1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1rre et ciel lui échappe. Il jette encore quelques cris brisés : « Ô vieux Démon ! — je te rappelle — Ou bien envoie — un hér
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
2ns Prikaz, cette traduction française de l’énorme cri de délivrance du peuple fou. Belles étincelles échappées d’un brasier
3 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
3t nous mener à des hauteurs où devient naturel ce cri de sagesse orgueilleuse : « Qu’avons-nous besoin d’un autre amour que
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
4 Soir de Florence (13 novembre 1926)h Des cris mouraient vers les berges du fleuve jaune, entre les deux façades lon
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
5ume enveloppée, une atmosphère trop claire où les cris se font un peu aigres et les couleurs fluides. Toute la tendresse que
6 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
6s rien, écoutez-les, comme ils me jugent et leurs cris indignés qui couvrent une angoisse. Ça les dérange terriblement, sauf
7 follement au-dessus des rues parcourues de longs cris en voyage. Je me sentis perdre pied délicieusement. Et de cette nuit
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
8naient plus furieusement dans l’ombre livide, aux cris fêlés et déchirants des saxophones. Sortie dans un matin sourd, frile
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
9ouvient d’un vers d’Éluard14. Et des phrases, des cris, des mots. Au défaut de l’ivresse naissante se glisse un poème où vou
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
10 dieux de l’Orient et de l’Occident ? » Certains cris qui nous échappèrent n’avaient pas d’autre sens. 17. 20, rue Chalgr
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
11oublé quelques bonnes petites somnolences par des cris intempestifs. Il y a des gens qui n’ont pas encore admis que jeunesse
11 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
12eut-être est-il temps encore. Ici et là, quelques cris s’élèvent dans le désert d’une époque déjà presque abandonnée par l’E
13re spirituel vers lequel il entraîne l’Occident ? Cris dans le désert. Déserts des villes fiévreuses où le fracas des machin
12 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
14de formuler cette ivresse ; autrement que par des cris. 5. Avec toutes les erreurs et turpitudes que cela comporte, Belles-L
13 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
15ais je sais comment tu pleurais. Au carrefour des cris perdus j’écoute encore une voix nue qui vient de dire ton nom même av
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
16sir la danseuse, tourbillonner, pousser de grands cris ; tourbillonner en sens inverse ; frapper des talons toujours plus vi
17’est la danse qui se lève, et des tambours et des cris modulés, et toute la frénésie d’un grand souffle qui se serait mis à
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
18iberté. Mais pourquoi dira-t-on, s’arrêter à ces cris d’une révolte égarée par la haine ? C’est qu’ils caractérisent une at
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
19rt. » C’en est fait, les clercs ont trahi, et les cris de M. Benda sont couverts par la rumeur de la place. Dans toute la je
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
20ut le drame secret de l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe invoque la catégorie sacrée de l’humain, com
21er et la réalité rugueuse à étreindre. » C’est le cri même de Faust. « Il faut être absolument moderne. » Travailler. Se do
22t méditant regard le mot suprême de la Saison, ce cri sourd du plus lucide héroïsme : « Et allons ! » Goethe seul est allé
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
23ccupe ». Dès la seconde page, c’est à pousser des cris de joie. Les enfants comprendront-ils ? Dans la mesure seulement où l
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
24s, mais pas si sourds qu’ils ne s’irritent de nos cris. Il est vrai que certains, au lendemain de la guerre, ont trop souven
20 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
25ait un miracle d’amour qui fasse pousser un grand cri à un homme qu’on verrait alors s’agenouiller dans un silence impressi
26re l’ivresse et la neurasthénie, avec parfois des cris admirables ou des caresses déchirantes, — mais ici l’on aime que tout
21 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
27sir la danseuse, tourbillonner, pousser de grands cris ; tourbillonner en sens inverse ; frapper des talons toujours plus vi
28’est la danse qui se lève, et des tambours et des cris modulés, et toute la frénésie d’un grand souffle qui se serait mis à
22 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
29rre et ciel lui échappe. Il jette encore quelques cris brisés : « Ô vieux Démon ! — je te rappelle — Ou bien envoie — un hér
23 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
30atin, dominant la ville, ses bruits de chars, ses cris d’enfants. Je traverse l’odeur des groseilliers, écarte des ronces, e
31-t-elle apostropher le destin ou pousser de beaux cris raciniens ? Elle envoie le capitaine au château puis songe qu’il a ou
24 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
32t parfois avec un cahot mou. Le silence grandit ; cris de pics, vibration basse des cylindres. On voit paraître de plus haut
33tissent une rumeur dans l’obscurité profonde. Des cris de chouettes se poursuivent, s’éloignent, reprennent tout proches. Le
25 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
34uvernent. (On sait ce qu’ils sont.) Il faut qu’un cri jaillisse : c’en est fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce
35t fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce cri est le témoignage d’un réveil. Et quand bien même il ne serait poussé
36é menaçante. ⁂ Que la passion qui nous arrache ce cri, nous rende aussi lucides et efficaces ! Nous voulons rompre, et nous
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
37remier ou sur le second membre de la phrase, — ce cri est significatif de l’étrange équivoque cultivée par la bourgeoisie c
27 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
38hoit un « bonheur » imprévu, pousse en réalité le cri d’un humaniste, c’est-à-dire d’un homme, pour qui la valeur absolue e
28 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
39t rien fait de mieux. Ils ont eu parfois de beaux cris, mais à qui les adressaient-ils ? À la galerie plus qu’à eux-mêmes, j
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
40n d’exaspérer la Reine. Elle tempête et hurle son cri favori : « Qu’on lui coupe la tête ! » Alors, le chat s’élève dans le
30 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
41 qu’il lui arrive parfois de pousser « un immense cri en vingt-deux langues ». La satire de Toepffer n’est pas méchante, el
31 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
42uvernent. (On sait ce qu’ils sont.) Il faut qu’un cri jaillisse : c’en est fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce
43t fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce cri est le témoignage d’un réveil. Et quand bien même il ne serait poussé
44é menaçante. ⁂ Que la passion qui nous arrache ce cri, nous rende aussi lucides et efficaces ! Nous voulons rompre, et nous
32 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
45hoit un « bonheur » imprévu, pousse en réalité le cri d’un humaniste, c’est-à-dire d’un homme, pour qui la valeur absolue e
33 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
46s, mais pas si sourds qu’ils ne s’irritent de nos cris. Il est vrai que certains, au lendemain de la guerre, ont trop souven
34 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
47t-il donc sous cette révolte qui élève en moi son cri contre les choses qui viennent à grands pas assurés, et qui sortent,
35 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
48remier ou sur le second membre de la phrase, — ce cri est significatif de l’étrange équivoque cultivée par la bourgeoisie c
36 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
49rs cette conclusion. Peut-être n’est-ce ici qu’un cri d’appel à rien : les modernes ont inventé cela. On peut toutefois ne
37 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
50al Le Journal répandait brusquement dans Paris ce cri d’alarme stupéfiant. Soucieux de ne point céder au goût de la catastr
38 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
515)q Kellermann à Valmy entraîne ses troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans l
39 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
52e par les Assemblées du clergé réclamant à grands cris la destruction des Réformés (1660) et exhortant le roi à « terrasser
40 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
53ndrais l’homme d’action qui n’aurait jamais eu ce cri, qui n’aurait jamais éprouvé cette détresse ! Quant à moi, pendant qu
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
54ant de heil rythmés — je n’entendais plus que les cris de mes voisins sur un fond de tempête et de battements sourds — avec
55 foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répondit. » Cri désignant ici
56s masses confessant leur fidélité lui répondit. » Cri désignant ici la clameur instantanée de 30 000 hommes dressés d’un se
42 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
57 déceptions d’une génération. Puis j’ai trouvé ce cri : « Tout me concerne », et ce sous-titre, vers la fin : « Retour à la
43 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
58a foi dans l’Évangile n’est-elle pas justement ce cri : « Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité ». L’on e
44 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
59ot sa valeur d’appel, appeler sans cesse à grands cris l’univers (cette « version à l’unité »), la plénitude, le rassembleme
45 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
60r, parcourait le terrain en hurlant au hasard son cri de guerre : « Qu’on lui coupe la tête ! » — Ainsi nos mots se déforme
46 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
61 le chant séculaire de l’angoisse, après quelques cris rauques de désespoir, épuisé, fait silence et laisse entendre un chan
47 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
62des pouvoirs. Et nous n’en sommes qu’aux premiers cris. Si nous parvenons aujourd’hui à prendre une conscience ferme des néc
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
63ns la cour, et sur toutes les terrasses. Avec des cris et des râles presque humains. Ce matin, j’ai trouvé des traces de san
64cheux. Soudain la girouette fait entendre un long cri presque humain. La maison la plus proche est à une bonne demi-heure.
49 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
65uer que les meilleures œuvres du temps soient des cris de protestation, souvent très maladroits, et plus souvent encore, hab
50 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
66 défilent en maillots rouges et l’on pousse des « cris séditieux » ; le dimanche suivant, ce sont les enfants de la fondatio
51 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
67 défilent en maillots rouges et l’on pousse des « cris séditieux » ; le dimanche suivant, ce sont les enfants de la fondatio
52 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
68es rumeurs de gare, un coup de trompe d’auto, des cris de coq. L’odeur du raisin foulé monte de la cour, et remplit l’ombre
69ns la cour, et sur toutes les terrasses. Avec des cris et des râles presque humains. Ce matin, j’ai trouvé des traces de san
70cheux. Soudain la girouette fait entendre un long cri presque humain. La maison la plus proche est à une bonne demi-heure.
53 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
71qui se rapprochent encore et pèsent. J’étouffe un cri. À ce moment la grosse dame se lève et s’en va. Je balbutie, tremblan
54 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
72 On sent des siècles de cartésianisme derrière ce cri sublime et désintéressé. Naturellement, mon auteur, une fois de plus,
55 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
73 de la bataille vacille, il a retrouvé soudain le cri de la Révolution : Vive la Nation ! Or ce cri qui lui donne la victoi
74 le cri de la Révolution : Vive la Nation ! Or ce cri qui lui donne la victoire le condamne. Je simplifie encore la thèse :
56 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
75 heil rythmés. (Je n’entends bientôt plus que les cris rauques de mes voisins sur un fond de tempête et de battements sourds
76 foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répondit. » Je n’oublierai p
77idélité lui répondit. » Je n’oublierai plus ce « cri », cette clameur instantanée de 40 000 humains dressés d’un seul élan
78, égaré… » On entend des bruits de guerre civile, cris, tac-tac de mitrailleuse, fragments de chœurs désordonnés, haineux. S
79la joie des feux de la Saint-Jean sautés avec des cris aigus ? (Ce feu-là est beaucoup trop gros, et d’ailleurs, on ne quitt
80surer par la peur qu’elle se fait à elle-même. Au cri d’Allemagne réveille-toi ! Hitler a-t-il hypnotisé son peuple, mainte
57 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
81 secondes, ça ressemble tellement au bonheur ! Un cri dans le vent va tout détruire. Oui, c’est bien ça, c’est toujours ça,
58 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
82 avec elles-mêmes dans un chant triste ou dans un cri. Or ces religions vagues et violentes se cherchent pourtant une doctr
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
83dont Wagner, au deuxième acte de Tristan, fera le cri sublime de Brengaine : « Habet acht ! Habet acht ! Schon weicht dem T
84t la « dame » qui mériterait ce sacrifice ? Ou ce cri de Guillaume de Poitiers : Par elle seule je serai sauvé ! Ou cette
85ferais rien, car ne sais vouloir qu’ELLE ! Et ce cri de Bernard de Ventadour : Elle m’a pris mon cœur, elle m’a pris moi-
86 pas de son amour ne peut en vivre. C’est ici le cri même de la mystique occidentale mais aussi du lyrisme provençal et de
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
87e arracha à Job soumis à une semblable épreuve ce cri : « Pourquoi, mon Dieu, m’as-tu fait contraire à toi-même, pourquoi s
88 peut certes rapprocher ce passage de l’admirable cri de Ventadour : « Elle m’a pris le cœur, elle m’a pris moi-même, elle
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
89nd il prend la harpe de Tristan130, c’est dans le cri de la « torture délicieuse », du mal aimé, du plaisir qui consume :
90égocier avec la mort ! La lucidité même d’un tel cri, où s’avoue le dernier secret du mythe courtois, c’est le signe d’une
91era l’Alliance éternelle. L’Esprit est Dieu ! ce cri puissant retentira Comme un tonnerre de joie à travers la nuit de pri
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
92 les cimiers et les blasons, les bannières et les cris de guerre conservent aux combats un caractère individuel et l’apparen
93la passion contre la « science exacte ». C’est au cri de Vive la Nation ! que les sans-culottes repoussèrent l’armée « clas
94assionnel dans la conduite des batailles. D’où ce cri d’un des généraux qu’il venait de battre en Italie : « Il n’est pas p
63 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
95es plus perspicaces de notre temps sont autant de cris dans le désert, alors ? Laissons les choses aller… Les clercs se cons
64 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
96le était à commettre. » C’est l’un des plus vieux cris de l’humanité, le plus terriblement sincère ! Si par colère, orgueil,
97, qui voient le signe de la vraie passion dans le cri « c’est plus fort que moi ! » l’on voudrait dire cette chose très sim
98re. Que ce Rien soit enfin mon ordre ! C’est le cri même du désespoir, et c’est l’auto-sadisme de ce siècle. Tout est fau
65 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
99qui ne dort plus. C’est un écho lointain du grand cri de saint Paul : « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! » Qu’ai-je do
100riomphe par l’énoncé de son nom seul, par le seul cri de son nom qui veut dire : Quis sicut Deus ? « Qui est comme Dieu ? »
101 Quis sicut Deus ? « Qui est comme Dieu ? » Et ce cri terrasse le Diable, cette lance transperce le serpent qui sifflait :
102tion, c’est l’événement lui-même qui répercute le cri de guerre de l’Archange lumineux. Avez-vous des oreilles pour l’enten
103ner : l’heure n’est-elle pas trop grande pour nos cris ? Je voudrais dire le bien et les vertus que j’aime et la libération
104es hiérarchies de l’Ordre : l’ordre céleste et le cri de guerre de l’Ange blanc, l’ordre intérieur de la sainteté, l’ordre
66 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
105ut le drame secret de l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe invoque la catégorie pour lui sacrée de l’hu
106er et la réalité rugueuse à étreindre. » C’est le cri même de Faust ! « Il faut être absolument moderne. » Travailler. Se d
107t méditant regard le mot suprême de la Saison, ce cri sourd du plus lucide héroïsme : « Et allons ! » Goethe seul est allé
67 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
108n d’exaspérer la Reine. Elle tempête et hurle son cri favori : « Qu’on lui coupe la tête ! » Alors le Chat s’élève dans les
68 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
109 la foi, dans le concret d’une vie chrétienne. Ce cri d’une femme devant Jésus : « Je crois, Seigneur, subviens toi-même à
110, subviens toi-même à mon incrédulité », c’est le cri de la foi vivante, toujours combattue par la vue, par la certitude na
69 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
111ot sa valeur d’appel, appeler sans cesse à grands cris l’univers (cette « version à l’unité »), la plénitude, le rassembleme
70 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Demain la bombe, ou une chance d’en finir avec la terre (30 juin 1946)
112t ? Quel tollé mondial, aussitôt ! Quel fracas de cris au fou ! au gaspillage ! à l’existentialisme ou au surréalisme ! et p
71 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
113 aiguë du petit jour. Et cette rumeur soudaine de cris menus et de sifflets de tous côtés, comme les premières gouttes d’une
72 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
114 en seront toujours incapables. Ce drôle de petit cri dans la paille m’indique tout autrement que les formules d’Einstein q
115t et la nuit aussi ». Je n’ai pas fini d’aimer ce cri. Les citations de la Bible vous irritent. Et vous me direz : que fait
73 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
116 secondes, ça ressemble tellement au bonheur ! Un cri dans le vent va tout détruire. Oui, c’est ainsi, toujours ainsi, le b
74 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
117s et humain, bien plus insupportable que tous les cris de haine. Ils ne savaient pas cela, les jeunes Allemands, on ne leur
75 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
118é aiguë du petit jour. Et cette rumeur soudain de cris menus et de sifflets, de tous côtés, comme les premières gouttes d’un
76 1946, Lettres sur la bombe atomique. La paix ou la mort
119 en seront toujours incapables. Ce drôle de petit cri dans la paille m’indique tout autrement que les formules d’Einstein q
120t et la nuit aussi. » Je n’ai pas fini d’aimer ce cri. Les citations de la Bible vous irritent. Et vous me direz : « Que fa
77 1947, Doctrine fabuleuse. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
121nnes avides de faire comme le voisin… Imaginez ce cri suprême d’une ironie désespérée : « Faites comme moi, soyez tous l’Ex
78 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
122erme » de sa vie, la proféra tout entière dans ce cri, réponse unique à l’éternelle sommation, somme absolue de ses journée
79 1948, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Lacs (août 1948)
123es complets, et la peine une baie secrète, où les cris des oiseaux dans la brume s’occupent d’une vie bien différente… Enfin
80 1948, Suite neuchâteloise. VII
124es complets, et la peine une baie secrète, où les cris des oiseaux dans la brume s’occupent d’une vie bien différente… Enfin
81 1949, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’Europe est encore un espoir (8 décembre 1949)
125’Europe vivante. L’Europe existe encore, là où le cri des hommes n’est pas étouffé dans leur bouche, ou dans les sources mê
82 1950, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Europe unie et neutralité suisse (novembre-décembre 1950)
126rester neutre quand tout le monde réarme à grands cris. Mais attention : les cris ne sont pas des armes ! La vérité, c’est q
127 monde réarme à grands cris. Mais attention : les cris ne sont pas des armes ! La vérité, c’est que la Suisse neutre est le
83 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
128ers, des signes brefs et toujours inquiétants, le cri précipité et comme rageur d’un corbeau maigre à ma fenêtre, une ombre
129nce presque féroce des gens du Sud, avec un petit cri hostile et guttural, pareil à celui des corbeaux, le cri de la misère
130tile et guttural, pareil à celui des corbeaux, le cri de la misère sauvage qui seule, dans cette fournaise humide, fouette
131e pleine de sous-entendus. J’attends un geste, un cri. Rien ne se passe. Ou plutôt, je ne saurai jamais ce qui, de toute év
84 1953, Le Figaro, articles (1939–1953). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (25 juin 1953)
132t tiré ! Ils tirent sur les ouvriers ! » Le vieux cri de douleur des villes européennes, le cri de douleur des faubourgs s’
133e vieux cri de douleur des villes européennes, le cri de douleur des faubourgs s’est propagé dans les avenues lugubres de B
85 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
134ut écrire, non sans amertume : « Elle a choisi le cri, j’ai gardé la douleur », tandis qu’Hamlet pousse Ophélia au suicide
86 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
135t tiré ! Ils tirent sur les ouvriers ! » Le vieux cri de douleur des villes européennes, le cri de douleur des faubourgs s’
136e vieux cri de douleur des villes européennes, le cri de douleur des faubourgs s’est propagé dans les avenues lugubres de B
87 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
137. Mais les neutralistes, qui dénonçaient à grands cris la disproportion des forces au sein des Six, entre la France et l’All
88 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
138 les progrès constants convainquent mieux que les cris et les slogans.) Nous vivons dans un siècle où, très visiblement, ce
89 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
139s nationalistes en France, qui dénoncent à grands cris la disproportion de forces entre quarante-trois millions de Français
90 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
140re l’horizon jaune de la mer d’Occident. C’est le cri de l’âme « exilée », qui ne s’arrache à la matière et à la chair que
141l’Occident, la jeunesse d’hier, jettent les hauts cris de la vertu blessée. J’attaque en fait leur religion. Non pas comme u
142ur, on datera l’ère nouvelle. » C’est en effet au cri de : « Vive la Nation ! », clamé sur tout le front des troupes, que l
143es Français durent la victoire. Remarquons que ce cri, à ce moment-là, ne signifie point : Vive la France ! — pas davantage
144Gott mit uns aussitôt exaucé, puisque par ce seul cri la bataille sera gagnée. La nation à l’état naissant, comme nous la t
91 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
145les répercussions humaines de la technique ? Long cri d’angoisse devant le monde moderne livré aux lois inexorables des mac
92 1956, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Oserons-nous encore… » (6 novembre 1956)
146avoir laissé faire sous nos yeux hébétés, sans un cri, sans un geste — cela ? Ces voix rauques, jusque dans nos chambres, c
93 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
147lentement sur toute la largeur de la rue, sans un cri, sans un mot, et peu n’ont pas pleuré. Il est frappant que la presse
148t leur combat survivent. » C’est toujours le même cri : « Que peut-on faire ? Je suis prêt à le faire avec vous. » « Agisse
149plement le fait qu’on ne peut pas tout dire en un cri. Lundi 3 décembre 1956 C’est la Hongrie qui fera l’Europe. Nos
94 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
150Menon est resté neutre entre les criminels et les cris de leurs victimes. On a vu ce jour-là que cette neutralité se réduit
95 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur deux écrivains politiques (juin 1957)
151té probable de telles clauses est fournie par les cris d’indignation qui s’élèvent de la presse communiste, au seul énoncé d
152touché, les réflexes sont plus forts que tout, le cri part, et l’on s’est trahi… Fort brillamment écrit d’un bout à l’autre
96 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
153soi-disant libéraux, puisqu’ils jettent les hauts cris dès que quelqu’un suggère de réduire le PC à l’observance des lois. S
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
154ut le fautif de la réalité, elle appelle à grands cris non point sa repentance mais le châtiment restaurateur de l’ordre. T
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
155re l’horizon jaune de la mer d’Occident. C’est le cri de l’âme « exilée », qui ne s’arrache à la matière et à la chair que
156Occident — la jeunesse d’hier — jettent les hauts cris de la vertu blessée. J’attaque en fait leur religion. Non pas comme u
157ur, on datera l’ère nouvelle. » C’est en effet au cri de « Vive la Nation », clamé sur tout le front des troupes, que les F
158es Français durent la victoire. Remarquons que ce cri, à ce moment-là, ne signifie point Vive la France ! — pas davantage q
159Gott mit uns aussitôt exaucé, puisque par ce seul cri la bataille sera gagnée. La nation à l’état naissant, comme nous la t
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
160es répercussions humaines, de la technique ? Long cri d’angoisse devant le monde moderne livré aux lois inexorables des mac
100 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958)
161sterné. — Je crains bien, répliquai-je, que votre cri du cœur ne définisse l’idée de la politique que l’on se fait trop gén