1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1L’une vient de l’Orient, et insinue dans le monde romain les virus du christianisme, de la Réforme, de la Révolution et du Rom
2onalisme. L’Orient efféminé ; — en face : l’Ordre romain. Or l’ordre, pour M. de Montherlant comme pour Maurras, est ce qu’il
3 lui tombent sous la main : le sport et la morale romaine. Dans sa hâte salvatrice, M. de Montherlant ne s’est même pas demandé
4ois qu’elle sert mieux la démocratie que l’Église romaine, quoi qu’en pense M. de Montherlant. Et voici, ô paradoxe, qu’il rejo
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
5s pourrons amener l’Asie à comprendre la religion romaine (ce christianisme méditerranéen si étroitement particularisé pourtant
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
6icité. » Elle appelle ceux qui passent à l’Église romaine des « pervertis » : « Nous en avons eu trop dans la famille, votre pa
4 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
7e du monde, soit qu’il prétende, comme le système romain, enfermer les antinomies dans un cadre hiérarchique qui préserve l’ho
8touches fulgurantes du Saint-Esprit. La politique romaine est la recherche d’une harmonie statique des relations humaines, d’un
5 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
9urrait opposer, plutôt que la taciturne réflexion romaine, la tournure d’esprit sentencieuse et synthétique de l’esprit hindou.
6 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
10ustraire, Karl Barth se met à relire l’Épître aux Romains, la plus inquiétante sans doute, pour notre esprit critique. Il résul
7 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
11itable », celui que définit, d’ailleurs, le Droit romain. Nous voudrions montrer ici d’une part l’identité de la personne, tel
12 : le rapport de l’homme à son Créateur. Le Droit romain a peut-être raison de refuser à mon voisin le pouvoir de me questionn
8 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
13uer d’évoquer aussitôt la réponse de l’Épître aux Romains : « Tout l’univers s’adresse à l’homme dans un langage ineffable qui
9 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
14 Louis XIV et certains défenseurs de la politique romaine. La persécution des protestants ne fut pas l’œuvre du parti catholiqu
15i évangélique, ait été celle des Espagnols et des Romains. Les catholiques patriotes savaient bien que la présence à la cour d’
10 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
16logomachie des députés vis-à-vis desquels le même Romains se montre d’ailleurs non moins respectueux ? « Deux ou trois jeunes d
11 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
17vader dans une synthèse quelconque, rationaliste, romaine, ou marxiste, c’est sortir de la réalité même. Car la réalité est pré
18e du monde, soit qu’il prétende, comme le système romain, enfermer les antinomies dans un cadre hiérarchique qui préserve l’ho
12 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
19posant à l’Italie le centralisme et la hiérarchie romaine, a réalisé, sur le plan laïque, et contre la Papauté, un des vieux rê
13 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
20ance matérielle. C’est Rome alors, c’est l’empire romain qui nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La
21de l’étatisme sur l’individualisme social. L’État romain, rural et militaire, avec son appareil rigide, devait fatalement trio
22dence de Rome. Le type d’homme que suppose l’État romain, c’est donc l’individu embrigadé, le fonctionnaire ou le soldat, l’ho
23s de l’État. Il est important de rappeler ce sens romain du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par l
24ibilité s’est amorcée dès la fin de la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d
25 l’esclave qui devient chrétien. Alors que l’État romain lui déniait toute activité libre et spontanée, l’Église lui rend sa d
26uer. Et ce n’est pas non plus la persona du droit romain, puisque l’homme qui reçoit une vocation possède une dignité indépend
27teurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même terme qui va servir aux premiers philosophe
28imitive a repris peu à peu l’héritage de l’Empire romain. Elle s’est peu à peu substituée aux cadres sclérosés du vieux régime
29représente une réaction inévitable à la déviation romaine de la communauté catholique65. Entre ces deux déviations, contre l’op
30nte de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La pers
31be jamais dans le piège d’opposer à l’absolutisme romain un absolutisme réformé. Au contraire. Qu’il s’agisse de la Transylvan
32omprise n’est plus qu’à peine une persona au sens romain, un rôle, un masque, une fonction extérieure, c’est-à-dire un individ
14 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
33t pas au nom d’un parti que Paul ébranle l’Empire romain, ce n’est pas au nom d’un parti que Luther et Calvin déclenchent la p
15 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
34ion allemande. » De nouveau dressés, saluant à la romaine, ils pleuraient, ils râlaient des heil ! la face énergiquement tendue
16 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
35quinze nous sont communs d’ailleurs avec l’église romaine — à quatre siècles d’une tradition que l’on réduit au seul domaine fr
36 la théologie de mettre en regard du catholicisme romain le protestantisme tout entier, luthérien, calviniste et wesleyen, voi
37tuniste, s’insinue jusqu’au cœur de la dogmatique romaine. On pourrait remarquer que le fidèle protestant a, sur le fidèle cath
38ent, mais la manière dont on en use dans l’église romaine, mais le degré de sérieux qu’on leur accorde en fait, mais l’opinion
39ement donne un exemple bien typique de la méthode romaine de médiation27. Cette tradition n’est, à vrai dire, qu’une transition
40 ce jus uti et abutendi qui, selon le vieux droit romain, caractérise la propriété. Si l’Église a le secret du Christ, c’est «
41de la Réforme est la rançon fatale de la croyance romaine en la tradition considérée comme « l’autre source » de la Révélation.
17 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
42 christianisme social, et l’union des églises non romaines, grande espérance œcuménique et internationale née dans le « désarroi
18 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
43ont des signes qui n’ont jamais trompé. Les dames romaines aux combats de gladiateurs, les marquises encyclopédistes, et nos bel
19 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
44 qui est institution. Chassé de sa patrie par les Romains, persécuté par les chrétiens pour avoir méconnu le Christ, puis par l
20 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
45, en tant qu’il figure la persistance de l’esprit romain, est la « mesure » qui permet d’estimer la conduite des choses humain
46fluence prépondérante des secrétaires de la curie romaine. « Les écrivains apostoliques ont entre les mains les premières affai
21 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
47prophétie ; les Grecs, l’homme dans la cité ; les Romains, l’ordre imposé par l’Empire ; le Moyen Âge, la théologie ; le siècle
22 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
48 Car c’est en espérance que nous sommes sauvés » (Romains 8. 22-24). Parler de la Nature comme le firent tant de romantiques, e
23 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
49iment de la race allemande contre la civilisation romaine. On a poussé la bouffonnerie jusqu’à cet excès grandiose d’assimiler
24 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
50ments qui ont honoré l’île, des premières galères romaines jusqu’au bateau à vapeur de Sadi Carnot — monument au point où il tou
25 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
51italiste que nous donnerons. Le capitalisme des Romains C’est par l’usage du prêt à intérêt que le capitalisme s’est int
52t J.-C. Le caractère essentiel de la civilisation romaine se voit menacé du jour où le laboureur-soldat, type Cincinnatus, est
53blé à prix réduit, ou gratuit. Mais le territoire romain ne pouvait alors fournir les quantités de céréales nécessaires d’aumô
54tout le développement ultérieur de l’impérialisme romain. Comme il arrive toujours lorsqu’on s’engage dans de tels mécanismes,
55valiers. Désormais, l’on peut dire que la société romaine est livrée aux mécanismes de la loi capitaliste. La concentration des
56urés par l’État font qu’il existe encore un monde romain : ce n’est qu’une organisation. De là sans doute l’indifférence avec
57uce indispensable. Le gigantesque fonctionnarisme romain, encrassé, forcé, trop pesant, vit son rendement fléchir progressivem
58l faut insister fortement sur ce point : l’Empire romain n’est pas tombé sous les coups des barbares63, comme on s’est plu à l
59lus viles de part et d’autre. Il a fait du peuple romain un peuple d’exploiteurs impérialistes et de rentiers. Enfin, il a néc
60on de l’unité européenne en ces morceaux d’Empire romain que sont les États-nations, incapables de trouver une forme de vie co
26 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
61ments qui ont honoré l’île, des premières galères romaines jusqu’au bateau à vapeur de Sadi Carnot — monument au point où il tou
62Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. » (Romains 8, 20-24). 24 mai 1934 On dirait que l’homme n’est pas fait pou
27 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
63êtes, et des toits de ce rose émouvant des tuiles romaines sous un ciel doux. Au nord, derrière notre maison, c’est le rocher, l
64uleur de rocher, de rivière et de vieilles tuiles romaines, A… qui de loin paraît en ruine, prouve sa vie par ses odeurs et la s
65Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. » (Romains 8, 22-24.) Parler de la Nature comme le firent tant de romantiques, e
28 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
66st pas ainsi que je conçois la charité. Quand les Romains adoraient leur empereur, les chrétiens ne craignaient pas de passer p
67 peuvent se tromper et reconnaissant que l’Église romaine est infaillible. L’Église grecque lui en sut très mauvais gré et lui
29 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
68te de l’ambition chrétienne définie par l’Apôtre (Romains 8), et qui tendrait à restaurer le Cosmos dans sa loi primitive, trou
30 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
69— le concile avait substitué un pontife unique et romain. On avait condamné Jean Huss, le premier qui eût osé proclamer la néc
70cette espèce de réaction intérieure au formalisme romain, qu’ont représenté les Amis de Dieu. Et l’on conçoit que ce mouvement
71tain accaparement de Nicolas de Flue par l’Église romaine, la signification qu’il eut, en fait, pour les premières générations
31 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
72in, et comme à travers lui, pour le Cosmos. (Voir Romains 8). Vous estimerez peut-être que j’abuse en transportant à ce niveau
32 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
73rer le public quand passe le film des funérailles romaines. Quelque chose vibre dans l’obscurité, des régions endormies de la co
74 à celui qui dut marquer la décadence de l’Empire romain. Mais de ce vide naît un appel. Et cet appel à une communauté nouvell
33 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
75 vue sans liens intimes : la suppression du droit romain, le mépris des frontières et des obligations, le culte des morts réta
34 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
76» suffisantes. Plusieurs théologiens de tradition romaine ou grecque m’ont amicalement reproché de contraster l’Éros et l’Agapè
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
77 d’Iseut. On sait assez que pour les Grecs et les Romains, l’amour est une maladie (Ménandre) dans la mesure où il transcende l
78figurant assez exactement l’extension de l’Empire romain, — moins les péninsules italienne et grecque. Or les Celtes n’étaient
79tôme lumineux qui apparaît aux regards du général romain perdu dans sa rêverie nocturne : « Sais-tu que je suis fée ? » dit-el
80isme originel de l’Europe a survécu à la conquête romaine et aux invasions germaniques. « Les Gallo-Romains sont restés pour la
81gme de l’Incarnation, et a fortiori sa traduction romaine dans le sacrement de la messe : ils le remplacent par une cène frater
82oppose l’hérésie partout présente et l’orthodoxie romaine battue en brèche. Du côté cathare, le mariage et la sexualité sont co
36 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
83étruisant matériellement cette religion, l’Église romaine la condamnait à se propager sous la forme la plus ambiguë et peut-êtr
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
84te de l’ambition chrétienne définie par l’Apôtre (Romains, 8), et qui tendrait à restaurer le Cosmos dans sa loi primitive, tro
38 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
85a mesure de l’individu raisonnable. Dans l’Empire romain, tout était réglé par le droit d’État. Chez les Juifs, c’était la Loi
86chie individualiste de la Grèce répond l’étatisme romain. Au collectivisme sacral du Moyen Âge répond la révolte individualist
39 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
87i les soutenait. Pendant la décadence de l’Empire romain, ces paroisses ont constitué les cellules de base d’une nouvelle soci
40 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
88es » du moralisme néo-protestant et du dogmatisme romain. D’où son horreur congénitale des tours de passe-passe religieux. En
41 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
89ance matérielle. C’est Rome alors, c’est l’empire romain qui nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La
90de l’étatisme sur l’individualisme social. L’État romain, rural et militaire, avec son appareil rigide, devait fatalement trio
91dence de Rome. Le type d’homme que suppose l’état romain, c’est donc l’individu embrigadé, le fonctionnaire ou le soldat, l’ho
92s de l’État. Il est important de rappeler ce sens romain du mot personne. Je le traduirais volontiers en langage moderne par l
93ibilité s’est amorcée dès la fin de la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d
94 l’esclave qui devient chrétien. Alors que l’État romain lui déniait toute activité libre et spontanée, l’Église lui rend sa d
95uer. Et ce n’est pas non plus la persona du droit romain, puisque l’homme qui reçoit une vocation possède une dignité indépend
96teurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même terme qui va servir aux premiers philosophe
97imitive a repris peu à peu l’héritage de l’Empire romain. Elle s’est peu à peu substituée aux cadres sclérosés du vieux régime
98représente une réaction inévitable à la déviation romaine de la communauté catholique5. Entre ces deux déviations, contre l’opp
99nte de la personne, c’est la vocation. La persona romaine, c’était le rôle joué par un individu dans le plan de l’État. La pers
100be jamais dans le piège d’opposer à l’absolutisme romain un absolutisme réformé. Au contraire. Qu’il s’agisse de la Transylvan
101omprise n’est plus qu’à peine une persona au sens romain, un rôle, un masque, une fonction extérieure, c’est-à-dire un individ
42 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
102a mesure de l’individu raisonnable. Dans l’Empire romain, tout était réglé par le droit d’État. Chez les Juifs, c’était la Loi
103chie individualiste de la Grèce répond l’étatisme romain. Au collectivisme sacral du Moyen âge répond la révolte individualist
43 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
104iment de la race allemande contre la civilisation romaine. Au lieu de rapporter à son germanisme originel certains défauts de L
44 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
105es » du moralisme néo-protestant et du dogmatisme romain. D’où son horreur congénitale des tours de passe-passe religieux. En
106 la visibilité de toute église (tant réformée que romaine), un attachement à sa vérité propre qui, lui, est moins évangélique q
45 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
107 vue sans liens intimes : la suppression du droit romain, le mépris des frontières et des obligations, le culte des morts réta
46 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
108 de bonne volonté », répétant sans scrupules avec M. Romains une grave erreur de traduction car l’Évangile, dans le texte original
47 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
109te théologie. C’est ainsi que l’Église catholique romaine fut à la tête du mouvement philosophique du Moyen Âge, que les réform
110ement culturel. Plus tard, lorsque les théologies romaines et réformées s’atrophièrent, elles n’osèrent plus, ni ne purent davan
111n raison du manque de stricte théologie. L’Église romaine a mieux retenu les forces de création intellectuelles parce qu’elle e
48 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
112 de bonne volonté », répétant sans scrupules avec M. Romains une grave erreur de traduction. Car l’Évangile dans le texte original
49 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
113e sur le fossé entre le christianisme et le monde romain ; ni les staliniens s’inquiétant du « divorce actuel entre le marxism
50 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
114 n’épiloguerai pas ici sur l’unité d’organisation romaine, considérée comme nécessaire au salut. Mais je rappellerai les critiq
115a simple fonction dans l’État qu’était le citoyen romain, puisqu’il possède une dignité indépendante de son rôle social. Comme
116rrespondant à l’Italie et à l’Espagne catholiques romaines, — alors qu’il n’en existe aucune qui se soit développée en pays calv
51 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
117itariens, théosophes, spiritualistes, catholiques romains, protestants épiscopaux, presbytériens, pentecôtistes, méthodistes, l
118genoux devant l’autel, vous vous croirez chez les romains, mais vous serez chez les anglicans si l’officiant est en surplis, ou
52 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
119nt autant de mal aux Églises que les persécutions romaines aux premiers temps leur avaient fait de bien. Partout, l’on vit au co
120ement mystique s’éteindre au sein du catholicisme romain, tandis que le théocentrisme transcendantal des Réformateurs faisait
53 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
121 de bonne volonté », répétant sans scrupules avec M. Romains une grave erreur de traduction. Car l’Évangile dans le texte original
54 1946, Lettres sur la bombe atomique. La pensée planétaire
122rovinciales, Londoniens, Madrilènes, Parisiens ou Romains, avec nos clans, nos écoles, nos partis et nos disputes centenaires o
55 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
123itariens, Théosophes, Spiritualistes, Catholiques romains, Protestants épiscopaux, Presbytériens, Pentecôtistes, Méthodistes, L
124genoux devant l’autel, vous vous croirez chez les Romains, mais vous serez chez les anglicans si l’officiant est en surplis, ou
56 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
125e, par la notion grecque d’individu, par le droit romain, par le culte de la vérité objective, et malgré le nationalisme. Hitl
57 1949, Le Semeur, articles (1933–1949). « Les protestants et l’esthétisme » (février-mars 1949)
126e protestant leur convient aussi peu que celle de romain, surtout au premier. Que nous reste-t-il ? 2° On ne peut déduire de c
127et la France. L’Espagne et l’Italie, profondément romaines, n’ont pas produit de nos jours de grands écrivains catholiques, et,
58 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
128on unité. Marathon, Salamine, la défense du limes romain, les champs Catalauniques, les croisades, Nicopolis, Lépante… Noms pr
129tation fondamental et brusque, traduite en termes romains d’institutions, de droit nouveau. De même, la passion en amour est u
130ienne, mais combinée avec des notions grecques et romaines de mesure individuelle et d’organisation collective. Ces trois idées-
59 1951, Preuves, articles (1951–1968). Culture et famine (novembre 1951)
131iens Hindous, les Sumériens, les Égyptiens et les Romains, si nos ancêtres européens eux-mêmes avaient déclaré en leur temps :
60 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
132iens Hindous, les Égyptiens, les Sumériens et les Romains, si les Occidentaux eux-mêmes avaient déclaré en leur temps : point d
61 1953, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). « Ce qu’ils pensent de Noël… » [Réponse] (24 décembre 1953)
133e Noël aux hommes de bonne volonté, répétant avec M. Romains une grave erreur de traduction. Car l’Évangile dans le texte original
62 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
134ntre les Guelfes et les Gibelins. Le Saint-Empire romain de nation germanique se voyait au surplus menacé par le mouvement lib
135elvètes en occupaient la plus grande partie : les Romains, puis les Alamans et les Burgondes, l’ont envahi les uns après les au
63 1953, La Confédération helvétique. La vie religieuse
136e mêleront avec la population celte et les colons romains que lorsqu’ils auront adopté la religion catholique, au vie siècle.
137propriétaires terriens, ou de leurs prédécesseurs romains. Nombre de traits typiques de la démocratie suisse actuelle (particul
138nt des idoles de Wotan dans les anciennes églises romaines. Mais grâce à ces moines pèlerins, le christianisme renaîtra de ses v
139oque, la Suisse alémanique détenait pour la Curie romaine une importance politique et militaire très spéciale, et elle en profi
140les Protestants 2 457 242 576 647 Catholiques romains 1 724 205 404 312 Catholiques chrétiens 29 999 7 12 Israélites 19
141lonté originelle de se distinguer du catholicisme romain, d’autre part une tournure d’esprit positive et volontiers simpliste,
64 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
142is anciens et les Égyptiens, les Sumériens et les Romains, les Aztèques et les Mayas, avaient créé des ordres stables. Leurs pr
65 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
143st typique de l’Européen, héritier des Grecs, des Romains, de l’Église catholique, et des clubs jacobins. Cette croyance, en fa
144. Toynbee. — En ce qui concerne le loyalisme, les Romains ont découvert qu’il ne devait pas nécessairement s’appliquer à un seu
145ns difficulté son loyalisme envers l’État mondial romain et envers Arpino, Paul son loyalisme envers Rome et Tarse. Un conflit
66 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
146ssence, substance et hypostase. De leur côté, les Romains avaient défini le terme de persona, désignant au début le masque de l
147est porteur dans l’État ; d’où cet adage du droit romain : persona est sui juris, servus non est persona (la personne étant dé
148e « l’ici-bas ». Il y a plus : dans sa lettre aux Romains, saint Paul révèle que « la création tout entière soupire et souffre
67 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
149 monuments des despotismes asiatique, égyptien et romain ». Mais dès 1846, Michelet annonce la réaction pessimiste : « Quelle
68 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
150ette dialectique du rêve. L’Europe, héritière des Romains, annexait ou colonisait. C’était trop clair. La Russie, qui descend d
69 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
151sur la tolérance chez les Grecs, les Hébreux, les Romains et les premiers chrétiens, des digressions sur la magie, la morale et
152is) sont les ouvrages des hommes, et que l’Église romaine est seule l’ouvrage de Dieu. (Lisez : que le PC est seul dans le sens
70 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
153. Or, au plan politique et social, c’est le monde romain qui existe seul. L’Église va donc s’organiser dans les structures de
154ncore14. Il ne pouvait mettre en question la paix romaine. L’Occident n’est pas né comme on nous dit que naissent les grandes c
155te folie pour les Juifs, ce désordre aux yeux des Romains, cet avatar de plus aux yeux des Orientaux, allait pourtant sauver l’
156tème entier du monde antique, oriental autant que romain. Et cette Foi qu’il annonce fonde la relation nouvelle des hommes ent
157 que l’individu grec, mieux engagé que le citoyen romain, mais libéré par la foi même qui l’engage, c’est l’archétype de l’Occ
158gieuses du Proche-Orient, et l’ordre impérial des Romains. Utilisant l’un de ces éléments, écartant l’autre, annexant au passag
159ynthèse de l’idée grecque d’individu et de l’idée romaine de citoyen, et maintient au travers de nos révolutions, anarchistes o
71 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — La spire et l’axe
160ssence, substance et hypostase. De leur côté, les Romains avaient défini le terme de persona, désignant au début le masque de l
161 le porteur dans l’État ; d’où cet adage du droit romain : persona est sui juris, servus non est persona (la personne étant dé
162ue de doctrines. Dialectique grecque et juridisme romain, catalysés par l’exigence chrétienne, ont produit le mot décisif. Mai
163t l’honneur de servir, qui était celui du citoyen romain. Il devient donc un paradoxe vivant : à la fois libre et responsable,
164acré collectif — maladie « grecque » et maladie « romaine » de la personne. La spire Si dans la Personne du Dieu-homme le
165ividualiste mérite mieux que les Rois la réaction romaine que sera le jacobinisme. Il s’imagine qu’il veut la fin des « privilè
166« retour » aux sources, et la Révolution se croit romaine, alors qu’elle inaugure le romantisme, qui à son tour se voudra médié
167s ses formes historiques, non-romaines autant que romaine, a souvent pactisé avec la loi du « monde ». Mais partout où l’Église
168sans vraie répugnance, les institutions de l’État romain30. » Or l’Église, on l’a vu, apportait, dans une société de castes, l
72 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
169e de leurs tribulations ou de leur foi. Quant aux Romains, nous tenons d’eux, sans nul doute, cette volonté d’étendre au monde
73 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’exploration de la matière
170e « l’ici-bas ». Il y a plus : dans sa lettre aux Romains, saint Paul révèle que « la création tout entière soupire et souffre
74 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
171monuments des despotismes asiatiques, égyptien et romain ». Mais dès 1846, Michelet annonce la réaction pessimiste : « Quelle
75 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Les ambivalences du progrès
172es Chinois et les Égyptiens, les Sumériens et les Romains, les Aztèques et les Mayas, avaient créé des ordres stables. Leurs pr
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Le drame occidental
173 preuve décisive de leur succès. Les Grecs et les Romains ne disposaient pas d’une marge de supériorité incontestable sur les H
174, point de précédent dans la religion de l’empire romain, qui pour autant que je sache, n’a jamais suscité une seule vocation
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
175iens Hindous, les Sumériens, les Égyptiens et les Romains avaient déclaré en leur temps : « Point de culture tant que des homme
176ion de l’ambition impériale (byzantine autant que romaine), synonyme d’uniformité autoritairement établie. D’où l’hostilité pas
78 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
177ture populaire et de souvenirs antiques (grecs et romains), mais qui était en voie de dépeuplement, voir si l’on peut donner à
79 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
178bères, des Ligures, des Celtes, des Germains, des Romains et des Burgondes : société des nations souterraine. Paris, Zurich, Mi
80 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
179us les apports qui ne sont ni grecs, ni juifs, ni romains, c’est-à-dire les apports germaniques, celtes, arabes, iraniens, et o
180ue d’un Socrate et la raison d’État des empereurs romains ; ou enfin, entre les religions syncrétistes du Proche-Orient, et, me
81 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Heinz Gollwitzer, Europabild und Europagedanke (septembre 1959)
181’est-à-dire du mythe de l’Empire, du Saint-Empire romain de nation germanique, que toute la tradition nationaliste française (
82 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
182 désir, attend la révélation des fils de Dieu ». (Romains 8). Et saint Justin, l’Œcuménique du iiᵉ siècle, ose parler d’un salu
83 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Soulèvement des puissances animiques
183récise au xiie siècle. Depuis la fin de l’empire romain, on n’avait plus écrit de poèmes d’amour ni de traités de mystique or
84 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
184t désir, attend la révélation des fils de Dieu » (Romains, 8). Et saint Justin, l’Œcuménique du iie siècle, ose parler d’un sa
85 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — Misère et grandeur de saint Paul
185 de lire les Évangiles et qui aborde l’Épître aux Romains se sent tomber de la prière dans l’éloquence polémique, de l’exposé s
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
186largeur, expansion. Ainsi l’expansion de l’Empire romain en Europe et dans tout l’orbis terrarum connu à l’époque, a pré-formé
187e toutes les conditions de la vie matérielle. Les Romains, de leur côté, après avoir incorporé à leur empire maintes nations re
188tes successives des Grecs, des Macédoniens et des Romains n’ont fait elles-mêmes que la servir et la propager. Il s’ensuit auss
189ance religieuse et dans les mythes. Pendant l’ère romaine, l’idée d’une Europe politique est tout naturellement refoulée par ce
190le-t-il : car il reste attaché à l’idée à la fois romaine et chrétienne, impérialiste et universaliste, d’un impossible imperiu
191 pré-nationales, et sera le champ de l’ambition « romaine » des Empereurs « de nation germanique » ; tandis que l’unité spiritu
192 que l’utopie tenace d’une rénovation de l’empire romain a provisoirement reculé. Derniers rayons furtifs, mais les plus émouv
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Premiers plans d’union
193onc vertueux. De plus il est le délégué du peuple romain, prédestiné par Dieu à régner sur le monde. Il commande souverainemen
194on de l’union fédérale des nations sous l’égide « romaine » (lisons européenne), c’est que tout en glorifiant l’unité chrétienn
195’honneur de la divine majesté de la sainte Église romaine et de la foi catholique, de défendre et protéger la religion chrétien
196e. Les Grecs se séparèrent de l’unité de l’Église romaine lorsque tu envahis Constantinople. Ils n’ont jamais accepté les accor
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
197ont eu des hommes remarquables. L’Italie a eu les Romains, les Samnites, les Étrusques, les Gaulois cisalpins. La Gaule et la G
198pagne offrait le même spectacle. Et si hormis les Romains, il en est peu hélas qui furent glorifiés, il faut en accuser la mali
199s où les Samnites et les Toscans combattirent les Romains avant d’être vaincus, ils n’aient pas donné le jour à de nombreux hom
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
200ne et destruction de toute créance contraire à la Romaine. Ils ne sont retardés d’y travailler tout ouvertement que parce qu’il
201des Églises chrétiennes (comme il y en a chez les Romains, les Grecs, les Éthiopiens, les réformés, etc.) feront bien de fusion
202r qui n’a jamais été apprécié depuis que l’empire romain a été divisé en tant de souverainetés. Mais nous pouvons aisément con
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Perspectives élargies
203onvaincu, mais admirateur sincère du catholicisme romain et de l’orthodoxie russe, il s’épuise à les concilier, d’où sa corres
204e monde chrétien, la majesté sacrée de l’Empereur romain repose sur cette base, il s’ensuit qu’elle ne doit pas être contestée
205ée dans ce pays, aussi bien que les superstitions romaines.112 Je juge que cette mission est la plus grande affaire de notre te
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — L’Europe des lumières
206r un long espace de terre, comme les Grecs et les Romains à être séparés par une longue suite de siècles ; tout éloignement est
207et le despotisme ; les Goths, conquérant l’empire romain, fondèrent partout la monarchie et la liberté. Je ne sais si le fameu
208Anglais vous valez mieux que les Athéniens et les Romains ; que vos combats de coqs ou de gladiateurs, dans une enceinte de pla
209arts par lesquels tu avais autrefois triomphé des Romains et soumis tes vainqueurs mêmes. Tout a cédé au fanatisme de cette rel
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
210 les causes de la grandeur et de la décadence des Romains » formait une sorte d’organisme soumis à des lois immanentes de dével
211iété en Europe, depuis la destruction de l’Empire romain jusqu’au commencement du xvie siècle », éclairent et définissent l’h
212s qui motivent aujourd’hui notre sécurité. I. Les Romains ignoraient l’étendue de leur danger et le nombre de leurs ennemis. Au
213r les autres fondit avec impétuosité sur l’empire romain ; à peine les premiers étaient-ils détruits, que d’autres occupaient
214ce, et se trouvèrent honorés du titre de citoyens romains. Forcées de céder aux barbares, les provinces de l’Occident se virent
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
215u gothiques, améliorées et refondues par le droit romain, qui en avait fait un système et une discipline. De là naquirent les
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (I)
216re part, les vestiges laissés par la civilisation romaine dans les régions méridionales et ceux dus à l’influence des Arabes cu
217uis leur expansion dans les provinces de l’empire romain d’Occident, par une même religion commune et la même soumission au ch
218Plus tard seulement, avec l’introduction du droit romain et l’application des concepts romains concernant les Imperators aux r
219ion du droit romain et l’application des concepts romains concernant les Imperators aux rois modernes et à l’empereur moderne q
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (II)
220germaniques n’avaient pas réussi à briser le joug romain, si au contraire tout le nord de l’Europe non occupé avait pu aussi ê
221é d’Asie en Grèce pour se transmettre ensuite aux Romains, l’état de l’Europe était à peu près le même partout. Les rudiments d
222un seul homme était libre, — que le monde grec et romain a su que quelques-uns étaient libres, — mais que nous savons que tous
223araît commencer avec l’expansion de la république Romaine qui, dans sa soif de conquêtes et d’asservissement —  manifestations
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un idéal de compensation : les États-Unis d’Europe
224platonisme, de la philosophie grecque et du droit romain. Si je ne croyais pas à l’Église, s’écrie quelque part saint Augustin
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’historisme au pessimisme
225réé la première unité. Sous la conduite des Papes romains et des Empereurs germains, la « liaison de l’Europe entière » n’a ces
226s nations ou régions : Depuis la fin de l’empire romain, ou, mieux, depuis la dislocation de l’empire de Charlemagne, l’Europ
227dans l’avenir. L’établissement d’un nouvel empire romain ou d’un nouvel empire de Charlemagne est devenu une impossibilité. La
228ne, l’Italie, avant leur absorption dans l’empire romain, étaient des ensembles de peuplades, souvent liguées entre elles, mai
229les-là qui créèrent les civilisations hellénique, romaine, celte et germanique ; civilisations qui dépassent de beaucoup celles
230s de Bonne Volonté. En pleine guerre des nations, Romains avait lancé un pamphlet : Pour que l’Europe soit, dont l’écho fut vit
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — « Tout s’est senti périr »
231que de prendre sur la terre le grand rôle que les Romains surent prendre et tenir pendant des siècles dans le monde.266 Mais
232situation des Grecs après les premières victoires romaines, peut-être subirons-nous aussi quelque jour l’occupation. Encore une
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — Crépuscule ou nouvelle aurore ?
233 éléments d’internationalisme qu’étaient l’Empire romain et l’Église, en ce qu’ils incarnèrent la négation de l’« Imperium » e
234— des clercs nourris dans la religion de l’Empire romain — pleurent ce partage, mais la majorité s’en réjouit. Elle se réjouit
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
235a première est celle de Rome. Partout où l’Empire romain a dominé, et partout où sa puissance s’est fait sentir ; et même part
236ration et d’envie ; partout où le poids du glaive romain s’est fait sentir, partout où la majesté des institutions et des lois
237Rome conférait à ses ennemis de la veille la cité romaine. Il s’étend peu à peu dans le lit de la puissance latine, il épouse l
238ge. Un même homme né à Bordeaux peut être citoyen romain et même magistrat, il peut être évêque de la religion nouvelle. Le mê
239uge dans l’éternité. Mais, tandis que la conquête romaine n’avait saisi que l’homme politique et n’avait régi les esprits que d
240, qu’on avait coutume de rapporter à des origines romaines ou grecques, relèvent plutôt de la source hébraïque. Ainsi, les Jacob
241araît décidément en crue, aux dépens de la source romaine. La renaissance de notre intérêt pour les choses grecques se traduit
242t pas grec ou évangélique, et notamment la source romaine et la source hébraïque : L’Évangile est la dernière et merveilleuse
243egré de lucidité, de pureté et de simplicité… Les Romains et les Hébreux se sont crus les uns et les autres soustraits à la com
244dans la mesure exacte où ils lui obéissaient. Les Romains méprisaient les étrangers, les ennemis, les vaincus, leurs sujets, le
245. C’est « la Grosse Bête » dit Simone Weil. « Les Romains sont des gangsters, et bien pire : ils ont souillé même la vraie reli
246llé même la vraie religion en l’adoptant » : Les Romains, poignée d’aventuriers réunis par le besoin…, les Romains ne pouvaien
247 poignée d’aventuriers réunis par le besoin…, les Romains ne pouvaient rien tolérer qui fût riche en contenu spirituel. L’amour
248. Mais en dehors de la mystique pure, l’idolâtrie romaine a tout souillé… Si un chrétien adore Dieu avec un cœur disposé comme
249é, attachés sans vergogne au succès pratique (les Romains), se dressent comme une barrière entre la culture hellénique et le né
250pas une seule légende divine d’origine proprement romaine — est un trait qu’on ne rencontre nulle part à Athènes. Âme grecque e
251nulle part à Athènes. Âme grecque et intelligence romaine — voilà ce que c’est. Telle est aussi la différence entre culture et
252ion286. Spengler ajoute, un peu plus loin : Les Romains ont, les premiers, par leur énergie pratique, donné à l’esclavage ce
253la dignité du salarié libre. … C’est le césarisme romain, amorcé par C. Flaminius, incarné pour la première fois dans Marius,
254ent doués. Autrement, ni César ni la civilisation romaine en général ne seraient intelligibles. Chaque Grec a un trait de Don Q
255il se trompait ? Il faut se rappeler que l’empire romain se transforma en Saint-Empire romain. Ce que Virgile proposait à ses
256que l’empire romain se transforma en Saint-Empire romain. Ce que Virgile proposait à ses contemporains, c’était le plus haut i
257ope, nous sommes encore tous citoyens de l’empire romain, et le temps n’a pas encore donné tort à Virgile lorsqu’il écrivait n
258imperium sine fine dedi. Mais, bien sûr, l’empire romain que Virgile imaginait et pour lequel Enée avait assumé sa destinée n’
259inée n’était pas tout à fait le même que l’empire romain des légionnaires, des proconsuls et des gouverneurs, des hommes d’aff
260nous voyions plus clairement ce qui, dans l’idéal romain selon Virgile, est dû à l’esprit philosophique de Virgile lui-même. C
261e l’Empereur ; mais, selon la tradition du peuple romain, cet or s’accroît et lorsqu’il recouvrira toute la statue de l’Empere
262re. Serait-ce, pour les unes, parce qu’il était « romain », pour les autres, parce qu’il était « de nation germanique » ? C’es
263germain capable d’assumer la succession du peuple romain et de restaurer l’imperium.289 Ce peuple sera celui des Francs, d’o
264s opposait à la centralisation bureaucratique des Romains. Leur organisation était fédérative au sens plein du terme, puisqu’el
265ant l’âge sombre qui sépare le déclin de l’empire romain et l’aurore de « l’unité médiévale » (ve au xie siècle). Il ne croi
266, le monachisme est entré en décadence ; la curie romaine est devenue bureaucratique ; des Églises « nationales » se sont const
267raison à la « sagesse des peuples », et du peuple romain au surplus : « Lorsque le monde émet des jugements, on peut être sûr
268n arrière sur ce qu’accomplirent les Grecs et les Romains dans le monde, il n’y a pas si longtemps. Nous verrons qu’eux aussi,
269 l’Inde, jusqu’au Bengale, et au même siècle, les Romains établirent, au profit du monde gréco-romain, une tête de pont sur l’O
270tait annexée au monde gréco-romain par les armées romaines, tandis que l’art grec, au service d’une religion hindoue — le bouddh
271ologiques de défense qu’au temps des Grecs et des Romains… Naturellement, je ne veux pas insinuer par là que nous pouvons lire
272erminent tout autrement que pour les Grecs et les Romains. La rencontre contemporaine entre le monde et l’Occident aboutira peu