1 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
1’autres deviennent patriotes au son d’une fanfare militaire, ainsi je m’abandonne au rêve d’un monde que suscite en moi seul peut
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
2 2. Description du monstre Le service militaire me permit de retrouver quelques-unes de ces réalités. J’y retrouvai a
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
3deux exemples : la discipline jésuite et le drill militaire. Le drill correspond remarquablement dans le plan physique, aux exerc
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
4, sans frontières. Eux : leurs petites moustaches militaires, leurs joues rouges, leurs yeux hilares ou bassement mélancoliques. S
5ais de Balaton-Füred aux élégances bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du samedi soir, pe
5 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
6nde roman. Le type de chevalier et ses succédanés militaires et wagnériens a toujours prévalu parmi les peuples germaniques, où so
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
7ge énigmatique qui possède une sorte de puissance militaire, sans doute irrégulière, dans le Siam, et auquel l’auteur prête des c
7 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
8asse hypocrisie par la bureaucratie bourgeoise et militaire qu’ils engendrèrent légitimement. Il fallait voir comment ces Messieu
8 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
9filles, les colères de leurs femmes, leur service militaire et ses humiliations, leur travail, leur chômage, leurs vacances, les
9 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
10’autres deviennent patriotes au son d’une fanfare militaire, ainsi je m’abandonne au rêve d’un monde que suscite en moi seul peut
10 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
11, sans frontières. Eux : leurs petites moustaches militaires, leurs joues rouges, leurs yeux hilares ou bassement mélancoliques. S
12ais de Balaton-Füred aux élégances bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du samedi soir, pe
11 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
13es. Puis on entre fumer un cigare. Une cordialité militaire, sans nulle gêne, unit le maître et les subordonnés. Le travail aux c
14 ce qu’ils publient. Éducation L’obéissance militaire aux parents, que l’on exige des jeunes Prussiens, ferait hurler nos p
12 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
15le pouvoir même.   VII. — Tout pouvoir politique, militaire, juridique dans la mesure où il est efficace et valable, se ramène à
13 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
16 du chômage et de la guerre moderne économique et militaire. 8° C’est au nom d’antagonismes naturels féconds et créateurs que nou
14 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
17 l’individualisme social. L’État romain, rural et militaire, avec son appareil rigide, devait fatalement triompher d’une Grèce qu
15 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
18ar leur combativité. Si la démocratie bourgeoise, militaire, cléricalement anticléricale, parlementaire et « progressiste », ne p
16 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
19 parce qu’elle a perdu son prestige, sa puissance militaire, le droit de parler haut. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans
17 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
20pas ce qu’il dit à ses troupes — tout son langage militaire — cette manière de parler de ses « intentions » ou de les tenir secrè
18 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
21tion, une population civile plus nombreuse que la militaire, un gouvernement faible et des vieillards puissants. Leur opinion pub
19 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
22igné que c’était afin d’éviter une apparence trop militaire. Et, en effet, il faut reconnaître que cela change tout. Soyons exact
20 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
23 mystique et étatique pour les conquêtes futures, militaires ou pacifiques. Dans le système de l’État-nation, tout referendum doit
21 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
24solument de s’intéresser à quelque loi fiscale ou militaire dont le projet surexcite l’opinion ; qu’il dise au financier : « Entr
22 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
25sordre et anarchie, établissement d’une dictature militaire, plan quinquennal, conversion personnelle, application d’une série de
23 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
26tion, une population civile plus nombreuse que la militaire, un gouvernement faible et des vieillards puissants. Leur opinion pub
24 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
27’avoir que des buts défensifs. Ainsi le « style » militaire contredit les fins humaines alléguées par l’État et entraîne forcémen
28essité d’une discipline de fer, dont l’expérience militaire ferait douter qu’elle contribue à développer les disciplines créatric
25 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
29 leur commerce, emboîtant le pas à leurs musiques militaires, fier des mouvements de sa ville… ». Voilà l’anti-Lanson qu’on attend
26 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
30e crédit d’armement, et des mesures d’instruction militaire prenant les enfants au berceau. Car aucune force matérielle ne pourra
31l’esprit de caste que forment ailleurs les écoles militaires. Et c’est bien ce que devrait être une armée consciente de son rôle p
32r par un esprit de classe bourgeois (d’une valeur militaire d’ailleurs bien moindre). Enfin cette espèce d’enthousiasme entretenu
33tains milieux79 autour de ce qu’on y appelle « le militaire » ne me paraît pas toujours proportionné au sens des raisons d’être d
34e, devrait comporter normalement à côté du budget militaire80, un important budget de la culture. Je ne dis pas de l’instruction,
27 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
35tivé par des esclaves (non soumis aux obligations militaires) est demeuré intact et a progressé sous la conduite d’un intendant. L
28 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
36)ab Première figure. — Juillet. La rébellion militaire éclate en Espagne. Victorieuse au Maroc, elle est écrasée rapidement
29 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
37, sans ville derrière lui, vaguement américain et militaire, sous un ciel bas couleur d’acier où rien ne bougeait, et voilà tout
30 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
38e qu’il n’y a plus de distinction entre civils et militaires, selon la doctrine officielle dite de la nation armée. Mussolini l’a
39ée. Mussolini l’a très bien dit : « La discipline militaire implique la discipline politique ». Qu’est-ce que cela signifie prati
40é, ce n’est point tant qu’il ait cédé à la menace militaire, d’ailleurs réelle ; c’est surtout, c’est essentiellement parce qu’il
41recte, c’est d’inventer des formes de défense non militaires, donc non totalitaires. Je ne dis pas que je les ai trouvées. Je dis
31 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
42elle prétendait se fonder sur une base raciste et militaire, devait se donner pour première tâche de surmonter cette crise des mœ
43: on en fera l’un des chapitres de la préparation militaire. ⁂ Trois hypothèses demeurent alors possibles. Il se peut que d’ici v
44t d’extérieur rassurant) les éléments plastiques, militaires et sacrés, qui lui font aujourd’hui défaut. Sa dialectique mortelle p
32 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
458, l’Allemagne appuya sa revendication de menaces militaires, les Démocraties cédèrent (entrevue de Berchtesgaden). 4. Pourquoi le
33 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
46 six mois de camp de travail, deux ans de service militaire, et parfois une année de Lehrakademie (gymnastique et pédagogie) avan
47 civils pour nos enfants. Eux, ils se sentent des militaires. » Plainte vingt fois entendue. Les enfants sont ravis, naturellement
48u réveiller son Peuple ! » Et maintenant des voix militaires décrivent les fastes du nouveau Reich, la communauté recréée, les usi
34 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
49et ordre est simplement la suppression brutale et militaire de toute expression libre des antagonismes qui chez nous sont encore
35 1938, Journal d’Allemagne. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
50 mystique et étatique pour les conquêtes futures, militaires ou pacifiques. Dans le système de l’État-nation, tout referendum doit
36 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
51 Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)d Puisque je suis un militaire, Il faut bien fai
52litaire… (septembre 1939)d Puisque je suis un militaire, Il faut bien faire mon état. Chanson du xviiie siècle. — Tu te ren
53nable ou prévisible. J’aime beaucoup les adresses militaires. Deux ou trois chiffres pour les initiés, et cette mention si belle,
54ncts, aussi distincts que la vie civile et la vie militaire en général. La pluie civile n’est guère qu’un embêtement dont on se p
55ec soin, avec dédain, des éléments. Mais la pluie militaire, comment dire, c’est quelque chose d’immense et de sérieux. On y pénè
37 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
56 harmonie intérieure ou uniformité géométrique et militaire — fédéralisme ou totalitarisme. Je comprends et je vois le secret de
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
57fin, la guerre, en Occident, et toutes les formes militaires, jusque vers 1914, ont gardé par le fait de leur origine chevaleresqu
39 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
58 les pages qui précèdent, puis une solide culture militaire, enfin la somme des recherches psychologiques entreprises depuis le x
59 sexuelle des Spartiates s’ordonnait au rendement militaire de ce peuple. L’eugénisme de Lycurgue, et ses lois minutieuses réglan
60très précise à l’art des batailles, à la tactique militaire de l’époque. Il ne s’agit plus, désormais, d’une origine commune plus
61 effectivement commune à l’art d’aimer et à l’art militaire, et qui s’appelle la chevalerie. 3.La chevalerie, loi de l’amour e
62illes, et jusque dans la politique. Le formalisme militaire revêt à cette époque une valeur d’absolu religieux. Il est fréquent q
63s et les jeux symboliques. « En tant que principe militaire, la chevalerie était devenue insuffisante ; la tactique avait depuis
64entre l’époque de la chevalerie et celle de l’art militaire moderne ; il est un élément dans la mécanisation de la guerre. » Enfi
65 quasi sacral ; la conception ascétique de la vie militaire (jeûnes prolongés avant l’épreuve des armes) ; les conventions permet
66t le parallélisme exact des symboles érotiques et militaires — tout cela ne cessera pas de déterminer les modes de guerroyer à tra
67ourra considérer tout changement dans la tactique militaire comme relatif à un changement dans les conceptions de l’amour, ou inv
68s inhumains. D’où le formalisme étonnant de l’art militaire de ces siècles.178 Avec Vauban, le siège d’une place forte devient
69éantissement des forces de l’adversaire. Le monde militaire est toujours tombé dans ces erreurs quand il s’est mis à abandonner l
70assion catastrophique. Du point de vue proprement militaire, qu’apportait la Révolution ? « Un déchaînement de passion inconnu av
71rgeoisait. Le sang se commercialisait. Le type du militaire apparaissait déjà comme une anomalie, aux yeux des réalistes, ou comm
72guerre devient « totale » — et non plus seulement militaire — la destruction des résistances armées signifie l’anéantissement des
73e villes ouvertes et villes fortifiées, civils et militaires, moyens de destruction permis ou condamnés, tomberont. D’où résulte q
40 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
74elle prétendait se fonder sur une base raciste et militaire, devait se donner pour première tâche de surmonter cette crise de mœu
75 en eût fait l’un des chapitres de la préparation militaire. L’expérience stalinienne n’a qu’à moitié réussi si l’on en croit les
41 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
76ront imposer à l’Europe d’impitoyables dictatures militaires au nom de la liberté et du bonheur des masses. Cette unanimité d’espr
42 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
77de du chrétien en face de ses devoirs civiques et militaires. Là-dessus, quelques remarques à propos de la Suisse. Je suis de ceux
43 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). II. Le symbole du Gothard
78 se trouve être en même temps pareille sauvegarde militaire. Adopter le nom du Gothard, c’était déjà tout un programme : double p
44 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
79 l’individualisme social. L’État romain, rural et militaire, avec son appareil rigide, devait fatalement triompher d’une Grèce qu
45 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
80e crédit d’armement, et des mesures d’instruction militaire prenant les enfants au berceau. Car aucune force matérielle ne pourra
81l’esprit de caste que forment ailleurs les écoles militaires. Oui, c’est bien là ce que doit être une armée consciente de son rôle
82er par un esprit de classe bourgeois d’une valeur militaire bien moindre. Enfin l’enthousiasme entretenu autour de ce que l’on no
83retenu autour de ce que l’on nomme chez nous « le militaire », ne saurait être légitime qu’à proportion du sens profond des raiso
84e, devrait comporter normalement à côté du budget militaire, un important budget de la culture. Je ne dis pas de l’instruction, m
46 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
85 ont acquises au prix de leur héroïsme civique et militaire, et qui sont un modèle pour l’Europe ». Oui certes, mais ici encore,
86olés. Enfin, l’on donne parfois une justification militaire à notre neutralité : il serait de l’intérêt des puissances belligéran
87 réalité qui ne sera ni matérielle, ni légale, ni militaire seulement, mais spirituelle au premier chef : au nom de la mission de
47 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
88éraliste est un mariage, et non pas un alignement militaire et géométrique. 9. Le second enseignement négatif, c’est qu’il faut r
48 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
89és nous reconnaissent une neutralité politique et militaire. Ils nous obligent aussi à la défendre intégralement. Mais ils ne nou
49 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
90 moraux, hors de nous par des moyens matériels et militaires, conformément à la nature du péril. Si quelqu’un met le feu à une mai
91a soit aussi simple ! Ne fût-ce que pour le moral militaire. Car, ainsi qu’aimait à le répéter un fameux général autrichien, Conr
50 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
92a soit aussi simple ! Ne fût-ce que pour le moral militaire. Car, ainsi qu’aimait à le répéter un fameux général autrichien, Conr
51 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
93 moraux, hors de nous par des moyens matériels et militaires, conformément à la nature du péril. Si quelqu’un met le feu à une mai
52 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Le rêve américain (9 novembre 1945)
94e imberbes, de garçons qui n’ont pas encore l’âge militaire. La frénésie rythmique des jitterbugs évoque, par moments, le vaudou,
53 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). La guerre est morte (5 septembre 1945)
95e, qui en est morte en trois jours. Sous sa forme militaire — c’était la guerre tout court — elle a moins de chances de renaître
96s tigres devenir végétariens. Mais je dis que les militaires n’ont plus qu’à se consacrer aux sports. Que la guerre n’est plus leu
97érables. Il faut en prendre son parti : l’ère des militaires a pris fin le 6 août à Hiroshima. L’arithmétique élémentaire qui suff
98orme de buée légère. N’insistons pas : l’appareil militaire qu’ont chanté les Déroulède de tous les temps, appartient en principe
54 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
99pertinent qu’il paraisse de critiquer l’avis d’un militaire que le président Truman déclarait récemment « plus grand que tous les
100 maintiens que la guerre est morte, la guerre des militaires, la vraie. Parce que nous avons passé l’âge des guerres considérées c
55 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un salon atomique (26 décembre 1945)
101ai fini par trouver une place dans un taxi. Trois militaires, rentrant du Pacifique, s’y racontaient le détail de leurs campagnes.
56 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
102de aura été soumise à plusieurs années de service militaire et à une interruption plus ou moins complète de toute activité intell
103ts. Prenons l’exemple de l’armée : les règlements militaires ne fixent pas les droits d’un capitaine mais seulement ses devoirs et
57 1946, Combat, articles (1946–1950). Ni secret ni défense (19-20 mai 1946)
104 oppose le meilleur analyste américain des choses militaire dans cette guerre, et le corps unanime des savants. M. Hanson W. Bald
58 1946, Combat, articles (1946–1950). Les cochons en uniforme ou le nouveau Déluge (23 mai 1946)
105ous disais que la guerre est morte, la guerre des militaires, la vraie ! Quand je vous disais que ses règles sacrées sont toutes v
59 1946, Combat, articles (1946–1950). Post-scriptum (24 mai 1946)
106lcul. Les Alliés pouvaient riposter, et la valeur militaire de cette arme était loin de compenser, même à ses yeux, le risque mor
60 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
107mement secret du Reich. Les aspects politiques et militaires apparaissent donc comme décisifs. Tout au moins semble-t-on leur acco
108ne était avant la guerre la plus grande puissance militaire du monde, avec son armée motorisée, son industrie prête pour la lutte
109me allemand, considéré sur les plans politique et militaire exclusivement, se ramène au problème des relations entre l’URSS et le
61 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Demain la bombe, ou une chance d’en finir avec la terre (30 juin 1946)
110 affirme que l’opération sera faite « dans un but militaire ». Ces quatre mots (et cette faute de français) réduisent au silence
62 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
111 de masse sont devenues inutiles et que la guerre militaire est morte, et qu’un gouvernement mondial est devenu possible, mais do
63 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
112sement. Car ces essais seront faits « dans un but militaire ». Nous sommes donc dans le domaine du sacré. Glissez mortels, mourre
113le que la folie des peuples, des gouvernants, des militaires, et de tous les irresponsables qui nous mènent, obéit secrètement au
114tre globe dure longtemps encore, et que la guerre militaire y prospère d’autant mieux qu’elle sera dotée d’une armée de plus. Adm
115invente une parade à la Bombe, selon l’axiome des militaires, sans oublier que leur expérience démontre qu’on ne pare jamais qu’un
64 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
116 Puisque je suis un militaire… En cantonnement, quelque part à la frontière suisse, fin septemb
117s raison prévisible. J’aime beaucoup les adresses militaires en Suisse. Deux ou trois chiffres pour l’incorporation, et cette ment
118ncts, aussi distincts que la vie civile et la vie militaire en général. La pluie civile n’est guère qu’un embêtement dont on se p
119ec soin, avec dédain, des éléments. Mais la pluie militaire, comment dire, c’est quelque chose d’immense et de sérieux. On y pénè
120la radio et suis tombé sur un récital de chansons militaires du xviiie siècle. Je note vite ces paroles charmantes : Puisque je
121vite ces paroles charmantes : Puisque je suis un militaire Il faut bien faire Mon état… 11 octobre 1939 Six semaines déjà
122endent de sa grandeur physique, de sa mise au pas militaire, de son arrogance étatique. Nous sommes ici à patauger parce que nos
123 harmonie intérieure ou uniformité géométrique et militaire. Fédéralisme ou totalitarisme. Je comprends et je vois le secret de l
124isent la même chose.) Drôle d’occupation pour un militaire ? Pas si drôle si l’on songe que cette guerre a précisément pour enje
125Le sort des ouvriers sera le plus étrange… L’État militaire va devenir le grand fabricant. Ces masses humaines ne peuvent pas sup
126ividus isolés, mais une majorité, une corporation militaire. » Je lis aussi, du même auteur, les Considérations sur l’Histoire du
127r des notes éparses dans mes carnets ou mes blocs militaires. 1. Vers du Biccocalied. À la bataille de la Bicoque, les lansquen
65 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
128vec le Gothard comme symbole et comme grand atout militaire… » Il acquiesce. Je poursuis. — Une action qui réunirait tous les gr
129iture. J’attends deux heures. Breakfast. Une auto militaire vient me prendre. Comparutions diverses. Dialogue invariable : — Qu’a
130rticle. Il est question de me déférer au tribunal militaire. On me reconduit enfin chez moi. Écouté la radio pendant des heures.
131 Quelle délivrance. 21 juin 1940 La justice militaire ne veut pas de mon cas. On m’a donc décerné, en lieu si haut qu’il n’
66 1946, Journal des deux Mondes. Intermède
132di, sur une route au-dessus de Zurich, cette auto militaire qui stoppe à côté de moi, ce jeune lieutenant inconnu qui en saute, f
133ures… » Mais pour la Suisse, cet été-là, le péril militaire s’éloignait. Le Gothard était devenu plus qu’un symbole. Centre du Ré
67 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
134d’un des grands syndicats américains, de tel chef militaire — des chefs d’État eux-mêmes. Peu ou point de discours politiques qui
135e. —Je reçois ma nouvelle fiche de classification militaire. J’ai commencé par être un IV B. Puis j’ai gravi depuis un an divers
68 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
136ys, parfois à la faveur de la détresse des masses militaires et civiles déracinées et déportées, parfois aussi à la faveur d’un ac
69 1946, Lettres sur la bombe atomique. La guerre est morte
137e, qui en est morte en trois jours. Sous sa forme militaire — c’était la guerre tout court — elle a moins de chances de renaître
138s tigres devenir végétariens. Mais je dis que les militaires n’ont plus qu’à se consacrer aux sports. Que la guerre n’est plus leu
139érables. Il faut en prendre son parti : l’ère des militaires a pris fin le 6 août à Hiroshima. L’arithmétique élémentaire qui suff
140orme de buée légère. N’insistons pas : l’appareil militaire qu’ont chanté les Déroulèdes de tous les temps, appartient en princip
70 1946, Lettres sur la bombe atomique. Ni secret, ni défense
141t. Je leur oppose le meilleur analyste des choses militaires dans cette guerre, et le corps unanime des savants. M. Hanson W. Bald
71 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le savant et le général
142pertinent qu’il paraisse de critiquer l’avis d’un militaire que le président Truman déclarait récemment « plus grand que tous les
143 maintiens que la guerre est morte, la guerre des militaires, la vraie. Parce que nous avons passé l’âge des guerres considérées c
72 1946, Lettres sur la bombe atomique. Tout est changé, personne ne bouge
144ns à ma thèse sur l’armée et la mort de la guerre militaire m’obligent à vous demander de relire mes lettres. J’avais tout réfuté
145c un style pesant de politicien et une logique de militaire des articles mesurés sur la folie du siècle ? Ce n’est pas une folie
146e serviront donc à rien. Mais on vote des budgets militaires, on discute la couleur des parements, et l’Amérique parle d’établir l
73 1946, Lettres sur la bombe atomique. Un salon atomique
147ai fini par trouver une place dans un taxi. Trois militaires, rentrant du Pacifique, s’y racontaient le détail de leurs campagnes.
74 1946, Lettres sur la bombe atomique. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
148 dangereux ? Avez-vous également remarqué que les militaires qui prennent la plume (comme ils disent) ont coutume de dénoncer sous
75 1946, Lettres sur la bombe atomique. L’État-nation
149qui se referment sur eux-mêmes et sur leur budget militaire, qui se bardent de protections à la frontière, comme autrefois, en at
76 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le goût de la guerre
150ourd’hui. C’est très pressé. Il se passe que les militaires refusent d’en démordre d’un poil et de rien comprendre à la Bombe. El
151ers lourds ont tué beaucoup plus de civils que de militaires, ce qui a permis la guerre dont on dit que nous sortons. Et je ne nie
77 1946, Lettres sur la bombe atomique. La fin du monde
152tester. Car ces essais seront faits « dans un but militaire ». Nous sommes donc dans le domaine du sacré. Glissez mortels, mourez
153le que la folie des peuples, des gouvernants, des militaires, et de tous les irresponsables qui nous mènent, obéit secrètement au
78 1946, Lettres sur la bombe atomique. La paix ou la mort
154tre globe dure longtemps encore, et que la guerre militaire y prospère d’autant mieux qu’elle sera dotée d’une arme de plus. Adme
155invente une parade à la Bombe, selon l’axiome des militaires, sans oublier que leur expérience démontre qu’on ne pare jamais qu’un
79 1946, Lettres sur la bombe atomique. Les cochons en uniforme ou. Le nouveau déluge
156tre deuxième, où j’annonçais la mort de la guerre militaire. Voici. L’on a remarqué que la peau des cochons est fort semblable à
157s disais que la guerre est morte, « la guerre des militaires, la vraie » ! Quand je vous disais que ses règles sacrées sont toutes
80 1946, Lettres sur la bombe atomique. Point de vue d’un général
158C. Fuller passe pour l’un des meilleurs critiques militaires de l’époque. Il fut en Angleterre le champion de la guerre mécanique
159stratégiques de chemin de fer, pour les académies militaires, les écoles d’officiers et pour les généraux de terre et de l’air, le
81 1946, Lettres sur la bombe atomique. La guerre des gaz n’a pas eu lieu
160lcul. Les Alliés pouvaient riposter, et la valeur militaire de cette arme était loin de compenser, même à ses yeux, le risque mor
82 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
161qu’elle ne les retarde.) Et si la guerre éclate — militaire ou non —, il en résultera l’hégémonie mondiale du vainqueur, c’est-à-
83 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
162e imberbes, de garçons qui n’ont pas encore l’âge militaire. La frénésie rythmique des jitterbugs évoque par moments le vaudou, e
163és de notre bourgeoisie, au règlement d’une caste militaire ou aristocratique, aux intérêts de notre État, etc., comme lorsqu’on
84 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
164isation professionnelle, politique, et finalement militaire. Le totalitarisme est simple et rigide, comme la guerre, comme la mor
85 1948, Suite neuchâteloise. IV
165familles de ce pays manque à la mienne : point de militaires parmi les ascendants directs du nom de mon père. Par les femmes, on e
86 1950, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Europe unie et neutralité suisse (novembre-décembre 1950)
166ense à deux dangers communs : l’un idéologique et militaire, à l’Est ; l’autre économique et social, parmi nous. Pour y faire fac
167j’essaie de trouver n’est pas simple. Si l’effort militaire considérable que nous impose notre statut de neutralité est une contr
168 utile à l’Europe — comme aujourd’hui sur le plan militaire — il faut la maintenir. Si au contraire elle devient un prétexte à fr
87 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
169tièrement le savant à des exigences politiques et militaires. Cet exemple des recherches atomiques nous donne un inquiétant averti
88 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
170si la guerre, les dictatures, les troupes de choc militaires et politiques, ou simplement l’anonymat collectiviste. D’autres, habi
89 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Contre-offensive de la liberté
171si la guerre, les dictatures, les troupes de choc militaires et politiques, ou simplement l’anonymat collectiviste. D’autres, habi
90 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
172à des nécessités économiques et politiques, voire militaires, et donc aux mécanismes de l’État. À la limite, on a vu certains État
173, au triple point de vue politique, économique et militaire, cela est vrai plus encore au point de vue de la culture. La phase re
91 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le dialogue Europe-USA (août-septembre 1952)
174xion dépasse le plan des expédients politiques et militaires en prennent conscience. Nous en voyons une preuve nouvelle dans la mu
92 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
175e la nécessité d’une collaboration, économique ou militaire par exemple, c’est la sauvegarde du patrimoine culturel de l’Europe,
93 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
176r, il serait représenté par les tableaux de genre militaire du réalisme socialiste, qui ne se distinguent de la peinture bourgeoi
94 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
177ercher le salut de l’Europe dans sa seule défense militaire, va se trouver rapidement neutralisé. Ceux qui ne voulaient prendre a
95 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aller et retour (avril 1953)
178outes les raisons de faire l’Europe, économiques, militaires, culturelles, il y a celle-ci, qui n’est pas négligeable : rendre nos
96 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
179 de rétablir l’équilibre économique, le potentiel militaire, la santé civique de telle ou telle nation) qui rendraient cette unio
97 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
180avançait, mais lentement : économique, politique, militaire. Et les résistances croissaient à la mesure des gains déjà réalisés.
98 1953, Journal de Genève, articles (1926–1982). Aller et retour (21 mai 1953)
181outes les raisons de faire l’Europe, économiques, militaires, culturelles, il y a celle-ci, qui n’est pas négligeable : rendre nos
99 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
182insi de leur ligue fédérale la première puissance militaire de l’Europe. Les Suisses passèrent les Alpes, envahirent la Lombardie
183n garde répétées contre la tentation de la gloire militaire n’empêchent pas les Confédérés de se jeter dans les guerres de Bourgo
184, sous la domination des Confédérés. La puissance militaire des Suisses, à ce moment, paraissait justifier l’entreprise. Mais son
185a fin du rêve héroïque de Schiner. Mais cet échec militaire n’eût pas suffi à lui seul à ramener les Suisses dans leurs limites.
186nut le droit de ne point participer aux sanctions militaires prévues par le Pacte, c’est-à-dire de rester le seul État neutre au s
100 1953, La Confédération helvétique. Les institutions politiques
187acteurs y concoururent : politiques, économiques, militaires, plus rarement idéologiques. Politiquement, la Suisse du xviiie sièc
188e la viande, la durée des périodes d’instructions militaires, les impôts. Il serait donc injuste d’affirmer que le Parlement manqu