1 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
1, ans, nous ont valu la guerre, le chômage et les dictatures ? Nous trouvons une certaine attitude humaine. Cette attitude, qu’on
2la seule qui passe dans les faits sans avorter en dictature. La dictature n’est que la fixation brutale d’une révolution en plein
3asse dans les faits sans avorter en dictature. La dictature n’est que la fixation brutale d’une révolution en pleine période de t
2 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
4ue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de la misère et de la lâcheté publique. De
5ar exemple, l’origine permanente et virtuelle des dictatures, dans un fléchissement, en vous, du sens de votre destinée personnell
6toriquement, il fonde, dès maintenant, en lui, la dictature du nombre et de l’irresponsable. Je pourrais maintenant vous donner u
3 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
7 pas le tout de l’homme, — l’homme le sait. Et sa dictature n’est pas l’ordre. Elle peut tuer les bêtes, couper les arbres et peu
4 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
8 de déceler l’origine permanente et virtuelle des dictatures dans un fléchissement en eux du sens de leur destinée personnelle. À
9ous ceux-là fondent en eux-mêmes, hic et nunc, la dictature du nombre et de l’irresponsable. La personne, au contraire de l’indiv
5 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
10nnaire qui veut s’appuyer sur l’État aboutit à la dictature, s’arrête à mi-chemin de sa course, et par là même renforce le désord
6 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
11ardement, tantôt d’anarchie littéraire, tantôt de dictature économique. Pour Dandieu, comme pour les jeunes hommes groupés à L’O
12ès seule à défendre dans l’Europe d’aujourd’hui ? Dictature de la Liberté f, proclamera la suite de La Révolution nécessaire. Dan
7 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
13 s’occupe des affaires publiques et tout finit en dictature : plus question de pensée libre, j’entends : de pensée responsable. M
8 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
14ervent le rôle d’assurés. Ils sont prêts pour les dictatures. Et c’est ainsi que la séparation de la doctrine et de l’action procl
9 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
15s prodromes du mal dont la crise finale s’appelle dictature, réside dans notre culte du « pratique », dans la confiance naïve que
10 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
16ns, par l’État et par les bavards. Elle refuse la dictature, parce que le centre vivant d’un pays n’est pas dans un organisme de
11 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
17 réelles, on leur accorde un triomphe fictif. Les dictatures modernes sont nées de tels chantages. Et l’on ne sait qui perd le plu
12 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
18ue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de la misère et de la lâcheté publique. De
19ar exemple, l’origine permanente et virtuelle des dictatures, dans un fléchissement, en vous, du sens de votre destinée personnell
20 ne pensant qu’historiquement, il fonde en lui la dictature du nombre et de l’irresponsable. Je pourrais maintenant vous donner u
13 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
21e l’individu, c’est l’étatisme, le fascisme ou la dictature stalinienne. Tel est le paradoxe malheureux de la démocratie laïque.
22. Ne nous laissons pas envoûter par l’exemple des dictatures ! L’ordre extérieur imposé par l’État, au moyen des violences qu’on s
14 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
23té, on ne crée pas des personnes par le moyen des dictatures, pas plus qu’on ne fait de l’éternité en accumulant siècles sur siècl
24ement il paralyse brutalement, par le moyen de la dictature étatiste, l’élan créateur, spirituel de la Révolution. On peut dire,
15 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
25Le cas de l’URSS stalinienne est très typique. La dictature « de transition » fut installée au lendemain de la révolution d’Octob
26 théories conduisent fatalement à stabiliser la « dictature de transition » et, de la sorte, elles étranglent la révolution dès s
27’assaut et la brigade de choc sont instruments de dictature. L’ordre à créer sera l’œuvre d’un « ordre » analogue aux anciens ord
16 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
28ppréciable. Vous voyez qu’entre individualisme et dictature, l’opposition n’est qu’apparente : en réalité, il y a de l’un à l’aut
17 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
29 haineux du même calibre, du moins sait-on que la dictature en est seule responsable. La honte n’en retombe pas sur des hommes « 
18 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
30us espérer une possibilité de concordat. Déjà les dictatures réglaient les comptes. « Lorsque j’entends parler d’esprit, je dégain
19 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
31forte déjà pour que la masse accepte l’idée d’une dictature… « antifasciste ». Tout cela se joue sur des mots, et ces mots ne tra
32igues que de proclamer la liberté en préparant la dictature. Jamais on n’a plus mal menti, jamais avec plus d’enthousiasme. Ni la
20 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
33SS. C’est ce hiatus qui a valu au peuple russe la dictature de transition dont nous ne cesserons de dénoncer les sophismes et les
21 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
34est pas une vraie révolution, mais simplement une dictature de plus. Or ce n’est pas avec les dictatures qu’on a jamais créé de l
35t une dictature de plus. Or ce n’est pas avec les dictatures qu’on a jamais créé de la liberté : nous entendons la seule liberté e
22 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
36t d’autre réponse, dans les faits, que la fameuse dictature de transition, masque étatiste du désordre social. Le génie de la con
37u différente. Il veut, sous le nom de liberté, la dictature, l’étatisme et la guerre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à
38ique, en temps de crise, travaille pour la future dictature étatiste ; qu’elle se qualifie elle-même de nationale ou de prolétari
39ulent pas : la guerre, l’anarchie capitaliste, la dictature, le Comité des Forges, la diplomatie moscoutaire, le parlementarisme,
23 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
40sme créateur de chômage, là c’est la tyrannie des dictatures. C’est contre la forme du monde que protestent les socialistes, et av
24 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
41matiquement, et comme un produit accessoire de la dictature économique des prolétaires. Au début, on avait représenté les masses
42: c’est que le Plan est l’instrument forgé par la dictature communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses con
43l’homme qui résiste, en créant, à toute espèce de dictature. De cette insuffisance de l’idéal — et non pas des moyens mis en œuvr
44mander là-bas ce qui nous manque. II. Leçon de dictature De tout ce qui précède, il serait ridicule et vain de tirer une « 
45laré. Le libéralisme n’a le droit de critiquer la dictature que lorsqu’il assure une liberté réelle et plus féconde que la contra
46ujours indemne, facilité qui consiste à assimiler dictature et crime, discipline sociale et brutalité, volonté de servir et trahi
47si celui qui nous intéresse ici directement : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dans leur tentative de créer par la
48s et historiques étaient telles qu’il fallait une dictature pour y mettre un minimum d’ordre et permettre à la vie de continuer.
49question que de renaissance et de construction. « Dictature », « tyrannie », « conformisme brutal », tout cela qui épouvante les
50t faite. Au terme du libéralisme, à l’origine des dictatures, une seule et même situation matérielle : la misère. L’un des système
51ensées, de nos actions et même de nos utopies. La dictature de cette crise sur nos esprits et sur nos corps signifie sans erreur
52criticailleries libérales à l’adresse des grandes dictatures ne sont dangereuses que pour ceux qui s’y livrent. Ils n’arrêteront p
25 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
53courbé, craintif (terrorisé), plus vassalisé. » — Dictature du prolétariat ? « Nous sommes loin de compte. Oui, dictature, évidem
54 prolétariat ? « Nous sommes loin de compte. Oui, dictature, évidemment ; mais celle d’un homme, non plus celle des prolétaires u
26 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
55 Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)y « J’aime les titres my
56s égards, du contenu de la doctrine qu’il défend. Dictature et liberté, le monde moderne se débat tragiquement entre ces deux néc
57elle, et la seconde notre mission spirituelle. La dictature tue la liberté pour assurer l’ordre et le pain du corps (c’est le pri
58rps (c’est le principe !). La liberté condamne la dictature, mais dès qu’elle la supprime pratiquement, elle perd tout point d’ap
59liquons-nous ; il faut organiser le matériel — la dictature36 seule y parvient — mais au profit de la liberté, et à seule fin de
60in de la laisser s’épanouir. Il faut soumettre la dictature à la liberté, il faut une dictature pour la liberté — une dictature d
61 soumettre la dictature à la liberté, il faut une dictature pour la liberté — une dictature de la liberté. Ce serait le plus beau
62erté, il faut une dictature pour la liberté — une dictature de la liberté. Ce serait le plus beau « titre » du siècle. Ceci admis
63es à Rome, à Berlin, à Moscou, nous vaut diverses dictatures, lesquelles, pour n’avoir pas été soumises dès le début à une volonté
27 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
64 haineux du même calibre, du moins sait-on que la dictature en est seule responsable. La honte n’en retombe pas sur des hommes « 
28 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
65avantage », pour peu qu’il se laisse faire par la dictature stalinienne. Mais qu’est-ce que « donner davantage », pour notre aute
29 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
66e des groupements d’intérêts. Tandis que dans les dictatures nées d’une révolution de masses, donc d’un état de guerre, l’étatisme
67e guerre moderne, civile ou étrangère. Ainsi les dictatures, décriées par les socialistes, ne sont en fait que le terme fatal de
68que tel. Historiquement (sinon théoriquement) les dictatures sont en avance — on n’ose dire en progrès — sur le socialisme. Elles
69e croisade des démocraties socialistes contre les dictatures fascistes ressemble à un de ces combats d’aveugles tels qu’en organis
30 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
70er, l’esprit de géométrie, qui est l’esprit de la dictature et qui conduit à l’étatisme. Dès que l’idéal humaniste qui animait le
71s rationalisation, rationalisme, raison d’État ou dictature. L’examen des doctrines les plus puissantes du dernier siècle nous fo
31 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
72t de l’esprit créateur. On pourrait concevoir une dictature qui ne borne pas ses ambitions au politique… Il arrive même qu’on pui
32 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
73e sens même des discours qui ordonnent l’action : dictature des instruments, qui se traduit en politique par l’influence prépondé
33 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
74 légal, désordre et anarchie, établissement d’une dictature militaire, plan quinquennal, conversion personnelle, application d’un
75antôt le statu quo, si absurde soit-il, tantôt la dictature brutale et arbitraire, plus rarement la revendication d’un équilibre
34 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
76atiquement, et comme un produit accessoire, de la dictature économique des prolétaires. « Au début, on avait représenté les masse
77: c’est que le Plan est l’instrument forgé par la dictature communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses con
78l’homme qui résiste, en créant, à toute espèce de dictature. De cette insuffisance de l’idéal — et non par des moyens mis en œuvr
35 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
79coup de ces Russes sont venus à Paris vanter leur dictature, sa production industrielle, son armée, sa jeunesse, ses métros, et s
80 relatif des deux régimes — un parallèle entre la dictature soviétique et le « Führerstaat » hitlérien50 considérés dans leurs ra
81égime installé, se pose la question de durer. Une dictature ne peut durer contre l’opinion libre et anarchique. Elle ne peut tolé
82taquant. Le seul désir de durer impose donc à une dictature trois grandes tâches d’ordre culturel : a) la mise en forme des doctr
36 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
83 XIILeçon des dictatures De tout ce qui précède, il serait ridicule et vain de tirer une « c
84arés. Le libéralisme n’a le droit de critiquer la dictature que lorsqu’il assure une liberté réelle et plus féconde que la contra
85ujours indemne, facilité qui consiste à assimiler dictature et crime, discipline sociale et tyrannie, volonté de servir et trahis
86ntéresse directement l’objet de cet ouvrage : les dictatures totalitaires ont échoué jusqu’ici dans leur essai de créer, par la fo
87forme d’opposition la plus aiguë que tolèrent les dictatures…   Le monde bourgeois mettait l’esprit au-dessus de tout, si bien que
88ute efficacité, puis toute vertu spirituelle. Les dictatures sont fondées au contraire sur le primat, en fait et en droit, de l’ac
89ure. Ce processus est déjà commencé dans les deux dictatures rivales, et rien ne permet encore de prévoir les conséquences politiq
90s et historiques étaient telles qu’il fallait une dictature pour y mettre un minimum d’ordre et permettre à la vie de continuer.
37 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
91 le cas des mesures politiques que s’imposent les dictatures. Du court destin de la culture soviétique, depuis vingt ans, ou de la
38 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
92question que de renaissance et de construction. « Dictature », « tyrannie », « conformisme brutal », tout cela, qui épouvante les
93faite. — Au terme du libéralisme, à l’origine des dictatures, une seule et même situation matérielle : la misère. L’un des système
94r le fait des analyses internes qui précèdent. La dictature de cette crise sur nos esprits et sur nos corps signifie sans erreur
95criticailleries libérales à l’adresse des grandes dictatures ne sont dangereuses que pour ceux qui s’y livrent. Ils n’arrêteront p
39 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
96sir un déficit. Fatalité prolétarienne ! Diverses dictatures nous en montrent déjà l’aboutissement impitoyablement logique. La mac
97 ceux qui, par ailleurs, confondraient volontiers dictature et autorité. Illusion rationaliste, dont le crédit repose sur notre i
98pas, d’autre part, l’origine réelle du concept de dictature que nos bons libéraux voudraient attribuer à je ne sais quel satanism
99texte à certains intellectuels pour repousser une dictature fasciste que leur inaction même appelle. Qu’il me suffise ici de ment
100en droit par ses répondants politiques. Car si la dictature que la démocratie des clercs mérite est exercée un jour par le prolét
101 si le communisme se révèle impuissant ; et si la dictature, comme il faut bien le craindre, est exercée plutôt par la petite bou
40 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
102 liberté comme si on la désirait vraiment ; d’une dictature étrangère comme d’un paradis ou d’un enfer. Mais : je constate que la
103enfin qu’il évoque surtout la « mise au pas » des dictatures. Mais ce sont là brimades extérieures, dont l’injustice ou la sottise
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
104r) des problèmes que pose le marxisme : étatisme, dictature, déterminisme économique et pas un mot de l’oppression stalinienne. E
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
105monde bourgeois-capitaliste, mais aussi celle des dictatures, d’une manière encore plus frappante. Certes, nos institutions n’ont
43 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
106s, par le moyen (aujourd’hui « classique ») de la dictature « nécessaire ». L’État, déifié, devient l’État totalitaire, providenc
44 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
107t de l’abandon, — et, finalement, de l’appel à la dictature. L’autorité nouvelle prendra donc naissance en dehors de l’État, et p
45 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
108n’y a plus d’autre solution que la contrainte. La dictature est un moyen grossier, souvent barbare et toujours déshonorant pour c
109animent rien, s’épuisent en excitations verbales. Dictature ou éducation, voilà le dilemme. 2° Mauvais outils. — Revenons au sens
110e ; si ce n’était pas encore un de ces régimes de dictature ; si les paysans avaient plus de liberté qu’auparavant, etc. Mais ce
46 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
111n’y a plus d’autre solution que la contrainte. La dictature est un moyen grossier, souvent barbare et toujours déshonorant pour c
112animent rien, s’épuisent en excitations verbales. Dictature ou éducation, voilà le dilemme. 2. Mauvais outils. — Revenons au sens
113e ; si ce n’était pas encore un de ces régimes de dictature ; si les paysans avaient plus de liberté qu’auparavant, etc. Mais ce
47 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
114monde bourgeois capitaliste, mais aussi celle des dictatures, d’une manière encore plus frappante. Certes, nos institutions n’ont
115ravailleurs, trahie par le langage politicien. La dictature est la seule solution de ceux qui refusent d’éduquer le peuple. Dicta
116olution de ceux qui refusent d’éduquer le peuple. Dictature ou éducation, voilà le dilemme du xxe siècle. La dictature est très
117ou éducation, voilà le dilemme du xxe siècle. La dictature est très fragile, Elle n’a qu’un argument très puissant contre nous :
48 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
118s plus sérieux sur la naissance des trois grandes dictatures, on constate l’existence d’une sorte de loi historique : le totalitar
49 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
119e ligue philanthropique, mais par les soins d’une dictature exactement consciente des conditions de sa durée. Staline s’est assig
120chef qu’est la famille. Ce fut le mécanisme de la dictature productiviste qui contraignit l’État dit socialiste à édicter une sér
121le du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne, du fait qu’elle prétendait se fonder sur une base racist
50 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
122te, donc destinée à se figer dans le rictus d’une dictature. Tout le monde le sent, tout le monde le craint — et le désire sans s
123t effrayant, cette immobilité devant le péril. La dictature fascine les masses, et les élites. Sous prétexte de lui résister, les
51 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
124qua l’aspect original (et non plus jacobin) de la dictature totalitaire : l’impérialisme religieux, ou sacral. Il exigea d’entrer
52 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
125 même plus une possibilité de concordat. Déjà les dictatures réglaient les comptes. « Lorsque j’entends parler d’esprit, je désarm
53 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
126me… Le régime le dégoûte et le repousse. C’est la dictature des butors et des imbéciles. Je lui pose ma question habituelle : — Q
54 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
127e au mot son sens total. C’est autre chose que la dictature. C’est autre chose que la tendance bourgeoise à faire supporter par l
128ens croient trouver un terrain d’entente avec les dictatures qu’ils condamnent en principe. C’est ainsi qu’ils apportent leur peti
129t, ce qui commande tout, c’est le mécanisme de la dictature totalitaire, c’est la structure du régime. Or, la structure de l’État
55 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
130es Ligues trop peu novatrices, la naissance d’une dictature qui s’affirmerait malgré elle, non par volonté mais par crainte, pour
56 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
131ressorts, mobiliser les cœurs… C’est le crime des dictatures : elles ne tuent pas seulement la liberté dans les pays où elles sévi
57 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
132« mis au pas ». Faut-il choisir entre anarchie et dictature ? Mais l’une et l’autre sont désorientées. Car la seule direction rée
58 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
133t de changer le signe. Quant à l’espace vital des dictatures, on n’aura pas été sans remarquer que sa qualité la plus frappante es
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
134e ligue philanthropique, mais par les soins d’une dictature exactement consciente des conditions de sa durée. Staline s’est assig
135chef qu’est la famille. Ce fut le mécanisme de la dictature productiviste qui contraignit l’État dit socialiste à édicter une sér
136le du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne, du fait qu’elle prétendait se fonder sur une base racist
60 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
137uelles additionnées, créant un champ illimité aux dictatures collectivistes. Nietzsche ricane que le monde moderne est en train d’
138, qui viendront imposer à l’Europe d’impitoyables dictatures militaires au nom de la liberté et du bonheur des masses. Cette unani
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
139ppréciable. Vous voyez qu’entre individualisme et dictature, l’opposition n’est qu’apparente : en réalité, il y a de l’un à l’aut
62 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
140s voudront boire encore ? Encore un petit coup de dictature, juste assez pour se remettre sur pied… Viendront alors les grands d
141relaté, en Amérique. ⁂ Viendront les remous de la dictature. Viendront les grands diététiciens. Viendront les Nouveaux Prêtres. V
142ropre reflet. » Ce sera le temps de regretter les dictatures qui tuent les corps mais qui ne peuvent rien faire de plus… ⁂ Ces rem
63 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
143iable, ou de la guerre des démocraties contre les dictatures totalitaires. Si vous opposez au Diable la ruse, la subtilité, l’iron
144 comme illusions. La tactique et la stratégie des dictatures ont illustré aux yeux des plus sceptiques et des plus lourds, par des
145, il n’est point de liberté civique possible : la dictature devient inévitable dans toute société dont la maxime est le « chacun
146bres ; cette irresponsabilité anxieuse appelle la dictature par l’intérieur, et nous rend impuissants contre les dictatures de l’
147 l’intérieur, et nous rend impuissants contre les dictatures de l’extérieur ; notre désordre intime nous livre donc nécessairement
64 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Les résultats de la guerre (21 décembre 1945)
148ntes : la guerre ne vient-elle pas d’éliminer les dictatures impérialistes ? Ces trois nouveautés, ces trois grands résultats de l
65 1946, Combat, articles (1946–1950). Les intellectuels sont-ils responsables ? (5 juillet 1946)
149 même plus une possibilité de concordat. Déjà les dictatures réglaient les comptes. « Lorsque j’entends parler d’esprit, je désarm
66 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
150? L’Espagne et le Portugal, parce que ce sont des dictatures, et peu importe qu’elles réussissent matériellement, elles n’achètero
67 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
151alisme devenu anarchique. Entre individualisme et dictature, l’opposition n’est pas aussi profonde qu’on l’imagine. Il s’agit plu
68 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
152émontré son impuissance réelle devant l’assaut de dictatures barbares : elle s’est reconnue impuissante à nous donner des buts de
69 1946, Journal des deux Mondes. Le bon vieux temps présent
153ressorts, mobiliser les cœurs… C’est le crime des dictatures : elles ne tuent pas la liberté dans les pays seulement où elles sévi
70 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
154re, la liberté démontre qu’elle vaut mieux que la dictature. À Stalingrad, les Russes triomphent, avec du matériel américain. La
71 1946, Lettres sur la bombe atomique. La tâche politique du siècle
155ntes : la guerre ne vient-elle pas d’éliminer les dictatures impérialistes ? Ces trois nouveautés, ces trois grands résultats de l
72 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
156 Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)i Six associations d’étudiants américains
157impuissance d’une ligue des nations, soit dans la dictature d’une idéologie majoritaire. Si au contraire ils étaient désignés par
158e ou de la Soviétie. Dans ce cas, nous aurons une dictature dont le Führer ne sera pas un homme mais une nation. Alors, mais dans
73 1947, Carrefour, articles (1945–1947). « Jean-Paul Sartre vous parle… et ce qu’en pensent… » (29 octobre 1947)
159elle prévoit un conflit fatal et violent entre la dictature marxiste et la démocratie capitaliste. Merleau-Ponty a raison de dire
74 1947, Le Figaro, articles (1939–1953). Le droit d’opposition (3 avril 1947)
160industries, le démembrement politique, ou même la dictature, en l’occurrence celle d’un parti qui se fût nommé démocratique pour
161 des Koulaks, se liquide plus facilement dans une dictature que dans une démocratie… Le secrétaire d’État Marshall a proposé une
75 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
162isais comment éviter, à la longue, la crise d’une dictature brutale, dans un État de pareilles dimensions, s’il vient à se centra
163itique. Aussitôt le gauchiste européen triomphe : dictature de l’argent et du grand capital ! Oui, mais si la radio était gratuit
76 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
164? L’Espagne et le Portugal, parce que ce sont des dictatures, et peu importe qu’elles réussissent matériellement, elles n’achètero
77 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
165justice instaurée par l’inquisition policière, la dictature d’étiquette populaire, les liquidations collectives calculées sur la
166euple contre les libertés, j’entends au nom de la dictature du prolétariat contre la liberté du capital, c’est-à-dire au nom d’un
167s, et, par suite, quel que soit le vainqueur, aux dictatures. Or il n’en va pas autrement sur le plan de la communauté et de la po
168ue l’on soit sympathique ou non à l’expérience de dictature si brillamment conduite jusqu’ici par les hiérarques soviétiques, il
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
169naîtra jamais d’un habile dosage d’anarchie et de dictature, de particularisme borné et de centralisation oppressive. Le fédérali
170om choisi par Molotov). Nous ne voulons pas de la dictature d’un seul parti, qui ne représente qu’un quart du corps électoral dan
171un régime neuf, plus souple et plus humain que la dictature russe, mais guéri de l’obsession de l’argent qui dénature les liberté
79 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
172 problème de la vraie politique, supprimé par des dictatures incapables de lui faire face. Où seraient, sinon, les risques de la l
80 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
173t revendiqué par ceux-là mêmes qui ont fait de la dictature un article de foi. Ce serait d’ailleurs porter atteinte aux tempérame
81 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
174eurs problèmes individuels : ainsi la guerre, les dictatures, les troupes de choc militaires et politiques, ou simplement l’anonym
175veut… Il n’est pas un seul de ces droits que les dictatures n’aient attaqué ou supprimé, n’aient déclaré antisocial ou criminel.
82 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Le drame de la liberté, aujourd’hui
176 voulons la liberté, et que les autres veulent la dictature. Ils la préfèrent — provisoirement disent-ils — à notre liberté qu’il
177nomment purement « formelle », affirmant que leur dictature prépare une liberté « réelle ». Mais alors, s’il est clair que l’enj
83 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
178que tout est possible en principe ? Réponse des dictatures C’est à cette anxiété de l’homme déraciné, isolé et désorienté, qu
179nité, d’obligation et de sécurité, que seules les dictatures se déclaraient prêtes à fournir. Tant que les démocraties occidentale
180 tentation totalitaire. Leur polémique contre les dictatures et leur rhétorique libertaire resteront vaines, ou n’agiront qu’à con
181rès plausibles, pour expliquer la supériorité des dictatures. Il nie d’abord qu’elles soient des dictatures. Puis il affirme que s
182es dictatures. Il nie d’abord qu’elles soient des dictatures. Puis il affirme que si elles le sont, ce n’est que pour une brève pé
183énible mais indispensable. Il croit enfin que ces dictatures préparent des libertés bien plus concrètes que celles dont jouit l’Oc
184t vrai. Car le motif profond de sa conversion aux dictatures, celui qu’il ne peut confesser, c’est qu’il est en pleine fuite devan
185 trouve dans cet Ersatz de l’ordre qu’offrent les dictatures totalitaires. Cette attitude ne saurait être modifiée par des argumen
84 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Libertés « formelles » et libertés « réelles »
186rement formelles, et que celles que préparent les dictatures seraient enfin réelles. Essayons de voir à quoi cela correspond, obje
187la lune prépare en vérité le moderne servage. Les dictatures latines, slaves et germaniques se rencontrent toutes sur ce point. El
188 lui serait ôté par le régime que lui offrent les dictatures. L’idée qu’un ouvrier puisse quitter son usine pour trouver mieux est
85 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Contre-offensive de la liberté
189eurs problèmes individuels : ainsi la guerre, les dictatures, les troupes de choc militaires et politiques, ou simplement l’anonym
190veut… Il n’est pas un seul de ces droits que les dictatures n’aient attaqué ou supprimé, n’aient déclaré antisocial ou criminel.
86 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
191 sans discussion possible (et c’est la chance des dictatures), ou bien qu’on lui permette d’en chercher un, voire de le trouver pa
87 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
192et qui mourut en douze. Mais, aussitôt, une autre dictature relève l’accusation, et l’appuie cette fois-ci sur une doctrine. Le m
88 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
193tandis que toute initiative expose le sujet d’une dictature totalitaire à l’accusation de sabotage. S’ils tombent dans cette erre
194es, diffère profondément de notre idéal. Dans une dictature, par exemple, l’idée de progrès perdra nécessairement ce qui fait, à
89 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
195sent toute l’humanité, victime directe ou non des dictatures et des arguments de leurs complices. Elle a protesté au double sens d
196t trop souvent aujourd’hui, et par la faute d’une dictature encore, au grand concert européen. C’est une phrase de Miguel de Unam
90 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
197e de nos idéaux, devant la propagande massive des dictatures ; les moyens matériels et intellectuels de notre domination retournés
91 1953, Le Figaro, articles (1939–1953). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (25 juin 1953)
198re fois depuis vingt ans de silence, vingt ans de dictature : « Frères, marchons ensemble vers la liberté ! » Mais rien de tout c
92 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
199re fois depuis vingt ans de silence, vingt ans de dictature : « Frères, marchons ensemble vers la liberté. » Mais rien de tout ce
93 1953, La Confédération helvétique. Les institutions politiques
200ût conduit fatalement et très vite à une sorte de dictature de l’appareil gouvernemental. Ce danger existe en Suisse, mais il est
201 tyrannies, de petits États unitaires soumis à la dictature d’un homme ou d’un clan. Dans ses limites étroites, la Suisse eût for
94 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
202e de nos idéaux, devant la propagande massive des dictatures ; les moyens matériels et intellectuels de notre domination retournés
203s de la démocratie, la démocratie saine et non la dictature ; à l’anarchie individualiste, le sens communautaire et non le collec
95 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
204 contraste est bien moins celui de deux régimes — dictature et démocratie — que celui plus profond de deux qualités d’âme. Napolé
96 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
205la mort de Staline, elle a cessé d’être une vraie dictature. Ce fait est établi par les conversations qu’a eues M. Bevan avec les
206n économique de l’URSS commandait de passer de la dictature d’un seul à celle de plusieurs ; de la liquidation des koulaks à cell
207et égard » (c’est-à-dire au sujet du passage à la dictature collégiale) qu’il juge « intéressant d’examiner la position de Khrouc
97 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
208ême par là qu’ils se distinguent radicalement des dictatures totalitaires. Un dialogue qui n’aurait donc lieu qu’entre l’URSS et s
98 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi nous persévérons (décembre 1955)
209 échanges ne sont qu’une occasion de présenter la dictature soviétique sous des aspects qui flattent notre intelligentsia dans ce
99 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
210 la morale, déterminée par les États, conduit aux dictatures totalitaires. (On remplace Dieu par Société, et l’État seul représent
100 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
211e nécessité plus impérieuse : c’est l’alibi de la dictature, devenue difficile à défendre, mais qu’il faut maintenir à tout prix.
212is c’est détourner l’attention du fait même de la dictature, cause réelle et vraie condition des crimes que l’on impute au seul S
213inuation par d’autres moyens (ou les mêmes) de la dictature de Staline. Elle pourrait se justifier au nom du même prétexte : la d
214ourrait se justifier au nom du même prétexte : la dictature du Prolétariat, dogme intangible du marxisme. Mais les crimes de Stal
215le au nom de la santé, lorsqu’il en appelle de la dictature d’un paranoïaque à celle de ses favoris. Au vrai, ce n’est pas tel ou
216 qui doit retenir l’attention, mais le fait de la dictature. Ce n’est point par accident qu’un dictateur est fou, car il faut êtr
217 car il faut être fou pour se faire dictateur, la dictature étant la forme politique de la démence paranoïaque. « Toute collectiv
218r, qui était aussi le temps de Staline. Et que la dictature se dise collégiale ou s’avoue personnelle n’y change rien46. K. dénon
219gage : elle n’a jamais gêné Staline lui-même47. « Dictature du Prolétariat » est une autre figure de langage. Mais comment fait-o
220yennant un changement d’icône, reste en place. La dictature, moyennant un changement d’adjectif, reste en place. Enfin, le dernie
221ession, sinon précisément ce qui dure encore : la dictature, le personnel stalinien, le mythe de l’infaillibilité historique du P
222tales, lesquelles étaient et restent celles de la dictature ; que le « stalinisme », si on en défalque Staline, n’était rien d’au
223e (au nom du prolétariat non consulté) suppose la dictature, et K. suppose Staline, qui l’a fait. Dans un système totalitaire, pa
224ions, n’est pas sortir du stalinisme. Dénoncer la dictature d’un seul homme, au nom de la dictature d’un seul collège, n’est pas
225noncer la dictature d’un seul homme, au nom de la dictature d’un seul collège, n’est pas renier la dictature. Mitrailler dans les
226 dictature d’un seul collège, n’est pas renier la dictature. Mitrailler dans les rues de Poznań les ouvriers qui souffrent de cet
227ues de Poznań les ouvriers qui souffrent de cette dictature, bien qu’elle soit en principe la leur, n’est pas revenir à la démocr
228action, gauche et droite, stalinisme et fascisme, dictature, liberté formelle, mauvaise foi, volonté des masses, mouvement de l’h
229le goût de la liberté quand il dressait contre la dictature les ouvriers de Berlin-Est ou de Poznań ; d’approuver le nationalisme