1 1924, Articles divers (1924–1930). Conférence de Conrad Meili sur « Les ismes dans la peinture moderne » (30 octobre 1924)
1echnique (contrairement à ce que pense souvent le public), ils préparent l’avènement d’un classicisme nouveau. M. Meili a mis
2ance de telles prises de contact entre artiste et public ?
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
3st vraiment un étonnant esprit. Pour présenter au public français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il a
3 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
4gura lundi soir à l’Aula, devant un très nombreux public, la série des conférences que nous promet le groupe neuchâtelois des
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5ales, si singulières soient-elles — dont le grand public reste le témoin souvent sceptique ou railleur. Au cœur de la crise de
6On n’écrit plus pour s’amuser : ni pour amuser un public. Un livre est une action, une expérience. Et, le plus souvent, sur so
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Wilfred Chopard, Spicilège ironique (mai 1926)
7 grâce un peu frileuse et se permet de bâiller en public. On connaît le danger…
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
8Barrès, sur Wagner, sur quelques fantômes, sur le public. (Bientôt sur lui-même je le crains, pour renaître catholique.) Certe
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
9cette agilité offensive qu’on appelle dans la vie publique arrivisme, et séduction dans les salons. Constater une faiblesse, c’
8 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
10rtus cardinales, et qui forme ailleurs le premier public des jeunes artistes, n’existant pas ici, le peintre se trouve placé d
11 placé d’emblée en face de ce qu’on nomme le gros public. L’épreuve est pénible, énervante, souvent fatale aux novateurs. Alor
12ns de malice que de paresse dans les jugements du public, et moins d’incompréhension que de timidité. ⁂ On ne m’en voudra pas
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
13e d’une boîte de nuit, d’une devanture, d’un parc public. Ce n’est pas le meilleur livre de l’auteur d’Anicet. C’est pourtant
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
14laisir. Mais je ne suis pas sûr que le plaisir du public fût de même essence que le nôtre. Les gens rient à l’enterrement au r
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
15ça pittoresque. Et le plaisir d’être nu devant un public supposé dévot, et qui n’ose en croire sa pudeur, et qui doute enfin d
12 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
16pçons du « petit bourgeois » qu’il a choisi comme public, et brusquement le mot éclate : menteur. Feintes et esquives adroites
13 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
17 le charme un peu facile mais fort goûté du grand public, de l’humour américain, l’on comprendra sans peine la popularité mond
18ntenant que de lui donner une apparence d’utilité publique. À chaque page de ses livres, on pourrait relever les sophismes plus
19mplisme qui emporte à coup sûr l’adhésion du gros public : telle est l’idéologie de celui que M. Cambon, dans sa préface, égal
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
20rice d’un tel milieu, moral et matériel ? L’école publique, telle que nous la voyons est semblable à tous ces monuments « de la
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
21ilieu des conditions anormales créées par l’école publique. Mais l’idéal de l’école est autre ; il est même tout contraire. On n
22s dérivent nécessairement du fait que l’école est publique, obligatoire, et soumise au contrôle de l’État. Alors ? Ou bien vous
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
23mer, ronfler et de tout empester. Et peu à peu le public perçoit que « l’instrument de progrès » n’est qu’un camouflage à l’ab
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
24l’aristocratie de l’esprit est nécessaire au bien public. Certains proposent en rougissant de leur hardiesse quelque chose com
25plus attaquer un fonctionnaire dans ses activités publiques sans que des personnes bien intentionnées viennent vous dire : « Mais
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
26une place rectangulaire qui ressemble à un jardin public, flanquée d’un temple blanc à deux clochers baroques, d’hôtels modern
27ces bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du samedi soir, petits professeurs entourés de
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
28éficie certainement, pour lui-même et aux yeux du public, des facilités que donne à sa production l’appareil des dogmes spécif
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
29de plus. Accueilli avec quelque perplexité par le public de la première conférence, sifflé à la seconde, ovationné à la derniè
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
30rend fin au moment où Kagawa débouche dans la vie publique et politique. Espérons qu’une biographie complète suivra cette « genè
22 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
31 possible de tout ce qu’il y a d’honnête dans son public soit à coup sûr d’écœurement et de mépris, devant cette déjection, gr
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
32 nous devons envisager les perspectives de la vie publique et privée, dans l’état où se trouve la France en 1932. Est-ce à dire
33 leur fusil (baïonnette au canon). On a parqué le public dans le fond : des étudiants surtout, quelques casquettes. La cour fa
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
34ceptions nettement a-chrétiennes de la « moralité publique » par exemple. Et quelles qu’aient été les affirmations souvent indig
35ses, suffira-t-il de déplorer une incompréhension publique dont nous sommes en grande partie responsables ? Nous montrons-nous a
25 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
36asservies à la classe, à la race, et à la lâcheté publique, il y a lieu et ordre d’attester la scandaleuse doctrine du « salut d
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
37maine ou presque, il reprend le dialogue avec son public et l’époque, de ce ton viril et simple qui est à lui, nullement irrit
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
38lus légitime que le désir d’être entendu du grand public, et c’est pourquoi l’on ne voudrait pas reprocher à M. Duhamel d’avoi
28 1932, Le Paysan du Danube. Note
39 Note Certain public égaré par les mœurs éditoriales attend des jeunes auteurs qu’ils se p
29 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
40une place rectangulaire qui ressemble à un jardin public, flanquée d’un temple blanc à deux clochers baroques, d’hôtels modern
41ces bourgeoises et militaires, idylles de jardins publics à l’écart d’un concert du samedi soir, petits professeurs entourés de
30 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
42lises auraient beau multiplier les manifestations publiques, les assemblées pacifistes, les prières pour enrayer le chômage, les
43itique, la théologie se fait servante de la chose publique. Et que voit-on dès lors ? Présentement ? — On voit des Georges Goyau
31 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
44n du goût pour l’idéologie que manifeste le grand public allemand. Il est bien naturel qu’une société qui jouit d’une relative
45En France, plus longtemps qu’ailleurs, le « grand public » considéra que la lecture d’un livre n’était qu’un moyen de « passer
46 naissance les désirs à peine conscients du grand public. On n’a pas cessé pour autant de publier des romans nouveaux, mais le
32 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
47isme artificiel mais régnant qui fait de la chose publique la chose désavantageuse 25, quelques pages brillantes et fortes qui r
33 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
48 n’est pas, contrairement à ce que pense le grand public, le résultat d’un déterminisme économique et social. Elle est, d’abor
34 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
49 la décadence des lieux communs. L’Ordre, le Bien Public, la Richesse, la Puissance nationale, l’Honneur, l’Esprit, l’Amour, l
50ous recréerez le lien vivant de l’auteur avec son public. Une fois posés ces fondements spirituels d’une littérature rénovée,
51 il est nécessaire que la littérature enseigne le public. Encore faut-il qu’elle enseigne assez haut. Pas trop haut — erreur r
52s les essayistes étaient tenus à rendre un compte public des fins extrêmes qu’ils escomptent pour leurs spéculations les plus
35 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
53 éditeurs s’efforcent de répondre à la demande du public. Il faut des livres faciles, des livres gais, etc. C’est, disent-ils,
36 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
54ses depuis la guerre sur le mot de révolution. Le public littéraire rendit un très mauvais service aux écrivains surréalistes
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
55e son seul prestige de la misère et de la lâcheté publique. Des provinces entières sont ruinées par des exploitations dont les b
56lorsque les valeurs boursières et la tranquillité publique sont menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de t
57 nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’est que très accessoirement l’histoire des personnes
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
58rl Jaspers ont, dès longtemps, conquis le « grand public », celui-là même qui, chez nous, consacre ses loisirs à dévorer des p
59n critique, mais un commentateur des goûts de son public. Bien loin d’avoir à cœur de signaler les œuvres qui risqueraient, sa
60’insuccès notoire des philosophes auprès du grand public a des causes plus graves, qu’il faut attribuer autant aux philosophes
61 philosophes qu’à ceux qui ne les lisent plus. Le public se figure que la philosophie est une activité qui ne le concerne pas.
62que l’on comprend sans peine l’indifférence où le public la tient. Un philosophe « sérieux » pour l’Université c’est trop souv
63iques d’abstention ? ⁂ Tel est l’état des choses. Public et philosophes ont si bien pris l’habitude de s’ignorer, qu’on est en
64ne mesure. Que se passerait-il si un beau jour le public se mettait à l’école des penseurs ? On verrait éclater, je pense, l’a
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
65; mais à mesure qu’il se fit mieux comprendre, le public s’écarta, effrayé. Lorsqu’en 1854 il se mit à attaquer de front, avec
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
66era de prouver qu’il extravague ; on proposera en public de l’interdire d’accès au temple ; l’opinion unanime accablera son fo
67e fait trembler et qui se réfugie dans les soucis publics comme on va voir un film pour s’oublier dans un drame fictif, de cet
68core une fois, ce n’est pas échapper aux chimères publiques que de les dénoncer pour telles en vertu d’une idée de l’homme que la
41 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
69elque chose, — quelque chose qui ne plaira pas au public habituel des Prix Goncourt — et qui le dit avec une puissance assez a
42 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
70es du sous-sol ; par une charité dernière, jardin public. Mais cette forme grossière de la mutilation cosmique n’est pas plus
43 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
71ent pas dix pages de ce roman ! La mode passe, le public se fatigue, paraît-il. « Achetez français », disent les critiques, à
44 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
72ouvrir sa maison. D’où les confessions privées ou publiques, qui sont l’un des traits marquants de l’activité des Groupes. Qu’il
45 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
73e surtout, je crois. Car Sara Alelia trouvera son public ; c’est un livre qui a le temps pour lui. 9. Hildur Dixelius von As
46 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
74gées directes qu’elle permet d’opérer dans la vie publique et privée du xviie siècle, mais encore parce que, à tout moment, le
47 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
75rique et inopérante entre la vie privée et la vie publique. Nous n’avons pas deux morales. Tout ce que nous allons dire sur la m
48 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
76personnelle à tous les étages, dans les fonctions publiques comme dans les entreprises privées ». Difficultés politiques ensuite.
49 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
77un domaine susceptible d’intéresser le plus large public. On se souvient de l’ouvrage décisif que M. Goguel publia contre les
50 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
78 Forum, c’est la bêtise qui s’occupe des affaires publiques et tout finit en dictature : plus question de pensée libre, j’entends
51 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
79s intellectuels. Ils ont si bien habitué le grand public à leur manière toute désintéressée de traiter les questions humaines,
80ni l’effort de signer quelques appels à l’Opinion publique, n’engagent à rien, personnellement. Il se peut que cela tranquillise
52 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
81l que soit le dégoût qu’inspire au clerc l’action publique, je pense qu’il doit le surmonter en premier lieu pour se défendre ;
82es occasions tout imprévues — conférences, débats publics, enquêtes — m’invitèrent à traiter sans trop de précautions, se prêta
53 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
83e son seul prestige de la misère et de la lâcheté publique. Des provinces entières sont ruinées par des exploitations dont les b
84lorsque les valeurs boursières et la tranquillité publique sont menacées ? La vérité, c’est que la situation du monde a été de t
85 nations, des classes, des races, des entreprises publiques ou privées. Ce n’est que très accessoirement l’histoire des personnes
54 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
86’est pourtant sur elles qu’on veut fonder l’ordre public. Mais ce peu de personnes existantes, n’est-ce pas déjà un avantage s
87 en un péril pour la défense nationale et l’ordre public. Quatrième question. — Les personnalistes se réclament volontiers de
55 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
88lises auraient beau multiplier les manifestations publiques, les assemblées pacifistes, les prières pour enrayer le chômage, les
89itique, la théologie se fait servante de la chose publique. Et que voit-on dès lors ? Présentement ? — On voit des Georges Goyau
56 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
90légitime de s’occuper du marxisme, d’en parler en public, surtout pour l’attaquer, si l’on n’a pas témoigné auparavant de son
57 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
91onfrontait pour la première fois, devant le grand public, les positions du mouvement personnaliste naissant, celles de la jeun
58 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
92rique et inopérante entre la vie privée et la vie publique. Nous n’avons pas deux morales. Et tout ce que nous disons sur la mor
59 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
93osophique, peuvent apparaître byzantines au grand public. Il n’en reste pas moins que le mot d’ordre « Défense de la personne
60 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
94ice sociale, de guerres, de chômage, d’immoralité publique et d’un mercantilisme général qui se manifeste jusque dans le domaine
61 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
95’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses force
96 la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreux, il se voit condamné auss
97ble. D’où la distinction bien connue entre la vie publique et la vie privée. Cette distinction conduit nécessairement à la créat
98 d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle le mouve
62 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
99évidente : l’opinion de l’élite ni celle du grand public n’opposent la moindre réaction à l’aveu d’un complot si burlesque. Si
100endant, soit à l’État, soit aux journaux, soit au public, soit au fascisme ou à l’antifascisme. À quoi s’ajoute depuis peu une
101rvir de club à tous ceux qui voudront discuter en public les questions suivantes : a) définition de la culture, de ses moyens
102ais c’est tout autre chose que d’inviter le grand public à réfléchir sur le rôle de l’esprit, à poser des questions bien simpl
103ue les interventions passionnées et simplistes du public ne puissent être un puissant rappel à la « réalité rugueuse » de ce m
63 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
104vre en Allemagne mérite d’être confirmé par notre public littéraire. En quelques chapitres très simples, Thurneysen sait attei
64 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
105 ne pense. Que sait-on de Calvin dans notre grand public, sinon qu’il avait les joues creuses, une barbiche pointue et un prof
65 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
106es que M. Chuzeville nous révèle sont inconnus du public français, Novalis et Ruysbroeck mis à part ; et beaucoup sont de gran
66 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
107 que M. Chuzeville nous présente sont inconnus du public français, Novalis et Ruysbroeck mis à part ; et beaucoup sont de gran
67 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
108s ses parties, qui le mit si longtemps au pillage public et avoué des dragons, qui autorisa les tourments et les supplices dan
68 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
109t la gauche deviennent les vrais foyers de la vie publique, et si d’autre part leurs mystiques se sont à ce point modifiées, il
110l ? Un petit volume paru l’hiver dernier, Service public, nous l’a malheureusement appris. Ayant groupé cent cinquante mille h
111nt la présidence effective de toutes nos réunions publiques, se hâte de proposer ici le terme de fascisme. Mais l’apparition de S
112e terme de fascisme. Mais l’apparition de Service public — et son succès — devraient suffire à mettre fin aux craintes qu’avai
113 effet, est une mystique de la jeunesse ; Service public nous propose, au contraire, une mystique d’anciens combattants. Le fa
114majuscules dont se hérissent les pages de Service public. Nos Morts, les Martyrs de la Passion française, la Bonne Nouvelle de
115 la mesure où elles sont mal préparées ». Service public est un livre dangereux, parce que c’est un livre vague derrière leque
116omprenons ses manifestes, placardés sur les voies publiques, « Staline a raison » mais l’Humanité n’a pas tort. À mi-chemin entre
69 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
117és politiques antédiluviens qui encombrent la vie publique et qui empoisonnent la pensée. J’ai à lutter, aussi, contre tous les
70 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
118forges ou des parlementaires exploitant la bêtise publique. Mais toutes ces destructions ne seront rendues possibles que par un
71 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
119tion. Elle s’est constituée en même temps que son public. Autrement dit, les « écrivains de choc » ont appris à écrire en même
72 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
120au, et la difficulté de le résumer à l’usage d’un public qu’il faut sans cesse prévenir contre les pires malentendus, l’on jug
73 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
121té par tout le monde. On m’assure qu’il a même un public passionné. Mais si l’on juge de la façon dont il est lu par la façon
74 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
122 espèces : manque d’argent ou insuccès (auprès du public, de la critique, des éditeurs). La pauvreté et l’obscurité sont deux
123ue pour atteindre le lecteur. Mais alors c’est le public qui fait pression sur les critiques, et qui exige d’eux un feuilleton
124 technique de la distribution des livres au grand public. Qu’il me suffise d’affirmer que c’est là que réside le secret de tou
125’après la consommation possible et les besoins du public, mais d’après le budget de la maison. 2. Le déluge de livres qui en r
126bien connu des éditeurs et des libraires, mais le public ne s’en doute guère. Et comment le lui faire savoir ? On ne l’atteint
75 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
127e certains petits cantons suisses où les affaires publiques sont discutées par l’assemblée plénière des électeurs, ou Landsgemein
76 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
128’assurer le bon fonctionnement de l’État, la paix publique, la grandeur morale de la nation et le libre déploiement de ses force
129 la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreux, il se voit condamné auss
130ble. D’où la distinction bien connue entre la vie publique et la vie privée. Cette distinction conduit nécessairement à la créat
131 d’opposition entre la morale privée et la morale publique. Car la politique ne fait que reproduire à une vaste échelle le mouve
77 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Manifeste au service du personnalisme par Emmanuel Mounier (octobre 1936)
132et européen, de service civil (appelé ici service public), d’entreprise (et non pas de corporation !), de Conseil suprême enfi
78 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
133t !) Il faut éviter à tout prix qu’une discussion publique prolongée permette aux opposants de se reconnaître et de se grouper.
79 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
134éfiance et qui n’ont pas de contact avec le grand public. Le peuple ne se soucie pas de comprendre cette langue étrangère, alg
80 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
135plus de question gênante — et il privera le grand public de tout critère intellectuel de jugement touchant l’activité des « ho
81 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
136our la rédaction des lettres et pour les discours publics et solennels32. » Ainsi le glissement de la mesure est accompli : ce
82 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
137ans des proportions formidables. D’autre part, le public capable de goûter une œuvre rigoureuse ou novatrice, et qui pourrait
138 seconde zone culturelle » préparait peu à peu un public pour les auteurs du niveau supérieur. Cette accession démocratique de
83 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
139tion. Elle s’est constituée en même temps que son public. Autrement dit, les « écrivains de choc » ont appris à écrire en même
84 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
140uliers en une unité intérieure assurant une force publique et donnant de la sorte une base commune à l’existence des individus.
141de toute activité humaine et de toute institution publique. » — « L’empire est un État socialiste-racial, — populaire, — unifié,
85 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
142mes. Ce beau complexe tire son autorité auprès du public « cultivé » de ce qu’il est toujours sous-entendu et par essence insa
143ise rapidement. Avant de donner carrière au doute public sur la valeur des dogmes cléricaux, ne faudrait-il pas essayer de lim
144es et titres, la religion sans foi par le respect public ; oui, tous ceux-là, dès maintenant, instituent dans leur vie quotidi
86 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
145le, en même temps que le style à succès. Le grand public trouve que cela fait plus poétique. Il croit que la poésie est dans c
146t un homme à écrire, quelles qu’elles soient ; le public auquel il voudrait s’adresser ; le genre d’action qu’il entend exerce
87 1937, Esprit, articles (1932–1962). Vassily Photiadès, Marylène ou à qui le dire ? (février 1937)
147 le dire ? (février 1937)ac On le dira donc au public. Ce sont des souvenirs d’enfance, fort bien réinventés, et contés dan
88 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
148sent ? » 6 mars (de retour à A…) Contact avec le public Dans le courrier qui est arrivé en mon absence, deux nouvelles deman
149… J’ai parlé en plein air, dans de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans un temple, dans un café, dans une
150araissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait
151micale et directe. Je vois cette abstraction : le Public, s’évanouir et renaître, incarnée à chaque fois dans une seule figure
152ertaine sorte, etc. Peu à peu, je découvre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs r
153on la jugeait trop simple ou trop subtile pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptatio
154ularité même, qu’on entre vraiment en contact. Ce public-là est relativement restreint. Mais d’autre part il constitue l’éléme
89 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
155en fait est coupable de tout : du sort des filles publiques, des bourgeois endormis, des malades dans les hôpitaux « qui ont des
90 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
156la ait pour effet concret de militariser l’esprit public, voilà l’indice qu’on perd le sens des buts et du rôle de l’armée dan
91 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
157ns ont parcouru les Propos de table, présentés au public français comme un ouvrage capital : ils s’étonnent d’y trouver si peu
158atholique (Denifle, Maritain, Grisar), mettent le public français en état d’infériorité assez grave, ne fût-ce que sur le plan
92 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (II) : La grande misère de l’édition (22 février 1937)
159t obligés de se soumettre aux goûts (supposés) du public. Ils renoncent à former ces goûts. Ils se contentent de les flatter.
160tout le problème des rapports de l’écrivain et du public, ou même de la culture et de la nation, qui se pose enfin dans son ur
161andes masses pour la lecture ? Est-ce la faute du public, ou bien des écrivains ? Et avant d’y porter remède, ne conviendrait-
93 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
16237)f Si les livres se vendent si mal, et si le public ne se rend pas compte de l’importance réelle de cette crise, à qui la
163de cette crise, à qui la faute, disions-nous ? Au public ou aux écrivains ? On objectera sans doute que le vrai responsable, c
164Mais d’où vient cette paresse ? D’où vient que le public se défende aussi mal contre les sollicitations vulgaires des distract
165 une part de responsabilité ? Car, après tout, le public est à peu près ce qu’on le fait. En temps normal, il se forme à l’ima
166lusoires au morne train-train de la vie. Ainsi le public perd l’habitude de demander aux écrivains autre chose qu’« une heure
167rait pas de chance d’aboutir si, d’autre part, le public lui-même n’avait à cœur d’y collaborer. Aussi bien, si j’écris ceci à
168d’attirer l’attention de ceux qui sont du côté du public sur l’importance civique de ces problèmes. On ne manquera pas de me d
169tal des choses. J’observais tout à l’heure que le public est à peu près ce que les auteurs le font. Mais il est juste de dire
94 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
170e leurs œuvres sont pratiquement inaccessibles au public de langue française : en exposant leur contenu essentiel avec une cla
95 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
171celle des commerçants et des fermiers de services publics. À partir du iiᵉ siècle, les « chevaliers » (ou bourgeois) font des f
172s énormes et scandaleuses aux dépens des services publics, comme en feront plus tard les prêteurs et « financiers » des rois, d
173chargés de poursuivre les délits contre le Trésor public, et qui changèrent quatre fois de mains en quelques dizaines d’années
174mées impériales garantissent la sécurité, l’ordre public, la richesse acquise, et la misère dorée du prolétariat. Mais la pax
175rme de l’État. De là aussi l’intérêt morbide du « public » pour les dérèglements insensés et les sanglantes intrigues du Palat
96 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
176urale pour un principe régulateur donné de la vie publique, comme l’ont fait les républicains de la IIIᵉ République pour la Décl
97 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
177crois que vous êtes encore trop compliqué pour ce public. Il me semble qu’on pourrait leur parler plus directement, les interp
178jection. Pour assurer le fameux « contact avec le public », rien ne vaut cette proximité physique. Je leur parlai pendant deux
98 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
179crois que vous êtes encore trop compliqué pour ce public. Il me semble qu’on pourrait leur parler plus directement, les interp
180 tout contents de revoir le va-et-vient d’un lieu public, de lire des journaux de Paris et de fumer des cigarettes américaines
181jection. Pour assurer le fameux « contact avec le public », rien ne vaut cette proximité physique. Je leur parlai pendant deux
99 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
182uple ne lisait pas, avant l’école de Guizot. Le « public », c’était la noblesse, et les bourgeois imitant la noblesse. Le vrai
183u moins la pratique quotidienne de la lecture. Le public s’étend au hasard. Il ne constitue plus un corps limité, éduqué, inst
184e contraire de la « vie spirituelle », c’est « le public ». Cette vie spirituelle et ce public nous posent des exigences dont
185 c’est « le public ». Cette vie spirituelle et ce public nous posent des exigences dont il faut admirer qu’elles soient aussi
186 éditeurs s’efforcent de répondre à la demande du public. Il faut des livres faciles, des livres gais, etc. C’est, disent-ils,
187es que tout cela met entre celui qui parle et son public ! (Le « conférencier » en tournée se présente comme un séducteur, c’e
188 ce tabou. Je trouve moins indiscret de parler en public de ma pauvreté — qui ne me gêne pas moralement — moins indiscret de p
189 8 mars 1935 (de retour à A…) Contact avec le public. — Dans le courrier qui est arrivé en mon absence, deux nouvelles dem
190… J’ai parlé en plein air, dans de grandes salles publiques, dans une cuisine de paysans, dans un temple, dans un café, dans une
191araissent souvent vaines, que la joie de voir son public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait
192micale et directe. Je vois cette abstraction : le Public, s’évanouir et renaître, incarnée à chaque fois dans une seule figure
193ertaine sorte, etc. Peu à peu, je découvre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs r
194 on la jugeait trop simple outrop subtile pour le public qu’on allait affronter. Tout ce travail de mise au point, d’adaptatio
195ularité même, qu’on entre vraiment en contact. Ce public-là est relativement restreint. Mais d’autre part il constitue l’éléme
100 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
196s au mauvais citoyen. Le capitaliste est l’ennemi public en URSS, le communiste en Europe, le fasciste à Londres, le libéral à