1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1. Ainsi le moujik devant le bolchevik violant sa patrie. Une effroyable acceptation, mais elle peut se muer instantanément en
2 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
2oujours l’air de songer à la Hollande, sa seconde patrie si la peinture est sa première et Neuchâtel la troisième… Il y a par
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
3ésiter : « Liberté, liberté chérie, voilà bien ta patrie. » 3.f. La préparation civique Tous les pontifes de l’instructi
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
4ez-vous qu’on nous a volé les deux tiers de notre patrie ? » Ah ! ce n’est pas vous, maintenant, qui allez demander raison à v
5 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
5disait au village où je suis né, qui n’est pas ma patrie. Ce soir-là, le fantôme ayant envie de manger ferme a donné au chauff
6 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
6in l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs de notre choix ? J’en indique
7 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
7est toujours sentimentale. ⁂ Europe du sentiment, patrie de la lenteur, — encore un paradis perdu ! C’était bien notre dernier
8 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
8ez-vous qu’on nous a volé les deux tiers de notre patrie ? » — Ah ! ce n’est pas vous, maintenant, qui allez demander raison à
9 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
9 de familles écartées du pouvoir dans leur propre patrie depuis la chute de Bismarck, coupées de tous liens politiques avec un
10 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
10e liberté, toute idée de propriété, toute idée de patrie… [et l’énumération se poursuit jusqu’à ceci ] : Chose plus atroce enc
11 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
11ne masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes socia
12 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
12ns sont : — dans le domaine politique : la petite patrie décentralisatrice et le centre de contrôle doctrinal et juridique ; —
13 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
13rifice. (On éloigne l’amour : ainsi l’amour de la patrie passe avant celui du prochain, l’amour du genre humain avant celui de
14ochain, l’amour du genre humain avant celui de la patrie.) Cet humanitarisme entraîne toute une série de perversions : un cert
15ernationalisme qui n’est qu’une rancune contre la patrie ; un pacifisme qui traduit bien plus la crainte de « se faire des enn
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
16crise qui atteint à la fois leur attachement à la patrie et leur humanité, au sens le plus profond. Ce dont ils souffrent, ce
17s de porter en eux-mêmes l’image tragique de leur patrie, l’idée profonde de leur nation, que Pillau définit comme la fidélité
18tte fidélité. À mesure qu’ils s’éloignent de leur patrie, cette image grandit en eux, prend forme et puissance, et c’est en el
15 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
19et si on ne confond pas nation et état, nation et patrie14, nationalisme et autarchie, nation culturelle et région économique.
16 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
20 de l’instinct qui relie l’homme à son lieu, à sa patrie réelle. Et c’est encore au nom de l’homme concret que Le Cancer améri
17 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
21e liberté, toute idée de propriété, toute idée de patrie… [et l’énumération se poursuit jusqu’à ceci] : Chose plus atroce enco
18 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
22 c’est de servir Dieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute
19 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
23in l’opposition des nations collectivistes et des patries personnalistes. Mais où sont les motifs de notre choix ? J’en indique
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
24ne masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie on a fait la nation, — et des attachements humains, des chaînes socia
21 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
25ut-être un jour prochain, de parler de nouveau de patrie. Il y a vraiment du nouveau dans cette œuvre, et c’est à nous plus qu
22 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
26 peu à peu dans leurs épreuves la réalité de leur patrie perdue. Ils découvrent surtout que cette patrie pour laquelle ils se
27r patrie perdue. Ils découvrent surtout que cette patrie pour laquelle ils se sont battus et qui n’a plus la force d’utiliser
23 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
28ont compris que la Banque de France est contre la patrie, quand les gauches auront compris que la peur de Chiappe n’est pas un
24 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
29 nouvelle appartenance. Elle annonce une nouvelle patrie. Nous sommes au monde, c’est vrai, mais non pas comme étant du monde.
25 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
30opulaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la jeunesse ou du Sols
26 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
31et la Doctrine, qui est institution. Chassé de sa patrie par les Romains, persécuté par les chrétiens pour avoir méconnu le Ch
27 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
32notre temps : esprit, révolution, liberté, ordre, patrie. Voilà les instruments du jeu philosophique, ou politique, que nous s
33le parti de la révolution, les autres celui de la patrie… Les uns voudraient la liberté dans l’ordre, ou la révolution par l’e
34on par l’esprit, ou un esprit patriotique, ou une patrie spirituelle… Tandis que d’autres opposent l’esprit à la révolution, l
35a révolution, l’ordre à la liberté, ou encore les patries de l’ordre à la patrie de la révolution… Toutes ces combinaisons et c
36la liberté, ou encore les patries de l’ordre à la patrie de la révolution… Toutes ces combinaisons et ces permutations seraien
37 hiérarchie naturelle et féconde. Et quant au mot patrie, on le voit confondu, dans les discours et les articles de journaux,
28 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
38« idées de propriété, de famille, de religion, de patrie ». Les idées de qui ? Si ce sont celles que les bourgeois et les stal
39 cela nous n’aurons pas liquidé la religion et la patrie, nous n’aurons liquidé que leur « ignoble » exploitation, nous les sa
29 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
40t si facilement nier la subsistance des « petites patries » dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait part
30 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
41t si facilement nier la subsistance des « petites patries » dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait part
31 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
42 Suisse me tient à cœur à double titre : c’est ma patrie, et d’autre part, il se trouve que sa tradition politique est la plus
32 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
43esse. La décadence du mythe de la passion dans la patrie du romantisme entraînait d’autre part des conséquences bien plus comp
33 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
44vie concrète d’un pays et des êtres dont c’est la patrie. Il a conçu les premiers doutes humains sur la réalité de son empire,
45ien d’autres thèmes : celui des îles, celui de la patrie perdue que Bonaparte cherche à se recréer, celui du schizophrène qui
34 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
46opulaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des Moissons, fête de la Jeunesse ou du Sols
35 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
47 Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés le Romantisme — encore un para
36 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
48 diverses, d’où naît-il, dans quel souvenir d’une patrie heureuse et perdue ? On aura bientôt fait de répondre en alléguant no
49en oubliera ses misères et les humiliations de sa patrie en se perdant dans l’âme collective, dans l’hypnose des fêtes sacrale
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
50ouvelle de poésie naît dans le midi de la France, patrie cathare : elle célèbre la Dame des pensées, l’idée platonicienne du p
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
51le où son pouvoir est contesté. C’est la dernière patrie des bardes. En Cornouailles et en Écosse, leurs traditions resteront
39 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
52esse. La décadence du mythe de la passion dans la patrie du romantisme entraînait d’autre part des conséquences bien plus comp
40 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
53me in abstracto, privé d’attaches avec le sol, la patrie et l’hérédité. C’était un homme libéré des servitudes et des tabous d
41 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). IX. Premiers résultats de notre action
54ir et s’élargir sans cesse. Chargés, devant notre patrie, d’une responsabilité que nous mesurons avec humilité, nous appelons
55e notre initiative répond à un besoin vital de la Patrie. Nous savons qu’en réunissant des efforts jusqu’ici dispersés et des
42 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
56me in abstracto, privé d’attaches avec le sol, la patrie et l’hérédité. C’était un homme libéré des servitudes et des tabous d
57cela que nous avons à défendre en défendant notre patrie : la réalité fédéraliste en politique et dans tous les domaines de la
43 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
58er, les armes à la main, l’intégrité du sol de la patrie, voilà qui ne faisait pas de question. Il n’y avait pas d’autre raiso
44 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
59ntérêt local et de l’intérêt commun, de la petite patrie et de l’Empire. Peu à peu, le Gothard perdra son importance économiqu
45 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
60hérétiques) c’est la mort sous les balles pour la Patrie ou le Parti. S’il n’y a plus de guerres, qui fera des héros ? Qui rév
46 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
61 diverses, d’où naît-il, dans quel souvenir d’une patrie heureuse et perdue ? On aura bientôt fait de répondre en alléguant no
62en oubliera ses misères et les humiliations de sa patrie en se perdant dans l’âme collective, dans l’hypnose des fêtes sacrale
47 1946, Combat, articles (1946–1950). Paralysie des hommes d’État (21 mai 1946)
63s jugée criminelle par l’opinion publique de leur patrie, et parfois par les tribunaux ? Je demande à mes amis américains : —
48 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Les nouveaux aspects du problème allemand (30 mai 1946)
64, les commerçants et les industriels de la petite patrie de Gottfried Keller. Et c’est pourquoi la résistance morale des Suiss
49 1946, Journal des deux Mondes. Le bon vieux temps présent
65 Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés le romantisme — encore un para
50 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
66idences de luxe, ses universités, quand l’Europe, patrie du gothique, construit des églises en verre et ciment armé, des unive
51 1946, Journal des deux Mondes. Intermède. Mémoire de l’Europe
67i les signes. Sédiments séculaires, socles de nos patries ! Monuments que l’on ne voit plus, mais qui renvoient l’écho familier
68 t’aime. J’aime ! » J’ai tout dit. L’Europe était patrie d’amour. Le silence attendait, l’absence était profonde, et chaque êt
52 1946, Journal des deux Mondes. Le mauvais temps qui vient
69érer la profondeur d’une telle révolution dans la patrie du moralisme à la fois puritain et bourgeois. Et certes je suis loin
53 1946, Lettres sur la bombe atomique. Tout est changé, personne ne bouge
70que cependant les généraux réclament au nom de la patrie la conscription obligatoire ; quand je vois les ruines de l’Europe, e
54 1946, Lettres sur la bombe atomique. Paralysie des hommes d’État
71s jugée criminelle par l’opinion publique de leur patrie, et parfois par les tribunaux ? Je demande à mes amis américains : i
55 1946, Lettres sur la bombe atomique. L’État-nation
72nt que c’est tout le contraire prennent le mot de patrie dans le sens de nation, le mot nation dans le sens d’État, le mot Éta
56 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le goût de la guerre
73érétiques), c’est la mort sous les balles pour la patrie ou le parti. S’il n’y a plus de guerres, qui fera des héros ? Qui rév
57 1947, Vivre en Amérique. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
74ns Européens. Des gens qui ont voulu oublier leur patrie (pays des pères ou Vaterland) pour habiter une puérie (pays des enfan
58 1948, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Lacs (août 1948)
75uisses sur un balcon d’hôtel à Vevey, à Montreux, patries du roman russe. Et le bleu de l’air matinal, l’argent transparent des
59 1948, Le Figaro, articles (1939–1953). Sagesse et folie de la Suisse (13 octobre 1948)
76 peuples est la même. « Oui, l’idée d’une commune patrie ne nous est plus étrangère ! s’écriait l’un des précurseurs de la Con
60 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
77les deux empires sans précédent — l’Europe est la patrie de la mémoire. Elle est même, pratiquement, la mémoire du monde, le l
78urquoi l’Europe a toutes les chances de rester la patrie de l’invention — alors que les empires sans précédent, sans tradition
61 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
79ont nous sommes membres, et quelle que soit notre patrie, nous sentons tous que les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’Europ
80os échanges culturels. Elle laisse chacune de nos patries incapable de sauvegarder son autonomie politique, ou d’assurer son ex
62 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
81ont nous sommes membres, et quelle que soit notre patrie, nous sentons que la crise présente de l’Europe met en cause quelque
82os échanges culturels. Elle laisse chacune de nos patries incapable de sauvegarder son autonomie politique, ou d’assurer son ex
63 1948, Suite neuchâteloise. I
83oyant qu’un voyageur à longueur de chemin perd sa patrie : c’est souvent elle qu’il découvre le mieux quand il parcourt le glo
64 1948, Suite neuchâteloise. V
84 pays, dans l’espace et le temps d’une plus vaste patrie. Les perspectives changent à vue, vertige et grisaille du temps. Une
85ies ouvertes à l’imagination ?   Il y a la petite patrie, la terre du père, celle qu’on peut parcourir en une journée et chaqu
86 a que l’imaginaire. Les nations, les plus vastes patries n’ont jamais été vues par personne : c’est l’esprit qui les croit com
87e pour tant d’autres Suisses, passer de la petite patrie à la plus vaste, ce n’est pas infidélité à ma race, à mon clos natal.
65 1948, Suite neuchâteloise. VII
88uisses sur un balcon d’hôtel à Vevey, à Montreux, patries du roman russe. Et le bleu de l’air matinal, l’argent transparent des
66 1948, Suite neuchâteloise. VIII
89ées du Jura. J’y suis né, certes, mais les vraies patries sont celles où l’on naît à l’amour. Un portrait de notre pays, peint
90la famille, ce moyen terme entre l’individu et la patrie, on ne sait plus sur quel pied danser.) Pour moi, j’ai pris le parti
67 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
91occidentale si l’on ne sauve pas en même temps sa patrie. Rien ne sert de faire durer, de conserver la créature, si l’on tarit
68 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
92nt liés à rien d’autre qu’au sort commun de cette patrie spirituelle qu’est l’Europe libre. Pour tous ceux-là, notre Bulletin
69 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
93de ses traits les plus typiques — l’Europe est la patrie du moi distinct, des individus, des personnes, de ceux qui veulent se
94 Au-delà de la peur Voilà donc notre Europe, patrie de l’homme conscient, lieu de conscience extrême de toute l’humanité
70 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
95ntérêt local et de l’intérêt commun, de la petite patrie et de l’Empire, c’est-à-dire de l’Europe entière dont il faut protége
71 1953, La Confédération helvétique. Les institutions politiques
96’élite et les masses : Oui, l’idée d’une commune patrie ne nous est point étrangère… Et quoi qu’en disent les détracteurs des
97it se trouver le remède aux maux qui affligent la patrie. Quelles étaient les raisons que pouvaient avancer, contre tant d’év
72 1953, La Confédération helvétique. La famille et l’éducation
98 unique. Dans un petit pays composé de vingt-cinq patries minuscules, la tolérance est une nécessité vitale. Mais s’il n’est pa
995. Le fait qu’elles ne relèvent que des « petites patries » leur ménage une autonomie politique et morale aussi large que possi
73 1953, La Confédération helvétique. Le peuple suisse et le monde
100ls ou les Irlandais éprouvent à l’endroit de leur patrie. La race, la religion, la langue, la culture, parfois même la doctrin
101 voyais dans toute leur richesse les formes de ma patrie, paisibles et horizontales dans les plaines et les eaux, escarpées et
74 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales : trois questions, trois réponses (mai-juillet 1954)
102de. Comment combattre ce nationalisme qui tue les patries, ces craintes absurdes, cette ignorance, cette mauvaise éducation his
75 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
103urer ceux qui tremblent, disent-ils, de voir leur patrie « se perdre dans la masse informe d’une Europe unie ». Le second argu
76 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
104urer ceux qui tremblent, disent-ils, de voir leur patrie « se perdre dans la masse informe d’une Europe unie ». Le second argu
77 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
105gure sur sa pierre tombale : Reconstructeur de la patrie. Mais il savait qu’aucun de nos pays ne peut être vraiment ranimé et
106en passant par Hitler, viennent des confins de la patrie qu’ils domineront : de la Corse, de l’Autriche ou de la Géorgie. Fils
107ans des régions séparées pour un temps de la mère patrie, un de Gasperi, un Schuman, quand ils rejoignent leur communauté aprè
108 l’Italie, mais il s’est contenté de restaurer sa patrie dans sa dignité — pour l’Europe. À la veille de la Conférence de Brux
78 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
109est son esprit national. » (On voit que Nation et Patrie diffèrent pour lui comme esprit et nature.) Cet esprit national est «
79 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
110lieu où il peut agir. Où l’Europe devient une patrie Cette orientation générale et cette intégration locale, on ne peut
111rope cesse d’être une idéologie, pour devenir une patrie réelle, un vrai milieu humain aux horizons plus vastes, un grand espo
80 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
112utant qu’un essai sur la France, décrite comme la patrie du conservatisme — « rira bien qui bougera le dernier ! » serait sa d
81 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
113elle d’esclavagisme… Que l’URSS, en fait, soit la patrie des camps, de l’interdiction des grèves, de la police partout, du mas
82 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
114er nos élites et nos masses que l’Europe reste la patrie des libertés fondamentales de l’homme moderne, et le foyer vivant d’u
83 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
115mettent seules hors de coup, bien qu’elle soit la patrie des inventions que d’autres ont pu réaliser. Plan machiavélique, pens
84 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où les voies se séparent
116n, la connaissance libérée par l’illumination, la patrie originelle. Occident : le couchant, le soir, le bas, la gauche, l’ép
85 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
117est son esprit national. » (On voit que Nation et Patrie diffèrent pour lui comme esprit et nature.) Cet esprit national est «
86 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
118 centre du monde et l’Ithaque de son Odyssée : la patrie du salut, au delà du temps. 49. Chronique de Juan de Torquemada, l
87 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un patriotisme de la terre (mars 1958)
119un sens à l’existence de ses individus. Comme une patrie. Ce sentiment d’appartenance passionnée se manifeste d’ordinaire au m
88 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
120indivisible de Saint-Just, c’est-à-dire contre la patrie, l’honneur, la civilisation et la décence élémentaire. Allez vous éto
89 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). L’Europe de l’énergie
121 Je placerai tout cela sous le signe de l’Europe, patrie sentimentale et spirituelle — sinon native — de la plupart d’entre vo
122lle — sinon native — de la plupart d’entre vous ; patrie surtout de cette culture particulière qui devait inventer ou découvri
90 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Carlo Curcio, Europa, Storia di un’idea (septembre 1959)
123 dégage finalement une idée générale de l’Europe, patrie d’élection des contrastes, et se distinguant par là-même de toutes le
91 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
124ue je me trouve être de naissance, l’Amérique est patrie d’accueil, plus que d’exil. Le lecteur devinera que je l’aime, malgré
125n qu’il parvienne à aimer comme lui-même, dans sa patrie. Mais ce prochain est « interdit » par la morale. Aimant sa sœur, Ulr
126x phrases : « Le départ hors des frontières de ma patrie équivaudrait pour moi à la mort, et c’est pourquoi je vous supplie de
92 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
127 C’est dans le vieux palace de Montreux, seconde patrie du roman russe, que j’ai rencontré Retinger, en septembre 1947. Je ve
128 Ce jeune Polonais sans nation, mais non pas sans patrie, va recevoir une éducation idéalement européenne. Son père est mort l
129ais à fréquenter sa maison, et à lui parler de sa patrie. Un soir, Conrad, songeant à ses difficultés financières, eut soudain
130 mission politique de première importance pour sa patrie. Mais cette mission, il devra l’accomplir en passant d’abord chez l’e
93 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Nouvelles métamorphoses de Tristan
131ue je me trouve être de naissance, l’Amérique est patrie d’accueil, plus que d’exil. Le lecteur devinera que je l’aime, malgré
132n qu’il parvienne à aimer comme lui-même, dans sa patrie. Mais ce prochain est « interdit » par la morale. Aimant sa sœur, Ulr
133x phrases : « Le départ hors des frontières de ma patrie équivaudrait pour moi à la mort, et c’est pourquoi je vous supplie de
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
134Quoique sœurs du même sang, elles habitaient deux patries, l’une la Grèce, dont le sort l’avait lotie, l’autre la terre barbare
135igration des Sémites « phéniciens » vers l’Ionie, patrie d’Homère (certains ayant passé par la Boétie de Cadmus) est aujourd’h
136eux des Sept Sages, fondèrent plus tard en Ionie, patrie d’Homère, la prose grecque et la philosophie. Qu’on n’oublie pas non
137e Socrate fut le premier philosophe à dire que sa patrie était « le genre humain », non point sa seule cité natale. Quoi de pl
138n, la connaissance libérée par l’illumination, la patrie originelle. Occident : le couchant, le soir, le bas, la gauche, l’ép
139néral, ni de la Papauté, ni de leur « nation » ou patrie particulière, mais bien comme les membres d’une même famille de peupl
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Premiers plans d’union
140 Æneas Silvius, l’Europe est identifiée à « notre patrie, notre maison », car tout y participe d’un même destin menacé : Main
141nt, c’est en Europe même, c’est-à-dire dans notre patrie, dans notre propre maison, dans notre siège, que nous sommes attaqués
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
142es mots : « Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe et au genre humain, je la regarde
143lemagne. On a pu dire de lui que « s’il avait une patrie, c’était l’Europe » (Lange). Par toute sa vie et ses travaux, par tou
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
144mon maître, ma fortune, ma femme, mes enfants, ma patrie et toutes autres considérations humaines. Or, j’ai reconnu que le Pap
145sia, il parle — le premier peut-être ? — de notre patrie européenne : Afin que nous cessions de dissimuler nos projets et nos
146 être apportée aux autres peuples au nom de notre patrie européenne ; et c’est pourquoi nous devons tout d’abord nous unir ent
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Perspectives élargies
147n tout entier ; car je considère le Ciel comme la Patrie et tous les hommes de bonne volonté comme les concitoyens en ce Ciel 
148grateur : Gregorio Leti119, qui eut au moins cinq patries, puisqu’il naquit à Milan, se fit calviniste à Genève, panégyriste de
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — L’Europe des lumières
149rait utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma pa
150 l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie et qui fût préjudiciable à l’Europe et au genre humain, je la regarde
151es et qu’ils éduquent leur âme à n’aimer que leur patrie ! L’éloge de cette « éducation nationale » ne se lit pas aujourd’hui
152ité. Un enfant, en ouvrant les yeux, doit voir la patrie, et jusqu’à la mort ne doit plus voir qu’elle. Tout vrai républicain
153 qui fait toute son existence : il ne voit que la patrie, il ne vit que pour elle ; sitôt qu’il est seul, il est nul ; sitôt q
154il est seul, il est nul ; sitôt qu’il n’a plus de patrie, il n’est plus : et s’il n’est pas mort, il est pis. L’éducation nati
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
155ne puissance à l’autre, et la prospérité de notre patrie ou des royaumes voisins peut alternativement s’accroître ou diminuer.
156limats heureux l’aisance qui les fuyait dans leur patrie. La liberté les y retiendra ; l’ambition cessera de les rappeler, et
157e terre natale réveilla en moi le sentiment de la patrie ; et tournant vers elle mes regards, j’arrêtai toutes mes pensées sur
158nder le bien-être, la gloire et la grandeur de sa patrie sur une oppression et une exploitation volontaire des autres États. C
159lle sera vraisemblablement toujours, la véritable patrie des arts et des sciences, le continent où la culture a atteint son ap