1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1a plus grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus p
2es de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’entre nous se préparent à tenter le
3 Ou bien — la sagesse. » Mais le feu s’éteint — l’esprit souffle où il veut. Juin 1802 : au moment où meurt Diotima, Hölderlin
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
4ndre dans une unité supérieure » l’antinomie de l’esprit catholique et de l’esprit sportif. « On se fait son unité comme on pe
5eure » l’antinomie de l’esprit catholique et de l’esprit sportif. « On se fait son unité comme on peut », avoue-t-il francheme
6lle-ci empêche les abus, mais celles-là forment l’esprit. » M. de Montherlant illustre sa propre pensée de cette citation d’un
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
7es », la logique, dernier agent de liaison de nos esprits, va périr. C’est du moins ce que proclame M. Breton en un manifeste d
8t, — on sait ce que c’est que la « liberté » d’un esprit pur de tout finalisme ! Surréalisme S.A., entreprise pour l’exploitat
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
9 disons-le tout de suite, renseignent mieux sur l’esprit occidental que sur l’oriental, en sorte que cette enquête rejoint par
10e définit encore : « … tout ce qui est opposé à l’esprit occidental, tout ce qui peut servir d’antidote à sa fièvre et à sa lo
11lusions tirées de points de vue semblables, qu’un esprit analytique et organisateur d’occidental se perdra ici dans un ensembl
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
129)j M. Valéry Larbaud est vraiment un étonnant esprit. Pour présenter au public français cette œuvre « d’importance europée
6 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
13r lorsqu’il n’est, comme ici, que la loyauté d’un esprit animé par une foi agissante.
7 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
14 le miracle apparut, grandit. Le miracle, c’est l’esprit d’Aubonne. C’est ce miracle tout ce qu’il y a de plus protestant — ma
15se produire ailleurs qu’en terre romande. C’est l’esprit de liberté, tout simplement. Mais précisons : c’est bien plus que la
8 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
16œuvres, si elles furent faites à l’image de notre esprit, le lui rendent bien dans la suite ; c’est peut-être pourquoi nous ac
17se tout, et qui s’oppose au perfectionnement de l’esprit, puisqu’elle ne permet que des associations suivant les directions de
18nte, quelle confiance vont guider ce corps et cet esprit… Créer, ou glisser au plaisir ? Êtes-vous belle, mon amie, — et vous,
9 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
19ouloureux, où ces problèmes viennent se poser à l’esprit, profitant de son désaccord avec la vie. Ni métaphysicien, ni logicie
10 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
20s, caressant en nous la lâche volupté de sentir l’esprit se défaire et couler sans fin vers un sommeil à l’odeur fade de fleuv
21us enivrait, promettant à nos sens, fatigués de l’esprit qui les exerce, des voluptés plus faciles — pour infuser dans nos cor
22qu’épousent nos ferveurs, angles purs, repos de l’esprit qui s’appuie sur son œuvre ! La sérénité de cette façade élevée lumin
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
23s idées et des doctrines, et qu’il n’existe pas d’esprit du siècle, hors un certain « confusionnisme ». Mais sous les épaves d
24quel genre de sophismes conduit ce mouvement de l’esprit qui n’utilise une borne que pour sauter plus loin. Ainsi, c’est par h
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
25nvergent sur une machine luisante et tournante. L’esprit de Cocteau est une arme admirable de précision, d’élégance mécanique
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
26trophe menaçante pour n’avoir pas été animée de l’esprit de géométrie… Elle use et conduit lentement l’usure des milliers d’êt
27 ville est une image puissante qui actionne notre esprit » après avoir été créée par lui, — comme la poésie. C’est ainsi que l
28 mieux que des dictateurs : des Architectes, de l’esprit et de la matière. Si Le Corbusier réalise son plan, ce sera plus fort
29ls formidables des ensembles soumis aux lois de l’esprit et de la vie sociale, non plus à un opportunisme anarchique. Tirer de
14 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
30longue fidélité aux taureaux braves et simplets d’esprit ! Qu’ils paissent éternellement dans les prairies célestes, pour avoi
15 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
31fit de ce « mythe cohérent » vers quoi tend notre esprit. La passion apparaît dans notre ordre social « comme une adroite fêlu
32uit : c’est bien plutôt une unité supérieure de l’esprit humain que nous découvrons, et qui nous permettra de juger à notre to
16 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
33saire — provisoirement — que satisfaisante pour l’esprit. C’est ainsi que nous trompant nous-mêmes, sous le prétexte toujours
34e — ce qu’il y a de déplaisant dans l’effort d’un esprit pour se dégager de confusions aussi perfides et si profondément mêlée
35pur que je décris : c’est un élan freiné dans mon esprit, c’est le frein lui-même, bientôt — par un mouvement normal de l’atte
36s un pli de ta lèvre, un peu sceptique, quand mon esprit partait dans le rêve d’un idéal de fortune, idole naïve de ma jeune a
17 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
37t d’en faire un tableau qu’il suppose présent à l’esprit de ses auditeurs. Il termine en citant le jugement d’Albert Sorel, se
18 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
38tites nouvelles ont un pouvoir tyrannique sur mon esprit. Non que cela m’intéresse au fond : les faits-divers, rien de moins d
39el plaisir cruel. C’était un jeu très simple où l’esprit libre de calculs se tend ardemment vers la conclusion d’un hasard qui
19 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
40que l’on juge au nom d’une science ou au nom de l’esprit. « Pour moi qui aime plus que tout la poésie, écrit Jaloux, aussitôt
20 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
41éon Bopp, c’est le combat d’un tempérament avec l’esprit de géométrie. Un scientisme assez insolent et les joyeuses révoltes d
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
42statation machinale ne correspond à rien dans mon esprit. Peut-être que j’ai perdu la notion du temps. Je ne me souviens plus
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
43t morale qui protège votre paresse à concevoir en esprit. Ces trois mots vous ont délivré du plus absurde malaise, et vous ral
44vades et de faciles tricheries8 — qu’ait connue l’esprit humain. Sens de l’Absolu, sens de la pureté ou fanatisme de l’esprit.
45 de l’Absolu, sens de la pureté ou fanatisme de l’esprit. Jusqu’au-boutisme désespéré. « Il s’agit de rendre impraticables que
46bres. Avec la poésie contre vos principes. Avec l’esprit contre votre raison. Et avec Aragon lorsqu’il vous crie : « À bas le
47les quelques centaines (?) d’individus pour qui l’esprit est la seule réalité. C’est pourquoi nous ne pourrons plus séparer du
48uoi nous ne pourrons plus séparer du concept de l’esprit celui de Révolution. Et j’entends ce mot dans son sens le plus vaste.
49s. Quand on a entrepris la Révolution au nom de l’esprit, on ne va pas s’acoquiner avec des gens qui ont fait, il y a 10 ans,
50 qu’ils ont dit blanc ? Pensez-vous combattre cet esprit « bien français » qui s’associe à tant d’objets de votre mépris, en p
51 des valeurs de passion. Balayez ces douanes de l’esprit, proclamez le grand Libre-Échange, voici déjà s’avancer des prodiges
23 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
52 un long adieu et le corps se fige à mesure que l’esprit s’établit sur ses positions. Or donc, j’avais vingt ans. Je vivais ch
24 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
53s tant, n’est-ce pas, à poursuivre une quête de l’esprit. Et vous savez ce qu’elle nous vaut : les mépris, les haines douloure
25 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
54e mécanique sévère et dénuée de tout secours de l’Esprit. Mais un jour viendra où les hommes se révolteront contre le joug atr
26 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
55mprends aujourd’hui le lien qui unissait dans mon esprit Vienne et Hoffmann : c’était le souvenir de Gérard de Nerval. Mais je
27 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
56rière. Orphée perd Eurydice par scepticisme, par esprit scientifique, par doute méthodique, par besoin de définir, par défian
57visage, ne serait-ce pas devenir un centre de pur esprit ? » C’est un premier filet d’eau vive qui perce le sol aride : mais S
28 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
58te. Madame Bibesco y montre beaucoup de liberté d’esprit, une pénétration de jugement et une ironie assez amère qui étonnent d
29 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
59onnant à cela dans une époque où les valeurs de l’esprit sont en pratique universellement méprisées. Mais les surréalistes ont
60leur responsabilité là-dedans ; leur défense de l’esprit s’est bornée jusqu’ici à une rhétorique très brillante contre un état
61vaient le courage de se soumettre au concret de l’esprit, ils comprendraient que le « service dans le temple » s’accommode mal
30 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
62désert d’une époque déjà presque abandonnée par l’Esprit. À l’heure de toucher aux buts que sa civilisation poursuit depuis pr
63M. Cambon, dans sa préface, égale aux plus grands esprits de tous les temps. On me dira que Ford a mieux à faire que de philoso
64temps ait prononcé définitivement le divorce de l’esprit et de l’action. III. Le fordisme contre l’Esprit La formidable
65prit et de l’action. III. Le fordisme contre l’Esprit La formidable erreur de la bourgeoisie moderne c’est de croire que
66 grave : celle qu’on ne peut faire qu’au nom de l’Esprit et de ses exigences. Mais le « rien de nouveau sous le soleil » derri
67 complicité avec un état de choses funeste pour l’Esprit. Si l’Esprit nous abandonne, c’est que nous avons voulu tenter sans l
68vec un état de choses funeste pour l’Esprit. Si l’Esprit nous abandonne, c’est que nous avons voulu tenter sans lui une aventu
69 la civilisation de son but véritable : aller à l’Esprit, y conduire les peuples. Ainsi, détournant de l’essentiel une grande
70e part des forces humaines, il travaille contre l’Esprit. Rien n’est gratuit. Nous payons notre passion de posséder la matière
71 seule possession véritable, la connaissance de l’Esprit. C’est déjà un fait d’expérience. Et qui n’en pourrait citer un exemp
72e d’affaires à l’américaine tient les choses de l’Esprit. Dans le cas le plus favorable, « il se passera bien de cette littéra
73ois qu’on a compris à quel point le fordisme et l’Esprit sont incompatibles, le monde moderne impose ce dilemme : « en être »
74t s’abrutir spirituellement — ou se soumettre à l’Esprit, et tomber presque fatalement dans un anarchisme stérile. 1° Accepter
75fort matériel l’a laissé oublier les valeurs de l’esprit au point qu’il n’éprouve plus même cette carence ; seulement, peu à p
76 la technique a révélé des exigences telles que l’Esprit ne peut les supporter. Il abandonne donc la place, mais c’est pourtan
77 mêmes qui nous la firent désirer. 2° Accepter l’esprit, et ses conditions. Je dis que les êtres encore doués de quelque sens
78mes dans un monde fordisé, des anarchistes. Car l’Esprit n’est pas un luxe, n’est pas une faculté destinée à amuser nos moment
79on pourrait appeler les classes privilégiées de l’esprit : fortunes oisives ou misères sans espoir. On en rencontre encore par
80 de la vie moderne. Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’une sorte de franc-maçonnerie de quelques centa
31 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
81t, ce sont des perceptions de l’âme plus que de l’esprit ou des sens. « Reste immobile et sache attendre que ton cœur se détac
82, qui s’impose, qui apaise le vain débat de notre esprit : « Car l’on pense beaucoup trop haut, et cela fait un vacarme terrib
32 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
83 que plus pur. « Noms de clowns qui me viennent l’esprit : Julien Benda… », écrit Aragon. Et Daudet nous apprend que « le peti
33 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
84ut se permettre quelques malices, quelques jeux d’esprit ou de méchanceté, assuré que l’on est désormais d’être absous avec le
85 lyrisme quasi inexistant, mais bien y exciter un esprit critique fort alerte. Jugez-en à la façon dont il parle de « ses quel
86n ne se nourrissait vraiment que de petits mots d’esprit et de malices ? Noisettes et cornichons ?
34 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
87 ton grand-père et sont en scandale aux meilleurs esprits ? Voici que tu t’apprêtes visiblement à t’envoler, laissant des paren
35 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
88t attentat à l’intégrité humaine qu’est en fait l’esprit démocratique. Là-dessus, ces messieurs se lamentent, la jeunesse d’au
36 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
89suite ». Nous étions marqués par Numa Droz, par l’esprit petit-bourgeois, qui est une généralisation de l’avarice, et par les
90ins ceux-ci lui laissèrent-ils assez de verdeur d’esprit pour qu’il pût se dégager de leur empire. Mais on avait brisé en nous
91res, c’était le rêve raisonnablement organisé des esprits moyens, prosaïques et rassis qui tiennent aujourd’hui les charges de
92us tôt découvert et nommé cet asservissement de l’esprit et ces mythes stériles, que je les rendis responsables de ma perte de
37 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
93e sociale, de la petite bourgeoisie. Est-ce que l’esprit petit-bourgeois qui imprègne l’enseignement primaire constitue l’appo
94importe quelle autre classe de la société. Mais l’esprit petit-bourgeois pris abstraitement et tel qu’il se manifeste dans l’é
38 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
95s, qui défendez de parti pris ce que j’attaque. L’esprit d’équité, avec son préjugé pacifiste n’est pas toujours l’esprit de v
96, avec son préjugé pacifiste n’est pas toujours l’esprit de vérité, il s’en faut. Or je ne suis pas de ceux qui subordonnent l
97t, de manière à prévenir toute concentration de l’esprit. b) plan d’études. On a divisé l’enseignement en branches bien distin
98ité des besoins ; enfin des rythmes naturels de l’esprit humain, qu’il se trouve que le Créateur n’a point accordés à l’actuel
99uoi vous plaignez-vous, vous ? — Mais on fausse l’esprit de ces enfants… — Mais on nous paye, et ils n’en meurent pas. 3.b.
100es examens. « Les examens faussent complètement l’esprit de l’enseignement », lit-on jusque sous la plume de divers maîtres pr
101s d’enseigner qu’il s’agit, mais de soumettre les esprits au contrôle de l’État, voyons donc, — n’avez-vous pas honte de vous f
102iendra plus tard socialisme ou morgue bourgeoise, esprit de parti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’esprit démocr
103ti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’esprit démocratique telle qu’elle est comprise par les instituteurs — et ell
104oria montre une âme docile, un rassurant défaut d’esprit critique, tandis que Sylvie appartient manifestement à la race danger
39 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
105s profondément, on se glisse à l’intérieur de son esprit, là où s’élabore son invention ; on capte scientifiquement les source
40 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
106hé qui n’a pas de pardon, c’est le péché contre l’Esprit. Aujourd’hui qu’il suffit d’un peu de bon sens et d’information pour
107 ce qu’il y a de spécifiquement malfaisant dans l’esprit moderne. C’est sa façon à elle de répondre aux besoins de l’époque. P
108cole empoisonne les germes d’une renaissance de l’esprit dont elle devrait être la mère. Elle favorise le culte exclusif de l’
41 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
109a méthode est le tirage au flanc lucratif, dont l’esprit est la jalousie rancie armée de pédantisme, et je ne parle pas du déc
42 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
110de savoir si nous serons des hommes de chair et d’esprit, ou des pantins articulés. (Qui tiendra les ficelles, peu importe.) L
111e beau miracle d’une civilisation aux ordres de l’Esprit. Mais il faudrait que dès maintenant se constituent ces élites et cel
112s d’histoire et de géographie bien connus, pour l’esprit le plus dangereusement plat qui soit. (Il est plus que plat : il est
113er : des modèles de pensées. Un entraînement de l’esprit, au lieu d’une somme de connaissances mortes. Une technique spirituel
114l est un Yoga corporel, le Yoga est un drill de l’esprit. Je sais que ces deux mots sont bien dangereux et impopulaires. Tout
115 puissance. Et c’est pourquoi l’aristocratie de l’esprit est nécessaire au bien public. Certains proposent en rougissant de le
116ue dirons-nous ?… Par la force des choses et de l’Esprit, l’homme sera-t-il sauvé de sa folie démocratique ?   AREUSE, 26 déc
43 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
117 Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)p 1. Un petit volume « lourd de pensée »,
118 », comme disent bizarrement les journalistes. (L’esprit n’est-il pas ce qui allège ? Ce qui fait s’envoler les ballons ?) 2.
119littéraire de l’époque, mais non sur le sort de l’esprit. À côté d’eux, s’écrient nos auteurs, « qu’on nous montre un seul Fra
120t d’écrire au sujet de quelques-uns des meilleurs esprits que la France ait su rendre inoffensifs. Il se pourrait très bien qu’
44 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
121t en face des fantômes nés du relâchement de leur esprit ou de celui des autres. Nous avons vu des amateurs de pittoresque ess
122Mais ceux-là seuls parmi nous les verront, dont l’esprit parviendra par sa puissance d’adoration, à se créer une part angéliqu
45 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
123 Si vous avez la curiosité, mieux, le goût des esprits singuliers, si vous croyez que c’est par l’extrême pointe du singulie
124que c’est par l’extrême pointe du singulier que l’esprit pénètre dans la poésie, vous lirez Mes Propriétés. Il se peut que vou
46 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
125emble qu’ici M. Pierre-Quint, malgré la liberté d’esprit dont il témoigne en maint endroit, se soit laissé quelque peu impress
47 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
126trême-gauche, et sa revue Documentum (une sorte d’Esprit nouveau troublé de surréalisme), groupée autour de Louis Kassák, nett
48 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
127raire est celui qui passe toutes les mesures de l’esprit humain, parle aux dieux avec orgueil, et finit par succomber à son « 
49 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
128a, car c’est l’ivresse15 seulement qui permet à l’esprit de passer d’une forme dans d’autres, — et c’est même en ce passage qu
129 express. Mais je ne trouvais pas la pente de mon esprit, et tout en le parcourant avec une soif qui annonçait le désert, je t
50 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
130s là un défaut qui relève de la nature même d’u‌n esprit « critique » dans l’exercice de sa probité ? Défaut combien plus préc
131 exceptionnel de l’orientation dans le monde de l’esprit la sécurité de sa marche vers le centre d’une œuvre. La méthode de M.
51 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
132siègent notre condition humaine : la liberté de l’esprit et les lois de la matière. Pris entre une anarchie et une fatalité ég
133is-à-vis de la métaphysique. L’équilibre de notre esprit ne comporte pas l’égalité de droit de ces deux disciplines. Car la sc
134e peut trouver que des déterminismes. Soumettre l’esprit à ses méthodes, c’est en réalité le soumettre aux lois de l’ordre mat
135e-même cependant est tout occupée à minéraliser l’esprit. La tâche urgente d’un nouvel humanisme sera de nous dégager des fata
136 s’agit-il d’enrayer la science ? Non, mais que l’esprit qui l’a créée, la surpasse7. Seul un parti pris constant en faveur de
137asse7. Seul un parti pris constant en faveur de l’esprit peut maintenir l’équilibre de l’esprit et de la matière. L’humanisme
138aveur de l’esprit peut maintenir l’équilibre de l’esprit et de la matière. L’humanisme moderne sera ce parti pris, spiritualis
139d’autres facultés capables d’équilibrer en nous l’esprit de géométrie. J’imagine une méthode, une façon d’appréhender la vie,
140’en tant qu’il « passe l’homme » et participe, en esprit, d’un ordre transcendental. Un seul fut parfaitement Homme : c’était
52 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
141, je m’intéresse aux cravates, enfin, je sens mon esprit qui se dégrade assez rapidement et se dissout dans une sentimentalité
142e l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté. (Je pense à
53 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
143ique est décuplé par la valeur qu’il prend dans l’esprit des héros. Un jeune Français a décidé d’aller fouiller les temples en
144e sa portée ne saurait déborder un petit cercle d’esprits aventureux et atteints jusque dans leur goût de l’action par un intel
54 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
145orgueil n’a pas un caractère personnel, puisque l’Esprit dont M. Brunschvicg nous entretient n’est l’Esprit de personne. Je ré
146sprit dont M. Brunschvicg nous entretient n’est l’Esprit de personne. Je répondrai tout d’abord que c’est ou que cela veut êtr
147ai tout d’abord que c’est ou que cela veut être l’Esprit de tout le monde ; et nous savons depuis Platon ce que la démocratie
148 fait l’idéaliste se substitue inévitablement à l’Esprit — et cette fois nous avons affaire à quelqu’un. Mettons-le en présenc
149 il aura beau se recommander de la Raison ou de l’Esprit, nous resterons inquiets, d’autant que, s’il ne s’interdit nullement
150mme de 1930 ; et en même temps il se réclame d’un Esprit éternel qui cependant est né et dont on ne saurait prévoir les avatar
151e, par exemple, qui lui déclare nettement que son Esprit est un produit purement bourgeois, enfant du loisir économique, il lu
55 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
152e M. Baring, lui-même, manifeste cette tournure d’esprit au cours de ses romans. Le trait satirique, ailleurs presque impercep
153ssion ramène les mêmes arguments qui retiennent l’esprit à la périphérie des vérités religieuses, là où elles paraissent s’opp
56 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
154ne des œuvres principales de l’un des plus grands esprits du xixe siècle, du plus méconnu peut-être, en France tout au moins,
155 russe. Tous deux marchent de pair et aucun autre esprit du siècle ne les dépasse. On peut déplorer qu’une œuvre de cette env
156leur d’un signe. Kierkegaard sera pour beaucoup d’esprits en quête d’absolus, le maître que fut Nietzsche pour leurs aînés. Il
57 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
157ons, de planches hors-texte ? C’est un repos de l’esprit en même temps qu’une nourriture pour l’imagination. On goûtera les ci
58 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
158l’on accuse de malhonnêteté, caractère impérieux, esprit étroit, et qui défend avec violence contre les idées subversives de s
59 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
159iter à la barre d’un jugement dernier anticipé un esprit qui s’honore — on excusera le jeu de mots — d’être « non-prévenu ». M
160de paradoxes et de malentendus où il semble qu’un esprit de cette classe ne devrait pas supporter qu’on l’engage. Mais qu’est-
60 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
161roduit autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques, où l’on retrouve le goût de
61 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
162bsurdité qui se dégage de pareils faits lorsque l’esprit s’y attache et que l’amour ou la pitié essaient sur eux leurs forces.
163 le cœur s’accorde en dépit de tout, tandis que l’esprit demeure évasif et lucide devant les conditions que le monde lui propo
62 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
164s les méritons encore. Comme le disait un homme d’esprit, plus l’ancêtre dont on se réclame est éloigné, moins on a de chances
165rs faussetés et qu’ils se trouvent, aux yeux de l’esprit, le plus durement jugés. Était-ce affaiblissement de notre foi dans l
166octeurs, un fait prit corps, irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». É
167es fondements de notre foi pour récuser, dans « l’esprit protestant », tout ce qui rend inutile la grâce ? Il y va pourtant de
168r ailleurs flattait un penchant traditionnel de l’esprit français). Cela pouvait donner soit des œuvres d’analyse tendant à di
169bourgeoise et ces blasphématoires « hygiènes de l’esprit » dont les ravages ne prendront fin qu’au jour où nous aurons compris
63 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
170a vivacité n’y saurait tenir. Rien que des gens d’esprit médiocre, qui n’ont eu de pensée raisonnable qu’avec leur première se
171eint qu’en outrepassant les limites normales de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, par rapport à notre pen
64 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
172 Penser dangereusement (juin 1932)o « L’esprit désintéressé est mort. » C’en est fait, les clercs ont trahi, et les
173sophique, c’est en vain que l’on chercherait un « esprit libre » selon le vœu de ce prêtre de l’abstentionnisme et du célibat
174n faveur des hommes, un acte, un combat. Fin de l’esprit désintéressé, cela signifierait pour les clercs, selon M. Benda, la f
175rait pour les clercs, selon M. Benda, la fin de l’esprit. Et pour nous, cela signifie : le renouveau, le sacrifice salutaire e
176choix des sujets abordés dans son livre montre un esprit averti des vraies valeurs de ce temps. Il réfute MM. Berl et Guéhenno
65 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
177t nécessaire ». Et qu’heureux sont les pauvres en esprit. ⁂ Notre but n’est pas d’imposer des idées, un système nouveau, plus
66 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
178doles, menaçantes. Et puis rester aux ordres de l’esprit. Nous n’avons pas à prendre d’assurances sur l’avenir. Nous n’avons p
67 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
179res. Peut-être voit-on mieux maintenant dans quel esprit Ramuz les pose, et que précisément c’est l’esprit de ces Signes. Auss
180esprit Ramuz les pose, et que précisément c’est l’esprit de ces Signes. Aussi serait-il bien insuffisant de dire d’une telle œ
68 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
181 comme chez l’autre, une révolution profonde de l’esprit dont procèdent à la fois le refus de la magie et le goût passionné de
182intenant, ce qui ne cesse de provoquer dans notre esprit l’étonnement du premier regard, c’est la similitude de forme, c’est-d
183conduisent réellement vers une plénitude, pour un esprit comme celui de Goethe. « On a peur que son feu ne le consume » écrit
184aladie, et la convalescence, ont éveillé dans son esprit les premières tentations créatrices. À l’origine de son œuvre, voici
185se produire que dans le plus profond silence de l’esprit, dans la région où seul accède celui qui sait préserver sa passion au
186 l’exercice sans frein des arts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me suis cru plus grand que le
187e nous sommes à l’Occident. » L’Occident, c’est l’Esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C’est la vision d
188e est peut-être le plus important qui se pose à l’esprit occidental, dès qu’il atteint les régions de haute tension où la seul
189la divergence des réalisations littéraires. « Bon esprit, prends garde ! Pas de partis de salut violents. Exerce-toi ». Objurg
190tésienne nous porte en des régions nouvelles de l’esprit où l’action redevient notre seul critère de cohérence. C’est dire que
69 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
191me général du livre. Il est inquiétant de voir un esprit de cette qualité, et qui certes veut être honnête, se complaire expre
70 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
192té. Des groupes tels que L’Ordre nouveau, Combat, Esprit, Plans, Réaction, par leur volonté proclamée de rupture, et plus enco
71 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
193 bases doctrinales exposées ici par des membres d’Esprit, de Combat, de L’Ordre nouveau ou de Réaction, pour n’être pas entièr
194 où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les faits autrement que par une suite de coups de for
195’exprimaient des vues parfois proches de celles d’Esprit ou de Combat, il réduit l’aventure humaine à un déroulement indéfini
196emain, seront pour nous. L’Ordre nouveau, Combat, Esprit, travaillent dans la ligne des forces révolutionnaires profondes de l
197, je le crois, de L’Ordre nouveau, de Combat ou d’Esprit) c’est une violence spirituelle qui existe déjà au-delà des boulevers
72 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
198enu, même moral, cependant que d’autre part notre esprit débrayé, comme un psychologue nominaliste, bavarde impunément à trave
199ans des termes de ce genre : « penseur ingénieux, esprit subtil ». Ce n’est guère que dans les feuilles de gauche que l’on voi
200le à celle de correction, dans les démarches de l’esprit. Et Dostoïevski, dont on peut dire qu’il pensait par péchés et remord
201, de retours et de morts encore, jusqu’à ce que l’esprit enfin brisé s’abandonne comme on oublie, à tel vouloir qu’il concevai
202 s’incarne la pensée, et c’est là l’héroïsme de l’esprit. Car toute incarnation s’opère au prix d’un héroïsme, l’on veut dire 
73 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
203e même « résolution » concrète chez les meilleurs esprits de notre génération, ceux de L’Ordre nouveau (Arnaud Dandieu, Rober
204rt Aron), ceux du groupe naissant qui s’intitule Esprit (Georges Izard, Emmanuel Mounier), ceux encore qui, venant de ces gr
205 la cause des intellectuels n’est plus celle de l’esprit11. Laisse-les donc chercher, jusqu’à la fin de leurs loisirs fiévreux
74 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
206t trop certain que le mot démesure désigne dans l’esprit d’un bourgeois cartésien quelque chose dont il convient de se gausser
207stater combien exactement ces deux attitudes de l’esprit sont parallèles. Toutes deux ont leur origine dans un perpétuel et an
208que la taciturne réflexion romaine, la tournure d’esprit sentencieuse et synthétique de l’esprit hindou. Et cela n’est point t
209ournure d’esprit sentencieuse et synthétique de l’esprit hindou. Et cela n’est point trop théorique. Que l’on considère en eff
75 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
210mprends aujourd’hui le lien qui unissait dans mon esprit Vienne et Hoffmann : c’était le souvenir de Gérard de Nerval. Mais je
76 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
211trême-gauche, et sa revue Documentum (une sorte d’Esprit nouveau troublé de surréalisme), groupée autour de Louis Kassak, nett
212a, car c’est l’ivresse10 seulement qui permet à l’esprit de passer d’une forme dans d’autres, — et c’est même en ce passage qu
213 express. Mais je ne trouvais pas la pente de mon esprit, et tout en le parcourant avec une soif qui annonçait le désert, je t
77 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
214a plus grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus p
215es de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’entre nous ont voulu tenter le clima
216 Ou bien — la sagesse. » Mais le feu s’éteint — l’esprit souffle où il veut. Juin 1802 : au moment où meurt Diotima, Hölderlin
78 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
217 la vente des articles de sport et les joies de l’esprit. Quand le négoce installé au rez-de-chaussée de sa demeure patricienn
218e la médiocrité du monde. Le père Reinecke est un esprit « caustique » — il aime à me le répéter en français, —et je le verrai
219e de divagation. Les lisières sont des lieux de l’esprit où circulent des bêtes nées du rêve. Et l’Archer Vierge y court en va
220isement au vent. Ainsi se créent peu à peu dans l’esprit ces formes végétales, ces cheminements brisés et délicats d’insectes
221ces symétries minérales qu’on instruisit dans nos esprits et qui nous laissent comme perclus au milieu des métamorphoses. Il s’
222clus au milieu des métamorphoses. Il s’agit que l’esprit et l’espace vivant, de nouveau se répondent, se conviennent et soient
223ent lente. Elle fraie des pistes délicates dans l’esprit de qui sait l’entendre, et celui-là peut-être, si plus tard il remont
224e vue central et médiateur entre les corps et les esprits. C’est en cela seulement que réside son originalité dans l’univers, s
225orat, de lenteur et d’une certaine puissance de l’esprit qui se concentre dans un désir ou dans un rêve. Le vin de Souabe gris
226 Promenades sous la pluie, à la tombée du jour. L’esprit patient et fort trouve son repos dans les figures qu’il engendre. Il
227ne introduction à la vie lente — celle que mène l’esprit humain parmi les formes désirables du monde, lorsqu’il veut les conna
228Vraiment la rapidité ne saurait être le fait d’un esprit incarné, mais seulement de son imagination pervertie. Les effets de v
229atière abandonnée à sa manie de tomber. Dès que l’esprit entre dans le jeu, il provoque des lenteurs et des retards d’où naiss
230erait l’ère des Illuminés… L’extrême tension de l’esprit peut aboutir à des matérialisations, cependant que l’extrême tension
79 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
231la figuration la plus concrète de l’égarement des esprits au siècle dernier. Qui dit style d’abord dit sacrifice à une vue de l
232ui dit style d’abord dit sacrifice à une vue de l’esprit. Qui dit confort d’abord dit refus de tout style. Cette maison qui of
80 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
233, je m’intéresse aux cravates, enfin, je sens mon esprit qui se dégrade assez rapidement et se dissout dans une sentimentalité
234e l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté. Le goût de s
81 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
235rition. On leur répond qu’il y a prescription : l’Esprit n’est plus avec ceux qui ont intérêt à le défendre. L’Esprit n’est pl
236t plus avec ceux qui ont intérêt à le défendre. L’Esprit n’est plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est j
237 plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est jamais avec ceux qui le défendent6, mais peut-être avec ceux qu
238de la chair et du sang, mais le consentement de l’esprit à ce dérèglement8 ». Et pourtant, nous n’avons jamais à dresser notre
82 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
239» de ce siècle, de même que cette séparation de l’esprit et de la matière dénature et dégrade à la fois l’esprit et la matière
240 et de la matière dénature et dégrade à la fois l’esprit et la matière, et risque, à la limite, de les priver de toute raison
241moins efficaces d’ailleurs. ⁂ On a voulu mettre l’esprit au service du « minimum de vie » que n’importe quel animal s’assure à
242re, il n’y a plus alors que de l’absurdité pour l’esprit qui les confronte, il n’y a plus que du désordre et des souffrances p
243eur, ou révolution La tâche restauratrice de l’esprit, dévolue à notre génération, apparaît maintenant évidente : remontant
83 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
244en vrac, un monde plus absurdement divers que nul esprit ne pouvait le concevoir. C’est l’expérience de la Renaissance, étendu
245erl, manifestes de groupements de jeunes tels que Esprit, Plans, L’Ordre nouveau, et tout récemment le « Cahier de revendicati
246nne sous ce titre significatif : « Les Mœurs et l’Esprit des nations 41. » Et l’on pense au titre de cet album de photos paru
247cteur m’aura compris — ce n’est plus de jeux de l’esprit, d’acrobaties de psychologues, de curiosités académiques ou de mandar
84 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
248cherchons pas à avoir raison contre quelqu’un : l’esprit de vérité n’est à personne. Bien souvent, parmi nous, on répond mal a
85 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
249andale, d’intégrer largement les découvertes de l’esprit humain, quitte à laisser tomber certains dogmes décidément incompatib
250mains, la plus inquiétante sans doute, pour notre esprit critique. Il résulte de cette étude un gros livre que trois éditeurs
86 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
251es un peu bourrues, un peu précieuses, il jette l’esprit du lecteur dans le vif d’un sujet, et loin d’exploiter l’avantage de
252t la même précision savoureuse dans le rendu de l’esprit d’un texte, mais cela toujours grâce à des inventions poétiques jouan
87 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
253fficultés qu’on découvre, déconcertantes ; puis l’esprit qui se met à douter, parce qu’il n’a plus d’application, l’esprit qui
254t à douter, parce qu’il n’a plus d’application, l’esprit qui prend peur. La guérison naîtra d’une résistance retrouvée26. Et R
255e, et qui n’est sans doute que la méditation d’un esprit dépourvu de prises sensibles. C’est un état d’âme qui caractérise ass
88 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
256on. Survenant au moment précis de l’histoire où l’esprit doit entrer en force dans un monde abandonné depuis des siècles à l’o
257sible entre des objets. Communier est le fait des esprits créateurs, c’est un mode de contact qui leur est propre, tout de même
258tapes d’une retraite, prétendue stratégique, de l’esprit. Hegel met d’abord l’esprit au service de l’État ; puis Marx à celui
259due stratégique, de l’esprit. Hegel met d’abord l’esprit au service de l’État ; puis Marx à celui des « faits » et de la « mat
260enfermée ne comporte plus d’autre liberté, pour l’esprit de ses inventeurs, que celle du renoncement et du suicide. La plupart
261une simple accélération de chute. La trahison à l’esprit date peut-être de l’invention des lois économiques ; assurément, de l
262avec pitié les idéalistes qui parlent encore de l’esprit et de la personne. Ils repoussent tout ce qui suppose une « actualité
263sée : ils croient à l’Histoire. Ils veulent que l’esprit se perde dans l’époque collectiviste, afin de se retrouver plus tard,
264’est quelque chose comme… ce que nous appelions l’esprit, la réalité réelle. Ils sont tolérants et doux, non dépourvus de ce s
265itent d’idéalistes. En réalité, ils rêvent. Leurs esprits se perdent dans un songe dialectique radicalement inactuel. Ils pense
266a tristesse de la retraite et du désistement de l’esprit. Défaitisme, essentielle inactualité de la pensée, telles sont en déf
267stiques de l’intelligentsia communisante. Quand l’esprit ne croit plus à sa liberté créatrice, il n’en a plus (Berdiaev). Et d
268e libératrice dont la bourgeoisie l’a frustré : l’esprit de création, l’esprit de liberté. Et vous venez lui dire que ça n’exi
269bourgeoisie l’a frustré : l’esprit de création, l’esprit de liberté. Et vous venez lui dire que ça n’existe pas. À vous voir,
89 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
270eu, en ce domaine, de grandes trahisons. Ce mot d’esprit a couvert de douteuses marchandises, et l’activité spirituelle a pu p
271un niveau de fortune, d’une qualité de culture. L’esprit a fini par être conservateur. Trop ont un intérêt précis à confondre
272confondre l’ordre véritable avec le statu quo. L’esprit n’est pas non plus pour nous cette forteresse protégée, qui ne risque
273 spiritualiste ».   III. — Nous ne disons pas : « Esprit ! Esprit ! » Nous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte
274liste ».   III. — Nous ne disons pas : « Esprit ! Esprit ! » Nous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte personnel
275ntre le ressort spirituel de L’Ordre nouveau et l’esprit bourgeois ou libéral. Aucune confusion non plus, entre le spirituel c
276origine, non pas à la fin.   VI. — On a dit que l’esprit est hors de pouvoir sur les choses. C’est juste, si l’on confond « l’
277 sur les choses. C’est juste, si l’on confond « l’esprit » avec l’intellectualité libérale, ou l’intelligentsia, ou la religio
278le risque personnel et la violence créatrice. Cet esprit-là, cet « esprit pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spi
279el et la violence créatrice. Cet esprit-là, cet « esprit pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spirituel qui n’a pa
280oulu s’accomplir dans l’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-
281’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-ne-trahit-pas, dans
90 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
282e tardèrent pas à trouver dans la forme même de l’esprit créateur de systèmes. Depuis lors on nous parle du créé et du créant.
283mène sans cesse à l’état de pauvreté (pauvreté en esprit, absence de toute assurance extérieure, dénuement, vision absolument
284stante à l’heure actuelle est de dégager, dans un esprit de libre recherche et de respect pour le passé, les invariants chréti
91 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
285u-dessus de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une revanche, dût-on n’y parvenir jamais. On lit cette littératu
286voici parvenus au grand tournant. Les œuvres de l’esprit, dès que l’esprit cesse d’être autorité, tombent sous le coup des loi
287grand tournant. Les œuvres de l’esprit, dès que l’esprit cesse d’être autorité, tombent sous le coup des lois publicitaires. E
288pour l’État. Notre littérature travaille contre l’esprit. Préface à l’imprévisible Une littérature n’est valable — et so
289la Richesse, la Puissance nationale, l’Honneur, l’Esprit, l’Amour, la Civilisation, — les lieux communs de l’ère finissante ne
290ibérale ayant rapidement achevé de disqualifier l’esprit pur, il ne reste à nos « hommes d’action » d’autres normes et d’autre
92 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
291ce qu’ils flanquent le cafard aux hommes sobres d’esprit et passionnent les indiscrets. Je le dis comme je le sens — parce que
292s moyens. Je cite : J’essayai de me sauver par l’esprit. Vous qui êtes Français, dites-moi pourquoi, dans tout votre trésor l
93 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
293édicte, l’expression d’un ressentiment contre l’« esprit » demeuré incapable de témoigner de notre liberté. Dans le plan d’omb
294ure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte, notre « esprit » demeure abstrait ou impuissant. Dans l’acte, l’une et l’autre se me
295chair ». C’est une étrange erreur que de nommer « esprit » l’aspect original du corps humain ; c’est une étrange erreur que de
296u’est-ce alors, parmi nous hommes de chair, que l’esprit ? Cet esprit qui souffle où il veut, et nous mourons où nous pouvons,
297s, parmi nous hommes de chair, que l’esprit ? Cet esprit qui souffle où il veut, et nous mourons où nous pouvons, cet esprit q
298 où il veut, et nous mourons où nous pouvons, cet esprit qui dansait sur les eaux primitives, et les lois de mon corps sont ce
299mon corps sont celles de la poussière ? — Rien, l’esprit n’est plus rien, et comprendre n’est rien qu’envisager les modes de n
300 grandeur pourtant n’est pas un nombre. J’appelle esprit cette surprise pure de mon corps qui se voit conduit où rien en lui n
301 rien en lui n’était nécessité d’aller. J’appelle esprit la plénitude de l’instant où dans l’oubli de tout ce que je peux, j’a
302e que je peux, j’ai franchi l’impossible seuil. L’esprit est acte, l’acte est obéissance à la motion de l’éternel. J’ai peut-ê
303que Dieu s’est révélé dans un corps d’homme que l’esprit, parmi nous, n’est rien — hors la démonstration charnelle et déchiffr
94 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
304ent ils nous ont mis en garde contre un « certain esprit simpliste », qui est, au vrai, l’esprit de décision et d’engagement c
305« certain esprit simpliste », qui est, au vrai, l’esprit de décision et d’engagement concret dont nous avons le plus besoin. C
306sposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. S
307du que cette description a pu faire naître dans l’esprit de quelques-uns. Je sais que le bon ton, dans certains milieux bien-p
308vaut-elle ? Le premier exemple qui vous vient à l’esprit, lorsqu’on vous dit que désormais « tout se tient » dans le monde, c’
309ionnaires de France et de Belgique, dans la revue Esprit, et surtout dans les cercles de L’Ordre nouveau. Qu’est-ce que la per
95 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
310a méfiance des éditeurs à l’endroit des meilleurs esprits. À qui faut-il s’en prendre ? Aux critiques d’abord, et, en particuli
311n de marquer, pour finir, que cette critique de l’esprit bourgeois englobe également le socialisme humanitaire et le marxisme,
96 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
312s complète solitude qu’ait jamais connue un grand esprit. Un an plus tard, épuisé par la lutte, il tomba dans la rue. On le tr
313russe. Tous deux marchent de pair, et aucun autre esprit du siècle ne les dépasse. 50. Traduite en français sous le titre d
97 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
314ité de Kierkegaard (août 1934)t On appelle l’esprit… De quoi se plaint l’intelligence ? Si l’on en croit les écrits le
315 est plus précieux que le petit : Que la vie de l’esprit n’est possible que si l’on a d’abord assuré l’autre vie, la vie des c
316plus hardis parlent déjà de rendre sa place à « l’esprit »… Mais, quel esprit ? Et qui l’a laissé perdre ? Et que va-t-on lui
317éjà de rendre sa place à « l’esprit »… Mais, quel esprit ? Et qui l’a laissé perdre ? Et que va-t-on lui sacrifier ? Supposez
318 plus grand que la foule anonyme, que la vie de l’esprit n’est possible que si l’on a d’abord renoncé à l’autre vie ; que les
319 lui, de ce héros, n’est-ce pas, des valeurs de l’esprit que justement l’on fait profession de défendre ? La biographie de Kie
320nt est qu’ils s’y abandonnent. Qu’est-ce que l’esprit ? Donc, on nous parle de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ?
321que l’esprit ? Donc, on nous parle de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? « L’esprit, dit Kierkegaard, c’est la puiss
322on nous parle de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? « L’esprit, dit Kierkegaard, c’est la puissance que le savoir d’un
323 de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? « L’esprit, dit Kierkegaard, c’est la puissance que le savoir d’un homme exerce
324nc pas si pressés de défendre les « droits » de l’esprit : ce n’est pas une distinction. Et lequel d’entre nous peut dire qu’i
325la que revendiquent les défenseurs du primat de l’esprit ? L’esprit est drame, attaque et risque. Et l’on peut douter qu’ils y
326ndiquent les défenseurs du primat de l’esprit ? L’esprit est drame, attaque et risque. Et l’on peut douter qu’ils y croient, c
327s aime… Si l’on voulait vraiment un champion de l’esprit, on ferait bien d’aller le prendre parmi ceux-là pour qui l’esprit n’
328 bien d’aller le prendre parmi ceux-là pour qui l’esprit n’a pas à se défendre, mais bien à témoigner de son incarnation ; on
329nation ; on ferait bien d’aller à ceux pour qui l’esprit n’est pas une espèce de confort, mais une aventure absolue et comme u
330est la nouvelle grandeur, la nouvelle mesure de l’esprit. Nous irons donc à ce grand solitaire, à ce témoin extrême et décisif
331t d’y semer nos faux-dieux, ont réveillé quelques esprits, dont témoigne la renaissance, ou pour mieux dire, la découverte, par
332scandale de cette mort qui définit le destin de l’esprit parmi nous ? Si l’Opinion Publique a tué Kierkegaard, elle n’a pas eu
333s du grand visage de Kierkegaard, il me vient à l’esprit une image dont le burlesque n’aurait pas déplu à l’humeur shakespeari
334 le « monde chrétien », celui qui se réclame de l’esprit, ou qui fait profession de l’appeler. « Le Nouveau Testament ressembl
335i de ce « croyant » qui tremble pour le sort de l’esprit dans le monde, et pour son sort dans le monde sans esprit, exactement
336ans le monde, et pour son sort dans le monde sans esprit, exactement comme si l’Esprit n’existait pas ! Serons-nous des témoin
337 dans le monde sans esprit, exactement comme si l’Esprit n’existait pas ! Serons-nous des témoins ou des espions craintifs ? A
338s faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraiment l’esprit ? Mais non, nous appelons le « règne de l’esprit », c’est bien moins
339’esprit ? Mais non, nous appelons le « règne de l’esprit », c’est bien moins dangereux ; tous en seront… « Deux questions — di
340stions — dit encore Kierkegaard — témoignent de l’esprit : 1) Ce qu’on nous prêche, est-ce possible ? 2) Puis-je le faire ? De
341ire ? Deux questions témoignent de l’absence de l’esprit : 1) Est-ce réel ? 2) Mon voisin Christofersen l’a-t-il fait ? l’a-t-
342urs la dernière question. Nous ne croyons pas à l’esprit, nous préférons ne pas scandaliser ; nous croyons réellement à l’opin
343son rire n’est rien que la douleur du témoin de l’Esprit au milieu de la foule. L’originalité Qu’entend-il par ce mot d’
344l’a créé, s’oppose à la transformation que veut l’Esprit, s’oppose à l’Ordre. « Ne vous conformez pas à ce siècle présent, mai
345utre révolution créatrice. Et tous nos appels à l’esprit, s’ils ne sont pas ce retour au Réel, ne sont que poursuite du vent,
346lus évidemment actuel. Hegel a tout objectivé : l’esprit, l’histoire, la dialectique, finalement, l’homme lui-même à ses propr
347st-il pas la voix même de cette Âme du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Réel et qui pourtant n’est rien que le pé
348e réalité, notre réalité sans cesse menacée par l’Esprit de transformation ? Notre réalité fuyarde et qui pourtant, par un art
349s pour gagner ce dernier gage, les habitudes de l’esprit religieux leur font concevoir une Âme du Monde qu’ils se figurent (ma
350sur la nature et sur les exigences concrètes de l’esprit ? Mais ne fallait-il pas qu’il ait connu de grandes aides pour oser n
98 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
351eur brutale et grave à la fois qui demeure dans l’esprit, bien après qu’on l’a lu. En vérité, ce résumé laisse à peine entrevo
99 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
352ude du monde n’est pas dans la contemplation d’un esprit immobile. La plénitude du monde est un événement. Elle a son lieu dan
353ppe point au règne naturel. L’indifférence d’un « esprit », qui s’imagine dégagé d’un tel choix, et qui le considère comme une
354ais la crainte majestueuse, mêlée d’orgueil, de l’esprit qui connaît son pouvoir et son acte, mesure la grandeur du danger, sa
355terreur de Pan les ordonnances dictatoriales de l’esprit. Mais cet esprit n’est pas le tout de l’homme, — l’homme le sait. Et
356s ordonnances dictatoriales de l’esprit. Mais cet esprit n’est pas le tout de l’homme, — l’homme le sait. Et sa dictature n’es
357part, il devait aboutir à une distinction entre l’esprit et le corps qui, d’accidentelle qu’elle était à l’origine, allait êtr
358 par la Renaissance, c’est l’individu autonome. L’esprit contre le corps, telle est la dialectique moderne, et c’est encore la
359de panthéisme. Constant, drôle de corps ironique, esprit exact dont les erreurs ne sont jamais que défaillances de caractère,
360n de la « panique » antique14, mais qui, dans cet esprit nourri des Écritures, ne peut manquer d’évoquer aussitôt la réponse d
361t ; alors que l’un et l’autre divisent l’homme en esprit et en corps, seul l’amour d’espérance, charité de la foi, nous permet
362mme, vers le nouvel homme, vers les prémices de l’Esprit. En ce lieu où la Poésie devient prière et prophétie, où l’homme, env
100 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
363 dans la culture de ce pays. La présentation d’un esprit de l’envergure de Kierkegaard eut légitimé, à elle seule, la création
364l revête, du spleen banal jusqu’au péché contre l’esprit, jusqu’au refus d’être sauvé, il y a toujours une révolte de l’homme