1 1924, Articles divers (1924–1930). Conférence de Conrad Meili sur « Les ismes dans la peinture moderne » (30 octobre 1924)
1. Partis du classicisme de David et d’Ingres, les peintres français ont accompli, durant le xixe siècle, une exploration mervei
2çon de peindre correspond à la façon de penser du peintre. Souhaitons d’entendre encore M. Meili. Est-il besoin de souligner l’
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
3cien que dans la création d’un caractère de grand peintre. Pourtant, malgré des longueurs, on ne lira pas sans plaisir ce livre
3 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
4aires à ce regroupement existe : il y a de jeunes peintres neuchâtelois. Quant à savoir s’il est possible déjà de discerner parm
5ublic des jeunes artistes, n’existant pas ici, le peintre se trouve placé d’emblée en face de ce qu’on nomme le gros public. L’
6à André Evard, qui en a près de cinquante, si les peintres dont nous allons parler méritent d’être appelés jeunes, c’est par leu
7e puisse rapprocher, parce qu’il est un des rares peintres de ce pays pour qui la couleur existe avant tout. Mais la nostalgie d
8etin. Tiens, me dis-je, Bouvier va peindre. Comme peintre religieux, il se cherche encore. On a pourtant l’impression, à voir s
9ions, présentations : « André Evard. — Les jeunes peintres. — Vous suivez la même route que nous ? À la bonne heure ! ». Et l’on
10cision de La Chaux-de-Fonds… Avant de quitter les peintres, rappelons le souvenir de Charles Harder, qui est mort jeune, sans av
11t une pendule de Ditisheim ; que Vincent Vincent, peintre, romancier et critique d’art, compose des coussins, des couvertures d
4 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
12ssée d’une douzaine de lithographies de Meili. Ce peintre se montre plus occidental dans les beaux volumes pleins de ces paysag
5 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
13rimpe au cerisier sauvage, derrière la maison, un peintre tout en blanc arrive par les vignes, ah ! qu’il fait beau temps, l’ho
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
14x cent visages, lorsque j’entre dans l’atelier du peintre. Je ne tarde pas à oublier ce qui est lent ou fixe ou pas-à-pas. Tout
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
15 n’a pas remarqué que les portraits des meilleurs peintres ressemblent à ces peintres sous les traits du modèle. Cet air de fami
16ortraits des meilleurs peintres ressemblent à ces peintres sous les traits du modèle. Cet air de famille qu’ont tous les personn
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
17iquette de protestants et de modernes des noms de peintres comme Bosshardt, Raoul Dufy, Lotiron, Zingg, le sculpteur Gimond, l’a
18n Gogh, en qui nous aimions tout : le pasteur, le peintre et le fou, semait en nous toutes les curiosités de la couleur et de l
19qu’y a-t-il de spécifiquement protestant chez ces peintres ? — Certaines rigidités, pensez-vous, certaines austérités de style ?
9 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
20emble fortement, comme dans le tableau d’un grand peintre ». Ah ! la grandeur de ce peuple ramuzien, qui se meut dans je ne sai
10 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
21rimpe au cerisier sauvage, derrière la maison, un peintre tout en blanc arrive par les vignes, ah ! qu’il fait beau temps, l’ho
22x cent visages, lorsque j’entre dans l’atelier du peintre. Je ne tarde pas à oublier ce qui est lent ou fixe ou pas à pas. Tout
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
23pereur de la Chine fait appeler auprès de lui son peintre. « Peins-moi sur ce rouleau un crabe ». — « Il me faut vingt ans » di
24eau un crabe ». — « Il me faut vingt ans » dit le peintre. Et pendant vingt ans, l’Empereur subvient à l’existence du peintre.
25t vingt ans, l’Empereur subvient à l’existence du peintre. Cependant l’artiste se promène. Sur les plages, il vagabonde, il con
12 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
26steur, une bouchère, un banquier, une dactylo, un peintre juif — c’était dans son atelier — et une grande vedette de music-hall
13 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
27pereur de la Chine fait appeler auprès de lui son peintre. « Peins-moi sur ce rouleau un crabe. » — « Il me faut vingt ans », d
28au un crabe. » — « Il me faut vingt ans », dit le peintre. Et pendant vingt ans, l’Empereur subvient à l’existence du peintre.
29t vingt ans, l’Empereur subvient à l’existence du peintre. Cependant l’artiste se promène. Sur les plages, il vagabonde, il con
14 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
30re, ses proportions et ses « valeurs », dirait un peintre. Il est remarquable que presque tous les écrivains de ces années épro
15 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
31tion du chrétien. C’est la triple question que le peintre Gauguin avait choisie pour titre de son fameux triptyque : D’où venon
16 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
32sible à première vue que dans le cas d’un mauvais peintre, qui ferait à tous ses modèles des yeux écarquillés parce que les sie
17 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
33semble à un dessin d’enfant, ou à l’esquisse d’un peintre cubiste, tantôt sous une averse mêlée de rayons, à quelque illustrati
18 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
34éenne, et musicien comme Goethe encore se voulait peintre (mais Gide est, je crois, plus doué). On l’y découvre enfin, et cela
19 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
35groupe des Cahiers Vaudois), les deux Cingria, le peintre Auberjonois, Ansermet, Stravinsky. Claudel y touche de près. Cocteau
20 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
36de la vie organique, à tel point qu’un savant, un peintre, un visionnaire, sont capables de réinventer le « réel » à sa ressemb
21 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
37éenne, et musicien comme Goethe encore se voulait peintre. On l’y découvre enfin, et cela me paraît nouveau, constamment occupé
22 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
38emble fortement, comme dans le tableau d’un grand peintre. » Il a fallu beaucoup de temps pour que Ramuz consentît à penser dan
39. ⁂ Tout portrait représente un dialogue entre le peintre et son modèle. Mais comment distinguer la part de chacun des interloc
23 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
40es planches de minéralogie que nous bariolent les peintres d’Alpe. Ce qu’il peint, lui, c’est la terre des hommes, vue par les y
24 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
41à la chaux, où l’on voudrait passer sa vie, où le peintre E. B. passe la sienne. Chaque jour des réfugiés viennent sonner à la
25 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
42messieurs les speakers, qui sont André Breton, le peintre Amédée Ozenfant et le jeune fils des Pitoëff, se voient priés de pass
26 1946, Lettres sur la bombe atomique. La nouvelle
43 en plein plexus solaire… Il va se venger ! Notre peintre surréaliste voulut bien s’interrompre dans un problème d’échecs, pour
44marqua le docteur. — La belle preuve, répliqua le peintre. On avait tout arrangé pour cela ! Quant au jeune poète dont vous ave
27 1947, Doctrine fabuleuse. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
45e sur la carte postale La beauté physique Un peintre, riant, … et il disait en rajustant ses écailles oculaires de critiqu
46pareille ? Un mari. Vous lui avez répondu ?… Le peintre. Naturellement, je lui ai dit que mon cygne n’avait pas besoin de lun
47u moins cela… Que disait la charmante Ellen ? Le peintre. Comme vous le dites : une Léda, après tout, c’est une femme au cygne
48ez la même erreur que lui, dans l’autre sens. Le peintre. Vous voulez dire ? Le mari. Qu’il se trompait en parlant de votre L
49t de leur couple comme s’il était un tableau. Le peintre. Bien ! Dois-je en déduire qu’il existe une morale du cadre, et une a
50ion, l’homme de chair et non pas son concept. Le peintre. Pardonnez-moi, je ne comprends les choses que si je les vois, et je
51ais il faudrait expliquer beaucoup de choses… Le peintre. Attendez, attendez ! Revenons à notre Léda. J’essaie de voir. Quelle
52ans son risque propre, et peut donc la juger. Le peintre. Juger ! Tout cela est bel et bon, mais si l’esthétique et la morale
53is bien ce que ça signifie ! Le mari. Dites. Le peintre. Vous allez régenter la peinture au nom de vos dogmes, nous fabriquer
54tableau que vous faites. C’est là votre morale de peintre, et c’est aussi le lieu de votre risque, j’entends le lieu où vous cr
55lque modèle académique ni un canon universel… Le peintre. Je vois : ce n’est pas une carte postale. Pour moi, je vous l’ai dit
56e son esprit. Le mari. Je vais vous étonner. Le peintre. Essayez. Le mari. Tel le prestidigitateur, je vais extraire de votr
57re tête à vous une magnifique carte postale ! Le peintre. Je compte : une ! deux !… Le mari. Trois ! Pourquoi dites-vous d’un
58me qui n’est pas la vôtre, en aucune manière… Le peintre, après un moment de réflexion. Difficile, à vrai dire. Ne pensez-vous
59 ? Son « type de femme » ? D’ailleurs ce sont les peintres qui créent ces types. Rubens ou Renoir, Ingres, que sais-je ? mes Léd
60 sans doute ne pourriez-vous pas la formuler. Le peintre. Peut-être aussi n’ai-je pas du tout de « mesure réelle » ? Le mari.
61comblé. C’est qu’il n’a plus aucune exigence. Le peintre. Qui n’a pas de carte postale dans l’esprit ? ou mieux encore, quelle
62omprenne et juge le vrai sens de son trouble. Le peintre. Et alors ? Le mari. Et alors il se tait peut-être définitivement, o
63uelque horrible projet de subversion sociale… Le peintre. Et l’on n’aurait pas tort. Voyez-vous, ces gens-là ne se fâcheraient
64sont faites pour que vous sautiez par-dessus. Le peintre. Et vos théories sont faites pour vous rendre la vie impossible ! Le
28 1947, Doctrine fabuleuse. Contribution à l’étude du coup de foudre
65e reste de la nuit dans un bar, en compagnie d’un peintre réfugié, nommé Maria. Je l’avais connu quelques années auparavant dan
29 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Troisième lettre aux députés européens : L’orgueil de l’Europe (17 août 1950)
66; d’Einstein et des savants ; de Rembrandt et des peintres ; les députés aussi des auteurs anonymes de la Magna Charta et du Pac
30 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
67eur telle que le style même d’un écrivain ou d’un peintre peut être attaqué par les fonctionnaires de l’État et qualifié de sab
31 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
68; d’Einstein et des savants ; de Rembrandt et des peintres ; les députés aussi des auteurs anonymes de la Magna Charta et du Pac
32 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
69 plus loin. Il est clair qu’entre l’activité d’un peintre, d’un savant, d’un écrivain, et les intérêts d’un ministre, les rappo
33 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
70trant les structures de l’Inconscient. Qu’il soit peintre, poète ou conteur, plus il s’avance dans ce domaine, plus il s’isole
34 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
71 plus loin. Il est clair qu’entre l’activité d’un peintre, d’un savant, d’un écrivain, et les intérêts d’un ministre, les rappo
35 1953, La Confédération helvétique. Institutions et aspirations économiques
72vé. Le peuple suisse n’a pas donné de très grands peintres et n’a pas créé de grands styles — comme tant d’autres petits États d
36 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
73art. Combien de fois n’ai-je pas entendu un jeune peintre ou un jeune compositeur soupirer : « Après X ou Y on ne sait plus que
37 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Les ambivalences du progrès
74’appauvrir ou de paralyser des milliers de jeunes peintres, poètes et musiciens. « Que peut-on faire après Schönberg et Picasso 
38 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
75ui occupent tant notre presse. Les auteurs et les peintres que l’on cite à l’appui de la « désintégration de nos valeurs » n’exe
39 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). L’Europe de l’énergie
76 des rêveurs, quelquefois des théologiens, ou des peintres, ou des touche-à-tout. La brouette, la roulette et les lois du hasard
40 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Pour une politique de la recherche
77quelles fins utiles. Pour se faire le mécène d’un peintre ou d’un auteur, il suffisait d’avoir de l’argent et du goût, une cert
41 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation et loisirs : les mass media (mai 1959)
78elui qui exerce un art est un artisan, qu’il soit peintre ou ingénieur. Mais à partir du romantisme, celui qui exerce un art es
42 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
79lui rappeler ce précepte donné par un maître à un peintre : « Observe le bambou pendant dix ans, deviens bambou toi-même, puis,
43 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
80capitale. Vuillard, Bonnard et Laprade, parmi les peintres, André Gide, Arnold Bennett, Larbaud, Paul Valéry et Léon-Paul Fargue
81e capitaine du « Roger de Lluria » était un jeune peintre, le premier-maître un mathématicien, et le second-maître s’essayait à
44 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — Rudolf Kassner et la grandeur humaine
82lui rappeler ce précepte donné par un maître à un peintre : Observe le bambou pendant dix ans, deviens bambou toi-même, puis,
45 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
83 le décor printanier où les poètes, sculpteurs et peintres de vingt siècles occidentaux feront jouer leur imagination sensuelle
84 ne sera plus qu’un « beau sujet », soit pour les peintres, soit pour les poètes. Rémy Belleau, Ronsard, André Chénier, Victor H
46 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
85téral du mot par Claude Lorrain ou par les grands peintres du xixe siècle, voire par nos peintres contemporains, qui nous sembl
86es grands peintres du xixe siècle, voire par nos peintres contemporains, qui nous semblent souvent si exotiques et qui pourtant
47 1962, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Fédéralisme et culture (3-4 mars 1962)
87s pour que s’y développent à foison des écoles de peintres, des galeries d’exposition, des troupes d’acteurs, des groupes d’écri
48 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
88ises en verre et en ciment armé, décorées par des peintres d’avant-garde : elles intègrent toutes les conquêtes de l’ère techniq
49 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Universités américaines (12-13 janvier 1963)
89rain d’écrire. Combien d’écrivains véritables, de peintres et de musiciens, se voient offrir chez nous ces possibilités — à tous
50 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’éloge, l’élan, l’amour, le monde ouvert à ceux qui s’ouvrent, cela existe… (2-3 février 1963)
90même existentialiste. Il s’est fait un langage de peintre, en prose. Plutôt que d’une « rationalité adéquate », le jeune Suisse
51 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Les mythes sommeillent… ils vont se réveiller [Entretien] (9-10 février 1963)
91misme. Les musiciens (comme le dit Ansermet), les peintres, les écrivains refusent de donner forme à l’irrationnel, ils ne veule
52 1963, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Mais qui est donc Denis de Rougemont (7 novembre 1963)
92alement la connaissance de Saint-John Perse et du peintre Marcel Duchamp, qui réalisa une extraordinaire vitrine surréaliste da
53 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
93s n’avons pas en Suisse de poètes de génie, ni de peintres qui aient fait époque, ni de compositeurs du plus haut rang. Hölderli
54 1965, Fédéralisme culturel (1965). II. « Devenons nous-mêmes ! »
94Aix-en-Provence, qui a la réputation d’offrir aux peintres un « génie du lieu » favorable, j’observerai qu’Aix n’a produit aucun
95qu’Aix n’a produit aucune école, et un seul grand peintre, Cézanne, tandis que les van Loo, avant lui, étaient venus de la Holl
96rouvaient des clients, cependant que les nombreux peintres qui vivent près d’Aix de nos jours y sont attirés par le souvenir de
55 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Introduction
97, comme le rappelait la devise de Nicolas Manuel, peintre, poète, soldat, réformateur, banneret de Berne, et Suisse selon mon c
56 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — Ce « petit peuple pacifique… »
98se, de tous ces hallebardiers empanachés dont les peintres du temps, Urs Graf, Manuel, Holbein, nous ont laissé l’image truculen
57 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
99s n’avons pas en Suisse de poètes de génie, ni de peintres qui aient fait époque, ni de compositeurs du plus haut rang. Hölderli
100 Renaissance, la « nation » d’un musicien ou d’un peintre, c’est simplement l’école locale ou régionale dans laquelle il s’est
101asme, Thomas Platter et Paracelse, Holbein et les peintres de l’école rhénane, et les grands éditeurs humanistes, dont le premie
102e un mot plus haut que l’autre. Une exposition de peintres suisses au xvie siècle me fit écrire sur le plus grand d’entre eux —
103es planches de minéralogie que nous bariolent les peintres d’Alpe. Ce qu’il peint, lui, c’est la terre des hommes, vue par les y
104ble, comme Blake, Shelley et Bakounine), c’est un peintre de genre fantastique, dont les « sujets » sont pris au rêve. Une sort
105go, hélas ! » répondait André Gide. Le plus grand peintre suisse, c’est Ferdinand Hodler 90. Les critiques d’art alémaniques et
106este qu’il touche les Suisses plus qu’aucun autre peintre, et qu’on le trouve partout dans ce pays, dans les trains et dans les
107berto Giacometti Les Grisons ont eu trois bons peintres : Segantini, berger dans sa jeunesse et paysagiste de l’Engadine, Gio
108ague de maîtres bavarois, et l’école d’Avignon de peintres italiens, l’opéra français de Lully, et ainsi de suite à l’infini. À
58 1966, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). André Breton à New York (8-9 octobre 1966)
109lternant les voix devant le micro : parmi eux, le peintre Ozenfant (qui vient de mourir), Lévi-Strauss, un des fils Pitoëff, et
110t dégonflé. (Combien de poètes, et plus encore de peintres, n’ont jamais pu vraiment s’approuver dans leur cœur, parce que Breto
111 arrivée à New York. Il avait pour noyau quelques peintres qui allaient changer là-bas le cours des arts, Max Ernst, Matta, Tang
59 1966, Preuves, articles (1951–1968). André Breton (novembre 1966)
112lternant les voix devant le micro : parmi eux, le peintre Ozenfant (qui vient de mourir), Lévi-Strauss, un des fils Pitoëff, et
113t dégonflé. (Combien de poètes, et plus encore de peintres, n’ont jamais pu vraiment s’approuver dans leur cœur, parce que Breto
114 arrivée à New York. Il avait pour noyau quelques peintres qui allaient changer là-bas le cours des arts : Max Ernst, Matta, Tan
60 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
115ui doit exécuter exactement les rites, ou pour un peintre officiel sous Staline. L’imitation, en Europe, n’est qu’un moyen de m
116on de soi et de la communication ou communion. Un peintre, un poète, un musicien, veut d’abord dire ce qu’il est seul à pouvoir
117ands » parmi les maîtres de leur jeunesse que les peintres fondent une nouvelle école, et découvrent leur style. Or, presque tou
118rites, curieusement « modernes » à leurs yeux, de peintres beaucoup plus anciens, et que leurs successeurs immédiats avaient fai
119 Renaissance, la « nation » d’un musicien ou d’un peintre, c’est simplement l’école locale ou régionale dans laquelle il s’est
120uelles, de même que Grünewald n’est pas devenu un peintre français du fait de l’annexion de Colmar à la France des siècles aprè
61 1968, Preuves, articles (1951–1968). Marcel Duchamp mine de rien (février 1968)
121pier, comme tous les autres. Vous comprenez, être peintre, c’est copier et multiplier les quelques idées qu’on a eues ici ou là
122anifester la vie de sa main. Voilà ce qui fait un peintre. Depuis la création d’un marché de la peinture, tout a été radicaleme
123marqua le docteur. — La belle preuve, répliqua le peintre. On avait tout arrangé pour cela ! Quant au jeune poète dont vous ave
62 1970, Le Cheminement des esprits. Historique — Rapport général présenté à la Conférence européenne de la culture, Lausanne, du 8 au 12 décembre 1949
124eur telle que le style même d’un écrivain ou d’un peintre peut être attaqué par les fonctionnaires de l’État, qualifié de sabot
63 1970, Le Cheminement des esprits. Diagnostics de la culture — Préface à « L’Œuvre du xxe siècle »
125trant les structures de l’Inconscient. Qu’il soit peintre, poète ou conteur, plus il s’avance dans ce domaine, plus il s’isole
64 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Éducation, civisme et culture
126ui doit exécuter exactement les rites, ou pour un peintre officiel sous Staline. L’imitation, en Europe, n’est qu’un moyen de m
127on de soi et de la communication ou communion. Un peintre, un poète, un musicien, veut d’abord dire ce qu’il est seul à pouvoir
128ands » parmi les maîtres de leur jeunesse que les peintres fondent une nouvelle école, et découvrent leur style. Or, presque tou
129rites, curieusement « modernes » à leurs yeux, de peintres beaucoup plus anciens, et que leurs successeurs immédiats avaient fai
130 Renaissance, la « nation » d’un musicien ou d’un peintre, c’est simplement l’école locale ou régionale dans laquelle il s’est
65 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Culture et technique en Europe et dans le monde
131 des rêveurs, quelquefois des théologiens, ou des peintres, ou des touche-à-tout. La brouette, la roulette et les lois du hasard
66 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Pour une politique de la recherche
132quelles fins utiles. Pour se faire le mécène d’un peintre ou d’un auteur, il suffisait d’avoir de l’argent et du goût, une cert
67 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Il n’y a pas de « musique moderne »
133art. Combien de fois n’ai-je pas entendu un jeune peintre ou un jeune compositeur soupirer : « Après x ou y on ne sait plus que
68 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
134uelles, de même que Grünewald n’est pas devenu un peintre français du fait de l’annexion de Colmar à la France près de trois si
69 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Passage de la personne à la Cité
135illeurs écrivains de leur époque, par beaucoup de peintres pompiers, et par la presse tout entière122. Mais le nationalisme, sub