1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
1llant appareil dialectique ne sait produire que l’illusion. C’est la revanche du fameux scrupule protestant, qui ne peut être un
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
2duction passablement sèche pourrait nous donner l’illusion et peut-être certains bénéfices de cette opération idéale. En même te
3i la valeur morale d’un homme équivalait-elle à l’illusion qu’il était capable d’entretenir sur lui-même. (Marcel Jouhandeau.) C
4ée d’assez de force pour donner de la réalité à l’illusion. (Max Jacob.) Un rôle ? Oui. Mais si le personnage est maintenu jusqu
3 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
5r — autre façon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que les miennes étaient de meilleure qualité : car c’est une
6aient de meilleure qualité : car c’est une pauvre illusion que le plaisir qu’on vient chercher ici avec le premier être venu. — 
7t nos corps fatigués jusqu’à l’insensibilité et l’Illusion étendait sur toutes choses une aile d’ombre flatteuse aux caprices re
8vent dans cette coupe de songes avec toutes leurs illusions, — illusions des formes passagères que nous croyons seules réelles, i
9te coupe de songes avec toutes leurs illusions, — illusions des formes passagères que nous croyons seules réelles, illusions des
10ormes passagères que nous croyons seules réelles, illusions des reflets qui ne livrent que le côté terrestre des choses dont l’au
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
11s n’hésite pas à baptiser son héros « prince de l’illusion et de la solitude ». Mais un prince rêveur n’est pas forcément prince
12 livre sait bien le laisser voir. La qualité de l’illusion dont se nourrit Louis II n’est ni aussi pure ni aussi rare qu’on voud
13eur d’étreindre aboutit à l’amour de soi dans « l’illusion ». Sachons gré à M. de Pourtalès de ce qu’il préfère parler d’illusio
14ré à M. de Pourtalès de ce qu’il préfère parler d’illusion là où nos psychiatres proposeraient de moins jolis mots ; mais ce n’e
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
15 4. L’illusion réformiste Bien entendu, tout cela a été dit. (Un peu autrement, j’
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
16u milieu des miens, j’oubliais ma race, j’avais l’illusion de n’être rien que… moi-même. Identique à mon centre. Ici, comparé à
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
17, pour lui, « être poétique, c’est avoir besoin d’illusions ». Je soutiendrais volontiers le contraire, mais M. Nizan est de ces
8 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
18isme actif, — ou si l’on veut de l’activisme sans illusions. Et sa devise n’est autre que la maxime souveraine du Taciturne, la m
19 ni de réussir pour persévérer. » Cette absence d’illusions quant à la valeur absolue du résultat sinon de l’acte, est en même te
9 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
20r — autre façon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que les miennes étaient de meilleure qualité : car c’est une
21aient de meilleure qualité : car c’est une pauvre illusion que le plaisir qu’on vient chercher ici avec le premier être venu. — 
22t nos corps fatigués jusqu’à l’insensibilité et l’illusion étendait sur toutes choses une aile d’ombre flatteuse aux caprices re
23s revivent dans cette coupe de songes, avec leurs illusions, — ces formes passagères que nous croyons seules réelles, ces reflets
10 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
24u milieu des miens, j’oubliais ma race, j’avais l’illusion de n’être rien que… moi-même. Identique à mon centre. Ici, comparé à
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
25r et se défendre contre le monde soulevé. Étrange illusion, certes, puisque en le sanctionnant naguère, elle a perdu la seule fo
12 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
26américaine. (Leur puissance ne reposait que sur l’illusion matérielle, monétaire : on a vu ce qu’en valait l’aune.) Le spirituel
13 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
27eu qui ressuscitera les morts20. En vérité, cette illusion provient d’une pensée qui se refuse à nos limites, faute parfois de l
28sante vocation. L’âme immortelle n’est rien que l’illusion d’un égoïsme qui se glorifie dans l’abstrait. Qu’est-ce alors, parmi
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
29s de répit, souvent déshonorés par la culture des illusions et la dégradation du sens de la révolte. L’histoire du monde, bien lo
15 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
30r cet acte ; ou c’est que la philosophie n’est qu’illusion et mystification. Une pensée vivante, une pensée qui aide à vivre, tr
16 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
31st la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule et que personne peut-être ne saurait dire qui l’avai
17 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
32crit un jour un philosophe. Mais c’est encore une illusion d’orgueil. Le grand Pan n’est pas mort pour si peu, et sa domination
18 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
33ée, à condition toutefois qu’elle l’envisage sans illusion ni romantisme. L’enjeu d’une partie aussi mal engagée que celle que d
19 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
34essais réunis dans ce livre. Je ne me fais aucune illusion sur la portée immédiate de mon effort. La situation présente me l’int
20 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
35s de répit, souvent déshonorés par la culture des illusions et la dégradation du sens de la révolte. L’histoire du monde, bien lo
21 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
36ude chrétienne en politique : une révolution sans illusions. 18. Réponse à une enquête de la Revue du Christianisme social, sur
22 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
37isme actif, — ou si l’on veut de l’activisme sans illusions. Et sa devise n’est autre que la maxime souveraine du Taciturne, la m
38 ni de réussir pour persévérer. » Cette absence d’illusions quant à la valeur absolue du résultat, sinon de l’acte, est en même t
23 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
39r et se défendre contre le monde soulevé. Étrange illusion, certes, puisque en le sanctionnant naguère, elle a perdu la seule fo
24 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
40 comparer deux civilisations, et c’est une grande illusion de croire qu’on trouvera dans cette comparaison des motifs de choisir
41coup trop complexes, mais encore, mais surtout, l’illusion serait de croire que le choix est au terme de ce travail comparatif.
42 sorte de christianisme inconscient. C’est là une illusion de moraliste. Nos actes ne valent que dans la mesure où ils sont fait
43 aux yeux d’une chrétienté qui s’endormait dans l’illusion humaniste, que ce monde-ci n’a rien en lui-même qui puisse permettre
25 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
44te quoi, sans tenir compte de l’époque, était une illusion entretenue par l’apparente paix sociale, mais que l’échéance ne pouva
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
45distingué, oisif — tout conforme, d’une part, à l’illusion du praticisme, d’autre part, à l’éthique bourgeoise. « Descartes desc
46des intérêts. Sorel a bien montré ce jeu dans ses Illusions du Progrès : le maximum d’hypocrisie sociale — ou « injustice » — cor
27 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
47nsécurité. Lorsque tout cède, on se cramponne à l’illusion de l’au-delà. Parfaitement valable pour les religions, cette sentenc
28 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
48nt celle-ci : comment se mettre en garde contre l’illusion historico-psychologique, lorsque nous essayons de prendre au sérieux
29 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
49 la noblesse française ne tardera pas à payer ces illusions tenaces et cette absence de réalisme : attribuer à la « méchanceté »
30 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
50trop clair, mais tout refus de juger comporte une illusion, et souvent une lâcheté. (En termes distingués cela s’appelle scrupul
31 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
51tres pauvres intellectuels, il nous faut perdre l’illusion d’exercer aucune puissance. À moins de nous faire journalistes ! L’ob
52communes ? Non pas ! Et gardons-nous ici de toute illusion optimiste ! Chrétiens, nous restons hommes, entièrement hommes, entiè
53grand nombre sans violences, sans mensonges, sans illusions, sans habiletés politiciennes, — à supposer que cela soit possible, q
32 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
54teurs, d’avions, de tanks et de parachutes, cette illusion philosophique ? Il est vrai que le monde bourgeois n’a même plus l’én
55ourgeois n’a même plus l’énergie de concevoir une illusion, une démesure ou une mesure qui fasse battre pendant cinq ans le cœur
33 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
56 n’est-ce qu’une figure de rhétorique pieuse, une illusion, un mythe, ou encore un saut dans le vide ? Et alors il n’y aurait nu
34 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
57pas dans sa nature de composer longtemps avec les illusions qu’elle sait utiliser dans la période conquérante. Diderot amuse, on
58de l’homme implique son effort pour surmonter les illusions de la panique primitive, et les fantasmes cruellement utilisés par to
35 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
59bile passion se satisfait à moindre risque dans l’illusion d’une liberté tout « intérieure ». Nous aurons donc deux espèces de c
36 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
60puisent leur art de tromper et de se satisfaire d’illusions. Point de science purement technique : la sagesse de Salomon n’est pa
61e la quête de l’éternel et n’y voit plus qu’une « illusion ». Mais ce siècle lui-même, n’est-il pas le produit d’un abandon de l
37 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
62teurs, d’avions, de tanks et de parachutes, cette illusion philosophique ? Il est vrai que le monde bourgeois n’a même plus l’én
63ourgeois n’a même plus l’énergie de concevoir une illusion, une démesure ou une mesure qui fasse battre pendant cinq ans le cœur
38 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
64la saine méthode, et tout le reste est bavardage, illusion romantique ou pire encore : dogmatisme ! Le clerc d’église n’avait pa
65, confondraient volontiers dictature et autorité. Illusion rationaliste, dont le crédit repose sur notre instinct de fuite devan
39 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
66ou bien un mensonge intéressé, ou bien une de ces illusions qui se payent un jour très cher, ou bien un attentat contre le genre
67tes et matérialistes. Car ils ont en commun cette illusion que les idées existent indépendamment des faits. Les premiers y voien
68sincarné, livré à son orgueil, c’est-à-dire à ses illusions. ⁂ Mais revenons au problème particulier de l’expression. Le donné, o
69’équation fondamentale de toute existence. Mais l’illusion la plus terrible de l’humanité consiste à croire que cette équation c
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). La fièvre romanesque (janvier 1937)
70e l’homme contre ses servitudes naturelles et les illusions qu’elles entraînent : Goethe ou Balzac n’ont rien fait d’autre. Mais
41 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
71act s’établit normalement, sans surprises et sans illusion. Ce n’est plus une pensée lointaine qui anime un rêve, dans une chamb
42 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
72rit dit la Parole dans notre cœur. Quelle étrange illusion nous ferait croire qu’une décision de l’Éternel est une décision dans
43 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
73 tenir pour acquis que les « vertus » sont de ces illusions qui ne résistent pas à l’analyse, et qu’un auteur sincère se doit de
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
74Le marxisme traite tout cela de nuances vaines, d’illusions, voire de « mystification ». Il part de ce que les hommes sont malgré
75’est identique, de tout lien spirituel, et de ces illusions lentement composées par la culture, qui voilent et colorent, et rasse
76act s’établit normalement, sans surprises et sans illusion. Ce n’est plus une pensée lointaine qui anime un rêve, dans une chamb
45 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
77e que dans le Journal « tout est faux-semblant, illusion… » et « demeure en dehors des conditions normales, composé, arrangé,
46 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
78 je vais y être « transporté » ! La sempiternelle illusion, la plus naïve et — j’ai beau dire ! — la plus « naturelle » pensera-
79beau dire ! — la plus « naturelle » pensera-t-on… Illusion de liberté. Et illusion de plénitude. Je nommerais libre un homme qui
80naturelle » pensera-t-on… Illusion de liberté. Et illusion de plénitude. Je nommerais libre un homme qui se possède. Mais l’homm
81e dont il ignore l’origine autant que la fin. Son illusion de liberté repose sur cette double ignorance. Le passionné, c’est l’h
82ne vaut rien, ou vaut trop. J’entends décrire une illusion apprise par la majorité des hommes du xxe siècle : or plus encore qu
83ranscendance. Elle épuise l’une après l’autre les illusions que lui proposent divers objets, trop faciles à saisir. Au lieu de me
84ux limites du désobligeant : nous aimons trop nos illusions pour souffrir même qu’on nous les nomme… 4. De l’anarchie à l’eugé
47 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
85dre une décision : elle l’entretient ainsi dans l’illusion que le choix d’une femme dépend d’un certain nombre de raisons qu’il
86 fidélité passionnée » n’a gardé parmi nous que l’illusion d’accéder à une vie plus ardente. Mais l’emprise de cette illusion tr
87r à une vie plus ardente. Mais l’emprise de cette illusion trahit encore l’obscure survivance de la religion primitive. Religion
88 sur le refus initial et juré de « cultiver » les illusions de la passion, de leur rendre un culte secret, et d’en attendre un my
48 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
89te quoi, sans tenir compte de l’époque, était une illusion entretenue par l’apparente paix sociale, mais que l’échéance ne pouva
49 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
90 égaré, les premiers jours. Variante moderne de l’illusion classique du voyageur. On passe la frontière d’une de ces nations neu
91 et les castes. Il a libéré l’ouvrier de la folle illusion de la classe, corps étranger dans la nation. Et les partis bourgeois,
50 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
92s des historiens — qui ne peuvent plus se faire d’illusions — que du public qui croit aux manuels. Je ne dis pas cela contre vous
51 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
93l n’est pas fait davantage pour vivre en l’état d’illusion qu’on nomme généralement la paix : cette ignorance satisfaite du déso
94ile, mais de quel prix spirituel ont-elles payé l’illusion du Progrès ? Je songe à la colombe de Kantf qui croyait voler mieux d
52 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
95u’ils se demandent si le rêve est connaissance ou illusion, et si c’est « l’Autre », ou le moi sombre et son néant, que l’on att
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
96u conte dans l’état passionné d’attente où naît l’illusion romanesque. D’où vient ce charme ? Et quelles complicités cet artific
97e réfute notre poésie. Vivons-nous dans une telle illusion, dans une telle « mystification » que nous ayons vraiment oublié ce m
98araître déplaisant, puisqu’il tend à détruire une illusion. Affirmer que l’amour-passion signifie, de fait, l’adultère, c’est in
99 à croire que mythe est synonyme d’irréalité ou d’illusion. Trop de mythes manifestent parmi nous une puissance trop incontestab
100entaux, de devenir de plus en plus conscients des illusions dont nous vivons. Et peut-être que la fonction du philosophe, du mora
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
101-on. Il fallait cela pour affranchir l’esprit des illusions spiritualistes. Mais je distingue mal l’intérêt d’un affranchissement
102 Éros, il ne sera jamais que nous-mêmes ! Point d’illusions ni d’optimisme humain, dans le christianisme orthodoxe. Mais alors, c
103science, et qui leur demandaient non pas tant une illusion d’amour sincère qu’un antipode spirituel au mariage où elles avaient
104ent venues surajouter leurs faux problèmes… Cette illusion touchante peut les aider à vivre, mais non pas à comprendre leur vie.
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
105-nous pas jusqu’à un certain point victimes d’une illusion verbale ? d’une sorte de « calembour continué » ? Quand bien même ce
106abaissé. Ainsi le chrétien ne se jette pas dans l’illusion d’une mort d’amour transfigurante, mais au contraire accepte les limi
107t quoi de divin, de faussement transcendant — une illusion de gloire libératrice dont la douleur serait encore le signe ! Ainsi
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
108 les rêveries de ses contemporains, adonnés à une illusion dont ils avaient perdu le secret. Don Quichotte ne serait grotesque q
109iie . Il fallait bien que subsistât quelque peu d’illusion amoureuse et d’idéalisme diffus, pour que Chamfort ait pu juger « piq
110 Le moi n’est jamais transcendé, il se refuse à l’illusion dernière d’une libération cosmique. Il retombe, désenchanté, à l’anal
111é ; il reste encore des désirs et l’on n’a plus d’illusions… On habite avec un cœur plein, un monde vide. » Alors la femme elle-m
112 la mystique négative. La plupart reviendront aux illusions de l’amour humain, sans retrouver pourtant la forte naïveté du mythe.
113 Tant qu’on regarde la scène, on est victime de l’illusion des formes — et des plus ridicules. Il n’y a là, « visiblement », qu’
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
114s de la raison humaine et de l’intérêt personnel. Illusion si l’on veut, mais sans laquelle nulle civilisation et nulle culture
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
115 je vais y être « transporté » ! La sempiternelle illusion, la plus naïve et — j’ai beau dire ! — la plus « naturelle » pensera-
116beau dire ! — la plus « naturelle » pensera-t-on… Illusion de liberté. Et illusion de plénitude. Je nommerai libre un homme qui
117naturelle » pensera-t-on… Illusion de liberté. Et illusion de plénitude. Je nommerai libre un homme qui se possède. Mais l’homme
118meine » — dont il ignore l’origine et la fin. Son illusion de liberté repose sur cette double ignorance. Le passionné, c’est l’h
119 ne vaut rien ou vaut trop. J’entends décrire une illusion apprise par la majorité des hommes du xxe siècle : or plus encore qu
120ranscendance. Elle épuise l’une après l’autre les illusions que lui proposent divers objets, trop faciles à saisir. Au lieu de me
121ux limites du désobligeant : nous aimons trop nos illusions pour souffrir même qu’on nous les nomme… 5.De l’anarchie à l’eugén
122éatrice, que traduisent parfois nos révoltes, nos illusions naïves, nos péchés. Essayer de résoudre notre crise du mariage par de
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
123dre une décision : elle l’entretient ainsi dans l’illusion que le choix d’une femme dépend d’un certain nombre de raisons qu’il
124 fidélité passionnée » n’a gardé parmi nous que l’illusion d’accéder à une vie plus ardente. Mais l’empire de cette illusion tra
125er à une vie plus ardente. Mais l’empire de cette illusion trahit encore l’obscure survivance de la religion primitive. Religion
126 sur le refus initial et juré de « cultiver » les illusions de la passion, de leur rendre un culte secret, et d’en attendre un my
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
127nneur princier et de vertu courtoise, et créait l’illusion de l’ordre. (Ibid., p. 80.) 3.Chansons de geste et romans courtoi
128e que celle de saint Bernard. Pour dissiper cette illusion, M. Gilson — après M. Jeanroy — invoque le langage « d’une crudité in
61 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
129e nos petits États neutres, ne nous faisons pas d’illusions : tôt ou tard, là aussi, cet appel exigera une réponse. Reste à savoi
130solument indépendantes de l’homme, n’était qu’une illusion rationaliste. Qu’il me suffise de rappeler ici les découvertes de la
131ombien plus forte raison pourrons-nous dénoncer l’illusion des historiens et sociologues qui prétendaient décrire objectivement
132gagner la vraie paix, c’est à nous d’engager sans illusion le vrai combat qui nous maintienne humains. Tout cela, un jeune poète
62 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
133guerre sauve son moral en se dopant, en forçant l’illusion ; un peuple neutre, en avouant le réel. Avouer ses fautes est une lib
134personnelle des hommes qui auront su répudier les illusions flatteuses de l’ère bourgeoise. Car ceux-là seuls sauront alors ce qu
63 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
135 Les épîtres de Paul suffiraient à dissiper cette illusion. Il n’en reste pas moins que ces premières Églises ont surmonté toute
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
136e nos petits états neutres, ne nous faisons pas d’illusions : tôt ou tard, là aussi, cet appel exigera une réponse. Reste à savoi
137solument indépendantes de l’homme, n’était qu’une illusion rationaliste. Qu’il me suffise de rappeler ici les découvertes de la
138ombien plus forte raison pourrons-nous dénoncer l’illusion des historiens et sociologues qui prétendaient décrire objectivement
139ns s’opérer depuis peu une critique générale de l’illusion déterministe. Les fameuses lois de l’Histoire découlaient, disait-on,
140gagner la vraie paix, c’est à nous d’engager sans illusion le vrai combat qui nous maintienne humains. Tout cela, un jeune poète
65 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
141écarter un certain nombre de fausses raisons et d’illusions, de phrases toutes faites et de clichés patriotiques. Vous ne vous ét
66 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
142al, tout cela vous donne après quelques minutes l’illusion d’une puissance immobile qui vaincrait la distance par le charme, att
67 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
143 finalement la raison triomphante a dissipé notre illusion morbide. Tel est le point de vue de l’historien. Il est exact tant qu
144pénétrante que celle de nos morales humaines. Une illusion commune et presque inévitable nous porte à croire que certains actes
145nnemi extérieur à notre être. Pour dissiper cette illusion magique, reportons-nous à ce que la Bible vient de nous apprendre au
146 créer. Et c’est pourquoi il entretient en nous l’illusion d’un mal objectif dont il serait évidemment l’auteur. Ce mal en soi n
68 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
147poral autrichien ; mais surtout nous nous faisons illusion sur la réelle stature de Satan. N’oublions pas que Satan est Légion !
69 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
148 des mœurs.) Or ce système ne fonctionne pas sans illusions, compensées par autant de déceptions automatiques. La liberté pour la
70 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
149 ne pense pas qu’aucun créateur puisse se faire d’illusions là-dessus. Aux sources du poème et dans nos encriers, dans cette ratu
150st la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule, et que personne peut-être ne saurait dire qui l’ava
151héroïne de Stendhal : « Je ne me fais plus aucune illusion, lui disait-elle, même dans les moments où elle osait se livrer à tou
152bsence infinie, créent chez tout être passionné l’illusion d’un transport mystique dans l’au-delà du bien et du mal. Une vraie p
153 péché par excellence réside dans la sexualité. L’illusion s’aperçoit d’une manière assez simple : la sexualité est le domaine d
154ù il va… Je me souviens des temps heureux — notre illusion. « Vous ne mourrez plus ! » nous disait l’Autre. Et cela du moins nou
155 c’est-à-dire dévêtu des oripeaux tout-faits de l’illusion — c’est peut-être sa cruauté. Mais si l’époque est sans issue, si le
71 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
156 secret de la seule confiance qui ne soit pas une illusion réside dans la simple certitude que nous ne sommes pas des dieux, et
157isif. À l’épreuve de la guerre et du meurtre, nos illusions, immédiatement châtiées, se dénoncent comme illusions. La tactique et
158sions, immédiatement châtiées, se dénoncent comme illusions. La tactique et la stratégie des dictatures ont illustré aux yeux des
159re de ce monde, où le hasard n’existe pas, simple illusion d’une impatience oblitérant nos sens spirituels, mais qui ne peut emp
72 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
160 péché par excellence réside dans la sexualité. L’illusion s’aperçoit d’une manière assez simple : la sexualité est le domaine d
73 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
161st la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule, et que personne peut-être ne saurait dire qui l’ava
74 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
162int est théâtral, est une prise dans le vide, une illusion. Seul, le tout ou rien étreint réellement l’absolu. » La situation de
163as, n’est qu’une figure de rhétorique pieuse, une illusion, un mythe, un saut dans le vide… Et alors il n’y a nulle part de vrai
164ortelle 40, il venait justement de dépasser cette illusion du désespoir, qui consiste à s’imaginer que l’acte est puissance de l
165ianisme de la chrétienté » à cette « inconcevable illusion des sens » ne s’adressent-ils pas justement à la « vraisemblance » do
166st la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule et que personne peut-être ne saurait dire qui l’avai
75 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
167ut est bien vu, et de quels yeux impitoyables aux illusions de la routine ou des morales, mais tout est vu à partir du vertige, e
76 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
168rit dit la Parole dans notre cœur. Quelle étrange illusion nous ferait croire qu’une décision de l’Éternel est une décision dans
77 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
169u’ils se demandent si le rêve est connaissance ou illusion, et si c’est « l’Autre », ou le moi sombre que l’on atteint au fond d
78 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
170a guerre actuelle a détruit toutes les éternelles illusions de l’humanité. Nous avons des raisons de craindre, au contraire, qu’e
79 1946, Combat, articles (1946–1950). Les intellectuels sont-ils responsables ? (5 juillet 1946)
171te quoi, sans tenir compte de l’époque, était une illusion entretenue par l’apparente paix sociale, mais que l’échéance ne pouva
80 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
172s sa partie alémanique surtout, entretenait peu d’illusions, jusqu’en 1939, au sujet du régime hitlérien. Zurich et Bâle étaient
81 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
173, tout cela vous donne, après quelques minutes, l’illusion d’une puissance immobile qui vaincrait la distance par le charme, att
82 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
174l n’est pas fait davantage pour vivre en l’état d’illusion qu’on nomme généralement la paix : cette ignorance satisfaite des inj
175ile, mais de quel prix spirituel ont-elles payé l’illusion du Progrès ? Je songe à la colombe de Kant qui croyait voler mieux da
83 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
176t le meilleur antidote dont je dispose contre les illusions bourgeoises et la naïveté politique qui trop souvent caractérisent no
84 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
177ore : ils en ont au réveil, affreux bonheur d’une illusion rapide, où suis-je ? Déjà tout recommence, sans relâche, et cet achar
85 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
178 prématurés. Ils révèlent chez ceux qui les ont l’illusion que le drame est terminé et que le temps de faire des comptes est arr
86 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
179ule du « pessimisme actif ». Je ne me fais aucune illusion. Il n’y aura jamais d’âge d’or. Je demande simplement un monde où les
87 1947, Doctrine fabuleuse. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
180 semble qu’il faut y voir une garantie contre les illusions de la rhétorique flamboyante. Le romantisme a pu s’impatienter d’une
181e pourtant, derrière ce jugement, la plus étrange illusion de l’esprit : c’est une maxime populaire. On la tient pour tellement
88 1947, Doctrine fabuleuse. L’ombre perdue
182s de l’homme, et quelques-unes de ses plus folles illusions, à la hauteur du mythe, ou de la Fable, plus profondément vrais que l
89 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
183encore aux mesures et cherchent leur appui dans l’illusion tomberont en grand nombre dans le vide. Mais ceux qui auront vu, et q
90 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
184, tout compte fait, la liberté de parole n’est qu’illusion et se réduit à la liberté d’expliquer le coup à ses voisins, en toute
91 1947, Vivre en Amérique. Épilogue. La route américaine
185al, tout cela vous donne après quelques minutes l’illusion d’une puissance immobile qui vaincrait la distance par le charme, att
92 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
186e liquidée, au sens le plus récent de ce terme, l’illusion d’une chrétienté identifiable avec le concept de l’Europe, Die Chris
187raissent très faibles dans l’ensemble, malgré les illusions de santé et de durée que peuvent encore entretenir dans nos vies cert
93 1949, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’Europe est encore un espoir (8 décembre 1949)
188le dialogue existe.) Vous parlez de la « dernière illusion de l’Europe ». J’en vois une autre, et votre lettre la traduit d’une
189ettre la traduit d’une manière émouvante. C’est l’illusion causée par la désillusion. Elle est très répandue, elle est si fascin
190mme tout vertige, la chute qu’elle imagine. Cette illusion d’optique consiste à voir une toute petite Europe ruinée entre deux c
191on. Dans toutes les choses humaines, elle est une illusion. Il est vrai que l’Amérique souhaite l’union de l’Europe. Ce n’est pa
192ant se croit perdue, si elle cède au vertige, à l’illusion d’urne impuissance qui alors seulement deviendra vraie. Cher ami, vou
193s Mages aussi pouvaient penser que l’Étoile était illusion. Elle les conduisait dans la nuit vers un Enfant qui a sauvé le monde
94 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Deuxième lettre aux députés européens (16 août 1950)
194néant représente un progrès sur l’entretien d’une illusion coûteuse dans un édifice inachevé. Mais si quelques-uns d’entre vous,
95 1950, Lettres aux députés européens. Deuxième lettre
195néant représente un progrès sur l’entretien d’une illusion coûteuse dans un édifice inachevé. Mais si quelques-uns d’entre vous,
96 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
196nt de me dire : « J’ai trop longtemps gardé cette illusion que la femme n’avait pas besoin du commerce physique, autant que nous
97 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). L’anxiété de l’homme moderne
197ent ce mensonge-là ? Comment donc s’expliquer une illusion aussi radicalement réfutée par les faits ? Réponse : Ceux qui disent
98 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
198es les a suivis. Certes, nous pouvons railler les illusions du Siècle des Lumières et du siècle bourgeois-capitaliste ; nous pouv
99 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
199 Que quelques-uns se réveillent ! Pour nous, sans illusions et presque sans appuis, nous tiendrons notre secteur. « Il vaut mieux
100 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
200des temps modernes est une tromperie, une immense illusion. Il ne ressemble pas davantage à celui du Nouveau Testament que le sa
201aux préciosités dialectiques, tout concourait à l’illusion… Jusqu’au moment où je tombai sur une note de Kierkegaard lui-même au