1 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
1ont Neuchâtel 1927 sera la première manifestation collective. Est-il possible, au sein de ce mouvement, d’en distinguer d’autres
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
2 dire que seule une grande vague de l’imagination collective peut désensabler le vieux bateau occidental. Un nouvel état d’esprit 
3 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
3de Ramuz. Mais comment Ramuz croirait-il à l’être collectif, être sans racines, mythe cérébral. « Je ne distingue l’être qu’aux r
4 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
4qu’entre marxisme et christianisme3, entre vérité collective et vérité personnifiée. Ou encore, entre la réalisation fatale d’une
5ive, puisqu’on sait qu’il n’existe pas d’héroïsme collectif. Le héros est toujours seul. Par définition. Quant au bourgeois seul,
5 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
6mble organique de mœurs, de climat et d’ambitions collectives, ensemble que, tout indépendamment des réalités économiques et politi
6 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
7e grande cause et de se sacrifier pour le bonheur collectif. Chanson de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du travail. On
7 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
8puis des siècles à l’oppression des déterminismes collectifs, cette démission constitue un acte proprement antirévolutionnaire. À
8 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
9d’une part, et de l’autre, le service prolétarien collectif soumis directement à un centre de contrôle économique et statistique.
9 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
10lence le terme premier, dont dépend toute réalité collective. À l’utopie sociologique qui prophétise la dissolution du corps socia
10 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
11ion de notre destin personnel en face des destins collectifs, le choix nécessaire apparaît avec une netteté qui, je le répète, est
12buer une sorte de valeur indépendante à des êtres collectifs. Je m’explique. Quand nous disons : le siècle, le xxe siècle par exe
13 et dont les éléments sont presque tous de nature collective. L’histoire d’un siècle, c’est l’histoire des collectivités, c’est l’
14t dire que nous avons fait de toutes les réalités collectives des divinités nouvelles, des divinités presque toujours menaçantes, e
15’ailleurs, de l’origine individualiste des mythes collectifs, je la vois dans l’aboutissement de ces mythes. On a cru trouver en e
16lement trompés de porte en s’adressant aux mythes collectifs. C’était l’homme qu’il fallait refaire. Nous avons oublié ce fait trè
17 question : Qu’est-ce que ces dieux et ces mythes collectifs ? J’ai essayé de vous montrer qu’ils sont des créations de l’homme, e
18 l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de plus qu’une certaine attitude, l’attitude démissi
19omme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle vérité sup
11 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
20de l’opinion publique ; nous croyons au passé, au collectif, à l’avenir, et tout cela n’est rien que fuite devant notre éternel p
21que la vertu est le résultat de leurs aspirations collectives. » Renversant ce rapport il ne resterait à montrer de Kierkegaard que
12 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
22. L’individu n’est mort que pour renaître dans le collectif. La mystique de la masse ou du groupe qui domine la moitié de l’Europ
13 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
23e met fatalement à croire aux destins anonymes et collectifs. C’est ainsi qu’on nous parle du « destin du siècle » avec des yeux h
24 la personne ? » Répondez : « Que sont ces mythes collectifs sous lesquels vous prétendez nous courber ? » La classe, le capital,
25 son illusoire autonomie, et qui remet aux mythes collectifs — à l’État en définitive — le soin de garantir sa « matérielle ». Nou
26haque membre se déclare irresponsable. Les mythes collectifs devant lesquels tremblent et s’agenouillent un grand nombre de nos co
27’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité que celle qu’on leur prête
28traire de l’individu charrié par tous les destins collectifs et par les prétendues lois de l’Histoire, vit d’instant en instant, d
14 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
29 sans réserves pour les plus déplorables duperies collectives, les guerres « nationales », par exemple2. Le fascisme a montré à nu
15 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
30est condamner ou absoudre après coup des passions collectives sur lesquelles nulle doctrine ne peut mordre. Ou pis encore, c’est vo
16 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
31on de notre destin personnel, en face des destins collectifs, le choix nécessaire apparaît avec une netteté qui, je le répète, est
32buer une sorte de valeur indépendante à des êtres collectifs. Je m’explique. Quand nous disons : le siècle, le xxe siècle, par ex
33 et dont les éléments sont presque tous de nature collective. L’histoire d’un siècle, c’est l’histoire des collectivités, c’est l’
34t dire que nous avons fait de toutes les réalités collectives des divinités nouvelles, des divinités presque toujours menaçantes, e
35’ailleurs, de l’origine individualiste des mythes collectifs, je la vois dans l’aboutissement de ces mythes. On a cru trouver en e
36lement trompés de porte en s’adressant aux mythes collectifs. C’était l’homme qu’il fallait refaire. Nous avons oublié ce fait trè
37er la question : que sont ces dieux et ces mythes collectifs sous lesquels on prétend nous courber ? J’ai essayé de vous montrer q
38 l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de plus qu’une certaine attitude, l’attitude démissi
39’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité que celle qu’on leur prête
40omme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle vérité sup
17 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
41 admises les « valeurs » rationnelles, laïques et collectives, le spirituel soviétique ne pourrait être qu’une réédition standardis
18 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
42 qui sont, en l’espèce, l’organisation matérielle collective. D’autres vous montreront l’erreur de cette méthode, et qu’en réalité
43 le problème de la personne chrétienne en face du collectif marxiste. C’est l’opposition qu’on remarque le plus facilement, qu’on
19 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
44ge le sacrifice des libertés personnelles au bien collectif. Le bien collectif, c’est l’État. Il s’agit de s’en emparer. Un jour,
45 libertés personnelles au bien collectif. Le bien collectif, c’est l’État. Il s’agit de s’en emparer. Un jour, vient l’ordre de m
46rtout, elle se sait plus réelle que toute réalité collective. Elle ne croit pas à la valeur d’une unité obtenue aux dépens des uni
20 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
47nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce, symboliquement interprétée, c’est
48on, famille ou sous toute autre forme générale et collective. » C’est-à-dire que la collusion de l’Église et du pouvoir politique
49eule et même volonté : celle de profaner le sacré collectif et ses tabous, afin de s’affirmer libre et sans responsabilité par ra
505. Entre ces deux déviations, contre l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclam
51iques dressés à l’héroïsme en masse, à l’héroïsme collectif — le plus facile, si c’en est encore un ! — mais qui n’ont plus de co
21 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
52 obscures, les crimes gratuits, les enthousiasmes collectifs, l’hystérie organisée, bref tout ce que Keyserling appelle l’irruptio
22 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
53ils refusent de se faire les complices des folies collectives, des égoïsmes criminels, des « intérêts » injustes des puissants, qu’
23 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
54gnent-ils ? Et surtout, peut-on parler d’héroïsme collectif, par groupe ? Il faudra que nous y réfléchissions, chacun de notre cô
24 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
55 CGT, NSDAP, un monstrueux complexe de puissances collectives, de masses électorales, de lois économiques. Un jeu secret qui se jou
25 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
56. ⁂ Les journalistes en France parlent d’hystérie collective, d’irrationalisme germanique, etc., et représentent Hitler comme un t
26 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
57goisse que l’on apprend à fuir dans les mystiques collectives. Et l’on se rassure en attendant par de faciles railleries à l’adress
58donne la vérité. Notre mesure commune ne sera pas collective, extérieure à notre personne : cela n’a pas de sens pour nous. Elle n
59saire. Car notre force est personnelle et non pas collective. Elle réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. El
27 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
60 angoisse qu’on apprend à fuir dans les mystiques collectives. Et pour le reste, on se rassure par de faciles railleries à l’adress
61donne la vérité. Notre mesure commune ne sera pas collective, extérieure à notre personne : cela n’a pas de sens pour nous. Elle n
62écessaire. — Car notre force est personnelle, non collective. Elle réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. El
28 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
63mples57. Il m’a paru que de cette œuvre non point collective mais commune, on pouvait dégager dès maintenant les éléments de ce qu
29 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
64re les liens les plus concrets avec l’inconscient collectif, cette intelligence affinée mais sans prises sensibles, ne peut plus
65es classes, ni des gouvernements et autres mythes collectifs. Ce sont des hommes, un à un. Ramassons-les tous maintenant dans une
30 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
66meure l’ouvrière efficace et méconnue d’un siècle collectif. Est-ce à dire qu’une telle pensée n’ait d’autre fin que de conservat
67u de cela on nous propose partout des engagements collectifs et sentimentaux !) Il faut que le sentir cède maintenant la place au
68t plus à craindre que sous sa forme négative : le collectif. Ramener la question sociale aux limites de la personne, c’est consta
69ive, puisqu’on sait qu’il n’existe pas d’héroïsme collectif. Le héros, par définition, est toujours seul. (C’est peut-être pourqu
31 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
70 cruelle, c’est vrai, rêve pourtant, grande image collective exprimant le désir et l’inconscient d’un peuple, ses ambitions démesu
32 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
71ifient les méthodes productivistes et la démesure collective d’un Plan quinquennal. Le silence de la lande et des marais, la rumeu
33 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
72ifient les méthodes productivistes et la démesure collective d’un Plan quinquennal. Le silence de la lande et des marais, la rumeu
34 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
73Tout cela n’exprime qu’un sentiment d’infériorité collective, un manque de foi réelle qui se déguise en défi, par désespoir. Mais
35 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
74eait la guerre, comme expression du vouloir-vivre collectif84. Mais le fondement de ces trois refus était en vérité la doctrine d
75ncher pour rétablir la situation, ou quel réflexe collectif. ⁂ Deux exemples de grande envergure nous indiquent un type de répons
76’est-à-dire d’une décharge passionnelle au niveau collectif et national, paraît aujourd’hui plus probable. Enfin, l’on peut encor
36 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
77onne. Mais ce sont là des phénomènes complexes et collectifs, qui échappent en partie aux vues individuelles. Le « signe » de la c
37 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
78 se voie privé de sa liberté pour des « raisons » collectives et obscures. Il me paraît que le livre de Kuncz tire son tragique le
38 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
79it les relations d’une personne avec les passions collectives. Demain peut-être, il n’y aura plus que des manifestes, des épopées d
39 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
80 Un régime totalitaire n’exprime point tant l’âme collective d’un peuple que le besoin de porter remède à ses carences profondes,
81isse-allemand L. : — Vous y croyez, vous, à l’âme collective ? Est-ce que ce n’est pas une formule grandiloquente pour désigner l’
40 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
82, récitent sans se lasser les marxistes. Hystérie collective, disent les rationalistes. Tyrannie, disent les démocrates. Autant de
83tion, et au contenu de cette religion, la volonté collective de puissance ? Devant cette volonté religieuse, toutes les résistanc
41 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
84rer de nos contradictions morales, par anesthésie collective. Voilà pourquoi des millions d’hommes sont heureux d’être « mis au pa
42 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
85— car nous vivons au seuil de l’ère des mystiques collectives — cette lecture nous introduit aux vertiges spirituels d’où sont nés
86 vie sociale par ce qu’on nomme les « mystiques » collectives ? Certaines catégories que nous venons de dégager pourraient guider n
87que nous pouvons retrouver au niveau inférieur et collectif de la psychologie nazie des processus fort analogues à ceux que nous
88rut comme une réaction de défense à l’humiliation collective infligée aux Allemands par Versailles, par la défaite, par la misère
89umiliations de sa patrie en se perdant dans l’âme collective, dans l’hypnose des fêtes sacrales organisées par le Führer, au rythm
90 de sa conscience et de ses doutes. La discipline collective joue le rôle d’une ascèse du moi : les renoncements mêmes qu’elle imp
91politique d’artistes, une politique de romantisme collectif, voilà le cauchemar que rêve à côté de nous le IIIe Reich somnambuliq
92t l’affrontement d’une religion de l’inconscience collective et d’une foi qui veut témoigner par la Parole et l’acte personnel.
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
93sente comme l’expression tout anonyme de réalités collectives, ou plus exactement : communes. L’œuvre d’art — poème, conte ou roman
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
94 c’est-à-dire jaillit d’une inspiration subite et collective — mais encore faudrait-il expliquer pourquoi elle s’est produite à te
95épondissent au même désir profond, surgi de l’âme collective. Il fallait « convertir » ce désir, tout en se laissant porter par lu
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
96olution française — ce déchaînement des instincts collectifs et des passions catastrophiques. Que reprochent les stratèges moderne
97 c’est la transposition de la passion sur le plan collectif. À vrai dire, il est plus facile de le sentir que de l’expliquer rati
98 une auto-exaltation, un amour narcissiste du Soi collectif. Il est vrai que sa relation avec autrui s’avoue rarement comme un am
99t la passion nationale ? L’exaltation de la force collective ne peut mener qu’à ce dilemme : ou l’impérialisme triomphe — c’est l’
100 décidera du sort d’une guerre, mais bien le cœur collectif, si l’on ose dire, la puissance passionnelle de la Nation. Les poètes
101er les passions individuelles au niveau de l’être collectif. Tout ce que l’éducation totalitaire refuse aux individus isolés, ell
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
102eait la guerre, comme expression du vouloir-vivre collectif188. Mais le fondement de ces trois refus était en vérité la doctrine
103cher pour rétablir la situation — ou quel réflexe collectif. Deux exemples de grande envergure nous indiquent un type de réponse,
104 dans la mesure où elle tend à ordonner le destin collectif ou natif à la décision personnelle. ⁂ Il est clair que la crise prése
105eut-être comparable à celui qui envahit la psyché collective du xiie siècle, et que je qualifiais au livre II de « remontée de la
106la précarité ; soit qu’elle projette sur l’avenir collectif une théorie ou des préceptes raisonnables, mais dont les effets loint
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
107onne. Mais ce sont là des phénomènes complexes et collectifs, qui échappent souvent aux prises individuelles. Le signe de la crise
48 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
108me du siècle passé appelle une puissante réaction collective. Sortirons-nous jamais de cette dialectique, dont les phases et les r
49 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
109e nous !… »). V. Promesses de grâce et absolution collective (l’assemblée debout chante : « Ô qu’heureux est celui dont la transgr
110.) Telle est cette liturgie, exposé et témoignage collectif non seulement des dogmes fondamentaux de la foi réformée, mais aussi
111elle a besoin de signes extérieurs et de symboles collectifs qui manifestent publiquement sa cohésion spirituelle. Il y a là une g
112r, par le chant ou la récitation, à ce témoignage collectif, dans la communauté de mes frères, connus ou inconnus. Après cela, mê
50 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
113nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce, symboliquement interprétée, c’est
114on, famille ou sous toute autre forme générale et collective. » C’est-à-dire que la collusion de l’Église et du pouvoir politique
115eule et même volonté : celle de profaner le sacré collectif et ses tabous, afin de s’affirmer libre et sans responsabilité par ra
1165. Entre ces deux déviations, contre l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclam
117iques dressés à l’héroïsme en masse, à l’héroïsme collectif — le plus facile, si c’en est encore un ! — mais qui n’ont plus de co
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
118me du siècle passé appelle une puissante réaction collective. Sortirons-nous jamais de cette dialectique, dont les phases et les r
52 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
119samment organisée, vers quoi se tournera l’effort collectif de ce peuple ? Peut-être vers la profondeur, vers la culture, vers ce
53 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
120ue possible de ces passions de haine et d’orgueil collectif que l’on excite ailleurs « Ô Dieu, priait le chapelain, revêts notre
54 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
121 à peu, ces démons se sont fondus dans une entité collective : Satan, ou diabolos en grec, l’Accusateur, l’ennemi du genre humain,
122magistrats Puritains. Comment finit cette névrose collective ? Non par la guérison de ses victimes, mais par la suppression de ceu
55 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
123donnent aujourd’hui des directeurs d’inconscience collective. L’extraordinaire, l’effrayant, c’est de voir à quel point le Führer,
124elles assurent la circulation entre l’Inconscient collectif et l’activité quotidienne. Condamnez-les et vous créerez une sécheres
125privations ? Elle dénoncera vainement des délires collectifs dont elle sera la première responsable, aussi vrai que le régime de l
126éguisements ; cortèges ; déchaînement de passions collectives ; disqualification temporaire des conflits individuels. Je parle d’un
56 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
127 avons vu trop de cas de ce genre, individuels ou collectifs. Nous avons vu la population de la Sarre se jeter dans les bras du Re
128la formula Machiavel, une politique du romanesque collectif. (Ainsi le mariage d’amour sentimental a pris la place du mariage de
57 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
129ècles, le même drame va se répéter, individuel ou collectif : c’est le drame du propriétaire. Jésus confie l’Église à Pierre, car
130iècle. La meilleure interprétation des phénomènes collectifs d’aujourd’hui fut donnée vers 1848 par l’écrivain danois Søren Kierke
131ns tous, de plus en plus, dans un monde de transe collective. Nous participons tous, de plus en plus, à des formes de vie étrangèr
132autre part il est aspiré par les grandes émotions collectives. Cette répulsion et cette attraction jouent dans le même sens. Elles
133de chacun de nous un sujet prédisposé à l’hypnose collective, une victime virtuelle des passions de masse. Partout où un individu
58 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
134ongeait son peuple dans le cauchemar de l’hypnose collective. Procédé constant du Démon ! Le tonnerre des bombardements suffira-t-
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
135iècle. La meilleure interprétation des phénomènes collectifs d’aujourd’hui fut donnée vers 1848 par l’écrivain danois Kierkegaard,
136ns tous, de plus en plus, dans un monde de transe collective. Nous participons tous, de plus en plus, à des formes de vie étrangèr
137autre part il est aspiré par les grandes émotions collectives. Cette répulsion et cette attraction jouent dans le même sens. Elles
138de chacun de nous un sujet prédisposé à l’hypnose collective, une victime virtuelle des passions de masse. Certes, il n’y aurait p
60 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
139mme la plus radicale dénonciation de nos lâchetés collectives, de nos compromis spirituels, de nos passions courtes et agitées. Sur
140de l’Opinion publique ; nous croyons au passé, au collectif, à l’avenir, et tout cela n’est rien que fuite devant notre éternel p
141que la vertu est le résultat de leurs aspirations collectives. » Renversant ce rapport, il me resterait à montrer de Kierkegaard qu
61 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
142ent au salut » dit saint Paul. IVRépercussions collectives du romantisme anti-personnaliste Kierkegaard critiquait son temps
143que nous pouvons retrouver au niveau inférieur et collectif qui est celui de la psychologie naziste, des processus fort analogues
144rut comme une réaction de défense à l’humiliation collective infligée aux Allemands par Versailles, par la défaite, par la misère
145umiliations de sa patrie en se perdant dans l’âme collective, dans l’hypnose des fêtes sacrales organisées par le Führer au rythme
146 de sa conscience et de ses doutes. La discipline collective joue le rôle d’une ascèse. Les renoncements mêmes qu’elle impose devi
147tique « d’artistes », une politique de romantisme collectif, mais à l’usage des philistins, voilà le cauchemar qu’aura rêvé le II
148t l’affrontement d’une religion de l’Inconscience collective et d’une foi qui veut témoigner par la Parole et l’acte personnel.
62 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Le rêve américain (9 novembre 1945)
149ettent à crier, on les croirait au bord du délire collectif. Mais la danse prend fin, tout s’apaise. Les couples se séparent un p
150passée par les faits, domine encore l’inconscient collectif des Américains d’aujourd’hui. Et leur grand rêve, leur american dream
63 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
151ompte de tant d’exigences personnelles des stars, collectives et supposées du public, tatillonnes et insanes du Comité de moralité,
64 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
152de l’industrie automobile offre à Ford un contrat collectif qui le protègera contre les grèves irrégulières, car la force et l’in
65 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
153 aussi accepter l’idée d’une vocation générale ou collective, appliquée à une nation ou même à une génération. Chaque être individ
154 même à une génération. Chaque être individuel ou collectif, pour lequel l’Église peut prier, est susceptible de recevoir une voc
155sure à chaque homme (et à chaque groupe ou entité collective) la liberté de réaliser cette vocation divine, unique et inaliénable.
156e la vocation divine d’un homme ou d’un organisme collectif condamnera tout système qui, mécaniquement, empêche la réalisation de
157ielle, de la volonté de puissance individuelle ou collective. 3) Les Églises combattront pour tout ce qui assure à un organisme in
158r tout ce qui assure à un organisme individuel ou collectif la liberté légale et les moyens matériels d’accomplir sa vocation. El
66 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
159de l’industrie automobile offre à Ford un contrat collectif qui le protégera, lui le patron, contre les grèves irrégulières. Car
67 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
160ct des tabous et à la stricte observance du sacré collectif. Mais ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’origine,
161ui nous donnera le symbole éternel de la réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce est la première victoire fatale de
162a classe ou la race, ni sur quelque autre réalité collective. Leur lien n’est pas terrestre d’abord, ni leur Chef : il s’est assis
68 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
163 machinées par nous-mêmes, dans notre inconscient collectif. Je puis l’avouer parce que je suis un écrivain. Il est admis que ces
69 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
164 individuel prend sa place normale dans le risque collectif. Cet accord supprime la réflexion sentimentale sur son propre cas, et
70 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
165cle russe. Absurdité du siècle. Toutes les causes collectives en déroute, démocratie, justice, liberté, leurs majuscules et leurs r
71 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
166 sont des échecs humains. « Contribuer au progrès collectif », mais la fin du progrès ne peut être qu’une plage, un loisir sur la
72 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
167de l’industrie automobile offre à Ford un contrat collectif qui le protégera, lui le patron, contre les grèves irrégulières. Car
73 1946, Lettres sur la bombe atomique. La guerre est morte
168sain que de couper court à un élan de soulagement collectif, après des années de discipline et de souci. L’explosion vitale et dé
74 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le goût de la guerre
169guisements ; cortèges ; déchaînement des passions collectives ; disqualification temporaire des conflits individuels. Je parle d’un
75 1947, Le Figaro, articles (1939–1953). Le droit d’opposition (3 avril 1947)
170u. Car il faut bien avouer que certains problèmes collectifs, comme celui des Noirs ou des Koulaks, se liquide plus facilement dan
76 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
171que nous tentons d’organiser, aménage notre ruine collective : lorsque la terre entière soumise au seul pouvoir du chiffre dépendr
172’une enquête-éclair : il s’agissait d’une névrose collective, d’une poussée subite de l’instinct de mort. On proposait une cure de
77 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
173ettent à crier, on les croirait au bord du délire collectif. Mais la danse prend fin, tout s’apaise. Les couples se séparent un p
174passée par les faits, domine encore l’inconscient collectif des Américains d’aujourd’hui. Et leur grand rêve, leur american dream
78 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
175ompte de tant d’exigences personnelles des stars, collectives et supposées du public, tatillonnes et insanes du comité de moralité,
176ue possible de ces passions de haine et d’orgueil collectif que l’on excite ailleurs. « Ô Dieu, priait le chapelain, revêts notre
79 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
177— elle n’est hypocrite qu’au niveau des standards collectifs. Je m’explique. Les vieux et les villageois de certains États sont de
80 1947, Vivre en Amérique. Épilogue. La route américaine
178anisée, vers quoi pourra bien se tourner l’effort collectif de ce peuple ? Peut-être vers la profondeur, vers la culture, vers ce
81 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
179dictature d’étiquette populaire, les liquidations collectives calculées sur la base de statistiques d’État. Cependant, à peine libé
180ême définis : l’immanence et la transcendance, le collectif et l’individuel, le service du groupe et l’anarchie libératrice, la s
82 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
181inaux ne sauraient s’expliquer par une conversion collective. Ils traduisent un mouvement de ralliement mi-inconscient, mi-raisonn
83 1948, Suite neuchâteloise. III
182 le sens des droits individuels et de la tyrannie collective. La population s’accroissait, le commerce prospérait, l’industrie nai
84 1948, Suite neuchâteloise. VIII
183 on les loue sans aucune retenue, et cette vanité collective s’appelle, on ne sait pourquoi, patriotisme ; mais que si l’on parle
85 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
184péenne, cas tout à fait exceptionnel de dynamisme collectif, quelles tensions également exceptionnelles pouvons-nous distinguer ?
185dée, en vérité, est la transposition dans le plan collectif de la conversion chrétienne, du changement d’orientation fondamental
186romaines de mesure individuelle et d’organisation collective. Ces trois idées-forces, ces trois ressorts de l’âme occidentale — on
86 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
187smique, ou bien encore au sens de lois fatales et collectives interprétées par un Parti. C’est pourquoi le problème religieux, tel
87 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
188rsonnelles, qui ne se satisfont point de réponses collectives. L’Occident n’est pas une église, n’est pas une doctrine du salut, co
88 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
189 de toute espèce d’institutions et de disciplines collectives ? Elle se transmet par la famille, par le respect de la caste, par l’
190s à l’absolu de la personne et qui semble voué au collectif, la dévotion et le culte sont individualistes. Et bien plus encore le
191sonne, à ses échecs dans la névrose ou l’insanité collective, bref, à toute l’aventure courue par l’Occident. Dans l’état présent
89 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
192 isolé et désorienté, qu’ont répondu les passions collectives et les systèmes totalitaires. Le nationalisme, tout d’abord, s’est su
193 se cacher derrière la règle d’un parti, la règle collective, la discipline rigide, l’infaillibilité d’un chef. C’est le chef déso
90 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Contre-offensive de la liberté
194rsonnelles, qui ne se satisfont point de réponses collectives. L’Occident n’est pas une Église, n’est pas une doctrine de salut, co
91 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
195homme consistait à le rendre conforme aux modèles collectifs et sacrés, fixés par les dieux implacables de la fécondité et de la m
196dès cette vie-ci, sera « rééduqué » pour l’avenir collectif. Nous voyons au contraire l’homme d’Europe chercher l’originalité, et
197ut de l’homme non point de l’observance des rites collectifs, mais de la conversion personnelle. La question du sens de nos vies,
198aussi par extension plus ou moins abusive au plan collectif. Ces valeurs, ces activités, seraient proprement inconcevables sans c
199hacun de nous. Elle se lie à l’idée de contrainte collective, qui est la négation même de son mouvement originel. D’où nous vient,
200 bien et en mal, s’annule. La croyance au Progrès collectif demeure un pur et simple acte de foi, devant lequel il est permis de
92 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
201 nos débats et de nos conférences des conclusions collectives, unanimes. Nous avons entendu, depuis quinze jours, une quarantaine d
93 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
202us avons vu se dessiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des c
203l exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné » au monde entier, et cette liqueur
94 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
204itique de l’assistance mutuelle et de la sécurité collective. Le principal et le premier chapitre de toutes les alliances et ligu
205e que la médiocrité des ambitions personnelles ou collectives tolérées par les Suisses se révèle bien souvent la rançon de leurs pl
95 1953, La Confédération helvétique. Institutions et aspirations économiques
206du total nécessaire à la consommation. Cet effort collectif, si intelligemment dirigé, a largement rétabli l’équilibre alimentair
207, par le système des « bisses », est une activité collective, dépendant des communes. Le régime de la petite propriété rurale ne p
96 1953, La Confédération helvétique. La vie religieuse
208nature ; ou encore, d’une manière plus diffuse et collective, dans un certain sens de la solidarité humaine, dans l’équilibre des
97 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
209us avons vu se dessiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des c
210l exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné » au monde entier, et cette liqueur
98 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
211 Centre bénéficiera des suggestions et de l’appui collectif ou individuel des Amis. En retour, ceux-ci pourront considérer le Cen
99 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pour les grands festivals de musique l’Europe est faite ! (octobre 1955)
212de l’Association. Enfin, certaines manifestations collectives de l’Association ont été envisagées pour l’année prochaine. L’exécuti
100 1955, Journal de Genève, articles (1926–1982). Pour un désarmement moral (19 juillet 1955)
213t être lents à se manifester dans l’énorme psyché collective soviétique. Celle-ci cherche avant tout non point la liberté, qu’elle