1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1nage se rapprochent, tournoyent lentement dans la musique. Je n’aime pas les jeunes Doktors à lunettes, en costume de bain, qui
2u’il est bon qu’il y ait le monde… Mais que cette musique vulgaire, par quel hasard, donne l’accord qui m’ouvre un vrai silence
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
3 est pleine du désir de l’air. Danse-t-il sur une musique que je n’entends pas ? » — Mais plus que le corps en mouvement, c’est
3 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
4qu’odeurs, formes mouvantes, remous dans l’air et musiques sourdes. Penser serait sacrilège, comme une barre droite au travers d
5 la place régulière, les galeries, les cafés, les musiques, Donizetti qui pleure délicieusement jusque dans les gestes des passa
6rante, intérêts, politesses, politiques, regards, musiques — cette vie rapide dans un décor qui est le rêve éternisé des plus vo
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
7 théâtre et de l’art qu’il défend en peinture, en musique. Suppression du clair-obscur et de la pénombre. Ôter la pédale à la p
5 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
8din des songeries les plus étranges qu’appelle la musique. Je me gardai donc d’ouvrir le journal. Les Petites nouvelles ont un
9es lustres doraient un brouillard de fumée, et la musique noyait mes pensées. Je vis qu’une femme était assise à notre table, e
10rs. Il fallut se lever, traverser le café dans la musique et la rumeur des clients. Dehors les réclames lumineuses dialoguaient
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
11ortaient à chaque tour du tambour des bouffées de musique. » La femme en bleu dansait en regardant au plafond. Après deux tango
7 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
12êlé à des forces inconnues et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort mê
13’est une chose singulière que le pouvoir de cette musique. Voici que vous êtes tout près de comprendre… Mon voisin avait parlé
8 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
14 ensemble idéal d’étudiant assidu aux sociétés de musique… » Barrès cherchait dans ses châteaux en Espagne lamentablement réali
9 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
15tache de crème fouettée ? Budapest : une vague de musique tzigane vous emporte dès l’entrée. Un violon vient vous siffler à l’o
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
16rrasses ; on nous déverse dans cette foule et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérienne des arrivées, prem
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
17s qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique de tout… Enfin, telle
18’est là son miracle. Si tu n’as pas le sens de la musique, conserve quelque espoir de t’en tirer. Sinon… je t’envierais presque
19u cœur, n’en revient plus. 15. La plaine et la musique L’ouverture de Stravinsky exécutée par l’express de Transylvanie a
20charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale17. Les signes parlent, et certains sages : nous entrons dan
21randit pendant des heures ? — Ce qu’en raconte la musique — tu vas l’entendre à toutes les terrasses de Debrecen. Debrecen est
22ulu que j’y entende, un soir, une présentation de musiques hongroises, turques et chinoises, commentées et comparées par un folk
23là, ai-je compris la Grande Plaine, et que par sa musique j’étais aux marches de l’Asie. En sortant du concert, j’ai erré aux t
24ouant ? Qu’est-ce qu’ils écoutent au-delà de leur musique — car aussitôt donnée la phrase, voici qu’une autre vient d’ailleurs,
25t perdu comme un rêve au matin s’élude, — et leur musique seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’o
12 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
26t comme il l’achevait. ⁂ Partout où il y a de la musique, de l’Italie et une certaine qualité de désespoir, je retrouve les co
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
27lmodies des écritures. En écoutant la mystérieuse musique funèbre, Eiichi prit une résolution. Désormais, rompant tout lien ave
14 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
28êlé à des forces inconnues et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la jeune fille si transparente : la mort mê
29’est une chose singulière que le pouvoir de cette musique. Voici que vous êtes tout près de comprendre… Mon voisin avait parlé
15 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
30carrefour de la célébrité, de l’élégance et d’une musique de Strauss. Il lit des vers sur le vent de printemps : la poésie est
31ivine fait perler une larme, la bénédiction de sa musique. Les petites baronnes ont froid, veulent rentrer, car elles sont sage
32par la paille que je suçais : me voici sourd à la musique mais des sonorités glacées naissent en moi. Cependant que l’autre, tr
16 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
33rrasses ; on nous déverse dans cette foule et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérienne des arrivées, prem
34s qui rende un certain son spirituel… Un objet de musique et de couleurs, mais aussi une forme symbolique de tout… Enfin, telle
35’est là son miracle. Si tu n’as pas le sens de la musique, conserve quelque espoir de t’en tirer. Sinon… je t’envierais presque
36u cœur, n’en revient plus. xv La plaine et la musique L’ouverture de Stravinsky exécutée par l’express de Transylvanie a
37charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale12. Les signes parlent, et certains sages : nous entrons dan
38randit pendant des heures ? — Ce qu’en raconte la musique — tu vas l’entendre à toutes les terrasses de Debrecen. Debrecen est
39a voulu que j’y entende, un soir, une audition de musiques hongroises, turques et chinoises, commentées et comparées par un folk
40là, ai-je compris la Grande Plaine, et que par sa musique j’étais aux marches de l’Asie. En sortant du concert, j’ai erré aux t
41ouant ? Qu’est-ce qu’ils écoutent au-delà de leur musique — car aussitôt donnée la phrase, voici qu’une autre vient d’ailleurs,
42t perdu comme un rêve au matin s’élude, — et leur musique seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’o
17 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
43nage se rapprochent, tournoient lentement dans la musique. Je n’aime pas les jeunes Doktors à lunettes, en costume de bain, qui
44u’il est bon qu’il y ait la terre… Mais que cette musique vulgaire, par quel hasard, donne l’accord qui m’ouvre un vrai silence
18 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
45tes branches. L’architecture, dit Goethe, est une musique glacée. Mais l’arborescence est une musique vivante, une musique infi
46t une musique glacée. Mais l’arborescence est une musique vivante, une musique infiniment lente. Elle fraie des pistes délicate
47 Mais l’arborescence est une musique vivante, une musique infiniment lente. Elle fraie des pistes délicates dans l’esprit de qu
19 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
48t comme il l’achevait. ⁂ Partout où il y a de la musique, de l’Italie et une certaine qualité de désespoir, je retrouve les co
20 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
49 les problèmes du temps et de tous les temps : la musique occidentale, les méfaits de Cicéron, le commerce des vins dans la val
21 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
50rs romantiques allemands, aussi peut-être dans la musique de Schubert, dans tout ce qui sourd de cette Weltschmerz qui n’a pas
51sance de l’écriture, sans égale parmi nous, cette musique d’un cœur qui s’abandonne, qui s’accepte. C’est cela qui fait la qual
22 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
52us n’est vraiment éclos, vraiment abouti ; aucune musique n’est parfaite, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfai
23 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
53u café de leur commerce, emboîtant le pas à leurs musiques militaires, fier des mouvements de sa ville… ». Voilà l’anti-Lanson q
24 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
54faire. Elles ont été grandes tour à tour, dans la musique ou la peinture, la poésie ou la philosophie. Et peut-être ne serons-n
25 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
55te, des chœurs à grand fracas ou simplement de la musique moderne, — sans voisins pour taper à la paroi ou pour nous faire des
56s ce désert, qu’il convenait d’entendre une telle musique et de la laisser se déployer dans toute sa démesure. Indescriptible m
57le aveugle en sa révolte… Étrange accord de cette musique de foule et de la lande désolée autour de nous ! Proximité de l’océan
26 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
58ondes et ovaloïdes, guéridons à photos, meubles à musique, — sans piano — bibliothèques vitrées, canapés, sofas, rideaux à fran
59rcher mieux. 20 décembre 1934 « Ô pays sans musique ! ô peuple, où est ton chant ? » À peine un aigre sifflotis d’« air d
60ur la place : celle d’être devant un film dont la musique vient de se taire. Une vie sans accompagnement profond. Dès qu’on a p
27 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
61 aucune espèce de sens, je n’ose pas dire : de la musique, mais de la saveur des sons et de la force des rythmes. S’ils tolèren
62es chansons dites populaires ne sont même plus en musique : c’est du « parlé » coupé de fioritures rapides comme des « n’est-ce
63 l’asymptote d’un silence mort — cette absence de musique quand le silence a été tué, absence qui se confond avec la présence d
64et canaille avec des îlots de luxe révoltant, des musiques féminines raffinées, quelques éclairs sur des scènes criminelles, des
28 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
65Libérateur descendrait des montagnes neigeuses… » Musiques populaires, puis fanfares : « La vieille légende est devenue réalité 
29 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
66même de la catastrophe. Tout un âge, un climat de musiques, soudain se fixe en nos mémoires, s’idéalise. Un « bon vieux temps »
30 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
67és dans une double contradiction. Romans, poèmes, musique, l’art et la littérature nous représentent la passion comme un paroxy
68st un beau sujet. — N’est-ce pas ? Ce drame, avec musique d’Honegger, sera représenté dans un théâtre en plein air, devant cinq
31 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
69anatomie, de la géographie à l’acuponcture, de la musique à la théologie, à l’agriculture, à l’obstétrique, à la vénerie, à l’o
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
70ots du Jour ne peuvent décrire la Nuit, mais la « musique savante » n’a pas manqué à ce désir dont elle procède. Levez-vous, or
71Il peut maudire ses astres, sa naissance, mais la musique est savante, vraiment, et elle nous chante immensément le beau secret
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
72es arts sur la vie quotidienne d’une époque. « La musique adoucit les mœurs ? » Je n’en sais rien, et personne ne saurait le dé
73a pleine stature et dans sa virulence totale : la musique seule pouvait dire l’indicible, elle a forcé le dernier mystère de Tr
74 les paroles de son livret, et plus encore par sa musique. Il a chanté la Nuit de la dissolution des formes et des êtres, la li
75e qui signifie leur dualité créée. À ce moment la musique seule peut exprimer la certitude et la substance de cette double nost
76on étant « essentiellement lyrique ». Dès lors la musique seule sera capable d’exprimer la dialectique transcendantale, le cara
77 l’appel au Jour incréé. La définition même de la musique occidentale, c’est l’accord émouvant des contraires. Expression d’un
78là de la mort physique. Or le drame achevé par la musique, c’est l’opéra. Ainsi, ce n’est point un hasard si le mythe de Trista
79xpression et des sujets qu’ils surent choisir. La musique seule peut bien parler de la tragédie, dont elle est la mère et la fi
80e la taille de Wagner ne met pas des « idées » en musique. Qu’il ait trouvé chez Schopenhauer quelques formules reprises par le
81ettre, c’est l’évidence largement déclarée par la musique et les paroles de l’opéra. Par l’opéra, le mythe connaît son achèveme
34 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
82, des textes souvent inconnus, et des morceaux de musique dont la signification reste imprécise… Voici un détail significatif,
35 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
83stique paysanne, de goût de « l’authentique », de musique russe, d’avant-garde ascétique, d’humour vaudois et de cosmopolitisme
36 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
84 ces nations ont été grandes tour à tour, dans la musique ou la peinture, la poésie ou la philosophie. Et peut-être ne serons-n
37 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
85t de nombreuses activités sociales, programmes de musique sacrée, annonces détaillées des services que célébreront les principa
38 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
86des bruits sans suite, cacophonie abrutissante de musiques de tous les siècles, interrompue par des discours emphatiques et harc
39 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
87ogiques aux siècles de la primitive Église. Notre musique, notre sculpture, notre peinture sont nées dans le chœur des églises,
40 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
88us n’est vraiment éclos, vraiment abouti ; aucune musique n’est parfaite, aucun livre n’est parfait, aucun tableau n’est parfai
41 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
89nsparence, la synchronisation des gestes et de la musique, vingt autres procédés moins faciles à définir, en deux mots : voilà
90n bien correct et bien banal. On essaye de parler musique, Mozart et Stravinsky — deux des principales victimes de son film. Il
91d’un ton neutre : « Mrs Walt Disney n’aime pas la musique classique. » Un froid, et chacun pense : Que ne l’a-t-elle empêché de
42 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
92ve d’enfance et d’innocence universelle, bercé de musiques nostalgiques. Noël ici devient la fête du bébé Cadum des réclames et
43 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
93ve d’enfance et d’innocence universelle, bercé de musiques nostalgiques. Noël, ici, devient la fête du Bébé Cadum des réclames e
44 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
94 de mécanismes qui répondent à leur place ; et de musiques qui empêchent d’entendre le silence. Ils s’imaginent qu’un certain no
45 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
95 et fort souvent, avec une visible ferveur. Et la musique est belle, et les voix justes et l’ordonnance du culte sans défaut. A
46 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
96rien d’avouable… Toute la culture de l’Occident — musique, peinture, philosophie, littérature — est sortie des églises et des c
47 1946, Journal des deux Mondes. Le bon vieux temps présent
97même de la catastrophe. Tout un âge, un climat de musiques, soudain se fixe en nos mémoires, s’idéalise. Un « bon vieux temps »
48 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
98éclats de voix ! Mais il y a depuis un moment une musique de radio on ne sait d’où venue, dominant tout. Des trompettes solenne
49 1946, Journal des deux Mondes. Intermède
99 répétition de mon drame, Nicolas de Flue, mis en musique par Arthur Honegger, la radio brusquement interrompit les conversatio
50 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
100 ces nuits de Vienne, élégantes passions égarées, musique aux jardins jusqu’à l’aube… Un quart de tour, nouvelles de la bataill
51 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
101nc obscurcir ce spectacle et le souvenir de cette musique ivre d’intelligence ? Et pourtant, c’est encore Valéry qui écrivait p
52 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
102nde salle de concerts de la ville. Triomphe de la musique d’Honegger. Salué pour lui. 15 mai 1941 Recette pour vivre de
53 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
103, 18 juillet 1941 C’était ce qu’il fallait ces musiques, ces orchidées au col des femmes entrevues, ces gerbes de fleurs dans
54 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
104ve d’enfance et d’innocence universelle, bercé de musiques nostalgiques. Plus que dix jours pour acquérir, dans cette aimable bo
55 1947, Doctrine fabuleuse. L’ombre perdue
105rrassait. Aux entr’actes, on parlait de Freud. La musique m’ennuyait, indéfinie. (Plus tard, j’ai lu le livre, qui me parut spl
56 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
106nsparence, la synchronisation des gestes et de la musique, vingt autres procédés moins faciles à définir, en deux mots : voilà
107n bien correct et bien banal. On essaie de parler musique, Mozart et Stravinsky — deux des principales victimes de son film. Il
108’un ton neutre : « Mrs. Walt Disney n’aime pas la musique classique. » Un froid, et chacun pense : Que ne l’a-t-elle empêché de
109t de nombreuses activités sociales, programmes de musique sacrée, annonces détaillées des services que célébreront les principa
110 et fort souvent, avec une visible ferveur. Et la musique est belle, et les voix justes, et l’ordonnance du culte sans défaut.
57 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
111 de mécanismes qui répondent à leur place ; et de musiques qui empêchent d’entendre le silence. Ils s’imaginent qu’un certain no
58 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Troisième lettre aux députés européens : L’orgueil de l’Europe (17 août 1950)
112s, et enfin l’art moderne tout entier : peinture, musique, littérature, poésie, théâtre et sculpture ; presque tous leurs grand
113bourg. Voilà ce que l’Europe a su faire. Toute la musique est née du contrepoint de l’Europe. Vous êtes, Messieurs, les députés
59 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
114s, et enfin l’art moderne tout entier : peinture, musique, littérature, poésie, théâtre et sculpture : presque tous leurs grand
60 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
115s, et enfin l’art moderne tout entier : peinture, musique, littérature, poésie, théâtre et sculpture : presque tous leurs grand
116bourg. Voilà ce que l’Europe a su faire. Toute la musique est née du contrepoint de l’Europe. Vous êtes, Messieurs, les députés
61 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
117pas un sourire. La cloche d’un temple tinte, sans musique. On entend le frottement des pieds nus, des saris roses, violets, ver
118sticks » symbolisant le duel de dieux jumeaux. La musique commence doucement, batterie soutenant deux ou trois notes toujours p
119 d’une dure mêlée de chevaliers, cependant que la musique monotone rythme les coups avec une implacable exactitude. Decrescendo
120 frappent encore faiblement, s’immobilisent et la musique s’arrête sans conclusion, comme n’importe où. Les deux géants aux fac
62 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
121La question n’est pas insoluble, à notre avis. La musique, la peinture et la littérature, comme les sciences et la philosophie,
63 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rapport moral présenté par M. Denis de Rougemont (novembre 1952)
122n 6 langues), et à l’Association des festivals de musique, qui groupe à deux ou trois exceptions près toutes les grandes manife
123ogue Europe-Amérique, des séminaires européens de musique, de théâtre et de pédagogie ; l’édition de reproductions et d’albums
64 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
124revues et les groupes d’études ; les festivals de musique ou de théâtre ; les instituts de recherches et d’enseignement ; les l
65 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Conférence de compositeurs, critiques musicaux et exécutants (décembre 1952-janvier 1953)
125de provincialisme qui gêne le développement de la musique contemporaine. 2. Enrichir le répertoire international (orchestres, o
126e conférences, discussions, forums et concerts de musique contemporaine et ancienne. Un Comité exécutif, composé d’amis du Cent
127rticiperont pas aux discussions. Les étudiants en musique obtiendront des conditions spéciales et des tarifs réduits. Les conce
128s tarifs réduits. Les concerts symphoniques et de musique de chambre seront publics. Programme Les participants seront in
129quatre concerts symphoniques et trois concerts de musique de chambre, au cours desquels seront exécutés : a) des œuvres de jeu
130considérablement influencé le développement de la musique au cours des 25 dernières années. Certaines de ces œuvres seront enre
131e plusieurs fois. Une collection de partitions de musique ancienne et moderne sera mise à la disposition des participants. Tous
132omité exécutif de la Conférence internationale de musique et du Concours international de composition s’est réuni pour la premi
133 prix au cours de la Conférence internationale de musique : du 5 au 11 avril 1954, à Rome. Le Comité procède ensuite au choix p
134our l’ensemble de la Conférence internationale de musique et pour le Concours de composition. Il est convenu que les débats de
135é de leur donner une formulation définitive) : 1. Musique et politique. 2. La fonction musicale crée-t-elle encore ses organes 
66 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
136revues et les groupes d’études ; les festivals de musique ou de théâtre ; les instituts de recherches et d’enseignement ; les l
67 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
137ècle français, on a vu la peinture, la poésie, la musique et la danse prospérer sous toutes sortes de tyrannies, souvent en dép
68 1953, La Confédération helvétique. La famille et l’éducation
138e, ici comme ailleurs, a pris la voie médiane. La musique, la rythmique de Jaques-Dalcroze, la gymnastique, les travaux manuels
139cre à peu près autant d’heures à des émissions de musique classique ou moderne qu’à des variétés, causeries religieuses et scie
69 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales : trois questions, trois réponses (mai-juillet 1954)
140où cela se révèle utile et nécessaire : sciences, musique, livre, presse, histoire, enseignement, éducation5). — Le Centre pen
70 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
141 Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)m Quand on me demande : « Aimez-vous la mu
142t 1954)m Quand on me demande : « Aimez-vous la musique moderne ? » c’est qu’on attend que je dise non. Je réponds oui pour i
143 car la chose dont on me parle n’existe pas. La « musique moderne », en effet, n’est guère plus qu’une manière de parler. C’est
144 ce qui fut composé dans notre siècle. Bref, la « musique moderne » est celle que l’on n’aime pas. (Parce qu’elle ne ressemble
145ressemble pas à celle que l’on aimait.) Parler de musique « moderne » en général, comme on le fait, c’est supposer quelque mani
146e inconnu, — s’il en est un. Ne parlons plus de « musique moderne ». Parlons seulement d’œuvres contemporaines. ⁂ Il faut pouss
147zart. Pourquoi cela ? Parce qu’ils écrivent de la musique en connaissance de toute l’histoire de la musique — d’après elle, pou
148musique en connaissance de toute l’histoire de la musique — d’après elle, pour faire autre chose. Ils ont perdu la bonne consci
149e son époque »7. Les « nécessités nouvelles de la musique », que l’on invoque, ne sont telles que pour l’oreille et l’intellige
150 sauf la nôtre ! Notre grand public se nourrit de musiques des époques révolues. Quand il ne se contente pas de Beethoven et de
151 D’où l’aspect forcément étrange que prennent les musiques d’aujourd’hui. De là peut-être aussi chez nos compositeurs, séparés d
152t du choix des enregistrements. Plus on jouera de musique nouvelle, plus le public en deviendra contemporain, et plus ceux qui
153t trente jours, sans que s’y glisse une mesure de musique composée avant l’an 1900 : tous les soirs, les salles étaient pleines
154e répondrai maintenant sans hésiter : « J’aime la musique moderne de tous les temps, et même du nôtre — la plus rare. » 7. Pi
71 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pour les grands festivals de musique l’Europe est faite ! (octobre 1955)
155 Pour les grands festivals de musique l’Europe est faite ! (octobre 1955)y À la fin de 1951, répondant à
156e eux une Association européenne des festivals de musique. Un an plus tard, le Secrétariat qu’ils avaient constitué au Centre,
157comme une manifestation cohérente et unique de la musique européenne, dans toute la richesse de ses diversités régionales et hi
72 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
158mélancoliques du luth inventé par Manès. Et cette musique de gnose n’a cessé d’inquiéter le cœur sauvage de l’homme enfermé dan
73 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
159e de reproductions « à s’y méprendre » ; toute la musique nous vient à domicile par la radio et par le disque ; des conférences
74 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle des festivals dans la vie culturelle de l’Europe [Commentaires] (mai 1957)
160Europe, l’Association européenne des festivals de musique souhaitait donner aux créateurs et responsables de la vie musicale de
161ments négatifs sur la formule même du festival de musique se sont réduits à quatre en tout ! L’enquête en soi fut donc un franc
162ens voyagent, cent mille fois plus écoutent de la musique, et je ne dis pas que tous l’entendent, mais il n’y a pas seulement l
163 nos villes. Pour le meilleur et pour le pire, la musique est entrée dans nos mœurs quotidiennes, débordant infiniment les peti
164Provence, de Grenade ou même d’Helsinki (lié à la musique de Sibelius) se présentent tout d’abord à l’esprit de celui qui médit
165, sous l’angle d’une éducation européenne, par la musique chez les uns, pour la musique chez d’autres… Le problème d’un jury
166 européenne, par la musique chez les uns, pour la musique chez d’autres… Le problème d’un jury est posé Formuler une défi
167 pas une réponse, mais voici qui est sérieux : la musique est d’Europe, en ce sens qu’elle est liée à l’Europe non seulement hi
168 cette affinité d’essence et d’existence entre la musique et l’Europe, il résulte d’une part que s’occuper de l’Europe et spéci
169nt de sa culture, suppose que l’on s’occupe de la musique ; et d’autre part, que la musique est l’expression la plus profonde e
170 s’occupe de la musique ; et d’autre part, que la musique est l’expression la plus profonde et spécifique du génie propre de l’
171nde et spécifique du génie propre de l’Europe. La musique n’aidera pas à résoudre les problèmes de l’union politique de nos peu
75 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — La spire et l’axe
172 et ce modèle de l’unité dans le divers qu’est la musique, cette plus pure création de l’Europe. Elle agit sur la Renaissance,
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
173mélancoliques du luth inventé par Manès. Et cette musique de gnose n’a cessé d’inquiéter le cœur sauvage de l’homme enfermé dan
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
174e de reproductions « à s’y méprendre » ; toute la musique nous vient à domicile par la radio et par le disque ; les conférences
78 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le Centre européen de la culture : ce qu’il fait — d’où il vient — où il va (février 1958)
175tion de l’Association européenne des festivals de musique.   1952. Rédaction de 25 plans de causeries, qui seront publiés par l
79 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
176rd’hui couramment de la peinture française, de la musique allemande, de la science russe, ou que sais-je, du folklore danois, b
177e ces choses n’existe en réalité. La peinture, la musique, la littérature même — qui tient pourtant de si près aux langues — so
178ui. Si vous prenez, par exemple, l’histoire de la musique dans ses grands traits, vous voyez qu’elle commence dans plusieurs fo
179pprendre leur métier ; qu’ensuite, le foyer de la musique devient l’Allemagne, au xixe siècle seulement ; que c’est en Allemag
180 : « La peinture, c’est à moi, et je te laisse la musique si tu veux. » Quant aux sciences, il serait simplement absurde de vou
80 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). … Et dona ferentes (Remarques sur la diffusion inégale de nos valeurs et de nos produits)
181 crie, mais il n’entend pas nos grandeurs. Car la musique est le sublime de l’Occident, mais pour l’oreille d’un Oriental, c’es
182 petites mélodies qui ne rappelaient rien de leur musique indonésienne et ne faisaient que réinventer les lieux communs de nos
81 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). L’Europe de l’énergie
183ste d’abord à écrire des livres, à composer de la musique, à méditer, à inventer et à créer. C’est un travail, c’est même le vr
82 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation et loisirs : les mass media (mai 1959)
184faire connaître des œuvres capitales de la grande musique. Une chose a porté l’autre, et plutôt que de se lamenter sur le succè
185 public entièrement nouveau pour l’audition de la musique sérieuse donnée par la radio et la télévision. Je prendrai maintenan
83 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
186ce rayon qui, peu à peu, s’obscurcissait, à cette musique qui s’estompait, qui s’est fondue avec mon existence même, qui est de
84 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
187 mes écrits, à commencer par cette « Morale de la musique » qui aujourd’hui, à cause de cela, remonte vers moi dans mon grand â
188euni. Kassner rappelle alors sa conception de la musique comme absorption totale du contenu dans la forme, où il voit un équiv
85 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
189de la passion ne peut être que musicale. « Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes. »94 L’un par Mozart et l’autre
190entraient, et tandis que l’orchestre attaquait la musique du ballet de Don Juan, ils se sentirent transfigurés, et comme frappé
191nique de l’opéra, du mythe, et de l’essence de la musique occidentale. En voici l’argument condensé. Le christianisme, étant es
192un langage capable de traduire sa spontanéité. La musique seule va s’y prêter. Car elle est un langage des sens, mais le sens d
193que tout autre est « déterminé par l’esprit ». La musique, au surplus, est, après la parole, le medium le moins matériel de l’i
194absolu » non pas dans la parole mais bien dans la musique ; et de même la musique trouvera dans le génie sensuel son « objet ab
195 parole mais bien dans la musique ; et de même la musique trouvera dans le génie sensuel son « objet absolu » car « l’état d’âm
196op dense pour être porté par la parole ; seule la musique peut l’exprimer ». Si Don Juan représente le désir pur, dans sa génia
197t je puis me réjouir tranquillement, parce que la musique ne me le représente pas comme personne ou individu, mais comme puissa
198 disparition dans le temps »99, d’où vient que la musique est son parfait medium. Pour Don Juan, « la féminité tout à fait abst
199 l’œuvre et dans la vie de Nietzsche.   « Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes ». Il est curieux de relever qu
200mmence sa carrière d’auteur par un ouvrage sur la musique, la tragédie lyrique et le mythe : c’est L’Origine de la tragédie, qu
201er, comme expression exemplaire du mythe et de la musique dionysiaque. L’un et l’autre tiennent le langage pour impuissant à tr
202angage pour impuissant à traduire l’essence de la musique, en laquelle l’un voit l’expression de la spontanéité sensuelle, et l
203té orgiastique. Pour l’un et l’autre, « seule, la musique » peut dire d’une manière immédiate, le secret de l’Éros et de ses my
204ragédie. « Une harmonie préétablie règne entre la musique et le drame parfait. » Nietzsche voit dans le mythe en général « le b
205voici les relations entre le mythe tragique et la musique : La tragédie absorbe en elle le délire orgiastique de la musique, p
206gédie absorbe en elle le délire orgiastique de la musique, portant ainsi du premier coup la musique à sa perfection, chez les G
207e de la musique, portant ainsi du premier coup la musique à sa perfection, chez les Grecs comme parmi nous, mais elle y ajoute
208s en délivre. … Entre la portée universelle de sa musique et l’auditeur soumis à l’influence dionysiaque, la tragédie introduit
209; et elle suscite chez celui-là l’illusion que la musique ne soit qu’un admirable procédé, un inégalable moyen de donner la vie
210e du mythe. Ce noble subterfuge permet alors à la musique d’assouplir ses allures aux rythmes des danses dithyrambiques, de s’a
211timent orgiastique de liberté auquel, en tant que musique en soi, il lui serait interdit d’oser se livrer avec une telle licenc
212e cette illusion. Le mythe nous protège contre la musique, et lui seul, d’autre part, donne à celle-ci la suprême liberté. La m
213tre part, donne à celle-ci la suprême liberté. La musique, en retour, confère au mythe tragique une portée métaphysique si péné
214dre. Et c’est tout spécialement par l’effet de la musique que le spectateur de la Tragédie est envahi de ce sûr pressentiment d
86 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
215les premières mesures du Menuet en sourdine, — la musique vient de l’intérieur du palais — les trois Masques vengeurs s’avancen
87 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Naissance de l’érotisme occidental
216ion. Par l’analyse philosophique, la poésie et la musique, l’Alternative, les Fleurs du Mal, Tristan, témoignent d’une prise de
88 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Invasion de l’érotisme au xxe siècle
217», les arts plastiques (dont la photographie), la musique populaire et la danse13, et même certaines philosophies plus poétique
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Soulèvement des puissances animiques
218elle, rénovant d’un seul coup pour des siècles la musique et la poésie, le roman, la piété, et les mœurs. Tout cela se passait
90 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Nouvelles métamorphoses de Tristan
219ce rayon qui, peu à peu, s’obscurcissait, à cette musique qui s’estompait, qui s’est fondue avec mon existence même, qui est de
91 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
220de la passion ne peut être que musicale. « Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes.23 » L’un par Mozart et l’autre
221entraient, et tandis que l’orchestre attaquait la musique du ballet de Don Juan, ils se sentirent transfigurés, et comme frappé
222nique de l’opéra, du mythe, et de l’essence de la musique occidentale. En voici l’argument condensé. Le christianisme, étant es
223un langage capable de traduire sa spontanéité. La musique seule va s’y prêter. Car elle est un langage des sens, mais le sens d
224ue tout autre, est « déterminé par l’esprit ». La musique, au surplus, est, après la parole, le medium le moins matériel de l’i
225solu », non pas dans la parole, mais bien dans la musique ; et de même la musique trouvera dans le génie sensuel son « objet ab
226parole, mais bien dans la musique ; et de même la musique trouvera dans le génie sensuel son « objet absolu », car « l’état d’â
227op dense pour être porté par la parole ; seule la musique peut l’exprimer ». Si Don Juan représente le désir pur, dans sa génia
228t je puis me réjouir tranquillement, parce que la musique ne me le représente pas comme personne ou individu, mais comme puissa
229el disparition dans le temps », d’où vient que la musique est son parfait medium. Pour Don Juan, « la féminité tout à fait abst
230s l’œuvre et dans la vie de Nietzsche. ⁂ « Par la musique, les passions jouissent d’elles-mêmes. » Il est curieux de relever qu
231mmence sa carrière d’auteur par un ouvrage sur la musique, la tragédie lyrique et le mythe : c’est l’Origine de la Tragédie, qu
232er, comme expression exemplaire du mythe et de la musique dionysiaque. L’un et l’autre tiennent le langage pour impuissant à tr
233angage pour impuissant à traduire l’essence de la musique, en laquelle l’un voit l’expression de la spontanéité sensuelle, et l
234té orgiastique. Pour l’un et l’autre, « seule, la musique » peut dire d’une manière immédiate, le secret de l’éros et de ses my
235ragédie. « Une harmonie préétablie règne entre la musique et le drame parfait. » Nietzsche voit dans le mythe en général « le b
236voici les relations entre le mythe tragique et la musique : La Tragédie absorbe en elle le délire orgiastique de la musique, p
237gédie absorbe en elle le délire orgiastique de la musique, portant ainsi du premier coup la musique à sa perfection, chez les G
238e de la musique, portant ainsi du premier coup la musique à sa perfection, chez les Grecs comme parmi nous, mais elle y ajoute
239s en délivre. … Entre la portée universelle de sa musique et l’auditeur soumis à l’influence dionysiaque, la Tragédie introduit
240; et elle suscite chez celui-là l’illusion que la musique ne soit qu’un admirable procédé, un inégalable moyen de donner la vie
241e du mythe. Ce noble subterfuge permet alors à la musique d’assouplir ses allures aux rythmes des danses dithyrambiques, de s’a
242timent orgiastique de liberté auquel, en tant que musique en soi, il lui serait interdit d’oser se livrer avec une telle licenc
243e cette illusion. Le mythe nous protège contre la musique, et lui seul, d’autre part, donne à celle-ci la suprême liberté. La m
244tre part, donne à celle-ci la suprême liberté. La musique, en retour, confère au mythe tragique une portée métaphysique si péné
245dre. Et c’est tout spécialement par l’effet de la musique que le spectateur de la Tragédie est envahi de ce sûr pressentiment d
246les premières mesures du Menuet en sourdine, — la musique vient de l’intérieur du palais — les trois Masques vengeurs s’avancen
92 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — Rudolf Kassner et la grandeur humaine
247 mes écrits, à commencer par cette « Morale de la musique » qui aujourd’hui, à cause de cela, remonte vers moi dans mon grand â
248euni. Kassner rappelle alors sa conception de la musique comme absorption totale du contenu dans la forme, où il voit un équiv
93 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — L’amour même
249up la couleur, le toucher, la vue lointaine et la musique, la souple résistance de la chair, et le désir qui ne s’arrêtera plus
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
250 maux de la guerre par mon message, comme par une musique tout harmonieuse, et sinon je serais grandement coupable devant Dieu
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (I)
251méridionale, d’une poésie de l’imagination, d’une musique, d’un art, d’une sagesse des mœurs, d’une science qui forment le patr
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (II)
252au sommet de l’échelle des êtres et à faire de la musique éternelle et inépuisable de l’univers le tic-tac monotone d’un immens
253t tourner en rond, jusqu’à ce que sensibles à une musique sacrée et par elle adoucies, elles se rendent toutes ensemble au pied
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’historisme au pessimisme
254met au premier rang les moralistes français et la musique non romantique, les valeurs dures, nettes, sans mélange. Quant au cha
255n européanisme ».254 L’exemple privilégié de la musique, cette création essentiellement européenne, permet de suivre le proce
256 âme plus que jeune, à venir, qui surgit ; sur sa musique est épandue la lueur crépusculaire d’une éternelle déception, et d’un
257 qui chantait en Beethoven ! Puis ce fut, dans la musique allemande, le tour du romantisme : mouvement historique plus court en
258a démocratie montante. […] Schuman était déjà, en musique, un fait purement allemand, et n’était plus ce qu’avait été Beethoven
259t degré, un phénomène européen ; — et avec lui la musique allemande courait cet immense risque de cesser d’être la voix par où
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — « Tout s’est senti périr »
260ription sur le mur que tracent notre art et notre musique actuels ? Si peu nombreux, les gens capables de méditer sur la mort d
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — Crépuscule ou nouvelle aurore ?
261ar et de Napoléon, de Pétrarque et de Kant, de la musique allemande de Bach à Beethoven, de la peinture française d’Ingres à Cé
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
262ie, la sphère aurait pour mesure Shakespeare ; en musique, Bach ou Beethoven ; en mathématiques, Newton et Leibniz, et ainsi de
263et ordre d’idées, nous avions oublié de nommer la musique. N’oublions pas non plus que c’est bien l’homme d’Europe qui n’a pas
264 aux Rythmes. Chacune de ces langues a apporté sa musique propre, et la richesse poétique de l’anglais consiste surtout dans la
265, Écossais et Irlandais continuent à exprimer des musiques différentes… Et je pense que la raison pour laquelle l’anglais est un