1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1vre… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’elles ont fui.
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
2uis la vie l’exalte de nouveau d’un large vent de joie.
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
3sourd en moi de trop grand pour ma vie — toute ma joie ! » Ce n’était plus une douleur rare que j’aimais dans ces brutalité
4scillations silencieuses dans ma demi-conscience. Joie, dégoût, lueurs éteintes dans une nuit froide. Les notes d’un chant q
5, qu’ils l’emportent d’un flot fou ! Revenez, mes joies du large !… Tiens, j’écoute le vent ; je pense au monde. Chant des ho
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
6es lumières. Architectures ! langage des dieux, ô joies pour notre joie mesurées, courbes qu’épousent nos ferveurs, angles pu
7itectures ! langage des dieux, ô joies pour notre joie mesurées, courbes qu’épousent nos ferveurs, angles purs, repos de l’e
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
8ntir plus fort encore et de la vaincre. — Mais la joie d’une si haute victoire — n’est pas si douce encore, n’est pas si bon
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
9s sous la lumière ». Cristallisation d’un rêve de joie et de raison où de grandes ordonnances élèvent leur chant. Utopie ! O
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10ce moi idéal que j’appelle en chaque minute de ma joie est plus réel que celui qu’une analyse désolée s’imaginait retenir. D
11 aimée; d’autres soirs, alors qu’une symphonie de joies émanait de toute la vie : chaque chose proposait une ferveur nouvelle
12ue être un plus prenant sourire. Cependant que ma joie — un état de grâce, un amour — ne pouvait se satisfaire de telle poss
8 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
13ement. Les couleurs du bar me remplissaient d’une joie inconnue. Et je me refusais sans cesse aux questions qu’en moi-même p
14ans l’autre, de douleurs en ivresses avec la même joie, mon cheval fou, mon beau Désir s’ébroue et part sitôt que je vais m’
15t à me regarder bizarrement et j’étais possédé de joies et de peurs. Il fallut se lever, traverser le café dans la musique et
16épris et de désespoir, ô vie sans faute, vie sans joie… Ah ! plus amère, plus amère encore, saurai-je un jour te désirer, te
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
17resse cachée ; elle fait bientôt considérer toute joie comme illusoire et livre l’individu pieds et poings liés à l’obsessio
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
18endez-vous au thé du Printemps. J’ai rôdé dans la joie féminine des grands magasins, n’osant pas repasser trop souvent devan
19e phrases incohérentes. Je voyais avec une sombre joie les employés et les voyageurs s’inquiéter. Bientôt on m’entraîna de f
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
20ir. Le dernier rire d’Aragon, c’est l’éclat de sa joie brusque d’être seul sur un faux sommet vers quoi des faibles s’efforc
21dans nos actions à la limite de nos forces, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J. Perse. Nous appelions une
22forces, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J. Perse. Nous appelions une Révolution perpétuelle une perpétue
23êtent miraculeusement d’aigrettes de folies et de joies ; n’allez pas nous toucher, nous sommes dangereux. Un orage de tendre
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
24t. » Mes parents me savaient vierge et c’était la joie de leur vie, car ils aimaient en moi par-dessus tout la vertu que je
25 me levai sans payer, je partis par les rues, une joie violente commençait à m’envahir, contre laquelle je luttais obscuréme
26vengeance. Ne m’avait-on pas dérobé des années de joie au profit d’une vertu que tout en moi reniait obscurément. Je sentais
27morale dont je fus la victime, ce vol de quelques joies parfaites de ma jeunesse… Mais il est trop tard, Monsieur, pour criti
13 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
28 les inventions se suffisent et suffisent à notre joie. Ce ne sont pas les savants qui sont prophètes, mais les poètes. Or J
14 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
29ssé se détendre, ou il a cassé les ressorts de sa joie : l’effort libre et généreux, le sentiment d’avoir inventé ou compris
15 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
30 raison, ce monde où l’on ne sait plus créer avec joie des formes belles, ce monde qui devient impuissant. Impossible d’évoq
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
31n restera toujours assez pour allumer des feux de joie, etc. Bon. Supposons tout cela fait. Respirons. Mais déjà vous m’atte
17 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
32ne infiniment nue dans la douceur du feu et de la joie. V Oh qui a retiré tes mains des miennes quand je te regardais tro
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
33rs dans les champs de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au si
34mps de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au silence que je me
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
35s uns des autres. Au contraire, une vitalité, une joie dans l’invention, une hardiesse partout manifeste. Voici Dufy, le plu
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
36 l’âme n’est plus très éloigné peut-être de cette joie qui, elle aussi, est « par-delà », — cette joie « qui surpasse toute
37e joie qui, elle aussi, est « par-delà », — cette joie « qui surpasse toute connaissance ». 16. La Princesse blanche, Sto
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
38e assez austère, mais stimulant, et qui mène à la joie… C’est un thème très « protestant ». Nietzsche l’a développé avec une
22 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
39n assiste à un réveil, explosion de révolte ou de joie, tellement incompatible avec les « conditions » de la vie que mort s’
23 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
40lisme. La grande poésie naît du tragique et de la joie surabondante : verrons-nous quelque jour en France surgir une poésie
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
41 chaque instant, une humiliation rénovatrice, une joie au sein de la douleur, la force de supporter des souffrances physique
42pporter des souffrances physiques, la force et la joie d’envisager la mort comme une transfiguration tragique, la force et l
43omme une transfiguration tragique, la force et la joie d’envisager la vie comme un combat perpétuel dont l’enjeu est à chaqu
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
44u’établissent la mort, la peur, la maladie. Et la joie, ce point commun, « ce point qui est au-delà de la vie ». Le communis
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
45e psychique ». Et lui-même gémit, avec une sombre joie : « Sort misérable, qui ne me permet rien que d’extrême ». Jacob Boeh
46sse de la catastrophe et la secrète, l’inavouable joie de la libération. Impossible d’isoler ces deux composantes dans l’ave
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
47 Dès la seconde page, c’est à pousser des cris de joie. Les enfants comprendront-ils ? Dans la mesure seulement où le plan d
28 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
48îtra l’aube dure. Alors nous entrerons dans cette joie sauvage du Grand Jour, où nous irons avec ce qu’il restera de bonté d
29 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
49 comtesse Adélaïde, — je la connais à cet écho de joie dans mes pensées. Mais quelle approche me saisit ? Parfois, au cœur d
50l’amour soit bien-aimé… Oh ! qu’il y ait eu cette joie par un regard de jeune fille ! Tout peut encore être sauvé… Un accord
51aine qualité de déception, qu’il nous propose. La joie du jour, hélas, la plus forte… (Vienne, 1928)
30 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
52rs dans les champs de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est
53mps de maïs, épiant la venue d’une joie inconnue. Joie d’être n’importe où… évadé ? Mais soudain, c’est au silence que
31 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
54… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’elles ont fui. Av
32 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
55a vie entre la vente des articles de sport et les joies de l’esprit. Quand le négoce installé au rez-de-chaussée de sa demeur
56inon que je dois retenir violemment une espèce de joie qui attrape la fièvre dans mon corps. Toute cette journée baignée de
57arées qui baignent nos membres. J’ai connu peu de joies plus hautes que celle-ci : se promener dans les campagnes amies en co
33 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
58il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors le temps de ses journées, c’est p
34 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
59s humaines qui trahissent une vanité, et la vraie joie n’est pas avec ceux qui nous parlent de la « tristesse » du message b
35 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
60en lui l’espoir infini au sein du désespoir et la joie de la Promesse invisible, — cette vision donnée à l’homme, est la plu
36 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
61 et bête. Dans ce conflit perpétuel, il trouve sa joie et sa souffrance — peu importe le nom qu’il leur donne ; — il y trouv
37 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
62oir. Et son angoisse est de n’en pas trouver ; sa joie, de provoquer le corps-à-corps avec l’objet. Par où l’on voit que le
63bjet, — la fatalité disparaît, l’angoisse devient joie de combattre. C’est le moment de la présence de l’homme au monde et à
64e. 3. La présence de l’homme est un acte La joie de l’homme, ou sa douleur, tels sont les signes de son existence conc
65 ni une angoisse, ni toujours une plénitude de la joie, ni jamais rien qui fût à moi tel que j’étais, ni rien que j’aie, mai
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
66icace fameuse : « Au solitaire que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. » Kierkegaard savait bien que lorsqu
39 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
67 chercher dans l’invective prophétique ou dans la joie de la doctrine du salut. Songez à ces pasteurs qui, chaque printemps,
40 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
68nt d’un salon littéraire. Il est tout animé de la joie de construire et d’abattre. Grande allure intellectuelle. — Comment c
41 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
69 et bête. Dans ce conflit perpétuel, il trouve sa joie et sa souffrance — peu importe le nom qu’il leur donne ; et il y trou
42 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
70il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors le temps de ses journées, c’est p
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
71écise et heureuse, comment ne pas distinguer avec joie la plupart des thèmes humains auxquels Esprit voudrait voir s’attache
44 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
72résentement, à la fois dans l’angoisse et dans la joie : la seule expérience nécessaire. Oui, cette expérience-là nous reste
45 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
73r l’histoire, de M. Souriau sur la mystique de la joie, les esquisses phénoménologiques du Dr Minkowski, les approximations
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
74ais « Sich austoben ? » Moi. — S’en donner à cœur joie ! Ou à mort, plutôt… Je veux bien, pourvu que ce ne soit pas en Franc
47 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
75hain ni son amour, ni sa haine, ni sa peur, ni sa joie, ni ses derniers défis. C’est ainsi qu’il exprime dans un style vraim
48 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
76s la Russie nouvelle, c’est une santé énorme, une joie au travail dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi et
77après cela, commencera la conquête d’un avenir de joie et de force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cel
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
78t de refaire une amitié humaine d’où jaillisse la joie créatrice. Il faut bien constater d’abord qu’elle n’est plus là. Nous
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
79isterons jamais assez. Mais il faut dire aussi la joie que nous éprouvons à voir Gide, en dépit de tout, et avec tant de cou
51 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
80 Monod, « l’athéisme n’explique pas la Beauté, la Joie, l’Amour, la Sainteté. Il se brise contre le problème du Bien. D’autr
52 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
81ute l’œuvre de Claudel se soulève à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le di
53 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
82es, mais qui donne des ordres, et la force, et la joie de les accomplir. Les critiques perspicaces et pessimistes de notre é
54 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
83la Russie nouvelle, c’est une santé énorme, une « joie au travail » dont rien ici ne peut donner l’idée ; mais c’est aussi,
55 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
84’esprit va d’un autre côté, bientôt sans force ni joie créatrice, divaguant dans les rêves ou les mythes d’une pureté détach
56 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
85après cela, commencera la conquête d’un avenir de joie et de force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cel
57 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
86pas hors de toi-même, dans le scandale ou dans la joie de ta vocation créatrice. Trop de penseurs inoffensifs secrètent des
87 tristesse des moyennes qui n’est jamais mêlée de joie secrète, ni jamais secouée de sursauts de douleur, puisqu’elle prend
58 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
88ie chez lui jaillit au point précis où soudain la joie cesse de soutenir son grand lyrisme ; Rimbaud enfin, celui de la Sais
89n’arrête pas le cours du temps, cet Instant d’une joie absolue et pour certains presque mortelle. Notre vie s’anéantirait da
59 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
90demain et des signes providentiels. Et toutes les joies qui n’ont pas de nom et dont personne ne songerait à parler, contempl
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
91qui décrit et embrasse les trois dimensions de la joie, est dit aussi par le vallon des oliviers et par sa jeune nudité. Pas
92ice ? À moi d’abord, très certainement. C’est une joie qui vaut bien les ennuis du voyage, le temps perdu et les fatigues, b
93, bien qu’elles paraissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pou
94 l’orage. Vocabulaire insuffisant pour décrire la joie naturelle. Souvent éprouvé. Les grands soulèvements de l’instinct ver
95t ce qui surgit formidablement à l’approche de la joie, elle se sent gênée, pauvre et maladroite, pareille à cette clarté lu
61 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
96 une bonne espièglerie, pour vous laisser à votre joie ou à vos larmes. Il y a quelque chose de « glorieux » — au sens baroq
97ebâtie. Les Cavaliers, « appelés à faire vivre la joie dans le pays du fer, à l’époque du fer » nous ont appris à leur façon
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
98ait ses preuves. 5 décembre 1933 Une de nos joies, c’est de pouvoir enfin mettre au gramophone, et avec l’aiguille fort
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
99ne tache blanche dans un pré, qui est le château. Joie de voir un pays dans son ensemble, dans son unité naturelle et ancien
100qui décrit et embrasse les trois dimensions de la joie, est dit aussi par le vallon des oliviers et par sa jeune nudité. Pas
101ice ? À moi d’abord, très certainement. C’est une joie qui vaut bien les ennuis du voyage, le temps perdu et les fatigues, b
102, bien qu’elles paraissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pou
103 riche, mais l’un et l’autre ne valent que par la joie, et la joie ne vaut rien dans nos calculs. Il faut beaucoup d’argent
104 l’un et l’autre ne valent que par la joie, et la joie ne vaut rien dans nos calculs. Il faut beaucoup d’argent (jamais asse
105ent (jamais assez) à celui qui n’a pas accepté la joie, qui n’a pas de « valeur ». Il faut beaucoup de temps (jamais assez !
106e t’empêche de recevoir les signes certains de la joie. Voilà le modèle de toute simplicité, de toute richesse reçue dans la
107 l’orage. Vocabulaire insuffisant pour décrire la joie naturelle. Souvent éprouvé. Les grands soulèvements de l’instinct ver
108t ce qui surgit formidablement à l’approche de la joie, elle se sent gênée, pauvre et maladroite, pareille à cette clarté lu
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
109 d’ennui multicolore. Ici tout est plus calme, la joie, si joie il y a, est sans gestes et sansflots de paroles. Nul pittore
110multicolore. Ici tout est plus calme, la joie, si joie il y a, est sans gestes et sansflots de paroles. Nul pittoresque. Rie
65 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
111 Je doute que le prolétariat français éprouve une joie particulière à savoir qu’il ne travaille plus pour enrichir M. Citroë
66 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
112se sauver et d’accéder à une vie supérieure, la « joie suprême » d’Isolde agonisante. Fidélité qui consume la vie, mais qui
67 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
113 n’a rien à donner, c’est lui qui vous donnera la joie du chant, plus précieuse que l’objet de vos requêtes au roi. — Oui, d
68 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
114is « sich austoben ? » Moi. — S’en donner à cœur joie ! Ou à mort, plutôt… Je veux bien, pourvu que ce ne soit pas en Franc
115e de visages d’ouvriers, éclatants de santé et de joie. Au milieu, cette devise : Honneur, paix et liberté dans le monde.
116illuminant des faces rouges, immobiles. Où est la joie des feux de la Saint-Jean sautés avec des cris aigus ? (Ce feu-là est
69 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
117 maîtres, ils auront bientôt fait de retrouver la joie de l’historien !) 109. Je lisais hier encore dans une étude de Luci
70 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
118ue ; il suffit de savoir ce qui compte, et que la Joie ne dépend pas de nos misères. J’y songeais l’autre soir, à Orléans, e
119 a l’espérance, qui est la plus forte ! Il y a la joie, qui est la plus forte ! Il y a Dieu ! Il y a Dieu qui est le plus fo
71 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
120e qu’il réfute, dénonce et détruit, c’est pour la joie du viol intellectuel. Comme Don Juan l’image de la Mère, Nietzsche po
121monde. C’est au point de fureur dionysiaque où la joie de détruire devient douleur, et dans l’angoisse d’une puissance anéan
72 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
122i préfère le néant aux limitations de la vie — la joie devant la mort de Tristan et d’Isolde. III. Mystique et Personne
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
123oir ainsi que je souffre agréablement, et tant de joie dans ma douleur que je suis malade avec délices. Chrétien de Troyes.
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
124 et de cette nostalgie qui nous fait mépriser les joies terrestres. Mais symbole équivoque puisqu’il tend à confondre l’attra
125Fanjeaux, qui me semble le Paradis ; car amour et joie s’y enferment, ainsi que tout ce qui convient à l’honneur, et courtoi
126ns du monde : Plus m’agrée donc de mourir Que de joie vilaine jouir Car joie qui repaît vilement N’a pouvoir ni droit de me
127grée donc de mourir Que de joie vilaine jouir Car joie qui repaît vilement N’a pouvoir ni droit de me plaire tant. Ainsi c
128ire tant. Ainsi chante Aimeric de Belenoi. La « joie vilaine », c’est ce qui le guérirait de son désir, si justement l’amo
129i : Je ne désire pas que Dieu m’aide ni me donne joie ou bonheur, sinon par vous ! S’il ne s’agit que de figures de rhétor
130and Mon cœur ne s’en doit point défaire Ni jamais joie, ni douce, ni bonne, Ne puis entrevoir en promesse : Cent joies aurai
131e, ni bonne, Ne puis entrevoir en promesse : Cent joies aurais-je par prouesse N’en ferais rien, car ne sais vouloir qu’ELLE 
132anière, le but est le « suprême grand bonheur… la joie de l’anéantissement du moi ». Et cette « béatitude érotique », obtenu
133t d’un culte. Considérée comme « source unique de joie et de repos, l’amante synthétise toute la nature féminine, elle est m
134er servant dans la réalité fatale du Karma. 5. La joie d’amour. — En contraste indéniable avec ces textes mystiques et cette
13574. D’Amour, je sais qu’il donne aisément grande joie à celui qui observe ses lois, dit le premier des troubadours connus,
136é, Secret et Merci, et ces vertus conduisent à la Joie, qui est signe et garantie de Vray Amor. Voici Mesure et Patience :
137der Mesure… Le bien-être des amoureux consiste en Joie, Patience et Mesure… J’approuve que ma dame me fasse longtemps attend
138 ».) C’est au comble de l’amour (vrai) et de sa « joie » que Jaufré Rudel se sent le plus éloigné de l’amour coupable et de
139par ma foi je ne la vis… et je l’aime fort… Nulle joie ne me plaît autant que la possession de cet amour lointain. La « joi
140nt que la possession de cet amour lointain. La « joie d’Amour » n’est pas seulement libératrice du désir dominé par Mesure
141elui-là vivra cent ans qui réussira à posséder la joie de son amour. (Guillaume de Poitiers.) Je n’ai cité que des poètes d
142 il lui est difficile d’en sortir, il vit dans la joie, celui qui peut y rester. On y accède par quatre degrés très doux,
143 de deux « moi » cessant de souffrir l’amour : la Joie Suprême. Ce que Wagner a repris à Gottfried, c’est tout ce que les Br
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
1444 Ce n’est donc pas, conclut Otto, la plus haute joie mystique qui figure pour Eckhart l’expression authentique de l’union
145indre d’un mal que l’on préfère cependant à toute joie et à tout bien terrestre. Déplorer que les mots trahissent le sentime
146ouvées, vérifiées pour ainsi dire, traduisant une joie recomposée ? »116 Je ne pense pas que personne, de nos jours, soit e
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
147 spiritualisme exalté ; par leur doctrine de la « joie rayonnante » ; par leur refus des sacrements et du mariage ; par leur
148ue l’on pourrait appeler, symétriquement, « cette joie majestueuse qui fait toute la douleur du Roman ». Car pour l’atteindr
149ornée à soi, sans au-delà ni renversement dans la joie, acceptée telle qu’elle est dans le monde du jour, et qualifiée néanm
150anche.) Spinoza définit l’amour : un sentiment de joie accompagné de l’idée d’une cause extérieure. C’est juste en un seul c
151ause isolée qui nous détermine purement. Entre la joie et sa cause extérieure il y a toujours quelque séparation et quelque
152la nuit, le martyr d’un ravissement qui se mue en joie pure à la mort. On peut noter encore ceci : Don Juan plaisante, rit t
153 ! ce cri puissant retentira Comme un tonnerre de joie à travers la nuit de printemps ! 16.Intériorisation du mythe L
154radictoires, retours au monde… C’est ce moment de joie bizarre, né de l’ironie métaphysique, qui fait défaut au romantisme f
155e mystique à l’horizon spirituel, ni de véritable joie d’amour au sommet de ces élancements. Le moi n’est jamais transcendé,
156 sur le cadavre de Tristan, dans l’extase de la « joie la plus haute ». Initiation, passion, accomplissement mortel : ces tr
157 vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie de vivre. Nous nous vengerons de vos « divines ». La femme est d’abor
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
158se sauver et d’accéder à une vie supérieure, la « joie suprême » d’Isolde agonisante. Fidélité qui consume la vie, mais qui
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
159me, s’il vos plesoit un soir M’avriez vos plus de joie doné C’onques Tristans, qui en fist son pouvoir N’en pust avoir nul j
79 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
160 communauté de la foi, de l’humiliation, ou de la joie chrétienne. Ce sont des gestes, enfin, qui favorisent l’oubli de soi
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
161Le marxisme, au contraire, décrit avec une sombre joie notre absence de liberté, toutes les fatalités économiques qui, selon
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
162ée… Mais si nous l’acceptons avec courage et avec joie, je suis certain que la plupart des critiques auxquelles j’ai dû me l
82 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
163t revenait submerger le square comme une marée de joie. Je n’oublierai pas le bonheur brillant dans tous ces yeux levés, la
83 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
164s’y retrouver. Niera-t-on qu’il s’en donne à cœur joie ? Mais il existe un moyen court de le dépister, ici encore. La part d
165n, sacrifice et impérialisme, haine et tendresse, joie et douleur, sagesse et folie, vie et mort. Rien de plus rare qu’une p
166ous, parce que c’est elle ». L’amour accepte avec joie ce mystère, d’une « injustice » aussi flagrante, cependant, que celle
167rimer que par les paradoxes du langage mystique : joie consumante, feu qui glace, tortures aimées, ardeur cruelle, — « tout
168vantage par l’absence de l’être aimé qu’il n’a de joie par sa présence. Dans ce dédale de nos enfers privés, quel talisman p
84 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
169cle perpétuel qui fait coïncider la justice et la joie, les pures spéculations de la mathématique et les structures du monde
170ar leurs propres effets, et que ni l’ordre, ni la joie, ni la grandeur et ni l’amour ne cessent d’attendre, intacts et souve
171du ciel de Manhattan, fusant comme une inexorable joie entre les verticalités argentées des gratte-ciel. Le bleu du ciel des
85 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
172e psychique ». Et lui-même gémit, avec une sombre joie : « Sort misérable, qui ne me permet rien que d’extrême. » Jacob Boeh
173sse de la catastrophe et la secrète, l’inavouable joie de la libération. Impossible d’isoler ces deux composantes dans l’ave
86 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
174 de celui qui écoute, dans le tourment et dans la joie d’une découverte quotidienne du chemin, — ton chemin, sur lequel tu e
175 fruit de la reconnaissance… Tout commence par la joie d’être aimé — et ensuite vient l’effort de plaire, constamment exalté
176te est révolte, et qu’il faut pour se l’avouer la joie qui naît de l’acte de la foi. Lorsque Kierkegaard écrivit son traité
177 s’imagine que l’acte viendra comme un sursaut de joie, comme une révolte, comme une affirmation désespérée de son orgueil,
178dicace fameuse : Au solitaire, que j’appelle avec joie et reconnaissance : mon lecteur. Kierkegaard savait bien que lorsqu’o
87 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
179deurs et simplifiant parfois, d’un large trait de joie ou de colère, les méandres méticuleux d’une véracité stérile ? ⁂ Les
88 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
180 qu’établissent la mort, la panique naturelle, la joie, — la joie, ce point vraiment commun, parce qu’il « est au-delà de la
181sent la mort, la panique naturelle, la joie, — la joie, ce point vraiment commun, parce qu’il « est au-delà de la vie ». C’e
89 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
182ute l’œuvre de Claudel se soulève à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le di
90 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
183 préfère le néant aux limitations de la vie, — la joie devant la mort de Tristan et d’Isolde… IIIMystique et personne
91 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
184diques, souvent sadiques eux-mêmes et avec quelle joie entièrement partagée par les publics d’enfants, ils évoluent dans un
92 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
185ue : il suffit de savoir ce qui compte, et que la joie ne dépend pas de nos misères. J’y songeais l’autre soir, à Orléans, e
186 a l’espérance, qui est la plus forte ! Il y a la joie, qui est la plus forte ! Il y a Dieu ! Il y a Dieu qui est le plus fo
187ative des événements qui nous font les gros yeux. Joie du temps retrouvé, dans l’instant d’un espoir qui fut pour moi la par
93 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
188a démocratie. — Roosevelt est réélu, le peuple en joie. La dame de Tuxedo en sera pour ses conserves. Hier soir, je me suis
189nuée des plumages, et l’éclat des costumes, et la joie rayonnante du sourire des étoiles : c’est leur Au-Delà ! Les descript
94 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
190aussi allègre ? Comment les faire danser de cette joie de dire vrai ? Et comment les séduire au rythme sans défaut, sans rel
95 1947, Doctrine fabuleuse. Angérone
191re au contact de cet infini, plus puissant que la joie et la douleur. Dans le vertige de revenir toucher cet absolu, sensibl
96 1947, Doctrine fabuleuse. Don Juan
192e qu’il réfute, dénonce et détruit, c’est pour la joie du viol intellectuel. Comme Don Juan l’image de la Mère, Nietzsche po
193monde. C’est au point de fureur dionysiaque où la joie de détruire devient douleur, et dans l’angoisse d’une puissance anéan
97 1947, Doctrine fabuleuse. Le supplice de Tantale
194ouvait seule, et dans un seul instant, mériter la joie éternelle. 7. Dans les Flegeljahre.
98 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
195ues-uns cependant continuent de marcher, riant de joie aux paliers du matin, s’avançant vers Midi avec le naturel de ceux qu
196nc une tristesse errante, empruntant la forme des joies qu’il rencontrait ; et son désir ainsi fut exaucé. Un autre voulait v
99 1947, Doctrine fabuleuse. Le feu
197mettais l’amour, la femme-flamme. Je pensais à la joie qui fait souffrir et qui rend seul. À l’Occident qui veut le plein ma
100 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
198t revenait submerger le square comme une marée de joie. Je n’oublierai pas le bonheur brillant dans tous ces yeux levés, la