1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1i passe devant la statue d’Eberhard le Barbu. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit ». Évidemmen
2t faire l’ange… » a autorisé des générations de « bourgeois cultivés » à faire la bête dès qu’il s’agit de l’âme. Dans la bouche
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
3e choc fatal pour tant d’autres du guerrier et du bourgeois. Dernièrement, il abandonna le stade et rentra dans le monde où nous
3 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
4squent de s’établir autour d’eux des mœurs un peu bourgeoises dont je ne vais pas faire le procès, mais qui expliquent, me semble-t
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
5 le détail dégoûtant et mesquin de certain milieu bourgeois, et l’on voit bien que l’auteur n’est pas encore détaché de la matièr
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
6 brève vue verticale donne la clé… Un enterrement bourgeois, mais le corbillard est traîné par un dromadaire, d’ailleurs dételé.
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
7ante des paresses accumulées de tous les cerveaux bourgeois incapables de concevoir un monde sans vieilles filles, sans capitalis
7 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
8ieurs incidents éveillent les soupçons du « petit bourgeois » qu’il a choisi comme public, et brusquement le mot éclate : menteur
8 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
9qu’il s’égare parfois dans les maisons des grands bourgeois, où tout, soudain, devient plus terne. Mais bien vite un intermède bo
9 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
10d’esprit le plus naturel. Mais de quoi vivent ces bourgeois aimables et insipides, qui passent des après-midi entières devant les
10 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
11ns une ballade fameuse « Que voulez-vous, je suis bourgeois ! », l’on peut se permettre quelques malices, quelques jeux d’esprit
12n tenter au-delà ». C’est le comble de l’économie bourgeoise que cette administration exacte d’un petit capital. Le contraire de l
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
13cipes mêmes de l’École, et attire-t-il les petits bourgeois comme le portrait de Numa Droz attirait les mouches ? (Le verre en ét
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
14ceux qui subordonnent la vérité à la tranquillité bourgeoise. Je tiens le « gain de paix » pour illusoire : il consiste à repousse
15avec acharnement à son commun dénominateur 4. Nos bourgeois assistent sans honte à ce crime quotidien, et se félicitent du régime
16cela qui deviendra plus tard socialisme ou morgue bourgeoise, esprit de parti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’espri
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
17out de la nervosité, de petites douleurs de jeune bourgeois. Essayez de venir me dire ça chez moi, n’est-ce pas, mes agneaux. C’e
18mesure où je participais de l’écoeurant optimisme bourgeois que je m’accommodais d’un régime nocif pour tout ce qu’il y a d’authe
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
19ation qui, après tant de sarcasmes contre l’enfer bourgeois, n’a trouvé d’autre salut que l’abandon à quelques obsessions sexuell
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
20ntant les armes. À ce salut, les quelques députés bourgeois en redingote ne répondent que du bout des doigts, crainte, sans doute
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
21 d’un Goethe, bien superficiellement qualifiée de bourgeoise, est en réalité la garantie spirituelle qui lui permet de « s’élever
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
22sie ne s’y est pas encore répandue. Il y a peu de bourgeois en Hongrie. Il y a de petits nobles déclassés, des juifs, des paysans
23de grands nobles, et des tziganes. D’ailleurs, le bourgeois supporterait difficilement l’ampleur qu’ont ici toutes choses, cette
24baigneuses ; quais de Balaton-Füred aux élégances bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du s
18 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
25ion n’en soit toute relative aux modes de « vie » bourgeois ; et puis la, comédie n’est pas mon fort, même la triste. Je n’aime p
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
26s ne marchent plus. La faute en est à l’idéologie bourgeoise du xixe siècle qui consiste dans une large mesure à éviter d’appeler
27 nettement que son Esprit est un produit purement bourgeois, enfant du loisir économique, il lui faudra se réfugier dans la sphèr
20 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
28l semble que M. Paul s’adresse exclusivement à ce bourgeois au faciès atroce que M. Abel Faivre nous montre, chaque semaine, non
21 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
29 enrobés de crasse hypocrisie par la bureaucratie bourgeoise et militaire qu’ils engendrèrent légitimement. Il fallait voir commen
30 en vérité de conscience de classe, de conscience bourgeoise. Mais qu’elle se mêle un jour de s’affirmer par une personnalité, et
31rée de la paix ». Anti-personnalisme de l’éthique bourgeoise. 3° Les actes politiques déduits par accident des principes fondament
32 actuelle et les fins que lui assigne l’« ordre » bourgeois. Une manifestation comme celle de la rue du Cherche-Midi présente cet
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
33i, dans notre éthique, s’inspire d’un conformisme bourgeois plutôt que de l’héroïsme chrétien ? En particulier, sommes-nous toujo
34it curieusement certaine notion de « correction » bourgeoise. Nullement chrétienne d’ailleurs, puisqu’elle récusait à la fois la c
35ce, c’est-à-dire la police des mœurs, l’éducation bourgeoise et ces blasphématoires « hygiènes de l’esprit » dont les ravages ne p
23 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
36tiens, en tant que chrétiens, non pas en tant que bourgeois, s’ils le sont, ont des raisons réelles et valables de récuser une pe
37 38, s’oppose d’emblée aux thèses des économistes bourgeois ou marxistes, pour lesquels la crise est dans les institutions. Il pa
38le de la Sorbonne, cette pensée fabriquée par des bourgeois, pour des bourgeois, destinée à défendre et illustrer la notion bourg
39ette pensée fabriquée par des bourgeois, pour des bourgeois, destinée à défendre et illustrer la notion bourgeoise de la vie, et
40geois, destinée à défendre et illustrer la notion bourgeoise de la vie, et payée — en la personne de ses grands maîtres — par l’Ét
41en la personne de ses grands maîtres — par l’État bourgeois. Les Chiens de garde 39, tel est le titre de son pamphlet — ce sont l
42zan demande inlassablement ce que les philosophes bourgeois font et comptent faire pour les hommes. Très bien. Nous le demandons
43a réelle humanité. C’est, pour M. Brunschvicg, le bourgeois. C’est le prolétaire pour Marx. Il s’en faut de beaucoup que la notio
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
44écrivain plus naturellement libéré de l’idéologie bourgeoise, que Ramuz. Sa conception tragique du sort de l’homme suffirait à l’a
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
45exemple de cette vie. Ceux qui traitent Goethe de bourgeois ne prouvent rien de plus que leur propre rationalisme, sans tension n
46iographes. On a souvent rappelé l’amitié du jeune bourgeois de Francfort et de la sage et très fervente Mlle de Klettenberg. Mais
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
47s de ce nom ? Serait-ce que la mauvaise humeur du bourgeois dérangé agissant comme dérivatif, assure son conformisme foncier ? Fa
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
48âme même. On nous donne à choisir entre un régime bourgeois odieux, raté, dont nous mourrons, — et d’autre part une espérance, un
49 une duperie manifeste. Je les entends menacer le bourgeois : mais je ne vois pas en quoi la tyrannie du matériel qu’ils prônent
50du pain, et croient ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de nos doctrines anti-bourgeoises. Mais ils
51c.), condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes policières grâce auxquelles
28 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
52 règne au cœur du monde moderne, et la « pensée » bourgeoise a réussi ce tour pendable de la faire passer pour le bon sens même. L
53irconstances qui la molestent durement : l’espèce bourgeois cultivé que sa culture dispense de penser. En vérité, ces gens-là n’o
54 au social, si l’on accepte l’héroïsme. Un siècle bourgeois comme fut le dernier, n’osait imaginer de « réalisation » que sociale
55héros est toujours seul. Par définition. Quant au bourgeois seul, cela ne se peut concevoir, n’a jamais existé5. Le bourgeois n’é
56cela ne se peut concevoir, n’a jamais existé5. Le bourgeois n’étant donc jamais un héros, n’entreprendra jamais la « réalisation 
29 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
57saurait être conçu à la manière des intellectuels bourgeois, dans l’abstrait, c’est-à-dire comme un système intéressant, abstract
58vous faites. » Alors que la formule d’une éthique bourgeoise est au contraire : « Faites comme tout-le-monde, et pensez ce que vou
30 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
59de vergers — c’est la Souabe, la Thuringe, la vie bourgeoise sans avarice ; — puis le contraste d’un massif central de sapins et d
60in que le mot démesure désigne dans l’esprit d’un bourgeois cartésien quelque chose dont il convient de se gausser sans examen. M
31 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
61ntant les armes. À ce salut, les quelques députés bourgeois en redingote ne répondent que du bout des doigts, crainte, sans doute
62sie ne s’y est pas encore répandue. Il y a peu de bourgeois en Hongrie. Il y a de petits nobles déclassés, des juifs, des paysans
63de grands nobles, et des tziganes. D’ailleurs, le bourgeois supporterait difficilement l’ampleur qu’ont ici toutes choses, cette
64baigneuses ; quais de Balaton-Füred aux élégances bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du s
32 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
65le pont devant la statue d’Eberhard-en-Barbe. Des bourgeois se rient contre par-dessus leurs chopes. « Gemütlichkeit. » Évidemmen
66eut faire l’ange… » a autorisé des générations de bourgeois cultivés à faire la bête dès qu’il s’agit de l’âme. Dans la bouche de
33 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
67 par une apparente contradiction, la mentalité du bourgeois de ce pays est puissamment réaliste. J’en trouve des marques bien cur
68ropos du temps ou des affaires locales ; mais les bourgeois de Meister parlent exactement comme mes hôtes, avec les mêmes tours f
69. De là peut-être cette dignité conférée à la vie bourgeoise, qui fait un peu sourire, et qui est si réconfortante. juin 1929
34 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
70réellement que ne le fait l’éducation libérale et bourgeoise. Ici le risque et la violence physiques jouent dans la vie de chaque
71juger la noblesse terrienne. Dire que ce sont ces bourgeois-là, bassement incapables de brutalité ou d’orgueil physiques, en reva
72de la considération. Et tout le reste de l’Europe bourgeoise fait nouveau riche, en regard de cette seule classe qui ne doit rien
73 coupées de tous liens politiques avec une Europe bourgeoise, résignée à laisser ce monde aux Juifs, puisque tout est perdu, mais
35 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
74ion n’en soit toute relative aux modes de « vie » bourgeois ; et puis, la comédie n’est pas mon fort, même la triste. Je n’aime p
36 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
75 prétendent certains écrivains marxisants, que le bourgeois protestant soit actuellement le type même du capitaliste conservateur
76onner un remarquable fascicule intitulé la Fin du bourgeois, au sommaire duquel figurent entre autres les noms de Eugen Rosenstoc
37 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
77té du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous p
78rossier — « Je gagne mon bifteck » — de la morale bourgeoise, et de l’idéalisme socialiste, démocratisation du confort moyen et de
38 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
79s des fictions romanesques. Le roman est un genre bourgeois — et c’est peut-être par là qu’il plaît tant au peuple. Le bourgeois
80t peut-être par là qu’il plaît tant au peuple. Le bourgeois qui rentre chez lui après 8 heures de bureau demande aux livres une é
81rigé, plutôt qu’ébloui. ⁂ Le roman était un genre bourgeois, en ce sens que dans le monde bourgeois, privé de risques et d’aventu
82 un genre bourgeois, en ce sens que dans le monde bourgeois, privé de risques et d’aventures réelles, il représentait une évasion
83tour du problème, plus aigu encore, de la culture bourgeoise et des valeurs révolutionnaires. (Mort de la pensée et Mort de la mor
84onnaires. (Mort de la pensée et Mort de la morale bourgeoise d’E. Berl, manifestes de groupements de jeunes tels que Esprit, Plans
39 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
85ne morale de plus ; l’athéisme conserve l’orgueil bourgeois, les religions conservent l’orgueil bigot ; « tout n’est que vanité e
86e de la personne nous oppose d’une part à l’idéal bourgeois, synthèse eudémonique à l’usage des individus égoïstes, d’autre part
40 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
87, avide de « culture ». Volodia, lui, est fils de bourgeois : taré donc, intellectuel, ratiocineur, il n’arrive pas, malgré ses p
41 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
88 revue la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans cesse l’hypo
89ourra plus être longtemps masqué par le moralisme bourgeois ou « quinquennal ». Il n’y aura jamais de liberté possible, efficace,
90est qu’il a tout infecté, ou presque. La mystique bourgeoise du travail-vertu, associée à une conception purement quantitative de
42 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
91 les possibilités de contact humain dont le monde bourgeois nous prive. Mais quoi ? les hommes qu’il faut aimer sont toujours ceu
92subtilités « dialectiques », à peine dignes d’une bourgeoise Sorbonne, devra-t-on faire appel pour nous persuader que la religion
93 libérer de leurs inéluctables conséquences. » Du bourgeois positiviste au marxiste orthodoxe, on passe sans heurt ni saut, par u
94équences pratiques de cette idéologie typiquement bourgeoise. C’est là ce qu’on appelle sa révolution ! 3° Raisons mystiques
43 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
95veulent pas pour autant renoncer à la « culture » bourgeoise ni au pavillon de banlieue. « Avec ce que je dois au proprio, je pour
96rer une révolution en louchant vers « l’aisance » bourgeoise, — on chercherait en vain quelle est la plus inactuelle : la décision
44 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
97 ressort spirituel de L’Ordre nouveau et l’esprit bourgeois ou libéral. Aucune confusion non plus, entre le spirituel chrétien et
98 libérale, ou l’intelligentsia, ou la religiosité bourgeoise, qui toutes trois reculent devant le risque personnel et la violence
45 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
99lement le Parlement actuel (depuis que les grands bourgeois qui défendaient ce qu’ils croyaient être des intérêts ont cédé la pla
46 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
100 les colonnes des magazines de gauche, pâture des bourgeois snobs. Nous avons vu ce spectacle indécent : le cadavre a mangé ses m
101 Je me propose de simplifier. Dans la littérature bourgeoise, celle qui est née avec le romantisme, il me semble qu’on peut distin
102 romanciers de la vie des classes possédantes. Le bourgeois aime leurs œuvres, parce qu’il s’y retrouve ; et le peuple les aime,
103ent des deux premières, ceux qui méprisent la vie bourgeoise, l’amour et le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance
104éprisent la vie bourgeoise, l’amour et le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion
105es valeurs anarchiques qu’ils défendent, le jeune bourgeois émancipé ne pourrait pas « vivre sa vie ». Il se sentirait prisonnier
106 tous les autres auront passé. Mais la conscience bourgeoise les ignore avec une rigueur obstinée. Nous pourrions simplifier encor
107encore et dire : il y a d’une part les moralistes bourgeois — mais personne ne croit plus à la morale bourgeoise — d’autre part l
108urgeois — mais personne ne croit plus à la morale bourgeoise — d’autre part les immoralistes, mais ils ne vont pas jusqu’au bout d
109ux. Et les critères « nouveaux » de l’immoralisme bourgeois trahissent la décadence du régime plus qu’ils n’annoncent la venue d’
110 justification ; or cette doctrine est proprement bourgeoise ; conservatrice, en fait, des valeurs établies ; liée, en fait et par
111ses conséquences pratiques, à l’établissement des bourgeois. Mais cette critique « de classe » reste encore négative. Elle se con
112t la publicité traduit les exigences d’une classe bourgeoise très capricieuse dans ses goûts, parce qu’elle est incertaine de sa m
113t faite complice. Nous avons vu déjà que le roman bourgeois servait à toutes fins capitalistes. Nous risquons de voir, avant peu,
114 d’être14. Nous sommes ici très loin de la notion bourgeoise de liberté, qui est absence d’obligations, de repères, de coordonnées
115aient égaler, et cependant ils suivent la coutume bourgeoise, qui est la négation de tous leurs idéaux. Certains verront peut-être
116arfait exemple d’un vice fondamental de la pensée bourgeoise, vice qui le lie au monde ancien et le condamne à passer avec lui : i
117aure une conscience commune. Nous voyons aussi le bourgeois s’émerveiller de ce rajeunissement. Craignons que le fascisme ne tire
47 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
118on : 1° parce qu’ils satisfont à peu de frais les bourgeois paresseux, vaguement inquiets de se tenir au courant de ce qu’ils cro
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
119é pendant plusieurs années, auprès de la critique bourgeoise, d’une attention d’autant plus sympathique qu’il criait fort et bien,
120a au compte des profits et pertes d’une « élite » bourgeoise en faillite ? Comptabilité bonne peut-être pour l’historien de la lit
49 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
121imés par une foi constructive que bien des jeunes bourgeois railleurs devraient leur envier. C’est juste. Aussi bien la question
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
122e pratiquement. Il répète avec le latin cet adage bourgeois avant la lettre : primum vivere, deinde philosophari. Cynisme ou naïv
123attaquait Nietzsche, c’est, en réalité, la morale bourgeoise. Scheler le démontre avec maîtrise dans un chapitre consacré aux vale
124que de Scheler. À l’origine de toutes les valeurs bourgeoises il n’y a pas la Loi, ni l’Évangile, il y a tout au contraire une sour
125 ressentiment, ce n’est pas le chrétien, c’est le bourgeois dont la morale usurpe l’apparence évangélique, en haine de l’Évangile
126rquer, pour finir, que cette critique de l’esprit bourgeois englobe également le socialisme humanitaire et le marxisme, qui sont,
127es aveux des tendances plus ou moins déguisées du bourgeois ? ⁂ Comme Max Scheler — au moment du moins où il écrivait L’Homme du
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
128ée de la ville, parler, rire et discuter avec des bourgeois, des jeunes filles, des balayeurs, des intellectuels, le petit peuple
52 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
129s marxistes le nient avec plus de passion que les bourgeois n’apportent à l’affirmer. D’un côté, nous voyons une foi, de l’autre,
130 défaut de sens pratique. Et que disent alors les bourgeois ? Les mêmes phrases, à peu près, mais sans y croire, ou du moins sans
131logie des sociologues, des historiens, des clercs bourgeois. Comment lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette Âme du mon
53 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
132égonfler les sentencieux ? Une impeccable dignité bourgeoise ne cesse d’inspirer les attitudes de ses héros, en dépit des carambol
54 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
133 intellectuels, hommes d’affaires, prolétaires et bourgeois. J’ai assisté cet hiver, à Paris, à l’une des rencontres du Mouvement
55 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
134 est au marxisme et au mépris de la Nature ? Mode bourgeoise, tyrannie décadente, tout occupée à calculer sa propre mort. Mais Ram
135 calculer sa propre mort. Mais Ramuz n’est pas un bourgeois. Il peut attendre : son attente est présence, et porte en soi sa just
136testent la matière comme seuls les spiritualistes bourgeois savaient la détester. (Dix ans de discussions, chez les philosophes d
137ès, l’ukase en moins, ce qui s’est passé chez les bourgeois, au sujet du mot « esprit ».) Le vrai matérialiste, c’est Ramuz. Parc
56 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
138dante. Mais elle ne l’est guère plus que celle du bourgeois attaché à son bas de laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, l
57 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
139⁂ Le banquier croit aux fatalités du Capital. Le bourgeois croit aux fatalités de l’Opinion Publique. Le communiste croit aux fa
140de pauvres êtres démoralisés par l’individualisme bourgeois et les scandales du temps, et qui ne se rallieront jamais qu’à une ré
58 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
141t pas un « changement de plan ». C’est un plan de bourgeois et même de capitalistes bourgeois. Et tel qu’il est, il ne peut about
142’est un plan de bourgeois et même de capitalistes bourgeois. Et tel qu’il est, il ne peut aboutir qu’au « fascisme ». Mais à un f
59 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
143édacteurs des Évangiles étaient-ils vraiment si « bourgeois », si prudents, si soucieux de logique, si incapables d’y atteindre,
60 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
144sme a montré à nu ces prétentions, mais les états bourgeois n’ont plus guère à lui envier qu’un degré supérieur de logique dans l
61 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
145rine et de l’action proclamée par toute la pensée bourgeoise aboutit à la conception brutale d’une politique stalinienne ou fascis
146u’une espèce de liberté sous conditions. Le clerc bourgeois, chez nous, se croit encore tranquille. On ne le laissera plus tranqu
62 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
147comme telles par les masses aussi bien que par le bourgeois. Deux cents pages de plus ou de moins n’y changeront rien, dit le bon
63 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
148imés par une foi constructive que bien des jeunes bourgeois railleurs devraient leur envier. C’est juste. Aussi bien la question
64 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
149 leur « esprit » ne soit qu’une forme de l’esprit bourgeois, une dernière survivance du spiritualisme, de la « belle âme », et, p
65 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
150la vraie nature de la société moderne. Aux grands bourgeois libéraux, philanthropes et déjà démocrates, qui croyaient sincèrement
151it inhumain. Il condamna d’abord le « spirituel » bourgeois parce que ce spirituel produisait en fait le prolétaire. Puis il affi
152n accumulant siècles sur siècles. Le matérialisme bourgeois, repris en charge par le marxisme, empêche la Révolution de s’arrache
153 du Parti14, c’est lui qui fait trembler les bons bourgeois, précisément parce que, contre lui, ils se sentent privés de défense
154e capitalisme est bien à l’origine de l’idéologie bourgeoise, on a pu montrer aussi15 qu’un fait spirituel, la Réforme, avait été
155primauté de l’économique est au fond une croyance bourgeoise, une de ces croyances jamais avouées mais réellement agissantes qui d
156is réellement agissantes qui définissent l’esprit bourgeois, et que le marxisme n’a fait que formuler brutalement et systématiser
157, valable tout au plus contre certaines critiques bourgeoises, ne suffit plus maintenant, et ceci à cause de deux faits nouveaux, q
158me a repris à son compte la critique du spirituel bourgeois. Il a su utiliser le rappel à la réalité économique proclamé par Marx
159tre qu’une réédition standardisée de « l’esprit » bourgeois — dont justement nous étions reconnaissants à Karl Marx d’avoir montr
160ges du « clerc parfait », et de l’approbation des bourgeois les plus vilipendés par le marxisme dans sa période critique virulent
161dence évoque encore autre chose que la séparation bourgeoise et rationaliste entre la pensée et l’action, l’esprit et la matière.
66 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
162u’il s’agisse de la masse, des prolétaires ou des bourgeois, la seule méthode qui réussisse est la violence. L’idéalisme et la ré
67 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
163L’abîme devient flagrant. Il serait temps que nos bourgeois vaguement chrétiens s’en rendent compte clairement. Nous avons longte
68 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
164synonyme de méchant homme, d’ennemi du peuple, de bourgeois brutal. Réaction sans doute sympathique, mais dont je crains qu’elle
165tique, d’un anti- « grand capitalisme » de petits bourgeois, bref — d’un fascisme. On dit à l’homme du peuple : tout ce que tu cr
166du fascisme n’apparaît pas à la majorité des bons bourgeois. Les fusillades, les passages à tabac et l’huile de ricin les indigne
69 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
167âme même. On nous donne à choisir entre un régime bourgeois odieux, raté, dont beaucoup meurent — et d’autre part une espérance,
168 une duperie manifeste. Je les entends menacer le bourgeois : mais je ne vois pas en quoi la tyrannie du matériel qu’ils prônent
169du pain, et croient ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de nos doctrines antibourgeoises. Mais ils n
170ues, condamnation de l’individu, de la « pensée » bourgeoise (la pensée sans douleur !), des méthodes policières grâce auxquelles
70 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
171dante. Mais elle ne l’est guère plus que celle du bourgeois attaché à son bas de laine ou prisonnier des assurances. Pour nous, l
71 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
172nt. Beaucoup proclament la faillite de la culture bourgeoise, aucun ne renonce à l’ambition d’y faire figure. Aucun ne rompt, aucu
173lculent, jusque dans leur désir de scandaliser le bourgeois. Il n’y a qu’une façon réelle de mettre les pieds dans le plat : c’es
174s par le marxisme, le fascisme, et le libertinage bourgeois. Dans la révolte de la personne contre l’État, il n’y a pas seulement
175e dureté et plus de chaleur d’âme que la jeunesse bourgeoise d’après-guerre. Elle ne va plus à la recherche du bonheur, elle ne s’
176e qui le déshumanise, et dénudé de son hypocrisie bourgeoise. Une révolution qui part à l’aventure aboutit toujours au fascisme. P
72 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
177 d’une pauvreté qui ne se mesure pas à l’aune des bourgeois, qui se révèle par les témoignages de la liberté qu’elle assure. Ordr
73 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
178evue71 la morale du travail sur laquelle le monde bourgeois prétend fonder la dignité humaine. Nous dénoncerons sans cesse l’hypo
179ourra plus être longtemps masqué par le moralisme bourgeois ou « quinquennal ». Il n’y aura jamais de liberté possible, efficace,
180est qu’il a tout infecté, ou presque. La mystique bourgeoise du travail-vertu, associée à une conception purement quantitative de
74 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
181 du spirituel » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous p
182rossier — « Je gagne mon bifteck » — de la morale bourgeoise, et de l’idéalisme socialiste, démocratisation du confort moyen et de
75 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
183de la Réforme. Il n’en reste pas moins que, toute bourgeoise qu’elle soit et qu’elle apparaisse aux yeux du monde entier, la Franc
184tit nombre par leur combativité. Si la démocratie bourgeoise, militaire, cléricalement anticléricale, parlementaire et « progressi
185xisme, en tant que réalisation extrême des idéaux bourgeois, et du fascisme, en tant que fixation brutale du capitalisme en crise
186timent patriotique originel ; refus de la culture bourgeoise et de la distinction commode qu’elle suppose et implique entre la pen
187 point de vue, pour le plaisir stérile des clercs bourgeois. C’est ici la question de la tactique qui se pose, en même temps que
188lle que la déterminent le capitalisme et l’esprit bourgeois, — le lieu enfin d’un ambitieux effort de reconstruction culturelle.
76 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
189 ersatz de religion, cette renaissance des mythes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais négatif du christianisme ; 2° ne peut mener
77 1935, Esprit, articles (1932–1962). Maurice Meunier, Idoles (février 1935)
190r qui publia ce résumé de la vie nulle d’un jeune bourgeois ?
78 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
191, ou certains accidents heureux, entre des jeunes bourgeois, des jeunes paysans et ouvriers plus ou moins « déclassés » comme le
79 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
192ture et de l’esprit qui marque à son insu l’élite bourgeoise, et confirme sa décadence. Ils me diraient : « Honorer l’esprit pur ?
193illusion du praticisme, d’autre part, à l’éthique bourgeoise. « Descartes descendu dans la rue »30 vient consacrer l’utilitarisme
194 par l’idéalisme romantique, exploité par l’élite bourgeoise, visant à faire du clerc un inutile ; vu la situation économique inau
80 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
195i toujours l’impression qu’une certaine politesse bourgeoise stérilise toute réalité chrétienne. Cependant, les esprits s’échauffa
81 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
196inte de prendre parti. (Non-conformistes de style bourgeois, salonnards, romanciers, art-pour-l’artistes, antiquaires, exotistes,
197e pseudo-mesures que le libéralisme et l’anarchie bourgeoise ont tolérées en marge du culte de l’argent : la passion, le bonheur,
82 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
198certaines combinaisons parlementaires, les grands bourgeois, une partie des paysans, les industriels et leurs Comités, la majorit
199nnelles. Valeurs de « pères de familles », morale bourgeoise révigorée, en vérité nous sommes encore bien loin de toute espèce de
83 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
200excité. Il apparaît alors comme le héros du monde bourgeois. Il incarne à la puissance infinie le goût du néant, — le refus de la
201efus de la vocation, — qui caractérisera le monde bourgeois aux yeux de l’historien personnaliste, encore que très peu de bourgeo
202l’historien personnaliste, encore que très peu de bourgeois aient eu conscience d’avoir ce goût. Mais son opposition si frénétiqu
203ence maladive, la situation typique de l’éthos du bourgeois : l’isolation. Ses tentatives d’évaluation s’entre-détruisent et n’ab
204ous avertit que cette œuvre appartient au monde « bourgeois », au monde de la pensée sans mains, et des mains privées de pensée ?
84 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
205ialistes, et avec eux des masses grandissantes de bourgeois lentement dépossédés des privilèges acquis par leur travail. La forme
206angage ne sont plus ceux de l’ouvrier ni du petit bourgeois provincial et encore moins ceux du capitalisme. Chacun tire à hue et
85 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
207tégories de pensée rationnelles, individualistes, bourgeoises ou marxistes. Mais je désespère presque de donner la moindre « idée »
86 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
208’apparition du mythe au sein d’une communauté. Le bourgeois reste justiciable de la seule psychologie, en tant qu’on peut le défi
209s par les psychologues, et dans lesquelles vit le bourgeois46. Ce milieu, c’est le peuple ramuzien, peuple créé d’abord à l’image
210nt pas à prendre au sérieux l’intrigue d’un roman bourgeois. On s’est trop arrêté à l’insolite du style chez Ramuz. Ce qu’il a d’
87 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
211e les reproches de tout un groupe d’intellectuels bourgeois qui sympathisent avec la jeune révolution. Angoissés par la crise occ
212atique. (Nous avons dit souvent sur quelle notion bourgeoise et libérale de l’esprit se fonde une pareille indulgence.) L’importan
213ltat au moins curieux de rendre à certains clercs bourgeois, honteux de l’être, l’orgueil de leurs origines culturelles, la bonne
214leurs origines culturelles, la bonne conscience « bourgeoise » au sens originel, qu’ils étaient justement en train de perdre. Et p
215énéral. Étonnante réaction contre les conceptions bourgeoises qui assimilaient de plus en plus la culture à la « jouissance » d’un
216ha des modèles et des trucs dans les littératures bourgeoises, au hasard des tendances politiques affichées par leurs grands auteur
217illusion philosophique ? Il est vrai que le monde bourgeois n’a même plus l’énergie de concevoir une illusion, une démesure ou un
218s toutes mes critiques aux yeux des intellectuels bourgeois justement tourmentés dans leur conscience, et qui se rassurent en glo
219ent. L’ersatz de commune mesure, dans les régimes bourgeois capitalistes, c’était l’argent. Mais le crédit s’écroule, et la mesur
220angoisse encore qui explique pourquoi la jeunesse bourgeoise hésite à s’engager dans une révolution spirituelle dont elle redoute
88 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
221taire de Petit, comme nous lisons le Journal d’un bourgeois de Paris pour essayer de « voir » le xve siècle. Il verra bien plus
89 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
222ne, du côté stalinien, de crier au trotskiste, au bourgeois ? (Si toutefois c’est encore une injure…) Pour moi, elles me donnerai
223aliniens auront beau jeu : ils traiteront Gide de bourgeois libéral, de monsieur susceptible et réactionnaire. Si l’on accepte vr
90 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
224 établies, les évêques de la cour, et la religion bourgeoise qui veut prendre le christianisme « à bon marché » ; parce qu’il en a
91 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
225fendre le « spirituel » ; s’il est vrai que les « bourgeois » de toutes classes ont fait de « l’esprit » un refuge de l’égoïsme e
92 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
226 ersatz de religion, cette renaissance des mythes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais négatif du christianisme ; 2° ne peut mener
93 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
227 en train de réussir auprès de quelques écrivains bourgeois trop contents de voir les Soviets repêcher les vieux mythes de leur c
94 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
228fascisme S’il est un préjugé auquel les masses bourgeoises autant qu’ouvrières tiennent, comme elles tiennent aux axiomes fondam
229t ennemis de l’État — avant de céder la place aux bourgeois, qui à leur tour… Est-il possible de tirer quelques conclusions clair
230n’a pas été partout le même. Dans les démocraties bourgeoises, il est encore freiné et sournoisement saboté par l’opposition, les t
95 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
231 manière générale, tous nos romanciers à la mode, bourgeois confus de l’être encore, habiles dans l’analyse du désordre, fascinés
232t former — ou alors qui s’en chargera ? À l’élite bourgeoise avancée qui se complaît dans le tableau d’une décadence dont elle vit
96 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
233 université vieillie, dans les revues d’une élite bourgeoise raréfiée, dans des rencontres d’initiés qui se considèrent les uns le
234u conflit qui oppose au xxe siècle une culture bourgeoise décontenancée et une culture socialiste encore utopique ou mythique,
235e prétend remplacer. Dans la mesure où la culture bourgeoise est liée aujourd’hui aux conditions économiques qui définissent la cl
236 conditions économiques qui définissent la classe bourgeoise, on est en droit de supposer que cette culture procède dès l’origine
237e opposée à la noblesse féodale. Pour les auteurs bourgeois de cette époque « la dignité de l’homme ne dépend ni de la naissance
238l n’implique pas seulement qu’une nouvelle classe bourgeoise exige désormais le respect et le pouvoir, parce qu’elle vit du travai
239 lui « un destin qu’il subissait », le travail du bourgeois devient « une réalisation voulue par lui-même ». Le travail du paysan
240 Le travail du paysan asservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeois désormais possède l’arme morale qui lui permet
241sservissait, le travail du bourgeois libérait. Le bourgeois désormais possède l’arme morale qui lui permettra de construire. À ce
242a page en vaut la peine : Tant que cette classe (bourgeoise) fut au pouvoir, elle fit de la séparation entre la propriété et le t
243e de vie de la noblesse. Les « grandes familles » bourgeoises, surtout pendant les deux dernières générations qui précédèrent leur
244nébranlable ; dès qu’ils passèrent de l’ascétisme bourgeois au luxe féodal, ils subirent le jugement de la révolution. Ils pouvai
245tre point de vue culturel. L’éthique générale des bourgeois, qui les a portés au pouvoir, considérait le travail comme une valeur
246uction pour devenir une consommation réservée aux bourgeois « oisifs » qui la « cultivent » pour elle-même. Que nous enseigne cet
247 des plus graves : c’est qu’il y a dans l’éthique bourgeoise une espèce de fatalité qui la fait se retourner contre elle-même dès
248emble bien qu’il n’ait pas vu que si la puissance bourgeoise était promise à la dissociation dès l’instant même de sa victoire, c’
249stion décisive. L’établissement légal des classes bourgeoises ne date que du xixe siècle. Mais il a revêtu aussitôt une ampleur et
250eur et une assurance qui ont permis aux écrivains bourgeois d’exprimer sans aucun scrupule les fondements secrets de leur puissan
251, affecta dès le principe l’éthique et la culture bourgeoises. Quelques remarques préliminaires nous aideront à interpréter les ill
97 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
252 IIIFatalités du rationalisme bourgeois Si l’on se demande quel est le principe central de notre société bo
253nde quel est le principe central de notre société bourgeoise, son lieu commun fondamental, son arme défensive et offensive, enfin
254de même le fondement du régime et de la mentalité bourgeoise, c’est la raison, vérité « générale » hostile à toute foi incontrôlab
255n de verve et de saine vulgarité dont s’armait le bourgeois conquérant, disons Diderot pour fixer les idées, put triompher sans p
256ous serez traité de cornichon : le communisme des bourgeois, c’est une mystique, un lyrisme, ou une croyance au chambardement lib
98 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
257 voient en Copernic l’initiateur de la révolution bourgeoise : il y a là davantage qu’un symbole. La raison de Descartes, la logiq
258re, il n’est pas dans le bon sens calculateur des bourgeois, mais bien dans l’audace méthodique des « producteurs » de la culture
259é. En effet, cette nouvelle société est celle des bourgeois établis dans une richesse acquise par leurs ancêtres. Et l’honneur d’
260de nécessité vertu… — devient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvegarder. D’autre part, le capitalisme, qui p
99 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Importance de la notion de commune mesure
261fique, qui fut le principe efficace de la culture bourgeoise militante, est aussi le principe corrupteur de la culture bourgeoise
262e, est aussi le principe corrupteur de la culture bourgeoise triomphante. En d’autres termes, la révolution bourgeoise qui était f
263se triomphante. En d’autres termes, la révolution bourgeoise qui était fondée sur la raison s’est résolue dès le lendemain de son
264pensée de leur époque. Nous avons vu que l’époque bourgeoise honore un principe rationnel. Or la raison dont il s’agit ici est d’a
100 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
265me, fatalement. C’est le cas présent de la mesure bourgeoise, nous le verrons, et ce fut le cas de la mesure qui domina l’Europe d