1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1tion chevaleresque, mène sa vie comme une ardente aventure. Les épisodes s’appellent : collège, guerre, sport… la Relève du Mati
2orter son ardeur. Il va chercher le souvenir de l’aventure antique, et dans ce qui fut Rome ou la Grèce, revivre sa tradition. T
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
3évolution russe va-t-elle usurper dans le roman d’aventures le rôle de la mer océane avec ses écumeurs ? Déjà un Mac Orlan, un Ke
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
4ui va l’entraîner avec son mauvais cœur, dans une aventure incertaine et douloureuse ; enfin Orpha, sa maîtresse, le fuit, parce
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5fides et si profondément mêlées à ses plus chères aventures. Sincérité et spontanéité « Nos actes les plus sincères sont aus
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
6, peu à peu, se précisent les circonstances d’une aventure ancienne. Entre hier et demain : Une femme « encore jeune » se souvi
7 se souvient d’un danseur de ses vingt ans, d’une aventure qui aurait pu être… Un homme médite à côté du corps de son ami suicid
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
8iers atouts sur notre salut. Nous courons enfin l’Aventure. « Le salut pour nous n’est nulle part9 ». Ultime affirmation d’une f
7 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
9qu’il en consent l’attache plus secrètement à son aventure. Nous vivons dans un décor flamboyant de glaces. À chaque pas, on of
10, se borne à décrire l’aspect psychologique d’une aventure qui en a bien d’autres, d’aspects. Il est bon que le lecteur dérisoir
8 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
11e, c’est que nous avons voulu tenter sans lui une aventure que nous pensions gratuite : nous avons cherché le bonheur dans le dé
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
12feuillages, des rêveries, des recoins, une longue aventure sérieuse et incertaine, un peu sale et un peu divine, baignée d’une t
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
13démocratie — si je ne sentais menacées dans cette aventure des valeurs d’âme auxquelles je tiens plus qu’à tout. Ma haine de la
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
14voyage, on ne sait jamais où cela mène, c’est une aventure qui relève de la métaphysique plus que de la psychologie. — Une vaste
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
15s-nous, le récit des événements qui précédèrent l’aventure chinoise de l’auteur. C’est un roman plus dépouillé, plus inégal auss
16Comme Les Conquérants, c’est une sorte de roman d’aventures significatives, et dont le tragique est décuplé par la valeur qu’il p
17toure Perken durant tout le récit, au travers des aventures des deux explorateurs aux prises avec les fièvres de la forêt tropica
18ueuse ». Ainsi les incidents pathétiques de cette aventure composent en définitive une méditation sur le destin de l’homme. Chez
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
19 notre agrément. Mais surtout, cette vie dénuée d’aventures ou de difficultés extérieures, permet à notre intérêt de se concentre
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
20ssance, ne s’était risqué jusqu’ici dans pareille aventure. Personne même n’avait signalé cette curieuse lacune de notre histoir
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
21. Impossible d’isoler ces deux composantes dans l’aventure rimbaldienne. Mais chez Goethe, c’est la longueur du temps qui les dé
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
22ches de celles d’Esprit ou de Combat, il réduit l’aventure humaine à un déroulement indéfini de changements, justiciables tout a
17 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
23tu sur leurs épaules naguère divines. Je pars à l’aventure. Bientôt je parviens à un immense salon où beaucoup de gens debout, s
18 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
24voyage, on ne sait jamais où cela mène, c’est une aventure qui relève de la métaphysique plus que de la psychologie. — Une vaste
19 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
25ue dans le monde bourgeois, privé de risques et d’aventures réelles, il représentait une évasion, une revanche nécessaire contre
26n même de ses désirs matériels, dans cette énorme aventure qui « règne » sur le monde comme une fièvre, le romanesque éclate, re
27ande distance, les mémoires d’Alain Gerbault, les aventures d’Henri de Monfreid, cinquante volumes sur l’URSS et sur le Plan de c
20 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
28i paraît finalement en librairie après la guerre. Aventure étonnante que celle de ce commentaire né de la détresse quotidienne d
21 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
29 » Mais quelle est la nature de ces banalités ? L’aventure du romantisme et l’équivoque libérale ayant rapidement achevé de disq
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
30’esprit n’est pas une espèce de confort, mais une aventure absolue et comme un jugement de l’homme ; ainsi Pascal, Nietzsche, Do
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
31ème camarade. Voilà qui donne l’idée d’un roman d’aventures. Destin allemand est bien, entre autres, un roman d’aventures, et mêm
32estin allemand est bien, entre autres, un roman d’aventures, et même d’une intensité peu commune. Mais cet aspect-là, qui suffit
33d’eux, là-bas. Et les voici lancés dans une vie d’aventures qu’ils n’avaient pas voulue, qui les détourne de toutes leurs espéran
34ain ; moins complaisant surtout aux voluptés de l’aventure, à la psychologie de la douleur physique. Ses héros subissent, avec u
24 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
35bien-pensante. Le pittoresque, le pathétique de l’aventure que vivent quotidiennement les membres des Groupes pourraient devenir
25 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
36autres ont cherché la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, ou le plaisir. Cette ardeur est évidemment maladive. L’homme sain ne
26 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
37ignage d’une époque de lucidité nouvelle et d’une aventure authentique. Ouvrez-le : vous serez frappé d’y voir cités plus d’homm
27 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
38rte pour ses forces, et qui l’entraînera dans une aventure impossible, peut-être même mortelle. Dans tous les cas, la vocation e
28 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
39eut et on doit dire plus : l’issue terrestre de l’aventure chrétienne est connue depuis le Christ, elle a été prédite par l’Évan
40 leurs filets, et sans un mot s’en vont, dans une aventure qui ne ressemble à rien de connu, qui est la folie même. À ce risque
29 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
41bsister que les risques accidentels ; il réduit l’aventure humaine à un déroulement indéfini de changements, justiciables tout a
30 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
42autres ont cherché la puissance, ou l’ordre, ou l’aventure, ou le plaisir. Cette ardeur est évidemment maladive. L’homme sain ne
31 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
43ce l’avènement d’un nouvel Ordre européen ?59 Aventures ? La révolution n’est pas une aventure. Elle est la réalisation d’
4459 Aventures ? La révolution n’est pas une aventure. Elle est la réalisation d’une doctrine de l’homme véritable. La révo
45 ne crée pas n’importe quoi, elle ne crée pas à l’aventure. Elle veut créer l’homme tel qu’il est. L’homme n’est égal à son huma
46ypocrisie bourgeoise. Une révolution qui part à l’aventure aboutit toujours au fascisme. Prenez garde aux littérateurs ! Prenez
32 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
47rable réussite littéraire, c’est aussi un roman d’aventures, et un roman d’idées, et une description étonnante de l’Amérique qu’i
48t les dépenses de guerre. Edschmid nous conte les aventures de cinq sous-officiers de la dernière guerre que le chômage contraint
33 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
49 la philosophie. Réaliser, c’est s’engager dans l’aventure politique ou religieuse. Au grand Hegel qui philosophe « au dimanche
34 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
50 du culte de l’argent : la passion, le bonheur, l’aventure, la sécurité, l’esthétisme… Presque toutes ces pseudo-mesures d’ordre
35 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
51Mais voilà qu’il se convertit, et c’est ici que l’aventure commence. Soudain frappé par le contraste odieux entre la misère des
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
52ique. Mais avec cette idée nietzschéenne, c’est l’aventure, le romantisme et l’utopie, enfin le risque créateur qui reviennent t
53 culturelle, qui jaillissent de la personne, de l’aventure personnelle, de la liberté et du risque personnels. 3. La constatatio
37 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
54st ou tel qu’il fut créé par d’autres, celui de l’aventure et des routines, celui de la personne et de l’impersonnel. Mais, depu
38 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
55t pas dans l’ordre. Cette tolérance serait-elle d’aventure une sorte d’ironie philosophique ? « Parle toujours, tu as la force p
39 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
56ans la suppression de la politique au profit de l’aventure de l’esprit ? Si l’on admet que la destination de toute culture, c’e
40 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
57qu’on se mêle de porter un jugement sur l’immense aventure soviétique, proviennent de ce qu’on oublie ou méconnaît le rôle de l’
58ique. Mais avec cette idée nietzschéenne, c’est l’aventure, le romantisme et l’utopie, enfin le risque créateur qui reviennent t
41 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
59mes de toute création culturelle : la personne, l’aventure personnelle, la liberté et le risque personnels. 3° La constatation d
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
60llemande (1918-1919) qui se recompose autour de l’aventure du GQG prussien, au lendemain de l’armistice. La thèse de l’auteur pa
43 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
61e paye en retour de surprises multipliées : peu d’aventures dans l’existence d’un homme qui cherche à se posséder plutôt qu’à se
44 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au dossier d’une vieille querelle (novembre 1937)
62qu’il faut se garder d’engager la raison dans une aventure — la vie — « où elle ne peut qu’être outragée » (car la vie est irrat
45 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
63seulement une politique qui se trouve jugée par l’aventure d’Espagne, mais toute une civilisation de maquignons. Leur paix ne va
46 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
64s l’humeur de mes vingt ans, curieux des moindres aventures, et tout mon lyrisme aux aguets des surprises du vagabondage. Janv
65e paye en retour de surprises multipliées : peu d’aventures dans l’existence d’un homme qui cherche à se posséder, plutôt qu’àse
47 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
66 tout, mon existence. Ont-ils pu se moquer de mon aventure, tous les feuilletonistes indiscrets auxquels ce satané Journal liv
48 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
67il se trouve revêtir en même temps l’aspect d’une aventure plus belle que la morale. Ce qui, pour le croyant manichéen, était l’
68ymbole), puis se dégrade (dans la littérature) en aventure troublante et attirante. ⁂ Je n’entends pas un instant ramener la cri
69 l’anecdote piquante, la passion c’est toujours l’aventure. C’est ce qui va changer ma vie, l’enrichir d’imprévu, de risques exa
70ours successives. Les catégories se détruisent. L’aventure n’est plus même exemplaire. Seul le Don Juan mythique échappait à cet
71u mimer des intrigues épiques ou politiques. Et l’aventure reprendra son départ dans une tension incalculablement plus forte que
49 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
72Bernanos, met en garde ses camarades contre « une aventure d’intolérance et d’inquisition où nous avons à peu près tout à perdre
50 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
73du peuple, il n’y a pas de raison de penser que l’aventure puisse bien finir. Tout se ramène donc, pour nous, à un problème de f
51 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
74ue si je n’avais pas rêvé (et un peu plus…) sur l’aventure de Rudel, si j’étais insensible à cette éloquence passionnée et à cet
52 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
75Maris et femmes, chacun de leur côté, rêvent de l’aventure qui leur apparaît comme la seule évasion. Croyez-vous que cela puisse
76, il faut le montrer tel qu’il est en réalité : l’aventure la plus difficile. — Si vous ne fondez pas le mariage sur une décisio
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
77oir de survivre à son mal, Tristan s’embarque à l’aventure dans un bateau sans voile ni rames, emportant son épée et sa harpe. I
78 manant, c’est Tristan déguisé… Mais de nouvelles aventures entraînent au loin le chevalier. Il croit que la reine a cessé de l’a
79n s’éloigne-t-il ensuite pour courir de nouvelles aventures, alors qu’ils ont un rendez-vous dans la forêt ? Pourquoi la reine co
80ents d’une première solution. Si l’on admet que l’aventure de Tristan devait servir à illustrer le conflit de la chevalerie et d
81montrer qu’ils n’ont aucune responsabilité dans l’aventure, puisqu’en somme ils ne s’aiment pas ! Q’el m’aime, c’est par la poi
82emière fois semble-t-il ! Il songe que dans cette aventure, elle pourrait être « en beles chambres… portendues de dras de soie »
83urmontés. C’est alors qu’il s’éloigne, en quête d’aventures plus secrètes et plus profondes, l’on dirait même : plus intérieures.
84prême, c’est la mort, qui se révèle au terme de l’aventure comme la vraie fin, le désir désiré dès le début de la passion, la re
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
85m’est cher, parce qu’il a été au doigt… Mais je m’aventure trop : assez, ma langue ! Car trop parler est pis que péché mortel.
86 Ganja : le Roman des Sept Beautés, qui conte les aventures de sept jeunes filles vêtues aux couleurs des planètes et que visite
87cela aux historiens de la littérature de parler d’aventures incroyables, de merveilleux facile, de naïvetés touchantes, de fraîch
88ractères ni couleurs, mannequins dont les froides aventures s’enchaînent à l’infini », nous dit de ces légendes l’un de leurs mei
89sentiment. En vérité, tout « signifie », dans ces aventures merveilleuses, tout est symbole ou délicate allégorie, et seuls les i
90 l’origine évidente de la première navigation à l’aventure de Tristan malade, en quête du baume magique. D’autre part, plusieurs
91ns de la Table ronde. On y voit un grand nombre d’aventures débuter par une promesse « en blanc » faite par le roi à quelque damo
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
92tique des « choses bizarres »… 2.Tristan : une aventure mystique Nous avons constaté que le Roman de Tristan est, à bien d
93ons un parallèle très général entre le Roman et l’aventure mystique. Quitte à rectifier par la suite les conclusions trop téméra
94le type même du départ mystique, de l’abandon à l’aventure surnaturelle. C’est la quête de l’âme pécheresse, c’est-à-dire blessé
95us a montré combien d’exemples de ces départs à l’aventure, désespérés mais encore éloquents ! Rudiments d’une recherche mystiqu
96 réserve à son seul plaisir, Tristan ignore que l’aventure pourrait aussi le concerner. Survient l’erreur fatale du philtre bu.
97ait mourir). C’est là l’aspect psychologique de l’aventure. Mais voici l’aspect religieux : ce hasard aussitôt irrévocable, mais
98reprend par ses saints ! Résumons les étapes de l’aventure : l’hérésie des « parfaits » descend de l’Éros à Vénus, elle va jusqu
99ve. Au-delà des transes et au-delà de l’ascèse, l’aventure mystique culmine dans un état d’extrême « désintoxication » de l’âme.
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
100e s’en prend, dans son Quichotte, qu’aux romans d’aventures profanes. Cette omission est mystérieuse. Elle militerait en faveur d
101la plus haute société, un Casanova au niveau de l’aventure scélérate, tels sont les parangons qui prennent la place de l’idéal d
102spiration est à jamais insatiable. C’est toute l’aventure des mystiques unitives qui de nouveau prend son départ dans la consci
103s’y engage tout entier : aussi déléguera-t-il à l’aventure quelques facultés détachées. Ascèse exactement facultative. Il y eut
104ues devient alors la vague obsession de luxe et d’aventures exotiques que les « romans de gare » suffisent à satisfaire symboliqu
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
105ait encore, en général, que la matière sacrée ; l’aventure amoureuse n’y était qu’exceptionnelle. Le sport médiéval, au contrair
106es dit de la Fontaine des Pleurs est basé sur une aventure romanesque imaginaire. « La fontaine est construite à cet effet. Pend
107« duperies du cœur », alliée à un désir fébrile d’aventure, voilà le climat des principaux romans de cette période. Et cela sign
108sme est la négation rationnelle de toute espèce d’aventure privée. Mais cela ne peut qu’augmenter la tension de l’ensemble, pers
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
109il se trouve revêtir en même temps l’aspect d’une aventure plus belle que la morale. Ce qui, pour le croyant manichéen, était l’
110ymbole), puis se dégrade (dans la littérature) en aventure troublante et attirante. ⁂ Je n’entends pas ramener directement la cr
111 l’anecdote piquante, la passion c’est toujours l’aventure. C’est ce qui va changer ma vie, l’enrichir d’imprévu, de risques exa
112ours successives. Les catégories se détruisent, l’aventure n’est plus même exemplaire. Seul, le Don Juan mythique échappait à ce
59 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
113gnaient qu’elles n’entraînassent le pays dans des aventures dictatoriales. Il y avait quelque chose de sain et de profondément dé
60 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
114 guerrier des Suisses, leur élan vers la mer et l’aventure. En vérité, Zwingli nous a sauvés, la Réforme a sauvé la Suisse. Et c
61 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). New York alpestre (14 février 1941)
115s grands souffles océaniques, chargés de sel et d’aventure, viennent frapper les verticalités granitiques et argentées de l’Empi
62 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
116n’en connut depuis le Déluge. L’issue fatale de l’aventure n’affecte pas sa portée symbolique et son actualité profonde. Car le
117e dont il la revêtit aux yeux de son peuple. De l’aventure connue sous le nom d’hitlérisme, dégageons maintenant des conclusions
118té ! 23. Après Hitler10 Hitler s’est tu. L’aventure a pris fin dans la catastrophe prévue. Et devant le cadavre gisant de
63 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
119idu moderne s’habitue à courir par délégation les aventures qui ne lui arrivent pas. La radio, la presse, les meetings monstres,
64 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
120anouir les profondeurs trompeuses qu’il ouvre à l’aventure du désir, embrouillant nos vertus dans nos vices et notre goût nature
65 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
121idu moderne s’habitue à courir par délégation les aventures qui ne lui arrivent pas. La radio, la presse, les meetings monstres,
66 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
122né tout cela avec un compte-rendu littéraire de l’aventure… Car il n’est pas donné à beaucoup d’hommes de devenir un mythe à for
123. Impossible d’isoler ces deux composantes dans l’aventure de Rimbaud. Mais chez Goethe, c’est la longueur du temps qui les déno
67 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
124ui est l’affaire de sa vie. Et c’est pourquoi son aventure vaut la peine d’être méditée. Elle pourrait même définir le sérieux m
125n pourrait dire dans une sorte d’humour, — dans l’aventure de celui que rien ne protège et la prudence de celui qui écoute, dans
126’esprit n’est pas une espèce de confort, mais une aventure absolue et comme un jugement de l’homme ; ainsi Pascal, Nietzsche, Do
68 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
127iée de confronter dans le vif d’une existence les aventures spirituelles décrites dans les pages qui précèdent. I Le Procès, ou
69 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
128s furtives promesses de bonheur, de libération, d’aventure ! Toute la poésie romantique de même que la surréaliste, est à l’affû
70 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
129emontent à la période où il travaillait seul, à l’aventure, avec des moyens peu coûteux. Les producers de Hollywood travaillent
71 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le dernier des Mohicans (11 octobre 1945)
130et fut le Horicon de Fenimore Cooper, le lieu des aventures et de la mort d’Œil-de-Faucon et du Dernier des Mohicans. Rien n’a ch
72 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
131ransportée dans le domaine de l’esprit, un goût d’aventure, mais aussi une extrême simplification intellectuelle. Nous avons vu
132uivants : des lacunes intellectuelles, une soif d’aventures spirituelles (chez les meilleurs), un besoin de direction ferme et de
73 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
133s grands souffles océaniques, chargés de sel et d’aventure, viennent frapper les « faces » argentées de l’Empire State, du Chrys
74 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
134vêtue aux couleurs de sa fièvre et de sa nouvelle aventure. Pourquoi les hommes les plus vivants de cette époque où la vie s’ex
75 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
135s, voyageurs hétéroclites qui s’observent avant l’aventure, surprises du placement, retards, enfin départ en trombe à grands cou
76 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
136s grands souffles océaniques, chargés de sel et d’aventure, viennent frapper les « faces » argentées de l’Empire State, du Chrys
137’est-à-dire dans le temps, et la souffrance, et l’aventure. Donc, mon héros commencera par sa fin. Un pressentiment l’a fait se
138majuscules et leurs réalités. Voilà qui donne à l’aventure individuelle un prix nouveau. — Très peu, je crois, sont prêts à le p
77 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
139, la plus célèbre du Brésil, qui s’en va courir l’aventure d’un fabuleux contrat de Hollywood. 17 novembre 1941 Premières
78 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
140et fut le Horicon de Fenimore Cooper, le lieu des aventures et de la mort d’Œil-de-Faucon et du Dernier des Mohicans. Rien n’a ch
79 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
141ouvoir compter sur des hommes prêts à maîtriser l’aventure désormais probable, face à la démesure universelle. Le regard intrépi
80 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
142ement peut-être irréparable des perspectives de l’aventure humaine. Cette dernière objection me paraît seule sérieuse, voire inq
81 1947, Doctrine fabuleuse. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
143qu’il en consent l’attache plus secrètement à son aventure. Nous vivons dans un décor flamboyant de glaces. À chaque pas, on off
144, se borne à décrire l’aspect psychologique d’une aventure cependant plus profonde. Il est bon que le lecteur troublé par la cra
82 1947, Doctrine fabuleuse. Antée ou La terre
145emmes, ni journées de paresse ou de promenade à l’aventure. Vie à l’horaire, chronométrée, sans rien d’impur. Et pourtant il se
83 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
146s la frontière qui mettrait au défi leur esprit d’aventure ? La terre ni le ciel ne sont plus leur limite. Eh bien, disent-ils l
84 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
147 jugements, et qui s’acquiert au prix de quelques aventures racontées avec brusquerie, sans desserrer les dents sauf pour sourire
148emontent à la période où il travaillait seul, à l’aventure, avec des moyens peu coûteux. Les producers de Hollywood travaillent
85 1948, Réforme, articles (1946–1980). L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)
149 L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)g Il y a l’utopie de l’Europe, et il
150948)g Il y a l’utopie de l’Europe, et il y a l’aventure de l’Europe. Cette distinction fondamentale correspond à deux attitud
151e dans laquelle nous nous sommes engagés, c’est l’aventure du xxe siècle, et c’est la vocation de cette génération. L’aventu
152e, et c’est la vocation de cette génération. L’aventure Depuis quelques semaines, ou quelques mois, l’idée de l’union euro
153opie que je viens de décrire, et que le sort de l’aventure réelle n’est pas ailleurs que dans nos mains : nous, l’opinion, les c
154de l’homme Telle est la vision directrice de l’aventure que nous courons. Et il est clair que son enjeu n’est pas d’abord not
86 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
155grès de La Haye qu’appartient la conférence sur l’Aventure de l’Europe prononcée à la Sorbonne le 22 avril 1948. Elle reflète la
156éconde au cours de nos travaux préparatoires. L’aventure du xxe siècle Je ne suis pas ici, ce soir, pour vous parler d’une
157 utopie, mais au contraire pour vous parler d’une aventure où nous sommes, dès maintenant, bel et bien engagés : la fédération d
158’Europe. Il y a l’utopie de l’Europe, et il y a l’aventure de l’Europe. Cette distinction fondamentale, vous allez le voir, corr
159e dans laquelle nous nous sommes engagés, c’est l’aventure du xxe siècle, et c’est la vocation de cette génération. ⁂ Vous n’a
160opie que je viens de décrire, et que le sort de l’aventure réelle n’est pas ailleurs que dans nos mains. Je disais à Montreux, e
161ourra parler. Telle est la vision directrice de l’aventure que nous courons. Et il est clair que son enjeu n’est pas d’abord not
162t messieurs, vous le sentez, il s’agit dans notre aventure de quelque chose qui dépasse largement les institutions nécessaires e
163éside le risque original de l’homme européen, son aventure. Dans ce débat auquel chacun de nous participe plus ou moins consciem
164 nouveau, de tout principe d’union, d’espoir ou d’aventure… J’affirme donc que faire l’Europe sans l’Est, loin d’être une soluti
165e point… Nous serons jetés dans l’inconnu, dans l’aventure… Les peuples ne nous suivront pas… Les gouvernements nous rassurent,
87 1948, Suite neuchâteloise. I
166ilités, vers le bonheur. Aujourd’hui, ce trajet d’aventure, sur lequel je repasse en express, n’est plus que les quinze dernière
88 1948, Suite neuchâteloise. V
167us tard, dans les archives et les voyages, dans l’aventure et dans l’action, il ira vérifier ce qu’il rêvait. Mais c’est en lui
89 1948, Suite neuchâteloise. VIII
168ai en une seconde la gloire que me vaudrait cette aventure, ma rentrée triomphale à la maison. (Faut-il avouer que je la regrett
90 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Troisième lettre aux députés européens : L’orgueil de l’Europe (17 août 1950)
169divisent les vivants, vous êtes les députés d’une aventure humaine qui tente à travers vous, dans l’angoisse et l’espoir, le ris
91 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
170ns une société qui ne risque ou ne conçoit plus d’aventure ; et la science s’arrête quand l’audace est un crime. Si l’Europe dis
92 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
171divisent les vivants, vous êtes les députés d’une aventure humaine qui tente à travers vous, dans l’angoisse et l’espoir, le ris
93 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
172on de différer de son voisin, de courir sa propre aventure, de créer par sa vie ce qu’on n’a jamais vu, et d’accomplir ainsi, en
94 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
173névrose ou l’insanité collective, bref, à toute l’aventure courue par l’Occident. Dans l’état présent des choses, on comprend fo
95 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Contre-offensive de la liberté
174on de différer de son voisin, de courir sa propre aventure, de créer par sa vie ce qu’on n’a jamais vu, et d’accomplir ainsi, en
96 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
175 pendant ce demi-siècle, le lieu géométrique de l’aventure moderne : cubisme, Apollinaire, ballets de Diaghilev, École de Paris,
176ondial de leur marché comme de leur gloire. Cette aventure va-t-elle nous apparaître comme un passé déjà, ou comme l’effervescen
97 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
177 la société ; c’est donc un homme engagé dans une aventure bien réelle, mais qu’il est seul à pouvoir courir. Cette valeur uniqu
178l n’est pas responsable ; elle devient une longue aventure, où tout reste imprévu sauf la fin : le retour du Seigneur au jugemen
98 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
179stedt. Nous avons vu se dessiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au conf
99 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
180n intime de la recherche, qui est par essence une aventure dans l’inconnu. Notre deuxième raison de nous tourner vers la science
181t née à chaque instant du doute le plus délibéré. Aventure suprême de l’esprit critique pour ses créateurs et cependant cause de
182dans les pouvoirs de l’homme et dans l’issue de l’aventure humaine. Nous cherchions un lieu propice à cette atmosphère souhaitée
100 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
183Führer et menaçaient d’entraîner le pays dans des aventures. Cette méfiance était en somme l’aspect négatif d’une conscience diff
184or de la Confédération, son élan vers la mer et l’aventure. En vérité, Zwingli et sa Réforme ont sauvé la Suisse en la ramenant
185 souvent accusé les Suisses de manquer d’esprit d’aventure. On a raison dans ce sens que l’étroitesse du territoire oblige les h