1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1tal, car il semble bien que dans le domaine de la culture le péril n’existe que pour autant qu’on en parle, la vraie « question
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2 songe aux bataillons de pâles opportunistes sans culture qui se chargent de gaver les masses du pain quotidien de la bêtise de
3ensée et Action… Ces deux moralistes adonnés à la culture et à la libération du moi paraissent bien les ancêtres des nouvelles
4quelques conséquences. Connaissance intégrale et culture de soi, telle peut être l’épigraphe de toute la littérature moderne.
5 Mais Gide est responsable d’une autre méthode de culture de soi, « d’intensification de la vie », et qui consiste à pousser à
6r lutter il faut des armes et ne méprisent pas la culture ; sans autre parti-pris que celui de vivre, c’est-à-dire de construir
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
7iques du Chinois et sympathiser avec son idéal de culture. Il n’y a pas là deux points de vue irréductibles, du moins M. Malrau
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8raffinées, réunies pour admirer mutuellement leur culture », dit Ford. Et tout est dit ! Le simplisme arrogant avec lequel, de
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9térisée, aux yeux de l’étranger impartial, par sa culture intensive et extensive des veaux et des médiocres. 3.d. Le gavage
10esprit de parti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’esprit démocratique telle qu’elle est comprise par les institute
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
11rendre que l’école est le plus gros obstacle à sa culture. Et c’est cela, préparer le terrain. D’autre part, il faut partir de
12 qu’il voudra. Les Orientaux appellent Yoga cette culture des facultés physiques, intellectuelles et mystiques. Toute leur forc
13rogressent de la même manière. Dans un système de culture spirituelle, les différences s’accuseraient, mais se légitimeraient d
14eur morale ne saurait même pas prévoir. NOTE B La culture de notre sensibilité nous aiderait à retrouver l’accord avec l’ordre
15ait à retrouver l’accord avec l’ordre naturel. La culture de notre force de pensée nous rendrait une liberté sans laquelle nos
16ionnelles enrayent et faussent tout. Imaginez une culture spirituelle indépendante de toute destination religieuse particulière
7 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
17 Je vois l’humanisme nouveau sous l’aspect d’une culture des facultés mystiques ; d’une technique spirituelle8 indépendante de
8 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
18éfute MM. Berl et Guéhenno, sur la question de la culture dans ses rapports avec le peuple. Il discute M. Malraux et son goût d
9 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
19tent durement : l’espèce bourgeois cultivé que sa culture dispense de penser. En vérité, ces gens-là n’ont jamais pensé. N’ont
10 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
20. N’est-ce point ce genre de démarche que notre « culture » a le plus méprisé ? N’est-ce point à cause de ce mépris qu’elle a p
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
21 point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est vicier à la base toutes les conceptions du loisir qui découlen
12 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
22eux), autour du problème, plus aigu encore, de la culture bourgeoise et des valeurs révolutionnaires. (Mort de la pensée et Mor
13 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
23hoc. Grave et rieur, chaste, ignorant, avide de « culture ». Volodia, lui, est fils de bourgeois : taré donc, intellectuel, rat
14 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
24is qui ne veulent pas pour autant renoncer à la « culture » bourgeoise ni au pavillon de banlieue. « Avec ce que je dois au pro
15 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
25e caste, d’un niveau de fortune, d’une qualité de culture. L’esprit a fini par être conservateur. Trop ont un intérêt précis à
16 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
26rne trop souvent encore, en France, à désigner la culture gréco-latine. Nous n’avons pas, bien entendu, à discuter ici la quest
27stianisme confondu d’ailleurs avec une certaine « culture », il ne semble pas que ces deux auteurs aient eu le courage d’aller
17 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
28ssent la mesure connaîtront bientôt l’ordre et la culture que nous voulons. Nous rejoignons ici le propos de ces pages. La litt
29 nos scribes assis ou accroupis. Le respect de la culture, tout d’abord. Nos romanciers sont très mal cultivés. Ils influencent
30 perspective commune. Restaurer le prestige de la culture, cela ne va pas à la spéculation gratuite, dans un monde personnalist
18 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
31dissimulé, aux yeux des jeunes gens, un défaut de culture, au sens banal du terme, qui se trahit ici fâcheusement. Iront-ils au
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
32que les temps de répit, souvent déshonorés par la culture des illusions et la dégradation du sens de la révolte. L’histoire du
33onde le même rôle que l’instinct dans l’homme. La culture du xixe siècle a voulu les ignorer et nous assistons à leur vengeanc
20 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
34roduction des grands génies de l’étranger dans la culture de ce pays. La présentation d’un esprit de l’envergure de Kierkegaard
21 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
35ucation, je retiens cette phrase : « La véritable culture ne s’acquiert qu’à partir du moment où l’homme entre en contact avec
36il faut à tous : la révolution des mœurs et de la culture, la révolution anti-bourgeoise, anti-capitaliste, anti-étatiste — per
22 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
37que les temps de répit, souvent déshonorés par la culture des illusions et la dégradation du sens de la révolte. L’histoire du
38onde le même rôle que l’instinct dans l’homme. La culture du xixe siècle a voulu les ignorer et nous assistons à leur vengeanc
23 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
39rne trop souvent encore, en France, à désigner la culture gréco-latine. Nous n’avons pas, bien entendu, à discuter ici la quest
40stianisme confondu d’ailleurs avec une certaine « culture », il ne semble pas que ces deux auteurs aient été jusqu’aux dernière
24 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
41et codifie officiellement l’idéal national que la culture et les mœurs de l’élite devenaient impuissantes à incarner aux yeux d
25 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
42que argent. Beaucoup proclament la faillite de la culture bourgeoise, aucun ne renonce à l’ambition d’y faire figure. Aucun ne
43ismes soumettent de plus en plus la personne à la culture nationale, celle-ci à l’économie, et l’économie à l’État, et rejoigne
26 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
44 point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est vicier à la base toutes les conceptions du loisir qui découlen
27 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
45, du sentiment patriotique originel ; refus de la culture bourgeoise et de la distinction commode qu’elle suppose et implique e
28 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
46spective et un avenir commun à la politique, à la culture, à toutes les forces créatrices de ce pays. (paru dans L’Ordre nouve
29 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
47 et surtout ne mélangeons rien. Tributaires d’une culture dont l’ambition suprême était de se « distinguer » des contingences,
48aient de même en présence du libéralisme et de la culture « désintéressée ». C’est alors qu’on lança parmi nous le mot d’ordre 
49lança parmi nous le mot d’ordre : « Défense de la Culture ». Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nous propose
50ulture ». Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nous propose de défendre, c’est elle, précisément, qui est resp
30 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
51mbattre la société actuelle, tout en préparant la culture à venir sur le solide terrain de l’économie psychique, l’on s’attaque
31 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
52sprit, qui fonde l’originalité puissante de notre culture. Peut-on imaginer un spectacle plus propre à éveiller l’imagination,
53de salon », d’un abandon, voire d’un mépris de la culture et de l’esprit qui marque à son insu l’élite bourgeoise, et confirme
54n mal de bohème prolétarienne. Le spectacle de la culture européenne, depuis la guerre, nous enseigne deux grandes vérités empi
55t prochaines ; vu la panique nationaliste dont la culture du dernier siècle est responsable ; vu l’intérêt que présenterait pou
56us criminels ; — constate : que le problème de la culture est le problème central de notre temps, la culture étant responsable
57ulture est le problème central de notre temps, la culture étant responsable de concentrer, d’humaniser et de transmettre les do
58lic les questions suivantes : a) définition de la culture, de ses moyens et de son but final. b) qu’est-elle devenue en théorie
59ces assises subversives, ces états généraux de la culture. Ne serait-ce pas inaugurer officiellement la révolution véritable ?
60r à quelle fin doit tendre cette réalité, — notre culture par exemple. C’est croire à cette fin, et prouver qu’on y croit. C’es
61ts de la tribu », — condition nécessaire de toute culture. Car avant de parler il faut savoir le sens des mots. Et pour que les
32 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
62 et d’un dialogue à soutenir avec l’époque. Notre culture périt d’être par trop « irresponsable ». Peut-être nous faut-il reven
33 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
63ut regretter que le Congrès pour la défense de la culture n’ait rien tenté pour débrouiller un peu le complexe de mots adultéré
64onale » tout en restant capitaliste.) Défendre la culture, ce serait d’abord rendre aux mots-clés un sens commun. Mais il me se
34 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
65i. Le symbole d’une révolution astronomique de la culture occidentale. Peut-être avons-nous passé l’âge de l’inhumaine, de la b
35 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
66 rendre Luther responsable d’une scission dans la culture et la spiritualité allemandes, scission aboutissant par une série d’a
36 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
67 Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)l 1. — La culture ne doit pas tendre à
68 culture personnaliste (février 1935)l 1. — La culture ne doit pas tendre à former des personnes. Mais elle doit être formée
69le. La réponse ne peut faire de doute : seule une culture constituée et transmise par des personnes assujetties aux ordres de l
70hez tout homme, de la personne. Or nous voyons la culture actuelle constituée et transmise par deux espèces d’hommes à vrai dir
71le ou à tant l’heure de cours. Nous disons qu’une culture constituée et transmise par des hommes qui refusent de rester respons
72rcice d’autres vocations.   2. — Le rôle de toute culture, c’est de monter la garde autour de la mesure vivante d’une civilisat
73t-à-dire dominé par une commune mesure.   3. — La culture ayant une mesure commune avec l’économique, le social et le politique
74ctuelle ne sera plus séparée des « masses ». Une culture isolée n’est pas une vraie culture ; elle n’est plus responsable de s
75masses ». Une culture isolée n’est pas une vraie culture ; elle n’est plus responsable de son action concrète. Dans un monde d
76masses » — soviétiste ou fasciste — le rôle de la culture est bientôt ravalé au rôle du règlement de service dans les casernes.
77 dans les casernes. Dans le monde capitaliste, la culture n’est plus guère qu’un luxe injustifié. Du simple fait qu’il y a des
78ifié. Du simple fait qu’il y a des « masses », la culture se trouve isolée de la vie populaire et de la politique qui l’exploit
79’est dans un monde communautaire seulement que la culture peut créer librement. Elle créera certes en toute liberté, selon ses
80 Nietzsche est manifeste : il a conçu sa nouvelle culture hors du cadre communautaire. Or nous considérons ce cadre comme imméd
37 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
81éent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tab
38 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
82ande. Nous manquons terriblement de ce sens de la culture qu’incarnait à mes yeux René Guisan, lorsque je le voyais dans sa bib
83nsée agissante. Nous méprisons trop facilement la culture au nom de l’action. C’est sans doute parce que nous avons connu quelq
84méprisaient trop facilement l’action au nom de la culture. En vérité, ni l’une ni l’autre ne valent rien dès l’instant qu’on le
39 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
85Il résulte de ce divorce une crise profonde de la culture, au sens le plus large du terme. Les buts de l’intellectuel et son la
86commune mesure de la pensée et de l’action, de la culture et de l’économie ; or, elle ne peut être cherchée sérieusement nulle
40 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
87r l’estampe. Il lui faut les intermédiaires de la culture, les assurances d’une noblesse entérinée, tout un système délicat de
88 apparemment incomparables. Tout l’appareil de la culture les sépare. Mais il ne faut pas oublier que la culture de notre temps
89re les sépare. Mais il ne faut pas oublier que la culture de notre temps n’est plus du tout ce qu’elle était au temps de Goethe
90se peut qu’en définitive, Ramuz ait fait, pour la culture, en se donnant l’air de l’attaquer, plus que ne font les défenseurs d
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
91 Culture et commune mesure (novembre 1936)s I. La culture soviétique L
92ure et commune mesure (novembre 1936)s I. La culture soviétique Lorsqu’on critique les fondements doctrinaux du régime
93de rien comprendre à l’évolution nécessaire de la culture soviétique si l’on se refusait à l’examen critique des doctrines qui
94yer d’élargir cette critique, et notre idée de la culture s’il le faut. Quand l’esprit « perd ses droits », c’est à nous de les
95ue antispiritualiste52, Marx avait affirmé que la culture n’était rien qu’un « reflet » du processus économique, et de la lutte
96es classes qui en résulte. De là sa théorie de la culture considérée comme une simple superstructure du dynamisme matériel. On
97ins, l’épisode du Proletkult, autrement dit de la culture prolétarienne, censée naître automatiquement, et comme un produit acc
98nement pour le prolétariat… Dans la théorie de la culture, l’idée d’avant-garde supplanta, elle aussi, sous la pression de la r
99us la pression de la réalité, l’idée de masse. La culture soi-disant prolétarienne se révéla finalement ce qu’elle était dès le
100révéla finalement ce qu’elle était dès le début : culture socialiste, configuration d’une Idée par des hommes qui y croient, et
101osée par le socialisme. Il faut alors définir la culture comme « une forme commune de la vie, dont l’activité économique et po
102quelle tout doit s’ordonner. L’assimilation de la culture (et donc de sa mesure) au Plan est même si radicale, si naïve, que le
103 sont venus à confondre sans l’ombre d’un doute « culture » et « production » en général. Étonnante réaction contre les concept
104s bourgeoises qui assimilaient de plus en plus la culture à la « jouissance » d’un consommateur distingué. Mais ici l’équivoque
105soviets au Congrès de Paris pour la défense de la culture, en 1935, citèrent tous comme exemple impressionnant de l’ascension c
106nception qui assimile l’élévation du niveau de la culture à l’épaisseur des semelles n’a rien de révolutionnaire, si toutefois
107 entre les producteurs et les consommateurs de la culture. Tant qu’il ne s’agissait que de construire des tracteurs, les poètes
108er la théorie marxiste originelle qui veut que la culture socialiste naisse comme une production automatique du triomphe de la
109’un Homme Nouveau, imprévisible, en vue duquel la culture communiste devrait dorénavant s’organiser (le paradoxe est d’ailleurs
110ains égards, contraire. C’est tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui sous nos yeux, vient de se r
111t tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui sous nos yeux, vient de se renouer au cœur de la constru
112r, disait-on, il faut parer au plus pressé, et la culture ne vient qu’après. Ainsi tout se trouva soumis à des fins purement ma
113 dont on espérait qu’il naîtrait spontanément une culture populaire. C’était viser trop court, et sous-estimer l’ennemi, j’ente
114 mais que l’on veut imposer au tout, y compris la culture et la morale. Ce sont les nécessités de la propagande, identiques dan
115ation allemande, — qui sont censées configurer la culture. 2. Or cette mesure partielle ne peut pas réussir à créer une communi
116de la propagande est par nature contraire à toute culture imaginable. Il peut au plus favoriser l’instruction élémentaire des m
117sociales, injustices économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions p
118âche-là, je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l
119des longues dynasties : grands empires et grandes cultures qu’un grand dessein pouvait seul maintenir. Mais pour attester la pré
120fins qui ne sont pas les nôtres. On ne refait une culture qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernan
121tuels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus ignorer. Notons aussi que cet appel profond du siècle a
122our l’avenir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répét
42 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
123s du tout littéraires. Le monarque caduc c’est la culture, c’est l’art, c’est cette littérature qui parle dans le vide, pour ri
43 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
124. La pensée érotique, pour acquérir une valeur de culture, doit être stylisée. Elle doit représenter la réalité complexe et pén
44 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
125tour en France. Point de départ : « Le sort de la culture est lié dans nos esprits au destin même de l’URSS » (Discours aux obs
126tat d’esprit (de la même URSS) ne met en péril la culture. » Naturellement, c’est plus complexe que cela. Mais c’est aussi plus
45 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
127contrôlés, — c’est-à-dire qu’elle est devenue une culture de la mauvaise foi et de la haine stérile. Ailleurs, peut-être, et tr
128pective et un avenir communs à la politique, à la culture, à toutes forces créatrices de ce pays. 41. Prétendre entrer dans u
46 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
129 ILe problème de la culture Qu’est-ce qu’un problème ? Je me propose d’envisager dans cet
130se d’envisager dans cet ouvrage le problème de la culture. Lorsque l’on entreprend de lire un livre qui traite d’un « problème 
131utions qu’on lui propose. Ainsi le problème de la culture. Quelqu’un demande : à quoi sert-elle ? et déjà la crise est ouverte.
132st ouverte. Insuffisance de nos refus Si la culture nous pose un problème, c’est donc, et tout d’abord, qu’elle est en dé
133us sens la jungle du vocabulaire. J’ai dit que la culture est en pleine décadence. Et maintenant je demande qu’elle s’abaisse !
134udrais prudemment insister. La décadence de notre culture provient à mon avis d’un ensemble de causes économiques, politiques e
135r à hauteur d’homme, au niveau du réel, que notre culture se défait. Faute de s’être montrée « à la hauteur » d’une tâche humai
136e de décadence Pour mesurer la décadence de la culture, considérons d’abord le train banal des choses. Tâchons de prendre su
137 l’on doute en réalité de la commune mesure de la culture et de l’importance qu’il y aurait à la traduire avec fidélité. En d’a
138termes, si l’on néglige le langage, on néglige la culture elle-même. Et l’on néglige surtout ses avertissements. Comment les e
139age est la négation du langage, la négation de la culture, la négation de sa mesure vivante et de la dignité de ses grands prêt
140. ⁂ J’ai constaté l’existence d’un problème de la culture. J’ai dit que tout problème réel se pose à nous à partir du moment où
141 à nous à partir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’affaiblit, ou m
142bles vont nous guider dans l’examen du concept de culture en soi, — de ses apparitions les plus considérables dans l’histoire, 
47 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
143 IID’une culture qui parle dans le vide Un critique allemand, E. R. Curtius, écrit6 
144eu de mots aussi usés, aussi éventés que celui de culture ; il y en a peu que l’on emploie avec autant d’irréflexion. Une socié
145ogramme de discussion : “la gymnastique est de la culture”, voilà où nous en sommes. La majeure partie de ce que l’on dit aujou
146eure partie de ce que l’on dit aujourd’hui sur la culture est du même niveau. » La situation est-elle plus réjouissante en Fran
147r la difficulté qu’il y a à définir simplement la culture ? Sait-on bien de quoi il s’agit quand on dit : la culture se meurt,
148 Sait-on bien de quoi il s’agit quand on dit : la culture se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans
149dit : la culture se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit du Français moyen l’idée de l’U
150se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit du Français moyen l’idée de l’Université, de la
151omatisme en dit long sur la notion courante de la culture, non seulement dans la bourgeoisie mais encore chez les ennemis marxi
152t jamais réfléchi à ce problème — pour définir la culture comme un acquis spirituel à transmettre. C’est-à-dire comme une chose
153me une chose à faire, ou qui se fait. À l’idée de culture s’associe tout naturellement dans notre esprit l’idée de l’homme cult
154Sorel, disons qu’on en est arrivé à considérer la culture comme un produit de consommation, et non comme une activité de produc
155ppant entre la crise économique et la crise de la culture. Disons parallélisme, simplement, sans préjuger de la nature du phéno
156la nature du phénomène qui lie l’économique et la culture : interaction, subordination de l’une à l’autre ou origine commune. N
157 d’abord ressentir la foncière inadaptation de la culture, telle qu’elle nous est transmise, aux besoins que l’époque nous crée
158té. Sur le plan de la qualité qui est celui de la culture, surproduction signifiera : production de valeurs inassimilables ; et
159us rarement, par le livre. En d’autres termes, la culture ne « rend » plus. Elle n’est plus à notre mesure, elle nous offre des
160s là ces images qui pourraient encore égarer : la culture qu’on nous donne ne nous commande plus rien. Elle parle dans le vide.
161ils ont perdu le secret : c’était le secret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cultivés », sépar
162 cette décadence : c’est un dessaisissement de la culture. Je ne vois qu’un seul de nos contemporains qui ait étudié sérieusem
163e premier à définir une conscience nouvelle de la culture créatrice — conscience dont je n’ai pas encore à critiquer la qualité
164e Man a pu découvrir les vices constitutifs de la culture décadente7. Prenons acte, en passant, de ce fait : le prophète est le
165t donc du conflit qui oppose au xxe siècle une culture bourgeoise décontenancée et une culture socialiste encore utopique ou
166iècle une culture bourgeoise décontenancée et une culture socialiste encore utopique ou mythique, mais qui agit déjà comme tell
167 ne fût-ce qu’en précisant les traits réels de la culture qu’elle prétend remplacer. Dans la mesure où la culture bourgeoise es
168e qu’elle prétend remplacer. Dans la mesure où la culture bourgeoise est liée aujourd’hui aux conditions économiques qui défini
169bourgeoise, on est en droit de supposer que cette culture procède dès l’origine de la puissance qui porta cette bourgeoisie au
170 était apparue une conception du travail et de la culture qui va caractériser la nouvelle classe opposée à la noblesse féodale.
171e ni de la fortune, mais de son activité et de sa culture ». Culture et travail se trouvent ainsi liés dans un même mouvement d
172fortune, mais de son activité et de sa culture ». Culture et travail se trouvent ainsi liés dans un même mouvement de révolte c
173 qui lui permettra de construire. À ce moment, la culture est travail, revendication constructive ; elle mesure à la fois la pe
174tte puissance, née de l’union du travail et de la culture, de la main ouvrière et de la pensée. Elle garde la culture et rabais
175e la main ouvrière et de la pensée. Elle garde la culture et rabaisse le travail. Ce faisant elle adopte une attitude nouvelle
176elle adopte une attitude nouvelle vis-à-vis de la culture. Elle transforme ce qui était ses outils en propriété assurée. La cul
177 ce qui était ses outils en propriété assurée. La culture n’est plus un combat, elle devient une distinction ; c’est-à-dire une
178ique se révèle plus féconde du point de vue de la culture. Mais on peut se demander sérieusement si ce premier progrès suffit,
179eut-être, affecta dès le principe l’éthique et la culture bourgeoises. Quelques remarques préliminaires nous aideront à interpr
48 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
180issance sous le signe de la raison utilitaire, la culture de la bourgeoisie a confondu tous ses progrès avec ceux de la raison
181ans l’audace méthodique des « producteurs » de la culture nouvelle. Toutefois la décision n’appartiendra qu’à ceux qui sauront
182t le sort que le déterminisme social réserve à la culture, dans un monde régi par des lois calquées sur la nature des choses.
183de l’histoire réside dans la Force des Choses, la culture ne peut plus prétendre qu’à refléter fidèlement « ce qui se fait ». E
184is à cœur de justifier le jugement de Marx sur la culture de son temps, qualifiée de superstructure. Mais ils y voient leur sup
185de toujours dans ses loisirs. L’inactualité de la culture qui était pour Marx une vérité de fait, — fait qu’il avait tout d’abo
186 de toute action… Là encore, le désistement de la culture empêchera le scandale d’éclater : il libérera, s’il est besoin, de to
49 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Importance de la notion de commune mesure
187 scientifique, qui fut le principe efficace de la culture bourgeoise militante, est aussi le principe corrupteur de la culture
188militante, est aussi le principe corrupteur de la culture bourgeoise triomphante. En d’autres termes, la révolution bourgeoise
189t, de quel complexe économique et spirituel notre culture tire son origine. Elle nous permet ainsi de mieux comprendre les rais
190le nous permet en second lieu d’apercevoir qu’une culture peut être définie par son principe régulateur, pour autant que ce pri
191est vraiment immanent à tout progrès normal de la culture, dont il est seul à garantir la cohérence. Alors, la vérité d’une cul
192l à garantir la cohérence. Alors, la vérité d’une culture n’est autre que la vérité de ce principe. Et la logique interne de ce
193tre en mesure de prédire les développements de la culture. L’histoire a toujours confirmé la prophétie des véritables « clercs 
194 cette commune mesure est l’essence même de toute culture. Car si la pensée et l’action se règlent sur des lois hétérogènes, la
195ssent bientôt. On voit aussi qu’il n’y a vraiment culture que là où règne une mesure commune. Car sans mesure il n’est pas de g
196uent de valeur. On voit enfin que la vérité de la culture et sa chance de grandeur réelle résident dans la vérité de la commune
197ne nous montreront le négatif de notre état : une culture unifiée par la force, et dont la mesure actuelle est une tactique au
50 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
198 dans le rappel constant des fins que poursuit la culture. Vraie mesure, ce sous-entendu clairement perçu par tous les clercs,
199ètes annoncent sans relâche. Que devient alors la culture ? — « L’homme qui a une vocation n’est pas bon à autre chose. Israël
200mais être sacrifiée.21 » Ainsi toute tentative de culture profane se voit assimilée à l’entreprise de Babel : une révolte d’org
201 de Babel : une révolte d’orgueil contre Dieu. La culture d’Israël sera pauvre à raison même de sa pureté. Sa pauvreté sera con
202rquoi sa pauvreté même garantit la fidélité de la culture du peuple hébreu. C’est une ascèse : il s’agit de détruire en germe t
203dustriel. » Que reste-t-il de ce que nous nommons culture ? Philosophie, beaux-arts, fictions écrites, science, industrie, tout
204prit ? Si l’on admet que la destination de toute culture, c’est de concentrer les puissances de la nature et de la société dan
205auquel il dédie toutes ses œuvres, on voit que la culture la plus pauvre, qui fut celle du peuple hébreu, fut aussi la plus con
206s richesses mêmes qu’il prodigue aujourd’hui à la culture dans tous ses ordres23 ne sont-elles pas le signe qu’il y a place dés
207chrétienne en tant qu’instituée et sacrée ? Notre culture moderne serait-elle née de cette mystérieuse convergence dans la sécu
51 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
208e que s’ils participent réellement à la vie de la culture, en leur qualité « secondaire » d’instruments de régulation. Or il es
209gnale le suprême degré de tension créatrice d’une culture dont l’équilibre est déjà virtuellement menacé : c’est sans doute l’a
210 d’un même mouvement l’Église, la politique et la culture à la source commune de toute autorité et de toute légitimité, qui est
52 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
211u une mentalité de classe, ou simplement toute la culture et ses produits. Une simple équivoque sémantique dresse parfois l’un
212oportion impressionnante entre l’aire de la vraie culture créatrice et régulatrice et l’aire des sous-produits standardisés de
213ce et l’aire des sous-produits standardisés de la culture de consommation, on aperçoit la raison immédiate de la crise actuelle
214ement constater le déficit que représente pour la culture la création de ces grandes zones d’échanges incontrôlés. Ces échanges
215siste à la même dégradation des instruments de la culture : — d’une part les écrivains se mettent à raffiner l’expression propr
216os vies, c’est le drame de la civilisation, de la culture, de la cité modernes. Tous les hommes de ce temps, s’ils ont quelque
217ple avec sa vocation, qui faisait la grandeur des cultures authentiques. Elle est devenue la loi inexorable et mécanique qui pli
218nos dénis d’humanité, — le contraire absolu de la culture, si la culture est justement la part active que prend l’homme à tout
219anité, — le contraire absolu de la culture, si la culture est justement la part active que prend l’homme à tout ce qui est créa
53 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
220 qui précèdent, nous avons vu comment les grandes cultures, et les communautés nationales fécondes dans le domaine de l’esprit,
221 ? Si nous disons qu’ils ont sauvé l’esprit et la culture, quelles définitions de l’esprit et de la culture supposons-nous ? Le
222culture, quelles définitions de l’esprit et de la culture supposons-nous ? Le triomphe de la bourgeoisie était complet. Rationa
223en Homais, le Père Uba. La vérité, l’esprit et la culture en présence du triomphe bourgeois furent rejetés dans une opposition
224fondamentale, dans l’histoire des sociétés et des cultures, de ce que je nomme la commune mesure, le spectacle des deux plus gra
54 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
225de rien comprendre à l’évolution nécessaire de la culture soviétique, si l’on se refusait à l’examen critique des doctrines qui
226yer d’élargir cette critique, et notre idée de la culture s’il le faut. Quand l’esprit « perd ses droits », c’est à nous de les
227e anti-spiritualiste38, Marx avait affirmé que la culture n’était rien qu’un « reflet » du processus économique, et de la lutte
228es classes qui en résulte. De là sa théorie de la culture, considérée comme une simple superstructure du dynamisme matériel. On
229ins, l’épisode du Proletkult, autrement dit de la culture prolétarienne, censée naître automatiquement, et comme un produit acc
230nement pour le prolétariat… Dans la théorie de la culture, l’idée d’« avant-garde » supplanta, elle aussi, sous la pression de
231us la pression de la réalité, l’idée de masse. La culture soi-disant prolétarienne se révéla finalement ce qu’elle était dès le
232révéla finalement ce qu’elle était dès le début : culture socialiste, configuration d’une Idée par des hommes qui y croient, et
233sée par le socialisme. » Il faut alors définir la culture comme « une forme commune de la vie, dont l’activité économique et po
234que ». On doit admettre que les définitions de la culture que je viens de citer selon de Man rendent compte de ce qu’il y a de
235x critères que j’en donnais. L’assimilation de la culture (et donc de sa mesure) au Plan, est même si radicale, ou si naïve, qu
236 sont venus à confondre, sans l’ombre d’un doute, culture et production en général. Étonnante réaction contre les conceptions b
237 bourgeoises, qui assimilaient de plus en plus la culture à la « jouissance » d’un consommateur distingué. Mais ici, l’équivoqu
238Soviets au Congrès de Paris pour la défense de la culture, en 1935, citèrent tous, comme exemple impressionnant de l’ascension
239nception qui assimile l’élévation du niveau de la culture à celui de l’épaisseur des semelles, n’a rien de révolutionnaire, si
240 entre les producteurs et les consommateurs de la culture. Tant qu’il ne s’agissait que de construire des tracteurs, les poètes
241r la théorie marxiste originelle, qui veut que la culture socialiste naisse comme une production automatique du triomphe de la
242’un Homme Nouveau, imprévisible, en vue duquel la culture communiste devrait dorénavant s’organiser (le paradoxe est soutenable
243ains égards, contraire. C’est tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui, sous nos yeux, vient de se
244t tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui, sous nos yeux, vient de se renouer au cœur de la constr
245r, disait-on, il faut parer au plus pressé, et la culture ne vient qu’après. Ainsi, tout se trouva soumis à des fins purement m
246 dont on espérait qu’il naîtrait spontanément une culture populaire. C’était viser trop court, et sous-estimer l’ennemi : j’ent
55 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
247pliquera-t-elle à la réalité et spécialement à la culture, une fois le pouvoir politique aux mains du Chef ? Je voudrais esquis
248itlérien50 considérés dans leurs rapports avec la culture, au lendemain de la prise du pouvoir. Il m’apparaît que ce parallèle
249stifier le mépris où l’on était forcé de tenir la culture. On fit appel à la doctrine marxiste, ou à l’honneur national menacé,
250in, d’abord rendre sa « liberté » à la nation. La culture viendrait après : on la taxait pour le moment de superstructure, ou d
251 au pas (Gleichschaltung ou synchronisation de la culture). On réunit des masses énormes et on les enthousiasme pour la « cultu
252s masses énormes et on les enthousiasme pour la « culture », c’est-à-dire non point pour telle œuvre de premier ordre, que ces
253ur la volonté, affirmée par l’État, de fonder une culture nouvelle et populaire. En réalité, ce n’est pas le contenu de la cult
254ulaire. En réalité, ce n’est pas le contenu de la culture proprement dite que l’on répand, mais on affirme un certain nombre de
255éateur aussi bien qu’à l’esprit des usagers de la culture, la mesure prétendue universelle. Or cette mesure étant en fait celle
256t dérisoires et dégradants dès qu’il s’agit de la culture. Dérision et dégradation fatales dans le cas des régimes improvisés,
257s et nationales-socialistes dans le domaine de la culture.   Collectivisme : « Le bien commun passe avant le bien particulier.
258 destinée d’avance, collectivement, à incarner la culture nouvelle sous ses formes les plus créatrices : classe prolétarienne o
259geoise, en Allemagne de son ascendance juive.) La culture officielle aura pour premier objectif de développer exclusivement les
56 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
260 mais que l’on veut imposer au tout, y compris la culture et la morale. Ce sont les nécessités de la propagande, identiques dan
261 nation allemande, qui sont censées configurer la culture. 2° Or cette mesure partielle a peu de chances de créer une communion
262de la propagande est par nature contraire à toute culture imaginable. Il peut au plus favoriser l’instruction élémentaire des m
263 on a pu se contenter pendant longtemps d’appeler culture ce qui n’était que de l’instruction. En Allemagne, où la culture a de
264n’était que de l’instruction. En Allemagne, où la culture a de très fortes racines populaires et où l’élite était bien plus art
265caractéristique à cet égard. Chaque progrès de la culture officielle s’y traduit par un recul de la culture proprement dite : a
266culture officielle s’y traduit par un recul de la culture proprement dite : aussi la grande majorité du corps professoral accue
267sociales, injustices économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions p
268âche-là, je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par
57 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
269 s’imposent les dictatures. Du court destin de la culture soviétique, depuis vingt ans, ou de la culture nationale-socialiste d
270la culture soviétique, depuis vingt ans, ou de la culture nationale-socialiste depuis trois ans, je n’ai pas voulu tirer un pro
271rale de la croyance collectiviste qui veut que la culture, cette création, naisse spontanément d’un état matériel ou politique
58 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
272des longues dynasties : grands empires et grandes cultures qu’un grand dessein pouvait seul maintenir. Mais pour attester la pré
273tuels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus ignorer. Notons aussi que cet appel profond du siècle a
274our l’avenir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répét
59 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
275uge dans la perspective du but final, commun à la culture et aux activités les plus diverses de la nation ; je m’appuie sur ce
276ait une crise de l’esprit, et une défection de la culture ; et que par suite, si nous voulions rebâtir, il fallait commencer pa
277ne éthique de l’intelligence, ou une morale de la culture, dans la communauté qu’il faut créer. Il serait au-dessus de mes forc
278 de deux mots, ou de deux fonctions, que toute la culture d’hier s’évertuait à séparer : pensée et main. « Penser avec les main
279antes de « l’esprit », de l’intelligence et de la culture. Par cette méthode négative se précisera le sentiment que trahit ma f
60 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
280er une volonté de confondre ce que des siècles de culture bourgeoise nous ont appris à distinguer et opposer : le cerveau et le
281s de pensée60. Je ne vais pas recommander à notre culture décadente une cure de petits travaux manuels, quand nous avons besoin
282er qu’elle pourrait servir d’épigraphe à toute la culture finissante. « Les autres forment l’homme, je le récite… » Les autres 
283is faire. On parle volontiers, mais vaguement, de culture. Nous avons vu quel est alors le sens du mot : c’est héritage, patrim
284 qu’il juge au nom de l’appareil interposé par sa culture entre la pensée et l’objet, entre le cerveau et la main, entre l’indi
285quis » qu’on les voit faire des instruments de la culture : comme ils récitent correctement ! Mais dans leur style, tout est pr
286oblème que pose la liaison de l’étatisme et d’une culture irresponsable. Faut-il marquer qu’un tel problème déborde largement l
61 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
287, nous l’avons dit, que nous pouvons critiquer la culture, ses déviations et leurs aboutissements pratiques. Notre critique n’a
288nt. Révolution culturelle La décadence de la culture en Occident nous pose pour la première fois dans notre histoire le pr
289fois dans notre histoire le problème global de la culture : d’où vient-elle ? — qu’est-elle ? — où va-t-elle ? Si nous persévér
290t cette crainte n’est pas théorique. Car si notre culture libérale se révèle impuissante à ressaisir les secrets de sa force, e
291udes les plus chères. Je dis que la mission de la culture est de conduire une révolution qui, sinon, se fera contre elle. Faire
292 les éprouvera, jusqu’au danger. Mission de la culture Si la démission de la culture tient, comme je l’ai démontré, à son
293 Mission de la culture Si la démission de la culture tient, comme je l’ai démontré, à son refus d’agir et de se risquer da
294existent, ou que la pensée crée, la mission d’une culture nouvelle sera d’accepter le combat, d’assumer les conflits vitaux et
295ère, en illustrer les conséquences morales. Si la culture refuse d’agir, c’est qu’elle estime que l’action dépend du jeu de loi
296ïque d’une doctrine de l’être en acte. La vieille culture et ses succédanés récents s’en remettent à l’État pour agir. La nouve
297ts s’en remettent à l’État pour agir. La nouvelle culture sera celle qui exigera l’engagement du penseur en tant que penseur. É
298uoi je demanderais ce que peut bien signifier une culture qui considère que l’action est indépendante de la pensée, et qu’elle
299t se borner à décrire. Je répondrais qu’une telle culture est ou bien un mensonge intéressé, ou bien une de ces illusions qui s
300nt je dis qu’il est la mesure, le fondement de la culture apte à régir une communauté nouvelle ? Il est bien vrai que l’acte es
301resque tout. Surtout à l’écrivain qui parle de la culture ; à son discours. Nous allons donc raisonner à partir de cet acte ind
302u’il vaut la peine d’examiner ici, en tant que la culture que j’ai décrite la recommande. En effet, l’opposition courante du « 
303ent de son risque originel. Ce n’est point par la culture de l’« esprit » que l’individu se développe, mais par l’incarnation d
304écessaire, et non seulement dans le domaine de la culture, est d’abord une question de mots. On demande des mots d’ordre ? Enco
305ritons d’une faillite sociale, c’est-à-dire d’une culture et d’une économie qui n’osent plus déclarer de mesure commune depuis
306res moraux de son activité, dans le domaine de la culture. Mais j’indiquerai les suites communautaires du principe personnel, t
307e un péché, mais comme une vertu glorifiée par la culture « distinguée », et codifiée légalement par le système capitaliste. En
62 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
308oût. J’ai traité ces deux grandes questions de la culture et de la communauté dans un ouvrage théorique intitulé Penser avec l
63 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
309. De plus, il était à demi aveugle… ⁂ Confort et culture. — À ceux qui n’ont rien, il faut donner du confort, afin qu’ils puis
310 est ce qui s’oppose le plus radicalement à toute culture véritable. ⁂ Île de R. — La nuit ! Je l’avais oubliée à Paris. La nu
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
311 Défense de la culture (janvier 1937)x Le palais des ducs d’Albe a été détruit par les ob
312on, exprime sa juste indignation. Crime contre la culture. Car c’était le parti communiste qui avait pris soin de cette œuvre d
313u PC ! Voilà qui est simple. Mais croit-on que la culture vivante soit beaucoup moins menacée en France ? Est-ce seulement une
314 régime ? Est-ce d’abord une question politique ? Culture à gauche, brutalité stupide à droite, — ou inversement ? Ils ont bien
315e régime me paraît spécialement dangereux pour la culture, achète des livres, fréquente les théâtres et les concerts, bref, se
316tc. Conclusion ? Si l’on mesurait la valeur d’une culture selon des normes soviétiques, il faudrait en conclure que le régime a
317la politique, de l’économie de la nation et de la culture sont un peu moins simplets que ces partisans ne le croient. Et que ce
318l’inculture, dans ce pays, qu’il faut défendre la culture.
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
319talisme et du fascisme ; liberté nécessaire de la culture ; enfin, subordination du machinisme, perfectionné, aux besoins humai
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
320 cet ordre se manifestent en premier lieu dans la culture d’avant-garde, avant de descendre au politique. La sensibilité de l’i
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
321 de l’Église, n’hésite pas à tirer bénéfice de la culture de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la
322s, redescendaient, parcouraient la prairie et les cultures à longues foulées, le nez au sol. Soudain, l’un relevait la tête, et
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
323nt liée à une forme fédérative de l’État et de la culture, voire même de l’économie. Cette convergence, cette rencontre idéale,
324 groupant sous trois chefs principaux : opinions, culture, et armée. 1. — L’opinion suisse, telle que la traduisent nos journau
325juger dans une perspective européenne. (Nos trois cultures nous y préparaient, nous y contraignaient même en quelque mesure.) Ma
326’est cela que nous sommes dès maintenant. 2. — La culture. D’autres en ont parlé plus longuement dans ce numéro. Je ne l’envisa
327 avec raison sur le fait que nous n’avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étra
328avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étrangères. Une fois de plus, c’est là no
329y perdons ce qui fait notre valeur propre dans la culture de langue française ; et d’autre part, en nous refusant aux contacts
330. Et surtout qu’on ne déplore pas le fait que les cultures des Suisses ne forment pas une culture homogène. Elles forment quelqu
331t que les cultures des Suisses ne forment pas une culture homogène. Elles forment quelque chose de moins grandiose, mais peut-ê
332peut-être de plus conforme à l’essence même de la culture : un microcosme des valeurs que les nations qui nous entourent ont il
333attement du cœur de l’Europe. Vouloir créer une « culture suisse », ce serait trahir notre mission, ce serait le péché même d’i
334e notre grandeur culturelle est de n’avoir pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-d
335n’avoir pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-dessus un Gottfried Keller et un Ram
336n. Mais deux poètes « enracinés » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations personnelles, et la culture suppose un
337uisse. Ce sont deux vocations personnelles, et la culture suppose une tradition, une vocation communautaire. Mais je me représe
338 fait, par le moyen de la Suisse, une assez belle culture européenne77. Je ne vois pas pourquoi nous douterions d’une tradition
339uffons dans le moyen ; mais au niveau de la vraie culture, nous pouvons être les moyens de la grandeur future de l’Europe. (Il
340 on pourrait apporter à nos institutions de haute culture, à nos savants, artistes ou écrivains, les moyens d’assurer au pays u
341 du budget militaire80, un important budget de la culture. Je ne dis pas de l’instruction, mais de la culture. Et je l’appeller
342lture. Je ne dis pas de l’instruction, mais de la culture. Et je l’appellerais volontiers le budget de la conscience fédérale.
343asepsie qui tue les germes de toute création. (La culture suppose plus de folie, suppose des contaminations multipliées, des in
344ons fécondes entre les êtres, une circulation des cultures, une respiration des âmes. Et ceci qui est le plus important : des po
69 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
345 spécialistes français qui, au niveau de la haute culture, ont largement sauvé l’honneur de leur pays. Je pense aux ouvrages pu
70 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
346opté depuis deux ans le mot d’ordre Défense de la culture. Ce qui n’a pas manqué de leur attirer de nombreuses et retentissante
347rontières immédiates de la France : défense de la culture signifie pour les gauches antifascisme, l’Italie et l’Allemagne ayant
348, et si libre qu’elle soit encore, Dieu merci, la culture française est malade elle aussi d’une maladie qui n’est pas le fascis
349 aient quelque chose à dire dans le domaine de la culture, il ne reste qu’une solution : que l’écrivain vive de sa plume. Or, c
350iciens qui, par ailleurs, se moquent un peu de la culture ! En vérité, il est grand temps de mettre un ordre neuf dans tout cel
71 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
351apports de l’écrivain et du public, ou même de la culture et de la nation, qui se pose enfin dans son urgence et son ampleur. P
352es voyons donner des soins jaloux au statut de la culture dans leur pays. Pourquoi donc nos démocraties se laisseraient-elles b
353t elles qui résoudront le mieux le problème de la culture, — si toutefois elles se le posent à temps !
72 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
354ition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)f Si les livres se vendent si mal, et si le public
355vent, il est inexistant. D’une part, en effet, la culture, et en particulier la littérature, a voulu se séparer des intérêts fo
356a nature profonde. Mais un tel redressement de la culture n’aurait pas de chance d’aboutir si, d’autre part, le public lui-même
357force d’un tel principe se mesure au niveau de la culture. (Et non pas seulement de l’instruction !) C’est pourquoi les problèm
73 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
358oup au premier rang des historiens modernes de la culture. C’est en effet au romantisme allemand qu’il faut remonter si l’on ve
74 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
359uer largement. Faut-il dire que tout usager de la culture, si apolitique qu’il se veuille, se trouve intéressé dans un pareil d
75 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
360a gêne qui est absurde ? Essayer de confronter la culture et la réalité, c’est peut-être prouver qu’on ignore l’une et l’autre 
361t-il. (Où va se loger la vanité !)   14 avril La culture et les gens. Souvent, quand je me tire du livre que j’écris — sur la
362me tire du livre que j’écris — sur la crise de la cultureaf — pour causer avec la laitière ou la factrice, ou le postier, ou un
363 « l’origine rationaliste de la scission entre la culture et le peuple », cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai
364e parler de la « scission » entre cet homme et la culture ? N’y a-t-il pas là deux mondes qui n’ont jamais eu de contact, ni ja
365 y a probablement une fatalité interne dans notre culture : elle s’enchante, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses loi
366effort de réflexion qui me laisse assez froid. La culture m’a repris. Je suis dans le faux et tout y est correct : je dis que l
367 de penser, si l’on pouvait. Le principe de toute culture véritable n’est-il pas cette commune mesure, sinon de raisons formula
76 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
368uerre civile et étrangère, la stérilisation de la culture, la misère matérielle et l’abaissement moral. Le schématisme inhumain
369 prix de l’Afrique, il fallut s’orienter vers des cultures spécialisées (oliveraies, vignes, cultures maraîchères) ou vers l’éle
370rs des cultures spécialisées (oliveraies, vignes, cultures maraîchères) ou vers l’élevage. Tout cela exigeait des mises de fonds
77 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
371trine analogue. Il est normal que les hommes sans culture se trompent sur la nature et sur le rôle de la culture. Mais il est i
372re se trompent sur la nature et sur le rôle de la culture. Mais il est inquiétant que les hommes cultivés, au lieu de s’efforce
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
373eilles : voilà qui me pose tout le problème de la culture. Cela paraîtrait absurde à la plupart des intellectuels que je connai
374a gêne qui est absurde ? Essayer de confronter la culture et la réalité, c’est peut-être prouver qu’on ignore l’une et l’autre 
375trine analogue. Il est normal que les hommes sans culture se trompent sur la nature et sur le rôle de la culture. Mais il est i
376re se trompent sur la nature et sur le rôle de la culture. Mais il est inquiétant que les hommes cultivés, au lieu de s’efforce
377carté, je serais tombé dans le journal intime, la culture des impressions ou le pittoresque. Ce séjour, par ailleurs plein d’ag
378s il faut se défendre ! » 15 avril 1934 La culture et les gens. — Souvent, quand je me tire du livre que j’écris — sur l
379me tire du livre que j’écris — sur la crise de la culture — pour causer avec la laitière ou la factrice, ou le postier, ou un R
380 « l’origine rationaliste de la scission entre la culture et le peuple » cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai d
381e parler de la « scission » entre cet homme et la culture ? N’y a-t-il pas là deux mondes qui n’ont jamais eu de contact, ni ja
382 y a probablement une fatalité interne dans notre culture : elle s’enchante, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses loi
383effort de réflexion qui me laisse assez froid. La culture m’a repris. Je suis dans le faux et tout y est correct : je dis que l
384’inimitable Lawrence Sterne. Le principe de toute culture véritable n’est-il pas cette commune mesure, sinon de raisons formula
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
385s olives, des radis, et quelques légumes de leurs cultures, qu’ils n’ont pas pu vendre au marché. Cependant, ils se considèrent
386depuis des années. Pas de relations. Un niveau de culture fort au-dessus de la moyenne. Ce ne sont pas des bourgeoises, certes,
387présente. Et c’est encore une fois le drame de la culture. Qu’on ne croie pas que j’exagère. Je ne tire de ce fait, à vrai dire
388n’est plus de mesure commune : ni l’Église, ni la Culture, ni l’École qui prétend les remplacer, n’ont plus d’autorité sur l’es
389mpte, aux intérêts réels… 25 novembre 1934 Culture de la bourgeoisie ? Vous montrez à une dame de cette classe des repro
390es nazis, opposés comme on sait à toute espèce de culture raffinée. (D’après nature : la dame sort d’ici. Les reproductions de
391l, et de ces illusions lentement composées par la culture, qui voilent et colorent, et rassemblent, et qui font vivre un peu au
392e, cette reprise de contact avec le monde de la « culture ». Il m’apparaît que c’est le monde où les problèmes dépendent surtou
393 de l’Église, n’hésite pas à tirer bénéfice de la culture de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la
394s une valeur « culturelle » ni même une valeur de culture « générale », je crains que la comparaison qu’introduisent les mots «
395s, redescendaient, parcouraient la prairie et les cultures à longues foulées, le nez au sol. Soudain, l’un relevait la tête, et
80 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
396 premier, il faut y voir la grande conquête de la culture occidentale, et le fondement solide de toute vie personnelle ; selon
81 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
397de l’éthique d’abord, mais aussi dans celui de la culture et de sa philosophie. Au terme de cet essai, il suffira sans doute de
398le ne s’est développée dans notre histoire et nos cultures qu’à partir des xiie et xiiie siècles, et par l’impulsion décisive
399re, la poésie de l’évasion, l’envahissement de la culture par les passions nationalistes : tout ce qui tend à ruiner la personn
82 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
400 et surtout ne mélangeons rien. Tributaires d’une culture dont l’ambition suprême était de se « distinguer » des contingences,
401aient de même en présence du libéralisme et de la culture « désintéressée ». C’est alors qu’on lança parmi nous le mot d’ordre 
402lança parmi nous le mot d’ordre : « Défense de la Culture ». Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nous propose
403ulture ». Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nous propose de défendre, c’est elle, précisément, qui est resp
83 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
404on loin du Rhin. Ancienne ville d’Empire, vieille culture, richesse moderne, de la mauvaise époque. Je la connaissais un peu, p
405, que Marx.) Ce qui est passé, c’est une forme de culture, séduisante, aimable et « profonde », mais à tel point coupée de la v
406es français, à cause du régime des devises. Notre culture perd du terrain dans des proportions inquiétantes. Et la culture en g
407 terrain dans des proportions inquiétantes. Et la culture en général. Parmi ceux qui suivent mes cours, la plupart sont des étu
408 commander deux fois par semaine : gymnastique et culture politique. De plus, elle a la charge de trouver des places pour ses s
409éent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tab
410ec une passion froide. Car il y va de toute notre culture. Comment sauver au plus secret d’un tel régime les valeurs qui nous s
84 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
411e le synonyme) de la nation, de l’économie, de la culture, de la race, et de la société. Formule d’oppression maximum ? C’est e
85 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
412que, une habileté des architectes. Il suppose une culture profonde et populaire, et plus encore, un arrière-plan spirituel, des
86 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
413e le dissimuler : les masses modernes, privées de culture spirituelle, athéisées jusqu’à un point que les chrétiens, souvent, n
87 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
414rès fécondes. Encore y faudrait-il une passion de culture que les facilités de l’après-guerre ont passablement déprimée. On ima
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
415man ; l’érotisme idéalisé diffus dans toute notre culture, dans notre éducation, dans les images qui font le décor de nos vies 
416à nu certain dilemme dont notre vie hâtive, notre culture et le ronron de nos morales sont en passe de nous faire oublier la sé
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
417toute l’Antiquité ni dans les quelques siècles de culture romane qui succèdent à la renaissance carolingienne. Ou bien tout cel
418r les troubadours, paraît-il, avaient trop peu de culture pour connaître cette poésie. Ainsi de chaque réponse proposée : le « 
419 l’âme austère et secrète. Et cependant, de cette culture et de ses doctrines fondamentales, nous sommes encore tributaires, au
420existe une sorte de nature normale, à laquelle la culture et la religion seraient venues surajouter leurs faux problèmes… Cette
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
421. La pensée érotique, pour acquérir une valeur de culture, doit être stylisée. Elle doit représenter la réalité complexe et pén
422mythe dans son esprit, une habitude héritée de la culture, et spécialement de la littérature, puisque mystique et religion, pou
423i — transmettait le virus atténué du philtre ; la culture littéraire entretenait, dans une certaine jeunesse tout au moins, le
424s’abandonner au torrent des déchets de l’ancienne culture et de ses mythes désagrégés. C’est qu’il n’y a plus, dans l’homme d’
425ut expliquer l’empire, unique dans l’histoire des cultures, que la littérature a exercé jusqu’à nos jours sur l’élite et plus ta
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
426rée dans les pages qui précèdent, puis une solide culture militaire, enfin la somme des recherches psychologiques entreprises d
427 en dehors des préceptes de la religion, avait sa culture à elle, à savoir la courtoisie, et elle y puisait les normes de sa co
428 son plan — alors considéré comme inférieur — une culture admirablement humanisée, une « civilisation » profonde, donc le contr
429iale. Les plus célèbres se distinguaient par leur culture, récitant et faisant des vers, jouant d’un instrument, tenant convers
430a guerre, on peut en déduire que la société et sa culture font un effort pour recréer le mythe de la passion, c’est-à-dire pour
431t, mais sans laquelle nulle civilisation et nulle culture ne sont proprement concevables. Racine aussi, nous l’avons vu, croyai
432es qu’avaient accumulé en Occident des siècles de culture de la passion. La guerre de 1914 fut l’un des résultats les plus nota
433e besoin de passion, héréditaire ou acquis par la culture ; elles détendent ses ressorts intimes et personnels. L’amour, dans l
434ilitarisés. Des mesures de police ne font pas une culture, des slogans ne font pas une morale. Entre le cadre artificiel des gr
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
435 premier, il faut y voir la grande conquête de la culture occidentale, et le fondement solide de toute vie personnelle ; selon
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
436de l’éthique d’abord, mais aussi dans celui de la culture et de sa philosophie. Au terme de cet ouvrage, il suffira sans doute
437le ne s’est développée dans notre histoire et nos cultures qu’à partir des xiie et xiiie siècles, et par l’impulsion décisive
438re, la poésie de l’évasion, l’envahissement de la culture par les passions nationalistes : tout ce qui tend à ruiner la personn
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
439Occident et fixer définitivement les traits de sa culture ». Leur mouvement devait « emprunter ses expressions, dans une curieu
95 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
440 La bataille de la culture (janvier-février 1940)c Le fait même que nous éprouvions tous un d
441it est significatif. Il prouve que nous tenons la culture pour quelque chose d’un peu moins sérieux que l’action, ou que la gue
442se qui met en question les fondements mêmes de la culture en Occident. Je voudrais vous montrer ce soir que cette crise n’est p
443lle bien plus vaste, la millénaire bataille de la culture. L’adversaire est en nous Mais d’abord, essayons d’écarter un m
444 de confondre l’un des partis avec la cause de la culture, l’autre étant le parti de l’anti-culture. Ce genre d’opposition est
445 travaillèrent pour la paix. Mais l’état de notre culture est tel que l’invention sera utilisée pour détruire cette paix, préci
446méchanceté des hommes : c’est l’esprit même de la culture moderne, et son défaut de sagesse générale qui se trouve ici mis à nu
447ce fondamental de notre société et aussi de notre culture : c’est une absence totale de vue d’ensemble. Ce qui nous manque abso
448 de la guerre. Le divorce a été prononcé entre la culture et l’action, entre le cerveau et la main. Les résultats de ce divorce
449is le plus décisif, sans doute, est celui-ci : la culture apparaît aujourd’hui comme une activité de luxe, et l’action seule es
450 naturel de se priver d’abord de dessert. Oui, la culture est devenue pour nous quelque chose comme une friandise. Elle n’est p
451 essor fulgurant de l’action ? Et que va faire la culture ? Il semble que la société devienne trop gigantesque pour être dominé
452i que nous allons découvrir le grand ennemi de la culture ; c’est chez les philosophes et les penseurs qu’il s’est d’abord mani
453onds que sa croyance au Progrès est l’opium de la culture. S’il fallait résumer rapidement les caractères généraux par lesquels
454 rejoignons le temps présent. Dans une cité où la culture n’a plus en fait l’initiative, ce sont les lois de la production et d
455s nécessités à notre pensée impuissante. Quand la culture ne domine plus l’action, c’est l’action qui domine la culture, mais u
456omine plus l’action, c’est l’action qui domine la culture, mais une action qui ne sait plus où elle va ! Et la société à son to
457rien dans le domaine de l’esprit. Et dès lors, la culture en chômage se corrompt rapidement, s’asservit. Je vous en donnerai un
458tidiennement. Le fondement et le symbole de toute culture, c’est le langage. Or nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire
459tres, c’est la raison humaine ou l’ensemble de la culture. Pour celui-ci, l’esprit signifiera le luxe des délicats, et pour cet
460ve à une pareille décadence des lieux communs, la culture est à l’agonie. Mais en même temps, la vie sociale et politique devie
461ent à hauteur d’homme ? Un monde où la pensée, la culture et l’esprit soient de nouveau capables d’agir ? Et quelle est l’attit
462onnelle. Voici donc le dilemme où nous placent la culture actuelle et le monde actuel : ou bien tu veux rester toi-même, mais a
463lectuels créateurs que chez les amateurs de vraie culture, les lecteurs, le public cultivé. Car c’est de ce changement d’état d
464e repenser une société. Raisons d’espérer : la culture et les groupes Je voudrais vous dire, maintenant, les raisons que
465premiers succès remportés, dans la bataille de la culture moderne, par l’esprit créateur sur l’esprit fataliste. Ce qui paralys
466 particulièrement libérateur pour la pensée et la culture en général, dans notre époque totalitaire. Nul n’ignore, en effet, qu
467e, que c’est encore et de nouveau possible. Notre culture libérée de la superstition des lois fatales peut envisager de nouveau
468ansformations sociales qu’il provoquait. Comme la culture elles ont renoncé à diriger, à avertir, à orienter. Et c’est là le se
469sont le type même des groupes au sein desquels la culture d’Occident a toujours trouvé ses mesures. Bien d’autres groupes, je l
470 du problème, c’est de prévoir pour la cité et la culture une structure fédéraliste. Le fédéralisme, en effet, suppose des peti
471cte qui la rend sérieuse. Refaire un monde et une culture sur la base de la diversité des personnes et des vocations, — c’est a
472çon fatale du gigantisme et de la démission de la culture. C’est la faillite des systèmes centralistes et de l’esprit d’uniform
473lement valables pour ceux qui veulent défendre la culture, et pour ceux qui veulent rester Suisses. La guerre actuelle manifest
474iste en politique et dans tous les domaines de la culture, le seul avenir possible de l’Europe. Le seul lieu où cet avenir soit
475atastrophes cosmiques. La vie de la cité et de la culture, ce sera toujours une bataille. Entre l’esprit de lourdeur, comme dis
96 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
476pare de la sienne ma génération littéraire. Notre culture est beaucoup plus philosophique — je simplifie — que littéraire. Non
97 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
477s racines. C’est, comme ils disent, de la vraie « culture ». Il faut mettre hors de pair, dans ce recueil, le Petit Ramusianum
98 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). II. Le symbole du Gothard
478ère. Le Gothard, croix de fleuves et carrefour de cultures : c’est le symbole d’une mission médiatrice et d’un esprit de collabo
99 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
479 des sujets variés en apparence : protestantisme, culture, neutralité, fédéralisme et défense de la Suisse. Si je me décide à r
480ient ensuite une conférence sur la Bataille de la culture : synthèse rapide des éléments sociaux, culturels et spirituels qui d
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
481 La bataille de la culture13 Lorsque je me mis à réfléchir à ce que je vous dirais ce soir, j
482devant lequel je m’étais engagé à disserter de la culture… Un sentiment d’absurdité et d’impuissance m’envahit. Quel rapport po
483e salle bien chauffée, et je leur parlerais de la culture… Quel sens pouvait avoir une conférence, au milieu des angoisses et d
484je voudrais vous dire ici. En effet : ou bien la culture est une affaire d’agrément, un ensemble de spécialités paisibles, un
485sque la situation devient sérieuse ; — ou bien la culture est action, création et bataille réelle, et alors il faut en parler,
486it est significatif. Il prouve que nous tenons la culture pour quelque chose d’un peu moins sérieux que l’action, ou que la gue
487se qui met en question les fondements mêmes de la culture en Occident. Je voudrais vous montrer ce soir que cette crise n’est p
488lle bien plus vaste, la millénaire bataille de la culture. L’adversaire est en nous S’il y a bataille, c’est donc qu’il y
489 de confondre l’un des partis avec la cause de la culture, l’autre étant le parti de l’anti-culture. Ce genre d’opposition est
490, et avant tout, de la reconnaître14. Défendre la culture contre elle-même et contre nous ; attaquer ses ennemis en nous ; voil
491t constaté pareil écart entre les créations de la culture et les produits de consommation destinés à l’usage des masses. Tel gr
492 travailleront pour la paix. Mais l’état de notre culture est tel que l’invention sera utilisée pour détruire cette paix, préci
493méchanceté des hommes : c’est l’esprit même de la culture moderne, et son défaut de sagesse générale qui se trouve ici mis à nu
494ce fondamental de notre société et aussi de notre culture : c’est une absence totale de vues d’ensemble. Ce qui nous manque abs
495 de la guerre. Le divorce a été prononcé entre la culture et l’action, entre le cerveau et la main. Les résultats de ce divorce
496is le plus décisif, sans doute, est celui-ci : la culture apparaît aujourd’hui comme une activité de luxe, et l’action seule es
497uve tout naturel de se priver de dessert. Oui, la culture est devenue pour nous quelque chose comme une friandise. Elle n’est p
498 essor fulgurant de l’action ? Et que va faire la culture ? Il semble que la société devienne trop gigantesque pour être dominé
499ous allons découvrir le grand ennemi intime de la culture, c’est chez les philosophes et les penseurs qu’il s’est d’abord manif
500 rejoignons le temps présent. Dans une cité où la culture n’a plus en fait l’initiative, ce sont les lois de la production et d
501s nécessités à notre pensée impuissante. Quand la culture ne domine plus l’action, c’est l’action qui domine la culture, mais u
502omine plus l’action, c’est l’action qui domine la culture, mais une action qui ne sait pas où elle va ! Et la société à son tou
503t rien dans le monde de l’esprit. Et dès lors, la culture en chômage se corrompt rapidement, s’asservit. Je vous donnerai un ex
504tidiennement. Le fondement et le symbole de toute culture, c’est le langage. Or nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire
505res, c’est la raison humaine, ou l’ensemble de la culture. Pour celui-ci, l’esprit signifiera le luxe des délicats, et pour cet
506ve à une pareille décadence des lieux-communs, la culture est à l’agonie. Mais en même temps, la vie sociale et politique devie
507ent à hauteur d’homme ? Un monde où la pensée, la culture et l’esprit, soient de nouveau capables d’agir ? Et quelle est l’atti
508onnelle. Voici donc le dilemme où nous placent la culture actuelle et le monde actuel : ou bien tu veux rester toi-même, mais a
509 les intellectuels que chez les amateurs de vraie culture, les lecteurs, le public cultivé. Car c’est de ce changement d’état d
510e repenser une société. Raisons d’espérer : la culture et les groupes Je voudrais vous dire, maintenant, les raisons que
511premiers succès remportés, dans la bataille de la culture moderne, par l’esprit créateur sur l’esprit fataliste. Ce qui paralys
512 particulièrement libérateur pour la pensée et la culture en général, dans notre époque totalitaire. Nul n’ignore, en effet, qu
513e, que c’est encore et de nouveau possible. Notre culture libérée de la superstition des lois fatales peut envisager de nouveau
514ansformations sociales qu’il provoquait. Comme la culture, elles ont renoncé à diriger, à avertir, à orienter. Et c’est là le s
515sont le type même des groupes au sein desquels la culture d’Occident a toujours trouvé ses mesures. Bien d’autres groupes, je l
516 du problème, c’est de prévoir pour la cité et la culture une structure fédéraliste. Le fédéralisme, en effet, suppose des peti
517cte qui la rend sérieuse. Refaire un monde et une culture sur la base de la diversité des personnes et des vocations, c’est auj
518çon fatale du gigantisme et de la démission de la culture. C’est la faillite des systèmes centralistes et de l’esprit d’uniform
519lement valables pour ceux qui veulent défendre la culture, et pour ceux qui veulent rester Suisses. La guerre actuelle m’appara
520iste en politique et dans tous les domaines de la culture, le seul avenir possible de l’Europe. Le seul lieu où cet avenir soit
521atastrophes cosmiques. La vie de la cité et de la culture, ce sera toujours une bataille. Entre l’esprit de lourdeur, comme dis