1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1 connaît Hölderlin ? — questionne-t-il, méfiant — bon, bon, parce qu’il y en a qui viennent, n’est-ce pas, ils ne savent pa
2aît Hölderlin ? — questionne-t-il, méfiant — bon, bon, parce qu’il y en a qui viennent, n’est-ce pas, ils ne savent pas tro
3que tout cela existe dans le même monde ? (Il est bon de poser parfois de ces grandes questions naïves.) Lui aussi a vécu d
4malsain ce genre de tentatives : cela ne peut que mal finir. Ceux du bon sens hochent la tête et citent la phrase la plus m
5mps même qu’il nous entr’ouvre le ciel, qu’il est bon qu’il y ait le monde… Mais que cette musique vulgaire, par quel hasar
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
6oute la morale, et les qualités indispensables au bon équipier deviennent les qualités du parfait citoyen : juste vision de
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
7y, puisse rédiger des romans si bouillonnants, si mal équarris. Certes, ce n’est pas lui qui se refuserait à écrire, — comm
8ais la même inertie du peuple qui donnait tant de mal lorsqu’il fallait l’éveiller, l’entraîne au-delà du but. Le Tarramagn
9artie, qui est confuse. Non pas que le roman soit mal construit, au contraire. Mais le tissu des faits se relâche parfois,
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
10rsaire. Les révolutionnaires y faisaient pourtant bon ménage avec les derniers champions du naturalisme puisqu’au début Fis
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
11 le désordre de son pays, suivra obstinément le « bon chemin » de la santé et de la raison. C’est à lui que va la sympathie
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
12sme et un nihilisme exaspérés, pour notre nouveau mal du siècle, il n’est peut-être pas de pensée plus vivante, ni de plus
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
13urs aux vivants et aux morts : Mère, je sais très mal comme l’on cherche les morts… « … Cette chose haute à la voix grave q
8 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
14, j’en sais plusieurs qui ont ainsi « lâché » pas mal de préjugés en matières sociales. Mais ce qui est peut-être plus impo
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
15. On a mis le bonheur devant soi, dans un progrès mal défini, et l’on court après sans fin. Même ceux qui ont perdu la croy
16chestre qui, sans eux, jouerait aussi bien, aussi mal. Quant aux meneurs de l’opinion publique, il est trop tard pour les é
17s articles 2. Il rendait responsable de tout le « mal », le Romantisme — et c’est plus que probable. Mais il en tirait une
18êtrait Barrès dans des dilemmes où l’art trouvait mal sa nourriture. Drieu La Rochelle tente la même fuite. Mais trop lucid
19t nous sommes malades dans les profondeurs. Et le mal est si cruellement isolé, commenté par ceux qui le portent en eux qu’
20ictoire — n’est pas si douce encore, n’est pas si bonne que de céder à vous, désirs, et d’être vaincu sans bataille. On voit
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
21tristesse règne sur nos villes. (Neurasthénie, ce mal de l’Occident.) Et notre vertu suprême, aussi, est douloureuse : le s
11 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
22 plus pures et loyales inquiétudes. Sincérité, le mal du siècle. Tout le monde en parle, et chacun s’en autorise pour excus
23 Pourquoi les romanciers modernes ont-ils tant de mal à créer des personnages ? C’est parce qu’une sorte de sincérité les r
24 pour un moment. « L’art est un mensonge, mais un bon artiste n’est pas menteur », dit Max Jacob. « Être sincère, c’est avo
25ans cet état. Ce « mensonge », ce choix faux mais bon, nécessaire à la vie, n’est-ce pas être sincère aussi que de s’y prêt
12 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
26tres. — Vous suivez la même route que nous ? À la bonne heure ! ». Et l’on repart bras dessus, bras dessous. Et l’on apprend
27ste pour changer en instruments métaphysiques ces bonnes montres de précision de La Chaux-de-Fonds… Avant de quitter les peint
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
28it entre eux dans leur isolement, inexplicable et mal avoué. L’on songe à une fatalité intérieure qui les ferait se meurtri
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
29c l’ascension de Jacob et ses luttes. On pardonne bon nombre de platitudes et de vulgarités pour les derniers chapitres, de
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
30dès lors il a esté corrompu et infect et adonné à mal » (Calvin). Le tableau n’est pas beau, mais on y sent une « patte » q
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
31 véritables qui connaissent les signes Sont moins bons acrobates… (etc.)… Cocteau s’est trop exercé avant de se lancer sur
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
32êtes de poupées, à la conclusion. Ce n’est pas le bon rire de cinéma. Quand la danseuse paraît, ils n’attendent que le mome
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
33’empêcher de reconnaître la voix secrète de notre mal de vivre. Désespoir métaphysique. Je me souviens d’une phrase de Vine
34us-même, pas moyen de causer aujourd’hui… Quoi ?… Bon, bon, c’est entendu, on ne peut rien faire sans vous. Mais n’oubliez
35me, pas moyen de causer aujourd’hui… Quoi ?… Bon, bon, c’est entendu, on ne peut rien faire sans vous. Mais n’oubliez pas q
36 des souvenirs, quand nous allions tous deux, ces bonnes farces, et aussi pourtant des histoires de copains qui ont mal tourné
37t aussi pourtant des histoires de copains qui ont mal tourné, on pensait bien, ah ! cette jeunesse, mais voyons des affaire
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
38 nourri, blanchi, mais non point diverti. J’étais bon, Monsieur, normalement bon. L’idée, par exemple, d’étrangler un chat
39point diverti. J’étais bon, Monsieur, normalement bon. L’idée, par exemple, d’étrangler un chat pour le plaisir me répugnai
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
40 vous alliez le dire — aux surréalistes ?   Si le mal du siècle consistait véritablement dans ces quelques effets, nous don
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
41 ingratitude salutaire, c’est refus de limiter le mal. Je vous vois envahi par des démons que vous prétendez m’interdire de
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
42s. Aucun remord non plus d’avoir troublé quelques bonnes petites somnolences par des cris intempestifs. Il y a des gens qui n’
23 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
43tout cela chanté dans une langue que je comprends mal. Je me penche vers un voisin pour lui demander je ne sais plus quoi.
24 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
44ent il se prend en pitié. Ces séances lui font du mal, l’énervent, mais l’aveu qu’il en consent l’attache plus secrètement
45nt dans sa nuit. Je saute quelques délires et pas mal de superstitions. Enfin cette expérience folle le mène à une découver
46venture qui en a bien d’autres, d’aspects. Il est bon que le lecteur dérisoirement troublé par la crainte de n’avoir pas sa
25 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
47ent que le « service dans le temple » s’accommode mal de tant de gesticulations, de gros mots et de discours en très beau s
26 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
48nde et constante ambition a été de construire une bonne machine routière. » Les étapes de sa jeunesse sont : la construction
49é l’œuvre de la Création », comme dit Ferrero. Le bon peuple s’extasie. Il ne peut voir la duperie : ce jeu du chat et de l
27 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
50e de Rimbaud — est une de ces évidences qu’il est bon de proposer à la réflexion de notre temps, ne fût-ce que pour faite h
28 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
51e qui paraît anarchique dans un monde où tout est bon à quelque chose, où rien plus n’est tenu pour vrai que relativement à
29 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
52rire par la clientèle des librairies romandes, en mal de cadeaux de Noël ou de première communion. Parmi les compatriotes d
30 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
53’une solution fort simple qui d’ailleurs était la bonne, car le grand Remède, c’est un Simple. Des hurlements de rage ne tard
31 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
54is deux quatre, c’est stérile, mais ça ne fait de mal à personne, et de plus, toutes choses égales d’ailleurs, dans un cert
32 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
55is sortis de l’école. Rien ne ressemble plus à un bon élève qu’un instituteur : de l’un à l’autre, il n’y a pas de solution
56jaune.) Je n’ai ni le droit ni l’envie de dire du mal des petits-bourgeois. Ils sont au moins aussi sympathiques que n’impo
33 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
57nstrument le plus parfait s’appelle le manuel. Un bon manuel est un résumé clair et portatif des résultats actuels d’une sc
58icats par les plus vulgaires ? 3.g. L’idéal du bon élève Le bon sens voudrait que le bon élève soit celui qui sait ut
59idéal du bon élève Le bon sens voudrait que le bon élève soit celui qui sait utiliser pour son profit humain la petite s
60t de poche, ni plus ni moins). Ou encore : que le bon élève soit celui qui supporte le mieux le traitement scolaire ; celui
61ue je ne puis m’empêcher de trouver suspecte. Le bon élève est celui qui a de bons points. Or les bons points vont aux par
62rouver suspecte. Le bon élève est celui qui a de bons points. Or les bons points vont aux parfaits imitateurs. Oyez-moi tou
63 bon élève est celui qui a de bons points. Or les bons points vont aux parfaits imitateurs. Oyez-moi tous ces petits phonogr
64e de ceux qui voient avec leurs yeux d’élèves. Le bon élève est aussi l’élève discipliné. L’école veut que partout la valeu
65. Tous ceux qui ont eu l’occasion de comparer les bons élèves de diverses classes d’un collège ont été frappés de constater
34 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
66comme ils disent avec une satisfaction sordide et mal dissimulée. Certes je ne prétends pas que les créateurs de l’instruct
67’aime bien les tremblements de terre, vous tombez mal. J’appartiens à cette espèce de gens qui font confiance à leur sensib
35 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
68ait de farces, vous allez feindre de trouver bien bonne celle-ci : je prétends que l’instruction publique est une puissance c
69oujours assez pour allumer des feux de joie, etc. Bon. Supposons tout cela fait. Respirons. Mais déjà vous m’attendez à ce
36 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
70s étouffer. Cependant, je ne crois pas qu’il soit bon que tous progressent de la même manière. Dans un système de culture s
71eurs pour gibier de potence. Ils font beaucoup de mal, mais ils sont les premières victimes d’un système qu’ils propagent e
37 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
72re, etc.) Actuellement, Nietzsche est encore très mal compris. 6. Il s’agit ici de la critique d’un certain état d’esprit
73de questions qui dépassent un certain plan. C’est mal vu. » Ou si on les pose, ajouterai-je, c’est pour les résoudre aussit
38 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
74e essayer, au hasard, des incantations tout juste bonnes à évoquer la basse pègre du monde spirituel. Ce n’est pas en détraqua
39 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
75 fatale, où se mêle, selon l’auteur un peu ou pas mal de littérature. Et c’est à un tel amour qu’on va demander sa revanche
40 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
76tales plus que documentaires, peut-être serait-il bon que je parsème ce texte de quelques noms impossibles et de beaucoup d
77et la basilique sur son rocher. Fraîches, sentant bon, avec des livres sur des divans aux riches couleurs, des boissons pré
41 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
78 un lyrisme distingué ? Il faut choisir entre les bonnes manières et les belles manières. Et quant à ceux qui n’ont pas le pou
79oût d’en bien parler. Les Suisses aiment avec une bonne ou une mauvaise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent ê
80douter de la vie, comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’
81a Réalité. Entre « déjà plus » et « pas encore »… Bon point de vue pour déconsidérer nos raisons de vivre. La maladie aussi
42 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
82ont renié. Mais pourquoi tant et toujours plus de mal à prouver la liberté humaine ? C’est que l’on s’est trop bien assimil
83de confection voici le Citoyen du Monde, voici le Bon Européen, voici l’Américain à rendement maximum. Et comptez que l’on
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
84le plus bel âge de la vie… — Où était placé notre mal ? dans quelle partie de notre vie. Voici ce que nous savons : les hom
85sme, plus-value. — Qui donc nous aurait révélé de bonnes raisons brutales, de bonnes raisons humaines, de nous intéresser à l’
86nous aurait révélé de bonnes raisons brutales, de bonnes raisons humaines, de nous intéresser à l’Asie : les grèves à Bombay,
87i le nœud de divergence entre eux et nous — si le mal est si grand qu’ils le montrent — et il l’est — aucun bouleversement
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
88rs la beauté de nouvelles routes. On nous connaît mal. Derrière le mur de notre maison on nous croyait peut-être enfermés d
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
89ien du prophète oriental contre lequel des Massis mal informés nous mettaient naguère en garde. Keyserling voit la cause du
90 la pauvreté est considérée de nos jours comme un mal absolu et honteux. C’est ainsi encore que l’idéal chrétien de l’amour
46 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
91raliste s’arroge le pouvoir de séparer le bien du mal parmi les actions d’autrui qu’il estime connaître. Simplement, il enr
92ous. Naturellement, nous nous sommes montrés très bons à son égard… » L’on conçoit que Blanche malheureuse, isolée, cherchan
93la — bonheur ou catastrophe — non parce que c’est mal ou bien, mais en vertu d’une loi organique, inéluctable, amorale, tou
47 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
94i l’on ose dire, — où il fait vivre d’imaginaires bons sauvages. Et pour la grande majorité de ceux qui, après lui, feront i
48 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
95r il professe avec fanatisme la non-résistance au mal. Bientôt il prend figure de saint parmi le peuple qui le respecte, l’
96il se peint, aux prises avec toutes les formes du mal, jamais vous ne surprendrez dans ses yeux rien du moralisme glacial d
49 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
97littérature. L’ouverture s’est faite, mais non du bon côté ; l’âme, que tourmente un suprême besoin d’épanchement, s’est dé
98besoin d’épanchement, s’est déversée, mais elle a mal choisi son confident : elle ne trouve aucune paix dans une intimité p
50 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
99e — se mesure au pouvoir d’incarner sa vérité, le mal du siècle c’est l’impuissance. La proie de désirs divergents qui pren
100indiscret nous vaut une description inégalable du mal du siècle. Ici le mépris ne porte aucune atteinte à la perspicacité p
51 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
101 voltairien, l’élégance trop rapide. Il n’est pas bon qu’un conteur laisse voir la moindre ironie vis-à-vis de ses personna
52 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
102ez nous. Laissons les Américains. Ils réussissent mal à nos satiristes. M. Hermann-Paul en les peignant « chez nous » — d’a
53 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
103protestants par tradition », pourtant cache assez mal la faiblesse d’un compromis foncier. Le fort est celui qui refuse la
104forme, besoin minoritaire de trouver des alliés à bon compte sur un terrain où la compromission semblait pratiquement accep
105e la nature humaine, qui, selon cette vue, serait bonne, ou du moins meilleure, si on la « préservait » du mal. Ainsi Roussea
106ou du moins meilleure, si on la « préservait » du mal. Ainsi Rousseau le libertaire doit et peut être moraliste, tandis que
54 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
107à « réaliser » dans nos actions ce que Dieu jugea bon de nous révéler dans l’Évangile. Et en présence de l’intempérance de
55 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
108ur des hommes. Ce n’est pas une férule : c’est un bon outil qu’il nous faut. Ce n’est pas son pessimisme que je reproche à
109, parce qu’elles sont trop gênantes. Le livre est mal composé. Ses phrases courtes se pressent en paragraphes hachés, sur u
56 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
110des sacrifices humains. Le dieu-nation respire la bonne odeur d’onze millions de morts sacrifiés en quatre ans à sa gloire. M
111tait à dire : comme elles sont bien peintes ! (ou mal). — Pauvre type ! Peut-être aurai-je pourtant la force d’avoir pitié
57 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
112e accablante simplicité. Me tromperais-je ? Ai-je mal su lire tant de brillants essais sur le monde actuel et futur ? Est-c
113cines, fortement : mais il a vu qu’elles tenaient bon, qu’elles tenaient trop de terre embrassée et par elle tout un pays e
114aits forcenés, de ces ricanements d’intellectuels mal guéris. Certes Ramuz attend beaucoup du peuple russe, de « cette imme
115 Où tendent nos métaphysiques et nos philosophies mal embrayées ?… Nous voici ramenés aux questions simples, et réputées gr
58 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
116ans la divergence des réalisations littéraires. « Bon esprit, prends garde ! Pas de partis de salut violents. Exerce-toi ».
117urs. Ce critère du salut, cette transcendance, en bonne dialectique autoriserait à des jugements de valeurs humaines. Mais il
59 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
118 d’un classicisme nettement pessimiste, s’accorde mal avec l’impénitente foi dans le genre humain que M. Duhamel ne cesse d
60 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
119écrits de notre temps il est question de bien, de mal, de vice et de vertu, de péché même, parfois, quels sont les écrivain
120 ou n’ose plus définir et assumer son bien ni son mal, — et sans cesse il en parle, car la Société vit sous le règne des ju
121. Mais d’autre part, peut-on parler réellement du mal, quand presque plus personne n’y croit avec sérieux, ni à l’enfer ? Q
122 espèce de « dialectique » formelle du bien et du mal qu’il publie en marge de son œuvre romanesque. Un Kierkegaard critiqu
123 se place dans ces marches extrêmes du bien et du mal où l’apologie de l’un équivaut presque à celle de l’autre. C’est là q
124e, mais que dans chaque instant de l’existence le mal et le bien conservent toutes leurs chances d’être préférés, et toutes
125té toujours plus folle dans le bien comme dans le mal. « Je mettrais volontiers dans le même sac honnêtes et malhonnêtes ge
126st qu’ils supposent l’existence d’un bien et d’un mal concrets dont les Binche ou M. Godeau ou plus récemment les héros de
127complexités. Il s’agit, on le sait, du bien et du mal selon l’Église. Mais l’émouvante et ironique dialectique de Jouhandea
128 ? La dialectique paulinienne postule que bien et mal appartiennent au règne de la loi (de la morale). Et c’est la foi qui
129eloppe tout ensemble les catégories du bien et du mal : le péché. Le contraire d’un péché, c’est-à-dire ce qui le supprime,
130ien vulgaire des moralistes, Jouhandeau oppose le mal ; à celui-ci le Bien ; d’où naissent le désir et la nécessité du Mal
131 Bien ; d’où naissent le désir et la nécessité du Mal absolu ; sur quoi il reste béant. Mais la réalité de la foi est inver
132 réalité de la foi est inverse. Elle fait voir le mal comme donnée immédiate ; puis le bien ; puis le péché et le pardon. E
133déjà dans l’œil qui sait voir le péché au sein du mal et du bien à la fois. « Mal » ou « péché » — le débat se ramène sur c
134r le péché au sein du mal et du bien à la fois. « Mal » ou « péché » — le débat se ramène sur cette page, à une question de
61 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
135 pour autre chose, dans une société organisée (et mal) contre les « risques-vie », livrée aux basses rigueurs d’un cadre po
136son » déjà qui se trouvait à l’origine de tout le mal ?   Telles sont les composantes de notre situation. Nous sommes là :
137en voie de réalisation en URSS, la seconde encore mal dégagée de sa période de gestation doctrinale. Tout le monde sait ce
62 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
138 ce monde condamné tient encore debout, il serait bon d’examiner rapidement les principes qui lui permirent de durer malgré
139 sinon concertée, de la bâtisse, et seront encore bons pour construire, si demain nous laisse construire autre chose que des
63 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
140t encore moins celui du xixe , resté celui de nos bons maîtres. Il ne s’agit non plus d’un humanisme qui dresserait l’homme
64 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
141 vous n’avez jamais cherché ce que doit être le « bon » temps, ni si les tempêtes sont « belles ». C’est pourquoi vous pens
65 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
142 plans, celui de la guerre y compris. Mais il est bon de préciser, fût-ce à l’aide d’un seul exemple. L’Allemand, dit-on, e
66 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
143tout cela chanté dans une langue que je comprends mal. Je me penche vers un voisin pour lui demander je ne sais plus quoi.
67 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
144Richard Strauss a levé la tête, il reçoit sur son bon visage où cette rosée divine fait perler une larme, la bénédiction de
145. — « Comme elle est laide, mais une voix à faire mal de bonheur, mais laide !… ah ! magnifique ! » dit quelqu’un près de m
68 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
146tales plus que documentaires, peut-être serait-il bon que je parsème ce texte de quelques noms impossibles et de beaucoup d
147et la Basilique sur son rocher. Fraîches, sentant bon, avec des livres sur des divans aux riches couleurs, des boissons pré
148 un lyrisme distingué ? Il faut choisir entre les bonnes manières et les belles manières. Et quant à ceux qui n’ont pas le pou
149ar goût du bavardage. Les Suisses aiment avec une bonne ou une mauvaise conscience. À Vienne on voit des couples qui savent ê
150douter de la vie, comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’
151a Réalité. Entre « déjà plus » et « pas encore »… Bon point de vue pour déconsidérer nos raisons de vivre. La maladie aussi
69 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
152ur connaît Hölderlin ? questionne-t-il, méfiant — bon, bon, parce qu’il y en a qui viennent, n’est-ce pas, ils ne savent pa
153nnaît Hölderlin ? questionne-t-il, méfiant — bon, bon, parce qu’il y en a qui viennent, n’est-ce pas, ils ne savent pas tro
154que tout cela existe dans le même monde ? (Il est bon de poser parfois de ces grandes questions naïves.) Lui aussi a vécu d
155malsain ce genre de tentatives : cela ne peut que mal finir. Ceux du bon sens hochent la tête et citent la phrase la plus m
156emps même qu’il nous entrouvre le ciel, qu’il est bon qu’il y ait la terre… Mais que cette musique vulgaire, par quel hasar
70 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
157mait le train, est-ce qu’ils font encore vraiment mal ? 24 avril 1929 Les habitants de la maison me paraissent peu no
158il eût fallu vivre tout entière et qui n’est plus bonne qu’à dormir… Alors j’ai eu ce regard étrangement oblique, glissé comm
159e, et qui m’attend peut-être, derrière ses volets mal clos… 20 juin 1929 Hier, au moment de me quitter après une prom
160uillet 1929 Le père Reinecke me félicite de ma bonne mine, résultat selon lui de l’excellente cuisine que nous sert la Gnä
161a Gnädige. Je n’aurais plus l’air citadin. Allons bon, félicitons l’hôtesse. Au reste il s’agit bel et bien d’une question
162et traînants. Le beau temps n’est pas toujours le bon, si l’expression veut qu’il figure le contraire du « mauvais ». Les j
163stilité, comment accueillir avec un cœur viril et bon le spectacle de ces corps amaigris, énervés ? Un cœur viril et bon co
164de ces corps amaigris, énervés ? Un cœur viril et bon comme celui d’Andersen, un tel cœur ne se fermerait pas devant la hai
165oucement… La fumée des cigares lui fait peut-être mal au cœur, et aussi la curiosité sournoise des ouvriers, des deux femme
166e et oppressant ; et cette fumée et cette fatigue mal lavée — et cette robe verte seule pure — et oh ! la pauvre interrogat
71 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
167urprendre les chevreuils et repérer les « bocks » mal encornés. Le fusil déposé sur nos genoux, par habitude, ce sera pour
168 l’approbation que je pourrais leur en témoigner. Bon pour les gens des villes, toujours inquiets, toujours doutant de leur
72 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
169 Sapin Vert. Ô glossolalies amoureuses, ô sirènes mal défendues, parmi les entreprises des fantômes… Enfin, un Étranger rac
73 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
170pour la rendormir, mais en vain : elle s’est fait mal, et la douleur tient réveillé. On a essayé de nous faire croire que c
171ue les hommes auraient eu le tort, simplement, de mal utiliser, de négliger. Il n’y a pas, en vérité, de « forces chrétienn
172roduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse, et que nous pourrions, par exem
74 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
173 nom du « temps vuide » et c’est chômage. Tout le mal est venu d’une séparation, d’une disjonction. Ou plutôt, car les chos
174ujours plus complexes que nos sommations, tout le mal moderne est symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir,
175ît maintenant évidente : remontant à la racine du mal, nous réduirons d’abord l’erreur cartésianiste11, la séparation de la
75 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
176e commencement de la fin, c’était se préparer à « mal finir ». Est-ce le cinéma qui a changé tout cela ? L’explication tent
76 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
177t à personne. Bien souvent, parmi nous, on répond mal aux questions parce qu’on se borne à répondre à leurs mots, alors qu’
178par ces mots. Mais, bien souvent aussi, on répond mal parce qu’on prend au sérieux des fumistes. Nous appelons fumistes ces
179versel fournissant la mesure exacte du bien et du mal en toute chose. La révélation qu’ils ont reçue et qu’ils reçoivent es
180ante ? Oui, pour ceux qui cherchent des espoirs à bon compte, hors de la réalité certainement désespérante. Mais il y a la
181mes. Nous ne pouvons qu’aggraver à vos yeux votre mal. Nous ne pouvons rien vous apporter d’autre que l’injonction de prend
77 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
182 d’un Gombaud. Et je cite au hasard d’une mémoire mal informée. Et je ne dis rien de la dialectique de Polyeucte… 2° La vis
78 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
183nfidence encore contrainte : « Ah ! comme je suis mal fait pour ma part, si j’ose ainsi parler de moi, mais je ne parle pas
184 parle pas que de moi, parce que nous sommes tous mal faits. » On n’attendait pas de Ramuz un examen de conscience. S’il s’
79 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
185ut cela est propre. Le jeune Kolka, prolétaire de bonne souche, part pour la Construction où il ne tarde pas à se distinguer
80 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
186rlant des autres ou parlant en général : ceci est bon, moral, cela est mauvais, immoral, — porte un jugement d’humaniste, m
187fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Humaniste encore, l’homme pieux qui prie pour demander à Dieu des « 
81 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
188lons-nous tirer, mes amis, sinon la négation d’un mal, et ce n’est pas encore le bien sauveur ! Voici notre erreur perpétue
189 tant de peine à définir et nommer clairement les maux dont nous souffrons, et le bien qui nous les révèle. En vérité, nous
190ouches. Certes, il faut commencer par dénoncer le mal. Mais que l’on sache d’abord au nom de quoi l’on parle ! Et qu’on le
191u’à « bien » dire, — et c’est pourquoi elle parle mal. Or ceux qui l’ont attaquée jusqu’ici n’ont rien fait d’autre, ou n’o
192oit que l’on se découvre légalement grugé, il est bon de sentir qu’au-dessus de cette vie plane une loi meilleure, un espri
193apport à leurs fins. Elle dit : c’est bien écrit, mal composé, intéressant ; elle dose des influences, elle prévoit des suc
194nt nous, d’une faim trop facile à tromper. Il est bon, il est nécessaire que la littérature enseigne le public. Encore faut
195a culture, tout d’abord. Nos romanciers sont très mal cultivés. Ils influencent leurs lecteurs au hasard, aux hasards des p
82 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
196doise, qui a eu des malheurs, qui les conte assez mal — Giono s’en mêle trop — et qui a cherché à s’en tirer par ses moyens
197côté de moi. Ils m’ont dit : — Fais voir où tu as mal, petite fille. — Puis ils m’ont dit : — Je m’appelle Whitman. Je m’ap
198issotière, ha ! ha ! ha ! Ça me rappelle une bien bonne histoire, vous devriez lire ça, Clochemerle que ça s’appelle, je ne s
199essé de leur donner à bon marché. Ils s’expriment mal, ils trahissent leur pensée, leurs désirs, ils n’osent pas dire, ils
83 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
200ux définitions. Les philosophes se résignent très mal à cette limitation de leur pouvoir : il nous faut pourtant bien admet
201e spiritualisme : c’est qu’il nous a fait plus de mal, et que l’erreur matérialiste est bâtarde de ses excès. Ceci pourtant
202en séparant le corps et l’âme : c’est qu’il les a mal distingués. Du point de vue de la personne, le corps et l’âme sont de
84 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
203e « élite » bourgeoise en faillite ? Comptabilité bonne peut-être pour l’historien de la littérature. Nous n’avons pas le cœu
204 Schelling dont, par ailleurs, Breton dit tant de mal (Introduction aux contes d’Arnim). Mais pourquoi nous glisser ce vieu
205 ses périodes font la roue. Mais il se débrouille mal avec des données scientifiques ; sa syntaxe s’embarrasse et s’alourdi
85 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
206t siècle, contient peut-être le secret de tout le mal dont nous souffrons. Il suffit, pour le faire apparaître, de poser ce
207re qu’en cette année 1934, l’homme se défend très mal. Et comment se défendrait-il quand il adore tout ce qui veut sa perte
208tre dans l’esprit de quelques-uns. Je sais que le bon ton, dans certains milieux bien-pensants, veut qu’on dénonce le règne
209îmes, tôt après la guerre, reparaître le fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec angoisse qu’elle n’avait plu
210al… Jésus lui répondit par une parabole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute
211aincre les destins du siècle, lui seul atteint le mal à sa racine, qui est en nous, qui est au fond de notre désespoir. Les
86 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
212 contraire la façon la plus sage de supporter les maux de ce bas monde tel qu’il est ! L’Église, par la voix de ses évêques,
213mauté de l’acte spirituel : Kierkegaard. Le grand mal de l’époque, et la terreur que commencent d’y semer nos faux-dieux, o
214dicateur Général de la Cour, le favori élu par la bonne société ; il paraît devant une assemblée choisie d’élus, et prêche av
215re faire ce qu’on veut, que ce soit le bien ou le mal, une seule condition leur importe : qu’ils soient toujours comme tous
87 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
216e l’Homme — peut être caractérisé dans ses effets bons et mauvais par le mot de séparation. D’une part, il constitue le ress
217atérialisme sans âme. ⁂ À ce degré d’évolution du mal, la conscience du danger s’obscurcit. Une espèce d’indifférence monst
218qui ne peut plus rien faire ici-bas d’utile et de bon pour autrui ni pour soi ». Enfin, il précise qu’on y atteint le mieux
88 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
219e confronter la doctrine chrétienne telle que les bons docteurs de la Réforme nous l’enseignent, avec l’ensemble vague et co
89 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
220le, se devaient en conséquence de finir carrément mal ? Non, car le christianisme se passe dans cette vie ou bien n’est pas
221sur ces vies douloureuses, banales ou touchantes, mal engagées ou menacées, harmonieuses ou durement rabrouées par le sort,
90 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
222un esthète. Comme Nietzsche, avec lequel il a pas mal de traits communs, Kierkegaard nous laisse un ouvrage d’autocritique2
91 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
223ciers français contemporains. Vous y trouverez un bon quart de protestants, c’est-à-dire dix fois plus que vous n’en attend
224as Hardy, par exemple, se devaient de finir aussi mal que possible ? Non, car le christianisme se passe dans cette vie ou b
225sur ces vies douloureuses, banales ou touchantes, mal engagées ou menacées, harmonieuses ou durement rabrouées par le sort,
92 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
226’État. D’autre part, tout ce qui fut entrepris de bon, sous Henri IV, dans le domaine de la politique européenne, fut l’œuv
227 l’humanité est la propre affection des François… Bon Dieu ! parmi quels tigres vivons-nous… qu’une cour de Parlement se li
93 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
228on hésite à le suivre, — et que peut-être il sert mal sa pensée. Car cette définition ne vaut, précisément, que pour la foi
94 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
229ompre avec des confusions qui sont peut-être d’un bon rendement électoral, mais qui empêtrent tout élan vers un ordre vraim
95 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
230t tenté de dire : d’une action, si le mot n’était mal entendu de la plupart de nos contemporains. « L’action », Dandieu ne
96 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
231e que soit par ailleurs l’utilité de sa démarche. Bon gré, mal gré, tout ce que l’on écrit contribue en quelque façon au bi
232t par ailleurs l’utilité de sa démarche. Bon gré, mal gré, tout ce que l’on écrit contribue en quelque façon au bien ou au
233on écrit contribue en quelque façon au bien ou au mal de beaucoup. Lorsque l’intelligence, dégoûtée, déserte le Forum, c’es
97 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
234llusion ni romantisme. L’enjeu d’une partie aussi mal engagée que celle que doit jouer notre génération, n’est pas de ceux
235e ceux dont on puisse parler avec une légèreté de bon aloi. Je ne m’excuse pas du sérieux peut-être pesant des considératio
98 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
236 s’ils étaient anges, et agissent comme bêtes. Le mal qui est dans l’action n’a pas d’autres racines que le mal qui est dan
237est dans l’action n’a pas d’autres racines que le mal qui est dans la pensée. Politiciens ou clercs, ils oublient ce qu’est
238 n’est pas conduit par des raisons, plus ou moins bonnes, mais par des folies qualifiées, adorées comme telles par les masses
239andale. Les groupes qui le défendent sont petits, mal connus. On les accuse d’utopie. Ils tablent, en effet, sur la chance
240ffisante netteté, c’est que l’un des prodromes du mal dont la crise finale s’appelle dictature, réside dans notre culte du
99 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
241 et combine ; cesse de croire, par exemple, qu’un bon agent électoral est un homme qui connaît les hommes ; cesse de s’en l
242tions du spectacle qu’ils offrent, à ce ballet si mal réglé que dansent les droites et les gauches. Changeons de plan ! Rep
100 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
243destin et siècle, contient peut-être le secret du mal dont nous souffrons. Il suffit, pour le faire apparaître, de poser ce
244re qu’en cette année 1934, l’homme se défend très mal. Et comment se défendrait-il, quand il adore tout ce qui veut sa pert
245tre dans l’esprit de quelques-uns. Je sais que le bon ton, dans certains milieux bien-pensants, veut qu’on dénonce le règne
246îmes, tôt après la guerre, reparaître le fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec angoisse qu’elle n’avait plu
247al… Jésus lui répondit par une parabole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute
248aincre les destins du siècle, lui seul atteint le mal à sa racine, qui est en nous, qui est au fond de notre désespoir. Les