1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
1e temps ! Au-dessus de la trépidation immense des machines, un Saint-John-Perse, un Supervielle parlent avec des mots de tous le
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2 se développe une civilisation mécanicienne. (Les machines n’ont pas besoin de sommeil.) La fatigue devient un des éléments les
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
3 il compte. ») Six projecteurs convergent sur une machine luisante et tournante. L’esprit de Cocteau est une arme admirable de
4 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
4tre un dessin d’horlogerie, ou quelque plan d’une machine à mouvement perpétuel. Une autre encore : cette fois-ci c’est un Evar
5tention qu’André Evard n’aille trouver une de ces machines à explorer l’au-delà. En vérité il faut être sorcier ou artiste pour
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
6ent ce qu’il voulait. Et pourtant cette admirable machine ne m’inquiète guère : je sais qu’elle le conduira où il veut, sans su
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
7 y aurait, par exemple, ce fait du triomphe de la Machine ; ce fait de la révolution russe… cet autre fait de la guerre… et pui
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8t. Déserts des villes fiévreuses où le fracas des machines couvre déjà la plainte humaine. Il y a ceux qui pleurent le passé et
9’instant où, enfant de douze ans, j’aperçus cette machine de route, jusqu’au jour présent, ma grande et constante ambition a ét
10 constante ambition a été de construire une bonne machine routière. » Les étapes de sa jeunesse sont : la construction d’un mot
11ns plus nettes encore : « Je ne considère pas les machines Ford simplement comme des machines. J’y vois la réalisation concrète
12sidère pas les machines Ford simplement comme des machines. J’y vois la réalisation concrète d’une théorie qui tend à faire de c
13sme d’homme à qui tout réussit, messianisme de la machine, méconnaissance glorieuse des forces spirituelles, le tout agrémenté
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
14dimanche afin qu’ils consomment deux fois plus de machines. Jeu du chat avec la souris. On n’impose plus de résultats, on les fa
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
15 5. La machine à fabriquer des électeurs Je crois à l’absurdité de fait de l’instr
16 en 1914, représentant l’œuvre de Kitchener : une machine qui absorbait des gentlemen et rendait des tommies. La machine scolai
17bsorbait des gentlemen et rendait des tommies. La machine scolaire, elle, dévore des enfants tout vifs et rend des citoyens à l
18tiques, et peu m’importerait que l’École soit une machine à fabriquer de la démocratie — si je ne sentais menacées dans cette a
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
19 me fera observer que beaucoup des servants de la machine sont socialistes ou conservateurs : voilà qui ne change pas le rendem
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
20rialisme de l’âme à celui de la surproduction des machines et des enfants. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le senti
12 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
21 ainsi passa le xixe . On le laissa installer ses machines : elles avaient l’air de grands joujoux ; et l’on continua d’apprendr
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
22il annonce le réveil au sein même du triomphe des machines, Keyserling apparaît comme un type très représentatif de l’Occident.
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
23incipale.) Où tend notre action centuplée par les machines ? Où tendent nos métaphysiques et nos philosophies mal embrayées ?… N
15 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
24de l’âme à l’impérialisme de la surproduction des machines et des enfants. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le senti
16 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
25e », dont il compose chaque matin deux pages à la machine. Il y juge du monde en général, de la religion, des mœurs, de l’histo
26 L’un découvre l’univers dans chaque organe de la machine humaine. L’autre enseigne que chacun des anges est un miroir du ciel
17 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
27orales, c’est l’ouvrier d’usine, l’homme lié à la machine. Cette assimilation en dit long sur la conception du travail qui domi
28rtir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à
29Russie, parce qu’on peut mettre tout le monde aux machines, et rationaliser au maximum5, bref, parce que de nouveau, et pour un
18 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
30aux yeux de celui qui le nomme ? Plus rien qu’une machine à recommandation inutile et nécessaire. Il n’est pas un concours auqu
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
31rs se voient refuser des brevets parce que chaque machine nouvelle, au lieu de libérer des travailleurs, crée du chômage. Et, c
20 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
32ntion ; et le symbole de cette activité, c’est la machine. D’autre part, il devait aboutir à une distinction entre l’esprit et
21 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
33rs se voient refuser des brevets parce que chaque machine nouvelle, au lieu de libérer les travailleurs, crée du chômage8. Et,
22 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
34n politique, que l’État n’est rien d’autre qu’une machine destinée à subvenir à l’entretien des personnes. Privé de toute digni
23 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
35orales, c’est l’ouvrier d’usine, l’homme lié à la machine. Cette assimilation en dit long sur la conception du travail qui domi
36rtir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en principe, destiné à
37Russie, parce qu’on peut mettre tout le monde aux machines, et rationaliser au maximum76, bref, parce que de nouveau, et pour un
24 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
38de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-même, dans l’intervalle des crises économiques,
25 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
39véhicule de l’histoire ou de notre imagination, — machine à remonter le temps — nous ne rejoindrons jamais que Nicodème, ou Sal
26 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
40us partez écrire dans les bois, et moi taper à la machine. À déjeuner, vous me dites que Clarence avait eu une conversation ave
27 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
41 une éducation de la violence physique, c’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance, c’est un massacre mécaniqu
28 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
42mme créateur de sa forme. Si Ramuz n’aime pas les machines, s’il refuse l’économie d’efforts qu’elles représentent, c’est que l’
29 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
43de la nation. Ainsi, quand tout va bien, quand la machine paraît rouler d’elle-même, dans l’intervalle des crises économiques,
30 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
44 nos outils. Mais je les voudrais utilisables. Machines à penser Il faut rendre justice aux balances, et pendant qu’on y e
45. Non, je ne vais pas demander qu’on détruise les machines et je n’ai pas le moindre mépris pour les balances, surtout si elles
46t de « travaux » de son poinçon d’inefficacité69. Machines à penser : distributeurs de résultats acquis, registres de problèmes
47nation qui s’imposait, du fait de l’invention des machines, entre le travail créateur et le labeur automatique, cette dichotomie
48 déjà l’aboutissement impitoyablement logique. La machine, échappant aux mains de l’inventeur, dicte ses lois au producteur : c
31 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
49ique : ils pourront bien produire des millions de machines, mais ils seront impuissants à les utiliser pour l’homme, au bénéfice
32 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
50la charité. — Tout le problème est là : mettre la machine au service de l’homme. — Il s’agit de transformer le chômage en loisi
33 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
51— Non. Est-ce un imprimé ? — Non. C’est tapé à la machine. — Est-ce qu’il n’y a rien d’écrit à la main ? Si, il y a des correct
52 mon activité, une seule chose les a frappés : ma machine à écrire. La mère Renaud, qui est une vieille amie des propriétaires
53ouillées si son fils pourrait venir aussi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur
54ssi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur prouver que je fais réellement quelque
34 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
55 ses institutions, ses armes, ses charrues et ses machines, ses légendes, son histoire, sa morale et sa foi. On peut penser que
35 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
56inertie. Les ressorts peu à peu s’écrasent. Nulle machine ne peut fonctionner indéfiniment sans quelque intervention de l’homme
57utilisation immédiate et sans scrupule humain des machines. Le développement de l’industrie provoque, comme on sait, une vague d
36 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
58rce qu’on raconte dans le pays que je possède une machine à écrire…) Février 1934 Les gens. — Du haut des dunes, je vois les t
59écolte. Et, bien entendu, cela exclut l’usage des machines agricoles. Pourquoi ne s’entendent-ils pas entre eux pour grouper leu
60lations, on se sent maître à bord de sa puissante machine, et l’on bénéficie de ces petites faveurs que les femmes ont toujours
37 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
61Non. — Est-ce un imprimé ? — Non. C’est tapé à la machine. — Est-ce qu’il n’y a rien d’écrit à la main ? — Si, il y a des corre
62 mon activité, une seule chose les a frappés : ma machine à écrire. La mère Renaud (Renaud-de-la-Cure), qui est une vieille ami
63ouillées si son fils pourrait venir aussi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur
64ssi voir la machine. Je crois bien que sans cette machine, je n’arriverais jamais à leur prouver que je fais réellement quelque
65récolte. Et bien entendu, cela exclut l’usage des machines agricoles. Pourquoi ne s’entendent-ils pas entre eux pour grouper leu
66lations, on se sent maître à bord de sa puissante machine, et l’on bénéficie de ces petites faveurs que lesfemmes ont toujours
38 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
67 une éducation de la violence physique, c’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance, c’est un massacre mécaniqu
68nées les hommes seraient capables de conduire ces machines en pensant à n’importe quoi, dans une parfaite liberté d’esprit ? Les
39 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
69e tragique se dégrade en émotion, et le destin en machine romanesque. Tout se réduit à moraliser et à plaire. Faut-il penser qu
40 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
70ant en Italie qu’en plusieurs jours ; enfin cette machine plus infernale qu’humaine était aussi utile aux Français dans les com
71guerrière, à mesure que les hommes desservant les machines se feraient eux-mêmes des machines, n’exécutant qu’un petit nombre de
72desservant les machines se feraient eux-mêmes des machines, n’exécutant qu’un petit nombre de mouvements automatiques, destinés
41 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
73une part d’économiser du travail d’hommes par les machines, et donc de créer du loisir ; d’autre part, d’élever le niveau généra
74rusque des possibilités humaines. L’invention des machines a brusquement accru nos possibilités d’action sur la matière. L’indus
75s choses suivre leur cours fatal. En présence des machines, des capitaux, des armées et des villes, et des États énormes qui s’é
42 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
76une part d’économiser du travail d’hommes par les machines, et donc de créer du loisir ; d’autre part, d’élever le niveau généra
77rusque des possibilités humaines. L’invention des machines a brusquement accru nos possibilités d’action sur la matière. L’indus
78 choses suivre leurs cours fatal. En présence des machines, des capitaux, des armées et des villes, des états énormes qui s’édif
43 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
79che ; le reste, le fonctionnement technique de la machine, étant l’affaire des fonctionnaires — leur nom l’indique — et des con
44 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
80 ne peut fonctionner sans humour, non plus qu’une machine sans huile et sans jeu entre ses parties. C’est le sens de l’humour q
81t d’avoir faim. Ce qui me trouble dans toutes ces machines policières et professionnelles — leurs bienfaits par ailleurs ne sont
45 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
82es cadres matériels de notre vie. L’invention des machines a brusquement accru nos possibilités d’action sur la matière. L’indus
46 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
83ncipale ?) Où tend notre action centuplée par les machines ? Où tendent nos métaphysiques et nos philosophies mal embrayées ?… N
84mme créateur de sa forme. Si Ramuz n’aime pas les machines, s’il refuse l’économie d’efforts qu’elles représentent, c’est que l’
47 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
85me, le nettoiera. Car Hollywood n’est plus qu’une machine. Elle transforme en argent tout ce qu’elle a envie de toucher, et c’e
86ublics d’enfants, ils évoluent dans un univers de machines féroces, d’explosions, de flammes instantanées et de bruits déchirant
48 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
87r conséquent, au nom de la théologie, les grandes machines bureaucratiques dans lesquelles les individus sont abstraitement diri
88ont abstraitement dirigés selon les besoins de la machine et non selon leur vocation réelle. Elle condamnera le système du capi
49 1946, Carrefour, articles (1945–1947). Une bureaucratie sans ronds-de-cuir (23 mai 1946)
89re de ce domaine gigantesque… Or, malgré tout, la machine tourne. Les raisons de ce succès pratique me demeurent en partie myst
90rrait pas faire sans nul dommage l’économie de la machine entière ? La raison lui répondra oui. L’expérience lui répondra non.
50 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
91le, le blâme en retombe sur l’homme et non sur la machine. Car primo, on ne l’a pas forcé à l’acheter, et secundo, une fois l’a
51 1946, Combat, articles (1946–1950). Les cochons en uniforme ou le nouveau Déluge (23 mai 1946)
92e combat, sur les tourelles, dans les chambres de machines et sur les ponts. Et ceci encore nous ramène, irrésistiblement, à la
52 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
93 matérialisme, avec son culte du confort et de la machine, son admiration pour le progrès technique, les Américains n’ont en so
53 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
94te de réduire à peu de chose les avantages que la machine menaçait de leur procurer, après les avoir décimés. Les avions, par e
54 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
95it d’ismes entrechoqués, et rien n’en sort. Cette machine ne vit plus que pour elle-même et sur elle-même. Elle coûte cher et n
96, ou le fonctionnaire entièrement engagé dans une machine d’État qui dicte les pensées. Ou si ce n’est pas plutôt l’homme respo
55 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
97e la communauté vivante, que le gigantisme de nos machines administratives, le règne de l’argent, le nomadisme industriel, et le
56 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
98 ensemencer. Alors les dictateurs y lancent leurs machines de culture en série… De même, sous l’influence des événements récents
57 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
99lisme industriel a créé les grandes villes et des machines. Celles-ci ont produit la question sociale, qui a produit la guerre m
100oduit la guerre moderne, laquelle avec l’aide des machines est en train de détruire les grandes villes et le capitalisme industr
58 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
101aut couper et ceux que l’on vous vend rognés à la machine, dans tous les pays non latins. Nous autres vieux maniaques tenons au
59 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
102e de coutume. Mme X qui survient, m’entraîne à la machine où l’on joue par quarters (25 cents). Nous décidons de partager profi
103des anti-diables plus perfectionnés, une sorte de machine à coudre, entre autres. Eh bien, monsieur, c’était pire que sans rien
104des bâtiments de la laiterie. Là règne, parmi les machines les plus modernes et les baquets sonores, un Mexicain aux grandes bot
105barrancas sur le Rio calme et violet… Minuit. Les machines ronronnent. Le petit gratte-ciel du Retiro va disparaître. Nous monto
60 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
106quel cadre nous sommes en train de causer. Trente machines à écrire dans cette salle, en contrepoint avec deux télétypes, visièr
61 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
107s critique aigu. Rien qu’une plus grande masse de machines. Et beaucoup de préjugés aussi. Et parfois la crainte vague de perdre
108enverrait à mes broadcasts, qui font partie de la machine de guerre américaine, — comme on renvoie dans leur usine les ouvriers
62 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
109te de réduire à peu de chose les avantages que la machine menaçait de leur procurer après les avoir décimés. Les avions par exe
63 1946, Lettres sur la bombe atomique. Utopies
110pécialités plutôt maniaques : le maniement de ses machines et de son argent. (Encore n’est-il pas trop brillant sur le second ch
111futer ou d’égaler. Elle guérit ! Elle invente des machines qui font déjà mille kilomètres à l’heure ! Elle vérifie par des faits
64 1946, Lettres sur la bombe atomique. Les cochons en uniforme ou. Le nouveau déluge
112e combat, sur les tourelles, dans les chambres de machines et sur les ponts. Et ceci encore nous ramène, irrésistiblement, à la
65 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
113sion que personne n’est décidé à arrêter la folle machine ou, plutôt, à la remettre sur la bonne voie. Nous autres, Suisses rom
66 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
114e de ce domaine gigantesque… ⁂ Or malgré tout, la machine tourne. Les raisons de ce succès pratique me demeurent en partie myst
115rrait pas faire sans nul dommage l’économie de la machine entière ? La raison lui répondra oui. L’expérience lui répondra non.
116e, le blâme en retombe sur l’homme, et non sur la machine. Car primo, on ne l’a pas forcé de l’acheter, et secundo, une fois l’
67 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
117me, le nettoiera. Car Hollywood n’est plus qu’une machine. Elle transforme en argent tout ce qu’elle touche, tout ce qu’elle a
118ublics d’enfants, ils évoluent dans un univers de machines féroces, d’explosions, de flammes instantanées et de bruits déchirant
119, mais à laquelle il emprunte ses sujets, — et la machine commerciale de l’édition. Rien ne le soutient. Tout l’attaque — ou le
68 1947, Vivre en Amérique. Vie privée
120tines domestiques : ce serait être esclave de ses machines. Si ces dernières se multiplient dans une cuisine et un sous-sol amér
121riages de ce type — où l’homme joue le rôle de la machine numéro un dans la maison — soient ceux qui offrent le plus de garanti
69 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
122es. Ainsi de nos techniques industrielles, de nos machines, et de nos armes. Pendant des siècles d’expansion irrésistible, impér
123rince, tantôt d’idéaux contagieux ; enfin par ses machines et par ses capitaux. Mais voici que l’Amérique et la Russie viennent
124la Russie viennent de lui ravir coup sur coup les machines et les capitaux, les idéaux contagieux et les armes, le grand commerc
70 1948, Suite neuchâteloise. III
125n de Neuchâtel est une monarchie limitée, dont la machine est mise en mouvement par des ressorts si déliés, et des rouages si c
71 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Découverte de l’Europe (octobre 1949)
126r une majorité et une opposition ; bref, roder la machine et vérifier le jeu des commandes. De fait, une semaine a suffi pour r
72 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
127n face de la terre des masses, et de la terre des machines, et des terres immenses de la fatalité, une Europe qui demeure la ter
73 1951, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Extrait du discours prononcé par Denis de Rougemont à l’inauguration du Centre (mai 1951)
128n face de la terre des masses, et de la terre des machines, et des terres immenses de la fatalité, une Europe qui demeure la ter
74 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
129it pas les aider mieux qu’en finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’ell
130n finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’elle n’en transmet ? Cela devr
131u’en évitant les retards et les frais des grandes machines bureaucratiques.
75 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
132ussi dessina-t-il, à temps perdu, les plans d’une machine d’un type nouveau, qu’il baptisa turbine. Aussi grâce au génie d’Eule
76 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
133 : fédération. On ne fédère pas des armes et des machines, des équations et des doctrines, mais seulement des hommes, et leurs
77 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
134it pas les aider mieux qu’en finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’ell
135n finançant une grande machine pour les aider. La machine n’absorbe-t-elle pas plus d’énergie qu’elle n’en transmet ? Cela devr
136u’en évitant les retards et les frais des grandes machines bureaucratiques.
78 1953, La Confédération helvétique. Institutions et aspirations économiques
137térieures). Vers 1830, les premières fabriques de machines s’installent dans le canton de Zurich, malgré la résistance de la pop
138issait, pour les artisans du xixe siècle que les machines mettaient en mesure de se transformer en industriels, d’atténuer ou d
139t depuis des siècles. Bien avant l’apparition des machines, les populations de la Suisse orientale avaient porté l’industrie tex
140ini dans le produit, jamais encore atteint par la machine seule. Mais la qualité du travail, si elle pouvait assurer la supério
141rtisans du tissage, pendant des siècles. Quand la machine vint remplacer les quenouilles et les métiers, il y eut l’industrie d
142trie des textiles. Mais bientôt, pour fournir des machines aux tisserands et filateurs, on créa des ateliers de construction méc
143its chimiques. La métallurgie, la fabrication des machines et des appareils, sont concentrées dans la partie orientale du pays,
144ppants : 66 % de la production chimique, 75 % des machines construites, 96 % des montres sont vendues à l’étranger. Ainsi les Su
145-ci mettent à la disposition de leurs membres des machines dont l’achat serait trop onéreux pour l’exploitant, des caves commune
79 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
146aitée ; qu’elle ne peut plus apparaître comme une machine de guerre ; qu’elle serait soutenue même par ceux qui ne désirent pas
80 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
147ussi dessina-t-il, à temps perdu, les plans d’une machine d’un type nouveau, qu’il baptisa turbine. Ainsi grâce au génie d’Eule
81 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
148l’Occident. Elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante : d’où la gloire. La première traversée de l’Atla
149s contre la « mise en esclavage de l’homme par la machine » ne trahissent-elles pas plus d’angoisse devant la liberté vertigine
150euse de l’homme que devant les limitations que la machine lui ferait subir ? Résultent-elles vraiment d’observations précises s
151t le monde moderne livré aux lois inexorables des machines : tous les penseurs du siècle, avec une sombre ardeur, l’ont modulé l
152 presse du monde entier l’ont amplifié, grâce aux machines dont elles disposent. On demande un supplément d’âme, selon la métaph
153techniques. « L’envahissement de nos vies par les machines » est freiné par le prix des appareils, non par la plainte des écriva
154u temps que les ouvriers ont renoncé à briser les machines, et les bourgeois s’en sont toujours gardé. Et quant à ceux qui ont d
155es mais peu sûrs, cette angoisse devant l’ère des machines et de la Bombe n’en est pas moins révélatrice de notre condition occi
156distincte ne commence guère qu’avec le siècle des machines, de la chimie et de l’électricité, pour s’épanouir au siècle de l’éle
157nt guère celles de l’Asie jusqu’à l’invention des machines. Vers 1800, tout va changer très brusquement. Mais remontons au paléo
158 Nature. Il peut virtuellement dominer la famine (machines agricoles, engrais, aliments synthétiques, chlorella, photosynthèses)
159 découvrons les tout premiers contemporains de la machine. Inventée par le siècle dernier, elle n’a pas affecté notablement la
160 année. L’auto, le tank, l’avion et le métro, les machines agricoles et ménagères, l’électricité domestique, le téléphone et la
161ste : « Quelle humiliation de voir, en face de la machine, l’homme tombé si bas ! Le cœur se serre quand on parcourt ces maison
162s « déshumanise ». Cette projection du Mal sur la machine trahit un fléchissement de la vie spirituelle. C’est battre la table
163 intimes derrière une opportune « fatalité ». Les machines sont plus fortes que nous, c’est entendu (le marteau est plus dur que
164e projeter le mal qui est en nous sur les choses, machines ou Nature, douées d’intentions autonomes : cette démarche magique ne
165ort qui peut en être responsable. Ce n’est pas la machine qui rend un homme esclave : ce sont certains comportements que d’autr
166er, moins pour lui rendre aisé le maniement de sa machine que pour mieux l’adapter au rythme de celle-ci, en vue d’un rendement
167ou communiste. Taylor a conçu l’ouvrier comme une machine humaine entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qu
168entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qui asservit l’homme. Mais Taylor a créé ce système selon les concep
169solution du problème de « l’ouvrier esclave de la machine ».   Mais les faux problèmes écartés — et la classe ouvrière libérée,
82 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Relance européenne ? (février 1956)
170he pas à fabriquer une Europe articulée comme une machine, ni à imposer à nos pays le cadre abstrait d’États-Unis politiques. E
83 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
171e soldats. Techniquement, la chose est facile. La machine à raser les frontières est au point. Derrière elle, les flots des éco
84 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957)
172 En guise de conclusion Faute de l’aide d’une machine électronique, j’ai dû simplifier à l’extrême la prévision de ces quel
85 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
173publique, et de ses résultantes réelles. A. — Les machines en tiendront-elles compte ? R. — Ce qu’il faut revendiquer, désormais
86 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Introduction
174eux réalités bien spécifiques : la personne et la machine. Réalités hétérogènes, d’ordre et de nature incomparables, mais typiq
175ux deux autres. Si je mentionne la personne et la machine parmi nos produits spécifiques, beaucoup se contenteront de dire ou d
176dire ou de penser : le moi est haïssable, ou : la machine est utile, mais peut nous asservir. Ces jugements impliquent une pris
87 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
177’Occident : elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante — d’où la gloire. La première traversée de l’Atla
178s contre la « mise en esclavage de l’homme par la machine » ne trahissent-elles pas plus d’angoisse devant la liberté vertigine
179euse de l’homme que devant les limitations que la machine lui ferait subir ? Résultent-elles vraiment d’observations précises s
180t le monde moderne livré aux lois inexorables des machines : tous les penseurs du siècle, avec une sombre ardeur, l’ont modulé l
181 presse du monde entier l’ont amplifié, grâce aux machines dont elles disposent67. On demande « un supplément d’âme », selon la
182techniques. « L’envahissement de nos vies par les machines » est freiné par le prix des appareils, non par la plainte des écriva
183u temps que les ouvriers ont renoncé à briser les machines, et les bourgeois s’en sont toujours gardé. Et quant à ceux qui ont d
184es mais peu sûrs, cette angoisse devant l’ère des machines et de la Bombe n’en est pas moins révélatrice de notre condition occi
185distincte ne commence guère qu’avec le siècle des machines, de la chimie et de l’électricité, pour s’épanouir au siècle de l’éle
186nt guère celles de l’Asie jusqu’à l’invention des machines. Vers 1800, tout va changer très brusquement. Mais remontons au paléo
187 Nature. Il peut virtuellement dominer la famine (machines agricoles, engrais, aliments synthétiques, chlorella, photosynthèse) 
188 découvrons les tout premiers contemporains de la machine. Inventée par le siècle dernier, elle n’a pas affecté notablement la
189 année. L’auto, le tank, l’avion et le métro, les machines agricoles et ménagères, l’électricité domestique, le téléphone et la
190ste : « Quelle humiliation de voir, en face de la machine, l’homme tombé si bas ! Le cœur se serre quand on parcourt ces maison
191s « déshumanise ». Cette projection du Mal sur la machine trahit un fléchissement de la vie spirituelle. C’est battre la table
192 intimes derrière une opportune « fatalité ». Les machines sont plus fortes que nous, c’est entendu (le marteau est plus dur que
193e projeter le mal qui est en nous sur les choses, machines ou Nature, douées d’intentions autonomes. Cette démarche magique ne d
194ort qui peut en être responsable. Ce n’est pas la machine qui rend un homme esclave : ce sont certains comportements que d’autr
195er, moins pour lui rendre aisé le maniement de sa machine que pour mieux l’adapter au rythme de celle-ci, en vue d’un rendement
196ou communiste. Taylor a conçu l’ouvrier comme une machine humaine entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qu
197entièrement calculable. C’est son système, non la machine, qui asservit l’homme. Mais Taylor a créé ce système selon les concep
198solution du problème de « l’ouvrier esclave de la machine ». Mais les faux problèmes écartés — et la classe ouvrière libérée,
88 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Les ambivalences du progrès
199tion par la technique : produire toujours plus de machines. Mais parmi ces machines, il s’en trouve une qui peut causer en peu d
200roduire toujours plus de machines. Mais parmi ces machines, il s’en trouve une qui peut causer en peu d’instants la mort certain
89 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
201t détruire autant que féconder. L’adoption de nos machines et de certaines croyances, déduites de notre science de la matière, p
202nos valeurs, que représentent la technique et les machines, peut certes y trouver le moyen de nourrir ses populations ; mais il
90 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
203 ne sont pas eux, par exemple, qui ont inventé la machine à calculer, ni même la brouette, c’est Pascal ; ou la turbine, c’est
91 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
204ira mieux les préjugés nationalistes. Faute d’une machine électronique capable d’estimer et de prévoir la valeur énergétique de
92 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
205us exportons avec succès dans le monde entier nos machines, nos structures politiques et sociales, notre hygiène scientifique et
93 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
206physiques et naturelles, d’où la technique et les machines. Mais c’est elle aussi qui a créé la notion de personne et tout ce qu
207 commune mesure entre la notion de personne et la machine. Tout ce qu’on peut dire, c’est que ces deux choses viennent de l’Eur
208pourquoi toutes ces choses hétéroclites, comme la machine, ou la commune, ou le droit d’opposition, ou le Parlement, ou la révo
209N’a-t-elle pas répandu sur la planète entière ses machines, ses formes de gouvernement, son hygiène — d’où le pullulement des ma
94 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). … Et dona ferentes (Remarques sur la diffusion inégale de nos valeurs et de nos produits)
210umes et nos armes, leur sagesse ancestrale et nos machines. Nos péchés sont criants, et tout Bandoeng les crie, mais il n’entend
211n individu. Ici, l’on se contente d’importer nos machines et nos armements, là nos formes politiques, partis et parlements. Plu
212 qu’ils n’avaient jamais entendues. Ainsi, chaque machine exportée est, en fait, un cheval de Troie. Nous avons évacué nos guer
213l’invention et de la compréhension de la vie. Nos machines et nos raisonnements, nos formes d’art et de gouvernement transporten
214cipes de vie publique et valeurs. Produits : les machines, la technique, l’industrie, le confort matériel, les procédés de cons
215vertus créatrices, leurs mesures et leur sens. La machine passe généralement pour le produit le plus typique de l’Occident. D’o
95 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). L’Europe de l’énergie
216point pourquoi c’est l’Europe seule qui a créé la machine. Comment se fait-il que les Arabes, les Indiens, les Chinois, les Asi
217nomme souvent l’envahissement de notre vie par la machine. Et tous nos grands penseurs européens, suivis à quelques années de d
218s, et sur la mise en esclavage de l’homme par les machines, bientôt par les robots et les cerveaux électroniques. Que faut-il do
219passés par l’évolution même… de la technique. Les machines envahissent nos vies ? Si seulement, car elles sont très chères ! Mai
220, dans l’intention de m’envahir ! Et pas même une machine à laver ! Et que de mal n’ai-je pas eu, au contraire, dans les maison
221ur obtenir le téléphone ! Quand on répète que les machines vont mettre l’homme en esclavage, ou que la Bombe va nous détruire si
222isons pas attention, on oublie simplement que les machines et la Bombe sont faites par l’homme et ne feront rien sans lui. J’écr
223mme lui-même qui reste responsable, et non pas la machine, parfaitement innocente, ou la technique qui l’a produite. Dire que l
224te, ou la technique qui l’a produite. Dire que la machine domine l’homme n’est donc qu’une manière de parler, non seulement exc
225u xixe siècle : — l’homme attaché au service des machines jusqu’à quinze ou seize heures par jour, dès sa jeunesse ou parfois s
226 chaîne. Et certes, ce n’étaient pas non plus les machines ou les chaînes qui forçaient l’ouvrier à les servir, mais d’autres ho
227ement, qu’on peut parler de l’homme esclave de la machine. Mais déjà nous voyons s’approcher la fin de cette ère primitive, inh
228ccident. Et l’on s’aperçoit que l’automatisme des machines, qui semblait tellement inhumain tant que l’ouvrier devait y adapter
229a brouette, la roulette et les lois du hasard, la machine à calculer, ancêtre des cerveaux électroniques, c’est Pascal qui les
230ons le risque d’être spirituellement soumis à nos machines, étant dressés d’avance à les servir, au lieu d’être éduqués pour viv
96 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
231ose ni des fonds nécessaires, ni de l’appui d’une machine politique, ni même de l’aide de ses compatriotes en Angleterre, génér
232uverneur britannique quelques-unes des denrées et machines dont la Pologne manquait si cruellement. Le gouvernement anglais fit
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Premiers plans d’union
233 faire la guerre, quels chefs militaires, quelles machines et quel matériel de guerre il sera nécessaire d’employer, à quel endr
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — En marge des grands plans, l’utopie prolifère
234assez triste à l’en croire : On ne parle que des machines de Guerre et les plus destructives sont toujours les mieux reçues. Un
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
235iques. Pour elles, aucun Plan Quinquennal, aucune machine électronique n’est concevable. Elles excluent toute socialisation, to
236rince, tantôt d’idéaux contagieux ; enfin par ses machines et par ses capitaux. Mais voici que l’Amérique et la Russie viennent
237la Russie viennent de lui ravir coup sur coup les machines et les capitaux, les idéaux contagieux et les armes, le grand commerc
238elle bénéficiait déjà de tous les avantages de la machine, elle continuait à alimenter sa force du dynamisme qu’elle tenait de
239nsée pure. Quand le monde emprunte à l’Europe ses machines et les recettes qui y sont attachées, lui emprunte-t-il de ce fait so
100 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
240iat, elle a soumis toute une classe d’hommes à la machine encore très imparfaite, faisant de l’ouvrier, comme l’a dit Marx, « l