1 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
1 que nous assistions au spectacle grandiose de la croissance d’un chêne géant. Tout ici est organe, tout est nature. Et Goethe l’a
2 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
2 et pourquoi, hors d’Europe, ont-elles subi cette croissance gigantesque ? Pourquoi n’ont-elles produit chez nous ni tout leur bie
3 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
3avoir si elle signale une impasse ou une crise de croissance, l’échec de l’Aventure ou un risque nouveau. Préhistoire La préh
4asses asiatiques, à la fois sous-alimentées et en croissance incontrôlable. Mais le seul fait de cette prise de conscience fixe en
4 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
5ur d’une fin lugubre, ou seulement d’une crise de croissance ? On a vu que la croyance à l’Histoire absolue, ce produit de remplac
5 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience du temps historique
6ur d’une fin lugubre, ou seulement d’une crise de croissance ? On a vu que la croyance à l’Histoire absolue, ce produit de remplac
6 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
7avoir si elle signale une impasse ou une crise de croissance, l’échec de l’Aventure ou un risque nouveau. L’aventure technique 
8asses asiatiques, à la fois sous-alimentées et en croissance incontrôlable. Mais le seul fait de cette prise de conscience fixe en
7 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
9ables de nourrir demain une humanité en si rapide croissance ? Faut-il être pessimiste ou optimiste ? Bernanos avait coutume de di
8 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un problème séculaire : la Russie et l’Europe
10et n’avoir plus qu’à conserver ; mais eux sont en croissance222 : tous les autres sont arrêtés ou n’avancent qu’avec mille efforts
9 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’historisme au pessimisme
11is avares ; des Italiens souffrant d’une crise de croissance ; des Balkaniques braconniers ; des Hongrois guerriers ? Comment calm
10 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
12ne communauté de travail interpersonnelle dont la croissance et le constant perfectionnement, à mesure que le cercle des collabora
13croître. Les degrés que nous observons dans cette croissance et dans la direction particulière qu’elle emprunte, c’est ce que nous
14e est partiellement construction et partiellement croissance. Elle est partiellement organisation — et une organisation, si elle e
15ent bonne pour tous les hommes ; et partiellement croissance liée à celle de la culture d’une nation donnée et se nourrissant d’el
11 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
16ntinent. Jamais notre cap de l’Asie n’avait connu croissance économique aussi rapide que depuis qu’il a renoncé, bon gré, mal gré,
12 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
17es immédiates, qu’on l’agrandisse ! Les crises de croissance n’ont jamais été mortelles pour les administrations : elles représent
18ajorité de nos contemporains les impératifs de la croissance de production, et de l’aide aux sous-développés ? 4. Possibilité d’un
13 1964, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il nous faut des hommes de synthèses (19-20 septembre 1964)
19es immédiates, qu’on l’agrandisse ! Les crises de croissance n’ont jamais été mortelles pour les administrations : elles représent
20ajorité de nos contemporains les impératifs de la croissance de production, et de l’aide aux sous-développés ? 4. Possibilités d’u
14 1965, Fédéralisme culturel (1965). II. « Devenons nous-mêmes ! »
21nombre, qu’il s’agit d’intégrer dans un groupe en croissance, de faire participer à l’esprit de ce groupe, de naturaliser culturel
15 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — Les institutions et la vie politique
22 leurs frontières très compliquées traduisent une croissance empirique, par l’intérieur, à partir de foyers multiples. Ces origine
16 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
23; au Japon, en Allemagne, à Boston des musées « à croissance continue » ; à Bagdad un énorme stade ; à Brasilia une ambassade, des
17 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
24ressources, prendrait la mesure de leurs pôles de croissance, de l’intensité de leurs échanges et de l’orientation des flux de bie
18 1970, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Une réflexion sur le mode de vie plutôt que sur le niveau de vie (2 juin 1970)
25de ses résultats — les questions suivantes : — La croissance indéfinie du PNB est-elle une obligation sacrée, donc indiscutable, o
19 1970, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les prophètes de la décadence (24 septembre 1970)
26’il obéit donc, comme tout individu, à une loi de croissance, d’épanouissement et de déclin fatal. Hegel pensait d’ailleurs que la
27mplexes, mais constantes, de leur genèse, de leur croissance et de leur dissolution inévitable. Ces historiens et philosophes, arm
20 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
28es immédiates, qu’on l’agrandisse ! Les crises de croissance n’ont jamais été mortelles pour les administrations : elles représent
29ajorité de nos contemporains les impératifs de la croissance de production, et de l’aide aux sous-développés ? 4. Possibilité d’un
21 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
30eurs à nos divisions nationales et au culte de la croissance matérielle. On pense bien que le but ne saurait être d’instaurer une
31’il obéit donc, comme tout individu, à une loi de croissance, d’épanouissement et de déclin fatal. Hegel pensait d’ailleurs que la
32complexes mais constantes de leur genèse, de leur croissance et de leur dissolution inévitable. Ces historiens et philosophes, arm
22 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte, suite et fin
33priorité au niveau de vie matériel, défini par la croissance du PNB, ou au mode de vie existentiel, « sensible au cœur » ? Où trou
23 1972, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aspects culturels de la coopération dans les régions frontalières (été 1972)
34iens et de services, d’urbanisation et de taux de croissance, qui ne saurait coïncider que par accident et temporairement avec un
35ocal et régional. La recherche d’un optimum entre croissance industrielle et équilibre humain s’illustre aisément à ce niveau. Les
24 1972, Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale (1972). « Un monde fini »
36e l’alimentation qui, selon lui, devait borner la croissance démographique. Elle s’impose aujourd’hui à notre esprit réticent, à c
37prévisibles et calculables à moyen terme de cette croissance exponentielle. Mais il suffit que la notion de limite soit posée, im
25 1972, Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale (1972). « La religion du Progrès »
38nconditionnelle et absolue nécessité en soi de la croissance industrielle — et celui qui oserait la mettre en doute un seul instan
26 1972, Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale (1972). « Passer de la croissance à l’équilibre »
39 « Passer de la croissance à l’équilibre » La finitude des ressources naturelles (où l’on peut
40u monde moderne, qui est, dit-il, de passer de la croissance à l’équilibre, M. Forrester a commencé par établir un modèle simple d
41r : — Si nous voulons réussir la transition de la croissance à l’équilibre, qui serait le seul salut de notre société, il faudra t
42 Si bien qu’on peut se demander si le dogme de la croissance industrielle n’est pas devenu sacro-saint dans la mesure même où il p
43 d’une concentration globale, au-delà du stade de croissance industrielle sauvage, dominée par la maxime utopique : « Chacun pour
27 1972, Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale (1972). « L’homme se voit contraint de choisir librement son avenir »
44nalités — pour remplacer la seule poursuite de la croissance et du progrès économique. » Car désormais, ajoute-t-il, « c’est l’ave
45 de renoncer à contrôler ensemble les facteurs de croissance du système global. Car alors les pires prévisions calculées sur ordin
28 1972, Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale (1972). « Gagner le monde ou sauver son âme »
46coup). Bien sûr, il est plus facile de mesurer la croissance d’un PNB que de déterminer les conditions d’une qualité de vie meille
47e choix global désormais entre Puissance, Profit, Croissance indéfinie d’une part, et Liberté, Service, Équilibre d’autre part, qu
48libre chaque fois qu’il y a conflit déclaré entre croissance matérielle et nuisances morales ou naturelles. Ce qui m’amène à pense
49 non plus au seul profit individuel ni à la seule croissance du PNB, mais à un équilibre dynamique entre la personne, la Cité et l
29 1972, Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale (1972). Post-scriptum
50la Nature, enfin substituée au dogme unique de la croissance matérielle à tout prix, qui est le contraire d’une politique. D. de
30 1972, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Suite des Méfaits (1972)
51a « fidélité inconditionnelle à l’idéologie de la croissance économique ». (p. 115) À cette fin, « les enfants deviennent de plus
31 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
52ciété nouvelle : elle aurait pour finalité non la croissance du PNB mais l’équilibre dynamique entre ces trois déséquilibres perpé
53sance de l’État à la Liberté des personnes, et la Croissance matérielle à une Sagesse équilibrante. Or nous découvrons depuis peu
32 1973, Responsabilité de l’écrivain dans la société européenne d’aujourd’hui (1973). « L’écrivain engagé, tel que je l’imagine et l’appelle »
54e de la société. Elle aurait pour finalité non la croissance indéfinie du PNB, mais l’équilibre dynamique entre ces trois déséquil
33 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
55politique de réduction simultanée des facteurs de croissance dans les deux décennies qui viennent, l’essentiel serait obtenu, les
34 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Les grandes béances de l’histoire (printemps 1974)
56se borner à « rechercher les causes et le mode de croissance du Pouvoir dans la Société », il dénonce en fait l’étatisation de la
57le tout récent Rapport de Tokyo sur l’homme et la croissance 106. que jusqu’ici l’on n’a guère étudié « que les structures et le m
35 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). II. Strasbourg : la deuxième Table ronde du Conseil de l’Europe (« Promesses du xxe siècle »
58atériels et le syndrome fondamental : celui de la croissance illimitée. La crise mondiale, et la carence politique des Européens s
59litique du célèbre Rapport sur « Les Limites à la croissance » (matérielle) reste à écrire : je l’intitulerais pour ma part Rappor
60sement du pouvoir sur soi-même, mais seulement la croissance illimitée de besoins et de produits matériels, croissance dont on a r
61ce illimitée de besoins et de produits matériels, croissance dont on a remarqué que le rythme est celui de la prolifération des ce
620) ; il a fallu le rapport sur « Les Limites à la croissance » ; il a fallu la crise du pétrole et ses suites ; mais surtout, il a
36 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). III. Venise : colloque sur le fédéralisme, modèle de l’Europe
63rise profonde de civilisation, due au culte de la croissance. (Mais on ne peut parler de tout à la fois, même avec la maîtrise d’u
37 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). IV. Berlin : le second Rapport au Club de Rome
64ic et Eduard Pestel. À mon sens, les Limites à la croissance ont marqué le tournant du siècle. Mais si Forrester et Meadows ont bi
65eadows ont bien fait voir que les problèmes de la croissance sont en interactions mondiales, il fallait montrer aussitôt que ces p
66nations étatisées. Cela se poursuit à travers la croissance industrielle — qui est une croissance non régulée, contrairement à la
67 travers la croissance industrielle — qui est une croissance non régulée, contrairement à la croissance organique d’un individu —
68st une croissance non régulée, contrairement à la croissance organique d’un individu — à travers l’aventure scientifique et techni
69s de la région. Un facteur d’autorégulation de la croissance serait ainsi introduit à la base par l’autonomie régionale. Mais les
38 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Paradoxes de la prospective (automne 1975)
70nd ils tendent à nous faire accroire qu’une seule croissance est à la fois possible et nécessaire, celle de la production matériel
71». Mais je vois au contraire les promoteurs de la croissance se servir des calculs prévisionnels pour couper court à toute critiqu
72rme ne peut faire ressortir que l’absurdité de la croissance dès qu’elle devient exponentielle. Le long terme, au surplus, devrait
73nverse une tendance — comme on va le voir pour la croissance démographique dans toute l’Europe — le long terme en subira des effet
74 Si bien qu’on peut se demander si le dogme de la croissance industrielle n’est pas devenu sacro-saint dans la mesure même où il p
75ment les technologues, portent en soi des fins de croissance illimitée, qui condamnent le système à la fuite en avant vers un désa
76hnologiques, accordés par leur facture même à une croissance illimitée, portent en eux des finalités virtuellement incompatibles a
77ouvoir d’achat, et d’autoroutes, c’est-à-dire une croissance illimitée — celle que l’on « justifiait » naguère par la croissance d
78ée — celle que l’on « justifiait » naguère par la croissance démographique… Or toute croissance biologique porte en elle-même ses
79naguère par la croissance démographique… Or toute croissance biologique porte en elle-même ses principes régulateurs. Ce n’est pas
80 principes régulateurs. Ce n’est pas le cas de la croissance industrielle, qui est contraire aux lois de la vie et qui met en péri
81litique conduirait d’une manière calculable à une croissance exponentielle ; et de préconiser au contraire tous moyens dont la mis
39 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
82eux ou inepte, tandis que s’accélère le rythme de croissance des échanges matériels et des contacts humains, voilà qui ne cesse de
83de demain s’annonce si long que les dangers de la croissance illimitée sont encore inconcevables dans ce monde-là. D’autant plus q
40 1977, Foi et Vie, articles (1928–1977). Pédagogie des catastrophes (avril 1977)
84 Fédération continentale ; d’un dépassement de la croissance à tout prix des formules d’équilibre humain qui prennent en compte le
41 1977, L’Avenir est notre affaire. Introduction. Crise de l’Avenir
85ue de l’homme et de l’humanité. C’est notre folle croissance qui affame le Tiers Monde et cause les pénuries qui viennent. C’est l
42 1977, L’Avenir est notre affaire. Système de la crise — La religion de la croissance
86 1La religion de la croissance Croissance démographique : il faudra bien qu’elle s’arrête un jou
87 1La religion de la croissance Croissance démographique : il faudra bien qu’elle s’arrête un jour Partons de
88lle sert d’argument principal aux partisans de la croissance à tout prix. Au train où elle va, l’humanité va doubler, pour la prem
89s esprits les plus obtus qu’il faudra bien que la croissance démographique s’arrête un jour3. Ici paraît l’idée de limite, celle-
90t donc entendu que cela n’arrivera pas. Car cette croissance — dont la courbe actuelle présente la plus troublante analogie avec c
91sation de la natalité au taux de remplacement, ou croissance zéro, c’est-à-dire deux enfants par couple, d’ici la fin du xxe sièc
92 pauvres s’élargirait avec l’écart entre les deux croissances démographiques… Mais ici le conditionnel est superflu : les jeux sont
93), puis pour le Tiers Monde pléthorique, où toute croissance de la population veut dire d’abord croissance de la misère. Car une p
94ute croissance de la population veut dire d’abord croissance de la misère. Car une population doublée en fin de siècle suppose une
95 : contraception, avortement légalisé, prime à la croissance zéro, taxation progressive à partir du troisième enfant, etc. Mais ce
96s, Dieu seul peut sauver le sens de la vie7. » Croissance urbaine : on ne peut pas tout multiplier impunément L’urbanisation
97 l’industrie européenne, de la technique et de la croissance démographique. Je note qu’elle est aussi contemporaine de l’essor de
98s, relèvent d’une même causeimmédiate, qui est la croissance urbaine sauvage : aucun système d’inter-régulation n’existe plus entr
99térale — procède de son expansion même. D’une croissance sans frein naturel Mais la croissance démographique n’a pas eu seu
100 D’une croissance sans frein naturel Mais la croissance démographique n’a pas eu seulement pour effet de dé-civiliser les vil
101 qu’elle excite, et dont elle semble justifier la croissance sans frein naturel. De là, deux séries de conséquences : la pollutio
102ent que sont stabilisés les rythmes actuels de la croissance, tant de la population occidentale que des taux de consommation. « Au
103 le fait peu contestable « qu’au rythme actuel de croissance des besoins », les réserves de tout sont condamnées à terme. « Change
104et possible. Mais les économistes partisans de la Croissance et les fonctionnaires des grandes sociétés industrielles se voilent l
105n crise d’eau buvable. « Au rythme actuel » de la croissance démographique et de la pollution universelle il faut prévoir que l’ea
106oupeau ?) Mais il s’agit surtout d’une société de croissance à tout prix, et donc de pollution. Lutter contre la pollution, je le
107« impératifs techniques » que dans un monde où la croissance technologique est tenue pour impérative — parce que sans elle, point
108e pour impérative — parce que sans elle, point de croissance industrielle, sans quoi point de croissance du PNB, sans quoi l’État
109nt de croissance industrielle, sans quoi point de croissance du PNB, sans quoi l’État risque une baisse de prestige… Dans un tel m
110e serait donné d’autres finalités que celle de la croissance et tiendrait compte, en conséquence, des seuls impératifs réels, qui
111. Tout doit céder devant les « impératifs » de la Croissance »… Le concept de Croissance, depuis un siècle et demi, en tant que ré
112 « impératifs » de la Croissance »… Le concept de Croissance, depuis un siècle et demi, en tant que référentiel unique de l’indust
113tion de la pulsion dite de fuite en avant. La Croissance, religion du monde moderne La preuve que la Croissance est devenue
114ce, religion du monde moderne La preuve que la Croissance est devenue la vraie religion du monde contemporain en tant que monde
115 titre délibérément blasphématoire : Limites à la croissance 31. Quand les économistes, sociologues, industriels et technocrates d
116s de ralentir, de contrôler ou mieux d’arrêter la croissance, ils ont tous dit d’abord « Voyons, c’est impossible ! » du ton du pè
117u’on vient de léser le Sacré ! Vraie et fausse croissance Le rapport dit du MIT succédant au premier rapportForrester, plus
118 de notre siècle : il a démythifié le dogme de la Croissance et c’était tout ce que le Club de Rome pouvait souhaiter. Qu’il prête
119 d’une part, au prestige qu’attachent au terme de croissance tant de millénaires de culture du sol ; d’autre part, à la confusion
120n qui s’opère dans l’esprit des modernes entre la croissance vivante, celle de l’herbe, des arbres, des bêtes et de l’homme, et l’
121ie en général, et que l’on nomme aujourd’hui « la croissance », par une image aussi trompeuse que plaisante. De telle sorte que ce
122 De telle sorte que ceux qui s’en prennent à « la croissance » au sens d’augmentation quantitative sont ressentis comme ennemis de
123ive sont ressentis comme ennemis de la vie, de la croissance biologique au sens premier, et du même coup comme ennemis de l’avenir
124 comme ennemis de l’avenir, car le prestige de la croissance biologique a également contaminé l’idée de Progrès. La vraie croissan
125a également contaminé l’idée de Progrès. La vraie croissance a un programme où son épanouissement, son déclin et sa mort se trouve
126déclin et sa mort se trouvent inscrits. La fausse croissance est sans programme, théoriquement illimitée ; une fois lancée, elle v
127 germination… Dans cette suite auto-réglée, toute croissance biologique trouve ses limites, qui sont conditions mêmes de la vie. M
128a la seule limite infranchissable à notre type de croissance industrielle. Mais une croissance qui ne peut s’arrêter que par l’épu
129à notre type de croissance industrielle. Mais une croissance qui ne peut s’arrêter que par l’épuisement de ce dont elle se nourrit
130té : elle répond, en effet, à la définition de la croissance cancéreuse. Je ne suis pas contre la croissance (je ne suis pas catha
131a croissance cancéreuse. Je ne suis pas contre la croissance (je ne suis pas cathare dans ce sens). Je propose, au contraire, que
132, au contraire, que l’on s’inspire des lois de la croissance vivante, donc réglée par ses fins particulières dans un ensemble cohé
133i à l’humanité qui vit en symbiose avec elle, une croissance sans limites, qui n’est en fait qu’une ex-croissance maligne. Pert
134le culte du PNB. Un indicateur universel de la croissance : le PNB Le produit national brut, ou PNB, est un total, obtenu pa
135n dans le Tiers Monde. Indicateur universel de la Croissance et paramètre unique du Progrès, le PNB définit à lui seul, et beaucou
136e même, nous l’avons vu, du principe absolu de la croissance sans limites,puis de l’augmentation sans fin du PNB, rapportée à son
137valables au plan mondial, seuls indicateurs d’une croissance qui ne saurait sévir désormais, dans nos pays occidentaux, qu’aux dép
138isse encore entretenir l’illusion d’une percée de croissance réussie aux dépens d’autres pays, notamment du Tiers Monde. C’est pou
139genre d’illusion qu’a pris naissance la notion de croissance indéfinie du PNB. Utopie analogue à celle qui rêve que la balance com
140rer le site des Baux-de-Provence. La politique de Croissance matérielle que pratiquent nos gouvernements a pour effet inévitable d
141és humaines non nationales, sacrifiées à la seule croissance. Et voilà le principe même des crises dont nous souffrons et dont le
43 1977, L’Avenir est notre affaire. Système de la crise — Le grand litige
142aînement en tous domaines publics et privés où la croissance paraît possible, bientôt souhaitable, et aussitôt indispensable ; com
143s. »   6 et 7. « L’explosion démographique et la croissance industrielle nous imposent le choix nucléaire. » Le mensonge, ici, se
144es chances qu’avant la fin du siècle, son taux de croissance s’établisse à zéro. La pression qu’on invoque affectera le Tiers Mond
145pas moins efficace, car il invoque l’absolu de la Croissance, et ce recours suffit à donner bonne conscience au promoteur, qu’il m
146uver, en arrière-plan et couvrant tout, l’idée de Croissance absolue, comme vrai référentiel d’un « homme moderne » conforme aux a
147 d’énergie qui explique sans doute ces courbes de croissance continue, tandis que la population se stabilise ? Bien au contraire.
44 1977, L’Avenir est notre affaire. Système de la crise — La clé du système ou l’État-nation
148 des nations étatisées ; se poursuit à travers la croissance industrielle, l’exploitation têtue, naïve, aveugle des ressources nat
149lisant la nation tout entière en tout temps59. La croissance industrielle est devenue par sa liaison avec la technique, elle-même
150 la guerre, la condition autant que l’effet de la croissance des pouvoirs de l’État sur ses sujets. Vers le milieu du xxe siècle,
151rançais ». Ce ministre ne veut que ce que veut la Croissance, et celle-ci ne saurait être que « française », mesurée en revenu nat
152emps : à partir de Napoléon, la dialectique de la Croissance du Pouvoir ne comportera plus seulement deux termes, l’État et la Gue
153» social (au sens physiologique) nécessaires à la croissance industrielle. Celle-ci va se propager d’abord sans autre loi que cell
154assives assurées aux armées76, investissements en croissance accélérée, conditionnement des masses en vue de la production de bien
155aint par sa nature d’étendre ses prérogatives. La croissance de son appareil administratif et de son budget le font devenir tout à
45 1977, L’Avenir est notre affaire. De la prévision — Naissance de la prospective
156e et l’instinct de mort, l’équilibre vivant et la Croissance folle, la liberté qui est pouvoir sur soi-même, et ces richesses qui
157ient s’élever sous des dômes d’air artificiel, la Croissance sans frein de l’industrie relevant le défi de l’explosion démographiq
46 1977, L’Avenir est notre affaire. De la prévision — L’avenir sensible au cœur
158nd ils tendent à nous faire accroire qu’une seule croissance est à la fois possible et nécessaire, celle de la production matériel
159». Mais je vois au contraire les promoteurs de la croissance se servir des calculs prévisionnels pour couper court à toute critiqu
160rme ne peut faire ressortir que l’absurdité de la croissance dès qu’elle devient exponentielle. Le long terme, au surplus, devrait
161nverse une tendance — comme on va le voir pour la croissance démographique dans toute l’Europe — le long terme en subira des effet
162 Si bien qu’on peut se demander si le dogme de la croissance industrielle n’est pas devenu sacro-saint dans la mesure même où il p
163je lis dans le Rapport de Tokyo sur l’homme et la croissance, publié par le Club de Rome : « En vérité, nous sommes comme un enfan
164mment les technologues portent en soi des fins de croissance illimitée, qui condamnent le système à la fuite en avant vers un désa
165hnologiques, accordés par leur facture même à une croissance illimitée, portent en eux des finalités virtuellement incompatibles a
166litique conduirait d’une manière calculable à une croissance exponentielle ; et de préconiser au contraire tous moyens dont la mis
47 1977, L’Avenir est notre affaire. De la prévision — Première histoire de fous : l’Auto
167identels du développement d’une industrie dont la croissance normale eût bien suffi à créer des désastres. Mais il y a mieux. L’ac
168tic du Club de Rome. Ils amassent des fortunes en croissance exponentielle qui les mettraient, selon la déclaration récente du pet
169nséquence, parce qu’ils ne veulent croire qu’à la Croissance103. Les émirs ont été plus réalistes. Saisissant le prétexte de la gu
170rces naturelles non renouvelables, en vertu d’une croissance exponentielle des besoins. 5. On a vu que les pionniers de l’automob
48 1977, L’Avenir est notre affaire. De la prévision — Deuxième histoire de fous : Hitler
171ations qui se partagent la Planète, gérants de la croissance illimitée sans but, du gaspillage des ressources naturelles, et des p
49 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Devenir soi-même
172e plutonium à longue période ; les mégalopoles en croissance de type cancéreux ; les rendements décroissants dans l’industrie et d
173ffaire et non la mienne de parier sur tel taux de croissance irréversible de ce qui limite la liberté de l’homme. Si l’on me deman
50 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Passage de la personne à la Cité
174ouvernants, incapables de renoncer au dogme de la croissance indéfinie (ce serait renoncer à eux-mêmes, on l’a vu dans ma première
51 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Les variétés de l’expérience communautaire
175tion et de l’ensemble des valeurs qu’il implique (croissance matérielle indéfinie, gaspillage de l’énergie, toujours plus de tout
176cis à mes censeurs, en quoi des termes tels que « croissance équilibrée », « décentralisation », ou « fuite devant la liberté de c
177tes abstractions : le revenu national, le taux de croissance, la production par tête, l’analyse input/output, la mobilité de la ma
52 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Que tout appelle les Régions
178un facteur de régulation et d’harmonisation de la croissance. Supposons que la Région, comme tout l’y porte, choisisse d’utiliser
179truction à terme, conformément à la logique de la croissance à tout prix. Tout cela ne serait rien s’il s’agissait de méchants hom
53 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Stratégie
180des ressources existantes, il est démontré que la croissance augmente l’écartentre riches et pauvres202, écart plus douloureux, di
181 Fédération continentale ; d’un dépassement de la croissance à tout prix par des formules d’équilibre humain qui prennent en compt
54 1978, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Bof ! disent les jeunes, pourquoi ? » (1er décembre 1978)
182Le fait est que dès ce moment-là, je dénonçais la croissance illimitée dans un monde fini — 44 ans avant le Club de Rome ! J’ai re
183ées d’autogestion, de région, de modération de la croissance, d’équilibre à rétablir entre l’homme et la nature : tout cela était
184ance, la richesse, et être chrétien. L’idée de la croissance illimitée comme bien suprême de l’humanité est une idée fondamentalem
55 1979, Cadmos, articles (1978–1986). Écologie, régions, Europe fédérée : même avenir (printemps 1979)
185augmentation matérielle indéfinie et celles de la croissance naturelle, autoréglée, entre l’exploitation forcenée des « réussites 
186tionaux — si lié que soit leur sort à celui de la croissance industrielle — se sont vus contraints de créer des ministères de l’En
187stères sont les premiers à le reconnaître.) Si la croissance de la civilisation industrielle correspond exactement au développemen
56 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Europe comme invention de la culture (automne 1979)
188r un autre modèle de civilisation que celui de la croissance industrielle conduisant à la guerre atomique, exporté sous le nom de
57 1979, Cadmos, articles (1978–1986). L’Université par l’Europe et vice-versa (hiver 1979)
189 nos contemporains les impératifs prétendus de la croissance de production, et de l’aide aux « sous-développés » ? 4. Possibilité
58 1979, Réforme, articles (1946–1980). Écologie, régions, Europe fédérée : même avenir (19 mai 1979)
190tionaux — si lié que soit leur sort à celui de la croissance industrielle — se sont vus contraints de créer des ministères de l’En
191stères sont les premiers à le reconnaître). Si la croissance de la civilisation industrielle correspond exactement au développemen
59 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
192s les pays industrialisés de l’Europe, le taux de croissance est en baisse, approchant parfois de la croissance zéro. (Le phénomèn
193roissance est en baisse, approchant parfois de la croissance zéro. (Le phénomène se reproduit au sein de l’Union soviétique : tand
194n bien-être matériel, sont-ils vraiment liés à la croissance du PNB et de la consommation d’énergie, comme l’ont cru, depuis le si
195 De réviser les dogmes du progrès matériel, de la croissance illimitée de tout et de n’importe quoi, du salut par la quantité au m
196dans le secteur économique. Ses buts ? Appuyer la croissance de l’économie en général, et l’expansion des grandes entreprises. Qua
197e la Science, le Progrès, les nationalismes et la Croissance illimitée de tout. Cet échec politique a provoqué une vive réaction d
60 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. L’économie
198e qui suit. 1.État économique de l’Europe Croissance mais insatisfaction Les Communautés de Bruxelles semblent avoir at
199et par une politique délibérée de « relance de la croissance », que pas un seul de nos gouvernements n’ose encore remettre en ques
200ion. L’insatisfaction n’est pas le résultat de la croissance matérielle en soi, mais bien du fait qu’on a proposé aux peuples l’id
201fait qu’on a proposé aux peuples l’idée que cette croissance pouvait leur apporter un « bien-être » proportionnel au taux d’augmen
202 et qui ont ébranlé la confiance générale dans la croissance illimitée, rapide et sans problèmes, de nos économies. La crise actue
203ncturelle, de vices structurels dans le modèle de croissance partout admis, et de la conscience émergente d’un changement nécessai
204plus encore que capitaliste ou marxiste — dans la croissance matérielle comme synonyme de mieux-vivre et comme acceptation passive
205 comme rentables à court terme. De l’utopie de la croissance matérielle permanente et infinie — évidemment impossible dans un mond
206lices. On connaît l’ordre de grandeur des taux de croissance de l’inflation dans les pays de la CEE : de 7 à 8 % par an, en moyenn
207a fortiori, d’opposer sur les grands thèmes de la croissance à tout prix, des armements et de l’énergie nucléaires, ou encore de l
208se et dans les conditions nécessaires pour que la croissance économique produise du vrai « bien-être ». On a découvert la loi des
209 pratiquement, au dynamisme « exponentiel » de la croissance. Inflation, chômage, récession, instabilité croissante du système mon
210 la hausse des impôts, ni l’inflation, ni même la croissance du chômage. Le pire danger est dans une politique économique qui cher
211e les mêmes, à savoir nous. C’est notre modèle de croissance qu’il va falloir changer, notre idéologie de la croissance, et tout d
212e qu’il va falloir changer, notre idéologie de la croissance, et tout de suite les cadres nationaux dans lesquels nous voulions me
213voédjré (La Pauvreté, richesse des peuples.) La croissance économique à une dimension aboutit à un accroissement des désirs, non
214nt abordés en effet au nom des mêmes principes de croissance illimitée, et dans le même cadre national où ces problèmes se révèlen
215ccentuées aujourd’hui par le processus même de la croissance industrielle, doivent être atténuées, sinon totalement corrigées. Alo
61 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. L’énergie
216posent toutes les prévisions citées, selon lequel croissance économique, croissance énergétique et mieux-être sont inséparables, n
217sions citées, selon lequel croissance économique, croissance énergétique et mieux-être sont inséparables, ne peut-il être contesté
218Toutes ces prévisions supposent, répétons-le, une croissance continue (même freinée) de la consommation d’énergie. Mais le problèm
219notre consommation d’énergie, dès lors que : — la croissance démographique des Européens tend vers zéro dans plusieurs pays, voire
220st partout ralentie (l’OCDE prévoyait en 1974 une croissance de 5,1 %, mais elle a réduit ces taux à 4 % en 1976, à 3,5 % en 1978,
221mandos terrestres. Au lieu de s’hypnotiser sur la croissance indéfinie de la consommation d’énergie, qui ne peut conduire qu’à des
222cepter sans examen le dogme du parallélisme entre croissance énergétique, croissance économique et mieux-être, chaque jour à nouve
223gme du parallélisme entre croissance énergétique, croissance économique et mieux-être, chaque jour à nouveau démenti et moins croy
224iminuer (par décisions communautaires) le taux de croissance de la consommation d’énergie (le plan Carter prévoit de passer de 5 %
62 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. L’environnement
225s coupés est très supérieur à celui des arbres en croissance21. Le recul mondial des forêts oblige des millions d’hommes et de fem
63 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. L’Europe et le tiers monde
226de « progressiste » en termes occidentaux : — une croissance démographique d’allure explosive, dont les principaux facteurs actuel
227imposant au monde par la logique inexorable de la croissance industrielle illimitée (c’est utopique au mauvais sens du terme). Ils
64 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Programme pour les Européens
228ue indéfiniment aggravée, inflation et chômage en croissance jumelée, famines génocidaires, terrorisme endémique universel, le tou
229urs d’énergie. Diminuer puis inverser les taux de croissance du gaspillage énergétique. Tout cela suppose des pouvoirs fédéraux eu
65 1984, Cadmos, articles (1978–1986). L’État-nation contre l’Europe : Notes pour une histoire des concepts (printemps 1984)
230000 %. De là à affirmer qu’il est le moteur de la croissance, il n’y a qu’un pas à franchir prudemment. » Voilà pour les finances.
231emps : à partir de Napoléon, la dialectique de la Croissance du Pouvoir ne comportera plus seulement deux termes, l’État et la Gue
66 1986, Cadmos, articles (1978–1986). Denis de Rougemont tel qu’en lui-même… [Entretien] (printemps 1986)
232çais un tout petit peu farfelu qui avait fait des croissances imitant des croissances végétales ou biologiques en mélangeant des ac
233arfelu qui avait fait des croissances imitant des croissances végétales ou biologiques en mélangeant des acides et des bases dans d
234aginer — surtout à cet âge-là où les questions de croissance, de génétique sont très passionnantes — je voyais de petites cellules