mort, la destruction, l’angoisse et l’isolement ; là où la Parole prend un sens, là où le jugement dev
119s qu’elle n’ose pas initier. Elle attend avec une angoisse qui ressemble fort au désir, les bouleversements politiques qui lui d
120le sens même de l’inquiétude métaphysique et de l’angoisse sociale qui nous obsèdent. Individu et masses, telles sont les déviat
121 une personne responsable, tel est le secret de l’angoisse individuelle et de la révolte des masses. Retour à la personne, tel e
122les hommes la désirent-ils obscurément — non sans angoisse ! — de toute la force de l’humanitas qui malgré tout subsiste en eux 
58 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
123blement, tournent autour de moi, me flairent avec angoisse, et fuient soudain en gémissant. J’ai des lettres à porter à l’autobu
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
124sont les plus forts. » Tel est le « moment » de l’angoisse de ce temps. L’homme sain dit : « Voilà ce que je ferai parce qu’il l
125 ce jour, la création tout entière gémit dans les angoisses de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement, mais nous aussi, qu
60 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
126 ou le postier, ou un Renaud, j’éprouve une brève angoisse : quel rapport entre cet homme à qui je parle, et le mot « homme » da
127mesure, sinon de raisons formulables, du moins… d’angoisse, ou de vision finale, qu’il s’agit de maintenir par un constant effor
61 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
128ils ne sont vrais, sérieux, ou dignes d’exciter l’angoisse et le plaisir de la résolution que parce qu’ils vibrent tous ensemble
129apports indiqués par Kierkegaard entre sexualité, angoisse et esprit, c’est-à-dire, finalement : de la nature des liens entre se
62 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
130prédire que l’accentuation prendra la forme d’une angoisse politique, c’est-à-dire d’une situation révolutionnaire. C’est à la f
131er que c’est chez quelques hommes seulement que l’angoisse politique prend tout d’abord son caractère le plus virulent et le plu
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
132par suite, aucune question, aucun doute et aucune angoisse ne trouvaient place où se glisser entre mon jugement et ma vie. (Faus
133yance des hommes forts, disent-ils. Savoir quelle angoisse d’infériorité se cache sous cette volonté de puissance ! La force est
134 ou le postier, ou un Renaud, j’éprouve une brève angoisse : quel rapport entre cet homme à qui je parle, et le mot « homme » da
135mesure, sinon de raisons formulables, du moins… d’angoisse, ou de vision finale, qu’il s’agit de maintenir par un constant effor
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
136 part, auquel on ne croit pas. (D’où sans doute l’angoisse qui pousse tant d’écrivains à gagner de l’argent, à entrer à l’Académ
137sont les plus forts. » Tel est le « moment » de l’angoisse de ce temps. L’homme sain dit : « Voilà ce que je ferai parce qu’il l
138 ce jour, la création tout entière gémit dans les angoisses de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement, mais nous aussi, qu
65 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
139 grave, une tentation. Il flatte au cœur de notre angoisse morale et matérielle le désir lâche d’un « ordre » imposé par la forc
140taire envahit l’Autriche, nous fûmes saisis d’une angoisse soudaine : pour la première fois, depuis des siècles, nous concevions
141lui rend. Or je distingue dans ces raisons plus d’angoisse que de méchanceté. J’ai reçu cet hiver, d’un jeune nazi, une lettre s
142ussirons-nous à y croire. Ne sentez-vous pas une angoisse dans ce peut-être ? Et dans cette volonté de croire à n’importe quoi
143eu croyable que l’immortalité d’un peuple ?… Or l’angoisse n’appelle pas la haine, mais au contraire la compassion, bien qu’elle
66 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
144l faut n’avoir connu que peu de solitude et peu d’angoisse, très peu de solitaire angoisse.) ⁂ Seule une décision de cet ordre,
145solitude et peu d’angoisse, très peu de solitaire angoisse.) ⁂ Seule une décision de cet ordre, irrationnelle mais non sentiment
146alutaire. L’amour de Tristan et d’Iseut c’était l’angoisse d’être deux ; et son aboutissement suprême, c’était la chute dans l’i
147onde » ! Mais l’amour du mariage est la fin de l’angoisse, l’acceptation de l’être limité, aimé parce qu’il m’appelle à le crée
148ance sans fin, initiant un dialogue vrai. Alors l’angoisse comblée par la réponse, la nostalgie comblée par la présence cessent
67 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
14932, dans ce Francfort en proie au Carnaval et à l’angoisse, ce n’est pas moi qui pose la question : elle m’assiège. Le dernier C
68 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
150 et que s’installe au cœur de chaque individu une angoisse, — d’où naît un appel. C’est à ce formidable appel des peuples vers u
151ts ? Que cette complicité elle-même procède d’une angoisse religieuse plus puissante que toutes les « raisons », que tous les « 
152ellement fondamental, c’est celui que nous pose l’angoisse des individus isolés, et l’appel religieux qui naît de cette angoisse
153us isolés, et l’appel religieux qui naît de cette angoisse — même s’il est encore inconscient. Toute la question est de savoir s
69 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
154où la joie de détruire devient douleur, et dans l’angoisse d’une puissance anéantie par son succès, que Nietzsche a rencontré so
70 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
155estrales sans pâture. D’où renaît, peu à peu, une angoisse nouvelle, une attraction, comparable au vertige, vers ces régions de
156i importe au jour ? Est-il vrai que la passion, l’angoisse et la folie sont moins réelles que nos sagesses tyranniques ? « Songe
71 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
157t bien rapides, je le sens. Je les termine dans l’angoisse d’une crise qui recrée, à l’échelle mondiale, le drame de la Diète de
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
158 de l’amour sexuel et de l’Amour, et il exprime l’angoisse fondamentale des anges déchus dans des corps trop humains… 2° Il est
159’est l’abandon de l’égoïsme, du moi de désir et d’angoisse, c’est une mort de l’homme isolé, mais c’est aussi la naissance du pr
160doute au sujet d’une chose et mon cœur est dans l’angoisse : c’est que tout ce que le frère me refuse, j’entends la sœur me l’oc
161rsonnages allégoriques, tels que Beauté, Désir et Angoisse, le Renseigné, le Probateur, le Bien connu : comment ne pas songer au
162t le plus éloigné de l’amour coupable et de son « angoisse ». Il va plus loin dans la libération : la présence physique de l’obj
163 maris deviennent jaloux et les dames sont dans l’angoisse… Ces faux servants font qu’un grand nombre abandonnent Mérite et éloi
164 beaucoup de gens. Dans d’amers déboires d’amour, angoisses, lourdes peines et tourments, ce qu’ils font pour s’y soustraire, s’e
165s les autres cet élément fondamental du mythe : l’angoisse de la sensualité, et l’orgueil, « humaniste » qui la compense. Angois
166ité, et l’orgueil, « humaniste » qui la compense. Angoisse : l’instinct sexuel est ressenti comme un destin cruel, une tyrannie 
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
167rs aimé, ne peut jamais aimer en retour. D’où son angoisse et sa course éperdue. L’un recherche dans l’acte d’amour la volupté d
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
168es hommes, il subsiste encore trop de jeu, trop d’angoisse et trop de possible. Rien n’est réellement résolu. Dès lors : Ou bien
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
169l faut n’avoir connu que peu de solitude et peu d’angoisse, très peu de solitaire angoisse.) Seule une décision de cet ordre, ir
170solitude et peu d’angoisse, très peu de solitaire angoisse.) Seule une décision de cet ordre, irrationnelle mais non sentimental
171Tristan). L’amour de Tristan et d’Iseut c’était l’angoisse d’être deux\ et son aboutissement suprême, c’était la chute dans l’il
172monde » ! Mais l’amour du mariage est la fin de l’angoisse, l’acceptation de l’être limité, aimé parce qu’il m’appelle à le crée
173ance sans fin, initiant un dialogue vrai. Alors l’angoisse comblée par la réponse, la nostalgie comblée par la présence cessent
76 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
174re : ils auraient dû être saisis tout à la fois d’angoisse et d’enthousiasme devant ce monde démesuré, porteur de tels pouvoirs
175obscurément, dans les trop grands pays. C’est une angoisse informulée, mais dont les signes sont partout. L’appel au dictateu
176 L’appel au dictateur Or maintenant, de cette angoisse monte un appel, le formidable et inconscient appel des masses vers un
177 avant les intellectuels ! — la vraie nature de l’angoisse des foules, pour lui donner une réponse à la fois frappante et concrè
178ai un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse, d’où naît le besoin d’un coude à coude où l’individu isolé r
179mieux que ces doctrines à la question posée par l’angoisse des foules. D’où les encycliques sociales données par les deux dernie
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
180is un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une communauté nouvelle et plus solide, o
181 poids. De nouveau se reforme un vide social, une angoisse, un appel à une communauté. L’anarchie et la tyrannie, successivement
182 société ? En ce point de l’évolution, dans cette angoisse, deux solutions paraissent possibles. Ou bien l’on cherche à recréer
78 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
183 sens pouvait avoir une conférence, au milieu des angoisses et des brutalités de cette guerre étrange, si lentement engagée, comm
184re ; ils auraient dû être saisis tout à la fois d’angoisse et d’enthousiasme devant ce monde démesuré, porteur de tels pouvoirs
185obscurément, dans les trop grands pays. C’est une angoisse informulée, mais dont les signes sont partout. Or maintenant, de cett
186 les signes sont partout. Or maintenant, de cette angoisse monte un appel, le formidable et inconscient appel des masses vers un
187 avant les intellectuels ! — la vraie nature de l’angoisse des foules, pour lui donner une réponse à la fois frappante et concrè
188mieux que ces doctrines à la question posée par l’angoisse des foules. D’où les Encycliques sociales données par les deux dernie
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
189rs, ou si elles parlent en nous-mêmes. Voix d’une angoisse très secrète, tentatrice, voix comparables à ces sifflements pleins d
80 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
190est peut-être le moyen de nous guérir des fausses angoisses qui nous paralysaient, ou de l’angoisse de faux périls. On n’est jama
191 fausses angoisses qui nous paralysaient, ou de l’angoisse de faux périls. On n’est jamais plus en danger que dans les moments o
81 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
192, introduisant dans l’univers ce sophisme de pure angoisse : le mensonge de nulle vérité. 10. L’accusateur Par le doute qu
82 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
193eux, sans doute ? (Et pitié pour le Diable et son angoisse…) Mais le pardon ne nous appartient pas. Et le national-socialisme no
83 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
194racles prononcés au nom d’un destin sans appel. L’angoisse de l’homme moderne devant sa liberté peut se mesurer au nombre des ti
84 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
195eu du ciel n’est pas terni par les nuées de notre angoisse. Et voyez : le jugement final lui-même ne nous appartient pas, non pl
85 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
196, introduisant dans l’univers ce sophisme de pure angoisse : le mensonge d’aucune vérité.
86 1944, Les Personnes du drame. Introduction
197 martyre. Telle fut la vocation de Kierkegaard. L’angoisse devant une culpabilité qui lui demeure indéchiffrable, l’insupportabl
87 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
198onsciente. Il y a dans tout désespoir à la fois l’angoisse de la catastrophe et la secrète, l’inavouable joie de la libération.
19932, dans ce Francfort en proie au Carnaval et à l’angoisse, ce n’est pas moi qui pose la question : elle m’assiège. Le dernier c
88 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
200n passant par la Maladie mortelle et le Concept d’angoisse, parurent sous divers pseudonymes symboliques. Il voulait signifier p
201lus originale de Kierkegaard est son Concept de l’angoisse, auquel on ne peut trouver d’analogie que chez Dostoïevski. Kierkegaa
202 elle n’est plus ton affaire, elle n’est plus ton angoisse. Et surtout elle n’est plus cette absurdité révoltante que rien au mo
203 atteint ; mais si l’on parle au solitaire de son angoisse, c’est de la mienne. Kierkegaard s’adresse au chrétien comme au seul
89 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
204nce extravagante. Derrière cette psychologie de l’angoisse quotidienne, l’on pressent chez Kafka des intentions religieuses, et
205t typiquement israélite, mais sa psychologie de l’angoisse s’inspire visiblement de Kierkegaard, qu’il fut l’un des premiers à d
206entatives pour échapper à cette vision, qui est l’angoisse même. Moyens tantôt puérils, tantôt subtils, pour éluder le sérieux f
207 prévenus, est un trait caractéristique du rêve d’angoisse. Mais si Kafka ou son héros n’étaient que des rêveurs, il resterait a
208 inquiète la raison et aggrave la conscience de l’angoisse, ce vide où l’homme demeure et ne peut demeurer. Si la foi survenait
209 vérifier d’avance. Cette conscience au sein de l’angoisse est un moment spirituel que l’on retrouve en toute conversion. Kierke
210e, même anonyme ou pseudonyme, voici que naît une angoisse nouvelle. Certes, le monde des corps, des sentiments et des idées dem
211e manifester que sous une forme négative : dans l’angoisse, dans le sentiment d’un étrange défaut de sens dernier. Et en effet,
212dont la nature reste inimaginable. Ce sentiment d’angoisse métaphysique, mais ressenti négativement, dans le détail concret de l
213éterminent sa solution. L’effort pour surmonter l’angoisse transcendentale par des moyens purement humains, ne saurait aboutir a
214ort un droit de cité qui pour d’autres va de soi. Angoisse kierkegaardienne, dans sa source, mais qui, faute d’aboutir à un Alle
90 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
215 mortalité. Caille s’avance dans la journée, et l’angoisse grandit autour de lui. De partout l’orage s’amasse. Vers le soir il é
91 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
216ncestrales sans pâture. D’où renaît peu à peu une angoisse nouvelle, une attraction comparable au vertige, vers ces régions de l
217i importe au jour ? Est-il vrai que la passion, l’angoisse et la folie soient moins réelles que nos sagesses tyranniques ? « Son
92 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
218rdre d’urgence. Et soudain je me demande non sans angoisse : n’est-on pas en train de préparer, politiquement, la dernière guerr
93 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
219ée un sentiment de vide social. C’est une sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une communauté nouvelle et plus solide, o
94 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
220 instinctif l’enthousiasme de la grandeur, et son angoisse. Ah ! le compère assez malin pour dénouer ce chef-d’œuvre brut, par J
95 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
221r les budgets de guerre, etc. Ce n’est pas qu’une angoisse diffuse ne soit sensible dans les populations et chez beaucoup de bon
96 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
222s où deux personnes peuvent à peine se croiser. L’angoisse me prend chaque fois que j’y pénètre. (Rappel inconscient de la naiss
97 1946, Journal des deux Mondes. Intermède
223 tremble dans l’attente orageuse — sous un ciel d’angoisse et de haine ! — Malheur sur nous ! Nuit lugubre, sans sommeil — rythm
98 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
224 si l’on veut. Je crois plutôt que c’est encore l’angoisse avide d’une unité de sens spirituel, inaccessible à tout « savoir » a
99 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
225mite des fameuses libertés américaines ; non sans angoisse. Point de bohème en Amérique. C’est la misère totale ou le niveau bou
100 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
226de vos rues habituelles et vous marcheriez dans l’angoisse. Que me manque-t-il ? où manque-t-il quelque chose ? Ah ! mais que se
227 je n’avais rien à dire, et me demandais non sans angoisse ce que l’on peut bien avoir à dire, en général, quand on se trouve à