1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
1 Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)c M. René Guisan, professeur de théologie à Laus
2 de vue catholique et protestant : la notion de « Saint » et son évolution au cours des siècles. Primitivement, le Saint est
3évolution au cours des siècles. Primitivement, le Saint est un homme que Dieu a mis à part par grâce pour qu’il serve. Mais t
4l serve. Mais très vite on étend l’appellation de saint à ceux qui par leur élévation morale ou leurs souffrances semblent s’
5 vénération des pèlerins pour les tombes de leurs saints une forme d’adoration de dieux protecteurs. Cette croyance se répand,
6 même sens. On spécialise les « compétences » des saints, ou de leurs reliques qui se multiplient prodigieusement. Alors éclat
7clate la protestation de la Réforme. Honorons les saints pour l’exemple de leur vie : mais Christ est le seul médiateur à qui
8ses antérieur. Donc l’Église continue à faire des saints, tandis que ce terme n’a plus qu’un sens relatif pour nous protestant
9voir méconnu l’élément de grandeur morale que les saints maintiennent dans l’Église. M. Guisan va très loin dans ses concessio
10qui s’est sacrifiée aux siens, n’était-ce pas une sainte, comme ce missionnaire et cette diaconesse ? S’il n’y a pas de saints
11sionnaire et cette diaconesse ? S’il n’y a pas de saints protestants, il existe des saints dans le protestantisme. Mais il n’e
12il n’y a pas de saints protestants, il existe des saints dans le protestantisme. Mais il n’est pas de fin aux œuvres de Dieu.
13 de la vertu. Dans ce sens, il ne peut exister de saint véritable. Il n’y a pas de saints, mais il faut être parfait. Tel est
14 peut exister de saint véritable. Il n’y a pas de saints, mais il faut être parfait. Tel est l’enseignement de Jésus, telle es
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
15ulien. Vous n’ignorez point que l’on considère ce saint comme le patron des voyageurs… » Saint-Julien parut satisfait de cett
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
16iquement catholiques, concernant la Vierge et les saints. En deux mots, il y a des « sujets catholiques », il n’y a pas de « s
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
17non-résistance au mal. Bientôt il prend figure de saint parmi le peuple qui le respecte, l’exploite et subit l’empire de sa d
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
18révélés parce qu’on les cachait en Dieu et qu’une sainte pudeur en dérobait l’accès. L’existence apparente était plus calme pa
6 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
19t-ils, et le peuple s’agenouille comme devant une sainte. « Et pendant que l’aîné des frères racontait tout ce qui était arriv
7 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
20de des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’éducation et d’entr’aide sociale a pour mission de s
21idée chrétienne5, les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie d’entraide sociale enfin ! Contribution à la « sauvegar
8 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
22es, la crainte païenne de se présenter à la table sainte dans un état « moral » insuffisant ; mais sait-il bien que seul l’ave
9 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
23re boréale. Cette femme n’est pas un ange, ni une sainte. Elle pèche, elle désespère, elle touche le fond de la détresse humai
24es qui citent les Écritures ; peut-être aussi des saints qui se croient plus mauvais que tous ; surtout et jusque dans les cho
10 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
25ère boréale. Cette femme n’est pas un ange ni une sainte. Elle a péché gravement, elle a touché le fond de la détresse humaine
26es qui citent les Écritures ; peut-être aussi des saints, mais qu’on ignore et qui s’ignorent. Partout et jusque dans les chos
11 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
27de des hautes valeurs spirituelles et des vérités saintes que l’Académie d’Éducation et d’Entraide sociale a pour mission de se
28dée chrétienne28, les hautes valeurs, les vérités saintes, — l’Académie d’Entraide sociale enfin ! Contribution à la « sauvegar
12 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
29ritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, n
30la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres t
13 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
31ivre ? Vivons-nous autre chose que des “vendredis saints spéculatifs”21 ? Il n’y a pas tant de différence entre un homme qui n
14 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
32réalité, puis offerte telle quelle « en sacrifice saint et agréable » à Dieu. Point n’est nécessaire qu’il vous pousse des a
15 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
33e. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable. Nos fins sont d’autres fins, et la mesure
16 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
34xacte de sa substance que dans la personne de ses saints », écrit le père Congar en une fort belle définition24. Or, si je cit
35 je cite une formule d’Augustin, qui est un grand saint, on me répond que cette formule lui est tout à fait personnelle, et l
36gnages qui nous restent de la « personne » de ces saints… On pourrait remarquer que tout cela, même simplifié dans mon exempl
37riture comme critère des inspirations de l’Esprit saint. Mais la tradition, ce sont les Conciles. Inspirés par l’Esprit saint
38tion, ce sont les Conciles. Inspirés par l’Esprit saint, ils ne sauraient être, en bonne logique, ses juges. Il faut donc adm
39 seul critère des Conciles ; ou bien que l’Esprit saint est le seul critère de l’Esprit saint. Le premier terme de l’alternat
40ue l’Esprit saint est le seul critère de l’Esprit saint. Le premier terme de l’alternative revient à consacrer en droit l’arb
41ment : L’Écriture dit, à propos de la coupe de la Sainte Cène : « Buvez-en tous ! » L’intention « secrète » du Christ, intenti
17 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
42e. Nous ne sommes pas de ces religions. Leur lieu saint nous demeure impénétrable56. Nos fins sont d’autres fins, et la mesur
18 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
43 Les autres années, il pleut toujours le Vendredi saint, et il fait beau le jour de Pâques. » Je leur réponds : « Que voulez-
19 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
44émoignage fidèle, certifié au-dedans par l’Esprit saint, et par l’Écriture au-dehors, et constituant la véritable action de l
20 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
45on Juan, des dictateurs, des milliardaires ou des saints. Croyez-moi, ce que nous vous donnons, c’est justement ce qui nous ma
21 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
46 chefs, quelques fanatiques d’une cause, quelques saints. Mais peut-être aussi un grand nombre d’obscurs croyants. Ceux par qu
47on Juan, des dictateurs, des milliardaires ou des saints. Croyez-moi, ce que nous vous donnons, c’est justement ce qui nous ma
22 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
48es hommes en communautés pacifiques ? Vendredi Saint (avril 1935) Pour vivre de peu. — (Avoir peu.) Atteindre cet état
49   Apprentissage de la pauvreté : devant la table sainte, où tout ce qui te faisait riche t’empêche de recevoir les signes cer
23 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
50n amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme
51en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme
52tretenir avec son Dieu, — qui est l’Éternel et le Saint— que des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout
53 un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un
24 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
54 elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerre sainte. Trois fois déjà, depuis vingt ans, on nous a sommés de choisir entre
55me ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entreprises qui, du point de vue de l’Évangile, resteront toujo
56 relativement. Donc il ne peut y avoir de guerres saintes. Et notre dernier mot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre
57ot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre sainte » ni davantage « la paix à tout prix ». Il doit être et rester : vigi
25 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
58n parfum de sapin frais. « O Heil’ge Nacht ! », ô sainte nuit d’intimité, où de nouveau j’entends battre le cœur de mon ancien
59promesses de grâce, credo. Mais au lieu d’une Loi sainte et dont les exigences amènent au repentir et à l’humilité, on nous pa
26 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
60sancta simplicitas ! Oui, réellement, il faut une sainte simplicité pour croire encore qu’on puisse détacher telle ou telle me
27 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
61t dans les petits cantons, a déjà mis au rang des saints (bien que la canonisation se fasse attendre). Mais là, c’est l’autre
62a dévotion au Saint-Sacrement, à la Vierge et aux saints, l’ascétisme, les visions, les pratiques de piété. Beaucoup de docume
63, et je les ai défendues avec grand sérieux comme saintes et nécessaires au salut. Avec tout le soin dont j’étais capable, je m
28 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
64 nouvelles pour exprimer l’inexprimable », dit la sainte ; et le poète : « Mais où trouver des mots pour dépeindre, même faibl
29 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
65ge du Ranft, Nicolas ne s’est pas abandonné aux « saintes délices » de la contemplation. Il ne s’est libéré de certaines servit
66seule garde le souci de la vieille foi, celle des saints apôtres et de nos ancêtres ! Car c’est par la seule force de Dieu que
30 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
67ies de l’Inquisition. Mais on s’étonne de voir ce saint docteur qualifier de « chrétienne » une prédication qui nie plusieurs
68rme-t-il pas que les Cathares croyaient bien à la Sainte Vierge, sauf qu’elle représentait pour eux non pas une femme de chair
69 la seule présence d’une image visible des choses saintes suffisait à en démontrer la vérité » (p. 199). C’est dire que le « se
70rmi les symboles préférés d’un Ruysbroek et d’une sainte Thérèse… d) Dans un poème du « sultan des amoureux », Omar Ibn al-Fa
71çal et de Tristan. C’est l’oraison jaculatoire de sainte Thérèse : Je meurs de ne pas mourir ! Al-Hallaj disait : En me tuant
72rdinatio profonde du siècle, dont les plus grands saints et les plus grands docteurs subissent et souffrent la passion au moin
73t, et de la Table ronde une sorte d’autel pour la Sainte Cène. Cependant, même dans le grand roman de Lancelot (qui date de 12
31 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
74e vie rénovée. « Je meurs de ne pas mourir », dit sainte Thérèse, mais c’est de ne pas mourir assez pour vivre toute la vie no
75u », les laudes de ses imitateurs, les lettres de sainte Catherine de Sienne, le Livre de la bienheureuse Angèle de Foligno, e
76ourons les textes des grands mystiques espagnols, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix au xvie siècle, nous y retrouvons,
77e ; 2° des génies comme saint Jean de la Croix et sainte Thérèse étaient mieux avertis que quiconque des dangers de la « luxur
78l’expérience qu’ils ont vécue. J. Baruzi écrit de sainte Thérèse : « On a démêlé les sources de nombre de ses images… Mais tro
79purement, sa nature ? »115 Tous les mystiques, et sainte Thérèse la première, se plaignent de n’avoir pas de mots nouveaux (nu
80 qui a le plus égaré nos savants, le fait est que sainte Thérèse utilise constamment, et même raffine la rhétorique courtoise.
81, et orthodoxe par-dessus le marché (Ruysbroek ou sainte Thérèse par exemple) l’origine de termes précis dont Jean de la Croix
82la Croix fait usage. Nous pouvons cependant, pour sainte Thérèse, retrouver quelques sources certaines. « On a souvent signalé
83 des mystiques pour la littérature chevaleresque. Sainte Thérèse raffolait dans sa jeunesse des romans de chevalerie (voir sa
84ernardino de Laredo et Malou de Chaide [maître de sainte Thérèse], aussi bien que dans les Exclamations et le Château intérieu
85e la foi. La devise d’Amadis de Gaule et celle de sainte Thérèse pourraient être également « aimer pour agir ». [Ici, je ferai
86nçois d’Assise. En se limitant à l’évolution de sainte Thérèse, on constate que les romans de chevalerie ont eu sur elle une
87tre l’Église, et que l’Église lui reprend par ses saints ! Résumons les étapes de l’aventure : l’hérésie des « parfaits » desc
88n du névrosé. « Il vous semblera peut-être, écrit sainte Thérèse, que certaines choses qui se rencontrent dans le Cantique des
89 : « Amour désigne pour moi l’attrait sexuel — or sainte Thérèse parle sans cesse d’amour — donc cette mystique est une érotom
90 érotomane qui s’ignore. » Mais nous avons vu que sainte Thérèse n’ignore rien, et qu’au contraire les amants « passionnés » s
91 par leurs répercussions dans la vie quotidienne. Sainte Thérèse ne tenait pour bonnes que les visions qui la poussaient à mie
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
92 l’avoir — à son Seigneur la demande, et tous les Saints implorent cette faveur. Seule, Pitié prend notre parti, car Dieu dit,
93ice comme femme ? Est-ce sa présence que tous les saints implorent et qui serait « l’espérance des bienheureux » ? Ou s’agit-i
94s bienheureux » ? Ou s’agit-il plutôt de l’Esprit saint soutenant son Église par la charité du Christ — (la Pitié) — jusqu’à
95ux » à cause de leur vie dissolue, et malgré leur saint patronage. 6.Suite de la chevalerie, jusqu’à Cervantès L’influe
96ù elle récapitule leurs épreuves, Julie appelle « sainte ardeur » l’amour chaste qui les ravissait — bien qu’il fût dès ce mom
97orique passionnelle au mysticisme des plus grands saints. Lorsque les mythes perdent leur caractère ésotérique et leur fonctio
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
98r divin. Francisco de Ossuna (l’un des maîtres de sainte Thérèse les plus imbus de rhétorique courtoise) écrit dans son Ley de
99l’autre de ces penchants prédomine, nous avons le saint ou le pécheur ; mais en général, ils se tiennent en équilibre instabl
34 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
100n amour pour l’homme en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme
101en exigeant que l’homme soit saint comme Dieu est saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme
102ntretenir avec son Dieu — qui est l’Éternel et le Saint — que des relations d’amour mortellement malheureux. « Dieu crée tout
103 un parti de sobriété. Les mariés ne sont pas des saints, et le péché n’est pas comme une erreur à laquelle on renoncerait un
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
104 une sensualité déchaînée, que pensera-t-on d’une sainte Thérèse, d’un Ruysbroek ! b) « On n’a jamais entendu saint Bernard so
105— Mais plus tard, d’autres mystiques catholiques, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix, reprendront bel et bien les expres
106urement sensuel, la déduction vaudrait aussi pour sainte Thérèse ; ce dont M. Gilson ne saurait se réjouir. c) Les troubadour
107 surréalistes, qui apparemment m’ont choisi comme saint patron, pour des fous intégraux (disons à 95 %, comme l’alcool absolu
108 a de plus sérieuses raisons de nier l’hérésie du saint.) Cependant, il décrit fort bien l’ambiance cathare de l’Italie au te
36 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
109r que les premiers chrétiens étaient toujours des saints, et que les familles qu’ils formaient ne connaissaient jamais de quer
110nde, puisque l’Église est rassemblée par l’Esprit saint, et puisqu’elle est le Corps même du Seigneur. Ceci dit, et notre fai
111 lecture, chant spontané : « Mon Dieu, ta loi est sainte… mais si tu comptes nos iniquités, qui pourra subsister devant toi ! 
37 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
112ritable unité en Christ, et dans la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, n
113la communion des saints. Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres t
38 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
114eau de l’humilité…, couronne-le des dons les plus saints du chef, et permets que dans ces sombres jours, il puisse conduire un
39 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
115rs et des gendarmes. Cela ne fait pas de nous des saints. Cela n’implique même pas que nous soyons meilleurs que les autres. M
116as non plus la démocratie, qui pourtant n’est pas sainte ; mais il agit partout, il est dans tout… Vos descriptions, me dira-t
40 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
117nes… Ainsi l’extrême du don, si l’on n’est pas un saint, rejoint le viol spirituel. Et si l’on veut tout posséder d’un être,
118éjouer les ruses sataniques ? Il faudrait être un saint pour traverser une grande passion sans réjouir le Diable ou susciter
119t faillir, il eût fallu l’héroïque vigilance d’un saint. Ah ! mais jamais un saint ne se fût laissé tomber dans une situation
120éroïque vigilance d’un saint. Ah ! mais jamais un saint ne se fût laissé tomber dans une situation pareille ! Descendons main
41 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
121ponsable. Le seul obstacle irréductible, c’est le Saint. Seul un Saint serait à la hauteur de cette espèce d’héroïsme dans le
122ul obstacle irréductible, c’est le Saint. Seul un Saint serait à la hauteur de cette espèce d’héroïsme dans le mal que déploi
123s nous condamne aussi, car nous ne sommes pas des saints. Et qui donc oserait même, sérieusement, souhaiter d’en devenir un ?
42 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
124rs et des gendarmes. Cela ne fait pas de nous des saints. Cela n’implique même pas que nous soyons « meilleurs que les autres 
43 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
125 son fagot — pieusement. Mais la simplicité n’est sainte qu’en lui, à cet instant. Celle de la vieille est innocence, religion
44 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
126 nouvelles » pour exprimer l’inexprimable, dit la sainte ; et le poète : « Mais où trouver des mots pour dépeindre, même faibl
45 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
127ine, dès lors que nous prononçons : « Je crois la Sainte Église Universelle. » Et nous nous bornerons ici à en souligner quelq
128e communauté humaine fondée dans la communion des saints. Cette communauté ne se révélera pas dans des congrès, mais se manife
46 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
129voué, horreur et charme, à travers la vision d’un saint qui vivrait sa vie consacrée dans les rues, les cafés, les métros. Je
130; ou de ce temple de Passy, un samedi soir, où la Sainte Cène est partagée dans un silence de catacombes. Centres du monde ! I
47 1946, Journal des deux Mondes. Solitudes et amitiés
131ous débarquerons en France. » Juillet 1942 St. J. Perse 12. — Lorsqu’il est arrivé en Amérique, il n’a paru de lui
48 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
132eau de l’humilité…, couronne-le des dons les plus saints du chef, et permets que dans ces sombres jours, il puisse conduire un
49 1948, Réforme, articles (1946–1980). L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)
133t les facteurs principaux de notre décadence. Une sainte alliance de nos microbes ne me paraît pas le moyen de sauver notre sa
134me paraît pas le moyen de sauver notre santé. Une sainte alliance des souverainetés dont nous mourons ne nous rendrait pas dav
50 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
135haut point de conscience et de signification : le saint, le mystique, le martyr. Tandis que le héros américain ou russe sera
51 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
136t les facteurs principaux de notre décadence. Une sainte alliance de nos microbes ne me paraît pas le moyen de sauver notre sa
137me paraît pas le moyen de sauver notre santé. Une sainte alliance des souverainetés dont nous mourons, ne nous rendrait pas da
138nes raisons historiques d’inclure les Russes — la Sainte Russie ou les Soviets — dans une fédération européenne, la question,
52 1948, Suite neuchâteloise. II
139ordre naturel comme un reflet de la communion des saints : notre histoire, le passé qui passe en chacun de nous ; qui par nous
53 1948, Suite neuchâteloise. IV
140obles, au lieu d’un demi-dieu, d’un héros ou d’un saint, un singe au naturel, en guise d’armes parlantes du beau mythe de l’É
54 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
141do. J’en donne la preuve : avoir la foi sans être saint lui paraissait la tricherie même, tandis qu’il eût admis la sainteté
142a souhaitée expressément. Mais comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni c
143is comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni chrétien ni hindou, sans myst
55 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
144s murs de parc des grandes demeures luxueuses, un saint nous a croisés. Comme je l’apercevais de loin : — Qui est-ce ? ai-je
145e de cheval surgissant du sommet de l’occiput. Le saint homme déployait son importance, les trois suiveurs semblaient vouloir
146 Le prêtre, le swami, le holy man : plus ils sont saints, plus ils sont nus, et non pas chamarrés de robes et surplis à l’inst
147ts. Et ces hommes en prière contre un mur. Et ces saints demi-nus, traversant à grands pas les rues encombrées de piétons, de
56 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
148es qu’on lui vante, les héros, les champions, les saints — et les nécessités de la concurrence. Nous le voyons chercher sa voi
149es grands hommes, héros, savants, législateurs et saints. Nous pensons que tout cela rendra la vie meilleure. Nous nous trompo
57 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
150ais vous formerez un bataillon sacré, celui de la sainte, de l’inachevable croisade.
58 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
151uerres de Bourgogne, et toutes les prédictions du saint se réalisent : victoire, pillage, flots d’or et disputes sanglantes a
59 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
152ire brutal a provoqué la Révolution d’octobre. Un saint a libéré l’Inde. Un fou a subverti l’Allemagne. Un amateur distingué
60 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
153as même un seul » et que pourtant il devrait être saint. Il sait que le péché consiste à être séparé de la Vérité vivante, et
61 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
154même ne vaut rien dans ce cas ; mais alors à quel saint se vouer ?   Les difficultés singulières dont on vient de relever que
62 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
155fidèles l’accès de Médine et de La Mecque, villes saintes, l’Abbasside El Mansour le fait boucher en 762. Le fameux « verrou de
63 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
156lin ? Et Poznań ? Et le peuple, après tout, de la Sainte Russie colonisée par un parti impérialiste ?) Je réprouve le massacre
64 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
157 par un petit groupe de savants, d’esthètes et de saints. A. — Le Vrai, le Beau, le Bien, en somme, un vieux système… Il a bie
65 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur un certain cynisme (septembre 1957)
158mu. Et Jean Genet, dont Sartre essaya de faire un saint, n’est-ce pas français, n’est-ce pas cynique, et n’est-ce pas déprima
66 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où les voies se séparent
159 puis tel guru jusqu’à nos jours, c’est-à-dire le saint homme qui se « détache » du clan, de la coutume, de la magie, du dogm
160enance : il forme le bord, la lisière du monde du saint, comme les idoles le bord ou la lisière des Réalités divines. » Tout
161amorphose. Animal, homme, démon, symbole, dieu ou saint, tout communique en la magie, tout se transmue sans nul obstacle, san
67 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Les ambivalences du progrès
162as même un seul » et que pourtant il devrait être saint. Il sait que le péché consiste à être séparé de la Vérité vivante, et
163e loin dans le temps ou l’espace) qu’il nomme des saints. Mais prenons garde que s’il les nomme ainsi, c’est moins pour la val
164avoir réalisée, vécue, incarnée parfaitement. Les saints rassurent donc davantage quant à la faculté de devenir une personne q
68 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
165entre deux Créations totalement insensées. Si les saints de l’Occident ont raison, ils seront seuls à être là pour le savoir.
69 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
166coup des héros, beaucoup des poètes, beaucoup des saints — mais pas un ne fut un génie par la jeune fille qu’il posséda, car p
167 elle il ne devint que père ; et pas un ne fut un saint par la jeune fille qu’il posséda, car il n’en posséda aucune, et ne v
168e la première partie de Zarathoustra, à « l’heure sainte » — tiendra-t-il à préciser plus tard — où Richard Wagner meurt à Ven
70 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
169ions antiques et primitives : celui qui est assez saint ou assez fort pour oser assumer les périls supposés de l’acte de défl
71 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
170coup des héros, beaucoup des poètes, beaucoup des saints — mais pas un ne fut un génie par la jeune fille qu’il posséda, car p
171 elle il ne devint que père ; et pas un ne fut un saint par la jeune fille qu’il posséda, car il n’en posséda aucune, et ne v
172e la première partie de Zarathoustra, à « l’heure sainte » — tiendra-t-il à préciser plus tard — où Richard Wagner meurt à Ven
173ions antiques et primitives : celui qui est assez saint ou assez fort pour oser assumer les périls supposés de l’acte de défl
72 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
174do. J’en donne la preuve : avoir la foi sans être saint lui paraissait la tricherie même, tandis qu’il eût admis la sainteté
175a souhaitée expressément. Mais comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni c
176is comment définir un saint qui ne croit pas ? Un saint privé de foi autant que de religion, ni chrétien ni hindou, sans myst
73 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
177entre deux Créations totalement insensées. Si les saints de l’Occident ont raison, ils seront seuls à être là pour le savoir.
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
178e déesse, l’une des trois mille Océanides, « race sainte de filles qui, avec Apollon et les fleuves, nourrissent la jeunesse d
179 : — Ô Vierge ne crains rien. Viens ! Voici l’île sainte aux antres prophétiques Où tu célébreras ton hymen glorieux, Et de to
180lace dans « l’économie du salut », et c’est à ses saints qu’elle le doit. Sulpice Sévère est en effet le biographe de saint Ma
181’Europe » pendant les siècles à venir. Et ce seul saint, selon son laudateur, vaut bien tous ceux dont se vante l’Orient : Q
182i s’enorgueillisse du nombre et des vertus de ses saints, il ne sera pas mauvais de lui faire entendre que l’Europe ne le cède
183Martin de Tours s’ajoutent bientôt d’innombrables saints européens : Vital de Ravenne, Gervais et Ambroise de Milan, Justine d
184e : omne … fere Europa circuita. C’est donc à ses saints que l’Europe doit de se distinguer enfin de « l’Occident » — si mal v
185oniques en vers ou en prose, et dans les vies des saints. L’évangéliste irlandais Colomban, vers l’an 600, s’adresse au pape G
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Sur plusieurs siècles de silence « européen »
186 siècle ! — à des projets de reconquête des Lieux Saints, puis de coalition défensive contre les Turcs. Trois grands motifs co
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Premiers plans d’union
187; et sa tâche est presque divine, selon la parole sainte : tu l’as placé peu au-dessous des anges. D’où il suit que la paix un
188Édouard Ier, sur les moyens de recouvrer la Terre Sainte65. … Il est permis de penser que Du Bois tenait assez peu au but loin
189er les meilleurs procédés pour conquérir la Terre Sainte, Du Bois expose un vaste plan de réformes, qui consiste à détruire le
190croisade. Les croisés ne demeureront pas en Terre Sainte s’ils apprennent que leur pays est en danger de guerre. Cependant, il
191 prêcher la paix : Ne voit-on pas que l’Écriture Sainte, qui déteste les guerres, et les prédicateurs qui déclarent ceci au p
192i la sainteté, l’enseignement et les oraisons des Saints Pères n’ont pu faire cesser les guerres entre chrétiens et tous les p
193é internationale en vue de la reprise de la Terre Sainte. Il faut surtout organiser des moyens judiciaires afin de régler les
194 redoutée ; elle sera plus avantageuse à la Terre Sainte ; elle nuira moins à tous les parents et amis des condamnés. Il veut
195ur faire avancer son projet de conquête des lieux saints : les trouble-paix seront déportés en Orient, où ils auront l’occasio
196 gloire et à l’honneur de la divine majesté de la sainte Église romaine et de la foi catholique, de défendre et protéger la re
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
197ps où un Sulpice Sévère, louait l’Europe pour ses saints, et ne la mettait que par la grâce d’eux seuls au-dessus des nations
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
198mais qu’il y ait partout à profusion des symboles saints de sorte que chacun, où qu’il se tourne, trouve matière à de saintes
199e chacun, où qu’il se tourne, trouve matière à de saintes réflexions. § 15. Enfin, la Cour de la paix veillera à ce que nulle p
200elque sorte recouvrée. Car pour le scandale de ce saint état, les Chrétiens qui se glorifient du nom de leur Sauveur ont sacr
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Perspectives élargies
201s autres parties du monde, soit pour les édifices saints et profanes, soit pour les génies différents des peuples qui l’habite
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — La Révolution Française et l’Europe
202blié le 15 décembre 1791, cet appel à la « guerre sainte » de la Raison anti-cléricale : La guerre ! la guerre ! tel est le c
203r et renverser leurs tyrans… C’est à cette guerre sainte qu’Anacharsis Cloots est venu inviter l’Assemblée nationale, au nom d
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — L’Europe des adversaires de l’Empereur
204ils vont à Jérusalem pour faire sortir des ruines saintes une étincelle qui ranime la religion et la poésie ; enfin, ils sont v
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’harmonie entre les nations libérées à l’anarchie des États souverains
205res, en termes de liberté et de patriotisme. La « Sainte Alliance des Peuples » va proclamer son utopie touchante et improbabl
206ace à la politique courte mais « positive » de la Sainte Alliance des Rois. Puis les derniers saint-simoniens, les fouriériste
207eur de Saint-Pétersbourg, qui était alors la cité sainte, la cité du gouvernement, la cité des traditions restauratrices. Qu’e
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un idéal de compensation : les États-Unis d’Europe
208er leurs bras, leur intelligence et leur vie à la sainte cause du progrès des peuples ; Nous étant auparavant constitués en As
209ué sur le drapeau de nos écoles à l’adoration des saintes idées, au grand problème éducationnel qui seul rend nos efforts légit
210égoïste d’un peuple, c’est la revendication de la sainte équité universelle, c’est la liquidation des griefs généraux de l’hum
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un problème séculaire : la Russie et l’Europe
211t invités à se laisser éclairer et libérer par la sainte Russie, sous peine « de sombrer dans le cynisme » et d’y trouver leur
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’historisme au pessimisme
212e panier rempli de crabes qui se pincent toute la sainte journée ? Malheureuse Europe ! pourquoi lui cacher ce qui l’attend ?
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — « Tout s’est senti périr »
213es martyrs, les héros, les pères des patries, les saintes héroïnes, les poètes nationaux… Et dans le même désordre mental, à l’
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
214érieur par ses divisions séculaires. Mais à quels saints se vouer ? ou à quels savants ? Laissons à l’un des doyens de l’histo
215 l’histoire de ce pauvre qui court les rues de la Sainte Cologne, de la cité de la Cathédrale et des plus prestigieuses fondat
216haut point de conscience et de signification : le saint, le mystique, le martyr. Tandis que le héros américain ou russe sera
217r la terre, sinon nous, a inventé la fertilité du saint et du héros ? Le héros assyrien est seul sur ses cadavres, le Bouddha
88 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
218tées par la révolte d’un seul, d’un génie ou d’un saint contre toute une cité, au nom de ses principes indiscutés. ⁂ Voici do
89 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
219enverrait se battre contre les infidèles en Terre Sainte — comme une sorte de Légion étrangère — plutôt que de les laisser met
90 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
220e éternelle ? Vers le Rhin allemand et Cologne la sainte ? Ou bien vers l’ouest, au loin, en terre de France ? Quelques siècl
91 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
221eurs protestants célébraient pour le pape le seul saint que possède la Suisse.) Pendant les deux mois d’une collaboration pre
222, les couleurs et les rythmes s’avivent, la table sainte a retrouvé sa place centrale et tous y communient au moins une fois p
92 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
223n prince l’incarne, s’il n’est pas un génie ou un saint, mais qui devient proprement révoltante — et par ailleurs massivement
93 1968, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Hölderlin dans le souvenir des noms splendides (1968)
224es plus générales : belle, jeune, riante, native, sainte — éclatant, verdoyant, lumineux ou en fête, — purs états d’âmes ! Ces
225 proie d’ombre) au bord de la fontaine aux eaux « saintes et sobres », écoutons-le30 : Jusqu’aux pieds du Parnasse j’irai, et,
94 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
226nsent tous les Jacobins, et les sous-offs dont le saint patron fut « le Petit Caporal ».) 5. Un programme d’études Le c
95 1970, Le Cheminement des esprits. Diagnostics de la culture — Conclusions sur l’avenir et la liberté de la culture
227ais vous formerez un bataillon sacré, celui de la sainte, de l’inachevable croisade. » 13. Les révélations du Rapport Khrouc
96 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Le rôle de la recherche en Europe
228as même un seul » et que pourtant il devrait être saint. Il sait que le péché consiste à être séparé de la Vérité vivante, et
97 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
229es qu’on lui vante, les héros, les champions, les saints — et les nécessités de la concurrence. Nous le voyons chercher sa voi
230es grands hommes, héros, savants, législateurs et saints. Nous pensons que tout cela rendra la vie meilleure. Nous nous trompo
98 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
231n prince l’incarne, s’il n’est pas un génie ou un saint, mais qui devient proprement révoltante — et par ailleurs massivement
232nsent tous les Jacobins et les sous-offs, dont le saint patron fut « le Petit caporal ».) Le champ d’études régionaliste, que
99 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
233onduire dans une contrée déserte pour y mener une sainte vie d’ermites. En 1101, il décide de créer pour ses adeptes une colon
100 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). II. Strasbourg : la deuxième Table ronde du Conseil de l’Europe (« Promesses du xxe siècle »
234au 5 octobre De retour dans ma maison-chantier de St. Genis-Pouilly, je trouve plusieurs lettres de dirigeants du Club de