1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
1amagnou, c’est « la nouvelle mise en servitude du peuple rustique de France ». En effet — le phénomène n’est pas particulier à
2nt, le gouvernement cède. Mais la même inertie du peuple qui donnait tant de mal lorsqu’il fallait l’éveiller, l’entraîne au-d
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
3 moyen de « suppléer à l’éducation historique des peuples chrétiens qui n’ont pas eu de Moyen Âge », nous pourrons amener l’Asi
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
4uction française de l’énorme cri de délivrance du peuple fou. Belles étincelles échappées d’un brasier. Pour les causes de l’i
4 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
5evient le signe par excellence de la sainteté. Le peuple, encore païen, voit dans la vénération des pèlerins pour les tombes d
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
6 et précise de certaines théories sur le rêve, le peuple, qui n’a pas vu ces dessous mais accueille le résultat avec la naïvet
6 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
7 ne trouve plus nulle part. Dans les dancings, un peuple de fêtards modérés, Juifs et ressortissants de la Petite-Entente, app
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8œuvre de la Création », comme dit Ferrero. Le bon peuple s’extasie. Il ne peut voir la duperie : ce jeu du chat et de la souri
9 but véritable : aller à l’Esprit, y conduire les peuples. Ainsi, détournant de l’essentiel une grande part des forces humaines
8 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
10rranger, comme au dernier acte d’une opérette. Ce peuple s’est résigné avec une facilité incroyable à la défaite, au marxisme,
11t le monde, à l’entrée d’un des archiducs. Car ce peuple, seul en Europe, attend le retour d’un roi. Et vous voici transporté
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
12nes, propres à étouffer toute spontanéité chez un peuple qui vraiment ne péchait point par l’excès de cette vertu. La discipli
13oudraient se « distinguer ». (Le mépris que notre peuple met dans cette expression !) Pour moi, ce que je retire de plus évide
14age mensongère de l’ancienne Suisse, à l’usage du peuple souverain qui ne manque pas d’en être flatté. Et puis, quelle est cet
15. C’est-à-dire : une méthode d’abâtardissement du peuple. D’autre part, il est aisé de voir que tous ces principes dérivent né
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
16ipal de l’instruction publique était d’éduquer le peuple d’une façon désintéressée, les gouvernements seraient un peu plus fou
17entiquement noble en chaque homme. Si les fils du peuple souffrent moins d’un tel régime, c’est qu’ils n’ont pas d’eux-mêmes u
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
18té d’un régime établi dans des fauteuils ; car un peuple d’électeurs fantaisistes serait parfois tenté de retirer brusquement
19elle est descendue dans la bourgeoisie et dans le peuple ; elle y est devenue une tyrannie. Avant il y avait la Raison et les
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
20e Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somnambules s’éveilleront du cauchemar où les plongent toutes vos
21instituteurs aux pommes de terre ? Impossible. Le peuple qui déteste l’école a pourtant faim d’instruction 15, et se croirait
22irait lésé dans un de ses droits fondamentaux. Le peuple veut s’instruire et on lui bourre le crâne pour l’en empêcher. Il s’a
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
23 cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir
24 où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste anglais l’idole
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
25e et mystique, elle le doit au charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale17. Les signes parlent, et c
26. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as ca
27viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as caché dans une roulotte
15 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
28taires et wagnériens a toujours prévalu parmi les peuples germaniques, où son prestige ne le cède aujourd’hui qu’à l’idéal angl
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
29les révèlent de la mentalité des écrivains et des peuples dont elles émanent. La montagne est un merveilleux réactif, au contac
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
30écrive un livre pour nous dire comment il voit le peuple, comment il l’aime, et quel est le secret de son autorité sur lui. L’
31de Kobé. Il fait siennes toutes les épreuves d’un peuple misérable, des pires brutes qu’il recueille dans sa chambre, et qu’il
32au mal. Bientôt il prend figure de saint parmi le peuple qui le respecte, l’exploite et subit l’empire de sa douceur. Cette de
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
33ccident moderne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occiden
19 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
34 question de la culture dans ses rapports avec le peuple. Il discute M. Malraux et son goût désespéré de l’action pour elle-mê
20 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
35a preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
36e terre embrassée et par elle tout un pays et son peuple ; car « c’est ici le pays de la solidité, parce que c’est le pays des
37leau d’un grand peintre ». Ah ! la grandeur de ce peuple ramuzien, qui se meut dans je ne sais quelle lourdeur « originale » e
38iveau des simples. » Non, Ramuz ne descend pas au peuple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, d
39e précision utile. Ce n’est pas un art d’après le peuple4, mais on dirait presque : d’avant. Il n’est pas jusqu’à son Antiquit
40tuels mal guéris. Certes Ramuz attend beaucoup du peuple russe, de « cette immense et secrète réserve d’innocence » d’où peut-
41ù peut-être un jour sortira le peuple-poète, « le peuple tous en un ». Mais son œuvre est bien au-delà de l’ère machiniste que
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
42re chose que d’arguments. À l’effort admirable du peuple russe retrouvant la grandeur des luttes élémentaires, n’aurions-nous
23 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
43es qu’elles sont naturellement païennes. Mais les peuples païens sont toujours religieux, alors que les femmes de ce temps sont
24 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
44 ne trouve plus nulle part. Dans les dancings, un peuple de fêtards modérés, Juifs et ressortissants de la Petite-Entente, app
25 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
45 cor. Macrocosme et microcosme : la politique des peuples ressemble à celle des individus, pour ce qui est du moins, de mentir
46 où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffirent à faire d’un affairiste anglais l’idole
47e et mystique, elle le doit au charme égyptien du peuple errant qui lui donna sa musique nationale12. Les signes parlent, et c
48. On ne sait d’où tu viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as ca
49viens, tu ne sais où tu vas, peuple de perdition, Peuple Inconnu, — mais c’est toi, c’est toi qui l’as caché dans une roulotte
26 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
50ticulières de son activité. En même temps elle se peuple d’arbres, de germes lents, de passages ailés. Le vent qui glisse à tr
51e fois de plus, je m’émerveille du réalisme de ce peuple de rêveurs. Dans les Affinités électives, au moment le plus dramatiqu
52d’elle et battirent de leurs grandes ailes. Et le peuple effrayé recula. » Mais la princesse jette sur eux les cottes d’orties
53le. « Elle est innocente ! » s’écrient-ils, et le peuple s’agenouille comme devant une sainte. « Et pendant que l’aîné des frè
27 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
54on, et l’on n’a pas oublié son fameux message aux peuples chinois, publié à Tokyo pendant le bombardement de Shanghai, et qui l
28 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
55s — et c’est peut-être par là qu’il plaît tant au peuple. Le bourgeois qui rentre chez lui après 8 heures de bureau demande au
56e. Dans une époque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe bouleversés ; les régimes choir ; le Plan Quinquennal s’é
29 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
57 soustraits, multipliés et divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie o
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
58me leurs œuvres, parce qu’il s’y retrouve ; et le peuple les aime, parce qu’elles décrivent ses désirs réalisés. Cet amour à p
59e idéaliste du régime. « Littérature », opium des peuples incroyants. Notre troisième espèce est plus rare, et vaut un peu mieu
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
60nne, et ce regret d’une dignité que la raison des peuples et des clercs s’accorde à révoquer en doute ? L’imagination de la per
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
61vinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de l
62travailleurs, crée du chômage. Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de
63’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou pr
64 la haine. On me dira que la solidarité entre les peuples est désormais un fait acquis, une réalité économique. Nous devons au
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
65rétiens. Leur office n’est-il pas de rappeler aux peuples où se trouvent les vraies valeurs, sans attendre que d’autres aient t
66 hérésies morales que toute la bourgeoisie, et le peuple à sa suite, révèrent. Car elle seule, si toutefois elle reste digne d
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
67illes, des balayeurs, des intellectuels, le petit peuple. On connaissait sa silhouette, ses plaisanteries, il avait sa légende
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
68in qu’on subit. Arrachés de leur terre et de leur peuple, ils s’en vont au-devant d’une existence qui n’a plus aucun but, au-d
69seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple ». ⁂ J’ai tenu à citer ces passages pour faire sentir à quelle hauteu
70rière-pensée mondiale, grandiose, qui soutient ce peuple fiévreux dans les épreuves qu’il traverse. Ce ne sont pas les journau
71and, comme on lirait dans la conscience même d’un peuple. Il faut avoir éprouvé par ce livre la grandeur d’une telle espérance
36 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
72orter des preuves sérieuses de la fantaisie de ce peuple ? Rousseau, Madame de Staël, Constant, Vinet… Cette énumération, pour
37 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
73femme se déroule sur un rythme large à travers un peuple de personnages vivement contrastés, et des paysages baignés d’une lon
38 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
74i s’abstrait ainsi lui-même de la vie profonde du peuple et de l’activité créatrice des élites ? Ni le pouvoir ni les lois ne
39 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
75un Talleyrand n’en jugea nécessaires ? L’amour du peuple et des victimes d’une société affolée s’étale sur les affiches électo
40 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
76 autre groupe de clercs, fort désireux d’aller au peuple. On est frappé cependant de voir que ce goût du pratique n’aboutit, p
77ent, qu’à une espèce de négation de la pensée. Le peuple veut des programmes pratiques, mais se contente, en fait, du verbalis
41 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
78l’on ne sait qui perd le plus à ces victoires, du peuple satisfait provisoirement dans sa bassesse, ou du tyran vidé d’héroïsm
42 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
79vinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son seul prestige de l
80ravailleurs, crée du chômage8. Et, cependant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de
81’histoire des collectivités, c’est l’histoire des peuples, des nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou pr
82 la haine. On me dira que la solidarité entre les peuples est désormais un fait acquis, une réalité économique. Nous devons au
43 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
83ssédante. Ils célèbrent l’esprit pour endormir le peuple, et, pendant ce temps, ils l’exploitent jusqu’aux moelles ! Réponse.
44 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
84a preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est
45 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
85 raison, à leur manière, qui est de réussir. « Le peuple est bête, les masses sont aveugles, instables, injustes, inertes, sou
46 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
86itique, un synonyme de méchant homme, d’ennemi du peuple, de bourgeois brutal. Réaction sans doute sympathique, mais dont je c
87rgeois, bref — d’un fascisme. On dit à l’homme du peuple : tout ce que tu crains, tout ce que tu détestes, ça s’appelle fascis
88stes, un homme de gauche bien entendu, un fils du peuple. Le triomphe de l’antifascisme s’appelle le fascisme français. Cette
89. Je simplifie à l’excès ? Mais nous voyons trois peuples occidentaux obéir à des déterminations guère plus complexes que celle
90mier lieu à la nostalgie d’unité qui s’empare des peuples fatigués, — démoralisés par la politique, — incertains de leur missio
91te devenaient impuissantes à incarner aux yeux du peuple43. Cet unitarisme fasciste couvre des revendications politiques et cu
47 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
92re chose que d’arguments. À l’effort admirable du peuple russe retrouvant la grandeur des luttes élémentaires, n’aurions-nous
48 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
93mmédiate de ce recueil. Qu’est-ce qui conduit les peuples ? me disent les politiciens. Les intérêts et les passions. La politiq
94thètes. Je vois comme vous, d’autre part, que les peuples n’entendent rien à leurs intérêts véritables, et que les tyrannies le
95 gros bon sens pratique ne connaît pas, et que le peuple ignore davantage s’il se peut. Le monde actuel est né d’une révolutio
96 d’affiches électorales, d’éditoriaux de l’Ami du Peuple, de « justifications » aux congrès radicaux : voilà qui est pratique,
97 « Nous avons l’URSS, à quoi sert Marx ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne
98… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut à ce degré jaloux de son aveuglement,
99us êtes ! » Personne ne tente plus de délivrer le peuple souverain de ses flatteurs. Il se trouve au contraire des centaines d
100 des actes de son amour réel, de sa pitié pour le peuple trompé, passerait infailliblement pour le plus grand « ennemi du peup
101it infailliblement pour le plus grand « ennemi du peuple » — sur les affiches électorales. La seule opposition sérieuse
102lable. « Si c’était vrai, ça se verrait », dit le peuple. N’oublions pas que l’intellectuel d’aujourd’hui est avant tout un in
49 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
103es mêmes lieux et prétendre aux faveurs du même « peuple » conventionnel. Nous les voyons utiliser la même tactique, pour des
50 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
104urckhardt, ne se connaissait plus que comme race, peuple, parti, corporation, famille ou sous toute autre forme générale et co
105ts, dit le pasteur, de servir la Seigneurie et le peuple de telle manière que par cela je ne sois nullement empêché de rendre
106er, c’est que la doctrine réformée prédispose les peuples protestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’h
107e, ou pas faite du tout. Il en résultait, dans le peuple, le sentiment que l’État et l’Église formaient un tout et constituaie
108’ont plus de courage civique. Militarisation d’un peuple ! C’est le contraire, le mot l’indique, d’une véritable civilisation.
51 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
109 soustraits, multipliés et divisés à l’infini. Du peuple on a fait une masse, — comme de la personne un numéro. De la patrie o
52 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
110 trust de Roosevelt, oublient que la mission d’un peuple n’est pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au
111ivité des personnes aussi bien que dans celle des peuples, de ce qui est organisation et de ce qui est création ; et à subordon
112beau, bien cohérent, — trop cohérent… Quel est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde
53 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
113 et contre lui ; pour le Chef bien-aimé, Père des Peuples, et pour ses innocentes victimes, vipères lubriques ; pour Franco et
54 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
114 de fer qui sauvera l’Europe menacée par tous les peuples de couleur ? Aux dernières pages, nous voyons Bell, le chef du groupe
115seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple. » N’est-il point là le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que so
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
116re et le mieux-connaître avec l’effort des autres peuples. Dans un cadre chargé d’histoire et rayonnant de beauté, au bord de l
117 termes de philosophie. C’est d’avoir enseigné au peuple un culte de l’esprit intemporel — comprenez : distingué, oisif — tout
118risque matériel, le nomadisme, le contact avec le peuple et ses difficultés souvent sordides et parfois émouvantes, enfin l’es
119 prépondérantes. À tout péché miséricorde, dit le peuple, mais le pardon n’est pas l’oubli, il est toujours un acte créateur e
56 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
120 troupes au cri de « Vive la Nation ! » Nation et peuple se confondaient alors dans la mystique de la révolution. Aujourd’hui
121 dit « populaire ». Faudrait-il en déduire que le peuple et la nation s’opposent ? Les mots l’indiqueraient, non les faits : v
122fait observer que l’opposition n’est pas entre le peuple et la nation — entre les noms — mais entre « national » et « populair
57 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
123é », le racisme et le marxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19). Cette généalogie des monst
124arxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19). Cette généalogie des monstres germaniques obsède
58 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
125étatiste de l’URSS. C’est ce hiatus qui a valu au peuple russe la dictature de transition dont nous ne cesserons de dénoncer l
59 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
126st la puissance, en lui est la volonté de tout le peuple 26. » C’est cette troisième faction qui a bénéficié de l’Édit de Nant
127s, qui leur donna le spectacle d’un si prodigieux peuple proscrit, nu, fugitif, errant sans crime… enfin qui, pour comble de t
60 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
128août 1935)n … Nous nous battrons le jour où le peuple français aura compris que l’adversaire unique est le capitalisme cent
61 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
129s bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un
62 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
130nouvelle. Par exemple un discours du Führer à son peuple. Je roulais ces pensées, hier soir, debout parmi la foule qui n’avait
131 Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peupl
132ans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessant leur fidélité lui répond
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
133 un poids à elle et une densité » écrit Ramuz. Le peuple dit, encore plus simplement : « Si c’était vrai, ça se verrait. » Tel
134esquelles vit le bourgeois46. Ce milieu, c’est le peuple ramuzien, peuple créé d’abord à l’image du Ramuz créateur, avec des é
135bourgeois46. Ce milieu, c’est le peuple ramuzien, peuple créé d’abord à l’image du Ramuz créateur, avec des éléments tirés du
136iveau des simples ». Non, Ramuz ne descend pas au peuple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, d
137cipe de cette lourdeur originelle et unanime d’un peuple en communion avec les éléments. Ce n’est point là un art « d’après le
138s éléments. Ce n’est point là un art « d’après le peuple », mais on dirait plus justement : d’avant. Un art qui vient du fonds
139dent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple, et l’authentique raison d’être, l’identité d’une personne en communi
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
140le qui paraît bien s’être emparée d’une partie du peuple russe ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine,
141 communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs en vue d’une fin à laquelle tout doit s’ordonne
142de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense apprenait à les lire. Cette situation exceptionnelle et provi
143e : pour la nouvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné »… mais « quelque ch
144re qui fasse battre pendant cinq ans le cœur d’un peuple. Cela suffira sans doute à rendre vaines toutes mes critiques aux yeu
145t imposée. Et je ne préjuge rien de l’avenir d’un peuple qui dispose de ressources mystiques aussi puissantes. Peut-être était
146s économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions partisanes, vieilla
147, s’élève un même et formidable appel profond des peuples. Il a jailli de la misère, mais il exige bien davantage que la fin de
148e rappeler deux faits récents : l’enthousiasme du peuple russe pour le premier plan quinquennal, alors que la famine régnait s
149diale, de l’appel qui surgit de l’inconscient des peuples vers une réalité commune, communautaire. La puissance de cet appel ne
150re seule chance de collaboration féconde avec les peuples impériaux est là. L’avenir dira si la révolution des « libéraux » peu
65 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
151 Il y a longtemps que Diderot l’a dit : Tirer un peuple de l’état de barbarie, le soutenir dans sa splendeur, l’arrêter sur l
66 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
152i, Venise et Moscou — 1786 et 1936 —, et ces deux peuples : la convoitise et l’astuce attentive de l’un, la résignation de l’au
67 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
153te opération antiparlementaire a été présentée au peuple allemand comme un acte démocratique. Le Führer, dans plusieurs de ses
154tance, ne sont en réalité que des oligarchies. Le peuple y est privé du pouvoir de trancher les questions importantes. Entre l
155omme un somnambule aux ordres de la Providence du peuple allemand. ») Et il terminait d’une voix tonnante : « Voilà ce que j’a
156s qui appellent « démocratie » le gouvernement du peuple par des députés livrés à toutes les intrigues des puissances occultes
157able démocratie, définie comme le gouvernement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure, n’a jamais pu s’ex
158ler sans sophisme d’un contrôle de pouvoir par le peuple. 3. Nécessité du plébiscite Le plébiscite est donc un referendu
159 Jusqu’à quel point a-t-on le droit de tromper le peuple ? — fût-ce pour son bien… On voit très clairement pourquoi l’État nat
68 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
160 trust de Roosevelt, oublient que la mission d’un peuple n’est pas une affaire de calcul. Ils réduisent toute la politique au
161ivité des personnes aussi bien que dans celle des peuples, de ce qui est organisation et de ce qui est création ; et à subordon
162beau, bien cohérent, — trop cohérent… Quel est le peuple qui ait jamais pratiqué une telle politique, dans l’histoire du monde
69 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
163idéal du servage industriel que Staline impose au peuple russe ; que l’alternative actuelle n’est pas machinisme ou artisanat,
70 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
164dire à l’orgueil impérialiste je pense, dès qu’un peuple à côté de vous, que ce soit l’Italie ou l’Allemagne, essaye de faire
165qui sont bien loin des préoccupations urgentes du peuple allemand, mais qui fournissent des bases idéologiques à la lutte pour
166re, on ne peut pas sauter une époque que d’autres peuples ont vécue, et tomber à pieds joints dans l’avenir. À quoi les ergoteu
71 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
167qui n’ont pas de contact avec le grand public. Le peuple ne se soucie pas de comprendre cette langue étrangère, algébrique, ar
168cret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cultivés », séparation de l’esprit et des pouvoirs réel
169 en achetant une terre nobiliaire. En revanche le peuple les traitait de « lediggangers » (oisifs). Tant qu’ils exercèrent une
72 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
170e répondrai par deux définitions que l’exemple du peuple hébreu me semble propre à bien concrétiser. Et d’abord, je dirai qu’u
171me sans biographie18 on peut dire pareillement du peuple prophétique qu’il n’eut pas d’histoire profane19. On peut dire de ce
172’eut pas d’histoire profane19. On peut dire de ce peuple aussi qu’il se lève et qu’il tombe avec son ministère. Que savons-nou
173hemin du Messie, voilà la fin transcendante de ce peuple, celle que lui prêchent ses prophètes. Il vient de Dieu, il va vers D
174d’homme », les « idoles de leur invention ». Mon peuple consulte son bois Et c’est son bâton qui lui parle ! Car l’esprit de
175lle qui rappelle à la fois l’origine et la fin du peuple : l’Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et
176est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle porte en elle la rè
177s, dans la guerre, comme le symbole de l’unité du peuple, mais son usage est interdit pendant les guerres civiles : c’est que
178 puisse être consacrée au ministère sacerdotal du peuple. Idole, tout ce qui n’est pas ordonné à la fin que les prophètes anno
179 de s’oublier dans les voies vulgaires des autres peuples, une sorte de génie sombre lui montrait l’envers de toute chose, et a
180uvreté même garantit la fidélité de la culture du peuple hébreu. C’est une ascèse : il s’agit de détruire en germe tout ce qui
181 Cette « pauvreté » philosophique — mais quand un peuple a des prophètes, a-t-il besoin de philosophes ? — est ainsi l’aspect
182t que la culture la plus pauvre, qui fut celle du peuple hébreu, fut aussi la plus convenable aux fins suprêmes de l’esprit. T
183e, apportant une Nouvelle Alliance, pour tous les peuples. Et dès lors la mesure n’est plus dans l’observance de la Loi qui con
184our avoir préparé ses voies, Israël est devenu le peuple sans foyer, sans limites et sans mesure. Les richesses mêmes qu’il pr
73 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
185de journaux, avec État, nation, mystique raciale, peuple et coutumes, ou terre natale, esprit de clocher, etc. D’où l’embrouil
186ens des fins dernières à quoi elle tend. Quand le peuple d’Israël oublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il
187Si bien que les écrivains ne sont plus compris du peuple, et que la langue vulgaire s’encombre d’équivoques, de confusions et
188reurs de l’homme. Dans le culte de ces images, le peuple croit trouver son unité, et il y retrouve en effet le symbole agrandi
189t en l’homme réel et personnel, cette alliance du peuple avec sa vocation, qui faisait la grandeur des cultures authentiques.
74 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
190 anti-sociale, des prophètes sans message pour le peuple, sans grandeur mesurable dans les faits, accusateurs, inquisiteurs et
191 grandissait. La séparation grandissait entre les peuples et leurs élites, entre les classes, entre les nations de l’Europe, en
192est qu’ils veulent l’un et l’autre imposer à leur peuple une conception et une pratique de la vie qui obéissent à un but commu
75 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
193u régime tzariste, la guerre perdue, la misère du peuple, l’absence de tout esprit civique dans les masses, les popes bornés,
194raît bien s’être emparée d’une partie au moins du peuple russe ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine,
195 communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs, en vue d’une fin à laquelle tout doit s’ordonn
196de choc » ont appris à écrire en même temps qu’un peuple immense apprenait à les lire. Cette situation exceptionnelle et provi
197e : pour la nouvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné », mais « quelque ch
198re qui fasse battre pendant cinq ans le cœur d’un peuple. Cela suffira sans doute à rendre vaines toutes mes critiques, aux ye
199t imposée. Et je ne préjuge rien de l’avenir d’un peuple qui dispose de ressources mystiques aussi puissantes. Peut-être était
76 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
200 compris que la mystique la plus puissante sur le peuple, serait celle qui lui offrirait la promesse d’une communauté. Le « Na
201distinguer la véritable source de l’angoisse d’un peuple, et d’incarner, aux yeux de ce peuple, une réponse libératrice.) Pers
202goisse d’un peuple, et d’incarner, aux yeux de ce peuple, une réponse libératrice.) Personne n’a davantage que l’Allemand la p
203es, générations, ville et campagne, Université et peuple : la guerre était partout et la mesure commune nulle part. Hitler par
204t : Je suis le Parti, je suis le Pays, je suis le Peuple, je suis à la fois le porteur des idées de la jeunesse et de celles d
205t lui qui conformera le destin futur de son libre peuple. Ses paroles sont le programme de notre lutte. Elles sont les sources
206ce de l’empire. Elle est le but de tout ordre. Le peuple… est le seul but de toute activité humaine et de toute institution pu
207mprenant un seul parti. » En outre « le parti, le peuple et l’empire sont gouvernés et administrés selon le principe du chef (
208’homme ne vaut que par son activité au service du peuple ou du prolétariat, c’est-à-dire, concrètement, au service du Parti, q
209de l’artiste : « L’artiste est le porte-parole du peuple, l’interprète de sa volonté et du sens de son évolution. » (Voelkisch
210n. » (Voelkischer Beobachter, n° cité.) Remplacez peuple par prolétariat, vous aurez la doctrine stalinienne. Il ne s’agit bie
211rine stalinienne. Il ne s’agit bien entendu ni du peuple ni du prolétariat tels qu’ils sont, mais tels que le Parti les défini
77 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
212s économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions partisanes, vieilla
78 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
213e n’ai pas le goût de me poser en conseiller d’un peuple qui ne peut pas m’écouter. Mais je suis fortement curieux de tirer d’
79 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
214, s’élève un même et formidable appel profond des peuples. Il a jailli de la misère, mais il exige bien plus que la fin de cett
215e rappeler deux faits récents : l’enthousiasme du peuple russe pour le premier plan quinquennal, alors que la famine régnait s
216diale, de l’appel qui surgit de l’inconscient des peuples vers une réalité commune, communautaire. La puissance de cet appel ne
217re seule chance de collaboration féconde avec les peuples impériaux, est là. L’avenir dira si la révolution des libéraux peut i
80 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
218» pour dégager leur responsabilité, tout comme le peuple recourt au fameux « ils » pour désigner l’auteur mystérieux du mauvai
219s prétendent généreusement se ranger aux côtés du peuple. (Le désir de compensation doit les porter naturellement de ce côté.)
220 sans prises sensibles, ne peut plus connaître le peuple qu’au travers des déclarations que celui-ci fait verbalement. Or ces
221eurs et des comitards. Faute d’avoir vécu dans le peuple, l’intellectuel d’aujourd’hui croit retrouver dans les revendications
222mais, maintenant qu’il les voit confirmées par le Peuple. Maladresse et subtilité. Maladresse dans l’action et les relations h
223s le respect craintif qu’il témoigne à l’homme du peuple dont la « vitalité » le déconcerte, le clerc moderne est surtout sépa
224 — premier paradoxe — a-t-elle pu s’imposer à des peuples entiers, alors que — second paradoxe — les clercs qui la défendent pa
225ndent paraissent irrémédiablement séparés de leur peuple et de ses plus profonds instincts ? Le problème est nouveau. Il est m
226cées. Leurs élèves écriront dans les journaux. Le peuple enfin ne se nourrit plus que de ces journaux. C’est-à-dire qu’il se v
227 lois de nos savants, correspondant au « ils » du peuple, (d’où cette connivence paradoxale entre les distingués et les primai
81 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
228ommune à la pensée et à l’action, à l’élite et au peuple que cette élite devrait aider. C’est surtout incarner cette mesure pa
229— on parle de la poésie comme d’une religion ; du peuple comme d’un Messie ; de la liberté comme si on la désirait vraiment ;
230 saisis d’une crampe. Je constate que les gens du peuple sont très peu différents des bourgeois, et que les régimes « populair
231aces quotidiennes. Elle se tourne alors vers « le peuple », et j’ai dit avec quelle maladresse. Surtout, elle attend de l’exté
232du journal, celle du roman, — qui est l’opium des peuples incroyants. La mauvaise qualité de la langue des auteurs à succès — p
233taire ne sera pas forcément « populaire », car le peuple qui sort des écoles n’est plus le peuple populaire ; Péguy l’a dit :
234, car le peuple qui sort des écoles n’est plus le peuple populaire ; Péguy l’a dit : il lit trop de journaux. (Les données con
235ssaire ne sont d’ailleurs pas dans les mains du « peuple » en tant que classe ouvrière. Elles sont dans les mains des hommes,
236tale Depuis quelques milliers d’années que les peuples édifient des civilisations dont nous connaissons la chronique, il est
82 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
237 m’a confronté au réel, à la vie quotidienne d’un peuple qui se trouvait tout ignorer de ma « qualité » d’intellectuel. Elle m
238me des relations possibles entre l’écrivain et le peuple, et aussi le « problème des gens », c’est-à-dire des voisins, des aut
83 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
239s » pour si peu. Je constate simplement ceci : le peuple allemand, dont le régime me paraît spécialement dangereux pour la cul
84 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
240ières et séparatistes, — et Noske, commissaire du peuple devenu ministre de la Guerre, figure classique du marxiste au pouvoir
85 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
241écouvrant, les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur con
242deux faits définis, revenons à la superstition du peuple. Je l’approuve et je la partage en fait le plus souvent, quand elle e
86 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
243agissent à contre-fin. Que l’armée soit proche du peuple, cela doit avoir pour effet idéal de « civiliser » la milice ; que ce
244oute action précise, il importe de rendre à notre peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande
245 peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande mission : s’il l’oublie, il étouffe bientôt dans
87 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
246n Zola atteignent rapidement la masse profonde du peuple, nous voyons aujourd’hui ce même peuple se contenter du roman policie
247ofonde du peuple, nous voyons aujourd’hui ce même peuple se contenter du roman policier ou de quelques pornographies situées d
248l’audience que de très petits cercles d’élus ? Le peuple lit ce qu’on écrit pour lui, et si les grands esprits se désintéresse
249r eux, de retrouver ce qu’on appelle l’oreille du peuple. Mais cela suppose une véritable révolution dans les valeurs qu’ils o
250’ils ont cultivées jusqu’ici ! Car pour guider un peuple, et pour influencer sa morale ou son intellect (je ne dis pas son âme
88 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
251mps des rêves est passé. « Nous ne sommes plus un peuple de rêveurs et de philosophes ! », proclamait récemment M. Goebbels. M
252llective exprimant le désir et l’inconscient d’un peuple, ses ambitions démesurées, ses utopies qui le consolent d’un présent
89 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
253 du travail de la foi dans la réalité totale d’un peuple, qu’elle trouble, assemble, juge et sauve. ⁂ Rien de plus passionnant
90 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
254ubtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le moment des ge
255ationaliste de la scission entre la culture et le peuple », cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai devant moi, a
91 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
256ches alternances de la vie ». Mais c’est aussi au peuple entier qu’ils ont appris sa gloire quotidienne. Rien de plus profondé
257outes les autres. Et l’amour d’une femme pour son peuple, au lieu de ces vantardises en service commandé d’oudarnikis plus ou
258e-plans de ce miracle : « Il y a mille ans que le peuple suédois est son propre maître. Tous les Suédois, hommes et femmes, jo
92 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
259qui briguent : il faut les refaire aux dépens des peuples vaincus. À partir du iiᵉ siècle, les conquêtes extérieures n’ont plus
260us en plus viles de part et d’autre. Il a fait du peuple romain un peuple d’exploiteurs impérialistes et de rentiers. Enfin, i
261de part et d’autre. Il a fait du peuple romain un peuple d’exploiteurs impérialistes et de rentiers. Enfin, il a nécessité l’é
262lors la noblesse, le clergé et la bourgeoisie. Le peuple n’est rien que la source de main-d’œuvre. Si le pauvre veut s’élever,
93 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
263 aboutit à fabriquer ces mythes qui ont nom race, peuple, prolétariat, prospérité, abondance, grandeur de la nation… mythes qu
264ble de l’attitude de ceux qui se penchent vers le peuple comme vers un abîme insondable pour y écouter les paroles d’une vérit
94 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
265 trouvent en dépôt chez la mère Renaud : l’Ami du Peuple ou la France de Bordeaux, la feuille locale des curés ou celle des ré
266Un brouillard vague flottait sur les marais. « Le peuple, me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le peuple… » ; je revo
267 me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le peuple… » ; je revoyais cette centaine d’hommes dans la salle nue. Leur méfi
268eux, et pour eux-mêmes sans doute. Et on dit « le peuple », la volonté du peuple, comme si on ne les avait jamais vus ou jamai
269ans doute. Et on dit « le peuple », la volonté du peuple, comme si on ne les avait jamais vus ou jamais aimés ! Là-dessus, qua
270hier à A… Il me semble qu’elle m’apprend sur « le peuple » davantage que toutes mes expériences précédentes. Il me semble même
271tes. Il me semble même qu’elle m’a fait voir « le peuple » pour la première fois de ma vie. Première constatation : l’apathie
272eilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain de
273es mentent, et quel immense désir de réveiller le peuple elles traduisent chez certains qui les prononcent de bonne foi. Elles
274dant ils sont la réalité vivante et présente du « peuple ». Par contre, il est très facile de haïr et de condamner un certain
275est très tentant d’appeler cette haine : amour du peuple. Troisième constatation : la plupart des discours que l’on tient au p
276ation : la plupart des discours que l’on tient au peuple lui sont incompréhensibles ; mais ceux qui les écoutent ont l’air de
277ectuels sont en mauvaise posture pour agir sur le peuple. Qu’ils disent des vérités ou des mensonges, on n’applaudira guère qu
278’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne pouvoir se libérer des charlataneries politiques autrement que p
279s » d’aujourd’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à ri
280 même s’en vantent : c’est plus commode. Quant au peuple, il y a belle lurette qu’il sait ce qu’on doit penser des gens instru
281es conditions, qu’un intellectuel aille parler au peuple, on l’écoutera bien patiemment, s’il a su se rendre sympathique et su
282Cela va de soi. Il est probable qu’aucun homme du peuple ne s’est jamais dit cela comme je le dis ici. Mais il me paraît clair
283der plus objectivement ceux qui m’entourent, ce « peuple » qu’il s’agit d’aider, et que je vois encore si mal. (Ce qui ne m’a
284c’est le seul moyen de transformer et d’animer un peuple auquel on n’a pas su donner le sens civique, le sens de la communauté
285ui est-ce qui se préoccupe en France de donner au peuple une éducation solidariste ? On cherche à enrôler ces cultivateurs dan
286 des gens qui recherchent la « considération » du peuple. D’où le ton haineux typiquement petit-bourgeois de certaines de ces
287 feuilles. Je n’ai jamais retrouvé ce ton dans le peuple. S’il en paraît parfois, par accident, quelques traces ici ou là, c’e
288accident, quelques traces ici ou là, c’est que le peuple, en France, lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se cr
289aux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple », tel que l’imaginent les bourgeois et leurs journalistes. Ce n’est
290te la place. Abîme entre la politique des amis du peuple et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette dif
291 la politique des amis du peuple et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette différence de ton entre tel
292 reconnaître dans leur existence le beau mythe du peuple primitif aux prises avec les éléments hostiles. En vérité, ils vivent
293, menace ou entreprise commune, qui rassemble les peuples et les pousse à créer des signes visibles de leur union : assemblées,
294Il faut vivre à Paris pour y croire. Réveillez ce peuple, il sera peut-être capable de grandes choses — c’est son mystère — ma
295 guerres de religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se feraient tuer aujourd’hui pour sauver leur pratique 
296qui en sont dépourvus, attribuent par erreur au « peuple » en général. Sans compter les moyens techniques dont ils disposent e
297d’envier ma condition… 16 mars 1934 D’un autre « peuple ». — Il faut encore que je revienne sur mon séjour vendéen. J’avais à
298ement vraies. Ce qui est faux, c’est de parler du peuple en général. « On le savait depuis longtemps ». On sait tant de choses
95 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
299ubtile et précise qui en dit long sur l’âme de ce peuple discret. C’est l’impression que je veux retenir pour le moment des ge
300 trouvent en dépôt chez la mère Renaud : l’Ami du Peuple ou la France de Bordeaux, la feuille locale des curés ou celle des ré
301Un brouillard vague flottait sur les marais. « Le Peuple », me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le Peuple !… je revo
302 me disais-je en pédalant, ce qu’ils appellent le Peuple !… je revoyais cette centaine d’hommes dans la salle nue. Leur méfian
303n eux, et pour eux-mêmes sans doute. Et on dit le Peuple, la volonté du Peuple, — comme si on ne les avait jamais vus ! ou jam
304es sans doute. Et on dit le Peuple, la volonté du Peuple, — comme si on ne les avait jamais vus ! ou jamais aimés. Là-dessus,
305ier, à A. Il me semble qu’elle m’apprend sur « le peuple » davantage que toutes mes expériences précédentes. Il me semble même
306tes. Il me semble même qu’elle m’a fait voir « le peuple » pour la première fois de ma vie. Première constatation : l’apathie
307eilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain de
308es mentent, et quel immense désir de réveiller le peuple elles traduisent chez certains qui les prononcent de bonne foi. Elles
309dant ils sont la réalité vivante et présente du « peuple ». Par contre, il est très facile de haïr et de condamner un certain
310l est très tentant d’appeler cette haine amour du peuple… Troisième constatation : la plupart des discours que l’on tient au p
311ation : la plupart des discours que l’on tient au peuple lui sont incompréhensibles ; mais ceux qui les écoutent ont l’air de
312ectuels sont en mauvaise posture pour agir sur le peuple. Qu’ils disent des vérités ou des mensonges, on n’applaudira guère qu
313’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne pouvoir se libérer des charlataneries politiques autrement que p
314s » d’aujourd’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à ri
315s’en vantent : c’est plus commode ainsi. Quant au peuple il y a belle lurette qu’il sait ce qu’on doit penser des gens instrui
316es conditions, qu’un intellectuel aille parler au peuple, on l’écoutera bien patiemment, s’il a su se rendre sympathique et su
317Cela va de soi. Il est probable qu’aucun homme du peuple ne s’est jamais dit cela comme je le dis ici. Mais il me paraît clair
318der plus objectivement ceux qui m’entourent, ce « peuple » qu’il s’agit d’aider, et que je vois encore si mal. (Ce qui ne m’a
319c’est le seul moyen de transformer et d’animer un peuple auquel on n’a pas su donner le sens civique, le sens de la communauté
320ui est-ce qui se préoccupe en France de donner au peuple une éducation solidariste ? On cherche à enrôler ces cultivateurs dan
321ar des gens qui recherchent la « considération du peuple ». D’où le ton haineux, typiquement petit-bourgeois, de certaines de
322 feuilles. Je n’ai jamais retrouvé ce ton dans le peuple. S’il en paraît parfois, par accident, quelques traces ici ou là, c’e
323accident, quelques traces ici ou là, c’est que le peuple de France lit trop de journaux, ne lit que cela, et finit par se croi
324aux, ne lit que cela, et finit par se croire « le Peuple » tel que l’imaginent les bourgeois et leurs journalistes. Ce n’est p
325te la place. Abîme entre la politique des amis du peuple, et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette di
326la politique des amis du peuple, et la réalité du peuple : rien ne le rend plus sensible que cette différence de ton entre tel
327 reconnaître dans leur existence le beau mythe du peuple primitif aux prises avec les éléments hostiles. En vérité, ils vivent
328, menace ou entreprise commune, qui rassemble les peuples et les pousse à créer des signes visibles de leur union : assemblées,
329Il faut vivre à Paris pour y croire. Réveillez ce peuple, il sera peut-être capable de grandes choses — c’est son mystère — ma
330s guerres dereligion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien se feraient tuer aujourd’hui pour sauver leurs pratique
331is longtemps ou depuis toujours par une partie du peuple, est au contraire dans la révolution matérielle. Mais cette révolutio
332qui en sont dépourvus, attribuent par erreur au « peuple » en général. Sans compter les moyens techniques dont ils disposent e
333r ma condition… » 16 mars 1934 D’un autre « peuple ». — Il faut encore que je revienne sur mon séjour vendéen. J’avais à
334ement vraies. Ce qui est faux, c’est de parler du peuple en général. — « On le savait depuis longtemps. » — On sait tant de ch
335ationaliste de la scission entre la culture et le peuple » cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai devant moi, av
336ais eu la moindre idée. Si je remplaçais le mot « peuple » dans mon livre, par une série de noms propres d’hommes du peuple qu
337 livre, par une série de noms propres d’hommes du peuple que j’ai connus, est-ce que mes raisonnements ne paraîtraient pas lou
338ener tous les jours parmi la confusion d’un grand peuple, avec autant de liberté et de repos que vous sauriez faire dans vos a
339is le malheur du jour d’aujourd’hui, c’est que le peuple qui lit les journaux a l’esprit plus « artializé » encore que les écr
340d’artifice. Pourquoi s’obstineraient-ils à parler peuple à un peuple habitué dès l’école à ne plus se reconnaître dans l’écrit
341Pourquoi s’obstineraient-ils à parler peuple à un peuple habitué dès l’école à ne plus se reconnaître dans l’écrit ? 17 avr
342bâtiment. Il y a bien assez à faire dehors, et le peuple m’intéresse infiniment. Hier, je suis resté longtemps au marché, et j
343ui de nouveau s’impose à moi, ici, c’est celle du peuple. Grande masse ! Et une existence nécessaire, dépourvue d’arbitraire.
96 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
344 humaine, malgré tout. Pourtant c’est bien ici le peuple « raisonnable » qu’on donne en exemple aux barbares de l’Europe centr
345 en exemple aux barbares de l’Europe centrale. Le peuple qui sait calculer, faire son budget, bourrer le bas de laine et nourr
346teur ont raison. Et que la santé spirituelle d’un peuple n’est pas totalement compromise quand il fait encore des enfants en d
347 par exemple. Les instituteurs d’A… ? Ils sont du peuple. Oui, mais bourgeois par leur profession. Et les Calixte ? Prolétaire
348e — où l’on s’imagine bien à tort que les gens du peuple sont spécialement adroits de leurs mains, débrouillards et pleins de
349alement, les mots n’ont plus le même sens pour le peuple et pour ceux qui voudraient lui parler. Le petit exemple que je viens
350 et précise. Ils n’éveillent plus chez l’homme du peuple les mêmes espoirs, les mêmes dégoûts que chez nous. Leur résonance se
351 surveillé des écrivains dans le langage parlé du peuple fut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le peuple ne lisait p
352ut affectée de malentendus de ce genre. Voire. Le peuple ne lisait pas, avant l’école de Guizot. Le « public », c’était la nob
353se, et les bourgeois imitant la noblesse. Le vrai peuple les comprenait dans la seule mesurede l’utile. L’Église faisait le tr
354 provoquant chaque fois de gros rires. L’homme du peuple — et je pense qu’il en va de même du bourgeois peu cultivé et sans do
355rapides se trouve par là même inefficace sur le « peuple ». Elle manque de durée. Évitant méticuleusement les reprises, les re
356 20 décembre 1934 « Ô pays sans musique ! ô peuple, où est ton chant ? » À peine un aigre sifflotis d’« air dePaname » d
357e impensable. Quand on en vient à désespérer d’un peuple, d’un régime, ou de soi-même, quand on prêche et proclame d’une voix
358 sont peut-être moins bas que ces « assurés ». Ce peuple à la retraite qui meurt en rouspétant contre les bureaucrates ne sait
359 sur tout plein d’objets ». Malchance affreuse du peuple français : il n’échappe aux Jésuites que pour tomber dans le fétichis
360écouvrant, les liens profonds qui m’unissent à ce peuple de paysans et d’ouvriers, si délibérément superstitieux dans leur con
361deux faits définis, revenons à la superstition du peuple. Je l’approuve et je la partage en fait le plus souvent, quand elle e
362chant et profondément rassurant. Il est encore un peuple au monde pour qui le souci de se montrer humain prime cette volonté d
363ouve simplement, une fois de plus, que l’homme du peuple ne comprend pas profondément ce qu’on lui donne à lire ou à entendre.
364on du « fasciste » ou du disciple de Lénine. — Le peuple, tel qu’il est en réalité, ou tel qu’il est devenu après x années de
365de régime capitaliste parlementaire et laïque, le peuple ne sait plus voir le réel. Provisoirement, il a perdu ce qui fut de t
366de techniciens et d’hommes de main d’imposer à ce peuple déprimé un cadre politique nouveau, qui lui permette de se refaire de
367yance illusoire en quelque Volonté infaillible du Peuple. Ou mieux : présenter ce que l’on fait comme l’expression de cette Vo
368ait comme l’expression de cette Volonté. Aider le peuple sans demander son avis. Avec l’espoir qu’un jour ou l’autre, il se re
369isonnables ». 2) Réflexion du personnaliste. — Le peuple tel qu’on le voit paraît tout ignorant de ses intérêts véritables. Ma
370 loin, d’aborder des réalités. Donc, par amour du peuple, n’écoutons plus ses assemblées, ce n’est pas lui. Écoutons les obser
371 seule solution de ceux qui refusent d’éduquer le peuple. Dictature ou éducation, voilà le dilemme du xxe siècle. La dictatur
97 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
372idienne de l’individualisme petit-bourgeois. Ce « peuple »-là n’a plus d’instinct. Et les chansons dites populaires ne sont mê
373, au milieu de ce que les journaux appellent le « peuple en liesse ». Eh bien, quel manque de fantaisie dans cette liesse ! Je
374que ce soit dans la société bourgeoise ou dans le peuple, les « artistes » aujourd’hui, sont les seuls hommes qui se préoccupe
375es duchesses de romans font encore les délices du peuple. Je regarde autour de moi ces hommes en casquette et leurs femmes. On
98 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
376l a donné une réponse à l’exigence religieuse des peuples, déçue par les Églises chrétiennes. Défaut de civisme : j’en donnerai
377it les fascistes contre les moindres réactions du peuple — réactions aussitôt qualifiées « d’odieuses provocations marxistes »
378e, mais enfin une réponse, à l’appel religieux du peuple. C’est parce que les fascistes avaient une mystique, tandis que les a
379peu près cela qu’on nous propose : faire vivre le peuple avec ce qui doit le faire mourir. C’est la politique de Gribouille :
380rd’hui en Europe, c’est que nous avons laissé les peuples sans commune mesure spirituelle. Nous avons tous trahi le grand devoi
381n longtemps au besoin de croire de la majorité du peuple. Nous voulons croire à la mission du peuple allemand, nous voulons cr
382té du peuple. Nous voulons croire à la mission du peuple allemand, nous voulons croire à son immortalité, […] et peut-être réu
383chose d’aussi peu croyable que l’immortalité d’un peuple ?… Or l’angoisse n’appelle pas la haine, mais au contraire la compass
384e virile et décidée, d’une volonté de libérer ces peuples en leur donnant l’exemple, dans nos pays, d’une meilleure solution de
385 décisive à cette immense question religieuse des peuples, d’où sont issus les trois mouvements totalitaires, c’est la réponse
386urtant charitable. Car nous ne condamnons pas des peuples, encore une fois. Ce que nous condamnons, ce sont des solutions et de
99 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
387   1. — Contraintes sacrées. Le mariage, chez les peuples païens, s’est toujours entouré d’un rituel dont nos institutions gard
100 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
388glorifier dans la guerre au nom de l’innocence du Peuple ! Mais pour moi, ici et maintenant, le problème ne comporte pas d’éc
389nces n’ont pas produit les mêmes effets parmi les peuples de l’Orient ? C’est qu’elles n’y ont pas trouvé les mêmes obstacles.