1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1votre silence jusqu’à l’heure. Que je taise votre mot de ralliement, paradis à l’ombre des épées. Rien de moins artificiel
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
2là ce que nous admirons dans le Chant funèbre. Ce mot de grandeur revient souvent lorsqu’on parle de cette œuvre : je ne sa
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
3ur impuissance. « Il n’y a pas de pensée hors les mots » (Aragon). Aussi se paient-ils de métaphores comme d’autres de raiso
4c les surréalistes, c’est que — pour reprendre un mot de Cocteau — ils « embaument de vieilles anarchies ». L’ironie qui sa
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
5Saint-John-Perse, un Supervielle parlent avec des mots de tous les jours aux vivants et aux morts : Mère, je sais très mal c
5 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
6vu, qui ont souffert, et qui ne se payent plus de mots ni d’utopies, Clerville, Janson et Brémond ont su arracher leurs audi
6 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
7our de soi… Mais moi, qui suis-je ? Par ces trois mots commence le drame de toute vie. Ha ! Qui je suis ? Mais je le sens tr
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
8esprit de la plupart de nos jeunes moralistes. Le mot de paradoxe serait bien pauvre pour expliquer ce besoin de porter à s
9 traits de sa nature, ne connaître que les grands mots de la langue morale, suivre à l’égard de soi-même la méthode de l’Éva
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
10l’autre. Pourtant, jusqu’au bout, il semble qu’un mot, un geste décisif, ou certaine amitié de la saison suffirait à dissip
11qu’ils se soient délivrés d’eux-mêmes pour que ce mot, ce geste, soient possibles. C’est d’Armande surtout qu’on les attend
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
12r ? Ces deux solutions peuvent se résumer en deux mots : inquiétude ou foi. Dès lors sont-elles vraiment les deux termes d’u
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
13de laqué, d’élégant, de « bien français » ; et le mot sang n’évoque ici qu’une tache de couleur, plus sentimental que cruel
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
14hes une malicieuse et fine psychologie. Mais à ce mot, son visage s’assombrit un peu. « Tous nos ennuis nous seraient éparg
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
15 (décembre 1927)ao À ceux qui se contentent du mot fumeux pour caractériser tout lyrisme germanique, il faudra opposer l
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
16 avait la nausée. Je rentrai seul. Voici quelques mots que j’écrivis à ma table en désordre où je venais de jeter mon col de
17ès d’elle, je pourrai lui dire très vite quelques mots si bouleversants qu’avant le dernier étage… » Je délirais, bien sûr.
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
18éternelle anarchiste, la Poésie.   On dit : « Des mots ! » au lieu de « Je ne comprends pas ». On dit : « Je ne comprends pa
19t enfin rassuré. C’est incompréhensible !, trois mots dont l’un savant. Je ne connais pas de meilleur remède contre Dieu. M
20vées par le repas dont vous sortez, que ces trois mots où se résume la défense de la loi sociale, patriotique, religieuse (?
21ge votre paresse à concevoir en esprit. Ces trois mots vous ont délivré du plus absurde malaise, et vous rallumez votre ciga
22ujateries » affectées par mépris de l’honneur, le mot de Cambronne prodigué et des phrases d’un fascinant éclat : « Ô grand
23 de l’esprit celui de Révolution. Et j’entends ce mot dans son sens le plus vaste. Il y a eu quatre-vingt-treize, la Réform
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
24heure plus tard, j’étais à la gare, j’écrivais un mot d’adieu à ma maîtresse d’une nuit et je partais dans une direction qu
25qui ne sont que la traduction en actes de jeux de mots plus ou moins cruels… » — Je vous entends, interrompit Saint-Julien,
26turelle dont il paraissait lui-même gêné. En deux mots, vous ne me trouvez pas sérieux. Le reproche est grave. Je ne saurais
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
27ocation de Cocteau fait fleurir sur vos lèvres le mot de Cambronne : hommage à Louis Aragon. Ce cristal est une citation de
28un vers d’Éluard14. Et des phrases, des cris, des mots. Au défaut de l’ivresse naissante se glisse un poème où vous aimiez à
29ves à certains états de la réalité. Mais plus les mots se plient à des exigences sémantiques — dont on connaît la portée soc
30. Et c’est une réaction de défense. On cherche un mot, une phrase, pour tuer une réalité dont la connaissance devient doulo
31e Muse qu’ils n’ont pas coutume d’aborder sans le mot de passe de la dernière mode ou de savantes séductions. On sait bien,
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
32ditionnons : ils s’annulent. Il reste à dire deux mots sur la paradoxale situation intellectuelle d’une revue d’étudiants co
33n signe d’amitié qui ne trompe pas. Deux ou trois mots, on s’est compris. Que pouvions-nous espérer d’autre ? Il y eut quelq
18 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
34ie une de ces marques. Stéphane a oublié jusqu’au mot de prière. Orphée perd Eurydice par scepticisme, par esprit scientif
35nt de protester contre le miracle. Parmi tous ses mots fous, noms, baisers, appels qui reçoivent en même temps leur réponse,
19 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
36re, malgré son premier chapitre, variation sur un mot bien français et ses applications faciles à cent célébrités locales.
20 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
37’accommode mal de tant de gesticulations, de gros mots et de discours en très beau style contre un monde très laid dont ils
21 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
38à où nos psychiatres proposeraient de moins jolis mots ; mais ce n’est pas la moindre habileté du biographe. D’ailleurs, réu
22 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
39 » qu’il a choisi comme public, et brusquement le mot éclate : menteur. Feintes et esquives adroites du « prince » qui disp
23 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
40ême ; son art y gagne en densité, en émotion. Des mots simples, mais chacun dans sa mûre saveur ; une phrase naturellement g
24 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
41criptions cascadantes, à l’orientale (on pense au mot bazar, qui sonne rouge et jaune aussi). Soudain se dresse une énorme
25 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
42nd de cuir ou poète (au sens le plus large de ces mots.) (Mais je tiens à le leur dire ici : Les Anciens Bellettriens qui on
26 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
43ps-là on ne se nourrissait vraiment que de petits mots d’esprit et de malices ? Noisettes et cornichons ?
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
44sa petite amie, au secours ! Car j’ai encore deux mots à dire. Dès qu’une voix s’élève pour mettre en doute l’excellence du
28 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
45 Démocratie, qui est une prétention (réservons le mot d’idéal), découle cette exigence théorique : tous les enfants doivent
29 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
46tes absurdes où l’on soulignait en rouge tous les mots en « al », tous les verbes déponents ; désormais l’étude des verbes a
30 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
47oison. Au contraire, elle prépare des esclaves du mot. Il est clair, par exemple, que seules les victimes de l’instruction
31 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
48aste arrière-fond de poésie et de grandeur que ce mot comporte — quelles qu’en soient d’ailleurs les réalisations —, par de
32 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
49ndra les ficelles, peu importe.) Les économistes (mot stupide) et les philosophes 13 les mieux informés de ce temps s’accor
50ns le plus clair de nos forces — le Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’éveilleront du
51pirituel retrouvent le courage d’être, malgré les mots 14, des anarchistes et des utopistes. J’appelle anarchiste, tout ce q
52omprendre, ici encore, c’est la peur scolaire des mots. Ce terme hindou agace, trouble ou fait sourire les étriqués. On croi
53ga est un drill de l’esprit. Je sais que ces deux mots sont bien dangereux et impopulaires. Tout comme ce qu’ils désignent d
54s attaques. Ce qui est vulgaire, au plein sens du mot, c’est le genre distingué de la bourgeoisie qui se monte le cou. 13
33 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
55 III Fais rentrer dans leur peau d’ombre ces mots qui voudraient fleurir tourne le dos ferme les poings ne fais qu’un o
34 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
56trospection la plus poussée. Il invente aussi des mots et en fait de courts poèmes d’une divertissante et parfois émouvante
35 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
57duperie commerciale. Mais vous pensez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C'est que vous êtes déjà bien
58ce que je vois. Ruse connue : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser q
59urire, adressé personnellement à l’homme, — et le mot « affable » reprend ici sa noblesse. Mon voisin qui a la tête de Fran
36 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
60on au milieu de vers à peine ébauchés, — quelques mots isolés, des bribes de phrases… Or, si comme je le crois et voudrais l
61t à chercher dans leur rythme seulement, — si ces mots séparés par des suites de points ne lui servaient qu’à noter des mètr
37 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
62gramme, jette son petit caillou. Ici, le sens des mots et des choses est celui d’un courant musical qui domine l’ensemble et
63 sorte de Pierre Philosophale. Peut-être ces deux mots suffiraient-ils à l’indiquer quand je m’en parle ? Tout en donnant le
38 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
64e. Le style d’abord : on y retrouve, appliqué aux mots, ce même sens à la fois scrupuleux et assuré de la qualité, qui est c
39 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
65utorité en ne parlant jamais que par allusions et mots couverts. Il intimide un peu le lecteur qui ne se sent pas complice d
40 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
66ns toutes les mesures, tout redevenait neuf : les mots « forme », « couleur », « architecture ». Et Dieu avait une place plu
67ques, concernant la Vierge et les saints. En deux mots, il y a des « sujets catholiques », il n’y a pas de « sujets protesta
41 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
68pression sur ses convictions religieuses. Mais le mot conviction ne doit être pris ici qu’au sens le plus conventionnel. Ca
69e son pasteur préféré, la même tante Harriet a ce mot exquis : « Il prêche merveilleusement sans jamais aucune excentricité
42 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
70t-il ? Les prêtres sont-ils, dans le vrai sens du mot, les successeurs du Christ ? Ne sont-ils pas plutôt des fonctionnaire
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
71lace. » Sénancour éprouvait ce qu’il appela, d’un mot admirable, « la lenteur des choses ». C’est qu’il a pénétré dans ces
72n plus la « virtu ». L’héroïsme, au vieux sens du mot, ne trouve plus où s’exercer. Et ce n’est guère qu’au plus obscur de
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
73 la nuit ! Il ne comprenait pas pourquoi ces deux mots lui semblaient avoir des rapports intimes et atroces. Quel horrible e
74de ce récit qu’il faut revenir, si l’on veut d’un mot le caractériser. Parmi les innombrables sentiments : doutes, passions
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
75pé un esprit qui s’honore — on excusera le jeu de mots — d’être « non-prévenu ». Mais voici ce qu’il y a : l’on éprouve une
76omporte. Un nom me hante, pendant que j’écris ces mots : Kierkegaard, — et c’est Gide qui, l’un des premiers, l’a prononcé e
46 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
77ire qu’il n’y a plus de païen, au sens antique du mot, depuis que la venue du Christ a modifié la nature même de l’homme et
47 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
78acun de nous. Vérité actuelle aux deux sens de ce mot, qui sont acte et présence. Et certes notre activité serait injustif
48 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
79e « monde-chrétien », nous exprimons par ces deux mots l’antinomie hors de laquelle toute méditation constructive reste vain
49 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
80t fécond. Car un tel silence n’est pas absence de mots. C’est encore chez Goethe une activité réelle, et même à double effet
81un temps, c’est l’action, la Tätigkeit — le grand mot goethéen — qui triomphera désormais. Mais une action qui par avance d
82ce. Vous pouvez lui parler sans le troubler : les mots n’atteignent plus son rêve profond. Et le cérémonieux silence du mini
83ce front, disent d’un sobre et méditant regard le mot suprême de la Saison, ce cri sourd du plus lucide héroïsme : « Et all
50 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
84andeau l’appelle imprudence ou générosité. Et ces mots ne désignent pas autre chose qu’une intensité ou une pureté toujours
51 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
85nifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens fort du mot, le « salut » n’est pas à débattre sur le plan de l’humanité, mais en
52 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
86à celle des deux interprétations étymologiques du mot penser. Celui-ci ayant la même origine que peser, il est loisible de
87igine que peser, il est loisible de jouer avec le mot de la façon suivante : le Français pèse le pour et le contre ; l’Alle
53 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
88uête sur l’Humanisme, je les nouerai dans le seul mot d’actualisation. C’est le mot de passe d’une génération révolutionnai
89ouerai dans le seul mot d’actualisation. C’est le mot de passe d’une génération révolutionnaire. Et en même temps la défini
54 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
90e savez pas où est votre bien. C’est pourquoi les mots vous paraissent simples, évidents et indifférents. C’est pourquoi vou
91ps ferait-il pour vous ? Lord Artur. — … Le beau mot : courtisane… Ce n’est pas qu’elle soit belle, peut-être, mais qu’ell
55 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
92rphose » et « paradoxe », tels sont peut-être les mots clefs de l’Europe sentimentale. Pourquoi faut-il que notre langue les
93et « confusion » ? Car il est trop certain que le mot démesure désigne dans l’esprit d’un bourgeois cartésien quelque chose
94ble », — qui dans ce sens, vraiment, n’est pas un mot français. En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus chrétien qu
95oudrais rechercher maintenant. Bienveillance — un mot des campagnes… Et ces prairies où notre adolescence encore « marche,
56 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
96duperie commerciale. Mais vous pensez que tant de mots pour une simple question de sentiment… C’est que vous êtes déjà bien
97ce que je vois. Ruse connue : c’est l’histoire du mot que vous avez sous la langue ; je vous conseille de n’y plus penser q
98urire, adressé personnellement à l’homme, — et le mot « affable » reprend ici sa noblesse. Mon voisin qui a la tête de Fran
99gramme, jette son petit caillou. Ici, le sens des mots et des choses est celui d’un courant musical qui domine l’ensemble et
100 sorte de Pierre Philosophale. Peut-être ces deux mots suffiraient-ils à l’indiquer quand je m’en parle ? Tout en donnant le
57 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
101is presque oublié. — « Seul et séparé », ces deux mots que rythmait le train, est-ce qu’ils font encore vraiment mal ? 24
102 31 mai 1929 Personne n’a fabriqué autant de mots abstraits que les professeurs allemands, et cependant, par une appare
103ne du jardin, du premier Faust. Presque les mêmes mots !). Doux malentendu qui nous rapproche sous la forme, respectivement,
58 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
104l’arme en ballant, durant des heures sans dire un mot, — car il ne fallait pas effrayer le gibier sensible au moindre son d
59 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
105questions parce qu’on se borne à répondre à leurs mots, alors qu’il eût fallu répondre à un tourment réel, maladroitement ex
106 un tourment réel, maladroitement exprimé par ces mots. Mais, bien souvent aussi, on répond mal parce qu’on prend au sérieux
107e. Et voilà bien la seule acception chrétienne du mot « positif ». Pour les uns, « positif », c’est ce qui rapporte. Pour l
60 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
108ns « la critique » au sens le plus littéral de ce mot : l’accusation qui met en état de crise l’ensemble de ces affirmation
109, voulu décrire une dialectique qui juge tous nos mots. Je voudrais simplement en avoir dit assez pour qu’il soit inutile d’
110raliste, parle de choix, de risque et d’acte, ces mots désignent des réalités éthiques qui n’ont rien de commun avec l’acte,
61 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
111elle-même une réalité d’un autre ordre et que les mots n’atteignent jamais directement ?… Nous développerons un jour ces thè
112nasce).   N. B. — Le poème contient deux jeux de mots intraduisibles : « When thou hast done, thou hast not done » (vers 5)
62 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
113ints d’interrogation que Barth place derrière des mots comme religion, piété, expérience religieuse, problème de Dieu. Il n’
114eu devient homme. Nous pouvons répéter ces quatre mots, mais en les répétant, nous n’avons pas dit la parole de Dieu, dans l
63 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
115y fallait un cas très simple, un de ces cas où le mot « concret » devient presque synonyme de matériel. Un bras cassé (le g
64 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
116e, bouleverse les anciennes déterminations, en un mot, l’acte qui libère. Le désordre dont souffre le monde nous apparaît d
117l y a eu, en ce domaine, de grandes trahisons. Ce mot d’esprit a couvert de douteuses marchandises, et l’activité spirituel
65 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
118ail d’un domaine dans l’autre, aboutissant, en un mot, au désordre. D’abord dans le domaine où il devrait agir, non seuleme
119ent. Aux républicains (mais personne n’emploie ce mot, ce qui a permis de ne pas percevoir le passage du temps où tout le i
66 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
120e une raison de se montrer optimiste ? Devant des mots comme « approfondissement » ou « élargissement » de notre horizon de
67 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
121lle, réellement, vous cherchez à répondre ? En un mot, est-ce une question existentielle — pour employer un terme favori de
122 ici la question des humanités. Nous prendrons le mot humanisme au sens plus général, non moins précis, qui désigne une con
123e. Faut-il voir là autre chose qu’une question de mots ? Dans l’un et l’autre cas, il s’agit bel et bien de savoir quel sens
124e de sa défiance à l’endroit de la Providence. Ce mot peut nous fournir un autre exemple. Un chrétien qui s’écrie : c’est p
68 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
125e, de la part du romancier, — s’il est voulu. Les mots, les expressions des philosophes sont sans cesse repris par les simpl
126as. Comme si le fin du fin, c’était de prendre au mot les pauvres hommes préalablement abêtés par l’école, par la presse, p
69 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
127non pas un problème à résoudre à distance ; en un mot, si l’homme est un acte. 4. L’acte est insaisissable, parce qu’il
128eur de cette image, autorisée par l’étymologie du mot personne, nous pouvons voir d’abord que de l’individu à la personne,
70 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
129raves confusions commises depuis la guerre sur le mot de révolution. Le public littéraire rendit un très mauvais service au
71 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
130en quelques traits fort simples. J’insiste sur le mot simple, qui me paraît caractériser notre siècle. On dit le contraire
131 allons voir que le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret de tout le mal dont n
132en tirent une conclusion inattendue. Reprenant le mot de Goethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous
133elle ? Voulons-nous être des personnes ? Voilà le mot lâché. Je connais la réaction qui l’accueille. Hé quoi ! dit-on, en f
134immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne
135possède, mais c’est une consolation. Je prends ce mot dans son sens le plus fort, tel que le donne l’étymologie. Consoler,
72 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
136retient encore le pathos chrétien que renferme le mot. Ces quelques lignes décrivent assez bien le mouvement général de la
137rences successives et inconsistantes — ce dernier mot est essentiel — ou, pour reprendre la phrase de Shakespeare, à une hi
73 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
138la foule. L’originalité Qu’entend-il par ce mot d’originalité ? Il faut en rapporter le sens au centre même de sa pen
139ossibles ; que l’on écarte, au premier pas, trois mots qui faussent tout : anarchie, romantisme, individu. Il n’est que de l
74 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
140 l’incarnation de leur nation, saura leur dire le mot de ce destin. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans la situatio
141s intentions nationalistes — au plus haut sens du mot, je le répète, mais il se peut tout de même que certains lecteurs fra
75 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
142, et l’homme, séparé de Dieu. Pourtant le dernier mot a été prononcé. ⁂ L’effort de l’homme pour imposer au monde — mais sa
143aractérisé dans ses effets bons et mauvais par le mot de séparation. D’une part, il constitue le ressort de toute invention
144les antiques. ⁂ N’est-il pas significatif que le mot de Ehrfurcht qui, chez Goethe, traduit la vénération de l’homme en pr
145tion de l’homme en présence de la Nature ; que le mot de awe, qui exprime chez les lakistes ce même sentiment mêlé d’amour
146ême sentiment mêlé d’amour et de terreur, que ces mots soient intraduisibles en notre langue13 ? Alors que toute l’Allemagne
76 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
147 Mais il suffit parfois de quelques phrases, d’un mot rendu à son vrai sens, pour orienter le débat intérieur, pour donner
77 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
148l authentique, de l’aspect brut des choses et des mots. Imaginez, dans cette vision du monde, ce que donnerait l’usage d’un
78 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
149s caractéristiques ? N’était-ce point là selon le mot de Théodore Flournoy, tenter de « faire une guirlande en mettant bout
79 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
150rtis du protestantisme » ; « sortis » est bien le mot ! C’est-à-dire qu’ils n’ont pas de foi, et qu’est-ce qu’un protestant
80 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
151rs « l’État totalitaire ». Il faut ici risquer un mot sans doute anachronique, mais que tout le livre de Viénot nous autori
152re de Viénot nous autorise à prononcer ; c’est le mot de fascisme. Le parallélisme qu’on peut facilement établir entre la «
153dé que sur la seule volonté du dictateur. Déjà ce mot de Mazarin paraît donner comme une formule anticipée du droit « nazi 
154d’une de ses coreligionnaires, il conclut par ces mots : Nous sommes chassés de la ville et jetés comme des ordures dans un
81 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
155e qui s’est passé chez les bourgeois, au sujet du mot « esprit ».) Le vrai matérialiste, c’est Ramuz. Parce qu’il aime les
82 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
156à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque grave. Les fascismes régnants en ont fait un
157n flagrante ne nous empêchera pas de prononcer un mot auquel il est urgent de rendre son prestige et sa valeur d’appel. L’h
83 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
158ctrine de l’Ordre nouveau tient dans ces quelques mots : le destin particulier de chaque homme est plus grand que tous les «
84 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
159 et sur une absolue intransigeance morale : en un mot, sur la personne et sur les personnes ; c’est que L’Ordre nouveau aff
85 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
160se. On serait tenté de dire : d’une action, si le mot n’était mal entendu de la plupart de nos contemporains. « L’action »,
161, La Révolution nécessaire.e Certes, on abuse du mot révolution. On le fait synonyme tantôt d’émeute et de chambardement,
86 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
162raison, est-ce que l’économique serait le dernier mot des souffrances morales ? Pour peu qu’on sorte de sa chambre, on est
87 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
163ition. En tant qu’intéressés, au meilleur sens du mot, ces motifs peuvent très bien revêtir les apparences d’une politique
88 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
164en quelques traits fort simples. J’insiste sur le mot simple, qui me paraît caractériser notre siècle. On dit le contraire
165 allons voir que le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret du mal dont nous souf
166en tirent une conclusion inattendue. Reprenant le mot de Goethe, sans le savoir, ils nous enseignent que la loi seule nous
167elle ? Voulons-nous être des personnes ? Voilà le mot lâché. Je connais la réaction qui l’accueille. Hé quoi ! dit-on, en f
168immédiat. Acte, présence et engagement, ces trois mots définissent la personne, mais aussi ce que Jésus-Christ nous ordonne
169possède, mais c’est une consolation. Je prends ce mot dans son sens le plus fort, tel que le donne l’étymologie. Consoler,
89 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
170idu ! Je suis heureux de notre accord, malgré les mots, et je serais plus heureux encore si je vous entendais confirmer mon
171 remettre le pouvoir à quelques-uns… Mais le seul mot d’oligarchie introduit tant de confusions qu’il vaut mieux l’éviter i
90 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
172bat actuelles, fondées sur le déterminisme. Si le mot « spirituel » signifie quelque chose, c’est assurément par opposition
173nous l’origine même du désordre actuel. ⁂ Mais ce mot de précédence évoque encore autre chose que la séparation bourgeoise
91 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
174e « monde-chrétien », nous exprimons par ces deux mots contradictoires l’antinomie hors de laquelle toute méditation constru
92 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
175lle, réellement, vous cherchez à répondre ? En un mot, est-ce une question existentielle — pour employer un terme favori de
176 ici la question des humanités. Nous prendrons le mot humanisme au sens plus général, non moins précis, qui désigne une con
177e de sa défiance à l’endroit de la Providence. Ce mot peut nous fournir un autre exemple. Un chrétien qui s’écrie : c’est p
93 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
178z-moi. » Ils laissent là leurs filets, et sans un mot s’en vont, dans une aventure qui ne ressemble à rien de connu, qui es
94 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
179s généreuse, moins audacieuse, moins radicale. Un mot résume le fascisme en tant que méthode d’extension, par la force, d’u
180e, d’un principe de soi sans puissance : c’est le mot allemand Gleichschaltung — mise au pas — qui justifia tous les coups
95 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
181nifie « sauver le monde » ? Rien. Au sens fort du mot, le salut n’est pas à débattre sur le plan de l’humanité, mais entre
96 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
182à la limite, l’héroïsme. Nous savons bien que ce mot introduit une équivoque grave. Les fascismes régnants en ont fait un
183n flagrante ne nous empêchera pas de prononcer un mot auquel il est urgent de rendre son prestige et sa valeur d’appel. L’h
97 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
184ge exclusif de l’épithète « démocratique », si le mot n’était perverti par l’usage qu’en ont fait les individualistes et le
98 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
185 s’agit dans cette discussion. Nous y avons notre mot à dire, peut-être même avant quiconque, si l’on veut éviter les pires
186ui-là qui sera nommé juridiquement la persona. Ce mot qui désignait à l’origine le masque de l’acteur, signifiera bientôt l
187t. Il est important de rappeler ce sens romain du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par le terme
188son rôle social. Comment le baptiser ? Il faut un mot nouveau. Ou plutôt non : c’est à un mot déjà connu que l’on aura reco
189l faut un mot nouveau. Ou plutôt non : c’est à un mot déjà connu que l’on aura recours, mais on va lui donner un nouveau se
190 être à la fois autonome et en relation. Ainsi le mot avec son sens nouveau, et la réalité sociale de la personne, sont bel
191ines, et dans leur genèse historique, les maîtres mots de notre conception occidentale de l’homme : l’individu et la personn
192litarisation d’un peuple ! C’est le contraire, le mot l’indique, d’une véritable civilisation. Qu’allons-nous opposer à ce
193le clairvoyance.   Il est temps de tirer, en deux mots, la conclusion de cette série de mises au point. J’ai tenté de situer
99 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
194’Ordre nouveau évitait l’emploi fort équivoque du mot Esprit, pour y substituer l’adjectif « spirituel » qualifiant l’acte
100 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
195tuels de gauche n’ont rien trouvé de mieux que le mot de « fasciste », qui est ridicule en l’occurrence, et l’accusation d’