1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1’ombre des épées. Rien de moins artificiellement moderne que ce lyrisme sobre et prenant : « Si l’on s’échauffe, s’échauffer s
2 1924, Articles divers (1924–1930). Conférence de Conrad Meili sur « Les ismes dans la peinture moderne » (30 octobre 1924)
2 de Conrad Meili sur « Les ismes dans la peinture moderne » (30 octobre 1924)b Lundi soir, dans la salle du Lyceum, M. Conra
3ili a mis en évidence cette courbe de la peinture moderne avec une netteté et un relief remarquable. Les œuvres de cet artiste,
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
4ant et elliptique qui tend à devenir notre poncif moderne, — si propre à égarer dans d’ingénieuses métaphores quiconque cherche
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
5au volume de la collection des « Maîtres de l’art moderne » est au moins le cinquième ouvrage publié en France sur Van Gogh, de
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
6s transportent au cœur de préoccupations des plus modernes, problème de la réalité littéraire, problème de la personnalité. Leur
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
7 la plupart des idées dont lui-même s’est fait le moderne champion. Pour ce qui concerne le Vinet juge des romantiques, il n’a
8t ce qui semble viable et humain dans la critique moderne du romantisme, Vinet l’avait trouvé. Mais sa position purement chréti
7 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
9 les exigences de l’Évangile en face de la pensée moderne, et fut impressionnant de vigueur dialectique et de largeur d’idées.
10tion. M. Cadier montra le conflit de la théologie moderne avec l’action religieuse en s’appuyant sur des expériences faites pen
8 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
11particulièrement à retrouver ces limites : la vie moderne, mécanique, nous les fait oublier, d’où cette fatigue générale qui fa
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
12n plus, se révèle à la base de tous les problèmes modernes en littérature. Jacques Rivière s’y appliqua dans un de ses derniers
13lle peut être l’épigraphe de toute la littérature moderne. Il n’a pas fallu longtemps aux Français pour pousser à bout l’expéri
14. Il avoue enfin la cause secrète des inquiétudes modernes : la perte d’une foi. Il a besoin de Dieu, mais il attend en vain sa
15lle de la fatigue. La Muse a trop veillé. L’amour moderne, nerveux, saugrenu jusqu’au sadisme, trop lucide, est un amour de fat
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
16 inconvenant d’introduire le jargon de la science moderne.) Si nous reconnaissons à la base de cette œuvre inégale des idées vi
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
17ains de la nature. Il s’agit de créer à notre vie moderne un décor utile et beau. Or « la grande ville, phénomène de force en m
18voir trouvé la formule même de tant d’aspirations modernes. Voici sans aucun doute un des livres les plus représentatifs de l’ép
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
19 vie, qui empoisonne et la morale et l’esthétique modernes. Et à ce propos, il faut souhaiter que M. Fernandez aborde par ce bia
20uveau qui se fonderait solidement sur les données modernes de la psychologie et de la philosophie. Pour nous prémunir contre le
21l’établissement d’une éthique adaptée aux besoins modernes.
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
22. Livre charmant et bizarre, où la sentimentalité moderne trouve l’expression ironique qui lui convient, mais ici mêlée à une é
14 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
23 le plus sincère. » La sincérité spontanée, vertu moderne en qui renaît un mythe rousseauiste, inspire, explique un vaste domai
24ose le paysage du passé. Ainsi de certains décors modernes : vous changez l’éclairage, et la chaumière devient palais. C’est l’o
25’est-ce pas le schéma de tout un genre littéraire moderne, cette espèce de confession romancée dont les livres de Bopp, d’Arlan
26est créer une différence. Pourquoi les romanciers modernes ont-ils tant de mal à créer des personnages ? C’est parce qu’une sort
15 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
27, en effet, n’ignorent rien des courants les plus modernes, et sont bien situés pour n’en prendre que le meilleur ; mais l’émula
28rientation générale vers une sorte de classicisme moderne dont les frères Barraud ne seraient pas très éloignés par d’autres cô
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
29r semblable domination de la langue. Et parmi les modernes, il bat tous les records de l’image, ce qui nous vaut avec des bizarr
30x de chaque instant, d’une véritable « mythologie moderne ». Le Paysan de Paris est une suite de promenades dont la composition
17 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
31nque aujourd’hui faire éclater dans un cadre très moderne où s’agitent des personnages spirituellement dessinés un de ces drame
18 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
32ous ceux qui cherchent à s’orienter dans la crise moderne. M. Daniel Rops unit en lui à l’état de velléités contradictoires que
33r, que je crois décisif, des conditions de la vie moderne.) Après avoir défini quelques « positions en face de l’inquiétude »,
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
34ons d’entraînement dans le domaine du merveilleux moderne. Un peu plus et nous demandions grâce de trop de plaisir. Mais je ne
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
35proche d’obscurité que l’on fait à la littérature moderne n’est qu’une manifestation de ce divorce radical entre l’époque et le
36 faire la noce, écrire un livre de tendances très modernes. Et des gens pour se gausser quand nous écrivons Révolution, et nous
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
37nnaissance abstraite et rationnelle dont le monde moderne se contente, et qui tend à remplacer, grâce à la mentalité scolaire e
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
38-là travaillent à l’achèvement d’un certain monde moderne, merveilleuse mécanique sévère et dénuée de tout secours de l’Esprit.
23 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
39la rigueur, pouvait passer pour une élégance très moderne. Il n’y avait dans toute sa personne rien de positivement démodé ; je
40moins, moi. Pour vous, c’est différent, vous êtes moderne, vous vous contentez peut-être de cette pêche miraculeuse — c’est une
24 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
41sortir de soi pour se voir ? Il y a dans l’homme moderne un besoin de vérifier qui n’est plus légitime dès l’instant qu’il se
25 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
42 dans les œuvres du plus grand créateur de mythes modernes, du seul écrivain dont l’influence soit comparable à celle du cinéma 
26 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
43on cantonaise en 1925 nous place au nœud du monde moderne : on y voit s’affronter en quelques hommes d’action les forces caract
27 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
44e affirmer que tout est incompréhensible. L’homme moderne recule devant l’évidence de la banqueroute prochaine de sa civilisati
45 Je prends Henry Ford comme un symbole du monde moderne, et le meilleur, parce que personne ne s’est approché plus que lui du
46 Ford, perfection de l’industriel, offre au monde moderne le premier exemple de son achèvement intégral. Il a atteint l’objecti
47chèvement intégral. Il a atteint l’objectif de la moderne civilisation occidentale. Voici donc venue l’heure de la juger. Le hé
48 un article intitulé « Le grand paradoxe du monde moderne »3, ce qu’il y a de profondément anti-humain dans la conception fordi
49ixe de produire peut très bien envahir un cerveau moderne au point d’en exclure toute considération de finalité. Mais cet aveug
50senti qu’il touchait là le nœud vital du problème moderne. D’ailleurs, les idées générales de cette sorte sont rares dans son l
51ée mérite les sacrifices qu’elle exige de l’homme moderne. Paradoxes plus ou moins intéressés, optimisme d’homme à qui tout réu
52’Esprit La formidable erreur de la bourgeoisie moderne c’est de croire que les choses pourront aller ainsi longtemps encore.
53 exister sans leur substance religieuse.) L’homme moderne manie les choses de l’âme avec une maladresse de barbare. IV. « En
54fordisme et l’Esprit sont incompatibles, le monde moderne impose ce dilemme : « en être » ou ne pas en être, c’est-à-dire se so
55 le développement de la technique impose au monde moderne. Ces êtres, d’une espèce de plus en plus rare, qui savent encore quel
56 rendent inutilisables dans les rouages de la vie moderne. Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’une sorte
28 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
57 aime inventer et que cela console des nécessités modernes, dégradantes. Cet amour de l’invention romanesque considérée comme un
58on, on ne le secouera pas, ce cauchemar, ce monde moderne, ce monde de fous qui n’ont plus que leur raison, ce monde où l’on ne
59u monde. Tamerlan pour les anciens. Ford pour les modernes. Quelle décadence !
29 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
60ièrement mauvais.) 6. Peu de choses dans le monde moderne ont encore une « essence ». Celle de Belles-Lettres est en agréable o
30 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
61elui de naïveté. Définition du naïf dans le monde moderne : individu qui soutient des idées qui ne rapportent rien. En effet, j
31 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
62il y a de spécifiquement malfaisant dans l’esprit moderne. C’est sa façon à elle de répondre aux besoins de l’époque. Pauvre ép
63 discours de tirs fédéraux. On a comparé le monde moderne à un vaste établissement de travaux forcés. L’école donne à l’enfant
64 par l’État), l’École, après avoir entraîné l’âme moderne dans ses collèges, l’y enferme et l’y laisse crever de faim. Par ce q
32 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
65ux de l’École, mais encore dans toute la conduite moderne de la vie. C’est notre américanisme et c’est notre sécheresse sentime
33 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
66 technique qui tient lieu d’imagination à l’homme moderne n’est pas créateur d’êtres spirituellement vivants, ni d’aucune grand
34 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
67 évidente des fantômes décrits par la psychologie moderne révèle-t-elle une déficience de méthode, laquelle correspond à une ce
68mental d’une éthique des fantômes, dont la poésie moderne n’est peut-être que la psychologie.
35 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
69sse. Ce « précurseur » d’une certaine littérature moderne n’a fait, en somme, que reprendre, quitte à les parodier, les grands
36 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
70féconde. Il me semble que la servitude de l’homme moderne apparaît ici sous un aspect bien inquiétant : c’est à la sensibilité
71rdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas dans les dépêches d’agence : les journalis
37 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
72. Si la Hongrie tout de même a quelque chose de « moderne », dans un sens vaste et mystique, elle le doit au charme égyptien du
73n temple blanc à deux clochers baroques, d’hôtels modernes, de statues, de pylônes plantés dans un grand désordre de piétons et
38 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
74uilibre de l’esprit et de la matière. L’humanisme moderne sera ce parti pris, spiritualiste — ou ne méritera pas son nom. … Or,
75réussirait trop aisément. Ce qui manque à l’homme moderne, c’est un principe d’harmonie qui lui garantisse le caractère « d’hum
39 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
76nification la plus frappante d’un certain « homme moderne », — l’homme sans Dieu, qui n’attend rien que de cette vie, mais auqu
77if qu’elle apporte à décrire la figure de l’homme moderne en proie au seul orgueil de vivre, dénonce la paresse de la religion
40 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
78t cette volonté d’émancipation de la civilisation moderne à l’égard de toute autorité divine qui est le trait dominant de notre
79us n’avez pas su conjurer la malédiction du monde moderne, clame-t-on de toutes parts aux chrétiens. Assez parlé de Vérité, ce
41 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
80 Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)e C’est donc qu’il y en a ? avez-vous dit. Depuis le t
81 et sous la double étiquette de protestants et de modernes des noms de peintres comme Bosshardt, Raoul Dufy, Lotiron, Zingg, le
42 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
82sur les problèmes fondamentaux de la civilisation moderne. Décidément, le goût du colossal — transmis aux Américains — reste un
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
83 mystique. Pareille attitude ne surprendra pas un moderne ; mais elle est unique dans la littérature française du xixe . La lit
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
84Kobé et peu à peu élargies à tout ce vaste empire moderne si rapidement envahi par la civilisation d’une Europe dont il rejette
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
85nière catégorie. (On sait qu’il y a dans le monde moderne trois sortes de gens, les pécheurs, les sauvés et les honnêtes gens.)
86de ses contradictions. Sans doute, la psychologie moderne a-t-elle montré que l’homme était beaucoup moins simple qu’il ne le c
46 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
87sai, Frommel donnait ainsi le diagnostic du roman moderne ; ne serait-il pas frappant, en effet, d’appliquer ses dernières lign
88aient été émis en leur temps. La critique la plus moderne les confirme et les répète bien souvent sans les connaître. Et « le p
47 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
89antisme allemand, l’opposition de l’antique et du moderne, non du point de vue littéraire comme on le fit en France, mais du po
90 incohérence. Que l’on considère en effet l’homme moderne, l’homme sans mesure naturelle : s’il ne retrouve pas de loi interne
91our Schlegel symbolisait celle de l’antique et du moderne, Kassner répondrait aujourd’hui par l’opposition de la grandeur mesur
48 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
92position qui se prolonge et trouve son expression moderne dans des œuvres bien plus caractéristiques d’une éducation protestant
93ssent entrevoir ce que pourraient être des œuvres modernes inspirées, comme le furent les plus grandes, par le sentiment tragiqu
49 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
94u plus significatif dans l’histoire de l’Occident moderne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le règne du
50 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
95que. Il n’a pas échappé à M. Benda que « le clerc moderne » (en tant qu’il se montre préoccupé des conséquences nécessaires de
96ement, une de ces grandes questions que la pensée moderne a convenu d’appeler « naïves », parce qu’elles sont trop gênantes. Le
51 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
97calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est même produit ceci (corruptio optimi pessima) que ceux d’ent
98e d’avoir permis le développement de l’artillerie moderne et son utilisation criminelle. ⁂ Mais il existe des êtres que l’atti
52 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
99t le cri même de Faust. « Il faut être absolument moderne. » Travailler. Se donner à l’instant, à cette heure « au moins très s
100remier, dans une phase plus « réalisée ». L’homme moderne est peu fait pour comprendre cela, de même qu’il est peu fait pour la
101ation de notre réalité. « Il faut être absolument moderne ». 8. Conversations avec Eckermann, 4 février 1829. 9. Si je po
53 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
102pects orduriers et bassement mécaniques de la vie moderne, illustre avec un talent qu’il n’est plus temps de discuter, une posi
54 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
103 qui professe cette distinction — essentiellement moderne — admet ainsi que d’une part notre conduite peut être aliénée au prem
104un des plus mauvais qui aient été donnés au monde moderne. « Depuis Descartes, ils ont tous cru, dit Kierkegaard, que si longte
105onstrueuse contradiction » règne au cœur du monde moderne, et la « pensée » bourgeoise a réussi ce tour pendable de la faire pa
106ès avoir formulé la « monstrueuse contradiction » moderne, conclut par un renversement soudain : « Cela ne viendrait-il pas de
55 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
107se décompose avec virulence. Mais Stuttgart, plus moderne, plante des arbres, espace des villas sur ses collines, s’aère et red
108. Le paradoxe humain revêt aux yeux du philosophe moderne une valeur métaphysique alors qu’il garde pour le moraliste latin la
56 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
109la rigueur, pouvait passer pour une élégance très moderne. Il n’y avait dans toute sa personne rien de positivement démodé ; je
110moins, moi. Pour vous, c’est différent, vous êtes moderne, vous vous contentez peut-être de cette pêche miraculeuse — c’est une
57 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
111féconde. Il me semble que la servitude de l’homme moderne apparaît ici sous un aspect bien inquiétant : c’est à la sensibilité
112rdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne. Voilà ce qu’on ne dit pas dans les dépêches d’agence : les journalis
113. Si la Hongrie tout de même a quelque chose de « moderne », dans un sens vaste et mystique, elle le doit au charme égyptien du
114n temple blanc à deux clochers baroques, d’hôtels modernes, de statues, de pylônes plantés dans un grand désordre de piétons et
58 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
115 un petit recueil des Upanishad ; quelques romans modernes.) Le pasteur suédois et le mage d’Einsiedeln représentent assez bien
11626 mai 1929 Curieux comme ces lectures que les modernes ont fait passer pour abstraites ont au contraire le pouvoir de rendre
117et ne s’obtient pas dans le plaisir. Les affaires modernes vulgarisent en fait une ascèse inhumaine et sans but divin. C’est pou
59 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
118 de cette date, il n’y a plus que les Gothas. Les modernes sont fous et ridicules. Ils ont mis un sellier à la tête du Reich, et
119au sens élevé et civilisateur du terme. La notion moderne de superflu, qui donne aux plaisirs mondains l’aspect absurde que nou
60 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
120ent dans leur ensemble, du Moyen Âge à l’Amérique moderne, la grande Imposture dont nous avons à dénoncer l’origine permanente
61 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
121r mieux dominer ses moyens. Selon sa loi. Mais le moderne dit : « Je gagne » ou « je produis », ou bien « Je chôme », et ce son
122rs plus complexes que nos sommations, tout le mal moderne est symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il
62 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
123s’il vous plaît ! » (janvier 1933)p Le lecteur moderne est, paraît-il, un homme pressé, beaucoup plus pressé que ne le furen
124s », plus directement mêlés au jeu des puissances modernes, que les Français ne le furent jusqu’à ces tout derniers temps. Et c’
125rds sur le monde actuel. Les grandes controverses modernes sont nées en France autour de la Trahison des clercs, autour du probl
63 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
126uteur de l’Ecclésiaste jusqu’au romancier le plus moderne, la littérature universelle semble n’avoir voulu mettre en figures no
64 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
127tations, qui voudra recevoir ce message ? « L’âme moderne » décontenancée par l’échec de ses idéaux, demande des apaisements ou
128es « expériences religieuses » sur lesquelles les modernes exercent leurs psychologies et leurs ratiocinations plus ou moins sce
65 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
129par Charles-Albert Cingria (avril 1933)k « Les modernes qui écrivent des livres sur Pétrarque voudraient pouvoir faire une pa
130 du cicéronianisme dans tout ce que l’officialité moderne en représente — l’éloquence, l’érudition, les grands sentiments, la m
131’européanisme et la révolution. (Sur la confusion moderne entre le patriotisme « chose motivée et avantageuse », et le national
132utôt cette vivacité d’invention dont « l’écriture moderne » reste tristement dépourvue malgré ses velléités de fantaisie assez
66 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
133un état d’âme qui caractérise assez bien le monde moderne, le monde des hommes sans responsabilité et sans résistance propre, l
67 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
134terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel. Le « travailleur » des
68 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
135 Le « monde d’objets » dans lequel la philosophie moderne s’est enfermée ne comporte plus d’autre liberté, pour l’esprit de ses
69 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
136cisifs de l’inflation, du chômage et de la guerre moderne économique et militaire. 8° C’est au nom d’antagonismes naturels féco
70 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
137rtu », à la sagesse et au bonheur, ou la croyance moderne et non moins païenne à la valeur absolue de la logique, de l’histoire
138 chrétiens tels que le développement de la pensée moderne nous aide en toute loyauté à les affirmer (p. 16). Pourquoi ai-je en
139onnées présentes » — « développement de la pensée moderne » par « approfondissement de la pensée paulinienne, calvinienne, luth
71 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
140le dise ! Toute la bassesse de la « littérature » moderne se résume, à mon sens, en une phrase un peu grossière : c’est une lit
141avec lui : il décrit l’anarchie intime de l’homme moderne avec le parti pris de ne jamais juger, avec le parti pris de n’en jam
72 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
142⁂ Destin du siècle ! Expression curieuse et bien moderne ! Si nous y regardons de près, nous allons voir que le simple assembl
143réparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiques sera
73 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
144 morales du philosophe et les coutumes du citoyen moderne ont perdu toute commune mesure. Que se passerait-il si un beau jour l
145aractérise malheureusement l’existence de l’homme moderne, emprisonné dans la catégorie du « tout naturel » incapable, par suit
146 à l’actuel. La description qu’il fait de l’homme moderne réduit à un complexe de fonctions ; ses allusions au désordre social 
74 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
147le sombre avenir du siècle. On a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se croire v
75 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
148’esprit contre le corps, telle est la dialectique moderne, et c’est encore la dialectique antique entre l’homme et la nature, m
149nne retrouvée, — par ce vieil ennemi de la Genève moderne ! Il faudrait parler longuement du « barthisme » d’une telle œuvre, —
76 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
150tre les hérésies qui fourmillent dans la croyance moderne. Nous avons eu le tort, souvent, d’attaquer des erreurs auxquelles bi
77 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
151sacré nous adresse. Tout au contraire du critique moderne, qui se pose en juge du texte, Calvin n’admet et ne pratique qu’une «
78 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
152 exceptionnelle ; mais non pas un inquiet au sens moderne, et le contraire d’un esthète. Comme Nietzsche, avec lequel il a pas
153 du danois prophétique, ressuscité par l’angoisse moderne. Koch n’a pas simplifié ce qui n’est pas simple chez Kierkegaard. Mai
79 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
154ie pas qu’il faille agir à tout prix. L’activiste moderne n’est souvent qu’un agité. Le philanthrope et le puritain rigide ne s
155tés humaines que le conformisme et la psychologie modernes semblaient avoir abolies dans le monde. C’est l’irruption de Dostoïev
80 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
156 ? À parler franc, je ne connais qu’un seul roman moderne authentiquement « réformé ». Un grand roman, je crois. C’est Sara Ale
81 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
157 il est dans la conception rationaliste de l’État moderne et dans la conception abstraite de l’homme considéré comme individu a
82 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
158 et la seule qui s’attaque aux racines des mythes modernes, dont l’expression suprême s’appelle l’État. Là où l’homme veut être
83 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
159er leur relation, on voit mieux encore le préjugé moderne qui pousse M. Goguel à les décolorer. Et l’on se demande ce qui subsi
160ageuse. Au contraire de la plupart des historiens modernes qui ont voulu déduire de leur critique la relativité des articles de
84 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
161tite qu’elle se fasse au réduit intérieur, l’État moderne a su trouver les moyens de venir la brimer. Non tant, d’ailleurs, par
85 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
162a pas d’autre cause à la crise présente : l’homme moderne a perdu la mesure de l’humain. Le seul devoir des intellectuels, dan
163d’habileté mise à part. Il est clair que le monde moderne n’est pas conduit par des raisons, plus ou moins bonnes, mais par des
86 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
164n leur accorde un triomphe fictif. Les dictatures modernes sont nées de tels chantages. Et l’on ne sait qui perd le plus à ces v
87 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
165réparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiques sera
88 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
166à cette bourgeoisie la vraie nature de la société moderne. Aux grands bourgeois libéraux, philanthropes et déjà démocrates, qui
89 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
167calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est même produit ceci, que ceux d’entre eux qui perdaient la fo
90 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
168ent dans leur ensemble, du moyen âge à l’Amérique moderne, la grande Imposture dont nous avons à dénoncer l’origine permanente
91 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
169 toute impartialité », comme le veut une locution moderne entre toutes absurde et malfaisante. C’est dire aussi que je ne puis,
92 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
170aujourd’hui les psychiatres. De toutes les idoles modernes, l’État totalitaire est peut-être la plus décevante. L’idole des huma
93 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
171 il est dans la conception rationaliste de l’État moderne et dans la conception abstraite de l’homme considéré comme individu i
94 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
172al, et qui sont justement les plus concrètes, les modernes, qu’il faut plaindre, disent et croient presque qu’on est inefficace.
173’il nous faut commencer la mise en ordre du monde moderne. Importance d’une définition de la personne. Toute la tactique de not
174emporains, l’avantage d’être comestible. Le mythe moderne du bonheur n’est qu’un reflet, et un reflet terrestre et trouble, de
95 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
175ateurs, l’homme devant Dieu égale zéro ; pour les modernes, un protestant égale une personnalité. Que peut bien signifier cette
176utés (les thiases), comparables à la cité au sens moderne. Alors que la tribu était liée par des liens d’origine — le sang, la
177 personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme de soldat politique. Nous allons le voir se transformer
178tés locales, que l’on pourrait appeler d’un terme moderne : des cellules. Ces communautés ne sont pas fondées sur le passé ni s
179ités comme les premiers types d’individus au sens moderne. Nous retrouvons ici cette liaison mystérieuse entre la naissance de
180ue le calvinisme était à l’origine du capitalisme moderne, avec sa concurrence sans frein, phénomène de piraterie sociale, de m
96 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
181terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel. Le « travailleur » des
97 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
182r mieux dominer ses moyens. Selon sa loi. Mais le moderne dit : « Je gagne » ou « Je produis », ou bien « Je chôme », et ce son
183rs plus complexes que nos sommations, tout le mal moderne est symbolisé par cette disjonction du travail et du loisir, dont il
98 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
184’impuissance du parti de gauche à penser le monde moderne et la situation concrète de la France en termes révolutionnaires et p
99 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
185aissant de côté les déclarations des congrès — la moderne féodalité des partis n’agit pas autrement vis-à-vis de la nation et d
186e la nation et de ses intérêts supérieurs, que la moderne féodalité des trusts et des banques, et que l’ancienne féodalité des
100 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
187-être n’est-ce ici qu’un cri d’appel à rien : les modernes ont inventé cela. On peut toutefois ne pas les croire, et le spectacl