1 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
1. Mais le plus grave est peut-être le sophisme du loisir. M. Guglielmo Ferrero a fort bien montré, dans un article intitulé « 
2les prendre dans son engrenage. L’emploi de leurs loisirs est prévu. Il est déterminé par la réclame, les produits Ford qu’il f
3s’intensifie, plus il faut créer de besoins et de loisirs. Or, l’industrie ne peut subsister qu’en progressant. Mais la nature
4phonies, ou autres œuvres destinées à charmer les loisirs de personnes oisives et raffinées, réunies pour admirer mutuellement
5t de ses buts propres, humains et divins. Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour admirer la nature entre 17 et 19 heur
6 pas une faculté destinée à amuser nos moments de loisir, il a des exigences effectives ; et ces exigences sont en contradicti
2 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
7encore : comme la lecture des romans anglais, les loisirs obsédés du jaloux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visag
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
8prit est un produit purement bourgeois, enfant du loisir économique, il lui faudra se réfugier dans la sphère des abstractions
4 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
9Laisse-les donc chercher, jusqu’à la fin de leurs loisirs fiévreux, s’il faut faire quelque chose, et comment et pourquoi. Ce q
5 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
10e rythme perpétuellement syncopé du travail et du loisir, créé par l’économie citadine, ici s’apaise et laisse percevoir les r
6 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
11s. Ou encore : la lecture des romans anglais, les loisirs obsédés du jaloux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visag
7 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
12 Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)e Le malaise De même que le « s
13t parallèlement, de la corruption spirituelle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît pl
14 Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs liens vivants. Nous le voyons lourdement s
15os journées en 8 heures de travail et 8 heures de loisir est une dérision brutale des rythmes créateurs. Elle exprime simpleme
16cessité. Ils n’arriveront jamais à la liberté, au loisir plein. Si la liberté n’est pas à l’origine d’un système, elle ne s’in
17 travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité. On aura bea
18 c’est vicier à la base toutes les conceptions du loisir qui découlent de cette erreur spirituelle ; et principalement la conc
19gine. Dans l’Encyclopédie de 1765, vous trouverez loisir défini comme « le temps vuide ». Cette nomination qu’un libéral voudr
20 symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il faut maintenant déceler la lâcheté originelle. Car c’est bie
21édante en vienne par fatigue à décréter vides les loisirs que ses ancêtres consacraient à la création de leur puissance, du mêm
22cé » le travail des classes chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simp
23st créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et
24ont plus de finalité commune ; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien d
25s de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui permette de saisir la nature de
26 Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’est pas la jouissance, m
27est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’est pas la jouissance, mais la création. Nous n’avons pas le go
28ons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité de l’être, où ils ne
29creuses » ou des efforts stériles. Est-ce un long loisir créateur ? Un long travail d’enfantement ? Cela ne va pas sans douleu
30r du travail), sinon toutefois l’organisation des loisirs, qui lui sera tôt ou tard conjointe. 3° que si l’on veut sauvegarder
8 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
31ime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mis sur le premier ou sur le second membre
32tièrement responsable. Droit au travail, droit au loisir, on sait en 1933 à quel morne cauchemar aux sursauts de mitraille con
33e machinisme est, en principe, destiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du trava
34travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret1 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle
35à créer des possibilités toujours plus grandes de loisir. C’est pourquoi elle est condamnée à une espèce de dégradation, dans
36u s’accroître dans des proportions telles que les loisirs créés théoriquement par le machinisme se trouvaient aussitôt absorbés
37ption de la valeur du travail et conséquemment du loisir. Il ne semble pas que rien l’y aide, dans l’époque. C’est qu’il a tou
38r, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir de toute signification positive mais bien
39que pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir de toute signification positive mais bien au contraire en figure la p
9 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
40lic », celui-là même qui, chez nous, consacre ses loisirs à dévorer des prix Goncourt, justifiant les plus grosses manœuvres pu
10 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
41. Si les scandales du temps vous laissent quelque loisir pour vous occuper de vous-mêmes et de l’enjeu de l’existence, vous li
11 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
42ime la religion du travail, ou la superstition du loisir, — c’est affaire d’accent mis sur le premier ou sur le second membre
43tièrement responsable. Droit au travail, droit au loisir, on sait en 1933 à quel morne cauchemar aux sursauts de mitraille con
44e machinisme est, en principe, destiné à créer du loisir, dans une société dont la religion dominante est la religion du trava
45travail mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret72 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle
46à créer des possibilités toujours plus grandes de loisir. C’est pourquoi elle est condamnée à une espèce de dégradation, dans
47u s’accroître dans des proportions telles que les loisirs créés théoriquement par le machinisme se trouvaient aussitôt absorbés
48ion de la valeur du travail et, conséquemment, du loisir. Il ne semble pas que rien l’y aide, dans l’époque. C’est qu’il a tou
49r, seul travail qui n’implique pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir de toute signification positive mais bien
50que pas la négation du loisir, qui ne vide pas le loisir de toute signification positive mais bien au contraire en figure la p
12 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
51 2Loisir ou temps vide ? Le malaise De même que le « spiritualisme » du
52t parallèlement, de la corruption spirituelle des loisirs est née la présente corruption du travail. Notre siècle ne connaît pl
53 Notre siècle ne connaît plus ni le travail ni le loisir depuis qu’il a coupé leurs liens vivants. Nous le voyons se débattre
54os journées en 8 heures de travail et 8 heures de loisir est une dérision brutale des rythmes créateurs. Elle exprime simpleme
55cessité. Ils n’arriveront jamais à la liberté, au loisir plein. Si la liberté n’est pas à l’origine d’un système, elle ne s’in
56 travail qui néglige la création, un travail sans loisir, sans liberté, laisse s’étendre l’empire de la nécessité. On aura bea
57 c’est vicier à la base toutes les conceptions du loisir qui découlent de cette erreur spirituelle ; et principalement la conc
58gine. Dans l’Encyclopédie de 1765, vous trouverez loisir défini comme « le temps vuide ». Cette nomination qu’un libéral voudr
59 symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il faut maintenant déceler la lâcheté originelle. Car c’est bie
60édante en vienne par fatigue à décréter vides les loisirs que ses ancêtres consacraient à la création de leur puissance, du mêm
61cé » le travail des classes chargées d’assurer ce loisir. C’est créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simp
62st créer un monde impensable, le nôtre. Car si le loisir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et
63ont plus de finalité commune ; s’il n’y a plus de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien d
64s de loisir dans le travail ni de travail dans le loisir ; s’il n’y a plus rien dans l’un qui permette de saisir la nature de
65 Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’est pas la jouissance, m
66est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’est pas la jouissance, mais la création. Nous n’avons pas le go
67ons pas le goût du vide. Par cet acte, travail et loisir retrouveront leur commun sens : dans l’actualité de l’être, où ils ne
68creuses » ou des efforts stériles. Est-ce un long loisir créateur ? Un long travail d’enfantement ? Cela ne va pas sans douleu
13 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
69physique — et nous y reviendrons plus tard tout à loisir, soit pour marquer les causes internes de son succès auprès des clerc
14 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
70s’il est aimable. Ou bien c’est l’ornement de nos loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement c
15 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
71l’animent, et qui le soutiennent. Nous avons tout loisir de jouer le jeu des grandes questions métaphysiques sans ébranler l’a
16 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
72eur d’une classe établie réside toujours dans ses loisirs. L’inactualité de la culture qui était pour Marx une vérité de fait,
17 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
73 fin, et le travail un moyen de « gagner », et le loisir un déficit. Fatalité prolétarienne ! Diverses dictatures nous en mont
18 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
74tations évidentes ou ingénieuses, qu’il aura tout loisir de faire pour sa part, après avoir fermé ce livre. Cependant la quest
19 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
75l’homme. — Il s’agit de transformer le chômage en loisir. Je résume : primauté du spirituel ; primauté de l’homme sur l’écono
20 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
76’une seule expérience précise et utile : celle du loisir. Je m’aperçois que je ne savais plus, ou ne pouvais plus, « perdre »
77où les idées et sentiments changent de climat. Le loisir n’est pas simplement la cessation du travail pour un repos nécessaire
78l, par exemple — mais il ne connaît plus de vrais loisirs.   23 janvier (écrit sur la dune) Il ne faut pas se mettre en colère
21 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
79 relativement au dessein de ce journal : celle du loisir. Je m’aperçois que je ne savais plus, ou ne pouvais plus, « perdre »
80où les idées et sentiments changent de climat. Le loisir n’est pas simplement la cessation du travail pour un repos nécessaire
81l, par exemple — mais il ne connaît plus de vrais loisirs. ⁂ Je saisis l’occasion de ce répit pour essayer de démêler un peu la
22 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
82e « idéal », sans doute laisserions-nous moins de loisirs à notre faculté judicatoire pour exercer ses comparaisonstrop exactes
23 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
83il d’hommes par les machines, et donc de créer du loisir ; d’autre part, d’élever le niveau général du confort. Or chacun sait
84atiques du machinisme ne sont pas d’augmenter les loisirs, mais bien d’augmenter le chômage, et qu’au lieu d’élever le niveau g
24 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
85il d’hommes par les machines, et donc de créer du loisir ; d’autre part, d’élever le niveau général du confort. Or chacun sait
86atiques du machinisme ne sont pas d’augmenter les loisirs, mais bien d’augmenter le chômage, et qu’au lieu d’élever le niveau g
25 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
87os usages, coutumes et costumes, arts, travaux et loisirs. Au point qu’on étonne un moderne en lui demandant quel peut être le
26 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
88s’il est aimable. Ou bien c’est l’ornement de nos loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement c
27 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un climat tempéré (22 août 1945)
89 qui ne harcèle pas l’homme, et qui lui laisse le loisir d’être humain, au lieu de le forcer sans trêve à défendre sa vie d’an
28 1946, Combat, articles (1946–1950). Paralysie des hommes d’État (21 mai 1946)
90vident, car les visions de l’avenir naissent d’un loisir intense. Or, ils ont à recevoir des députés… Seule, une cour internat
29 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
91à l’armée, quel beau vide, ou quelle plénitude du loisir ! Amusons-nous à dire un peu de quoi se fait la vie quotidienne, dans
30 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
92livre dont les fabricants de magazines puissent à loisir piller les arguments ou les informations originales ; et faire jouer
31 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
93 qui ne harcèle pas l’homme, et qui lui laisse le loisir d’être humain, au lieu de le forcer sans trêve à défendre sa vie d’an
94 heures du jour et de la nuit. Profité de ce bref loisir pour reprendre mon Diable abandonné dans un tiroir depuis des mois, e
95s la fin du progrès ne peut être qu’une plage, un loisir sur la plage, et nous l’avons ici. New York, 2 septembre 1942 Q
32 1946, Lettres sur la bombe atomique. Paralysie des hommes d’État
96vident, car les visions de l’avenir naissent d’un loisir intense. Or ils ont à recevoir des députés. Seule une cour internatio
33 1947, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Consolation à Me Duperrier sur un procès perdu (décembre 1947)
97s circonstances de ma vie ne m’ont plus laissé le loisir d’y penser, ni même de bien lire les journaux. Mais voici ce matin su
34 1948, Suite neuchâteloise. V
98lasser, celle qu’un regard embrasse et détaille à loisir. Au-delà de ses paysages et de sa proche histoire, il n’y a que l’ima
35 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Deuxième lettre aux députés européens (16 août 1950)
99r laissera tout le temps d’aller lentement, et le loisir d’être prudents. Festina lente nous disent-ils. Les Coréens n’entende
36 1950, Lettres aux députés européens. Deuxième lettre
100r laissera tout le temps d’aller lentement, et le loisir d’être prudents. Festina lente nous disent-ils. Les Coréens n’entende
37 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
101aine de spécialistes ou de bourgeois disposant de loisirs, donc étrangère à l’homme du peuple. Comment remédier à cet état de c
38 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
102homme libéré du travail, que va-t-il faire de ses loisirs, qui deviendront l’essentiel de sa vie ? Problème immense et tout nou
39 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
103 différer, fantaisie, besoin d’imprévu, sérénité, loisir, maîtrise de soi, individualité et liberté… On proteste au nom de la
104er : la technocratie. Une promesse effarante : le loisir. La technocratie. L’homme qui cesse de sentir et de vouloir les buts
105angoisse devant les perspectives vertigineuses du loisir, qui poseraient d’une manière immédiate et concrète la grande questio
106uation. Si demain la technique paye les masses en loisirs, plus largement qu’elle n’a jamais payé ses actionnaires en dividende
107n prestige s’évanouira dans la mesure même où les loisirs et leur contenu deviendront le problème vital et passionnant. Alors l
108her de réaliser enfin ses bénéfices humains. Les loisirs. Cette guérison du mal technique par la technique elle-même est-elle
109ndis que la production ne cessait d’augmenter. Le loisir apparaît ainsi comme le sous-produit de la technique, dont le but pri
110de la technique et l’un de ses buts possibles, le loisir, a diminué d’un tiers pendant ce laps de temps. Un deuxième but qui e
111ces conditions élémentaires, le « temps vide » du loisir41 deviendra le vrai temps de nos existences quotidiennes. La question
112cercle arctique (Suède et Norvège), condamnées au loisir pendant six mois d’hiver : elles se tournent vers la culture. Or il s
113récisément qui nous permet ce retour en créant du loisir. Et quant à la mystique, elle suppose avant tout la connaissance préc
40 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
114rands rêves réalisés, — au défi de l’invasion des loisirs, par exemple ; au défi des besoins de l’âme, laissés en friche et lib
41 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
115inaires de recherches sur le marché commun et les loisirs — l’un terminé, l’autre en préparation — contribuant à la réflexion s
42 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle des festivals dans la vie culturelle de l’Europe [Commentaires] (mai 1957)
116econde révolution industrielle, et qui promet des loisirs plus étendus à un nombre croissant d’hommes et de femmes. Les problèm
117uches populaires élargies, et de l’occupation des loisirs vont dominer la société de demain ; ils imposent dès maintenant des o
43 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
118gulière. Voyez-vous, c’est l’immense Problème des Loisirs qui défile devant nous sur cette place. L’éducation des masses exige
44 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
119 différer, fantaisie, besoin d’imprévu, sérénité, loisir, maîtrise de soi, individualité et liberté… On proteste au nom de la
120er : la technocratie. Une promesse effarante : le loisir. La technocratie. L’homme qui cesse de sentir et de vouloir les buts
121angoisse devant les perspectives vertigineuses du loisir, qui poseraient d’une manière immédiate et concrète la grande questio
122uation. Si demain la technique paye les masses en loisirs, plus largement qu’elle n’a jamais payé ses actionnaires en dividende
123n prestige s’évanouira dans la mesure même où les loisirs et leur contenu deviendront le problème vital et passionnant. Alors l
124her de réaliser enfin ses bénéfices humains. Les loisirs. Cette guérison du mal technique par la technique elle-même est-elle
125ndis que la production ne cessait d’augmenter. Le loisir apparaît ainsi comme le sous-produit de la technique, dont le but pri
126de la technique et l’un de ses buts possibles, le loisir, a diminué d’un tiers pendant ce laps de temps. Un deuxième but, qui
127ces conditions élémentaires, le « temps vide » du loisir83 deviendra le vrai temps de nos existences quotidiennes. La question
128cercle arctique (Suède et Norvège), condamnées au loisir pendant six mois d’hiver : elles se tournent vers la culture. Or il s
129récisément qui nous permet ce retour en créant du loisir. Et quant à la mystique, elle suppose avant tout la connaissance préc
45 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Les ambivalences du progrès
130en résulter à bref délai (abondance matérielle et loisirs) : dans les deux cas, on essayerait d’éliminer les risques inhérents
131 la Bombe et à ses effets qu’à l’abondance et aux loisirs — lesquels ne manqueront pas d’instituer à leur tour d’autres risques
46 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Le drame occidental
132s bénéfices de la technique, tant en nature qu’en loisirs, au lieu de réinvestir la peine des hommes en vue de profits insensés
133e nucléaire, si l’on ose affronter les risques du loisir, le défi de l’ennui, et les vraies ambitions de la démocratie que l’o
134nt en train de changer. L’Occident, découvrant le loisir, se tourne vers les religions et les divertissements de la culture. L
47 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
135nde ainsi domestiqué, de l’espace, du temps et du loisir conquis ? Nous voulions aussi démontrer l’impossibilité de certains p
136des qui prédisposent le moins à l’usage fécond du loisir. À l’inverse, les valeurs orientales préparent au loisir et le suppos
137 À l’inverse, les valeurs orientales préparent au loisir et le supposent, mais n’ont pu le procurer au grand nombre. Au moment
48 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pool européen d’éditeurs (février 1958)
138séminaire en cours au CEC sur l’automation et les loisirs, ainsi que des travaux sur l’enseignement de l’histoire et sur le voc
49 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). L’Europe de l’énergie
139sation de l’industrie, en fin de compte, c’est le loisir ! La réduction du temps de travail moyen à l’usine ou au bureau, obte
140ellement libérée du travail mécanique, pourvue de loisirs tout nouveaux, et privée du même coup du droit de se plaindre qu’elle
141ver ! Bien sûr, nous ne confondrons pas le simple loisir et la culture. La culture ne consiste pas seulement à se cultiver, à
142u pourra l’être. Nous allons vers un temps où les loisirs deviendront quantitativement plus importants que le travail routinier
50 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Pour une politique de la recherche
143e dont je parle ici n’est pas seulement celle des loisirs, celle que les gens qui en prennent le temps consomment, mais bien pl
51 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation et loisirs : les mass media (mai 1959)
144 Éducation et loisirs : les mass media (mai 1959)au Laissant de côté le problème de l’es
145côté le problème de l’estimation quantitative des loisirs dans la société de demain, je voudrais attirer votre attention sur un
146es preuves. Quant à savoir si l’élargissement des loisirs conduira ou non à une élévation du niveau culturel, voilà qui dépendr
52 1960, Preuves, articles (1951–1968). Les incidences du progrès sur les libertés (août 1960)
147e donner un sens à sa vie, tant de travail que de loisir, et tant d’action que de méditation. Ce n’est point par des statistiq
53 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Invasion de l’érotisme au xxe siècle
148uantitatif et plus encore qualitatif des temps de loisir, accroît aussi — comme l’avait dit Baudelaire avec plus de précision
54 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Pour une mythanalyse de la culture
149tabous sexuels, l’accroissement du confort et des loisirs, le birth control, les mass media, tout agit dans le même sens, irrév
55 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
150ens, ni comme un simple divertissement d’homme de loisir ainsi qu’elle le sera pour les mondains. On lui demande d’être utile
56 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Appendice. Manifestes pour l’union européenne, (de 1922 à 1960)
151 que les ennemis de l’Europe lui en laisseront le loisir, pas davantage. 324. Texte complet, largement commenté, dans L’Euro
57 1962, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Principes et méthodes du dialogue entre les cultures (avril 1962)
152fices de l’automation non pas au chômage mais aux loisirs créateurs ; solidarité économique et culturelle du genre humain.   3
58 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
153 soupçons sur la valeur morale du personnage. Les loisirs eux-mêmes sont marqués par l’esprit d’efficacité qui fait du Suisse u
154 « Instruction, distraction. » C’est « Culture et loisirs » en France, la nuance est significative. Quant au goût de la simplic
59 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — Les institutions et la vie politique
155onnelle, les soirées au café pour les hommes, les loisirs collectivisés pour la jeunesse. Et les mêmes préjugés traditionnels,
60 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
156 soupçons sur la valeur morale du personnage. Les loisirs eux-mêmes sont marqués par l’esprit d’efficacité qui fait du Suisse u
157 « Instruction, distraction ». C’est « Culture et loisirs » en France, la nuance est significative. Quant au goût de la simplic
61 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
158nt comme un luxe réservé à une élite disposant de loisirs, et la vie politique, économique et sociale d’autre part, qu’ils cons
62 1968, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Pour une morale de la vocation (1968)
159 statut social, ses possibilités de travail et de loisirs, donc aussi sa culture et sa liberté. Nous tendons de la sorte, dans
160ravail, et même, qui sait ? à la « créativité des loisirs » (dans les rapports avec l’économie) : on ne voit pas très bien, dan
161 simplement faire la grève de la « créativité des loisirs » ? Ces gestes et attitudes romantiques seraient trop facilement anal
63 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Éducation, civisme et culture
162nt comme un luxe réservé à une élite disposant de loisirs, et la vie politique, économique et sociale, qu’ils considèrent comme
64 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Le civisme commence au respect des forêts
163mode de vie qualitatif (environnement et habitat, loisirs créateurs, etc.) ? Car dans le concret de l’existence actuelle, nous
65 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Le rôle de la recherche en Europe
164homme libéré du travail, que va-t-il faire de ses loisirs, qui deviendront l’essentiel de sa vie ? Problème immense et tout nou
66 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Culture et technique en Europe et dans le monde
165t garçon, précurseur de l’automation créatrice de loisir. Nul motif attesté n’est donc utilitaire, économique ou financier. Ce
166gon, je lis, je dors, je mange, et puis méditer à loisir. Au volant d’une auto, rien de pareil : tout ce que je puis lire, ce
167sation de l’industrie, en fin de compte, c’est le loisir ! La réduction du temps de travail moyen à l’usine ou au bureau, obte
168ellement libérée du travail mécanique, pourvue de loisirs tout nouveaux, et privée du même coup du droit de se plaindre qu’elle
169ver ! Bien sûr, nous ne confondrons pas le simple loisir et la culture. La culture ne consiste pas seulement à se cultiver, à
170u pourra l’être. Nous allons vers un temps où les loisirs deviendront quantitativement, financièrement, commercialement, plus i
171e, mais une meilleure utilisation qualitative des loisirs : toute la musique occidentale à la portée instantanée de tous les am
172tion de la curiosité intellectuelle, résultant de loisirs accrus. Bergson, qui réclamait si anxieusement un « supplément d’âme 
67 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Pour une politique de la recherche
173e dont je parle ici n’est pas seulement celle des loisirs, celle que les gens consomment, mais bien celle qui produit. Ce n’est
68 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — L’Europe, l’été…
174 Cela va de pair avec l’accroissement du temps de loisirs, la diffusion des disques, et d’une manière générale, la popularisati
69 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Le Dialogue des cultures
175et la formation de nouvelles élites ; le rôle des loisirs dans les pays où l’automation va les augmenter considérablement ; l’i
70 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — L’Europe des régions
176urs études, leur formation professionnelle, leurs loisirs. Les investissements se concentrent ainsi dans un seul lieu, ce qui e
71 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte, suite et fin
177e l’habitat ; – des indices culturels (nature des loisirs, lectures, inventions techniques, créations artistiques et intellectu
72 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). II. Strasbourg : la deuxième Table ronde du Conseil de l’Europe (« Promesses du xxe siècle »
178les conditions de vie, de dignité, de santé et de loisirs sont à peu près les mêmes à l’Est dit socialiste et à l’Ouest capital
73 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). III. Venise : colloque sur le fédéralisme, modèle de l’Europe
179obre déjà, dans l’espoir fou de quelques jours de loisirs avant le colloque. Du 5 au 12 octobre 1974 Pendant les deux premières
74 1977, L’Avenir est notre affaire. De la prévision — Première histoire de fous : l’Auto
180paysans allant parfois en ville, mais non pas aux loisirs et aux exploits sportifs. Au cours des ans, le modèle T ne changera p
181riers. Il entend les protéger du vice qui naît de loisirs excessifs — c’est-à-dire dépassant le temps de la simple récupération
182regarder ce qui passe, fermer les yeux, méditer à loisir. Au volant, rien de pareil : tout ce que je puis lire, ce sont des ch
183les prendre dans son engrenage. L’emploi de leurs loisirs est prévu. Il est déterminé par la réclame, les produits Ford qu’il f
184s’intensifie, plus il faut créer de besoins et de loisirs. Or, l’industrie ne peut subsister qu’en progressant. Mais la nature
185de ses buts propres, humains et divins. » Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour aller admirer la Nature entre 18 et 1
186 pas une faculté destinée à amuser nos moments de loisir. Il a des exigences effectives ; et ces exigences sont en contradicti
75 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. L’économie
187ont offertes, ainsi que rallongement du temps des loisirs et, finalement, rallongement de l’espérance de vie. Mais en fait, la
188tre logis et lieu de travail diminue le temps des loisirs (l’expression française « métro-boulot-dodo » le dit très bien) ; — l
189cement (le plus souvent irritantes), son temps de loisir se trouve envahi par d’autres pressions sociales (TV, publicité) qui
190ction faite du temps de déplacement) le temps des loisirs, ou le temps libre pour d’autres activités ; — développer une agricul
76 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Programme pour les Européens
191fiée. Faire revivre l’artisanat, c’est-à-dire les loisirs créateurs, valorisant les ressources de la Terre. Concerter à l’échel
77 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
192e libérer l’esprit des horaires de travail et des loisirs conditionnés. « L’ennui naquit un jour de l’uniformité », mais c’est
193nudé l’invocation, l’élan, le soulèvement vers le loisir profond des Bienheureux, vers une patrie fraîche et riante où la ruse