1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1e interrogeant l’Europe du xviiiᵉ prenait surtout conscience de son propre génie, l’Europe d’aujourd’hui semble chercher dans une
2lutôt qu’une réelle connaissance de l’Orient, une conscience d’elle-même. C’est peut-être pour provoquer cette confrontation seule
3-être pour la première fois le rôle de l’Europe « conscience du monde », entre une Amérique affolée de vitesse, édifiant ses gratt
2 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
4pas toujours l’objet. Peur de perdre le fil de la conscience de soi, peur de subir l’empreinte imprévisible des choses. Amour de s
5 convenance en quoi se composent le plaisir et la conscience de Mes limites. Je m’attache particulièrement à retrouver ces limites
6du digne. L’époque nous veut, comme elle veut une conscience. Je fais partie d’un ensemble social et dans la mesure où j’en dépend
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
7 ruine. Mais certes, il est temps qu’une lueur de conscience inquiète quelques chefs, montre à quelques meneurs aveugles d’une soc
8ion, il y a un problème de morale à résoudre, une conscience individuelle à recréer. Nous y employer, pour l’heure, c’est la seule
9graduellement l’intelligence de nos instincts, la conscience de nos limites naturelles, tout ce qui servirait de frein à notre gli
10n à notre glissade vers des folies. ⁂ Recréer une conscience individuelle ; retrouver le sens social, le sens des ensembles et des
11rand.) Il faut agir, ou bien être agi. Donner une conscience à l’époque, ou se défaire avec elle et dériver vers un Orient d’oubli
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
12oi, grands dieux ? — nous prenons chaque jour une conscience plus claire de la vanité de nos buts, « capables d’agir jusqu’au sacr
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
13es, mathématiques aux pinces de crabe, examens de conscience toujours ratés — on ne m’y prendra plus ! — morales américaines et hy
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
14sance devient douloureuse et troublante. Ainsi la conscience tue la connaissance. (« Connaissance » étant pris avec son sens le pl
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
15 durée normale et capricieuse dans le plaisir, la conscience de ses besoins et de ses buts propres, humains et divins. Mauvais loi
8 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
16 complexe et comme réduite à deux dimensions ; la conscience ne pouvait y tuer un lyrisme quasi inexistant, mais bien y exciter un
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
17s principes. Tourmentés par les scrupules de leur conscience libérale, ils fuient la rigueur jusque dans leurs raisonnements. Pour
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
18 se prennent pas pour de la petite bière. Ils ont conscience d’appartenir à une élite responsable, cela se voit de loin. Il faut d
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
19 créateurs de l’instruction publique aient pleine conscience de ce qu’ils faisaient — et je les excuse pour autant 10. Je dis simp
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
20système religieux. Pour quiconque a une foi et la conscience de cette foi, il n’est d’enseignement véritable que religieux. Mais l
13 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
21mes qui nous tenteront, mais de leur égaler notre conscience. C’est un effort de création — car toute découverte du monde spiritue
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
22 que ne saurait l’être le créateur. Car une telle conscience appartient au critique avant tout, et c’est pourquoi il fait de la cr
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
23s établies…, goût des actions des hommes lié à la conscience de leur vanité…, refus surtout. » Refus des « conditions » de la vie
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
24hants et d’affections élevées, tandis que déjà la conscience éteinte ne la dirige plus et qu’elle flotte au hasard, sans but et sa
17 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
25if du débat, — à savoir si Martin, « objecteur de conscience », a donné par son acte la preuve d’une obéissance à Dieu qui devrait
26s tirades sur le fameux principe de la liberté de conscience. Cela prenait « dans cette enceinte » un petit air anarcho ou pleurar
27anarcho ou pleurard… Et l’on parla pourtant de la conscience morale. On en parla, bien sûr, comme d’une de ces célébrités respecta
28n nom dans tous les cas où il s’agit en vérité de conscience de classe, de conscience bourgeoise. Mais qu’elle se mêle un jour de
29ù il s’agit en vérité de conscience de classe, de conscience bourgeoise. Mais qu’elle se mêle un jour de s’affirmer par une person
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
30istorique. Elle pose cependant un problème que la conscience intellectuelle des chrétiens ne peut et ne doit éviter. Goethe est un
31vec toute la bonne foi que nécessite un examen de conscience. ⁂ Goethe s’est toujours affirmé chrétien, mais d’une façon si partic
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
32le trépas… » Alors paraît le doute, entraînant la conscience. « Je vois que mes malaises viennent de ne m’être pas figuré assez tô
33x, qui sont la marque même de la réalité dans une conscience occidentale. Supprimez l’un des termes, et la vie se détend, le tragi
34rien à faire. Mais un homme supérieur, qui a déjà conscience d’être quelque chose ici-bas, et qui par conséquent doit tous les jou
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
35es, faute d’être assumés sur le plan commun de la conscience où ils s’exalteraient en s’opposant franchement, tirent à hue et à di
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
36, et peut-être le secret désir de l’éveiller à la conscience. Le but de ce débat, celui de Kierkegaard, celui de Nietzsche, celui
22 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
37a pris son temps. Mais ce temps, où le prendre en conscience, et à qui ? De toutes parts ce serait trahir. Si l’on veut agir sur l
23 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
38cepte pas la souffrance comme une condition de la conscience du réel, mais la repousse comme le signe d’un manque à la loi. Il y a
39rd qui s’appuie sur soi-même : et voici naître la conscience, c’est-à-dire, un état d’intensité mortelle de la vie. Car la conscie
40e, un état d’intensité mortelle de la vie. Car la conscience de vivre implique une réflexion concrète qui exalte la vie ; et dans
24 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
41teurs et des retards d’où naissent le désir et la conscience. De là des pertes de temps ; mais de là aussi les inventions destinée
25 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
42 sa tragique ironie, que le théologien doit avoir conscience, s’il veut parler valablement. Mais de quoi va-t-il encore pouvoir pa
43 : « Car parler de Dieu voudrait dire, pour toute conscience sérieuse… parler de la Parole de Dieu, la parole où dieu devient homm
26 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
44faits. » On n’attendait pas de Ramuz un examen de conscience. S’il s’interroge, dans Une Main, c’est plutôt un examen de son corps
27 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
45t. Mais il faudrait auparavant qu’il ait pris une conscience vraiment révolutionnaire de son vice interne, vice qui affecte dès l’
28 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
46ccès de mauvaise humeur. Mais de là à prendre une conscience active de la révolution, de là à concevoir l’ordre nouveau, il y a un
47nécessaires. Et voilà une question réglée, et une conscience qui se rendort, et un littérateur qui retourne à ses petits papiers.
48nt dans leur conflit nécessaire, assumé en pleine conscience. Telle sera notre position d’attaque vis-à-vis des intellectuels qui
29 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
49ous sentons, en nous, obscurément blessées. Notre conscience à moitié endormie ne se réveille plus que sous les coups. Il nous fau
50ature quand tous les autres auront passé. Mais la conscience bourgeoise les ignore avec une rigueur obstinée. Nous pourrions simpl
51je n’y crois pas — je dis : de l’homme rendu à la conscience de sa liberté. Toute création suppose une liberté, ou plus exactement
52rature sur les masses, parce qu’elle restaure une conscience commune. Nous voyons aussi le bourgeois s’émerveiller de ce rajeuniss
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
53ffort tout à fait « personnel » pour exprimer une conscience philosophique que l’auteur voudrait d’ailleurs considérer comme le bi
54 que celle d’une fatalité abstraite pesant sur la conscience du sujet. Mais dès que l’homme secoue ce sortilège, sort de ses ombre
55s choisir. (Et c’est dans ce débat qu’apparaît la conscience.) Mais ni le corps de l’homme ne peut être conçu comme réel sans l’in
56ves. C’est une tentative impie pour substituer la conscience à la vocation personnelle, c’est-à-dire pour substituer, dans l’échel
57liberté. C’est une usurpation de l’éternel par la conscience contingente, par cette conscience insinuée comme un retard entre l’in
58’éternel par la conscience contingente, par cette conscience insinuée comme un retard entre l’individu et sa pressante vocation. L
31 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
59être Légion… Sans doute n’avons-nous pas toujours conscience de les servir. Vous me direz peut-être que, pour votre compte, la cla
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
60aut lire Destin allemand, comme on lirait dans la conscience même d’un peuple. Il faut avoir éprouvé par ce livre la grandeur d’un
33 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
61sme sans âme. ⁂ À ce degré d’évolution du mal, la conscience du danger s’obscurcit. Une espèce d’indifférence monstrueuse se répan
62tenant consommée, il ne subsiste en l’homme nulle conscience effective. Seul, le désir qu’il dit avoir de « communier » avec la Na
63 conduisait un homme aux solitudes naturelles, la conscience de l’« étrangeté » d’un tel cas se voilait et faisait bientôt place à
34 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
64 de doux ahuris, qui partent dans la vie avec une conscience pure et des gants beurre-frais. Ils ne tardent pas à rencontrer une j
35 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
65rodiguées jusqu’ici avec autant de science que de conscience, mais qui se répétaient fastidieusement. Surtout, il situera, définit
36 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
66éforme comme autant de conquêtes de la liberté de conscience en général, plutôt que de la foi. Ceci dit, l’on ne saurait assez lou
37 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
67onnellement. Il se peut que cela tranquillise des consciences faiblement troublées ; il se peut que cela dispense de porter sérieus
38 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
68être Légion… Sans doute n’avons-nous pas toujours conscience de les servir. Vous me direz peut-être que, pour votre compte, la cla
39 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
69s, s’accommodent assez aisément de l’objection de conscience, alors que les lois rationnelles de l’État français transforment auss
70français transforment aussitôt cette objection de conscience en un péril pour la défense nationale et l’ordre public. Quatrième q
40 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
71à accepter, à prendre sur soi et assumer en toute conscience la conception communiste, il y a un abîme. Seul, un acte d’adhésion,
41 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
72nt, purifiés et lucides, quand nous aurons repris conscience de notre force véritable, celle qui ne vient pas de nous, de nos « pe
42 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
73t. Mais il faudrait auparavant qu’il ait pris une conscience vraiment révolutionnaire de son vice interne, vice qui affecte dès l’
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
74 morceau lyrique, notre honorable député avait-il conscience de soulever l’un des problèmes les plus impressionnants du siècle ? A
75mes les plus impressionnants du siècle ? Avait-il conscience de l’aveu que signifiait son entreprise ? Car enfin, poser la questio
44 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
76de Dieu, encore un dieu : morale, devoir kantien, conscience, notion humaine de la justice, science, mystique de la vie, droit au
45 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
77re au langage une aussi poignante vertu que cette conscience d’une mission à remplir et d’un dialogue à soutenir avec l’époque. No
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
78s, c’est leur conviction qu’on peut développer la conscience politique des ouvriers à l’intérieur de leur lutte économique, en se
47 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
79ais on invoque cette fois les droits sacrés de la conscience. Telle étant la pâtée officielle, le point de vue de l’Ordre nouveau
80conflit qui depuis longtemps avait « déchiré » sa conscience, l’homme du « Paris vaut bien une messe ! », c’est encore l’homme de
81eur, pendant que tant d’autres sacrifiaient leurs consciences à leurs biens et à leur repos et achetaient l’un et l’autre par des a
48 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
82u Front paysan, nous distinguons les germes d’une conscience fédéraliste qui appelle des institutions Ordre nouveau. Enfin, un peu
49 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
83aliste, encore que très peu de bourgeois aient eu conscience d’avoir ce goût. Mais son opposition si frénétique à la bêtise de sa
50 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
84d de leur prison, tout près d’ici, posent à notre conscience leur silencieuse et troublante question. Nous sommes, me direz-vous,
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
85sel. C’est au nom de ces fins dernières, et de la conscience aiguë qu’ils en possèdent, que les jeunes komsomols et brigadiers de
86nt le tout de l’homme ? Le rappel permanent et la conscience actuelle de ce but final suffisent-ils à animer toutes les facultés h
87lectuels bourgeois justement tourmentés dans leur conscience, et qui se rassurent en glorifiant l’URSS. Pour moi, je me bornerai à
88 soulèvement de la Renaissance, à la montée de la conscience individuelle dans l’Europe du xvie siècle. Mais elle agit en sens in
89en nous la ruine de l’individualisme. Là où nulle conscience nationale ne pouvait plus soutenir les hommes, cette ruine a laissé l
52 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
90 cherche : l’écho des formules orthodoxes dans la conscience des fidèles, et des fidèles de ce pays de France dont on ne peut nier
53 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
91ntraire d’une mise en question de « Dieu » par la conscience morale de l’homme. L’opposition apparaît absolue. Mais l’une des gran
54 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
92Droit de mourir pour la vérité, Pour un examen de conscience, Le Souverain sacrificateur. On les trouvera « chez le traducteur, à
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
93fait la Révolution de 89, c’est-à-dire qui a pris conscience de sa réalité nationale depuis bientôt 150 ans ; pour un pays enfin d
56 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
94ès typique, et à plusieurs égards. Il résume avec conscience les phases d’une décadence catastrophique de l’idée de Progrès aux dé
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
95retard, à tout prix. Vous avez, vous Français une conscience nationale unitaire qui nous a toujours fait défaut. Tous vos manuels
58 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
96e. C’est aussi qu’il est le premier à définir une conscience nouvelle de la culture créatrice — conscience dont je n’ai pas encore
97une conscience nouvelle de la culture créatrice — conscience dont je n’ai pas encore à critiquer la qualité ou la valeur, mais don
59 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
98sophique, cette espérance quasi religieuse, cette conscience d’aller dans le sens d’un grandiose Progrès de l’esprit, bref cet idé
99t du xixe siècle, cet idéal est installé dans la conscience européenne. Quels que soient les régimes ou les coutumes que l’on pro
100il libérera, s’il est besoin, de tout scrupule la conscience du capitaliste — auquel personne ne posera plus de question gênante —
60 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
101e formel : la vraie mesure réside d’abord dans la conscience permanente d’une finalité commune à toutes nos œuvres. En second li
102Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle po
61 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
103lise de Rome, mais bien de son empire réel sur la conscience européenne, cette décadence me paraît se traduire, ou se trahir, par
104pproche même de la menace qui donne à Dante cette conscience aiguë de la mesure à sauvegarder. Déjà s’avance le très subtil faussa
62 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
105s. Tous les hommes de ce temps, s’ils ont quelque conscience, souffrent obscurément de leur séparation. Ils sont ensemble et ils s
106est ce conformisme enthousiaste qui tient lieu de conscience commune aux grandes masses européennes, quel que soit leur régime pol
63 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
107es fins communes à la pensée et à l’action. Et la conscience de ces fins est la vraie force animatrice d’une société. Les génies s
64 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
108sel. C’est au nom de ces fins dernières, et de la conscience aiguë qu’ils en possèdent, que les jeunes komsomols et brigadiers de
109t le tout de l’homme ? Le rappel permanent, et la conscience actuelle de ce but final, suffisent-ils à animer toutes les facultés
110lectuels bourgeois justement tourmentés dans leur conscience, et qui se rassurent en glorifiant l’URSS. Pour moi, je me bornerai à
65 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
111issant dans l’hitlérisme : la revendication d’une conscience nationale. Vers 1933, le défaut de conscience nationale se faisait se
112une conscience nationale. Vers 1933, le défaut de conscience nationale se faisait sentir aux Allemands plus fortement que le défau
66 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
113 soulèvement de la Renaissance, à la montée de la conscience individuelle dans l’Europe du xvie siècle. Mais elle agit en sens in
114en nous la ruine de l’individualisme. Là où nulle conscience nationale ne pouvait plus soutenir les hommes, cette ruine a laissé l
67 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
115’intéresse dans la littérature : les moyens et la conscience que l’on en prend63. » Une seule chose intéresse André Gide lorsqu’il
116n premier roman64 : les moyens du romancier et la conscience qu’il en prend — plutôt que l’usage qu’il peut en faire, indéfiniment
117re automatique : les moyens du subconscient et la conscience honteuse qu’ils en prennent ; (honteuse, car ce qu’ils nomment subver
118ore la description sans fin, le procès même de la conscience : se voir sentir ou penser, ou parler… (« Parler pour dire », sans dé
119phe moderne : les moyens de la connaissance et la conscience qu’il en prend. Épistémologie et gnoséologie, historicisme, psycholog
120rniste ou libéral : l’expérience religieuse et la conscience que l’on en prend ; la réalité des fins dernières et de la cause prem
121e, l’irréalité des problèmes dont s’embarrasse la conscience distinguée, camouflage intérieur dont on voudrait penser qu’il ne tro
68 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
122échappé d’un joug. Nietzsche. De même que toute conscience réelle du péché suppose une action de la grâce, la conscience d’une d
123éelle du péché suppose une action de la grâce, la conscience d’une démission suppose la connaissance préalable, même obscure, de l
124ssante à ressaisir les secrets de sa force, et la conscience de sa mission, les jeunes empires qui la défient sont prêts à enregis
125 faut reformer, une élite d’hommes porteurs de la conscience du but commun et de la volonté de le servir par leur pensée. Le plan
126cris. Si nous parvenons aujourd’hui à prendre une conscience ferme des nécessités de l’esprit et de l’éthique qu’elles nous impose
127i, je leur dois bien la franchise d’avouer que ma conscience n’est pas encore à l’aise. J’ai peut-être parlé de l’acte en humanist
69 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
128enne. Il faut suivre de près ces pulsations de la conscience métaphysique en France : elles précèdent toujours des événements poli
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
129me et par le fond, serait de nature à modifier la conscience humaine, si celle-ci pouvait être modifiée. » Nulle fiction ; un jour
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
130de cette conclusion : « Ils (les poètes) ont leur conscience pour eux. » C’est la maxime de l’individualisme rationalo-bourgeois.
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
131 recherché comme la suppression radicale de toute conscience personnelle et de toute responsabilité, identité, ou vocation distinc
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
132nomie, de nécessité, de réalité irremplaçable, de conscience d’une mission à accomplir, et que nul autre n’a reçue. La Suisse exis
133 remplacer, pour un petit pays comme le nôtre, la conscience de sa raison d’être, et le prestige qui s’y attache. On croit souvent
134 pas que les Suisses l’aient déjà oublié. Mais la conscience qu’ils en gardent73 paraît souvent bien somnolente. Trop assurés dans
135inie. Bref, tout nous pousse à un réveil de notre conscience fédérale. Tout nous met au défi d’agrandir cette conscience aux propo
136 fédérale. Tout nous met au défi d’agrandir cette conscience aux proportions nouvelles des mystiques qui régissent l’Europe d’aujo
137. Mais savons-nous l’utiliser ? Il y faudrait une conscience très forte de la réalité fédéraliste et de ce qu’elle implique à la f
138’apports mutuels, de synthèse vivante. Dès que la conscience fédéraliste vient à faiblir, quand par exemple on se met chez nous à
139culier de garde neutre. Mais je ne sens pas cette conscience très vivace. Et dès lors toutes ces belles vertus dévient ou agissent
140e. Et je l’appellerais volontiers le budget de la conscience fédérale. Car le jour où il existera, l’on pourra dire que nos hommes
141 confort et l’asepsie morale. Mais qu’il reprenne conscience de cette mission, et le grand air de l’Europe et du monde reviendra v
74 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
142 réel pour prendre au sérieux ses reflets dans la conscience du spectateur.) Ce qui ne manquera pas de faire crier au dogmatisme.
143c d’esquisser, tout au moins, le dialogue d’une « conscience moderne », douée d’exigence spirituelle, avec un partisan du « serf a
144C’est là la santé de la foi. Kierkegaard. Une conscience moderne. — Selon Luther, nous n’avons aucune liberté, car en réalité,
75 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
145des écrivains, ne peut laisser indifférente notre conscience de citoyens. Les dictateurs actuels l’ont bien compris. Nous les voyo
76 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
146me fend le cœur ! » Voilà la dernière trace de la conscience cosmique en nous, de la conscience de notre royauté nécessaire et rép
147re trace de la conscience cosmique en nous, de la conscience de notre royauté nécessaire et réparatrice. Il est probable que le ti
77 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
148 cerveaux les plus lucides, commence à poindre la conscience d’un problème de l’autorité et de la liberté, — nous voulons dire : d
149olutions qu’on a voulu historiquement lui donner. Conscience vague, sans doute, et obscure, qui se révèle dès l’abord sous forme d
150ment tel que dans la mesure où il est donné à une conscience personnelle. Il n’est pas antérieur à l’acte de la personne. Il n’est
151… mythes qu’il faut ensuite imposer de force à la conscience de tout un chacun (ce qui prouve qu’ils ne sont ni spontanés, ni donn
152ordre schématiques ou aux paniques, c’est dans la conscience de personnes humaines que naissent les nouvelles tables des valeurs.
153la surrection d’un groupe d’hommes en lesquels la conscience d’un ordre à établir devient assez aiguë pour s’irradier ensuite dans
78 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
154i a osé prétendre que je suis un empoisonneur des consciences ! » Récit détaillé des calomnies que le curé répand sur son compte, d
155 encore vous dire que je suis un empoisonneur des consciences, vous saurez maintenant me défendre ! etc. » C’est fini. L’instituteu
156ntellectuels professent depuis longtemps en toute conscience une doctrine analogue. Il est normal que les hommes sans culture se t
157prit critique, méfiance intelligente des paysans, conscience de leur autonomie… Je ne bifferai pas les conclusions que j’avais tir
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
158i a osé prétendre que je suis un empoisonneur des consciences ! » Récit détaillé des calomnies que le curé répand sur son compte, d
159 encore vous dire que je suis un empoisonneur des consciences, vous saurez maintenant me défendre ! etc. » C’est fini. L’instituteu
160ntellectuels professent depuis longtemps en toute conscience une doctrine analogue. Il est normal que les hommes sans culture se t
161it que la « matérielle » est déficiente change sa conscience d’intellectuel, et l’oblige à se poser des questions toutes nouvelles
162, plus aucun de ces subterfuges grâce auxquels la conscience peut se dissimuler, et qui l’empêchent d’atteindre rien de sérieux da
163prit critique, méfiance intelligente des paysans, conscience de leur autonomie… Je ne bifferai pas les conclusions que j’avais tir
164ossières menaces, l’éducation de ce petit coin de conscience humaine qui nous est accessible en Occident. Le romantisme s’évapore
165me fend le cœur ! » Voilà la dernière trace de la conscience cosmique en nous, de la conscience de notre royauté nécessaire et rép
166re trace de la conscience cosmique en nous, de la conscience de notre royauté nécessaire et réparatrice. Il est probable que le ti
80 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
167t pas de ce que les hommes veulent être, ni de la conscience globale qu’ils ont de leur état (et c’est pourtant le principal, prat
168t royaliste, un des instituteurs est objecteur de conscience, la plupart sont radicaux ou socialistes. Il vient aussi des communis
169s ressembler à cette « chouette de Minerve » — la conscience — dont Hegel dit magnifiquement qu’elle ne se met à voler qu’au crépu
170’au crépuscule. Et peut-être sommes-nous la seule conscience de cette bourgade léthargique, si vraiment la conscience naît de la m
171nce de cette bourgade léthargique, si vraiment la conscience naît de la mort de son objet, ou tout au moins de quelque obscur dési
172ble ! La lecture de Lawrence m’a fait prendre une conscience aiguë de cet état. Je retrouve toutes mes réactions dans son roman. E
81 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
173n homme décidé à tenir bon ? C’est un homme qui a conscience de ses raisons de vivre. Ce n’est pas l’homme le mieux armé, mais cel
174ance civique. Et cela suppose que nous reprenions conscience de nos raisons de vivre dans la communauté, et des devoirs qu’impliqu
175 saura nous indiquer les vraies fins de la lutte. Conscience civique et conscience religieuse. J’illustrerai le premier point par
176es vraies fins de la lutte. Conscience civique et conscience religieuse. J’illustrerai le premier point par notre situation comme
177e immédiate de ce que j’entends quand je parle de conscience civique. Lorsque l’Allemagne totalitaire envahit l’Autriche, nous fûm
178et toute civile dont je vous parlais, et voilà la conscience de notre force véritable. Si nous avons le droit et le devoir de rest
82 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
179, et tous ces livres aggravant au contraire notre conscience du problème, contribuent à le rendre insoluble. Ils sont les signes d
180. — Contraintes religieuses. Dans la mesure où la conscience moderne comme telle sait encore distinguer le christianisme des contr
181ni, c’est l’éternité sans retour où s’évanouit la conscience douloureuse — pour le moderne, ce n’est plus que le retour sempiterne
83 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
182parvint à « ressaisir » le monde fini que dans la conscience de sa perte, infiniment féconde pour son génie ; il ne recouvra pas R
183 qu’il n’est plus en l’âme de brûlure, ni même de conscience de l’amour, mais seulement la sobriété heureuse de l’agir. Dans l’ana
84 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
184 la connaître mieux. Peut-être même prendrez-vous conscience d’une menace plus générale encore, qui concerne chacun de nous, et do
85 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Alice au pays des merveilles, par Lewis Carroll (août 1938)
185’est que d’un jeu qu’il s’agit. Alice en garde la conscience secrète — comme dans le rêve — et peut s’en libérer dès que l’absurdi
86 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
186s dire… Dès lors, nous sommes en règle avec notre conscience. Il n’y a plus à discuter. Le temps des nuances est passé. L’état de
187 » résulte vraiment et d’abord d’un sursaut de la conscience chrétienne ? Où peut aller cette « croisade » qui réjouit tant M. Sta
87 1938, Journal d’Allemagne. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
188fait la Révolution de 89, c’est-à-dire qui a pris conscience de sa réalité nationale depuis bientôt 150 ans ; pour un pays enfin d
88 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
189etard, à tout prix. Vous avez, vous Français, une conscience nationale unitaire qui nous a toujours fait défaut. Tous vos manuels
89 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
190igion qui est alors celle de tous — mais avec une conscience bizarrement scrupuleuse. Il ne prend aucune nourriture le vendredi, e
191x confédérés, sinon par la rigueur inusitée de sa conscience. C’est un citoyen de bon sens et de bon conseil, un solide paysan, le
192es qu’il pratique et d’autre part les troubles de conscience qui ne cessent de l’assiéger, comment ne point songer à la piété du j
193n du drame qui se jouera un peu plus tard dans la conscience infiniment plus avertie et plus « théologique » du Docteur augustin.
194s, mais attestent néanmoins qu’à cette époque, la conscience populaire n’hésitait pas à ranger Nicolas du côté de la Réforme). Il
90 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
195bre dans l’obscurité, des régions endormies de la conscience humaine de nouveau se sensibilisent… Possibilités ambiguës dont il ne
91 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
196 de sursis d’une liberté dont nous avions à peine conscience, parce qu’elle était notre manière toute naturelle de respirer et de
92 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
197vril 1939)c Quels sont nos vrais directeurs de conscience, depuis que le monde s’est, en partie, détourné de la foi chrétienne 
198 énumère ces catégories de nouveaux directeurs de conscience. Là-dessus, chacun fera ses petites observations, ajoutera ou retranc
199des organes de « direction » qui se disputent nos consciences. Sous prétexte de nous libérer de la tutelle d’une Église ou d’une fo
200une direction de marche. Mais ce n’est plus à nos consciences qu’ils s’adressent, à nos petites consciences anarchiques pour lesque
201nos consciences qu’ils s’adressent, à nos petites consciences anarchiques pour lesquelles ils n’ont que mépris. Ce qu’ils veulent d
93 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
202ommune origine. I. Le Rêve et la Mystique La conscience claire est la première conquête spirituelle des hommes angoissés par
203es qui, en nous, étaient restées secrètes pour la conscience ? Tieck pose très nettement la question : « Il faudrait savoir jusqu’
204 découverte importante, écrit Ritter, celle d’une conscience passive de l’involontaire. » Et sur cette base, la seconde génération
205distinct, ce qui a pris forme ; tout ce que notre conscience a séparé du Tout. Et c’est cela qui constitue notre réalité de tous l
206trouvait prédisposé par l’habitude de l’examen de conscience en profondeur tel que le pratiquaient autour de lui les disciples de
207onds du moi. Blessure si cruelle et intime que sa conscience en évite le souvenir (ou le refoule comme dira Freud) de telle manièr
208on sans lucidité, Moritz a su dépeindre l’état de conscience qui naît de cet obscur déchirement : « C’était comme si le poids de s
209a création. C’est par lui et à travers lui que la conscience perçoit la réalité extérieure ; comme lui donc, cette réalité apparaî
210remémorer, cette lacune qui est à l’origine de la conscience divisée. Comment alors sortir du cercle, comment guérir ? Comment réc
211f ». Le voilà délivré de la terrible charge de sa conscience et de ses doutes. La discipline collective joue le rôle d’une ascèse
212tte qui se livre aujourd’hui dans le secret de la conscience allemande, c’est une lutte de nature religieuse. C’est l’affrontement
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
213 d’utilité que s’il convainc ceux qui auront pris conscience, en le lisant, des raisons qu’ils pouvaient avoir de le trouver d’abo
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
214lus secrètes, d’y voir comme une définition de la conscience occidentale… Amour et mort, amour mortel : si ce n’est pas toute la p
215 par l’imagination, sans en prendre toutefois une conscience assez claire pour qu’éclate la contradiction. Ainsi se trouvent mises
216Que Dieu m’en garde ! » Je ne suis pas sûr que la conscience claire soit utile d’une manière générale, et en soi. Ni que les vérit
217 de formes idéales, est simplement d’accroître la conscience, donc la mauvaise conscience des hommes. Qui sait où cela peut nous m
218 que les auteurs du Roman avaient choisi en toute conscience pour la chevalerie « courtoise » contre le droit féodal. Mais nous av
219nt ceux qui la vivent ne sauraient prendre aucune conscience de sa fin, mais que ceux qui la veulent dépeindre dans sa merveilleus
220e de symboles, un langage hiéroglyphique, dont la conscience n’a pas la clé. Langage ambigu par essence, car il « trahit » au doub
221ut. En vérité, c’est qu’on visait ce but, mais la conscience n’a pas eu le temps d’intervenir et de gauchir le geste spontané. Et
222ossible ? C’est que nous aimons la brûlure, et la conscience de ce qui brûle en nous. Liaison profonde de la souffrance et du savo
223e de la souffrance et du savoir. Complicité de la conscience et de la mort ! (Hegel a pu fonder sur elle une explication générale
224 ». Or c’est le roman qu’on aime, c’est-à-dire la conscience, l’intensité, les variations et les retards de la passion, son cresce
225 dont l’importance est appréciable — mais dont la conscience commune doit renier l’intime évidence. Que la sécheresse d’une descri
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
226upposer chez l’homme du xiie siècle une forme de conscience qui ne pouvait être la sienne. Si l’on essaye de se replacer dans l’a
227s des symboles qu’il emploie, ni d’en prendre une conscience distincte. Il est indemne de ce rationalisme qui nous permet, à nous
228 manquer, tout ce qui était destiné à stimuler la conscience religieuse dégénère en profane banalité, en choquant matérialisme à p
229e auteur remarque un peu plus loin que « la naïve conscience religieuse de la multitude n’avait pas besoin de preuves intellectuel
230 Et d’une manière plus générale, quelle espèce de conscience avons-nous des métaphores que nous utilisons dans nos écrits ?52 Il n
231 refléter, mais en la surmontant, la division des consciences (elle-même productrice de mauvaise conscience), dans la grande masse
232et, obscur, à double sens, dans lequel un état de conscience est exprimé par un terme érotique »69 — ou l’inverse aussi bien. À te
233ême mouvement qui fit remonter au demi-jour de la conscience et de l’expression lyrique de l’âme, le Principe Féminin de la çakti,
234Languedoc, le contrecoup de cette hérésie dans la conscience occidentale et dans les coutumes féodales, tout cela vient sourdement
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
235ment, un amer dénuement, un appauvrissement de la conscience vidée de toute diversité, une obsession de l’imagination concentrée s
236i ne s’est accomplie qu’après le xiie siècle, la conscience moderne a cru voir une donnée première. Elle a cru pouvoir « explique
237anation de la mystique primitive. ⁂ Cependant, la conscience moderne montre une si grande répugnance à opérer ce renversement, qu’
238mpirique. Mais en fait, personne ne s’y tient. La conscience moderne, par exemple, victime des réflexes que lui a donnés la scienc
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
239Grande Peste, chef-d’œuvre inégalé de l’examen de conscience : Je vais pensant — et en pensant m’assaille une pitié de moi-même s
240a Mort accède pour la première fois au plan de la conscience lyrique. Napoléon à peine vaincu, voici l’envahissement de l’Europe p
241 unitives qui de nouveau prend son départ dans la conscience occidentale, c’est, éternelle hérésie passionnelle, la transgression
242tend, traduit exactement l’envahissement de notre conscience par le contenu totalement profané du mythe. Celui-ci cesse d’ailleurs
243r aux tribunaux de l’Inquisition, puis envahir la conscience européenne, même orthodoxe, et par une sorte d’ironie, donner sa rhét
244séduire le besoin d’idéal qu’avait laissé dans la conscience une connaissance mystique réprouvée, puis perdue. Telle fut la chance
245Le xixe siècle bourgeois vit se répandre dans la conscience profane l’« instinct de mort » longtemps refoulé dans l’inconscient o
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
246tte ou légitime obscurément, au plus secret de la conscience occidentale, le goût de la guerre. Cette liaison singulière d’une cer
247 l’exaltation érotique du xiie siècle. « Dans la conscience du moyen âge, se forment pour ainsi dire l’une à côté de l’autre deux
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
248 et tous ces livres, aggravant au contraire notre conscience du problème, contribuent à le rendre insoluble. Ils sont les signes d
249— Contraintes religieuses. — Dans la mesure où la conscience moderne comme telle sait encore distinguer le christianisme des contr
250ni, c’est l’éternité sans retour où s’évanouit la conscience douloureuse — pour le moderne, ce n’est plus que le retour sempiterne
251nts ont déjà modifié d’une manière perceptible la conscience de l’Occident. Enfin, certains signes annoncent un phénomène plus pro
252urément. Elles échappent encore, par nature, à la conscience individuelle. Toute solution que je serais tenté de proposer, fût-ell