1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1ir. Ceux du bon sens hochent la tête et citent la phrase la plus malencontreuse de Pascal : le « Qui veut faire l’ange… » a au
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
2 cela s’est purifié dans le Chant funèbre. Et une phrase telle que « … Nous sommes sûrs de ne pas nous tromper en nous inquiét
3ut ton de vie » qu’ils trouvaient au front. D’une phrase, il justifie son livre : « Ranimons ces horreurs pour les vouloir évi
3 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
4de Janson, et de l’autre dessinant dans l’air des phrases musicales. Après quoi Richardot, entrant par la fenêtre, vint annonce
4 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
5elle : (Créer, c’est se surpasser). J’entends des phrases qu’il ne faut pas encore comprendre, — tout est si fragile — mais je
5 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
6age, ce qui peu à peu obsède dans l’inflexion des phrases, ce qui s’élève en fin de compte de tous ces tableaux de violence et
6 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
7L’homme chante une plainte inouïe de pureté. Deux phrases rapides ondulent dans l’air lourd. Le chant descend très doucement la
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
8equel tout apparaît inutile et vain ? Je cite ces phrases, tirées d’un récit d’ailleurs admirable4, de Louis Aragon, pour marqu
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
9ue du peut-être ; (comme dans l’une des dernières phrases de Sylvie : « Là était le bonheur, peut-être… »). Mais le ton reste s
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
10 reste, n’est-elle pas de M. Rops lui-même, cette phrase qui formule admirablement les exigences conjointes de l’inquiétude et
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
11t plus la peine. (Veuillez ne pas voir dans cette phrase quelque allusion de mauvais goût.) Je vous ai rencontrée quatre ou ci
12, je me pris à parler à haute voix, par bribes de phrases incohérentes. Je voyais avec une sombre joie les employés et les voya
13argé, sur cette table. (Je le caresse, entre deux phrases.) Mais voici que ce geste de ma mort aussi me lasse, l’image que je m
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
14aire admettre que la poésie consiste à écrire une phrase ». Et cette phrase, c’est un cheval savant qui la lui a dictée : « Ma
15a poésie consiste à écrire une phrase ». Et cette phrase, c’est un cheval savant qui la lui a dictée : « Madame Eurydice Revie
16dice Reviendra Des Enfers. » — « Ce n’est pas une phrase, s’écrie-t-il, c’est un poème, un poème du rêve, une fleur du fond de
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
17de l’honneur, le mot de Cambronne prodigué et des phrases d’un fascinant éclat : « Ô grand Rêve, au matin pâle des édifices, ne
18rtiens à la grande race des torrents. » Une belle phrase, n’est-ce pas ? Je ne sais qu’un Montherlant qui pourrait l’oser dire
19vre. Désespoir métaphysique. Je me souviens d’une phrase de Vinet — laissons s’esclaffer du rapprochement les auteurs de manue
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
20tenir, Je ne pouvais pas le suivre. On dit de ces phrases. Même, on en pleure.
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
21 œillade se souvient d’un vers d’Éluard14. Et des phrases, des cris, des mots. Au défaut de l’ivresse naissante se glisse un po
22t une réaction de défense. On cherche un mot, une phrase, pour tuer une réalité dont la connaissance devient douloureuse et tr
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
23n pouvoir citer, faute de place, que ces quelques phrases de Drieu : « On voit déjà éclater dans les singuliers mouvements de
16 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
24 » Je ressentis quelque émotion à l’ouïe de cette phrase célèbre. Ensuite, je pensai qu’il arrive aux meilleurs de se répéter,
17 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
25rques certaines. Si le rapport intime qui unit la phrase suivante aux considérations précédentes lui échappe, qu’il y voie une
18 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
26ion à celui du consommateur. Prenons cette petite phrase qui n’a l’air de rien : « Nul ne contestera que, si l’on abaisse suff
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
27ts simples, mais chacun dans sa mûre saveur ; une phrase naturellement grave ; une voix douce et virile ; et quel beau titre !
20 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
28ements des élèves qui déchiffraient les premières phrases exemplaires. (J’aimais pourtant Zoé lave à la fontaine, à cause du no
29attira des reproches acides, et naturellement, la phrase sacrée : « Il faut que tous fassent la même chose ici ! » Dans la sui
21 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
30risme démontré. 9. Enfin je citerai deux petites phrases qui suffisent presque à situer la position d’attaque de nos auteurs :
22 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
31irantes mais parfaitement concrètes, ces tours de phrases d’une familiarité bourrue mais raffinée, cette ivresse verbale jugulé
23 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
32, des conversations de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette
33ns de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir,
24 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
34qu’il pressent. Et M. Babelon cite à ce sujet des phrases très frappantes : « L’un garde encore la connaissance au sein d’une f
35e ébauchés, — quelques mots isolés, des bribes de phrases… Or, si comme je le crois et voudrais l’établir plus longuement, le s
25 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
36x yeux ardents et au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, qui donnent le vertige, et dont
37 au-delà de leur musique — car aussitôt donnée la phrase, voici qu’une autre vient d’ailleurs, entraînée par je ne sais quel v
26 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
38doit admirer chez M. Du Bos. Et dans l’allure des phrases, le rythme même de sa pensée. Parfois certes, un peu gêné par la lent
27 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
39je vais à pied, j’oublie en chemin les meilleures phrases que j’avais préparées pour subjuguer mes amies, je m’intéresse aux cr
28 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
40ge d’un jeune normalien marxiste. Citons quelques phrases qui donneront le ton et les thèmes principaux : J’avais vingt ans. J
29 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
41 en ces pages — et qui s’explique si l’on a lu la phrase par quoi se termine un précédent livre de notre auteur : « La veille
30 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
42ontraint déjà à des choix dramatiques ? Certaines phrases pourraient le laisser supposer qu’il écrivit en préface au livre réce
31 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
43sont trop gênantes. Le livre est mal composé. Ses phrases courtes se pressent en paragraphes hachés, sur un ton uniformément pé
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
44rimpressions, changements de temps au cours d’une phrase, sont ici largement mis en œuvre mais toujours avec une probité singu
33 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
45e cette présence rayonnante dont on devine chaque phrase sous-tendue. Mais rien ne la trahirait mieux que la retenue même de l
46e tels déchirements. Et c’est lui qui méritera la phrase de la Saison : « Pas de partis de salut violents. » Dès les premiers
34 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
47, mais dans un savoir qui exige sa réalisation ». Phrase qui n’imposera le silence à personne, mais fera prendre les armes à q
48onne, mais fera prendre les armes à quelques-uns. Phrase cardinale, au seuil de l’ère révolutionnaire — ère spirituelle — dont
35 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
49 » Je ressentis quelque émotion à l’ouïe de cette phrase célèbre. Les cocktails du Moulin-Rouge avaient peu à peu envahi notre
36 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
50ayons, ils ont encore des lèvres pour me dire une phrase à l’oreille, de leur voix trop naturelle, voix de jour. Paroles aussi
37 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
51, des conversations de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette
52ns de ce bal, autre chose que la phrase, l’unique phrase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir,
53x yeux ardents et au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, qui donnent le vertige, et dont
54 au-delà de leur musique — car aussitôt donnée la phrase, voici qu’une autre vient d’ailleurs, entraînée par je ne sais quel v
38 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
55ir. Ceux du bon sens hochent la tête et citent la phrase la plus malencontreuse de Pascal : le « Qui veut faire l’ange… » a au
39 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
56majestueuse, et bientôt je me pris à composer des phrases, tout en allant comme en rêve sur l’herbe où s’étouffait tout bruit.
57les heures consiste à n’écrire que quatre ou cinq phrases mais en tenant compte de tout ce qui bouge. Il importe de s’arrêter l
40 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
58je vais à pied, j’oublie en chemin les meilleures phrases que j’avais préparées pour subjuguer mes amies, je m’intéresse aux cr
41 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
59niciens d’Amérique exprime ce point de vue en une phrase typique : « La grande majorité des ouvriers parle de Jésus-Christ et
42 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
60inations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Phrases d’esclaves, consternante misère : une misère qui nous rabat au sol.
43 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
61e je préfère au cinéma, ce sont les actualités. » Phrase mille fois entendue. Les journaux se couvrent de photos. La couvertur
44 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
62ste, existe le savoir. Entendons maintenant cette phrase capitale de Kierkegaard : « L’Éthique ne commence pas dans une ignora
45 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
63 mis sur le premier ou sur le second membre de la phrase, — ce cri est significatif de l’étrange équivoque cultivée par la bou
46 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
64 la commodité du lecteur, je recopie les passages phrases auxquels s’attachent mes gloses. Je m’excuse par avance de l’avantage
65’avantage que je m’accorde en détachant ainsi des phrases du contexte. Mais si j’adoptais une autre méthode, les dimensions de
66er (p. 16). Pourquoi ai-je envie, dans une telle phrase, de remplacer « libre recherche » par « obéissance », — « respect pou
47 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
67ttérature » moderne se résume, à mon sens, en une phrase un peu grossière : c’est une littérature qui aime parler pour ne rien
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
68occasion de s’exercer, et la saisit. Par ces deux phrases, nous n’avons pas encore défini le concret comme tel, mais nous avons
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
69e du port, par une certaine allure hautaine de la phrase. Mais que cet homme est empêtré par le scrupule de ce qu’il se doit !
70crétin celui qui… » Je prends ces trois débuts de phrases dans une seule demi-page, au hasard (p. 73). On trouverait sans doute
71t il ne saurait avoir raison en quelques tours de phrases élégants et péremptoires, et l’on se demande alors si ce bel « abatta
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
72Cynisme ou naïveté ? Car il est évident que cette phrase, en fait, supprime toute philosophie. Ou bien le primum vivere se tro
73dernier mot est essentiel — ou, pour reprendre la phrase de Shakespeare, à une histoire racontée par un idiot » (p. 261). C’es
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
74ue. Et que disent alors les bourgeois ? Les mêmes phrases, à peu près, mais sans y croire, ou du moins sans prouver par le fait
75 passé ou l’avenir. Un seul utile à tous La phrase de Carlyle est connue, résumant l’utilitarisme de Bentham : « Étant d
52 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
76ommunauté. Le « fait nation », dans les dernières phrases de Pillau, n’apparaît-il pas lié au seul malheur des hommes ? Et n’es
53 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
77 gros volumes. Mais il suffit parfois de quelques phrases, d’un mot rendu à son vrai sens, pour orienter le débat intérieur, po
54 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
78faut rééduquer les citoyens. Je citerai ici trois phrases qu’on pourrait croire tirées de nos propres manifestes s’ils n’étaien
79nt. Du chapitre sur l’Éducation, je retiens cette phrase : « La véritable culture ne s’acquiert qu’à partir du moment où l’hom
55 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
80 d’une Europe décadente, il ajoutait ces quelques phrases d’une sobre grandeur : En dépit d’un préjugé romantique, la décadenc
56 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
81 de Marx l’a cependant prévue. On se souvient des phrases fameuses concernant « le saut du royaume de la nécessité dans celui d
57 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
82rincipe d’une politique du pessimisme actif. Une phrase de Kierkegaard résume, à mon sens, le fondement et la seule direction
58 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
83ple. J’insiste sur l’aspect humoristique de cette phrase, — sur son humour à deux tranchants. Le chrétien ne peut pas prendre
59 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
84ible à un marxiste de le nier, en se référant aux phrases finales du Manifeste communiste, à certaines lettres de Engels, etc.
60 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Liberté ou chômage ?
85 mis sur le premier ou sur le second membre de la phrase, — ce cri est significatif de l’étrange équivoque cultivée par la bou
61 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
86inations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Phrases d’esclaves, consternante misère : une misère qui nous rabat au sol.
62 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
87re sous ce nom n’est qu’un lamentable ramassis de phrases empruntées à des révolutions étrangères ou périmées, et de mots d’ord
63 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
88ntractée. Dans son progrès strictement mesuré, la phrase ici, vraiment, réfléchit sous nos yeux. Ce n’est pas du récit. C’est
64 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
89ge 39 donne un bon exemple, trop long à citer, la phrase ayant 18 lignes (il y en a de beaucoup plus longues). Un certain ryth
90. Bien des confusions traînent encore dans cette phrase. (« solide terrain de l’économie psychique » ?!) Mais cette affirmati
65 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
91nhauer, parce que grand-père l’a connu et aimé ? Phrase typique d’un homme qui n’a jamais rencontré Dieu en Christ ; pas plus
66 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
92il a 3 000 pages. Mais que dites-vous de ces deux phrases qui me sont tombées sous les yeux tandis que je parcourais les chapit
67 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
93ère, ils découvrent leur véritable guérison. Ces phrases résument fort bien la thèse que Thurneysen soutient avec une passion
68 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
94sfaisant, fidèle et pur. Notez aussi cette petite phrase du récit de Brett : « Puis vous partez écrire dans les bois. » On all
69 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
95dans toutes les classes de la population ».   Ces phrases sont extraites d’une brochure de Lénine intitulée Que faire ?19 Elles
96 apparemment, appuyés par les masses. Ce sont ces phrases enfin et l’attitude intransigeante qu’elles expriment, qui contiennen
97 avec la lutte prolétarienne. » Lénine cite cette phrase, et conclut brutalement, à sa manière, en s’écriant : « O Sancta simp
98 concernant la lutte des classes20. Mais les cinq phrases que nous citons ci-dessus définissent une tactique de groupe dont il
99simplement Lénine. (Reprendre point par point les phrases citées de Que faire ?) D’où nous pouvons déduire deux conclusions cri
70 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
100tisme de Louis XIV sera l’expression achevée. Une phrase de Bossuet nous en apprend sur cette doctrine davantage que le mot pe
101phe du souverain : l’État, c’est moi. Voici cette phrase, dont on croirait qu’elle concerne quelque Führer, et non le roi : « 
102 la flatterie et par la cruauté. » Cette dernière phrase est caractéristique de l’aveuglement de l’auteur, et la noblesse fran
71 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
103t se trouve exprimée tout entière par cette seule phrase : Premier temps : En avant ! Deuxième temps : Où allons-nous ? Des ex
72 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
104ux, je résumerai toute ma critique dans une seule phrase : un tel compromis n’est possible, comme un douloureux pis-aller, que
105eu tout-puissant qui permet de faire de si belles phrases, qui est si vrai, mais si « abstrait », — dit-on, — et qui vous laiss
106 bancaire et puritaine, Waldo Franck, a écrit une phrase qui condense très bien la substance de ce que je voudrais vous faire
107 impuissante et antisociale. » Je crois que cette phrase exprime la plus grande vérité actuelle, c’est-à-dire la plus méconnue
108litique de nos cités. Commentons brièvement cette phrase. La cité moderne est en crise, parce que personne n’a su ou n’a osé p
73 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
109ant plus opportune, appliquée à l’auteur de cette phrase : « Authenticité, réalité, vérité, matière : autant de synonymes ou p
110l’esthétique de Ramuz me paraît centrée sur cette phrase. Son vocabulaire tout d’abord. Cette abondance de noms de choses ! Co
111té d’incarnation se manifeste dans l’allure de la phrase chez Ramuz. On a pu croire qu’il n’avait pas le sens du rythme : c’es
112les changements de temps à l’intérieur d’une même phrase. Je ne crois pas qu’il soit possible de les ramener à une loi, ni mêm
74 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
113automatique du triomphe de la classe ouvrière. La phrase de De Man que nous citions plus haut donne la formule de ce changemen
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
114mplifier le contenu réel du texte en deux petites phrases : l’une prononcée par Gide au début de son voyage, l’autre écrite au
115e fatale de certaines dispositions antérieures. » Phrase équivoque, malheureusement. Le stalinien l’entendra comme une excuse 
116étourné parce qu’il a fait erreur sur l’homme. La phrase finale de ce livre sur l’URSS, c’est à l’auteur que nous l’appliquero
76 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
117enda écrit dans le numéro de janvier de la NRF la phrase suivante : « La religion de l’esprit incarné est celle qui honore l’e
77 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
118auteur. ⁂ Le centre de Kierkegaard est dans cette phrase : « La subjectivité est la vérité. » La subjectivité, ce n’est pas le
78 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
119mer ses idées, pourvu qu’il en avertisse. » Cette phrase de la Logique de Port-Royal, dont Claudel, s’il est réaliste, doit ré
120 chose. Le verbe, désignant ce geste, appelle une phrase, un rythme d’actes concertés. Ainsi l’homme se trouve mis « en commun
79 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
121re sous ce nom n’est qu’un lamentable ramassis de phrases empruntées à des révolutions étrangères ou périmées, et de mots d’ord
80 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
122fascisme est à droite. Essayez de prononcer cette phrase en Italie ou en Allemagne, si vous voulez amuser le monde. Mais la po
81 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
123 de Calvin, de cette Épître à Sadolet dont chaque phrase est tendue comme un arc par la passion de servir l’Éternel, Luther di
82 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
124automatique du triomphe de la classe ouvrière. La phrase de de Man que nous citions plus haut donne la formule de ce changemen
83 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
125e » nous apparaît dans son ensemble défini par la phrase fameuse de M. Teste : « Je me voyais me voir. » Et il s’oppose radica
84 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
126, mais dans un savoir qui exige sa réalisation ». Phrase cardinale, dont je n’espère même pas épuiser toute la signification.
127tionnel ; que l’on ne peut pas le définir par des phrases ; qu’il ne se prouve qu’en se produisant ; et surtout qu’il ne peut ê
128d’un usage dialectique. Elle réunit, en une seule phrase, en un seul geste, deux aspects du réel, l’être et l’expression, entr
129moyen, ou encore du journaliste à la recherche de phrases toutes faites, ou de l’auteur de romans policiers combinant des situa
130e né de la seule passion de s’engager. Que chaque phrase indique la volonté d’atteindre un but, dont la nature commande le cho
131hoix des mots, le rythme, les figures. Que chaque phrase implique ce but, et le désigne par son allure même. Que le style s’or
132drait en nommer quelques autres : Pascal, dont la phrase est brisée par cette raison qui brise la raison ; Descartes, dont la
85 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
133out les jeunes vous disent : « C’est mort ici ! » Phrase si courante qu’on a cessé de sentir le drame immense qu’elle trahit.
86 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
134: « La paix ne se conçoit pas dans la liberté. » (Phrase qui aurait pu faire croire que l’URSS est pacifiste). Mais on a laiss
87 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
135uche même au délire poétique : reportez-vous à la phrase de 16 lignes qui termine la page 229 ! Et personne n’a jamais manié l
88 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
136otre image scientifique du monde que cette petite phrase si courante : il a la veine. Mais notre jacobin ne croit à la Raison
137s’appelle le front antifasciste. Je recopie cette phrase merveilleuse qu’ils ont fait imprimer en lettres grasses : « Tout not
89 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
138x pour que s’ouvrent les portes du merveilleux. » Phrase étonnante à la fois par la grandeur de l’espérance qu’elle proclame e
90 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
139onction de ces voisins. Je vois l’équivoque de la phrase : exister en fonction des voisins, on pourrait croire que c’est à peu
140. ⁂ Je résumerai tout ce qui précède en une seule phrase : Nous sommes chargés symboliquement de la garde du Saint-Gothard : m
91 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
141our l’opinion moyenne sur Luther, je crois que la phrase suivante en donne une juste idée : « En somme, qu’est-ce que Luther ?
92 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
142pratique » d’une attitude spirituelle extrême. La phrase de Karl-Artur lâchée, il suffit de la prendre au mot : elle commande
143e pour purifier l’émotion. Mais pour qu’une telle phrase soit dite, il faut des âmes fortement tendues. Et pour que cette même
144es âmes fortement tendues. Et pour que cette même phrase soit aussitôt mise en pratique par le héros, sans nulle invraisemblan
93 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
145ent de moi. Simplement, ils n’ont jamais formé de phrases, dans leur tête, à propos de ces choses-là. Non seulement je ne sens
94 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
146s, il a été stipulé qu’à l’avenir… » La fin de la phrase étant particulièrement sonore, des applaudissements éclatent au fond
147gent… comme les puces d’un hérisson mort. » Cette phrase a fait dans mon esprit ce qu’on appelle un trait de lumière. Lundi de
148 tout s’explique sans peine désormais, grâce à la phrase de Colette. Je rapporte cette anecdote parce qu’elle comporte une con
149onnant, si l’on ne nous rebattait les oreilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phras
150 et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain devant les êtres en chair et en os
151ut à fait autre chose. C’est un certain nombre de phrases qu’on lit dans les journaux et qu’on entend dans les assemblées, et g
152t agréablement, ils la réduisent à un ensemble de phrases correctes, quelquefois ingénieuses, et par définition inefficaces. L’
95 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
153ent de moi. Simplement, ils n’ont jamais formé de phrases, dans leur tête, à propos de ces choses-là. Non seulement je ne sens
154gent… comme les puces d’un hérisson mort. » Cette phrase a fait dans mon esprit ce qu’on appelle un trait de lumière. Lundi de
155 tout s’explique sans peine désormais, grâce à la phrase de Colette. Je rapporte cette anecdote parce qu’elle comporte une con
156tonnant si l’on ne nous rebattait les oreilles de phrases sur la volonté et la mission du peuple. On a beau se méfier des phras
157 et la mission du peuple. On a beau se méfier des phrases, il faut se trouver placé soudain devant les êtres en chair et en os
158ut à fait autre chose. C’est un certain nombre de phrases qu’on lit dans les journaux et qu’on entend dans les assemblées, et g
159t agréablement, ils la réduisent à un ensemble de phrases correctes, quelquefois ingénieuses, et par définition inefficaces. L’
160Journal italien. Tout au début je trouve ces deux phrases splendides : « J’ai considéré tout cela d’un regard tranquille et sub
96 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
161otre image scientifique du monde que cette petite phrase si courante : il a la veine. Mais notre jacobin ne croit à la Raison
162ge ». Au sortir de la réunion, je surprends cette phrase d’un homme, dans la cour, tandis qu’il donne du feu à son copain : « 
163 confusions politiques résumées dans cette petite phrase ! Je me dis : C’est bien ma faute. J’ai de nouveau parlé en intellect
164conomique du moindre effort. » C’est la fin de la phrase qui m’a étonné. La santé n’étant pas une valeur « culturelle » ni mêm
165au monde un seul pays, hormis la France, où cette phrase soit possible. Où les partis qui se disent « avancés » osent le propo
166omiques urgents. La preuve en est fournie par ces phrases cueillies dans un journal révolutionnaire : « L’organisation lutte af
167s’appelle le front antifasciste. Je recopie cette phrase merveilleuse qu’ils ont fait imprimer en lettres grasses : « Tout not
168ingt fois, prenez-les sur le fait au détour d’une phrase maladroite, rendez-les attentifs au sens de leurs clichés. Mieux enco
169se la terre pour la ville. (« C’est mort, ici ! » phrase entendue un peu partout dans la province). Et puis « leur » politique
97 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
170 difficile d’accumuler plus d’âneries en moins de phrases. » Ça c’est tapé ! Je n’aurais pas dit mieux. Mais la dame critique d
98 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
171ce refus. Je lis dans un ouvrage anglais quelques phrases qui pourraient orienter nos recherches à cet égard : La non-violence
99 1938, Esprit, articles (1932–1962). Suite à « La passion contre le mariage » (décembre 1938)
172hypothétiques. Pour l’objet de mon essai (voir la phrase qui porte le renvoi en note) c’était le seul point à marquer. Il me s
100 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
173garçons3. Mais déjà le rythme de ces chants — une phrase, puis un silence pendant quatre pas — nous est devenu familier. Le dé
174ortants. Je comprenais à peine les paroles de ces phrases brèves, clamées à pleine voix, entrecoupées de pas rythmés. Un voisin
175« Tout cela est passé », conclut-il. Cette petite phrase contient une somme de vérité que l’esprit se refuse à concevoir. (L’e
176le livre sur la banquette et bat en retraite.   — Phrases souvent entendues chez des bourgeois de l’espèce « grand bourgeois » 
177te liberté à la manière d’une obsession. À chaque phrase, je risque l’accident… Qu’adviendra-t-il quand ces dangers n’excitero
178 nous les nôtres », je vous retourne cette petite phrase par laquelle l’un de vous m’accueillit. ⁂ Il est facile d’avoir raiso