1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1nt peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’entre nous se préparent à tenter le climat, — j’avais rêvé sur ce p
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
2dites en vain. Stades que parcourent de jeunes et purs courages, donnez-moi votre silence jusqu’à l’heure. Que je taise votr
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
3naire : « Surréalisme, n.m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit
4 servent d’illustration à sa défense de la poésie pure. Les beautés que j’y vois ne me seraient-elles perceptibles que par l
5 sait ce que c’est que la « liberté » d’un esprit pur de tout finalisme ! Surréalisme S.A., entreprise pour l’exploitation
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
6e œuvre qui ne dut rien à l’homme, d’une œuvre de pur génie. Vincent Van Gogh, génie sans talent.
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
7e, de celle qu’ils se donnent eux-mêmes dans leur pure volonté d’être ou de ne pas être… ». Mais les héros de Pirandello, s’
6 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
8monta suivant M. A. Léo — du domaine de la pensée pure dans celui de l’action. M. Cadier montra le conflit de la théologie m
7 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
9ge, mais d’une ligne plus ferme, d’une unité plus pure aussi. Le sujet était périlleux : si particulier, il prêtait à des ab
8 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
10esurées, courbes qu’épousent nos ferveurs, angles purs, repos de l’esprit qui s’appuie sur son œuvre ! La sérénité de cette
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
11sirable subissent cette rage désespérée de course pure, vers ailleurs, vers autre chose. À certains signes — démences de fat
12, et le voilà reparti dans un égoïsme triomphant, pur du désir d’action qui empêtrait Barrès dans des dilemmes où l’art tro
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
13lus le mensonge de l’art, et pas encore la vérité pure — Crevel décrit sans aucune transposition romanesque le trouble carac
14 à me dissoudre, à me perdre. » Vouloir la vérité pure sur soi, c’est se refuser à l’élan vital qui nous crée sans cesse : l
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
15 je déplie ce plan d’une « ville contemporaine ». Pures géométries de verre et de ciment blanc, flamboyantes au soleil. Les v
12 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
16x des défaitismes les plus subtils comme des plus pures et loyales inquiétudes. Sincérité, le mal du siècle. Tout le monde en
17en conséquences matérielles. Ce n’est plus l’élan pur que je décris : c’est un élan freiné dans mon esprit, c’est le frein
18en ne paraît plus sinistre à la sincérité presque pure de cet âge. Mais il le faut dépasser.)   Si j’en crois l’intensité d’
13 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
19mperfection humaine qui touche. Mais l’atmosphère pure de ces espaces définis par quelques plans ne tue pas un certain mystè
20s jeunes qui vouent tout leur amour à la peinture pure. Je crois même que, Paul Donzé touché à son tour par la grâce décorat
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
21iarité dramatique qui cerne le mystère d’un trait pur. Il semble que Cocteau ait réalisé là exactement ce qu’il voulait. Et
22vant une fois de plus que l’atmosphère de l’« art pur » n’est pas respirable. Il ne manque rien à Orphée, sinon peut-être c
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
23iches de craie où t’accoudant tu mêles tes traits purs et labiles à l’immobilité miraculeuse des statues7. » Il s’agit bien
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
24 1927)l La maîtresse d’École Au printemps pur comme une joue, École errait, École suivait une femme dans les rues t
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
25 qu’on ne l’écrive pas, même en pensée. La poésie pure écrite est inconcevable : cela consisterait dans l’expression directe
18 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
26-je bientôt. Car je professe qu’un désir vraiment pur parvient toujours à créer son objet, de même qu’atteignant certain de
19 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
27son visage, ne serait-ce pas devenir un centre de pur esprit ? » C’est un premier filet d’eau vive qui perce le sol aride :
20 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
28esse. L’enfance de Catherine à Paris est du roman pur ; la tournée des cours de l’Europe centrale, qu’elle subit comme jeun
21 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
29’illusion dont se nourrit Louis II n’est ni aussi pure ni aussi rare qu’on voudrait l’imaginer. Il reste qu’il a voulu la vi
22 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
30ude ne porte un nom philosophique : c’est au plus pur, au plus naïf matérialiste que nous avons affaire ici. Et ses prétent
23 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
31Cassou qui ne serait fait que de ces intermèdes ; pur de tout souci de vraisemblance extérieure ; qui ne serait qu’inventio
24 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
32nce à l’endroit de l’être le plus monstrueusement pur qui se soit révélé par le truchement de la poésie française. — Livre
25 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
33es de droite et de gauche, n’en apparaît que plus pur. « Noms de clowns qui me viennent l’esprit : Julien Benda… », écrit A
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
34s théories d’Einstein, ils composent de la poésie pure, ils mesurent des sensibilités secondes et tout un arc-en-ciel de sen
27 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
35 feu rose éclôt voici ton heure au regard le plus pur je suis à toi dans le triomphe du silence sereine tu es toujours plus
28 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
36us savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même,
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
37 — et leur musique seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici, peut
38ve-toi, pars, et sans vider ton verre, — il n’y a pure ivresse que de l’abandon — car voici qu’à son tour il s’égare au bras
39, en faire le tour, mais voilà qui est affaire de pur caprice, tandis que s’y baigner est une règle de savoir-vivre avec la
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
40jugement implicite que, sur le plan de la qualité pure, je persiste à tenir pour le plus efficace. Ce n’est peut-être pas fo
31 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
41 place de Dieu. Mais où trouver les lévites assez purs pour garder vierge parmi nous — voici déjà tant de faux dieux — le fa
32 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
42 de nous-mêmes qui se plaît à disserter de poésie pure. Edmond Jaloux préside à cette agape dont il m’est impossible de nomm
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
43t humain, et sa qualité d’émotion n’est pas moins pure. C’est l’histoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société a
44st d’affiner nos âmes au contact de réalités plus pures que celles de la vie courante, on peut dire que les romans « mondains
34 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
45, qui atteignent à une qualité d’émotion vraiment pure et insistante. Mais le mérite original et important d’un tel livre me
35 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
46scandaleuse doctrine du « salut de grâce et bonté pure », du salut par la foi, par l’abandon aux mains du Dieu Vivant. En fa
36 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
47ucune révolution. L’iconoclaste est un type assez pur de révolutionnaire. Nous ne pouvons être ni conformistes — les ordres
37 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
48est pas morts ! » Le monde renaît dans une soirée pure et le baiser d’un couple heureux. Rarement la forme authentique de Ra
38 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
49t parle Jacob Boehme, et qui « contient l’élément pur, mais aussi l’être sombre dans le mystère de la fureur ». Cette compl
39 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
50-je bientôt. Car je professe qu’un désir vraiment pur parvient toujours à créer son objet, de même qu’atteignant un certain
40 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
51mite. Il est vrai que voici enfin des Autrichiens pur sang ; moi qui prétendais l’autre jour que les Suisses les avaient to
41 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
52us savons seulement que tout y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même,
53 — et leur musique seule s’en souvient. Trésor si pur qu’on ne doit même pas savoir qu’on le possède… Tout près d’ici, peut
54ve-toi, pars, et sans vider ton verre, — il n’y a pure ivresse que de l’abandon — car voici qu’à son tour il s’égare au bras
55, en faire le tour, mais voilà qui est affaire de pur caprice, tandis que s’y baigner est une règle de savoir-vivre avec la
42 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
56nt peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’entre nous ont voulu tenter le climat, — j’avais rêvé sur ce passag
43 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
57« Ici, la jeune fille Aurore a surpris la licorne pure… » (Je croyais voir un éclair blanc sous la futaie.) J’avançais à tra
58eux. On se sent très près de ce qu’il y a de plus pur dans la nature et toutes sortes de sensualités et de gourmandises qui
59tte fatigue mal lavée — et cette robe verte seule pure — et oh ! la pauvre interrogation des visages devant l’atrocité de no
44 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
60 de nous-mêmes qui se plaît à disserter de poésie pure. Edmond Jaloux préside à cette agape dont il m’est impossible de nomm
45 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
61. L’extérieur déçoit, l’intérieur égare ; l’objet pur opprime, le sujet pur s’évade ; les morales échouent, l’immoralisme n
62l’intérieur égare ; l’objet pur opprime, le sujet pur s’évade ; les morales échouent, l’immoralisme n’est qu’une morale de
46 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
63nces égoïstes de naguère et de toujours. Tout est pur aux « petits purs ». Laissons cela, on se guérit toujours trop tôt de
64naguère et de toujours. Tout est pur aux « petits purs ». Laissons cela, on se guérit toujours trop tôt de ses vingt ans. Il
47 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
65elle » a le privilège de scandaliser les « petits purs » marxisants. Nous laissons volontiers à ces honnêtes fonctionnaires
66a violence créatrice. Cet esprit-là, cet « esprit pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spirituel qui n’a pas vo
67accomplir dans l’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-
68ans l’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-ne-trahit-pa
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
69s de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une revanche, dût-on n’y parvenir jamais. On lit cette littérature p
70 ayant rapidement achevé de disqualifier l’esprit pur, il ne reste à nos « hommes d’action » d’autres normes et d’autre mes
71ratuite, dans un monde personnaliste. Les « idées pures » sont des cadavres d’idées ; les idées vivantes sont des actes. Appr
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
72 rupture et une création, un fauteur de nouveauté pure, un poseur de questions, un « prochain » et non pas un problème à rés
73 sur un sophisme qu’il faut qualifier d’inversion pure et simple de l’humain. Le droit usage de l’entendement n’est pas l’ét
74s de décrire, mais d’inventer. L’acte étant sujet pur, il ne sera jamais un objet de l’entendement. Et c’est pourquoi rien
75n décrire les effets, demeure mystère en tant que pure initiation : c’est le mystère de l’éternité, de cela qui échappe au t
76arnation de l’éternité dans le temps. La personne pure serait ainsi la coïncidence absolue et manifeste d’une vocation et d’
77 en doute ? L’imagination de la personne à l’état pur resterait à nos yeux une espèce d’utopie ontologique, si la Révélatio
78er dans des limites objectives. Il veut se garder pur, et reste virtuel. Il se croit maître de tous les objets, mais néglig
79 de la mieux provoquer — mais glorifiant le sujet pur comme tel, il dégrade son existence, c’est-à-dire qu’il l’atrophie. L
80st pas un nombre. J’appelle esprit cette surprise pure de mon corps qui se voit conduit où rien en lui n’était nécessité d’a
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
81sion désirée revient en dernière analyse au refus pur et simple d’agir et de créer, j’entends, de se poser comme auteur res
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
82est qu’il se faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme ne peut jamais se
52 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
83 il peut agir. S’agit-il d’un impérialisme du moi pur, tel que Fichte l’a follement rêvé ? Si c’est le cas, je reste bien t
84 c’est le cas, je reste bien tranquille. Ce « moi pur » ne met pas en cause mon désespoir, ou si l’on veut, je peux rêver d
85nt au nom de quoi tu agiras, si tu agis. Un « moi pur », son premier devoir, c’est de persévérer dans son être agissant : e
53 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
86 la déchéance d’une race qui n’a pas su se garder pure. Alors ? Serait-ce bientôt l’heure de l’Allemagne ? On sent partout c
54 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
87uris, qui partent dans la vie avec une conscience pure et des gants beurre-frais. Ils ne tardent pas à rencontrer une jeune
55 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
88r à cette vision, qui est l’angoisse même. Est-ce pur hasard si la théologie chrétienne rend compte de presque toutes les s
56 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
89tinction rationaliste et libérale entre la pensée pure et l’acte qui l’atteste. Il professait que « l’écrivain ne saurait sa
57 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
90ique, redisons-le, n’est pas un art : toute forme pure lui échappe. Elle est toujours en porte-à-faux, appuyée sur des faits
58 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
91e Dieu lui adresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocation des prophètes. Tout homme peut recevoir une vocation
59 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
92t d’importance aux ventes de charité, à la poésie pure ou à la contingence des lois de la nature ! » Mais le marxisme, à la
93pé à dogmatiser sur le matérialisme plus ou moins pur. Cette orientation peut encore s’expliquer par un troisième fait. Tan
60 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
94estimer les moyens. Ou encore : pour le politique pur, il s’agit toujours d’un ordre établi ou d’un ordre à établir. Pour l
61 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
95r du prochain. Le travail est pour le chrétien un pur exercice. Il n’a pas de valeur en soi. Il n’est pas une vertu, comme
96cet amour est inconcevable et impossible, est une pure hypocrisie en dehors de Dieu. Le plus court chemin vers autrui passe
62 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
97s nul emploi de la violence, la révolution serait pure, — si pure qu’elle en deviendrait invisible et qu’on pourrait n’en po
98i de la violence, la révolution serait pure, — si pure qu’elle en deviendrait invisible et qu’on pourrait n’en point parler.
63 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
99à la place de l’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai qu
100force préventive, inattaquable tant qu’elle reste pure, des personnes librement solidaires, telles qu’en forme l’éthique pro
101testante. Seulement il faut que cette force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il v
64 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
102é en faisant de la philosophie et de la théologie pures. 4. Mais — la politique est à nos yeux toute autre chose que ce que
103spèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Oui ou non, sommes-nous en pleine crise ? Oui ou non, cette crise c
104 nous reprocheraient d’être ce qu’on appelle « de purs intellectuels », c’est-à-dire des êtres ignorants des conditions conc
65 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
105stinguer » des contingences, ils étaient au moins purs dans leur erreur. Les modalités de leur retrait ne contredisaient nul
66 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
106n crois l’amitié, les visages, et les couleurs si pures qu’il laisse dans le souvenir.
67 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
107tte « ruche active » où bourdonneraient les idées pures, ce ne serait jamais qu’un musée. Et créé par l’État, et contrôlé par
108, et qui composent la notion courante de l’esprit pur : ce sont ces lieux communs inoffensifs et soigneusement vidés de tou
109outefois que l’intention de nos auteurs n’ait été pure de toute espèce d’ironie. Le plus grave, sans doute, c’est qu’ils cro
110a décadence. Ils me diraient : « Honorer l’esprit pur ? Quoi de plus raisonnable, je vous prie ? Quoi de plus naturel que d
111 arts sont enfermés dans ce dilemme : ou l’esprit pur — comprenez inactif — ou le salon des arts ménagers. Ils ne voient pa
112as que dès l’instant que l’on célèbre un esprit « pur » dans un temple construit par l’État, la pensée s’évanouit, le templ
113t confirmer de son côté que ce Palais de l’esprit pur ne peut être en réalité qu’un palais vide. Et ce vide que d’ailleurs
114er l’utilitarisme borné en disqualifiant l’esprit pur aux yeux des laïcs laborieux. Exiler l’esprit dans les nuages, c’est
115ouée et peut-être inconsciente : l’esprit est une pure description 32. On assure ainsi à bon compte la rigueur des construct
116e lois. Cette image s’interpose entre la pensée « pure » et le réel confus et dangereux qui échappe à ses prises prudentes.
117colie. Le clerc spiritualiste, prêtre de l’esprit pur, s’adonne au culte solitaire des choses « sérieuses et précises ». Et
118l et bien engagé dans le monde. Supposer un clerc pur, c’est encore une fois supposer un esprit dégagé de son corps, jamais
119il se trouve, par un curieux hasard, que l’Esprit pur et le Palais de l’Esprit pur ne sont jamais si lyriquement loués que
120hasard, que l’Esprit pur et le Palais de l’Esprit pur ne sont jamais si lyriquement loués que dans la presse quotidienne… Q
121 séparation de l’esprit et du corps, de la raison pure et de la morale pratique, décret prononcé par Descartes en 1637 — agg
122 poètes — peuvent en vérité « donner un sens plus pur aux mots de la tribu », — condition nécessaire de toute culture. Car
68 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
123clama : « Si ce n’est pas là du catholicisme tout pur, je déclare ne plus rien comprendre à rien. Ces “ondes radioactives d
69 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
124 savoureux contrastes, coupant court aux élans de pure rhétorique, cet accent dont un romantisme tour à tour alangui ou exci
70 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
125 action transformatrice, et productrice. L’esprit pur s’évanouit. L’âge qui s’ouvre sera celui du spirituel décisif. La seu
71 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
126 cela est rafraîchissant, satisfaisant, fidèle et pur. Notez aussi cette petite phrase du récit de Brett : « Puis vous part
72 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
127 autre. C’est tout au contraire exprimer un refus pur et simple de comparer. C’est affirmer une préférence inconditionnelle
73 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
128r Dieu abolit toute distance, provoque un contact pur, permet une action vraie, et transforme le monde. Mais Nietzsche a be
74 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
129rai clerc. Non pas cet être détaché, déraciné, de pure raison, que l’auteur d’un pamphlet fameux voulait nous donner pour mo
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
130a nation, que le Führer est venu incarner, lui le pur, le simple, l’ami et le libérateur invincible… « Une ère nouvelle com
76 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
131est pas morts ! » Le monde renaît dans une soirée pure et le baiser d’un couple heureux. Rarement la forme authentique de Ra
77 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
132c., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faiblesse philosophique égale l’hypocrisie pratique. Enfin il
78 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
133tholique, lequel, s’il ne veut pas se borner à la pure et simple copie des formules élaborées par les Conciles, est bien for
79 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
134onséquemment, si l’on a le droit d’opposer esprit pur à esprit incarné dans des termes tels qu’esprit incarné devienne syno
135 ; 4° si M. Benda conçoit que l’opposition esprit pur contre esprit asservi (aux intérêts politiques) évoque précisément po
80 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
136uple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure, n’a jamais pu s’exercer qu’à une très petite échelle : celle de cert
81 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
137ens agitat molem. Mais ce mens n’est pas l’esprit pur d’une élite qui laisse les mains libres aux affairistes et aux politi
82 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
138é en faisant de la philosophie et de la théologie pures. En résumé : si la politique n’est que ce qu’elle est actuellement en
139spèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Le but et l’utilité pratique d’une doctrine n’est-ce pas justement
140 nous reprocheraient d’être ce qu’on appelle « de purs intellectuels », c’est-à-dire des êtres ignorants des conditions conc
83 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
141t d’autre. C’est le bras vengeur du justicier, du pur des purs, qui s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la natio
142e. C’est le bras vengeur du justicier, du pur des purs, qui s’abat sans scrupule humain sur les ennemis de la nation : toujo
84 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
143ique des auteurs que j’ai dit ne veut être qu’une pure critique ; elle veut être valable en soi, elle prétend ne rien préjug
144ment. C’est en effet un abaissement pour l’esprit pur que de descendre à la portée des hommes, mais c’est là qu’il cesse d’
145 » (Renan) ne mérite pas le sacrifice de l’esprit pur. Sacrifice inutile au reste : la science ne nous apprend-elle pas que
85 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
146ommuns. Forme vide, forme idolâtrée, c’est-à-dire pure rhétorique — d’où son déclin — mais forme encore et convention admise
86 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
147c., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faiblesse philosophique égale l’hypocrisie pratique. Enfin il
87 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
148’une évasion hors de tâches nécessaires. L’esprit pur et l’esprit asservi sont deux complices dont les disputes bruyantes n
88 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
149llent sans fin par le monde, peinant peut-être en pure perte, si ce n’est pour notre perte à tous. Or, ces gens forment l’op
150et ce qui la révèle au jour, cet esprit qu’on dit pur, et l’acte qu’il atteste. Le moteur ni les roues ne sont faits pour e
151 mais préfère les réciter, c’est la description « pure et simple ». Pure, marque ici la volonté de ne pas juger, c’est-à-dir
152réciter, c’est la description « pure et simple ». Pure, marque ici la volonté de ne pas juger, c’est-à-dire de ne pas s’enga
153esse du prophète vient de confirmer. Que l’esprit pur, chez les marxistes, ait abdiqué devant les lois économiques, comme i
89 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
154 disjointe sa prise, la pensée devient « l’esprit pur », la résistance devient « la matière », tout n’est que schème et abs
155s le disent, utilisant le vocabulaire des esprits purs, et s’ordonnant ainsi à leurs erreurs. Ceux-là veulent qu’on boulever
156 dit le proverbe. Mais ce mens n’est pas l’esprit pur ! Il est l’acte d’un créateur dont toute pensée se forme en acte. Pré
157lité. Et cela se comprend : il y a si peu de tons purs dans le détail de l’existence, tout est tellement mêlé, et qui peut s
158 révélation. Elle tue en nous le faux dieu du moi pur, pour ressusciter le vrai Dieu. C’est pourquoi dans le temps tout se
90 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
159te rien de ce tourment. Est-ce donc un témoignage pur et simple — ni si pur ni si simple d’ailleurs, — la relation volontai
160. Est-ce donc un témoignage pur et simple — ni si pur ni si simple d’ailleurs, — la relation volontairement privée de « mor
91 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
161t une piste par jeu. Le ciel est d’un bleu sec et pur, tranché au sommet du vallon par un cyprès grandiloquent. Et cette ma
162il y a au contraire d’efficace dans l’affirmation pure et simple de thèses qui paraîtraient très difficiles au jugement du c
92 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
163onc qu’elle veut instaurer un ordre plus grand et pur. « Toutes les tours d’ivoire seront démolies, toutes les paroles sero
93 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
164rmer les intellectuels dans le dilemme : pensée « pure » ou pensée « asservie » à l’action, carence ou simonie, M. Benda ou
94 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
165on point vide, — l’une des expressions les plus « pures » de la rhétorique valéryenne. Swedenborg présente le cas très singul
166alité ou objectivité qu’affecte M. Lamm, selon la pure tradition universitaire et bourgeoise, me paraît doublement onéreuse
95 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
167dre une signification qui le maintienne vivant et pur contre les ennemis du dedans, afin d’être fort au-dehors. L’esprit bo
96 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
168et de définir symboliquement les pôles : pensée « pure » et pensée « engagée », ou encore attitude du « spectateur » et atti
169’accepte ou on le refuse, en vertu d’une décision pure. Discuter ne peut nous conduire qu’au seuil de cette décision. Et nou
170 ». Tant qu’on n’a pas envisagé la doctrine de la pure grâce jusque dans son sérieux dernier, on peut soutenir que l’homme p
171— ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple absurdité. Mais alors, on peut se demander si ceux qui refu
97 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
172 journalisme ne sont pas celles de la littérature pure, et nombre d’écrivains des mieux doués s’y montrent assez inhabiles.
98 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
173e du grand débat occidental, celui de la pensée « pure » et de la pensée « engagée ». Elle met entre nos mains la pièce capi
174du spectateur détaché. Le point de vue du « clerc pur », celui d’Érasme, nous est suffisamment connu. Qu’on se reporte en p
99 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
175n’ont pas la foi. Seule une prière désespérée, de pur amour, rompt le charme forgé par le péché. Au symbole de l’anneau vol
100 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
176révélations. C’est évident ! Ses actions les plus pures sont des appels et des incantations : leur sens est toujours au-delà.