1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
1une forme d’adoration de dieux protecteurs. Cette croyance se répand, favorisée par la souplesse dont fait preuve l’Église d’alo
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2 court après sans fin. Même ceux qui ont perdu la croyance en un bonheur possible ou désirable subissent cette rage désespérée d
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
3Mais moi je partage avec certains Orientaux cette croyance : nommer une chose, c’est avoir puissance sur elle. Images, pensées d
4 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
4 ne saurait l’être sans renier le fondement de sa croyance34. Or nous voyons le moralisme se développer précisément à l’époque o
5 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
5le dirigée réellement, et non plus en discours et croyances, en faveur des hommes concrets ? À quoi sert cette philosophie ? Que
6 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
6ien plus que dans leur commune grandeur. Seule la croyance en une analogie universelle des réactions profondes de l’âme devant s
7 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
7recherche de la synthèse et plus sûrement dans la croyance en une synthèse possible, voilà qui ne paraît point faire de doute. A
8 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
8stoire de l’homme pieux ; un événement et non une croyance, une rencontre personnelle et inconcevable avec le Christ, et non poi
9 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
9s formules, toutes les idolâtries, que ce soit la croyance antique et païenne à la « vertu », à la sagesse et au bonheur, ou la
10à la « vertu », à la sagesse et au bonheur, ou la croyance moderne et non moins païenne à la valeur absolue de la logique, de l’
10 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
11 — politique, économique, éthique — fondée sur la croyance au salut de l’homme par les seules forces humaines. Croyance qui s’op
12 salut de l’homme par les seules forces humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement au christianisme, s’il est avant tout la
13eusement au christianisme, s’il est avant tout la croyance au salut de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans le
11 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
14 le mariage bourgeois, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion mise au service de l’ordre, la perma
12 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
15, et c’est perdre son temps que de contester leur croyance. Ces hommes-là savent au moins ce qui les mène et poussent le monde d
13 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
16ement contre les hérésies qui fourmillent dans la croyance moderne. Nous avons eu le tort, souvent, d’attaquer des erreurs auxqu
14 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
17ivre à des gens de toutes conditions, « de toutes croyances ou de toutes incroyances », comme disait Péguy. Et dix fois, en me le
15 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
18s et frappants, de retomber ainsi dans la vieille croyance à la sanctification par les œuvres. Karl Barth et ses amis n’ont pas
16 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
19e fut la genèse psychologique et historique de la croyance à la résurrection de Jésus ? C’est ainsi que M. Goguel définit l’obje
20d’une façon remarquable les diverses formes de la croyance à la résurrection chez Paul et Jean, puis chez les rédacteurs des Éva
17 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
21, et c’est perdre son temps que de contester leur croyance. Ces hommes-là savent au moins ce qui les mène, ils poussent le monde
18 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
22 ; 2° La primauté de l’économique est au fond une croyance bourgeoise, une de ces croyances jamais avouées mais réellement agiss
23e est au fond une croyance bourgeoise, une de ces croyances jamais avouées mais réellement agissantes qui définissent l’esprit bo
24’économique implique une foi au déterminisme, une croyance en la seule valeur des faits tels qu’ils sont, qui paraît à certains
25n plus à la fin d’un système, d’une action, d’une croyance. S’il est vrai que l’homme est un ensemble de déterminismes, aucune l
26de l’histoire. On peut dire, dans ce sens, que la croyance à la période de transition résume à nos yeux toute l’erreur marxiste.
19 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
27 — politique, économique, éthique — fondée sur la croyance au salut de l’homme par les seules forces humaines. Croyance qui s’op
28 salut de l’homme par les seules forces humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement au christianisme, si celui-ci est avant t
29t au christianisme, si celui-ci est avant tout la croyance au salut de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans le
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
30ui dénonçait, dans le matérialisme historique, la croyance optimiste et inhumaine en une synthèse, en un « troisième terme » dia
31lieu de rencontre de jeunes écrivains « de toutes croyances et de toutes incroyances », comme disait Péguy, — le lieu d’une enquê
21 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
32 des hypothèses du matérialisme historique. Cette croyance que la vie se fera toute seule et que des « lois » inexorables se cha
22 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
33et rien n’est plus utile aux « réalistes » que la croyance commune à la valeur en soi de l’idéal. Cependant ces discours hypocri
23 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
34la plus répugnante qui soit. » Il faut perdre la croyance en Dieu, en la liberté et en l’immortalité, comme ses premières dents
35 Et celui qui n’est pas mort une bonne fois aux « croyances » héritées sans examen de son milieu, aux idoles édifiées par ses bon
24 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
36 chrétien ; vous y trouverez des hommes de toutes croyances et de toutes incroyances. Mais en fait, c’est le seul mouvement qui r
25 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
37e de la toute-puissance des faits économiques, la croyance au pouvoir créateur d’une élite guidant les masses. Et cette évolutio
38, et qui comporte même une négation précise de la croyance originelle en l’évolution « mécanique ». L’aspect schématique que rev
26 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
39constances, l’expérience marxiste eût réussi ? Sa croyance est d’ordre mystique, contredite par les faits connus. C’est une espè
27 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
40s. Si les formules par lesquelles je résume leurs croyances ne sont pas « à la lettre » catholiques, je dis : 1° que cela tient à
41profonde de la Réforme est la rançon fatale de la croyance romaine en la tradition considérée comme « l’autre source » de la Rév
28 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
42e du Bien. Si des croyants peuvent douter de leur croyance à cause du mal, que des incroyants apprennent à douter de leur incroy
29 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
43 attribuer : même le plus brutal est fondé sur la croyance. »)40 4. Comment se fait-il qu’une élite ou un gouvernement, ou une
30 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
44opuliste.) L’homme de gauche est renforcé dans sa croyance par le spectacle des sympathies plus ou moins affichées par la droite
31 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
45bourgeois, c’est une mystique, un lyrisme, ou une croyance au chambardement libérateur. On comprend aisément les raisons de cet
32 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
46me de la toute-puissance des faits économiques la croyance au pouvoir créateur d’une élite guidant les masses. Et cette évolutio
47, et qui comporte même une négation précise de la croyance des militants en l’évolution « mécanique ». On doit admettre que les
33 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
48riel !53 » J’ai dit aussi l’erreur centrale de la croyance collectiviste qui veut que la culture, cette création, naisse spontan
49pas, comme on l’entend peut-être trop souvent, la croyance plus ou moins enthousiaste en une vision plus ou moins définie de l’a
34 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
50 — sans devenir pour si peu des mains ! Seule une croyance survivante en la valeur des modes actuels de la propriété peut obscur
51elles du communisme et du capitalisme. Seule, une croyance illusoire en la valeur de leur liberté de pensée peut servir de préte
35 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
52ings politiques. » Cette objection repose sur une croyance tenace en la distinction absolue de la théorie et de la pratique, cro
53tinction absolue de la théorie et de la pratique, croyance qu’il vaut la peine d’examiner ici, en tant que la culture que j’ai d
36 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
54e mes petites décisions quotidiennes est faite de croyances spontanées et absolues en des « raisons » qui n’en sont pas, mais qui
55ances mythiques deviennent l’objet anormal de ses croyances spontanées et immédiates. D’où l’empire monstrueux qu’elles prennent
56tc. prévoyaient autre chose. » Et l’on décrit les croyances de son groupe en « parlant de la pluie et du beau temps ». (Je dis bi
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
57e » opérée par les passions politiques et par les croyances morales.) Voici donc le dilemme : ou bien l’on est dans le chômage, e
58 aux yeux de ma raison ? Et si je n’avais pas une croyance secrète et puissante en l’ordre significatif du monde (quoi qu’il m’a
59ns qui ne tiennent aucun compte de moi : voilà la croyance des hommes forts, disent-ils. Savoir quelle angoisse d’infériorité se
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
60ns leur action, et qu’elle n’a rien changé à leur croyance ou plutôt à leur incroyance. Tout de même, on se dit souvent que ces
61de mespetites décisions quotidiennes est faite de croyances spontanées et absolues en des « raisons » qui n’en sont pas, mais qui
62ances mythiques deviennent l’objet anormal de ses croyances spontanées et immédiates. D’où l’empire monstrueux qu’elles prennent
63c., prévoyaient autre chose. » Et l’on décrit les croyances de son groupe en « parlant de la pluie et du beau temps ». (Je dis bi
64ailler et de se reproduire. Il faut abandonner la croyance illusoire en quelque Volonté infaillible du Peuple. Ou mieux : présen
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
65orce de cette similitude si je l’applique à leurs croyances. Ils auront aussitôt tant de réponses à me jeter à la tête qu’ils ne
40 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
66 battent sur la base d’un accord fondamental : la croyance à la validité de la violence. Si tout d’un coup l’un des lutteurs sup
41 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
67ncevoir, on craint d’attaquer le lecteur dans ses croyances les plus intimes et les plus solidement ancrées. On a peur de paraîtr
42 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
68ente le plus profond non-conformisme. Elle nie la croyance commune en la valeur révélatrice du spontané et de la multiplicité de
69mplicité de cette religion avec nos plus vieilles croyances, et du conflit de l’hérésie qui en résulta avec l’orthodoxie chrétien
70l’hérésie, que nous sont venues nos « mortelles » croyances. Mais dira-t-on, ces mêmes croyances n’ont pas produit les mêmes effe
71 mortelles » croyances. Mais dira-t-on, ces mêmes croyances n’ont pas produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’
43 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
72 du peuple allemand croit cela, et vit dans cette croyance. Et ensuite, mais ensuite seulement, traduisons chacun de ces termes
44 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
73eut-être réussirons-nous à y croire. » Ruine des croyances communes, carence du christianisme, appel irrationnel à de nouvelles
45 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
74ue de la « réaliser » en la débarrassant de ses « croyances fantastiques » et de sa « méthode arriérée », qui est celle de l’auto
75uves » ou de l’absence de preuves en matière de « croyance », débat dont je ne trouve pas trace dans les Évangiles, s’il est vra
76t à la religion en général, avec ses rites et ses croyances dont Alain respecte la forme et laïcise le contenu. « La vraie religi
46 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
77 parlé. Dieu est mort ! De chaque idée, de chaque croyance, de chaque valeur, Nietzsche a voulu violer le secret ; et leur défai
47 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
78rendre maîtres. Tous sont soutenus par une double croyance dans le pouvoir magique du langage, et dans la liberté infinie de l’h
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
79rçant l’hypothèse d’une communauté originelle des croyances religieuses en Orient et en Occident. ⁂ Bien avant Rome, les Celtes a
80ire de l’Iran) a pris, selon les peuples et leurs croyances, des formes très diverses, tantôt chrétiennes, tantôt bouddhistes ou
81us les peuples d’Occident. Dès lors, les vieilles croyances païennes refoulées devinrent le refuge et l’espérance des tendances n
82es Cathares, nous avons vu qu’elle traduisait des croyances fort différentes de celles qui fondent la morale chrétienne orthodoxe
83n dit : ces troubadours ne parlent point de leurs croyances dans les poésies qui nous restent — il suffit de rappeler que les Cat
84D’autre part, ce que l’on connaît aujourd’hui des croyances et des rites cathares suffit à établir sans plus de contestations pos
85e et le clergé ne pouvaient manquer d’opposer une croyance et un culte qui répondissent au même désir profond, surgi de l’âme co
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
86 Doukhobors (« combattants spirituels ») dont les croyances sont liées à celles des cathares et gnostiques. En 1929, les Doukhob
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
87on est fondé à contester la vérité dernière de la croyance mystique (manichéenne) qui est à l’origine de la passion et de son my
88the : du moins faut-il bien reconnaître que cette croyance donne au drame et aux épreuves des amants une justification grandiose
89iècle « rationnel » que nos mœurs se séparent des croyances religieuses (comme l’avait proposé Confucius) et, sans que nul parais
90sme » moral en attribuant à l’auteur du roman les croyances de ses personnages. Si Rousseau fut le premier à décrire ces erreurs,
91l est la victime d’un phénomène spirituel que ses croyances matérialistes ne sont plus en mesure de justifier. Victime heureuse d
92u primitivisme solaire, mais la pratique de cette croyance n’est pas de nature à nous tromper un seul instant : il n’y a pas de
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
93ncevoir, on craint d’attaquer le lecteur dans ses croyances les plus intimes et les plus solidement ancrées. On a peur de paraîtr
94s cas d’urgence. Ce petit fait banal illustre des croyances toutes naturelles pour un Américain : c’est par là qu’il nous intéres
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
95ente le plus profond non-conformisme. Elle nie la croyance commune en la valeur révélatrice du spontané et de la multiplicité de
96implement, d’un fait d’observation qui réfute les croyances courantes, nées du mythe de Tristan et de son négatif donjuanesque. M
97mplicité de cette religion avec nos plus vieilles croyances, et du conflit de l’hérésie qui en résulta avec l’orthodoxie chrétien
98l’hérésie, que nous sont venues nos « mortelles » croyances. Mais dira-t-on, ces mêmes croyances n’ont pas produit les mêmes effe
99 mortelles » croyances. Mais dira-t-on, ces mêmes croyances n’ont pas produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’
53 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
100talité moderne. C’est plus qu’un dogme, c’est une croyance spontanée et universelle. Et ses effets sont si nombreux, si quotidie
101ium du peuple, disait Marx. Je lui réponds que sa croyance au Progrès est l’opium de la culture. S’il fallait résumer rapidement
102n de l’esprit, je dirais : goût des automatismes, croyance aux fatalités de l’Histoire et de l’Économie, manie des organisations
54 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
103us dépasse », tant par en haut que par en bas. La croyance au Progrès nous a mis des oeillères. Et quand soudain la route normal
55 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
104impliquées des nations que l’on aime et de chères croyances… Mais quoi, la guerre présente nous rappelle au sérieux. Et ce n’est
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
105user » et de m’entendre avec les Suisses d’autres croyances. Bien au contraire ! Car les seuls entretiens féconds sont ceux où ch
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
106talité moderne. C’est plus qu’un dogme, c’est une croyance spontanée et universelle. Et ses effets sont si nombreux, si quotidie
107m du peuple », disait Marx. Je lui réponds que la croyance au Progrès est devenue l’opium de la pensée. Bien entendu, ce n’est p
108ité. Et s’ils en ont manqué, c’est parce que leur croyance au Progrès les dispensait de l’inquiétude d’où naît toujours la lucid
109atalités économiques qui, selon lui, dominent nos croyances intimes. Mais cela revient au même : car si tout est déterminé par le
110 de l’esprit, je dirais :  goût des automatismes, croyance aux fatalités de l’Histoire et de l’Économie, manie des organisations
58 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
111Diable aux yeux des freudiens, mais seulement une croyance au Diable, résultant de la « projection » d’un sentiment de culpabili
112. Guérissez ce sentiment-là, vous n’aurez plus de croyance au Diable, ni donc de Diable. Le Démon ne serait qu’une image de névr
59 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
113tomatique. Devant les résultats présents de cette croyance quasi universelle dans les masses et l’élite, l’on est induit à recon
114tre éliminés par des mesures adroites. Toutes ces croyances, en grande partie superstitieuses, ont eu pour principal effet de nou
115 de conduire un peuple ou nos passions. Sur cette croyance repose le monde des assurés. Ils pensent avoir trouvé le système. Ils
60 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
116ix, de succès rapide, et à mesure que s’efface la croyance dans un au-delà qui, autrefois, permettait de prendre ses maux en pat
117 exister que dans une civilisation marquée par la croyance en la valeur unique de chaque être. Il suppose un objet irremplaçable
118mplaçable, et comme prédestiné par un acte divin. Croyance essentiellement chrétienne à l’origine, et dont cette phrase du Mystè
61 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
119ix, de succès rapide, et à mesure que s’efface la croyance dans un au-delà. D’une part l’individu moderne est incité à juger sa
62 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
120tomatique. Devant les résultats présents de cette croyance quasi universelle dans les masses et l’élite, l’on est induit à recon
121tre éliminés par des mesures adroites. Toutes ces croyances, en grande partie superstitieuses, ont eu pour principal effet de nou
63 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
122ien plus que dans leur commune grandeur. Seule la croyance en une analogie universelle des réactions profondes de l’âme devant s
64 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
123ême du désespéré consiste dans ses liens, dans sa croyance avec la masse à la réalité des autres dans l’ensemble. Comment cet ho
65 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
124se qui suppose le divorce entre idées et actions, croyances et intérêts, instincts et conduite sociale. D’où naît une littérature
125t vraies pour eux-mêmes et pour tous ceux de leur croyance. On ne calcule pas avec la vie, mais avec des quantités mortes. Ceux
66 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
126fficaces d’agir sur le siècle, de transformer ses croyances en action créatrice. Les forces de création lui échappent. Tout ce qu
67 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
127ique et de sa valeur d’enseignement spirituel. La croyance exclusive et la réussite est le signe d’une vue bornée de notre condi
68 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
128ens d’Amérique conçoivent-ils et vivent-ils leurs croyances ? J’essayerai, dans un prochain article, de rassembler les éléments d
69 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
129 vérité, je n’ai décrit qu’une atmosphère, et les croyances du « chrétien moyen », quand tout chrétien réel est par définition un
70 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
130uerre, cette époque a pris fin. Et je fonde cette croyance sur quelques faits. C’est un fait que le totalitarisme a rompu la pai
131yance ; elles ont, tout simplement à donner leurs croyances, avec une agressive naïveté ; elles ont à tendre une perche à ceux qu
71 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
132ant d’églises qu’à New York, dédiées à toutes les croyances du monde. C’est bien la ville où l’on s’attend à découvrir cet autel
72 1947, Doctrine fabuleuse. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
133et tiendrait même pour une prévention fâcheuse la croyance que ce but existe en tout état de cause. Pour moi, c’est presque le c
73 1947, Doctrine fabuleuse. L’ombre perdue
134! Il arrive souvent qu’un étranger s’initiant aux croyances d’un peuple, soit le premier saisi par ce frisson d’absurdité que l’o
74 1947, Doctrine fabuleuse. Don Juan
135 parlé. Dieu est mort ! De chaque idée, de chaque croyance, de chaque valeur, Nietzsche a voulu violer le secret ; et leur défai
75 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
136 vérité, je n’ai décrit qu’une atmosphère, et les croyances du « chrétien moyen », quand tout chrétien réel est par définition un
76 1947, Vivre en Amérique. Vie privée
137 exister que dans une civilisation marquée par la croyance en la valeur unique de chaque être. Il suppose un objet irremplaçable
138complaisance et de folies pour composer une telle croyance. Nul n’est irremplaçable dans un monde aussi vaste, et où les déplace
77 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
139ique et de sa valeur d’enseignement spirituel. La croyance exclusive à la réussite est le signe d’une vue bornée de notre condit
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
140ines ambitions, de certains rêves et de certaines croyances apparus sur son sol, et qui semblaient parfois définir son génie. Not
141le nôtre en elle ? Pour ma part, j’entretiens une croyance toute mystique au sujet de la vocation. Je crois qu’un être est maint
79 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Troisième lettre aux députés européens : L’orgueil de l’Europe (17 août 1950)
142ocaux, les intérêts et les passions, par-delà les croyances et les révoltes qui rassemblent ou divisent les vivants, vous êtes le
80 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
143fluence de l’hérésie manichéenne. Elle suppose la croyance chrétienne, personnaliste, en la valeur infinie d’un individu élu, un
144 individu élu, unique, irremplaçable. Là où cette croyance s’atténue, comme en Amérique (où l’on pense réellement qu’un homme en
81 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
145ocaux, les intérêts et les passions, par delà les croyances et les révoltes qui rassemblent ou divisent les vivants, vous êtes le
82 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
146u. Mais il croyait à l’homme individuel, et cette croyance est née de la synthèse du christianisme. Elle n’existe pas hors de lu
147ou plutôt que je réprouve, ces discussions sur la croyance ou non d’un homme connu, multipliées et prolongées après sa mort, dan
83 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
148ps par nos élites voyageuses, chez lesquelles une croyance inverse prédomine. Il semble qu’au regard de la « hideuse vulgarité »
149ie, ni de paroisses, ni d’organisation ; point de croyance en Dieu, ni de théologie, de credo ni de catéchisme ; point de liturg
84 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
150irent secrètement des disciplines massives et des croyances aveugles. Mais comme ils ne peuvent pas l’avouer, comme ce dégoût vie
85 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
151s le voyons chercher sa voie selon ses goûts, ses croyances qui diffèrent (ou du moins il s’en flatte) de celles qui sont censées
152a passion, dans sa pureté originelle, suppose une croyance innée dans la valeur unique de l’être aimé, irremplaçable, infiniment
153 infiniment distinct de tous les autres. Or cette croyance, l’Asiatique ne l’a jamais eue. Ses religions ne l’y préparent nullem
154’il nous apporte, en bien et en mal, s’annule. La croyance au Progrès collectif demeure un pur et simple acte de foi, devant leq
86 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
155idéal d’universalité. Ils semblent ignorer que la croyance en la valeur universelle de sa religion, de sa raison, de ses morales
156l’Église catholique, et des clubs jacobins. Cette croyance, en fait illusoire, est la racine des pires impérialismes : ceux qui
87 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
157e et dans les procédés, mais plus encore dans les croyances inspiratrices. Si tant de négations et de ruptures, tant de refus de
88 1955, Journal de Genève, articles (1926–1982). Pour un désarmement moral (19 juillet 1955)
158angage tout naturel pour quiconque est imbu de la croyance marxiste au mouvement fatal de l’Histoire. Le malentendu avec l’Occid
89 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
159ouvait donc apparaître que dans le monde où cette croyance à l’être unique faisait partie de la religion de tous. Son élan fou,
90 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
160n première avait pris pour tremplin la très ferme croyance en la réalité de la matière ! Mais derrière ce voile, qu’y a-t-il ? C
91 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
161vons ce procès. Lorsque l’ensemble des rites, des croyances codifiées, des instruments d’une civilisation naissante permettent à
92 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
162ts » mêmes qu’on lui a fait apprendre. Au lieu de croyances indiscutables et sacrées, on lui donne donc à la fois un savoir prése
163 race, de rang, de tradition, de profession ou de croyance familiale, ce que nous appelons « les bienfaits de l’instruction » re
93 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
164e « aux Hébreux » précisément, voilà qui brise la croyance unanime aux retours éternels du temps cyclique. Dans le prolongement
165d’un temps vidé de rythmes et de mythes, c’est la croyance à la Fin imminente : encore « un peu de temps » et le Christ reviendr
166lement d’une crise de croissance ? On a vu que la croyance à l’Histoire absolue, ce produit de remplacement de la Providence, a
167 la Providence, a pour effet normal d’éliminer la croyance à l’action personnelle. La personne est agent de liberté. Cette Histo
168cte libérateur ? Mais, d’abord, est-il sûr que la croyance moderne à l’Histoire comme devenir tout-puissant soit le développemen
169on de ce que je suis, de ce que j’attends, de mes croyances ou de mon incroyance, ou même de ces raisons de désespérer auxquelles
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où les voies se séparent
170n Occident. Ils se fondent sur la négation de nos croyances communes, et de nos institutions. Ils représentent le point d’Orient
171ra les siens, qu’ils se baignent vêtus ou nus. La croyance à la métempsycose est plus naturelle qu’on ne le pense à l’esprit des
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
172 avec celle de la Foi, qui n’est pas seulement la croyance, ou « la substance des choses que l’on espère », ou la « démonstratio
173ns le monde magique elle n’est que rite. Seule la croyance moderne aux « lois de la science » et aux « nécessités techniques » e
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — La spire et l’axe
174’est pas « déclaré ». Nommer certaines tendances, croyances ou passions, c’est donner libre cours à l’énergie virtuelle que l’on
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
175ouvait donc apparaître que dans le monde où cette croyance à l’être unique faisait partie de la religion de tous. Son élan fou,
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience du temps historique
176e « aux Hébreux » précisément, voilà qui brise la croyance unanime aux retours éternels du temps cyclique. Dans le prolongement
177d’un temps vidé de rythmes et de mythes, c’est la croyance à la Fin imminente : encore « un peu de temps » et le Christ reviendr
178lement d’une crise de croissance ? On a vu que la croyance à l’Histoire absolue, ce produit de remplacement de la Providence, a
179 la Providence, a pour effet normal d’éliminer la croyance à l’action personnelle. La personne est agent de liberté. Cette Histo
180acte libérateur ? Mais d’abord, est-il sûr que la croyance moderne à l’Histoire comme devenir tout-puissant soit le développemen
181on de ce que je suis, de ce que j’attends, de mes croyances ou de mon incroyance, ou même de ces raisons de désespérer auxquelles
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
182cret du Florentin Toscanelli, lequel confirme ces croyances. Toutes ces preuves ne sont telles, à ses yeux, que dans la mesure où
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’exploration de la matière
183n première avait pris pour tremplin la très ferme croyance en la réalité de la matière ! Mais derrière ce voile, qu’y a-t-il ? C