1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1n formidable mouvement de protestation contre les lois tyranniques. Le succès grandit rapidement, le gouvernement cède. Mais
2 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
2ir Mes instincts, ensuite, les éduquer, selon des lois établies par le concours de l’expérience et d’un sentiment de convena
3ter à l’existence que m’imposent mon corps et les lois du monde, et comment augmenter ma puissance de jouir, en même temps q
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
4ulière préfiguration : Certes ce ne seront ni les lois importunes des hommes, ni les craintes, ni la pudeur, ni le remords,
5qu’il n’y a de liberté que dans la soumission aux lois naturelles ; et leur effort est de retrouver ces lois ; ils ne craign
6 naturelles ; et leur effort est de retrouver ces lois ; ils ne craignent pas de choisir parmi leurs instincts, ni de les am
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
7ns matériels formidables des ensembles soumis aux lois de l’esprit et de la vie sociale, non plus à un opportunisme anarchiq
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
8ette confusion. Mais s’il est bien établi que les lois de la vie sont essentiellement différentes des lois de l’œuvre d’art,
9is de la vie sont essentiellement différentes des lois de l’œuvre d’art, il ne s’en suit pas forcément que l’on doit nier to
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10 crée pas n’importe comment, mais selon certaines lois où se retrouve notre individualité. Elle nous crée tels que nous tend
11etour à une fidélité plus profonde. Fidélité à sa loi individuelle, quelles merveilleuses duperies cela suppose. Mais c’est
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
12 me méprisent ! Je les vois régner. Je salue leur Loi. » Le récit grassement pittoresque dans la description du milieu juif
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
13 que ces trois mots où se résume la défense de la loi sociale, patriotique, religieuse (?) et ci-devant morale qui protège
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
14 qui ne soit connue d’avance et stérilisée par la loi, les mœurs et l’habitude. Nous n’avons aucun remords d’avoir déçu cet
10 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
15he, évidemment scandalisée par cette atteinte aux lois du genre le plus conventionnel qui soit. Gérard la regarda avec une c
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
16n beau regard de rêve, — lit-on dans l’Ennemi des Lois — son expression amoureuse du silence et cet ensemble idéal d’étudian
12 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
17gue semble disparaître, l’homme s’abandonne à des lois géométriques. Un jeu de chiffres d’horlogerie calculé une fois pour t
18oumis plus subtilement encore que son travail aux lois d’une offre et d’une demande sans rapport avec ses désirs réels, et d
19nce, abandonné à la lutte tragique et absurde des lois économiques et des exigences les plus rudimentaires de son corps. Il
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
20suivante, on me mit à l’école, parce que c’est la loi. La première classe fut agréable : j’alignais des bâtons en rêvant à
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
21l n’y a pas d’égalité réelle possible tant que la loi est la même pour tous. Je ne parle pas des manuels d’histoire, dont i
22onstituent une inversion méthodique de toutes les lois divines et humaines. C’est-à-dire : une méthode d’abâtardissement du
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
23sation. Elle ne croit plus qu’au péché contre les lois sociales, eh bien ! elle apprendra que le seul péché qui n’a pas de p
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
24cal qui domine l’ensemble et le compose selon les lois d’une plastique exubérante. Quand je dis que j’observe, je n’observe
17 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
25condition humaine : la liberté de l’esprit et les lois de la matière. Pris entre une anarchie et une fatalité également fune
26es tours de la pensée scientifique. Cherchant des lois, la science ne peut trouver que des déterminismes. Soumettre l’esprit
27à ses méthodes, c’est en réalité le soumettre aux lois de l’ordre matériel ; c’est se condamner donc à ne l’apercevoir que d
28inventions matérielles et déjà nous sentons leurs lois peser sur notre vie : s’agit-il d’enrayer la science ? Non, mais que
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
29Bien plutôt, elle est l’expression concrète d’une loi divine et humaine, et c’est ici que l’on peut voir sa profonde ressem
30, combien plus amer et noble, du consentement aux lois de la vie. Seule épreuve qui permette de nous en libérer. Car au-dess
31 parce que c’est mal ou bien, mais en vertu d’une loi organique, inéluctable, amorale, tout à fait indépendante de nos appr
19 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
32l vise à la plénitude élémentaire, définie par la loi, par son astre. L’homme chrétien au contraire, l’homme qui doit être
33e sans mesure naturelle : s’il ne retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il n’est plus qu’un être sans des
20 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
34labore et s’impose dans le silence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décis
35lence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décision se formule, peut-être pou
21 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
36e si Dieu n’était rien d’autre que l’ensemble des lois de la nature. Ainsi la conception de la transcendance divine aboutit
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
37 c’est leur chœur qui chante une dernière fois la loi, au moment où il reçoit la grâce de lui échapper : « Wer immer strebe
23 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
38tule que bien et mal appartiennent au règne de la loi (de la morale). Et c’est la foi qui en libère, non pas cette « généro
39mais le pardon. La vertu comme le vice naît de la loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit
24 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
40 d’une souffrance et d’un isolement. Telle est la loi du monde, et il est admirable de l’aimer. Et la pensée n’est point so
41imer. Et la pensée n’est point soustraite à cette loi, non, la pensée même de Dieu n’y est point soustraite. Car elle s’inc
25 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
42 mais la repousse comme le signe d’un manque à la loi. Il y a une contrepartie. Celui que hante le sens du péché — c’est-à-
26 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
43he, évidemment scandalisée par cette atteinte aux lois du genre le plus conventionnel qui soit. Gérard la regarda avec une c
27 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
44cal qui domine l’ensemble et le compose selon les lois d’une plastique exubérante. Quand je dis que j’observe, je n’observe
28 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
45Europe, qu’elle redoute encore, mais qui forge sa loi au secret de son désespoir… Bastions de l’Occident ? — Duquel ? Ou bi
29 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
46es, c’est pour mieux dominer ses moyens. Selon sa loi. Mais le moderne dit : « Je gagne » ou « je produis », ou bien « Je c
47os démissions personnelles : genèse des mythiques lois de l’économie, de l’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « 
48ns la nécessité et le jeu, les combinant selon sa loi pour créer un risque nouveau. Le temps de cet homme est plein, et nul
49immédiatement consécutif, des institutions et des lois, je ne vois rien de plus néfaste que la fameuse législation du travai
30 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
50 par suite la science et les faits, par suite les lois, polices, servitudes, déterminismes et autres déchets de l’intelligen
51ison à l’esprit date peut-être de l’invention des lois économiques ; assurément, de leur divinisation. Le marxisme a simplem
31 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
52 de Grenelle. Et toujours, pour chaque chose, une loi sanctionnait le travail du dehors, mais arrachée en fin de séance par
53jeunesse par des congrégations interdites, ou les lois sociales les plus honorables, non établies par un travail parlementai
54ion avec ses pairs, est assuré malgré lui par des lois qui désorganisent tout sans satisfaire personne. Dans la vie familial
32 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
55bon de sentir qu’au-dessus de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une revanche, dût-on n’y parvenir jamais. O
56t cesse d’être autorité, tombent sous le coup des lois publicitaires. Et la publicité traduit les exigences d’une classe bou
33 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
57ans l’incertain, divaguent dans la précision. Les lois qu’ils imaginent sont celles de la mort, et d’abord de leur propre mo
58acteur, de celui qui fait nombre à celui qui fait loi, de celui qui regarde à celui qui s’engage. Nous pouvons voir ensuite
59 contre eux, notre raison cherche à trouver leurs lois. Elle les trouve, mais ce sont alors les lois mêmes de notre absence,
60urs lois. Elle les trouve, mais ce sont alors les lois mêmes de notre absence, celles du monde abandonné et qui paraît déter
61ru concevoir, dans ce qui les attaque, une fatale loi justifiée en raison. D’où vient alors l’idée de la personne, et ce re
62n ordre contractuel où la personne abritée par la loi perde à la fois son risque et son pouvoir de création (démocratie lib
63e. L’objet pendant ce temps, se dégrade selon ses lois. La révolte matérialiste trouve dans la carence du spiritualisme une
64sprit qui dansait sur les eaux primitives, et les lois de mon corps sont celles de la poussière ? — Rien, l’esprit n’est plu
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
65mme autant de réalités autonomes, possédant leurs lois propres, échappant à notre domination et poursuivant, en dehors de no
66ue tout ce qui se passe dans le monde obéit à des lois générales et historiques qui échappent à notre volonté et sur lesquel
67oethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous conduit à la liberté. Adhérez au déterminisme de l’histoir
68ens, abstraites. Sur quoi peut bien se fonder une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la
69une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissi
70 ne fût-ce que pour faire mentir le proverbe. Les lois générales, économiques ou sociales, sont toujours justes, dans la mes
71endre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle e
72 d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : Mais
73ole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait pas pu lui faire
74, qui est au fond de notre désespoir. Les grandes lois historiques et révolutionnaires peuvent bien nous servir de refuge, d
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
75de toutes les valeurs bourgeoises il n’y a pas la Loi, ni l’Évangile, il y a tout au contraire une sournoise révolte de l’h
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
76opinion publique. Que l’histoire évolue selon des lois fatales, et que la volonté de quelques-uns n’y changera rien. Que la
77si l’on a d’abord renoncé à l’autre vie ; que les lois de l’histoire ne sont rien si l’acte de l’homme les dément ; que la f
78omme ? Une créature. Qu’est-ce que son ordre ? La loi du Créateur. Le solitaire que Kierkegaard appelle, c’est l’homme seul
79on. Et toutes les « sciences » qui étudient ses « lois » historiques ou sociologiques sont comme une inversion de la théolog
80lus être sujet de son action, qui l’abandonne aux lois mythiques de l’histoire. Kierkegaard au contraire nous répète : « La
81 tu n’es pas foule, imitation et simple objet des lois du monde. La foule attend : si tu la suis, elle te méprisera sans dou
37 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
82l n’est pas notre vie. Il n’est qu’un abandon aux lois de la poussière. ⁂ Ceci peut définir l’Antiquité : la panique de l’ho
83 pour leur imposer le silence. Ordre géométrique, loi des choses muettes, mesure des apparences permanentes : le cours des
84 venir, et suivant l’ordre d’une Histoire dont la loi peut paraître souverainement illogique, nous voici contraints de nous
85porelle est la succession de nos chutes, selon la Loi, à cause de la Loi. Rachetés, mais non pas pour ce temps. Restaurés,
86ession de nos chutes, selon la Loi, à cause de la Loi. Rachetés, mais non pas pour ce temps. Restaurés, mais non pas dans l
38 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
87n d’arguments pour faire sentir l’absurdité des « lois » qui, pour certains intellectuels, figurent la réalité. Une œuvre co
39 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
88presque toutes les situations de ce livre ? Cette Loi qui nous condamne quoi que nous fassions, ce Juge impitoyable, cette
40 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
89tous les destins collectifs et par les prétendues lois de l’Histoire, vit d’instant en instant, d’une tâche à une autre, d’u
41 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
90ivité créatrice des élites ? Ni le pouvoir ni les lois ne peuvent compter sur une longue durée ou sur une action un peu féco
42 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
91 des impuissances trop humaines. La plupart des « lois scientifiques » qu’on invoque à gauche et à droite pour justifier les
92me, qu’un seul homme s’affirme, et le pouvoir des lois diminue aussitôt. Aussi bien convient-il d’opposer un scepticisme mét
93ette pensée sociologique qui voudrait codifier la loi d’évolution des « masses » comme si les masses n’étaient pas faites d
43 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
94saurait être utilisé, qui ne porte en lui-même la loi et l’image de la fin poursuivie. On n’aboutit pas à l’humain en agiss
44 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
95mme autant de réalités autonomes, possédant leurs lois propres, échappant à notre domination et poursuivant, en dehors de no
96ue tout ce qui se passe dans le monde obéit à des lois générales et historiques qui échappent à notre volonté et sur lesquel
97oethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous conduit à la liberté. Adhérez au déterminisme de l’histoir
98ens, abstraites. Sur quoi peut bien se fonder une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la
99une loi historique ? Sur ce qui a été fait. Toute loi qu’on découvre dans la société humaine repose sur le principe démissi
100 ne fût-ce que pour faire mentir le proverbe. Les lois générales, économiques ou sociales, sont toujours justes, dans la mes
101endre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? Telle e
102 et non pas dans la rue, dans l’opinion, dans les lois de l’évolution. Le lieu de toute décision qui crée, c’est la personne
103d’être : le prochain. Lorsque les docteurs de la loi voulurent éprouver Jésus, l’un d’entre eux se leva et lui dit : mais
104ole, celle du Bon Samaritain. Et le docteur de la loi découvrit cette vérité que toute sa religion n’avait pas pu lui faire
105, qui est au fond de notre désespoir. Les grandes lois historiques et révolutionnaires peuvent bien nous servir de refuge, d
45 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
106 du bon plaisir de l’État. Tout au contraire, des lois fondées sur la personne sont obligées de tenir compte en premier lieu
107it dire, d’une manière un peu paradoxale, que ces lois perdent en puissance à mesure qu’elles gagnent en généralité. À mesur
108ion. — Qu’est-ce que cela signifie : « Fonder les lois sur la personne » ? Vous dites que personne égale vocation. Admettons
109t pour tous ces gens votre expression : fonder la loi sur la personne ? Vous voyez les absurdités qu’on peut en tirer ! Il
110cela qu’il doit défendre contre l’empiètement des lois trop générales. 2. Mais on me dira que la vocation ainsi comprise est
111ersonne c’est l’humain par excellence. Fonder les lois sur la personne, c’est assurer la liberté d’action des hommes les plu
112’entendent les chrétiens est imprévisible. Or les lois ont pour utilité principale de prévoir. Il y a là une opposition de p
113ctible. Si chacun prétend suivre sa vocation, les lois, si détaillées et si particulières qu’elles soient, deviennent forcém
114 D’autre part, on peut renverser l’objection. Les lois rigides, rationnelles et générales, ne sont pas celles qui assurent l
115 un moment donné, le supporter. Au contraire, des lois souples, laissant à l’activité des personnes un certain jeu, supporte
116a prévoient en quelque sorte. C’est ainsi que les lois anglaises, notablement personnalistes, s’accommodent assez aisément d
117ément de l’objection de conscience, alors que les lois rationnelles de l’État français transforment aussitôt cette objection
46 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
118charité, à la poésie pure ou à la contingence des lois de la nature ! » Mais le marxisme, à la suite surtout des derniers éc
119e chose, c’est assurément par opposition avec les lois inéluctables d’une nature tyrannique, entièrement livrée à la nécessi
120tudes de pensée et de vie entièrement soumise aux lois du nombre et de la matière, pour ne rien dire de la police et de la d
121endre l’homme irresponsable, obéissant aux seules lois que lui révèle la science, nouvelle théologie. Elle tend à rendre les
47 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
122us parlons des choses, de leur nature et de leurs lois, de leur production, répartition et usage humain, et nous en parlons
123dement de cette égalité abstraite. Car toutes les lois que l’on édicte alors (égalité de droits) contredisent aux coutumes d
48 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
124s fondée sur les contraintes du passé, ni sur des lois, mais sur l’attente commune et enthousiaste d’un au-delà libérateur.
125es, au nom du mot d’ordre unitaire : une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous le règne
49 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
126es, c’est pour mieux dominer ses moyens. Selon sa loi. Mais le moderne dit : « Je gagne » ou « Je produis », ou bien « Je c
127os démissions personnelles : genèse des mythiques lois de l’économie, de l’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « 
128ns la nécessité et le jeu, les combinant selon sa loi pour créer un risque nouveau. Le temps de cet homme est plein, et nul
50 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
129tte à des réalités dont elle ignore ou répudie la loi interne : la tactique d’un parti, par exemple. Ce n’est pas dans l’ut
51 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
130yance que la vie se fera toute seule et que des « lois » inexorables se chargent de transformer le monde, cette démission de
52 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
131C’est ainsi que l’histoire devient un ensemble de lois, et non plus une chronique des actes. On tend à ne garder de ceux-ci
132 l’inventer, et non pour constater ces fameuses « lois » qu’on lui attribue après coup, et qui viennent comme par hasard jus
133d’esprit, c’est l’image épurée d’un monde fait de lois. Cette image s’interpose entre la pensée « pure » et le réel confus e
134gereux qui échappe à ses prises prudentes. Et ces lois confirment le penseur dans l’idée que l’esprit « distinct » reste san
135ité — n’est pas de ce monde. C’est le royaume des lois « sérieuses et précises » que la pensée peut arriver à reconnaître, m
136 en vertu d’une coutume qui tend à se préciser en loi. L’échelle des valeurs matérielles que « touchent » les clercs pour l
53 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
137un peu divinisé, échappant en quelque manière aux lois de ce monde perdu. Sa sanctification ne doit pas le conduire à je ne
138à venir ». Il reste dans le monde et soumis à ses lois, sachant pourtant qu’il n’appartient plus à sa forme, mais à sa trans
54 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
139efs d’école ; ni des docteurs dont la pensée fait loi, une fois sanctionnée par l’Église. Ils sont avant tout des témoins.
140jamais, comme un littérateur de second ordre, aux lois d’une esthétique préconçue, mais il adopte toujours la forme de disco
55 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
141eut une armée française puissante, il approuve la loi de deux ans. « Staline a raison » affirme l’affiche communiste ; mais
56 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
142hée des rois à revenir à la formule « Un roi, une loi, une foi » — formule fasciste, dirions-nous aujourd’hui –, les intrig
57 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
143ntisociales, — « géniales », — puis il édicte des lois eugéniques, d’intention manifestement sociale, mais, en puissance, de
144rt en servant son voisin, il n’échappe point à la loi, et la loi n’établit jamais ni le contact vital ni l’amour du prochai
145nt son voisin, il n’échappe point à la loi, et la loi n’établit jamais ni le contact vital ni l’amour du prochain. Le voisi
146t vital ni l’amour du prochain. Le voisin, que la loi bien comprise nous ordonne d’aider dans sa peine, reste un voisin, ne
58 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
147ion. Il n’est d’action créatrice que soumise à la loi d’une pensée rigoureuse ; il n’est de pensée saine qu’engagée dans un
59 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
148puissances collectives, de masses électorales, de lois économiques. Un jeu secret qui se joue sur nos têtes et dont la Press
149itation des pauvres, la raison du plus fort et la loi du talion. Ici, c’est le capitalisme créateur de chômage, là c’est la
150 dire qu’en tant que chrétiens nous échappons aux lois communes ? Non pas ! Et gardons-nous ici de toute illusion optimiste 
151 à la fois l’économie et la pensée, et toutes les lois de la cité. Or, c’est à bâtir ce système, à développer ses conséquenc
60 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
152été réelle, sinon l’extension dans l’espace d’une loi personnelle, de la loi du propriétaire ? (Toute autre forme de propri
153ension dans l’espace d’une loi personnelle, de la loi du propriétaire ? (Toute autre forme de propriété demeurant justiciab
154 « Si c’était vrai, ça se verrait. » Telle est la loi nouvelle et la réalité d’une ère dominée par ce fait historique : l’I
155rois pas qu’il soit possible de les ramener à une loi, ni même à un usage régulier ; ou plutôt ils n’ont pas d’autre loi qu
156 usage régulier ; ou plutôt ils n’ont pas d’autre loi que cette volonté de plier l’attention aux phases d’un geste, d’une a
157e que cette psychologie s’assure davantage de ses lois, elle tend à les substituer à l’imagination concrète du réel. Les fai
158endue vers l’origine d’où procèdent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple, et l’authentique raison d’être, l’i
61 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
159ine dans le plan culturel. C’était substituer aux lois mythiques les hommes réels, les petits groupes d’hommes qui font la l
160es réels, les petits groupes d’hommes qui font la loi. C’était substituer au dogme de la toute-puissance des faits économiq
161es classes au mouvement culturel n’obéit pas à la loi de cause à effet. Leur unité n’est pas quelque chose de donné, mais q
162 classes et configuration de la vie, sous la même loi supérieure de la fin proposée par le socialisme. Il faut alors défin
62 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
163s nécessaires et solutions d’urgence ; coutume et loi abstraite ; création et automatisme ; libéralisme et discipline ; féd
63 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
164s de localisation du spirituel, ne connaît pas de lois mais seulement des formes. C’est un monde en recréation perpétuelle,
64 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
165orable où se trouvent pris les éditeurs : 1. Les lois du capitalisme et l’importance sans cesse accrue des frais généraux o
65 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
166général, demandé par un groupe de citoyens, d’une loi ou un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en Franc
167 un groupe de citoyens, d’une loi ou un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en France, on ne saurait par
168ours dirigé contre l’État. C’est-à-dire que toute loi proposée par l’État et soumise au referendum se voit ipso facto repou
66 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
169mes qui modifient les circonstances », et non les lois économiques. Nous pensons donc que le progrès mécanique ne comporte p
67 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
170ste : la science ne nous apprend-elle pas que les lois de l’histoire sont des lois, et que l’esprit ne peut rien y changer ?
171rend-elle pas que les lois de l’histoire sont des lois, et que l’esprit ne peut rien y changer ? Que l’esprit plane donc, su
172ctuel refuse absolument de s’intéresser à quelque loi fiscale ou militaire dont le projet surexcite l’opinion ; qu’il dise
173ple question d’argent ! » — ou qu’il écrive de la loi de deux ans : « vaine querelle de défense nationale » — l’opinion una
68 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
174 fonction même, elle ne croit pourtant qu’à leurs lois : ce sont les seules qui la provoquent à des combats où elle puisse v
175uvement qui l’a constituée. Elle fait siennes les lois dont elle a su forcer le secret. Elle n’en veut point connaître d’aut
176iste qui finit par soumettre l’homme lui-même aux lois du nombre, qui sont les lois des choses, la fatalité parallèle d’une
177l’homme lui-même aux lois du nombre, qui sont les lois des choses, la fatalité parallèle d’une raison ennemie des mythes, c’
69 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
178 et l’autre à la Science, qui est le triomphe des lois sur la mythologie, en même temps que la garantie d’une unité future d
179 réserve à la culture, dans un monde régi par des lois calquées sur la nature des choses. Si le principe du mouvement, du P
70 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Importance de la notion de commune mesure
180. Car si la pensée et l’action se règlent sur des lois hétérogènes, la production n’a plus de fins intelligibles, et ses sou
71 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
181s. Il vient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourquoi son telos est transcendant com
182de sa volonté. Dans l’Arche sont les tables de la loi. La Loi est la mesure sacrée. C’est elle qui rappelle à la fois l’ori
183lonté. Dans l’Arche sont les tables de la loi. La Loi est la mesure sacrée. C’est elle qui rappelle à la fois l’origine et
184Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience final
185 la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la lo
186 finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle porte en elle la règle permanente de toute action et de
187e la mesure est indivisible. Dieu est au ciel, sa loi est sur la terre, et les prêtres sont là pour veiller sur l’Alliance.
188u, se borner au concret, c’est rester fidèle à la Loi. D’ailleurs son langage même s’ordonne dès l’origine à cette vocation
189 agir. Point d’arts figuratifs ou imaginatifs. La loi les interdit par le deuxième et le troisième commandement. « Tu ne te
190lors la mesure n’est plus dans l’observance de la Loi qui conduit au Messie, mais bien dans la tension entre la Foi, qui es
72 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
191e mesure ; lorsque nous agissons en citoyens : la loi ; lorsque nous agissons en « hommes latins », ce sont alors certains
73 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
192égime politique. Ainsi la mesure n’est plus cette loi qui vit en l’homme réel et personnel, cette alliance du peuple avec s
193ur des cultures authentiques. Elle est devenue la loi inexorable et mécanique qui plie l’individu à des calculs de masses,
74 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
194ine dans le plan culturel. C’était substituer aux lois les hommes, les petits groupes d’hommes qui font la loi. C’était subs
195s hommes, les petits groupes d’hommes qui font la loi. C’était substituer au dogme de la toute-puissance des faits économiq
196es classes au mouvement culturel n’obéit pas à la loi de cause à effet. Leur unité n’est pas quelque chose de donné, mais q
197 classes et configuration de la vie, sous la même loi supérieure de la fin proposée par le socialisme. » Il faut alors défi
75 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
198e à terme, mais au contraire pour découvrir les « lois » de l’une, et la liberté créatrice qui éclate en l’autre à tout coup
199estige, nous saurons qu’il invoque un ensemble de lois, un ensemble de dogmes et de déterminismes figurant à ses yeux la vér
200t sa mission, le même refus intéressé de faire la loi vivante, qui ont assuré pendant cent ans l’impunité des entreprises d
201 fut à ce prix, l’échéance s’annonce tragique. La loi de l’inertie peut garantir pour quelques lustres une espèce de douceu
202ue l’étymologie. Elle est l’arrêt d’une immanente loi. Nous y voici justement parvenus. Déjà l’on subordonne l’invention au
203nt parvenus. Déjà l’on subordonne l’invention aux lois d’une économie en faillite. On refuse le brevet aux inventeurs de méc
204t aussi fait des miracles ! Ils ont recouru aux « lois » pour dégager leur responsabilité, tout comme le peuple recourt au f
205ne, échappant aux mains de l’inventeur, dicte ses lois au producteur : c’est la formule de notre crise industrielle comme au
206s et à tous ceux qui forment l’opinion, dicte ses lois au créateur et stérilise la recherche hérétique : c’est la formule du
207oint de vue, c’est l’encadrer de références à des lois ou à des écoles, c’est démontrer que ce point de vue ne se fonde pas
208nt à leur tour des dogmes. D’où la mythologie des lois psychologiques, des lois historiques, des lois économiques, qui encom
209. D’où la mythologie des lois psychologiques, des lois historiques, des lois économiques, qui encombrent la mentalité du cit
210es lois psychologiques, des lois historiques, des lois économiques, qui encombrent la mentalité du citoyen moderne de supers
211 autres ? Nous le savons maintenant : ce sont ces lois nées du dessaisissement de la pensée. On ne récite pas l’homme. On le
212déclare indépendants de ses pouvoirs. Ce sont les lois de nos savants, correspondant au « ils » du peuple, (d’où cette conni
213éterministe et libérale. Déterministe à cause des lois ; libérale dans la vie intérieure qu’elle mène à l’abri du réel aband
214u’elle mène à l’abri du réel abandonné au jeu des lois. Le confort de cette position n’est pas niable, tant qu’il ne s’agit
215 à son tour, secrète des dogmes. Elle invente des lois qu’elle dit fatales. Et l’aboutissement normal de ces doctrines, just
216rmal de ces doctrines, justifiées en vertu de ces lois, c’est le régime totalitaire, c’est-à-dire une glorification de l’Éta
217t pur, chez les marxistes, ait abdiqué devant les lois économiques, comme il abdique chez les fascistes devant les lois biol
218s, comme il abdique chez les fascistes devant les lois biologiques, nous ne sommes pas rentrés pour si peu dans le concret,
219frais. Laisser le monde aller son train selon ses lois, quitte à le suivre à pas de crabe, les yeux fixés sur le déroulement
220e passé. Le monde n’ira pas son train selon nos « lois » ; la loi du monde n’est pas la loi que nous tirons de notre défecti
221monde n’ira pas son train selon nos « lois » ; la loi du monde n’est pas la loi que nous tirons de notre défection au monde
222selon nos « lois » ; la loi du monde n’est pas la loi que nous tirons de notre défection au monde. La loi du monde est que
223i que nous tirons de notre défection au monde. La loi du monde est que l’homme lutte contre le monde, en assumant le risque
224sur leur prise solide, et je le pétrirai selon la loi nouvelle. Advienne ce que Dieu voudra ! J’aurai du moins gagné ma mor
225 tous ceux enfin qui se donnent sans remords à la loi brutale du nombre, trahissant dans ce temps, mais pour l’éternité, le
76 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
226’est qu’elle estime que l’action dépend du jeu de lois fatales, et non pas de l’esprit créateur, incarné par des hommes resp
227gnement. Et que me font alors ces coutumes et ces lois d’un monde absent : leurs mythes, leurs sciences ; que me fait tout c
228u de rêver dans l’avenir et le passé, domaine des lois. Penser avec les mains désigne ainsi un acte dont j’ai dit qu’il est
229t indépendante de la pensée, et qu’elle subit des lois que la pensée doit se borner à décrire. Je répondrais qu’une telle cu
230la, dans un monde que la pensée abandonne à ses « lois », pour se retirer dans une sécurité où elle végète et récite ses pro
231ve, c’est qu’elle oublie — nécessairement — une « loi » humaine fondamentale : la violence ne profite qu’aux violents, et q
232tèmes politiques ne triomphent qu’à la faveur des lois économiques. Mais d’où viennent ces systèmes ? Et qui a fait ces lois
233is d’où viennent ces systèmes ? Et qui a fait ces lois, ou qui les a laissées se faire, sinon les clercs réfugiés dans le gr
234 est clair que cette liberté-là, garantie par les lois de l’État, ne sera jamais que servitude pour le penseur, s’il sait qu
235 que ce vœu signifie pour beaucoup un appel aux « lois scélérates » ; pour d’autres, qu’il témoigne d’un goût romantique du
236 se laisse guider par des formes, des usages, des lois qui ne sont en fait que les résidus de créations anciennes. L’esprit
237sition : d’une part il opposera au conformisme la loi personnelle de l’homme, d’autre part, il opposera à l’évasion dans l’
238contre la mort et l’anarchie. Les Juifs ont eu la Loi et la prophétie ; les Grecs, l’homme dans la cité ; les Romains, l’or
239portaient jusqu’à présent la société, l’État, les lois, la pensée et l’action, n’étaient pas le vrai centre de l’homme, qui
240 pour cette seule raison, la société, l’État, les lois, la pensée et l’action déformaient l’homme et se l’asservissaient. Ai
241 d’une passion solitaire et féconde. Telle est la loi du monde, et il est admirable de l’aimer. Et la pensée même de Dieu n
242ée même de Dieu ne s’est point soustraite à cette loi, c’est-à-dire à ce choix souverain de Dieu. C’est en s’y soumettant q
243ps et l’espace est entièrement déterminée par les lois mécaniques. Fatalement, elles nous entraînent dans une dissolution at
77 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
244nnelle, c’est-à-dire, dans ce cas, ordonnée à une loi qui n’est pas celle de l’objet mais du sujet. Son chapitre sur Balzac
78 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
245oir la chance, avoir la veine, c’est démentir les lois les plus fondamentales de notre science la plus élémentaire et la plu
246 l’homme : d’ailleurs elle ne le pourrait pas. Ma loi vaut tout juste pour moi. (Et s’il fallait tenir compte de toutes les
247des, cessent d’agir et de faire effort contre les lois qui les limitaient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi —
248aient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi — à ses superstitions incomparables — se met à croire de la même mani
249parables — se met à croire de la même manière aux lois et aux pouvoirs qu’il aurait dû combattre. (Volonté et pouvoir des ma
250nthousiasme communiste. La plupart des fameuses « lois » économiques ou sociologiques que nous pensons avoir récemment « déc
79 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
251sionnés que vient de soulever le fameux projet de loi Jean Zay démasquent un autre aspect de la question : celui du contrat
252néfice de l’éditeur, cela va de soi. Le projet de loi Jean Zay entend mettre une fin à ces pratiques, en limitant à 10 anné
80 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
253ompromise ne se rétablira point par quelque truc, loi nouvelle ou campagne de propagande. Il s’agit bien plutôt que les écr
81 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
254vit et se transforme, non pas seulement selon les lois des passions, des cœurs et des corps, mais aussi selon la liberté, so
82 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
255e, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses lois, qui se suffisent. Les concepts alors se combinent selon des affinité
83 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
256st, en effet, de 40 à 48 % (quarante-huit). Et la loi attribue au créancier non seulement les terres mais la personne même
257a société romaine est livrée aux mécanismes de la loi capitaliste. La concentration des terres et de l’argent62 entre les m
258e. Au premier siècle, fatiguée de lutter pour des lois agraires plus justes, la plèbe se désintéresse de la terre. Elle ne d
259Mais les appareils les mieux montés subissent les lois de l’inertie. Les ressorts peu à peu s’écrasent. Nulle machine ne peu
260de son capitalisme, il s’est défait selon la même loi qui l’avait fait. Résumons ce processus exemplaire. Le capitalisme ag
261alistes, mais aussi de l’État, qui lui impose des lois générales. L’État est devenu l’arbitre souverain des conflits sociaux
84 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
262s-Unis de statuer sur la constitutionnalité d’une loi ou d’une mesure gouvernementale. ⁂ Ces brèves indications suffisent
85 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
263rs, qui va venir un beau jour, de Paris, faire la loi dans notre village ? 15 mars 1934 Je rentre de Vendée. On m’avait dem
86 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
264rs, qui va venir un beau jour, de Paris, faire la loi dans notre village ? 19 février 1934 Les gens : récit d’une jo
265e, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses lois, qui se suffisent. Les concepts alors se combinent selon des affinité
266t pour lui d’une nécessité tout intérieure, d’une loi comparable à celles qu’il a su découvrir dans les plantes : loi de la
267 à celles qu’il a su découvrir dans les plantes : loi de la forme organisatrice de l’individu autonome. ⁂ Inverser les donn
87 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
268 tournée se présente comme un séducteur, c’est la loi du genre, et cela rend les échanges bien pauvres…) Quand nous nous so
269oir la chance, avoir la veine, c’est démentir les lois les plus fondamentales de notrescience la plus élémentaire et la plus
270 l’homme : d’ailleurs elle ne le pourrait pas. Ma loi vaut tout juste pour moi. (Et s’il fallait tenir compte de toutes les
271à-soi) cessent d’agir et de s’efforcer contre les lois qui les limitaient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi — 
272aient normalement. L’homme cessant de croire à sa loi — à ses superstitions incomparables — se met à croire de la même mani
273parables — se met à croire de la même manière aux lois et aux pouvoirs qu’il aurait dû combattre. (Volonté et Pouvoir des ma
274nthousiasme communiste. La plupart des fameuses « lois » économiques ou sociologiques que nous pensons avoir récemment « déc
275 1930 17 . Tous ceux qui ne bénéficient pas de la loi des assurances sociales ont intérêt à assister à la conférence. L’org
276l’État — et cela veut dire : de ceux qui font les lois sans rien savoir des situations locales. Parfois ils proposeront quel
277es chemins de fer et l’administration ; faire des lois régionales pour la viticulture ; mettre en commun les terres d’un pet
88 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
278ictatures, on constate l’existence d’une sorte de loi historique : le totalitarisme n’est fort que dans la mesure où le civ
89 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
279etenant les âmes dans les Ténèbres. La sexualité, loi des corps, est une entrave à l’envol spirituel vers le monde incréé d
280ntradictoires sur la sainteté de la procréation — loi de l’espèce — et sur la sainteté de la virginité — loi de l’esprit. P
281e l’espèce — et sur la sainteté de la virginité — loi de l’esprit. Pour l’Ancien Testament, par exemple, une descendance no
282le condamnait la procréation comme relevant de la loi du Prince des Ténèbres, c’est-à-dire du Démiurge auteur du monde visi
283e noblesse morale, qu’elle nous met au-dessus des lois. Celui qui aime de passion accède à une humanité plus haute, où les b
284gnit l’État dit socialiste à édicter une série de lois contre le divorce (qu’on rendit extrêmement onéreux), contre l’avorte
285nts nés hors du mariage. La rigueur subite de ces lois, le choc psychologique qu’elles provoquèrent, la propagande, et les m
90 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
286ue où l’on confond thérapeutique et sotériologie (lois de l’hygiène et doctrine du salut). À vues humaines, la guérison de n
287découvrira que la fidélité dans le mariage est la loi d’une vie nouvelle ; et non point de la vie naturelle (ce serait la p
288et puisque le salut est justement d’échapper à sa loi démoniaque.104 Faut-il voir à la source de cet aspect le plus réel d
2898), et qui tendrait à restaurer le Cosmos dans sa loi primitive, troublée par le péché ? La volonté chrétienne de transform
91 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
290 mais, peu ou prou, de chaque individu soumis aux lois d’une collectivité délirante. Sur la foi d’affiches officielles prome
92 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
291tte à des réalités dont elle ignore ou répudie la loi interne : la tactique d’un parti par exemple. Ce n’est pas dans l’uti
93 1938, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Le Poète et le Vilain (novembre 1938)
292ien certaine. Tout homme en vaut un autre, dit la loi ; et ce respect vulgarisé touche au mépris. De là vient que le meurtr
94 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
293expression directe d’une carence du sens civique, loi générale qui se vérifie dans tout pays totalitaire. D’autre part, le
294’a révélée à leur raison. Ils vous expliquent les lois biologiques de la race, la nécessité de l’eugénie, le fonctionnement
295irez vous ferait décapiter : voici le texte de la loi, je n’invente pas. Et vous, rêveurs d’une liberté sociale assurée par
296nt beau jeu de prouver qu’on ne peut accepter les lois sans accepter l’esprit qui les édicte… Car telle est la misère du tem
297és, promesses de grâce, credo. Mais au lieu d’une Loi sainte et dont les exigences amènent au repentir et à l’humilité, on
95 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
298demment, il sera toujours possible d’invoquer les lois économiques, les forces relatives des partis et des classes avant 193
96 1938, Journal d’Allemagne. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
299st qu’une attitude de profond respect en face des lois de l’Harmonie et du Beau… Les hommes qui n’ont pas notre foi, ou ne p
97 1938, Journal d’Allemagne. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
300général, demandé par un groupe de citoyens, d’une loi ou d’un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en Fra
301n groupe de citoyens, d’une loi ou d’un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, comme en France, on ne saurait par
302gé contre l’État. C’est-à-dire que la plupart des lois proposées par l’État et soumises au referendum sont ipso facto repous
98 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
303uiétude du salut. J’ai été attaché avec zèle aux lois papistes autant que n’importe qui, et je les ai défendues avec grand
99 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
304un recours aux vérités les plus redoutables de la loi. Mais il faut bien remarquer le point réel de notre divergence (en at
100 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
305phère, par le « charme » qu’elle fait régner. Des lois adroites et humaines ne suffiront jamais à l’assurer : il y faut ce c
306ur du siècle mécanique, accepter pour un temps sa loi, en préservant, s’il se peut, dans nos cœurs, ce droit d’aimer, cette