1 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
1re, et presque sans qu’il s’en soit rendu compte. Clerc entrevoit un projet à deux faces. Lugin, qui est théologien, et de la
2 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
2tte revue connaissent la thèse de la Trahison des Clercs 11, thèse dont la Fin de l’Éternel ne fait que reprendre la défense c
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
3donc sur une vaste échelle à cette « Trahison des clercs » décrite par M. Julien Benda. Notre époque paiera cher ce crime cont
4 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
4 importants, des idées « pertinentes », comme dit M. Charly Clerc ; des révolutionnaires sans idéal et sans puissances de mythe ; des p
5 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
5sprit désintéressé est mort. » C’en est fait, les clercs ont trahi, et les cris de M. Benda sont couverts par la rumeur de la
6l’esprit désintéressé, cela signifierait pour les clercs, selon M. Benda, la fin de l’esprit. Et pour nous, cela signifie : le
7n éthique. Il n’a pas échappé à M. Benda que « le clerc moderne » (en tant qu’il se montre préoccupé des conséquences nécessa
6 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
8nes sont nées en France autour de la Trahison des clercs, autour du problème de l’humanisme (Conversion à l’humain, de J. Guéh
7 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
9et d’une dignité que la raison des peuples et des clercs s’accorde à révoquer en doute ? L’imagination de la personne à l’état
10s objets, ce que niaient pratiquement beaucoup de clercs ; il a compris que le phénomène homme ne se produit en fait qu’au niv
8 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
11de et le sombre avenir du siècle. On a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se
12la théologie des sociologues, des historiens, des clercs bourgeois. Comment lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette
9 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
13sauver le monde que pour accomplir les devoirs du clerc engagé malgré lui dans le désordre de l’époque. Ce sont là des motifs
10 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
14 2.Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage Le risque est la santé de la pensée, à condition toute
15ité. Vont-ils se tourner vers les sages, vers les clercs dont on pouvait croire que la mission était de penser leur époque ? I
16énements. Les premières tentatives faites par les clercs pour « repenser l’époque » ne sont point trop encourageantes. Ne les
17lutions pratiques » qu’affirme un autre groupe de clercs, fort désireux d’aller au peuple. On est frappé cependant de voir que
18ays, qu’une espèce de liberté sous conditions. Le clerc bourgeois, chez nous, se croit encore tranquille. On ne le laissera p
11 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
19que le mal qui est dans la pensée. Politiciens ou clercs, ils oublient ce qu’est l’homme. Ils ont perdu de vue sa définition m
12 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
20r ressort Quel que soit le dégoût qu’inspire au clerc l’action publique, je pense qu’il doit le surmonter en premier lieu p
21supérieure, et comme tels se voir adoptés par des clercs même incroyants. Plusieurs, que je connais, les jugent suffisants, et
13 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
22e, un spirituel tout à fait digne des éloges du « clerc parfait », et de l’approbation des bourgeois les plus vilipendés par
14 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
23 simple point de vue, pour le plaisir stérile des clercs bourgeois. C’est ici la question de la tactique qui se pose, en même
15 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
24cette espèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Oui ou non, sommes-nous en pleine crise ? Oui ou non, cette cr
16 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
25ions qu’entretiennent notre cité et la nation des clercs. C’est mettre en discussion l’un des rapports fondamentaux qui défini
26us, il faut bien remonter à l’erreur initiale des clercs. Descartes revenant à Paris et visitant le Palais de l’Esprit ne manq
27quer les causes internes de son succès auprès des clercs, soit pour rappeler au passage quels intérêts temporels concoururent
28 possible qu’en vertu d’une certaine attitude des clercs. Ce ne sont pas les bénéficiaires de cette situation, politiciens ou
29éliques que certains écrivains de droite font aux clercs « spiritualistes » l’honneur et le crime d’avoir prémédités, avec l’a
30notion trop désintéressée de l’esprit, qu’ont les clercs, et d’une notion moins désintéressée de l’action, qu’ont les capitain
31mantiques) peut encore figurer la foi commune des clercs, pourtant molestés par l’époque avec une vigueur qui devrait, semble-
32utes les disciplines que l’on enseigne aux jeunes clercs : et c’est la volonté, consciente ou non, d’esquiver l’engagement pra
33venir appartient pratiquement aux barbares, à ces clercs un peu méprisables qui croient que la pensée doit entrer en action, c
34la tient pour le gage du « désintéressement » des clercs parfaits. Mais c’est jouer sur une impertinence, car le mot « désinté
35t » a deux sens tout à fait indépendants. Que les clercs refusent d’épouser les passions politiques ou sociales qui selon eux
36u concevoir ! M. Renan sourit avec mélancolie. Le clerc spiritualiste, prêtre de l’esprit pur, s’adonne au culte solitaire de
37rt, il s’en lave les mains. Pilate fut le premier clerc parfait : le juge refusant de juger. On me dira que ce gouverneur eût
38rahissait sa fonction en alléguant un argument de clerc. Il y aurait donc une différence profonde entre le refus de Pilate, c
39est bel et bien engagé dans le monde. Supposer un clerc pur, c’est encore une fois supposer un esprit dégagé de son corps, ja
40ste en apparence des êtres qui méritent le nom de clercs parfaits, c’est qu’en réalité, ils ont trahi leur fonction propre, qu
41 dire le vrai » dans le vide. La dénonciation des clercs « intéressés » n’est valable que si elle concerne ces Pharisiens, ces
42t siècles de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc parfait lui donnera cette réplique fameuse : « La vérité est peut-êtr
43squer en son nom les réalités immédiates ?38 Les clercs ont pris parti : les uns avec la foule, les autres avec Pilate. Les u
44émoignage à la vérité. » Unanimité contre lui des clercs de droite, des clercs de gauche, et de la foule. Pourquoi n’a-t-il pa
45 » Unanimité contre lui des clercs de droite, des clercs de gauche, et de la foule. Pourquoi n’a-t-il pas dit seulement : Mon
46e n’eût gêné personne, tout semblable à celui des clercs. On lui eût donné son Palais. Mais que vient-il faire parmi nous ? Qu
47me un « idéal » ou comme l’esprit « sublime » des clercs, mais au contraire en s’abaissant. Telle est la parabole du spirituel
48oujours cette précision d’épure qui séduisait les clercs méticuleux, mais bien une sorte d’implacable agencement, celui du doi
49r la constatation du rendement ou de la perte. Le clerc qui ne sert à rien, c’est flatteur et c’est distingué, mais il faut e
50u’on ne lui ait pas apprise. Considérez ce pauvre clerc parfait tel que le livre l’Université : que sait-il faire ? C’est tou
51 Si l’ouvrage est « sérieux et précis » selon les clercs, l’éditeur, le jugeant invendable, exigera des arrhes jamais récupéré
52le mépris du directeur commercial. Je suppose mon clerc peu fortuné. Deux espèces de carrières s’ouvrent à lui : celle des ac
53elle des valeurs matérielles que « touchent » les clercs pour leurs écrits se trouve être l’inverse exact de la valeur spiritu
54l’esprit créateur que le détachement méditatif du clerc parfait — du clerc renté. Numero deus impare gaudet ; le génie créate
55ue le détachement méditatif du clerc parfait — du clerc renté. Numero deus impare gaudet ; le génie créateur se réjouit des i
56deux grandes vérités empiriques : d’une part, les clercs nantis, volontiers spiritualistes, tombent fatalement sous la coupe d
57xploité par l’élite bourgeoise, visant à faire du clerc un inutile ; vu la situation économique inaugurée par le krach de Wal
58, d’humaniser et de transmettre les doctrines des clercs de tous ordres qui devaient régir la cité et qui se vendent ou se dés
59 sur de tout autres bases ? c) à quoi servent les clercs ? quel doit être leur rôle dans la cité ? à qui s’adressent leurs écr
60s bien simples et bien grossières, celles que les clercs prudents ne posent jamais, celles que nous pose le désordre établi. O
17 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
61 son œuvre en plein cœur de nos ratiocinations de clercs retraités de la vie ? Mais le plus curieux de l’affaire, n’est-ce pas
18 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
62tisme. Il a fallu toute l’inconsciente astuce des clercs nantis par le régime actuel pour camoufler l’Édit de Nantes en mesure
19 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
63ique13 : il est par là le type le plus parfait du clerc déraciné, du clerc sans mains, ou aux mains folles, du désorienté exc
64 là le type le plus parfait du clerc déraciné, du clerc sans mains, ou aux mains folles, du désorienté excité. Il apparaît al
20 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
65 René Guisan : un clerc (1935)y Un clerc, un vrai clerc. Non pas cet être détaché, déracin
66 René Guisan : un clerc (1935)y Un clerc, un vrai clerc. Non pas cet être détaché, déraciné, de pure raison, q
67né Guisan : un clerc (1935)y Un clerc, un vrai clerc. Non pas cet être détaché, déraciné, de pure raison, que l’auteur d’u
68amphlet fameux voulait nous donner pour modèle du clerc qui ne trahit pas. Mais une figure presque parfaite d’intellectuel en
69 prendre de sa vie : la leçon toute goethéenne du clerc qui sert sans rien trahir de la primauté de l’esprit. Peut-être que l
21 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
70médiatement formée devant mes yeux : l’image d’un clerc en vêtements moyenâgeux circulant dans les perspectives d’un tableau
71et gouvernée par des chrétiens ; cette cité où le clerc, le magistrat et le marchand adoraient le même Dieu, dans le même lan
72stes ! L’observation objective du monde ramène le clerc dans sa chambrette, et le chrétien dans sa paroisse. Elle conclut au
73ord, à l’image que je vous donnais en débutant du clerc moyenâgeux dans la cité thomiste, j’opposerai une image moderne, qui
22 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
74 guérirons du platonisme et du cartésianisme. Les clercs s’écrient : Esprit ! Esprit43 ! Mais je regarde leur visage. « Si c’é
23 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
75ce résultat au moins curieux de rendre à certains clercs bourgeois, honteux de l’être, l’orgueil de leurs origines culturelles
76ceux-ci reviennent persuadés que la critique d’un clerc y perd ses droits et n’est plus à l’échelle du phénomène… Raison de p
77uvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné »… mais « quelque chose qu’il faut
78e et brutalité, volonté de servir et trahison des clercs, etc., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faib
79nt le sens fût reconnu de tous, prince et sujets, clercs, soldats et marchands législateurs et pédagogues. Ainsi l’histoire ou
24 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
80t, contre l’esprit incarné en Personne ; 5° si le clerc qui s’en lave les mains ne risque pas de faire le jeu des clercs qui
81 lave les mains ne risque pas de faire le jeu des clercs qui crient avec les loups, et de trahir de la sorte doublement, étant
82d’y échapper. Depuis huit ans que sa Trahison des Clercs est apparue, M. Benda s’y applique pourtant non sans bonheur, curieus
25 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
83équences concrètes d’une distinction que bien des clercs estimaient « trop philosophique ». 36. Entendue au sens large de di
26 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
84st art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipathie tragique de la connaissance et de la Vie. Ceci
27 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
85st méprisé comme tel. Cependant que l’élite des « clercs » le loue précisément d’être impuissant, inefficace et tout gratuit,
28 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
86mal, enfin ces débats enfiévrés pour savoir si le clerc doit être un citoyen tout comme les autres, s’il doit « faire de la p
87cette espèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Le but et l’utilité pratique d’une doctrine n’est-ce pas juste
29 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
88n. L’esprit n’est vrai que dans son acte, que nos clercs qualifient d’abaissement. C’est en effet un abaissement pour l’esprit
89i écrire et de quoi me laver les mains. Voilà nos clercs. C’est pour avoir refusé de s’abaisser à hauteur d’homme, au niveau d
90nal des choses. Tâchons de prendre sur le fait le clerc qui ne se croit pas observé, le laïc adonné à ses superstitions laïqu
91ns l’ordre. Mais je remarque d’autre part que les clercs admettent fort bien qu’un politique ou qu’un brasseur d’actions trait
92— Non, non, nulle ironie dans la politesse de ces clercs. Preuve en soit la manière dont ils usent entre eux, sans éveiller la
93nte et de la dignité de ses grands prêtres, les « clercs » dit-on, que je voudrais comparer à des vestales ? Mais où sont enco
30 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
94ts de leur puissance. Aussi les écrits des grands clercs du xixe et des débuts du xxe siècle vont-ils sans doute nous révéle
31 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
95 « intérieure ». Nous aurons donc deux espèces de clercs : les conformistes et les rêveurs. Les uns et les autres, bien sûr, r
96 ainsi de nécessité vertu… — devient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvegarder. D’autre part, le capitali
97ieu commun sur lequel s’accordent aujourd’hui les clercs de gauche et de droite, ou encore de Sirius, et les laïcs marxistes e
32 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Importance de la notion de commune mesure
98a toujours confirmé la prophétie des véritables « clercs », c’est-à-dire des hommes consacrés à la critique et à la connaissan
33 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
99re, ce sous-entendu clairement perçu par tous les clercs, qui rapporte toutes les démarches de la pensée et de l’action au tel
100 sont là pour veiller sur l’Alliance. Et si ces « clercs » viennent à trahir, — il semble bien que ce soit leur métier — s’ils
34 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
101en général. Elle fut bien le sous-entendu que les clercs et le siècle entendaient et vénéraient sans discussion possible. Ici,
102 un langage noble, le signe de la distinction des clercs. Et ce n’est plus la vigueur des pensées qui sera la fin du langage,
103tel de clericus, « parle français » au plus grand clerc du monde, il fonde la nouvelle mesure, il inaugure la révolution30. L
104nt elle est résultée par ailleurs. Tandis que les clercs s’abandonnent à l’idolâtrie des moyens, qu’ils s’appliquent à raffine
105ubstitution du langage vulgaire au latin. Le vrai clerc, désormais, ce n’est plus le rhéteur, mais le prédicateur. Ce n’est p
106e la foi. Luther à Worms et à Augsbourg, voilà le clerc, le fanatique de la plus haute vérité. Tandis qu’Érasme qui refuse pa
107de la sagesse qu’il estime détenir, Érasme est le clerc qui trahit et qui déprime la vérité « pour nourrir une paix fardée33 
35 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
108is forme encore et convention admise par tous les clercs européens. On ne saurait en dire autant du langage de nos bons écriva
109ents faux ! » s’écrie le prophète Osée. Quand les clercs de la Cour de Rome cessent d’être les dociles instruments de la vocat
36 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
110 résultat, au moins curieux, de rendre à certains clercs bourgeois, honteux de l’être, l’orgueil de leurs origines culturelles
111ux-ci reviennent persuadés37 que la critique d’un clerc y perd ses droits et n’est plus à l’échelle du phénomène… Raison de p
112uvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné », mais « quelque chose qu’il faut
37 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
113le et tyrannie, volonté de servir et trahison des clercs, etc., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faib
38 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
114illi à leur vocation. C’est la vraie trahison des clercs, l’idolâtrie, la simonie. Il est d’autres mesures qui se détruisent d
39 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
115nt le sens fût reconnu de tous, prince et sujets, clercs, soldats et marchands, législateurs et pédagogues. Ainsi l’histoire o
40 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
116ns doute ce qu’ils ont à faire. Mais le métier du clerc est différent. Le clerc est là pour dire le vrai, pour « réciter ». P
117 faire. Mais le métier du clerc est différent. Le clerc est là pour dire le vrai, pour « réciter ». Peut-être aussi pour crit
118ès coup. Que « les autres » y portent la main, le clerc jugera de leurs ouvrages. Le voici portant sa balance : la pensée est
119usion romantique ou pire encore : dogmatisme ! Le clerc d’église n’avait pas bien vu l’homme : c’est qu’il était pressé de le
120de Montaigne : c’est l’impartialité nécessaire du clerc, réduit au rôle d’observateur indépendant. Cette impartialité, je le
121é sa distinction. Il y a les autres, et il y a le clerc, le clerc armé de sa balance. Il y a ceux qui agissent, d’un côté, et
122nction. Il y a les autres, et il y a le clerc, le clerc armé de sa balance. Il y a ceux qui agissent, d’un côté, et de l’autr
123eurs poids et à commenter leur balance.) Entre le clerc et tous les autres, il y a donc ce fameux et mystérieux appareil inte
124insaisissable. C’est une espèce de Providence des clercs laïques. Elle a souffert peu de blasphèmes jusqu’ici. Le scepticisme
125s mains. Réciter l’homme, c’est l’impartialité du clerc, c’est son refus modeste et scientifique de former l’homme. J’ai dit
126lle vertu et d’un si sobre détachement. Lorsqu’un clerc nous dira qu’en toute impartialité il estime… nous saurons donc qu’il
127sant et toute espèce de responsabilité. Lorsqu’un clerc invoquera cette objectivité qui jouit dans le siècle d’un si curieux
128nécessaire à toute opinion personnelle. Lorsqu’un clerc enfin louera le sérieux d’un ouvrage, nous saurons qu’il s’agit d’un
129lysie dont le germe circule dans le sang même des clercs aux mains débiles ! Le signe d’une angoisse devant le monde tel qu’il
130te complicité tacite qui lie depuis un siècle les clercs sans risque et les meneurs du jeu économique. C’est bien la même erre
131is j’en ai dit assez là-dessus. Psychologie du clerc prolétarisé Fallait-il donc qu’ils allassent dans la rue, qu’ils e
132fais ici que le portrait, sans doute sommaire, du clerc moderne et de ses vertus. Je me bornerai, pour l’instant, à suggérer
133de ce côté.) C’est qu’en effet l’intelligence des clercs sérieux, distinguée de l’action et du risque qui sont peut-être les l
134sont les traits fondamentaux de la psychologie du clerc prolétarisé. C’est le mérite de la critique marxiste d’avoir dénoncé
135 du peuple dont la « vitalité » le déconcerte, le clerc moderne est surtout séparé de lui-même et de son tragique. Sa probité
136euples entiers, alors que — second paradoxe — les clercs qui la défendent paraissent irrémédiablement séparés de leur peuple e
137a foi n’est pas autre chose que… » etc. Posez au clerc une question politique, il répondra en faisant de l’histoire ; posez-
138rnier chaînon de notre cycle. Bon gré mal gré, le clerc enseigne. C’est l’élément pédagogique de son activité qui va nous rév
139e de l’homme non-créateur. Et c’est ainsi que les clercs distingués ont formé des générations à se concevoir en toute honnêtet
140ielles, on croirait en effet que plusieurs de nos clercs, fort bourgeois par ailleurs, mais peut-être conscients de la complic
141tiques. Car si la dictature que la démocratie des clercs mérite est exercée un jour par le prolétariat, selon leurs prévisions
41 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
142 Troisième vertu : l’autorité « Mais, dit le clerc, on se moquerait bien de ma violence spirituelle. Elle resterait pure
143ères sur les modalités de cette opération que les clercs n’en avaient sur l’application des idées. Les uns et les autres ignor
144ce de l’esprit. Autrement dit, ils pensent que le clerc n’a d’autorité vraie que sur les idées gratuites, et que les systèmes
145s lois, ou qui les a laissées se faire, sinon les clercs réfugiés dans le gratuit ? Ici paraît le grand malentendu : il porte
146ion, qui la sanctionne au double sens du mot. Les clercs défendent et définissent une liberté de la pensée qui n’est au vrai q
147lle œuvre ne tourne pas à l’avantage exclusif des clercs prolétarisés, et ne se perde pas à son tour dans les bureaux d’une ad
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
148s qui paraîtraient très difficiles au jugement du clerc en chambre. Le lecteur réel, l’auditeur réel, est toujours autrement
43 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
149pièce capitale du procès : l’acte d’accusation du clerc actif qu’était Luther, contre le clerc « désintéressé » que croyait p
150usation du clerc actif qu’était Luther, contre le clerc « désintéressé » que croyait pouvoir être Érasme. Elle nous permet de
151le et du spectateur détaché. Le point de vue du « clerc pur », celui d’Érasme, nous est suffisamment connu. Qu’on se reporte
44 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au dossier d’une vieille querelle (novembre 1937)
152er d’une vieille querelle (novembre 1937)ah Un clerc écrivait récemment qu’il faut se garder d’engager la raison dans une
153tragée » (car la vie est irrationnelle). D’autres clercs, conséquents, ne manqueront pas d’en conclure qu’ils n’ont pas à se m
45 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
154ilosophe français, M. Julien Benda, a dit que les clercs ont trahi. Les clercs, n’est-ce pas, ce sont les intellectuels, les é
155Julien Benda, a dit que les clercs ont trahi. Les clercs, n’est-ce pas, ce sont les intellectuels, les écrivains, les professe
156it à expliquer cet état de choses, qui voue les « clercs » à s’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne po
157d’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à rien. Ils born
158» Ainsi l’intelligence devient irresponsable. Les clercs s’y résignent et même s’en vantent : c’est plus commode. Quant au peu
159’opinion d’un nigaud ; mais non, c’est celle d’un clerc parfait. Je n’ai pas fini de m’étonner de cette rencontre. 19 décembr
46 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
160hilosophe français, M. Julien Benda, a dit queles clercs ont trahi. Les clercs, n’est-ce pas, ce sont les intellectuels, les é
161 Julien Benda, a dit queles clercs ont trahi. Les clercs, n’est-ce pas, ce sont les intellectuels, les écrivains, les professe
162it à expliquer cet état de choses, qui voue les « clercs » à s’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne po
163d’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à rien. Ils born
164 Ainsi l’intelligence devient irresponsable. Les clercs s’y résignent et même s’en vantent : c’est plus commode ainsi. Quant
165’opinion d’un nigaud ; mais non, c’est celle d’un clerc parfait. Je n’ai pas fini de m’étonner de cette rencontre. 20 déce
166croirait à voir l’amaigrissement de la pensée des clercs aux mains débiles qui ratiocinent dans les revues sur ce que d’autres
47 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
167ar le risque, c’est-à-dire par la souffrance. Les clercs « parfaits ». « Je me fais servir au lit, on y est mieux pour penser 
168s qui paraîtraient très difficiles au jugement du clerc en chambre. Le lecteur réel, l’auditeur réel, est toujours autrement
48 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
169ont raison ; et les réalistes ont raison ; et les clercs aussi ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il f
170 si l’on croit à Iseut —, soit du point de vue du clerc parfait — si l’on croit à son œuvre —, soit du point de vue spirituel
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
171s légendes bardiques conservées justement par les clercs — qui évangélisèrent l’Europe, et la rappelèrent au culte des lettres
172io, selon les Cathares ? Et s’ils invectivent les clercs et leurs alliés les féodaux ? Et s’ils vivent de préférence à la mani
173iage » avec l’Église de Rome dont ils étaient les clercs, tout en servant dans leurs « pensées » une autre Dame, l’Église d’Am
174’osait et ne pouvait avouer ni dans la langue des clercs, ni dans le parler vulgaire. La poésie courtoise est née de cette ren
175ers le début du xiiie siècle. Gottfried était un clerc, qui lisait le français (il cite souvent des vers de Thomas dans son
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
176ces deux courants du mythe notons la réaction des clercs : c’est encore le chanoine Pétrarque qui lui montre la voie, en consa
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
177ont raison ; et les réalistes ont raison ; et les clercs aussi ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il f
178— si l’on croit à Iseut — soit du point de vue du clerc parfait — si l’on croit à son œuvre — soit du point de vue spirituel
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
179 Elles furent composées, pour la plupart, par des clercs, et dans des intentions précises : c’étaient en quelque sorte des poè
180ateurs. Il est compréhensible que ces chansons de clercs parlent très peu ou point d’amour. Une seule, la Légende de Girard de
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
181le désert, alors ? Laissons les choses aller… Les clercs se consoleront de leur impuissance tant qu’on les laissera faire des
54 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
182de et le sombre avenir du siècle. On a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se
183l’athéologie des sociologues, des historiens, des clercs bourgeois. Comment lui échapper ? Qui l’a tenté vraiment, sauf Kierke
55 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
184fait historique : l’incarnation de la Parole. Les clercs s’écrient : Esprit ! Esprit ! Mais je regarde leur visage. Si c’était
56 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
185st art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipathie tragique de la Vie et de la connaissance. Ceci
57 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
186es et son efficace. En vérité, ce ne sont pas les clercs qui ont trahi, mais plutôt les chrétiens indignes de leur nom : ils o
58 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
187tatistiques de l’imprévu, eugénisme et longévité, clercs au pas ou stérilisés, guerre hors la loi, sécurité d’abord. Nous appr
59 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
188’atteint pas le public. C’est tout le problème du clerc de notre temps, écrivain, doctrinaire politique, ou prédicateur relig
60 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
189letiers qui venaient du sud, il y avait aussi des clercs. Ceux-ci mettaient les hommes libres de Schwyz et d’Uri au courant de
61 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1957)
190lus frappante que ceux qui les attaquent sont des clercs patentés dont on pourrait penser que la première maxime est le respec
62 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
191us au Moyen Âge, avec ses idéaux bien encadrés du clerc, du chevalier et de l’artisan. Nous ne sommes plus à l’âge classique,
63 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
192mense popularité de la légende de Japhet chez les clercs de tout rang, pendant quatorze siècles, on s’étonne d’observer que de
64 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Napoléon et l’Europe
193s traité de nos intérêts en famille, et compté de clerc à maître avec les peuples. L’Empereur, ajoute Las Cases dans le Mémo
65 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — Crépuscule ou nouvelle aurore ?
194 avec le partage de Verdun. Quelques hommes — des clercs nourris dans la religion de l’Empire romain — pleurent ce partage, ma
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
195u’à 1850, le latin reste la langue européenne des clercs et des savants (et même, en Hongrie, la langue des chancelleries). No
67 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
196Pendant longtemps, lire et écrire fut réservé aux clercs, puis à une élite restreinte. Puis il y eut l’instruction universelle
68 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’écrivain et l’événement (7-8 septembre 1968)
197s s’ouvrait par un chapitre sur « l’engagement du clerc », sa nécessité et sa vanité, voire son ridicule toujours possible. D
69 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Éducation, civisme et culture
198Pendant longtemps, lire et écrire fut réservé aux clercs, puis à une élite restreinte. Puis il y eut l’instruction universelle
70 1970, Le Cheminement des esprits. Postface. L’écrivain et l’événement
199s s’ouvrait par un chapitre sur « l’engagement du clerc », sa nécessité et sa vanité, voire son « ridicule » toujours possibl
71 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
200e la bataille de Poitiers (732) dans l’œuvre d’un clerc espagnol : il qualifie d’europenses les vainqueurs de cette journée e
72 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
201rs 3 « Origine très modeste » 3 Bourgeois 6 Clercs 5 Chevaliers et hauts barons 22 Je veux bien que Jeanroy ait comp
202onyme intitulé Flamenca, obligé de se déguiser en clerc pour approcher une dame trop bien surveillée, « Frère Guillem se fait
203bressec, ce Breton fils de prêtre se fait d’abord clerc vagabond, tient des sermons violents contre le mariage des prêtres, p
73 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
204ue », et le deuxième « Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage ». Le recueil tout entier, d’ailleurs, appelait à l’enga
74 1973, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Denis de Rougemont, l’amour et l’Europe » (3-4 mars 1973)
205tique », le second : « Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage ». Le tout était un appel à l’engagement de l’écrivain e
75 1973, Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui (1973). Introduction
206s’ouvrait par un chapitre sur « l’engagement » du clerc, sa nécessité inéluctable malgré sa vanité, voire son « ridicule » to
76 1977, L’Avenir est notre affaire. Système de la crise — La religion de la croissance
207 matériellement rempli. Cela rappelle les jeux de clercs que chaque époque s’amuse à inventer. Les scolastiques désespéraient
77 1978, Cadmos, articles (1978–1986). Contribution à une recherche éventuelle sur les sources de la notion d’engagement de l’écrivain (printemps 1978)
208sauver le monde que pour accomplir les devoirs du clerc engagé malgré lui dans le désordre de l’époque. […] Voici notre désor
209suivant s’intitule : « Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage ». J’y montrais que la pensée bourgeoise et universitair
210ays, qu’une espèce de liberté sous conditions. Le clerc bourgeois, chez nous, se croit encore tranquille. On ne le laissera p
211tion qui la sanctionne au double sens du mot. Les clercs défendent et définissent une liberté de la pensée qui n’est au vrai q
78 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Europe comme invention de la culture (automne 1979)
212uls sa renaissance. Et de nouveau, c’est un grand clerc, mieux, un homme de l’esprit, un poète, qui va dire les paroles créat
79 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Université par l’Europe et vice-versa (hiver 1979)
213cette involution étant le besoin qu’éprouvent les clercs d’intervenir dans les luttes politiques et de s’attirer pour ce faire
214mera de plus en plus des magistrats, mais non des clercs. III. De l’Université aux « Facultés » Tout cela nous mène à la