1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1aune et verte… Quel est donc ce sommeil « dans la nuit de la vie » — et cet aveu mystérieux : « La perfection n’a pas de pla
2 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
2e volley-ball ? Le Casino offrit pendant quelques nuits la vision étrange d’une salle où les spectateurs étendus en pyjamas s
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
3onscience. Joie, dégoût, lueurs éteintes dans une nuit froide. Les notes d’un chant qui voudrait s’élever. Puis enfin la mar
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
4pe dans la maison blanche nous a révélé proche la nuit. Nous nous sommes retournés vers la ville. Fleurs de lumières sur le
5unes et roses près de l’eau, puis perdent dans la nuit leurs lignes graves. Toutes ces formes devinées dans l’espace nous en
6gé dans un système d’ondes de forces qui tisse la nuit vibrante, intérêts, politesses, politiques, regards, musiques — cette
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
7euses que nous avions jusqu’alors enviées, et une nuit, nous fîmes le procès de toutes les jouissances humaines. L’espèce de
8Nous voyons se fausser le rythme des jours et des nuits à mesure que se développe une civilisation mécanicienne. (Les machine
9disme, trop lucide, est un amour de fatigués (Les Nuits, l’Europe galante, de Morand). La lucidité aiguë de nos psychologues
6 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
10me sentis perdre pied délicieusement. Et de cette nuit peut-être, je ne saurai jamais rien… (sinon qu’au lendemain je n’avai
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
11 la composition n’est pas sans rappeler celle des Nuits d’Octobre de Nerval ; forme qui permet à l’auteur de divaguer de la p
12a description réaliste ou imaginée d’une boîte de nuit, d’une devanture, d’un parc public. Ce n’est pas le meilleur livre de
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
13ui donne à ce livre sa valeur de document humain, nuit à sa valeur littéraire. Je n’aime guère ce style abstrait, semé de re
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
14Paterne son neveu de fumer le matin, de sortir la nuit, et qui lui fait jurer sur la Bible de ne pas entrer dans les cafés.
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
15 ! toutes les femmes que j’ai fait souffrir cette nuit d’un long regard de damné. À minuit, tellement épuisé que je mêlais à
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
16stoire, une idée de génie vint s’asseoir certaine nuit. Elle parla par la bouche de Lugin, sa langue dans la langue de Lugin
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
17ailleuse de phares d’auto, les 100 000 yeux de la nuit. Des imprécisions rapides. Un chasseur, toujours sur son toit ; il ti
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
18rs nos premiers pas. Aragon, dans ces tempêtes de nuits filantes où s’enfuient, souffles à peine parfumés, les vices enlacés
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
19e, j’écrivais un mot d’adieu à ma maîtresse d’une nuit et je partais dans une direction quelconque. Il advint que ce fut cel
20prendre conscience de soi-même — je découvris une nuit, au moment de m’endormir, que ma passion du vol n’était qu’une longue
15 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
21eur, le homard avait rougi : il conserva toute la nuit une magnifique couleur orangée. Gérard semblait habitué à ces sortes
22es à la mesure de votre générosité. Vos boîtes de nuit sont des sortes de distributeurs automatiques de plaisir. Autant dire
23t. Vous savez, je lance mes filets dans l’eau des nuits, et quelquefois j’en ramène des animaux aux yeux bizarres où je sais
24dormir. » Se penchant vers moi il prononça : « La nuit sera noire et blanche. » Je ressentis quelque émotion à l’ouïe de cet
25d’ombre flatteuse aux caprices redoutables. Cette nuit-là nous rencontrâmes des anges au coin des ruelles, des oiseaux nous
26. Seules des trompes d’autos s’appelaient dans la nuit froide. Gérard ne disait presque plus rien ; à peine, de temps en tem
27la. Gérard m’expliqua qu’il en était ainsi chaque nuit, que l’animal devenait nerveux et que depuis quelques semaines, il av
16 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
28n diminuant vertigineusement et l’égarent dans sa nuit. Je saute quelques délires et pas mal de superstitions. Enfin cette e
17 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
29jour (mars 1929)s Prison Prisonnier de la nuit mais plus libre qu’un ange prisonnier dans ta tête mais libre comme a
30avant cette naissance aux lents vertiges Quand la nuit s’effeuille et se fane prisonnier d’une saison morte au tombeau des f
31grâce tendrement dénouée de ta vie comme de cette nuit le jour d’un grand été   qui consent… Ailleurs Colombes lumine
18 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
32 Le prisonnier de la nuit (avril 1930)o I Depuis le temps qu’on tire du canon à son perdu d
33r dans l’aube sans refuges… VI Prisonnier de la nuit mais plus libre qu’un ange prisonnier dans ta tête mais libre comme a
34ant cette naissance aux lents vertiges — quand la nuit s’effeuille et se fane prisonnier d’une saison morte au tombeau des f
35grâce tendrement dénouée de ta vie comme de cette nuit le jour d’un grand été qui consent…
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
36e sortie… Dormir au fil de l’eau, entre l’étrange nuit d’un autre bal et cette perspective de voyage au hasard et commencé d
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
37u souffle »… Mais alors tout s’allume et voici la nuit des faubourgs de Pest, au-dessous de nous. 12. Un bal, ou de l’ivr
38 comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’apparence rocheuse
39urdité d’être n’importe où. Une panique balaye la nuit déserte jusqu’à l’horizon. Où vas-tu, les mains vides, faiblement ? A
40 justement j’allais rattraper, comme un pan de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir l’objet pour la première fois — ou
41e faire des bonds courts sur la plaine inondée de nuit. J’essayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante
42enne à cause des serrures… Peut-être y passer une nuit — rôder à la recherche de Gérard par les rues noires aux palais vides
21 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
43enir de l’ombrelle rouge de Versailles. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplemen
44pied ; mais moi je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la lux
45ide et tiède comme l’adolescence, un désespoir de nuit d’été sous le tilleul où elle n’est pas venue… (C’est ici le lieu de
46 cette minuscule voiture. Déjà nous traversons la nuit rose et violette de Montparnasse. Là, l’insondable lubie d’un agent n
47’hôtel, ferme sa porte à double tour. Ah ! qu’une nuit enfin, à la faveur de mon sommeil, on me vole à moi-même ! Que des êt
48e brouillard qui cachait le front des palais, une nuit d’hiver, je chantonnais la Barcarolle en descendant le Grand Canal, —
49 Il faudrait la mélodie. La fanfare s’éloigne. La nuit est chaude sur les collines. Un grand verre de bière à l’auberge dése
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
50es, nous faisions des projets dont on parlait, la nuit, dans les chambres où les curiosités et les enthousiasmes en désordre
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
51c de la fumée noire qui s’en échappait. Osaka, la nuit, avait un air étrange, quelque chose comme un océan battu par la temp
52a et Sankatsu, sa bien-aimée. Suicide et Osaka la nuit ! Il ne comprenait pas pourquoi ces deux mots lui semblaient avoir de
53onne n’aimait. Il décida de retourner chez lui la nuit même, et après s’être demandé avec quelque anxiété comment il ferait
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
54es jours, à les « gauchir »…) Le héros de Vol de nuit, non déshumanisé certes, s’élève à une vertu surhumaine. Je crois que
25 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
55 première fois, dans la solitude d’une chambre la nuit, — si c’est le lieu de sa prière. Les faits l’attendent : elle les ju
26 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
56 accessible au plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche
27 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
57e où des filles s’éloignent en chantant. Voici la nuit du souvenir, brève nuit d’août et souvenirs de nos enfances. Ce soir
58ent en chantant. Voici la nuit du souvenir, brève nuit d’août et souvenirs de nos enfances. Ce soir des Signes où des renard
59es larmes dans ses yeux, c’était la guerre. Brève nuit d’août, le temps d’un peu se souvenir. Et bientôt paraîtra l’aube dur
28 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
60eur, le homard avait rougi : il conserva toute la nuit une magnifique couleur orangée. Gérard semblait habitué à ces sortes
61a mesure exacte de leur générosité. Vos boîtes de nuit sont des sortes de distributeurs automatiques de plaisir. Autant dire
62t. Vous savez, je lance mes filets dans l’eau des nuits, et quelquefois j’en ramène des animaux aux yeux bizarres où je sais
63dormir. » Se penchant vers moi il prononça : « La nuit sera noire et blanche. » Je ressentis quelque émotion à l’ouïe de cet
64d’ombre flatteuse aux caprices redoutables. Cette nuit-là nous rencontrâmes des anges au coin des ruelles, des oiseaux nous
65. Seules des trompes d’autos s’appelaient dans la nuit froide. Gérard ne disait presque plus rien 5 à peine, de temps en tem
66la. Gérard m’expliqua qu’il en était ainsi chaque nuit, que l’animal devenait nerveux et que depuis quelques semaines, il av
29 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
67r. Paroles aussitôt oubliées, mais je sais que la nuit va s’éteindre. L’un m’a soufflé quelque chose dans la tête par la pai
68nous, au bord du péristyle arrêtés, au bord de la nuit qui nous possède encore, nous assistons au miracle hostile. Elle se t
69, à la minute où l’on voit de très près, entre la nuit qui s’évapore et l’aube encore vacillante, le vide absurde où s’en vo
70nous séparer ? Ce corps de femme défend encore sa nuit, si nu pourtant dans la soie et le velours, dans la lumière froide et
30 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
71e sortie… Dormir au fil de l’eau, entre l’étrange nuit du bal et cette perspective invraisemblable d’un voyage au hasard com
72u souffle »… Mais alors tout s’allume et voici la nuit des faubourgs de Pest, au-dessous de nous. xii Un bal, ou de l’iv
73 comme d’autres aux approches du mal de mer. À la nuit, j’ai rôdé dans la campagne aux collines basses, d’apparence rocheuse
74urdité d’être n’importe où. Une panique balaye la nuit déserte jusqu’à l’horizon. Où vas-tu, les mains vides, faiblement ? A
75 justement j’allais rattraper, comme un pan de la nuit fuyante, un songe où j’ai dû voir l’Objet pour la première fois — ou
76e faire des bonds courts sur la plaine inondée de nuit. J’essayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante
77enne à cause des serrures. Peut-être y passer une nuit — rôder à la recherche de Gérard par les rues noires aux palais vides
31 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
78aune et verte… Quel est donc ce sommeil « dans la nuit de la vie » — et cet aveu mystérieux : « La perfection n’a pas de pla
32 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
79 Petit journal de Souabe À la tombée d’une nuit froide, en avril, le voyageur descend dans un vieux bourg de Souabe,
80rde ses flèches, il ne tuerait qu’un songe. ») La nuit fraîche m’a réveillé. Mais tandis qu’ici j’écris, je me sens tout bai
81a chambre et dans les corridors, pendant toute la nuit, et qu’on n’y regarde pas à quelques kilowatts. Je veux être mis en b
82e soir la comprenne et lui réponde sourdement. La nuit s’ouvre comme un jardin aux allées aventureuses. Je sortirai dans les
83 Tout d’un coup le sommeil me vide les jambes. La nuit se ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fallu vivre tout entiè
84s jambes. La nuit se ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fallu vivre tout entière et qui n’est plus bonne qu’à dormi
85Il faudrait la mélodie.) La fanfare s’éloigne. La nuit est chaude sur les collines. Un grand verre de bière à l’auberge dése
86elque chose de bien vrai et qui s’est passé cette nuit ? Plusieurs choses sont douces au désir de celui qui marche dans une
87 véritable silence, les yeux clos. L’arbre, en sa nuit vivante, rêve de nous. Plus tard, nous nous sommes regardés sans fin.
88s fin. (Ah ! comment dire ! Vraiment ce fut cette nuit.) Un vent léger écartait une branche et la lune éclairait à longs tra
89éfiniment grandiose et musical. Ainsi coula cette nuit sans partage, et nos mains ne s’étaient point touchées, lorsque au po
33 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
90d’allure fantastique déambulent à la tombée de la nuit dans les clairières, comme des arbres qui se mettraient en marche, et
91els secrets longuement, lentement fortifiés…   La nuit, les moustiques tissent une rumeur dans l’obscurité profonde. Des cri
34 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
92illa-Club (1930) Pour Albert Béguin. Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplemen
93pied ; mais moi je me méfie ; se promener seul la nuit dans une ville étrangère, n’est-ce point la définition même de la lux
94ide et tiède comme l’adolescence, un désespoir de nuit d’été sous le tilleul où elle n’est pas venue… (C’est ici le lieu de
95 cette minuscule voiture. Déjà nous traversons la nuit rose et violette de Montparnasse. Là, l’insondable lubie d’un agent n
96’hôtel, ferme sa porte à double tour. Ah ! qu’une nuit enfin, à la faveur de mon sommeil, on me vole à moi-même ! Que des êt
97e brouillard qui cachait le front des palais, une nuit d’hiver, je chantonnais la Barcarolle en descendant le Grand Canal, —
35 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
98est allé au livre de Céline, Voyage au bout de la nuit, chef-d’œuvre de « documentaire », mauvais roman… Autre signe : les j
36 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
99e du « savoir » chrétien Nous marchons dans la nuit, ne connaissant, de par notre nature, ni le pourquoi, ni le « vers qu
100c qu’une grande lumière leur est venue dans cette nuit ? Est-ce qu’ils ont, eux, la clef du mystère ou du scandale ? Non, je
101 savent simplement ce qu’il faut faire dans cette nuit pour en sortir un jour. Ils savent que le Christ leur promet la lumiè
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
102ès simple. Il travaillait une grande partie de la nuit. Il aimait se promener à l’aube. Puis il se remettait à écrire. Vers
38 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
103us dirai pas à quelle heure je l’ai terminé cette nuit ». — « Des livres comme celui-là, ça aide à vivre ! » Tout le charme
39 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
104mmobilité presque totale, et un assassin dont les nuits sont hantées par les apparitions de sa victime. Ils dorment côte à cô
40 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
105 accessible au plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche
41 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
106’Inauguration de la Statue du dieu au seuil de la nuit sans histoire où tous les hommes en rangs serrés sans fin marcheront
42 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
107hef des juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ;
108’est-ce que j’ai donc vécu, pendant cette fameuse nuit ?… Toute son expérience échouait devant l’apparition du souvenir terr
109n pouvait se risquer à discuter avec cet homme de nuit, quand il ne s’agit plus d’agir, mais seulement d’agiter des pensées…
110trement ou plus réellement qu’il ne le fut, cette nuit-là ? Faisons-nous autre chose que de répéter formellement des vérités
43 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
111 M. Monod revient de loin. Les Soliloques dans la nuit, fragments d’un journal de jeunesse qui remplissent 200 pages du prem
44 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
112es, la naissance et l’ampleur véritable. Ainsi la nuit surprend les hommes, ainsi les crises et les paniques s’installent. M
45 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
113t les mauvais savants, c’est prétendre étudier la nuit sans le secours de la lumière. Le sens du passé n’apparaît qu’aux yeu
46 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
114t l’évasion ne s’opposent pas comme le jour et la nuit. Je les définirais plutôt comme deux manières de s’endormir, deux mou
47 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
115emps qui a pris le rythme des vies simples. Et la nuit retrouvée, la vraie nuit noire et muette où rôdent les grandes menace
116 des vies simples. Et la nuit retrouvée, la vraie nuit noire et muette où rôdent les grandes menaces originelles ! On l’avai
48 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
117ment à toute culture véritable. ⁂ Île de R. — La nuit ! Je l’avais oubliée à Paris. La nuit des villes n’est pas cette mort
118 de R. — La nuit ! Je l’avais oubliée à Paris. La nuit des villes n’est pas cette mort opaque dont il faut redouter je ne sa
119e sais quelle invisible et brusque vie tout près. Nuit des villes, rouge et circulante, pleine de rumeurs, comparable à la f
120rectangles détachés violemment au bas de l’énorme nuit. On ne voit que ces figures géométriques, dominées par le clocher à t
121geur sur la terre… » — Jamais plus que dans cette nuit. ⁂ Fin de séjour à A… (Gard). — Tout est en place. Je garderai toute
49 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
122s diatribes, au respect des valeurs spirituelles. Nuit de Pâques Clair de lune, à minuit, après l’orage. Vocabulaire insuffi
123ens. Et voilà que cela prend les chiens. Toute la nuit, ils se sont battus dans la remise qui est juste au-dessous de notre
124il Ça n’a pas encore cessé chez les chiens. Cette nuit, les crapauds s’y sont mis. Un vieux mâle coasse des notes basses, et
125 m’a bien reconnue, mais elle va « passer » cette nuit, vous savez, elle est toute chargée, bou die ! l’estomac et tout. — M
126et on partage. C’est toujours assez compliqué. La nuit, par un dernier respect pour la moribonde qu’ils veillent à tour de r
127 pour s’aider ! 8 mai Il y a eu du bruit toute la nuit. Vers 2 heures, nous nous réveillons. Une âcre fumée remplit la chamb
128 lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! » — Mais, monsieur Sima
50 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
129ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir au poulailler. (Nous attendi
51 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
130ar un traité avec le diable, vient mourir dans la nuit de Noël au rythme familier des marteaux de la forge rebâtie. Les Cava
52 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
131ure. Les côtes, elles aussi, se transforment. Une nuit de vent bouleverse leur dessin et leurs couleurs, apporte un banc de
132omme l’appellent les vieux du village. Il faisait nuit noire, et un de ces mauvais froids humides. Rien de plus lugubre que
133 ils sont aujourd’hui ! Ils sont venus pendant la nuit, on a su qui c’était par la suite. Ils ont pris la chèvre, l’ont pass
134s cheminées et à travers le toit fragile, jour et nuit. Quand nous sortons pour aller voir la côte bouleversée, il nous faut
135ce qui naît et ce qui meurt qui nous émeut. Cette nuit, avant d’aller me coucher, j’ai été voir encore au poulailler. (Nous
136es qui grandissent d’un pouce au moins pendant la nuit. Nous allumons une première cigarette pour enfumer les pucerons des r
53 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
137ées de son appartement de Copenhague, pendant ses nuits géniales pleines de ricanements et de prières. Ils pensaient en march
138 rentrer des champs, où elle travaille jusqu’à la nuit tombée. Nous sommes dans une cuisine de ferme, mais la fermière nous
139 tout permis.) 30 octobre 1934 Trop penser nuit. — Trop d’idées dans ces pages, trop de raisonnements ! me soufflait
140il fait presque froid. Dans ce silence vide de la nuit campagnarde, me voici seul encore éveillé, les yeux bien ouverts, l’e
141de n’y porte plus d’ombres. Je me souviens de ces nuits de Paris, pleines d’appels fugitifs, assourdis ; de ces veillées fiév
142ce que je les regrette ? Est-ce que l’heure de la nuit où l’on ne dort pas n’est pas toujours l’heure des mauvaises nostalgi
143ent l’histoire de la naissance de nos démons ? La nuit ne pose pas de questions immédiates. C’est pourquoi, dans cette heure
144) les hommes sont plus éloignés que jamais ? « La nuit est faite pour dormir », me disait un gardien de l’ordre qui m’avait
145précises ? 4 novembre 1934 Cette note de la nuit dernière peut corriger ce que je disais de l’anti-intellectualisme :
146. « Voyez-vous ! c’est qu’il a fait un vent cette nuit ! » 11 novembre 1934 D’une manière générale, ils ne sont pas co
147 Nous ne sortons plus guère qu’à la tombée de la nuit, pour la descente quotidienne au village. Emmitouflés et silencieux,
148 sont en dernier recours vaines et illusoires. Nuit de Pâques 1935 Clair de lune, à minuit, après l’orage. Vocabulaire
149ens. Et voilà que cela prend les chiens. Toute la nuit, ils se sont battus dans la remise qui est juste au-dessous de notre
150 Ça n’a pas encore cessé chez les chiens. Cette nuit, les crapauds s’y sont mis. Un vieux mâle coasse des notes basses, et
151 m’a bien reconnue, mais elle va « passer » cette nuit, vous savez, elle est toute chargée, bou die ! l’estomac et tout. — M
152et on partage. C’est toujours assez compliqué. La nuit, par un dernier respect pour la moribonde qu’ils veillent à tour de r
153er ! 8 mai 1935 Il y a eu du bruit toute la nuit. Vers 2 heures, nous nous réveillons. Une âcre fumée remplit la chamb
154 lave aujourd’hui ! Ma belle-mère est morte cette nuit. Il ne faut pas se moquer des gens en deuil ! — Mais Monsieur Simard…
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
155rebuts d’humanité, la fin des fins, le bout de la nuit… Mais ce soir, sous les marronniers de l’avenue, tout ce petit monde
55 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
156mont cite Spinoza — mais il est inquiet : dans la nuit du 21 mai, n’y tenant plus, il retourne au poulailler, dérange la pou
56 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
157 bonheur et sa vie pour témoigner en faveur de la Nuit, c’est-à-dire du moi glorifié. L’amour fidèle dans le mariage chrétie
158, c’était la chute dans l’illimité, au sein de la Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non
57 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
159». Il doit être et rester : vigilance. Dans cette nuit universelle où la Colère de Dieu sévit par les mains de quelques tyra
160adis au Prophète : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : le matin vient et la nuit aussi ! Si vo
161 — La sentinelle a répondu : le matin vient et la nuit aussi ! Si vous voulez interroger, interrogez ! Convertissez-vous et
58 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
162r, et n’aller point l’entendre et voir, quand une nuit de chemin de fer y suffirait, c’est se priver de certains rudiments d
163m de sapin frais. « O Heil’ge Nacht ! », ô sainte nuit d’intimité, où de nouveau j’entends battre le cœur de mon ancienne « 
164affaires dans une ville qui attend son Maître. Nuit du 10 au 11 mars 1936 Le tambour des SS, deux coups lents, trois c
165Dieu n’ait retrouvé des humains. 21 juin 1936, nuit Fête du solstice d’été. — Dans la nuit noire, sur une plaine inég
166 1936, nuit Fête du solstice d’été. — Dans la nuit noire, sur une plaine inégale, où le pied bute, nous suivons des foul
167es blouses blanches. Au-dessus, sur le fond de la nuit, ondule une paroi de bannières, paroi de flammes, sous les projecteur
168sonore — quand il monte et se perd dans une belle nuit d’été, vers le ciel vide ! Minuit. La flamme jaillit de l’énorme bûch
59 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
169lignés au cordeau. Partirons-nous au milieu de la nuit ? Ou passerons-nous l’hiver ici ? Plus rien ne dépend de nous. C’est
170n n’est plus poétique qu’un rassemblement dans la nuit, grouillant de casques, de reflets sourds et de gamelles entrechoquée
60 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
171erte. ⁂ Imaginez un Paris englouti dans l’épaisse nuit des campagnes, mais une nuit sans clair de lune, sans arbres et sans
172louti dans l’épaisse nuit des campagnes, mais une nuit sans clair de lune, sans arbres et sans abois lointains. On y rôde en
61 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
173sa vie et à ses retraites successives. Pendant la nuit, le curé de Stans monte au Ranft, et il adjure le solitaire de tenter
62 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
174présent (20 mars 1939)b « Le Führer a passé la nuit au Hradschin. » Après Vienne, avec Prague, c’est une Europe qui vient
175ternisée d’un soir d’été, après l’orage, avant la nuit, dans une gloire déchirante et délicieuse comme les secondes voix de
63 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
176 « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)e Le désarroi de l’époque — nous lisons cela
177ec lucidité. L’Europe a connu des paniques et des nuits plus terribles que les nôtres, au lendemain des grandes invasions, du
178e oracle de Séir : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? — Le matin vient, et la nuit aussi ! » C’est toujours le même drame
179, que dis-tu de la nuit ? — Le matin vient, et la nuit aussi ! » C’est toujours le même drame que nous vivons, qu’il s’agiss
180uble possibilité qu’elles offrent, le matin et la nuit qui viennent, et qui ne cesseront de venir jusqu’au Jour éternel ! Pr
64 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
181l ne relève pas le défi. Nietzsche attend dans la nuit désertique des hauteurs. Une aube vient. C’est encore l’aube de la te
65 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
182a créature : car un jour le redit au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats, jusqu’au
66 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
183siècle de science positiviste. Est-il vrai que la nuit et le rêve n’ont rien à révéler qui importe au jour ? Est-il vrai que
184 du divers, du moi distinct et agissant. C’est la Nuit des sens et de l’esprit que décrit un Jean de la Croix, et dont la nu
185esprit que décrit un Jean de la Croix, et dont la nuit des songes, chantée par les poètes, n’était que le symbole et le sign
186ndicible ou ce discours sans mots entendu dans la nuit de la passivité, comment l’eussent-ils pu rendre au jour sans le trah
187à y échapper par des sublimations : au fond de la nuit et de l’inconscient, c’est encore lui qu’il retrouvera sous des espèc
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
188our du mythe. Car en tant que passion qui veut la Nuit et qui triomphe dans une Mort transfigurante, elle représente pour to
189amment entre la Norme du Jour et la Passion de la Nuit ; dresser cette figure de la Mort des Amants qu’exalte l’angoissant e
190 substituée à Iseut par ruse, passera la première nuit nuptiale avec le roi, sauvant ainsi sa maîtresse du déshonneur, tout
191 rejoindre une dernière fois son amie, pendant la nuit qui précède son départ. Il franchit d’un saut l’espace qui sépare les
192ire Tristan. Pourtant il sent déjà, au fond de la nuit qui vient, poindre la flamme secrète, ravivée par l’absence. 9.L’a
193it la volonté de la mort, la passion active de la Nuit qui leur dictait ses décisions fatales. 10.Le Philtre Et voici
194t se sont expliqués. Mais s’ils ont affronté « la Nuit obscure » avec la plus sévère et lucide passion, c’est qu’ils avaient
195ive flamme d’amour » éclose aux « déserts » de la Nuit. Tristan, lui, ne peut rien avouer. Il veut comme s’il ne voulait pas
196 grandeur exemplaire de sa vie. Les raisons de la Nuit ne sont pas celles du Jour, elles ne sont pas communicables au Jour10
197sombrer. ⁂ Les mots du Jour ne peuvent décrire la Nuit, mais la « musique savante » n’a pas manqué à ce désir dont elle proc
198ourpré d’héroïsme, n’annonce pas le Jour, mais la Nuit ! La « vraie vie est absente », dit Rimbaud. Elle n’est qu’un des nom
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
199s plus diverses, ce même mystère du Jour et de la Nuit, et de leur lutte mortelle dans l’homme. Il est un dieu de Lumière in
200d Jour incréé, aux yeux de la chair, n’est que la Nuit. Mais notre jour, aux yeux du dieu qui réside par-delà les étoiles, c
201r, mais pour renaître en un ciel de Lumière. La « Nuit » qu’il chante, c’est le Jour incréé. Et sa passion, c’est le culte d
202ncrétisant l’ensemble des mythes du Jour et de la Nuit tels qu’ils s’étaient élaborés en Perse d’abord, puis dans les sectes
203 de l’âme, prisonnière des formes créées et de la nuit de la matière. Issu de la lumière et des dieux Me voici en exil et s
204el, sans rémission, l’irrévocable hostilité de la Nuit terrestre et du Jour transcendant ? Non, car voici la suite du passag
205alectique, c’est la non-vie, la mort du corps. La Nuit et le Jour étant incompatibles, l’homme créé qui appartient à la Nuit
206t incompatibles, l’homme créé qui appartient à la Nuit, ne peut trouver de salut qu’en cessant d’être, en se « perdant » au
207tude de son ordre. ⁂ Le dualisme du Jour et de la Nuit, poussé à son extrême logique, aboutissait, du point de vue de la vie
208aide et bienvenue Car ne l’ai plus revu depuis la nuit venue Et bientôt viendra l’aube. Mais à la fin de la chanson, le tro
209hi ses vœux ? Ou bien a-t-il trouvé au sein de la nuit la Lumière vraie dont il ne faut se séparer ? Beau doux copain, tant
210t ! (« Prenez garde ! Prenez garde ! Voici que la nuit cède au jour ! ») Mais Tristan répond, lui aussi : « Qu’éternellement
211Tristan répond, lui aussi : « Qu’éternellement la nuit nous enveloppe ! » Tout comme dans ce début d’une autre « aube »43 an
212nc vite ! — Combien je voudrais, mon Dieu, que la nuit ne finît pas, que mon ami pût rester près de moi, et que jamais le gu
213e tourment de la matière ; mais la mort, c’est la nuit de l’illumination, l’évanouissement des formes illusoires, l’union de
214 finale n’aboutit point au jour de Dieu mais à la nuit de la passion, non point au salut de la personne mais bien à sa disso
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
215me », écrira plus tard Novalis, ce mystique de la Nuit et de la Lumière secrète. Cette maxime traduit d’ailleurs, parmi tant
216t se défendre de songer ici aux « déserts » de la Nuit obscure que décrit saint Jean de la Croix ? « Éloigne les choses, ama
217 des objets que les passions lui présentaient. » (Nuit obscure, III.) (Et l’on peut certes rapprocher ce passage de l’admira
218agans de l’impatience, brûlure d’amour qui dévore nuit et jour, orgie d’amour, délices ruisselantes, ivresses, meurtrissures
219 chair attirée par l’élan mystique en ses débuts (Nuit obscure, I, v. 3), ne s’exagère pas plus qu’il ne se la dissimule la
220les deux cas. Les hérétiques cathares opposent la Nuit au Jour comme le fait l’Évangile de Jean. Mais la Parole du Jour, pou
221 du Jour, pour eux, n’a pas revêtu la forme de la Nuit : elle n’a pas « été faite chair ». Ils ne veulent pas que le Jour pa
222 aller tout droit à l’Amour par l’amour, et de la Nuit au Jour sans nul intermédiaire. Sombrant alors, comme Icare est tombé
223ait énergiquement Luther.) Ils pressentent que la Nuit est un mystère du Jour, dont le Jour seul détient le secret dernier12
224nt le secret dernier123. Mais ils ignorent que la Nuit, c’est la Colère de Dieu — répondant à notre révolte — et non pas l’œ
225ignore le « chemin », c’est se précipiter dans la Nuit. Le dépassement, dès lors, n’est plus qu’exaltation du narcissisme. I
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
226 qu’il m’enlace et me torture des journées et des nuits entières. Et ces moments-là, pour moi, ne ressemblent plus à la lumiè
227emblent plus à la lumière et à la vie : c’est une nuit infernale et une cruelle mort. Et pourtant ! (voici bien ce qu’on peu
228e chemin vers une telle vie ! (Chanson 72.) La « nuit infernale » devient le Jour, la « cruelle mort » une Vie nouvelle, et
229n de Shakespeare — mais nous avons le Songe d’une Nuit d’été. Et l’on dit qu’il était catholique — mais nous avons Roméo et
230de l’âme avide de tortures transfigurantes, de la nuit abyssale où l’éclair de l’amour illumine parfois une face immobile et
231emeure avec toi Et plus jamais de ce palais de la nuit obscure Je ne repartirai ; ici je veux rester Avec les vers qui sont
232Penseroso expriment l’opposition du Jour et de la Nuit, et le choix nécessaire qu’il n’a pas encore fait. (Il ne le fera san
233ci que coquetterie, et le combat du Jour et de la Nuit se ramène à des jeux de pénombre. Entre le corps des deux amants plus
234sonnement » qui se voit opposé à la passion de la Nuit ! « Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dan
235épanouissement mystique dans la vie infinie de la Nuit. Il y manque ce que l’on pourrait appeler, symétriquement, « cette jo
236une transfiguration, l’instant où ce qui était la Nuit se révèle le Jour absolu. Mais faute d’atteindre cette limite, un Rac
237n est le prisonnier d’un au-delà du jour et de la nuit, le martyr d’un ravissement qui se mue en joie pure à la mort. On peu
238nces osent enfin dire leur nom. L’adoration de la Nuit et de la Mort accède pour la première fois au plan de la conscience l
239st un mariage qui nous donne une compagne pour la Nuit. C’est dans la mort que l’amour est le plus doux ; pour le vivant, la
240st le plus doux ; pour le vivant, la mort est une nuit de noces, un secret de doux mystères. L’ivresse des sens appartient p
241e Père est lui-même.156 Et dans les Hymnes à la Nuit, où l’Éros ténébreux supplie que le matin ne renaisse plus (thème des
242ment à toi, et que dure alors éternellement notre nuit nuptiale ! Et l’on devrait citer toutes les œuvres de Tieck, définis
243 retentira Comme un tonnerre de joie à travers la nuit de printemps ! 16.Intériorisation du mythe Le rythme intime du
244manichéenne, le renversement perpétuel du jour en Nuit et de la nuit en Jour. Le même élan qui portait l’âme vers la lumière
245e renversement perpétuel du jour en Nuit et de la nuit en Jour. Le même élan qui portait l’âme vers la lumière et l’unité di
246ntique : L’enthousiasme errant, fils de la belle Nuit. Et la célèbre invocation : « Levez-vous vite, orages désirés qui de
247tre vie », c’est le chant pur de la passion de la Nuit. Mais il n’est point d’aube mystique à l’horizon spirituel, ni de vér
248et, et plus encore par sa musique. Il a chanté la Nuit de la dissolution des formes et des êtres, la libération du désir, l’
249au nom du bon sens. Du mystère bouleversant de la Nuit et de la destruction des corps, l’on a fait la « sublimation » d’un p
250ontradictoire, contrapuntique de la passion de la Nuit — qui est l’appel au Jour incréé. La définition même de la musique oc
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
251e traduit, à l’origine, la lutte du Jour et de la Nuit. La mort y joue un rôle central : elle est la défaite du monde et la
252s fourrageurs lui ont assigné pour y dormir cette nuit-là. Or le roi « comme celuy qui gardoit le plus les cérémonies d’honn
253il ne peut donc revenir sur ses pas ; il passe la nuit dans l’endroit où il est, et fait se ranger l’avant-garde conformémen
254e vainqueur (c’est par exemple celui qui passe la nuit sur le champ de bataille) ; enfin et surtout le parallélisme exact de
255ait ce qu’on appelle un plan, sans avoir passé la nuit à se promener et à retourner la position… Et l’attaque commencée, ils
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
256, c’était la chute dans l’illimité, au sein de la Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non
257rre qu’il faut aimer. Au-delà, il n’y aura pas la Nuit divinisante, mais le jugement du Créateur. L’homme naturel ne pouvait
73 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
258u prophète Ésaïe : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? » La sentinelle a répondu : « Le matin vient, et la nuit aussi ! »
259La sentinelle a répondu : « Le matin vient, et la nuit aussi ! » La paix que nous devons invoquer ne peut pas être une simpl
74 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
260u prophète Ésaïe : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : Le matin vient, et la nuit aussi ! » La
261— La sentinelle a répondu : Le matin vient, et la nuit aussi ! » La paix que nous devons invoquer ne peut pas être une simpl
75 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
262er qui guette, et qui travaille lui aussi jour et nuit, dans les bureaux et les usines — pour que rien ne passe. Frontières
76 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Santé de la démocratie américaine (17 janvier 1941)
263 en faveur de la démocratie. Et plus tard dans la nuit, traversant le square presque déserté, cette femme du peuple qui chan
77 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
264re avec ses faux prophètes, pour y être tourmenté nuit et jour aux siècles des siècles. La Bible — c’est un fait trop peu co
265 frères, celui qui les accuse devant Dieu jour et nuit ». C’est lui qui demandait la tête de Job devant le tribunal céleste.
78 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
266ondiale. — Que se passe-t-il ? J’ai trop bu cette nuit. Coups et blessures, une grande violence sévissait. Je me réveille da
79 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
267 me fait une de ces scènes ! J’ai pleuré toute la nuit, sur un canapé du salon… » — « Madame, dit le médecin, vos enfants sa
80 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
268s postes de radio qui ne peuvent plus se taire ni nuit ni jour, où la parole est débitée à tant la seconde, qu’il y ait ou n
81 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
269re avec ses faux prophètes, pour y être tourmenté nuit et jour, au siècle des siècles. La Bible, notez-le, parle beaucoup mo
82 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IV : L’accusateur (5 novembre 1943)
270 frères, celui qui les accuse devant Dieu jour et nuit ». C’est lui qui demandait la tête de Job devant le tribunal céleste.
83 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
271ès simple. Il travaillait une grande partie de la nuit. Georg Brandès rapporte qu’on pouvait le voir, de la rue, arpenter lo
272ivres. Au premier pas que nous faisons dans notre nuit, voici que le chemin s’éclaire et que les perspectives se dégagent. E
273que nous prophétisons. Le chrétien marche dans la nuit en créant sa lumière et son chemin29, lumière qui n’est pas sa lumièr
274dre, au lieu de croire et de faire un pas dans la nuit, sur ce « chemin » qui est le Christ présent. Il y a des abîmes entre
275rie au prophète35 : « Sentinelle que dis-tu de la nuit ? Sentinelle que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : Le m
276e dis-tu de la nuit ? Sentinelle que dis-tu de la nuit ? — La sentinelle a répondu : Le matin vient et la nuit aussi ! Si vo
277 — La sentinelle a répondu : Le matin vient et la nuit aussi ! Si vous voulez interroger, interrogez ; convertissez-vous et
84 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
278a créature : car un jour le redit au suivant, une nuit l’annonce à l’autre. Cette parole traverse tous les climats jusqu’aux
85 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
279iècle de science positiviste. Est-il vrai que la nuit et le rêve n’aient rien à révéler qui importe au jour ? Est-il vrai q
280 du divers, du moi distinct et agissant. C’est la Nuit spirituelle que décrit Jean de la Croix, et dont la nuit des songes,
281irituelle que décrit Jean de la Croix, et dont la nuit des songes, chantée par les poètes, n’était que le symbole et le sign
282dicible ou ce discours sans mots entendus dans la nuit de la passivité, comment l’eussent-ils pu rendre au jour sans le trah
283à y échapper par des sublimations : au fond de la Nuit et de l’inconscient, c’est encore lui qu’il retrouvera sous des espèc
86 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
284nde, idée de la Femme régnant sur des millions de nuits, mythe évasif, que n’êtes-vous disparue comme un songe au matin ? Dan
87 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
285en n’empêche le Waldorf Astoria d’annoncer que sa nuit de Nouvel An « promet d’être la plus grande nuit de l’histoire de l’h
286 nuit de Nouvel An « promet d’être la plus grande nuit de l’histoire de l’hôtel — à partir de vingt dollars ». Hier chez Sch
88 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Beekman Place (octobre 1946)
287a lune, au-dessus des premiers nuages. Une grande nuit s’ouvre au travail paisible. D’heure en heure, je me lève et sors. Je
89 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Souvenir d’un orage en Virginie (novembre 1946)
288es prairies. Par la charmille, où il fait presque nuit — mais on devine encore quelques statues décapitées ou renversées dan
90 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
289en n’empêche le Waldorf-Astoria d’annoncer que sa nuit de l’An « promet d’être la plus grande nuit de l’histoire de l’hôtel
290ue sa nuit de l’An « promet d’être la plus grande nuit de l’histoire de l’hôtel — à partir de $ 20 la place ». Nous fûmes hi
91 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
291. Une aurore boréale nous avait arrêtés toute une nuit, non point que sa beauté nous eût cloués sur place, mais parce qu’ell
292leu de plomb. Aux approches de l’Irlande vient la nuit. Derrière nous, tout est flamme et or. Mais un toit d’ombre épaisse d
293ous donnera-t-on des chambres pour le reste de la nuit ? Deux jeunes Américains du convoi m’interrogent. Cet hôtel ne leur p
294s salles de bain. Mais comment dormirais-je cette nuit ? J’arrive au rendez-vous après sept ans, furtivement, à la faveur d’
295us après sept ans, furtivement, à la faveur d’une nuit déserte. Un rendez-vous dont j’avais bien souvent désespéré, après ce
92 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (fin) (18-19 mai 1946)
296ne trouve pas une chambre à louer pour plus d’une nuit. Paradoxe de la crise des logements ! Mais qu’importe. Notre idée se
93 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
297ute perdu, et c’est la raison de Noël. Dans cette nuit la plus longue de l’année, parce qu’il n’y avait plus qu’à désespérer
298Séir au prophète : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? » La sentinelle a répondu : « L
299 dis-tu de la nuit ? Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? » La sentinelle a répondu : « Le matin vient et la nuit aussi ». Je
300 La sentinelle a répondu : « Le matin vient et la nuit aussi ». Je n’ai pas fini d’aimer ce cri. Les citations de la Bible v
94 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
301’en fait un dôme à sa mesure et le referme sur sa nuit de ville. Appartements. — Les grandes maisons les mettent mal à l’a
302a lune, au-dessus des premiers nuages. Une grande nuit s’ouvre au travail paisible. D’heure en heure, je me lève et sors. Je
303nfants qui ne jouent plus à la balle parce que la nuit vient de descendre — depuis cinq ans que je circule dans cette ville,
304es prairies. Par la charmille, où il fait presque nuit — mais on devine encore quelques statues décapitées ou renversées dan
95 1946, Journal des deux Mondes. Le bon vieux temps présent
305résent 17 mars 1939 « Le Führer a passé la nuit au Hradschin. » Après Vienne, avec Prague, c’est une Europe qui vient
306ternisée d’un soir d’été, après l’orage, avant la nuit, dans une gloire déchirante et délicieuse comme les secondes voix de
96 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
307s années qui viennent. Paris, 21 avril 1939 Nuit blanche dans un train bondé dès le départ de Marseille. Une journée d
308rment les frontières, avant la solitude, avant la nuit de l’esprit. 24 mai 1939 Avant-hier, nous trouvâmes en rentrant
309ec lucidité. L’Europe a connu des paniques et des nuits plus terribles que les nôtres, au lendemain des grandes invasions, du
310e oracle de Séir : « Sentinelle, que dis-tu de la nuit ? — Le matin vient, et la nuit aussi ! » C’est toujours le même drame
311, que dis-tu de la nuit ? — Le matin vient, et la nuit aussi ! » C’est toujours le même drame que nous vivons, qu’il s’agiss
312uble possibilité qu’elles offrent, le matin et la nuit qui viennent, et qui ne cesseront de venir jusqu’au Jour éternel ! Pr
97 1946, Journal des deux Mondes. Intermède
313iel d’angoisse et de haine ! — Malheur sur nous ! Nuit lugubre, sans sommeil — rythmée d’armes martelées — meute folle, meur
98 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
314specter gravement. Partirons-nous au milieu de la nuit ? Ou passerons-nous l’hiver ici ? Plus rien ne dépend de nous. C’est
315n n’est plus poétique qu’un rassemblement dans la nuit, grouillant de casques, de reflets sourds et de pas lourdement rythmé
316lerte. ⁂ Paris, capitale engloutie dans l’épaisse nuit des campagnes. Mais une nuit sans clair de lune, sans arbres et sans
317outie dans l’épaisse nuit des campagnes. Mais une nuit sans clair de lune, sans arbres et sans abois dans le lointain. On y
318n autre guerrier qui parle en ses Tragiques d’une nuit Où l’Amour et la Mort troquèrent de flambeaux. Par le pinceau, par
99 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
319 l’Évangile qu’on trouve sur toutes les tables de nuit de ces hospices. Je le feuilletai et mon premier regard tomba sur cet
320ranchise. On nous répète : « Qui ne sait se taire nuit à son pays. » Fort bien. Mais il y a des silences plus dangereux pour
321imprudentes… Il y a des cas où qui ne sait parler nuit à son pays et à l’humanité en général. C’est ce que j’ai développé hi
322 de Mozart. Et dans une seule bouffée, toutes ces nuits de Vienne, élégantes passions égarées, musique aux jardins jusqu’à l’
323a catastrophe. Il n’est plus d’autre issue que la nuit, mais viendra-t-elle après ma mort ou avec elle ? « Une nuit viendra,
324viendra-t-elle après ma mort ou avec elle ? « Une nuit viendra, pendant laquelle personne ne peut agir ». C’est quelque part
325tant le rideau, mais rien encore. Au milieu de la nuit dernière, réveillé par deux détonations qui semblaient provenir de la
326ous a informés au bureau de ce qui s’est passé la nuit dernière. C’était sérieux. Attaques de saboteurs contre nos aérodrome
327re nos aérodromes. Mais on veillait partout. À la nuit, des barricades ont été dressées dans les rues de la ville. La troupe
328e. Raisons de croire que le coup nazi, raté cette nuit, sera suivi à bref délai de manifestations plus énergiques… Mon genou
100 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
329ieuse. Est-il vrai que vous êtes bombardés chaque nuit et que vous allez mourir de faim ? » Nous la rassurons. Tout se rédui
330rmes dépareillés. Nous sommes ici depuis midi, la nuit approche et je ne crois plus guère au départ. S’il y avait une goutte
331nt dans la gare ou aux alentours. Durant toute la nuit, nous avons fait une moyenne de trente kilomètres à l’heure. Cet expr
332e ère. Et je songe au bastion que mon pays élève, nuit et jour, autour du massif du Gothard, cœur mystérieux du continent, d
333u’il était bien réel et bien lui-même… En mer, nuit du 14 au 15 septembre 1940 Les derniers bateaux de la dernière lig
334use d’une conversation entendue sur le pont cette nuit même. L’heure était fort tardive et propice aux aveux. V. ex-cagoular