1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1ent lucide, ce regard en arrière. Montherlant est dur pour ses erreurs plus encore que pour celles de l’adversaire, ce qui
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
2e et massive d’un théorème de Spinoza. Une ironie dure, la densité du style révèlent seules l’écrivain ; et aussi quelques s
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
3lus beaux types créés par Unamuno sont ces femmes dures et passionnées, Raquel et Catherine, ou cet Alexandro Gomez cynique e
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
4baignent. Celui-ci vient à peine de quitter l’air dur des pampas. « Le voilà qui s’avance, foulant les hautes herbes du cie
5 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
5ement insupportables, si cruellement présentes et dures ? La cause de cette inadaptation, je la soupçonnais si grave, si fond
6 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
6ux, comme immobiles, des nuages rouges et le vert dur des berges : un malaise montait dans l’air plus frais, avec l’odeur d
7 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
7elle ne caresse ; où pourtant les hivers les plus durs réservent des douceurs secrètes. 7. Publication dont cette revue en
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
8ard Lecache, Jacob (mai 1927)ah Voici un livre dur et sans grâces, qui ne manque pas d’une beauté assez brutale, pour no
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
9ard est plus grand que le chant des violons. Aube dure ! En ma tête rôde ton souvenir, comme une femme nue dans une chambre
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
10nt tous les personnages et lui-même. ⁂ Le tout ne dure pas 20 minutes. Et c’est heureux. Nous manquons d’entraînement dans l
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
11. Qui vous échappent en vous blessant. Des choses dures, amères comme un destin, comme le goût d’une pierre rêche sur ta lang
12 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
12’on ne viendra pas disputer à M. Benda, c’est son dur amour de la vérité tout court. Celle-là même qui paraît anarchique da
13 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
13ent n’attends rien d’autre qu’un désert qu’un sol dur aux genoux tends les mains au vent captif délivre un souffle tes lè
14 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
14 charmant, disent les dames. Je ne suis pas aussi dur que les dames. … et M. Maurois, comme disent beaucoup de gens, qui pe
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
15confusion de violet sombre, et par la seule ligne dure de l’horizon s’oppose au ciel qui retire ses lueurs. Ciel blanc, où t
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
16pamphlet de M. Nizan, communiste, est encore plus dur que l’article de M. Marcel, catholique, à l’endroit d’un philosophe c
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
17es19 qui, au moment décisif, viennent apporter ce dur message à l’âme de celle qui demandait d’être apaisée. Admirables dia
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
18 de trente-deux ans, adonné vers ce temps au plus dur effort d’organisation de son silence intérieur. Période de repliement
19 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
19s tout ça va se remettre, ça va durer, puisque ça dure depuis si longtemps. Masse de sourds, de muets et d’aveugles, mais pa
20 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
20 d’un peu se souvenir. Et bientôt paraîtra l’aube dure. Alors nous entrerons dans cette joie sauvage du Grand Jour, où nous
21 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
21ne, succombant à ses bagues. On voudrait que cela dure longtemps, on voudrait comprendre ce qui se passe… Mais le poète refe
22ythme d’une respiration, l’envahissement de cette dure connaissance ! Elle se tait, plus seule que moi. Le jour qui déjà me
22 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
23confusion de violet sombre, et par la seule ligne dure de l’horizon s’oppose au ciel qui retire ses lueurs. Ciel blanc, où t
23 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
24orps de janissaires tout au plus. Mais ces hommes durs, silencieux, et sains, servants des terres conquises par les chevalie
24 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
25lutte sourde entre ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le christianisme vainc : sa victoire est d’être éveillé. Tel
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
26isme historique. Il faut croire qu’ils ont la vie dure, et que le mieux à faire pour nous, c’est encore de compter avec eux.
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
27arable. Car, voyez-vous, Bell… rien ne rend aussi dur et aussi ardent que le malheur. Rien ne rend aussi brave et aussi pas
27 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
28isme historique. Il faut croire qu’ils ont la vie dure, et que le mieux à faire pour nous, c’est encore de compter avec eux.
28 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
29alité humaine. Elle a pourtant duré un siècle, et dure encore… Et le capitalisme ! Son unique justification humaine reposera
29 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
30lutte sourde entre ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le christianisme vainc : sa victoire est d’être éveillé. Tel
30 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
31s tout ça va se remettre, ça va durer, puisque ça dure depuis si longtemps. Masse de sourds, de muets et d’aveugles, mais pa
31 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
32adé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volontairement durcis, de ces jeunes soldats politiques dressés à l’
32 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
33parable. Car voyez-vous, Bell, rien ne rend aussi dur et aussi ardent que le malheur. Rien ne rend aussi brave et aussi pas
33 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
34................ Ce Palais doit être construit en dur. Il doit survivre à l’Exposition. Pourvu, à côté des pavillons où se
35e la Pensée laïque ? Il faudra le construire « en dur ». N’exagérons pas la portée de ces naïves fantaisies de Commissions.
36 Duhamel et les articles de M. Ducos, reliés « en dur » probablement25. Quant au Palais de la Parole, retentissant vaisseau
34 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
37l’effort ; parce que la chose brute exige le plus dur effort, parce que l’homme est le plus humain là où les choses et les
38bleau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fai
35 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
39siasme un régime de travail parfois beaucoup plus dur que celui qui existe encore dans les pays capitalistes. L’avantage d’
40 d’une raison brutale : il aura sans doute la vie dure, comme tout ce qui est irrationnel, et c’est la faute de la raison. C
41ste. Est-ce que tout le progrès acquis par une si dure révolution n’aura été que de donner aux hommes, avec quelques millier
42re une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fières. Certes, elles ont sacrifié un certain nombre d
36 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
43siasme un régime de travail parfois beaucoup plus dur que celui qui existe encore dans les pays capitalistes. L’avantage d’
44 d’une raison brutale : il aura sans doute la vie dure, comme tout ce qui est irrationnel, et c’est la faute de la raison. C
45ste. Est-ce que tout le progrès acquis par une si dure révolution n’aura été que de donner aux hommes, avec quelques millier
37 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
46re une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fières. Certes, elles ont sacrifié un certain nombre d
38 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
47eurs. Que les penseurs aient les mains larges et dures ! Des mains faites pour prendre et peser. Des mains qui sachent, qui
48fier de pensée prolétarisée. En vérité, c’est une dure ironie qui fit glisser nos maîtres distingués, par le détour de cette
39 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
49u comme disent les marxistes, pour que l’histoire dure, — après tout ce n’est pas cela qui nous importe — mais pour le salut
50Une danseuse célèbre, mais non : plutôt cet homme dur qui cherche ses mots dans sa pipe, et le voilà joyeux parce qu’il a t
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
51omme disait Nietzsche. Nous disons « existence » (dure, naïve et banale) quand il parle d’élan vital. (Heidegger succède à B
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
52dame Calixte, comment ça va-t-il, à côté ? — Elle dure, elle dure… Je viens d’aller la voir. Elle a un bâton sur son lit, qu
53e, comment ça va-t-il, à côté ? — Elle dure, elle dure… Je viens d’aller la voir. Elle a un bâton sur son lit, qu’elle ne ve
42 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
54 celui du tenancier de grand palace. (Ramuz, plus dur, parle de portier d’hôtel…) Et je ne dis pas que cette interprétation
43 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
55ther s’applique à répondre, et c’est même la plus dure ironie, — quoique involontaire, je le suppose, — dont il pouvait, en
44 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
56 actuel, sera-t-on tenté de penser. Notre âge est dur. Le temps des rêves est passé. « Nous ne sommes plus un peuple de rêv
45 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
57 droit. Et ce n’est pas une sécurité, ni rien qui dure au-delà du temps qu’on en jouit. Cette maisonnette, ce jardin et cett
58raiment beaucoup, mais il faut que je vous mange. Dure nécessité, et croyez que cela me fend le cœur ! » Voilà la dernière t
46 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
59 fortune. Ainsi se développa le type de bourgeois dur mais travailleur, ascète, méthodique, prudemment conquérant, bientôt
47 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
60erme du dilemme. Et ainsi de suite : ce petit jeu dure en France depuis un siècle et demi, et tout le monde semble commencer
48 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
61ées et naïves, conduites par des équipes d’hommes durs, intellectuels bannis ou petits nobles déclassés, le triomphe implaca
62tion. Nous ne savons pas que lire. Le travail est dur, ici. Il faut lutter contre les parents, contre la concurrence de l’é
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
63 droit. Et ce n’est pas une sécurité, ni rien qui dure au delà du temps qu’on en jouit. Cette maisonnette, ce jardin et cett
64endant, il est difficile, à la longue, — car cela dure, croît et embellit depuis vingt ans, — de se refuser systématiquement
65ées et naïves, conduites par des équipes d’hommes durs, intellectuels bannis ou petits nobles déclassés ; le triomphe implac
66tion. Nous ne savons pas que lire. Le travail est dur, ici. Il faut lutter contre les parents, contre la concurrence de l’é
67raiment beaucoup, mais il faut que je vous mange. Dure nécessité, et croyez que cela me fend le cœur ! » Voilà la dernière t
50 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
68dame Calixte, comment ça va-t-il, à côté ? — Elle dure, elle dure… Je viens d’aller lavoir. Elle a un bâton sur son lit, qu’
69e, comment ça va-t-il, à côté ? — Elle dure, elle dure… Je viens d’aller lavoir. Elle a un bâton sur son lit, qu’elle ne veu
51 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
70es vont se poser autrement. Tout est soudain plus dur et agressif, tendu, nerveux, discontinu… Nos valises empilées dans un
52 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
71 serait là mentir et l’on ne peut rien fonder qui dure sur le mensonge. Il n’y a personne au monde qui puisse me combler : à
53 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
72 côté du marxisme, et que derrière le célèbre col dur se cache encore l’opinion des « gens bien ». Ce qui nous choque en pa
73 des communistes) et les autres en brun. C’est un dur. Chômeur depuis sept ans. Ancien chef d’une Kameradschaft (compagnie
74he sur celui des bourgeois et des ouvriers : plus dur, sportif, le regard froid et « objectif », teint pâle, lunettes, une
75ceux-là mêmes qui lui avaient fait subir les plus durs affronts en public ; comme par exemple ce grand industriel qu’il a in
76e qui ne dépend pas de la famille, fût-ce la plus dure discipline, pourvu qu’elle soit extérieure au foyer. Je ne dirai plus
77 est vide, parfois parcourue de moteurs. Une voix dure et nasillarde s’élève d’une tribune que nous ne voyons pas. (J’ai déj
54 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
78oûtement de l’esprit par le corps – pourvu que ça dure encore quelques secondes, ça ressemble tellement au bonheur ! Un cri
55 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
79clergé de son siècle. On cite les répliques assez dures dont il gratifia plus d’un évêque ou supérieur de couvent venu le voi
56 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
80ans lendemain prévisible. Et pourtant le désordre dure. Il se confond avec notre vie même, avec la Vie ! Certes, l’anarchie
57 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
81béant sur une contradiction irrémédiable entre la dure réalité et les désirs profonds du moi. Blessure si cruelle et intime
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
82ssi, et bien des expériences mettant mes thèses à dure épreuve. Je n’ai rien oublié mais j’ai un peu appris, plus en vivant,
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
83Trois ans durant, ils y mènent une vie « aspre et dure ». Un jour, Marc les surprend endormis. Mais il se trouve que Tristan
84après l’évasion de Tristan. Aspre vie meinent et dure : Tant s’entr’aiment de bonne amor L’un par l’autre ne sent dolor. D
85ir le romantisme tout entier ! Qui nous rendra ce dur « patois du cœur ? ») Un dernier trait : lorsque Tristan reçoit la ré
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
86 de la Dame : Prenez ma vie en hommage, belle de dure merci, pourvu que vous m’accordiez que par vous au ciel je tende ! (U
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
87ion de rejet qui compte parmi les peines les plus dures de l’état de purification ». (Ibid.) Tristan n’est qu’une impure et
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
88parant d’Iseut lorsqu’il la rend à son époux : Ô dure départie Pourquoi m’as-tu de mon mal éloigné ? (Sonnet 254.) Car les
89 « passionnettes ». Le dieu d’Amour n’est plus un dur destin mais un enfant impertinent. Presque plus rien n’est défendu. D
90te aérienne je m’unisse étroitement à toi, et que dure alors éternellement notre nuit nuptiale ! Et l’on devrait citer tout
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
91l courtois, radicalement contradictoire avec la « dure réalité » de l’époque : il représente un pôle d’attraction pour les a
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
92 serait là mentir et l’on ne peut rien fonder qui dure sur le mensonge. Il n’y a personne au monde qui puisse me combler : à
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
93 déserts. Le chemin qui conduit à sa retraite Est dur et pénible. (Traduction Bossert.) Pour qui conserverait des doutes s
66 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
94rté consiste à s’armer jusqu’aux dents au prix de dures privations ; dans un deuxième pays, la liberté signifiera le droit po
67 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
95n en mesure l’aune. Ces vérités élémentaires sont dures. Elles ne sont pas originales. Elles sont même grossières, et gênante
96— dépend de notre capacité d’accepter des vérités dures. Car tout le mal est venu de les avoir refusées, avant qu’elles montr
97ous donnera la force de préparer l’avenir. Il est dur de reconnaître ces fautes, parce que nous en sommes les complices, et
98complices, et que nous aimons les fautifs. Il est dur de les avouer, parce que les fautes contraires des autres, en face, n
99ent tout de même, ou à cause de cela même. Il est dur de reconnaître que ce châtiment, qui nous atteint aussi, est mérité ;
100esponsabilité devant l’Europe. Et cela suppose un dur effort contre nos goûts, nos sympathies et nos passions. Je ne sais p
68 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
101 et de certaines suggestions, critiques peut-être dures, mais qu’il est temps de formuler pour préparer la voie d’un renouvea
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
102adé, et non pas une vocation. Milliers de masques durs, volontairement durcis, de ces jeunes soldats politiques dressés à l’
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
103rté consiste à s’armer jusqu’aux dents au prix de dures privations ; dans un deuxième pays, la liberté signifiera le droit po
71 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
104 celui du tenancier du grand palace. (Ramuz, plus dur, parle de portier d’hôtel…) Et je ne dis pas que cette interprétation
72 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
105ennes et de faire nombre. On y verrait des élites dures, aux disciplines prestigieuses, le triomphe des petits groupes sur la
73 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
106u sacrifice au bien commun, des vertus viriles et dures. Le bonheur individuel est devenu notre tabou : signe de décadence d’
107lque chose, l’appui sans restriction d’une morale dure, d’une coutume intransigeante, ou d’une foi plus forte que la vie. Il
108déprimée comme la nôtre doit recourir aux valeurs dures et rationnelles. Elle se doit de restaurer d’urgence des interdits dr
109prenant. Cela paraît absurde et révoltant. Il est dur de se défaire de l’idée qu’on était né pour vivre heureux. Jadis la t
110st pas encore notre consolation, mais il est plus dur que la mort et le mutisme de la mort, il est plus pur que nos douleur
74 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
111n d’une harmonie nouvelle, d’un style de vie plus dur et plus joyeux… J’appelle et je pressens — c’est une phrase de Poe qu
112gnons un regard aux étendues de pureté ardente et dure du bleu du ciel au cœur du jour ! 1942 et 1944. 27. Proverbes 26
75 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
113 de trente-deux ans, adonné vers ce temps au plus dur effort d’organisation de son silence intérieur. Période de repliement
76 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
114her s’applique à répondre ; et c’est même la plus dure ironie — quoique involontaire, je le suppose — dont il pouvait, en l’
77 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
115l’effort ; parce que la chose brute exige le plus dur effort, parce que l’homme est le plus humain là où les choses et les
116bleau n’est parfait ; et tout travail d’abord est dur, tout travail difficile, tout travail, toute espèce de travail se fai
78 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
117béant sur une contradiction irrémédiable entre la dure réalité et les désirs profonds du moi. Blessure si cruelle et intime
79 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un climat tempéré (22 août 1945)
118 et une littérature, plus quelques âmes de climat dur, de Pascal à Rimbaud, de Calvin à Saint-Just. Chance anormale : chanc
80 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Souvenir d’un orage en Virginie (novembre 1946)
119c hostilité. Il a les yeux d’un bleu très pâle et dur. Il n’a pas salué. Son silence nous supprime. C’est sans doute le nou
81 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
120’entends d’ici nos méfiants à moustaches et à col dur : « Le commerce américain va nous submerger et détruire nos coutumes
82 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
121à une signification. L’Américain croit aux faits, dur comme fer. Il les réduit d’ailleurs en chiffres et se sent aussitôt r
122ns — je connais leurs complexes — trouveront trop dures pour l’Amérique les quelques pages qui précèdent. L’Amérique a les re
123éens et je leur dis : si vous voulez que l’Europe dure encore — et le reste du monde en a besoin — ne vous contentez pas d’a
83 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
124r avec la vie, que de gens qui voudraient qu’elle dure encore. Comme si l’humanité, au scrutin très secret, avait voté que l
125d’ampleur continentale. Admettons que notre globe dure longtemps encore, et que la guerre militaire y prospère d’autant mieu
84 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
126c hostilité. Il a les yeux d’un bleu très pâle et dur. Il n’a pas salué. Son silence nous supprime. C’est sans doute le nou
85 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
127rien à sauver, et qui ne s’en montrent que plus « durs ». Cet excité croit-il vraiment à ses idées ? — Je pense bien, me dit
128ans lendemain prévisible. Et pourtant le désordre dure. Il se confond avec notre vie même, avec la Vie ! Certes, l’anarchie
86 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
129oûtement de l’esprit par le corps — pourvu que ça dure encore quelques secondes, ça ressemble tellement au bonheur ! Un cri
130le regard net, accoutumé à taxer le réel avec une dure exactitude : face au danger. Leur Suisse est au sommet de son élan ve
87 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
131leurs jugements et un style tough (nous dirions « dur » ou « vache ») leur défaut de responsabilité. Tout cela ne les empêc
132and il n’en est point de visible. La créer. C’est dur, me semble-t-il, et chaque fois davantage. Et cependant ? N’est-ce pa
88 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
133ises de l’Hudson, au bas d’un ciel tout propre et dur, ô pureté de l’air nordique, exactitude du regard ! Dur est ce contin
134 pureté de l’air nordique, exactitude du regard ! Dur est ce continent, et la vie qui m’y attend — je l’ai connue tout just
89 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
135types, visières vertes aux fronts sous les lampes dures, manches retroussées, fatigue, paniques locales entre des groupes qui
136 et une littérature, plus quelques âmes de climat dur, de Pascal à Rimbaud, de Calvin à Saint-Just. Chance anormale : chanc
90 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
137c hostilité. Il a les yeux d’un bleu très pâle et dur. Il n’a pas salué. Son silence nous supprime. C’est sans doute le nou
91 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
138s découvrent que pécher par défaut, dans ce temps dur, est plus grave que pécher par excès. On ne saurait exagérer la profo
92 1946, Lettres sur la bombe atomique. Utopies
139r de nature radicalement, si toutefois l’Histoire dure encore (mais pour qu’elle dure, il nous faudra changer de gouvernants
140utefois l’Histoire dure encore (mais pour qu’elle dure, il nous faudra changer de gouvernants). Si mes arguments, jusqu’ici,
93 1946, Lettres sur la bombe atomique. Les Quatre Libertés
141miliantes, si l’on reste au niveau des faits, des dures nécessités, des ruines. Or le rappel des fameuses quatre libertés nou
94 1946, Lettres sur la bombe atomique. La fin du monde
142r avec la vie, que de gens qui voudraient qu’elle dure encore. Comme si l’humanité, au scrutin très secret, avait voté que l
95 1946, Lettres sur la bombe atomique. La paix ou la mort
143d’ampleur continentale. Admettons que notre globe dure longtemps encore, et que la guerre militaire y prospère d’autant mieu
96 1947, Doctrine fabuleuse. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
144d. C’est comme les noix qui ont une coquille très dure. On peut les emporter sans qu’elles se gâtent, et quand on a faim, on
97 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
145perdu, quel que soit le désir que vous avez qu’il dure, et la persuasion où vous vous entretenez qu’il durera toujours autan
98 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
146entends d’ici nos méfiants à moustaches et à cols durs : le commerce américain va nous submerger et détruire nos coutumes d’
99 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
147à une signification. L’Américain croit aux faits, dur comme fer. Il les réduit d’ailleurs en chiffres et se sent aussitôt r
148ns — je connais leurs complexes — trouveront trop dures pour l’Amérique les quelques pages qui précèdent. L’Amérique a les re
149éens et je leur dis : si vous voulez que l’Europe dure encore — et le reste du monde en a besoin — ne vous contentez pas d’a
100 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
150demandent. Le jeu électoral vit de nos oublis, et dure à la faveur de notre étourderie.) De même, l’adjectif utopiste est ex