1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
1l paraît inconvenant d’introduire le jargon de la science moderne.) Si nous reconnaissons à la base de cette œuvre inégale des
2 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
2énué de parti pris, si libre et d’une si élégante science du sympathique professeur de Grenoble.
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
3xceptionnelle, suivant que l’on juge au nom d’une science ou au nom de l’esprit. « Pour moi qui aime plus que tout la poésie, é
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
4re le fera bien voir aux sceptiques. Il a aimé la science parce qu’elle ouvre des perspectives d’évasion — où seuls les poètes
5pes géants. Jules Verne a véritablement soumis la science à la poésie. Et l’on ne veut voir que jolis livres d’étrennes dans le
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
6enfants, d’Henri Roorda. Le premier montre que la science apprise à l’école appauvrit l’homme de tout ce que son ignorance resp
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
7 convient de s’incliner devant les miracles de la science appliquée. On nous faisait voir tout au long de notre histoire le Pro
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
8res de la scolarité, et englobe la totalité de la science nécessaire à tout citoyen, dans une vue aussi large que simplifiée. R
9t, il est préférable de savoir aussi les noms des sciences élémentaires. Mais il n’est en aucune façon nécessaire de connaître l
10a psychologie des enfants, ni même le contenu des sciences dont on écrit le nom dans les casiers. Est-ce que l’étude du trapézoï
11s épreuves cyclistes. Les participants du Tour de Science doivent s’inscrire au terme de chaque trimestre. Ceux qui arrivent ap
12umé clair et portatif des résultats actuels d’une science. Le bon sens voudrait qu’on étudie d’abord la science dans sa réalité
13nce. Le bon sens voudrait qu’on étudie d’abord la science dans sa réalité, puis qu’on se réfère au résumé comme à un aide-mémoi
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
14 et retouchées par le pédantisme inhérent à toute science. On a constaté que l’école actuelle est fondée sur une remarquable ig
15il y avait non-science, on a voulu apporter de la science. Mais c’est un art qu’il faudrait. Sinon l’on retombera dans des absu
9 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
16divinisation finale de l’homme par le progrès des sciences exactes ? ») d’aimables biographes : M. de Pourtalès, qui parle toujo
10 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
17nisme est compromis virtuellement dès lors que la science proclame son autonomie vis-à-vis de la métaphysique. L’équilibre de n
18’égalité de droit de ces deux disciplines. Car la science à peine libérée, demande la tête de la métaphysique. Elle n’entend qu
19de la pensée scientifique. Cherchant des lois, la science ne peut trouver que des déterminismes. Soumettre l’esprit à ses métho
20érialisme entreprise par certains philosophes des sciences fait-elle songer à l’activité de cet espion anglais qui parvint duran
21laboratoire dont notre pensée reste imprégnée. La science se moque des nuages qui animaient la matière d’intentions morales. El
22lois peser sur notre vie : s’agit-il d’enrayer la science ? Non, mais que l’esprit qui l’a créée, la surpasse7. Seul un parti p
23u ne méritera pas son nom. … Or, la rigueur de la science ne saurait être surmontée, sinon par la rigueur au moins égale d’une
24jectifs » que les faits physiques élaborés par la science. Mais, participant de notre volonté et de la grâce, ils échappent à c
11 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
25 entreprises démesurées qu’enregistre l’Histoire, science chargée d’illustrer à ses propres yeux l’Humanité. En passant, relev
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
26u’il n’est plus permis de nos jours… bref, que la science a changé tout cela. C’est précisément à ce sécularisme que répond M.
13 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
27il 1932)n Imaginez un membre de l’Académie des sciences qui serait aussi directeur de la Comédie française et ministre de l’I
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
28dont il dispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles, la régie d’un théâtre ou l’administration du Grand-Duché.
15 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
29 entreprises démesurées qu’enregistre l’Histoire, science chargée d’illustrer à ses propres yeux l’Humanité. En passant, relevo
16 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
30 à concevoir l’ordre nouveau, il y a un abîme. Ni science ni bon sens ne seront d’aucune aide pour le traverser. Il faut un sau
31mière, a pris au sérieux la matière, par suite la science et les faits, par suite les lois, polices, servitudes, déterminismes
17 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
32t-être la dogmatique laïque de la philosophie des sciences, durant quelques années encore. Mais ce n’est pas, comme certains le
18 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
33n qu’il faudrait le chercher aujourd’hui dans une science que je n’aime guère, et qui s’appelle la sociologie. La grande faible
19 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
34i est l’étude du comportement humain. Il n’est de science que du régulier, c’est-à-dire de l’inhumain, (à la limite), et c’est
35n, (à la limite), et c’est encore à dire qu’une « science de l’homme » qui se veut purement descriptive est exacte dans la mesu
36t dans l’ordre politique. Et l’extension de cette science mesure assez exactement l’ampleur de notre défection au monde et à no
20 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
37ns décousues sur quelques résultats récents d’une science entre toutes suspecte, la psychologie de laboratoire. Il s’agit, dans
21 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
38e des philosophes qui se montre. Sous prétexte de science, la pensée de nos maîtres s’est tellement détachée du concret de nos
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
39s. Elle n’est que ma dégradation. Et toutes les « sciences » qui étudient ses « lois » historiques ou sociologiques sont comme u
23 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
40tile de rien savoir du monde et de son train, des sciences, des faits et gestes, des batailles, des accidents, des inventions, d
24 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
41eurs nous ont prodiguées jusqu’ici avec autant de science que de conscience, mais qui se répétaient fastidieusement. Surtout, i
25 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
42 la foi. Ceci dit, l’on ne saurait assez louer la science et les scrupules historiques de Viénot. La réserve dont il fait preuv
26 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
43vous serez frappé d’y voir cités plus d’hommes de science que de littérateurs ; de n’y trouver pas une affirmation qui ne soit
27 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
44convaincre le lecteur qu’il s’agit bien ici d’une science ? Il y a deux raisons d’en douter. La première, c’est l’extrême diver
45out en admirant à chaque page l’ingéniosité et la science de M. Goguel, on se sent parfois gêné par l’anachronisme évident de s
28 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
46’ailleurs probable que la sociologie n’est qu’une science de mythomanes. J’y verrais même le symptôme d’une espèce de refouleme
29 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
47able, obéissant aux seules lois que lui révèle la science, nouvelle théologie. Elle tend à rendre les hommes interchangeables,
30 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
48ditionnellement, la politique est, d’une part, la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure, — d’a
49 l’État — politique intérieure, — d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieur
31 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
50les esprits aux méthodes de la recherche et de la science, qui, au degré supérieur, par ses laboratoires, ses subventions, ses
51tions pratiques ». Laissant entendre ainsi que la science et les arts sont enfermés dans ce dilemme : ou l’esprit pur — compren
52ique se résorbe en erreurs. Cette obsession de la science, c’est-à-dire de la description, est tellement opposée au véritable e
53’étude des « facultés » ayant été démasqué par la science dès le début du xxe siècle, on a cru sauver l’apparence en s’occupan
54ce en s’occupant sous le même nom — psychologie : science de l’âme — d’un tout autre ordre de problèmes : à savoir la physiolog
32 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
55? On sait que ce régime s’est établi au nom de la Science, qui est son Dieu. On sait aussi qu’il n’a pas hésité à condamner la
56edisait l’hypothèse marxiste. Croyant servir leur science, ils commandent à la science…, etc. Mais, afin que nul ne se croie ju
57 Croyant servir leur science, ils commandent à la science…, etc. Mais, afin que nul ne se croie justifié, voici pour les conser
58antien, conscience, notion humaine de la justice, science, mystique de la vie, droit au bonheur, etc., l’idée de la toute-puiss
59de la seule Justice, de la seule Vie, de la seule Science, du seul Bonheur ; et qu’il a seul le droit de contredire nos notions
33 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
60t vains, s’ils prétendent, à force d’habileté, de science, de poésie ou d’éloquence, nous rendre « contemporains » de la Parole
34 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
61, tantôt l’humble bon sens de M. Monod, tantôt la science universelle du même auteur. Cette espèce de cacophonie, vous le savez
35 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
62 voulait harmoniser sa petite spécialité avec les sciences fondamentales qui doivent donner le ton à toutes les autres, et qui s
63rmes culturelles, plutôt que d’un historien de la science. Les historiens font la grimace, mais les lettrés et les médecins de
64se n’est pas une superstition de devin, c’est une science de la guérison fondée sur le principe hippocratique des similia simil
65nique (théologique-astrologique) à laquelle notre science est en train de revenir, après une sombre époque cérébrale et matéria
66echniciens de la dissection dont descend toute la science du xixᵉ, et qui nous ont conduits à considérer notre corps comme une
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
67n du monde fondée sur la raison, l’individu et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’est pas un idéal
37 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
68hoisir, car l’Étymologie est trop loin d’être une science pour que l’adoption même d’une « origine » soit autre chose qu’un cho
38 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
69en faire ou non. En France44, elle est devenue la science ou l’art, également impurs et maléfiques, des rapports de partis à pa
70raditionnellement, la politique est d’une part la science des rapports de l’individu et de l’État — politique intérieure —, d’a
71 l’État — politique intérieure —, d’autre part la science des rapports de la nation et des autres nations — politique extérieur
39 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
72 de l’esprit pur. Sacrifice inutile au reste : la science ne nous apprend-elle pas que les lois de l’histoire sont des lois, et
40 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
73 des Choses ; elles croient l’une et l’autre à la Science, qui est le triomphe des lois sur la mythologie, en même temps que la
74 cet « ordre » que l’on déduit des choses par une science exacte, on saura le réduire par la force à une vision plus « objectiv
41 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
75tromper et de se satisfaire d’illusions. Point de science purement technique : la sagesse de Salomon n’est pas une connaissance
76ture ? Philosophie, beaux-arts, fictions écrites, science, industrie, tout cela est sacrifié à la seule chose nécessaire : l’ac
42 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
77sa liberté pour hâter la conquête du monde par la science et l’orgueil de l’homme, mais il pressent parfois que c’est une vanit
43 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
78 du monde fondée sur la raison, l’individu, et la science cartésienne. Nous savons aujourd’hui que la raison n’est pas un idéal
44 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Préambule
79ai d’éthique de la pensée — qui est peut-être une science nouvelle, et qu’en tout cas il serait bon de mettre au point avant qu
45 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
80fus qui caractérise cette théologie. Le cas de la science est évident : il n’est de science « moderne » que des moyens. Et c’es
81e. Le cas de la science est évident : il n’est de science « moderne » que des moyens. Et c’est précisément à ce modèle scientif
82t pondération ; à la rigueur, commentaire. Que la science vienne à s’en mêler, la tâche sera plus simple encore : réciter l’hom
83nt de s’élancer s’il lui reste du souffle ; cette science qui se croit une ascèse laïque, et qui n’est trop souvent qu’une impu
84 pour les déterminismes inférieurs qu’invente une science inhumaine par système. Il s’est formé en eux un complexe anti-poétiqu
85cessible aux coups du sort. Cet esprit secrète sa science, cette science, à son tour, secrète des dogmes. Elle invente des lois
86ups du sort. Cet esprit secrète sa science, cette science, à son tour, secrète des dogmes. Elle invente des lois qu’elle dit fa
87te personnels. La pensée libre du bourgeois et la science des faits du marxiste restent des abstractions inactuelles, et le cli
88rs soins, entretient une touchante religion de la Science, si enfin l’on admet avec eux qu’ils représentent l’aspect scientifiq
46 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
89 ces lois d’un monde absent : leurs mythes, leurs sciences ; que me fait tout cet appareil qui prétend régler mes rapports quoti
90nos mots. L’étymologie pourrait bien être une des sciences les plus subversives de l’âge du papier imprimé ! Mais ce n’est là qu
91tile de rien savoir du monde et de son train, des sciences, des faits et gestes, des batailles, des accidents, des inventions, d
47 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
92 parti de la Raison et du Progrès, qui naît de la Science. C’est ce mari-là qui aura payé le billet, histoire de voir s’il a la
93démentir les lois les plus fondamentales de notre science la plus élémentaire et la plus sûre, l’arithmétique. Mais qui s’avise
94ssible de concevoir la vérité simultanée de notre science et de la « veine » individuelle. C’est l’un ou l’autre ; ou mieux, l’
95. Mais notre jacobin ne croit à la Raison et à la Science mère du Progrès, que dans la mesure où cela lui permet de ne pas alle
48 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
96nborg aurait expliqué « comment il a glissé de la science dans le mysticisme ». Enfin, l’on ne voit pas du tout en quoi la logo
97 de la fantaisie la plus échevelée aux yeux de la science d’avant Einstein… Tout ceci tendait à prouver que le problème mystiqu
98lème mystique n’est nullement justiciable de « la science » d’aucune époque, et qu’il se pose au seul jugement métaphysique et
49 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
99s sociales, historiques et économiques ? Toute ta science ne s’occupe-t-elle pas, justement, à les découvrir ? Au besoin, à les
50 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
100e vastes domaines : poésie, roman, philosophie et sciences de l’homme. Il était temps qu’un ouvrage d’ensemble reprenne l’étude
51 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
101ais on veut découvrir, à la manière de l’homme de science. Et tout l’effort de l’écrivain se porte alors sur l’analyse des moti
52 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
102ui ont fortement exagéré et embelli tout cela… La science réclame de petits faits vrais. Elle tend aussi, il faut l’avouer, à n
103ce, de ses rancunes, de son amour caché, et de sa science hétéroclite de praticien et de collectionneur. L’esprit fort et l’esp
53 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
104s riches. Il y en a certes qui font progresser la science, et cela c’est bien. On va les écouter avec plaisir quand ils viennen
105 rien. Si je persiste cependant à faire valoir ma science, ce n’est plus alors que par vanité ou par orgueil, de sorte qu’au fo
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
106ui ont fortement exagéré et embelli tout cela… La science réclame de petits faits vrais. Elle tend aussi, il faut l’avouer, à n
107ce, de ses rancunes, de son amour caché, et de sa science hétéroclite de praticien et de collectionneur. L’esprit fort et l’esp
108s riches. Il y en a certes qui font progresser la Science, et cela c’est bien. On va les écouter avec plaisir quand ils viennen
109 rien. Si je persiste cependant à faire valoir ma science, ce n’est plus alors que par vanité ou par orgueil, de sorte qu’au fo
110 dans le sens de ce que j’ai noté hier ici. « Les sciences traictent les choses trop finement, d’une mode artificielle, et diffé
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
111 parti de la Raison et du Progrès, qui naît de la Science. C’est ce mari-là qui aura payé le billet, histoire de voir s’il a la
112ssible de concevoir la vérité simultanée de notre science et de la « veine » individuelle. C’est l’un ou l’autre ; ou mieux, l’
113. Mais notre jacobin ne croit à la Raison et à la Science, mère du Progrès, que dans la mesure où cela lui permet de ne pas all
56 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
114’argent. D’autres enfin s’efforcent de fonder une science des rapports conjugaux. Jung analyse le « conflit psychologique » et
115sions. À chacun sa « fiche de mariage ». Alors la science matrimoniale trouvera sa juste application dans l’esprit de Lycurgue
57 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
116re était fini), et que vous disposiez d’une telle science de l’humain que leurs valeurs vous soient connues et leur hiérarchie
117s éléments, tout balbutiants et empiriques, d’une science du « mariage heureux »). Il faut le reconnaître honnêtement : le prob
58 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
118eur de la Suisse. On ne saurait en louer assez la science, et surtout l’honnêteté. C’est sans aucun doute à cette dernière qual
59 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
119 contradictoires. Nous croyons aux recettes de la Science avec la plus touchante superstition. Nous emboîtons le pas de la mode
120 le pas de la mode les yeux fermés. Mais quand la Science vous dit de porter des bas de laine, la Mode vous impose des bas de s
60 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
121 question de slogans, un cas particulier de cette science de l’opinion qui s’appelle la Publicité. C’est pourquoi la conversati
61 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
122t-il encore formulable en noms et en rythmes ? La science moderne ne tend-elle point à nous le rendre proprement inimaginable ?
62 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
123s soifs mystiques élémentaires après un siècle de science positiviste. Est-il vrai que la nuit et le rêve n’ont rien à révéler
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
124eur formation technique condamne ? À défaut d’une science universelle qu’il faudrait plusieurs vies pour maîtriser, je me suis
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
125trouve dans notre existence — et non dans quelque science hypothétique — son immédiate vérification. ⁂ Mais d’abord, dira-t-on
126hes, par exemple, pour exprimer les vérités de la science : nous les considérons en effet d’une manière parfaitement « profane 
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
127La mythologie comparée est la plus périlleuse des sciences, si l’on excepte l’étymologie dont elle procède bien souvent : l’une
128stiques, figurant d’abord la philosophie, puis la Science, puis la Science sacrée. Un petit fait encore : deux des plus ardents
129 d’abord la philosophie, puis la Science, puis la Science sacrée. Un petit fait encore : deux des plus ardents parmi les trouba
130s ; 4° qu’enfin l’on distingue mal comment, d’une science qui se donnait pour objet l’analyse et la cure des névroses, aurait p
131torique de la folie, c’est-à-dire un défi à toute science en général et à toute science psychiatrique en particulier… Or il se
132ire un défi à toute science en général et à toute science psychiatrique en particulier… Or il se trouve que nous savons exactem
133’attention du lecteur sur certains faits que la « science sérieuse » tient aujourd’hui pour établis. Simplement, je les crois d
134rotte nous est décrite comme une église, avec une science réelle du symbolisme liturgique et de l’architecture gothique naissan
135ns érudits, parfois, semblent confondre avec la « science ». Tristan est un roman bien plus profondément et plus indiscutablem
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
136pure par la passion humaine. Elle a fondé cette « science » nouvelle sur l’observation du langage, et spécialement sur la simil
137s ferons de même ensuite, et nos savants. Notre « science » reste donc valable à condition qu’on change le signe de chacune de
138hacune de ses propositions. Par exemple, là où la science proclame que la mystique résulte d’une sublimation de l’instinct, il
139exemple, victime des réflexes que lui a donnés la science matérialiste, tranche toujours le débat au bénéfice de ce qui est le
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
140la Philosophie, si ce n’est quand elle devient la Science sacrée. Sincérité bien propre aux troubadours, et toute contraire à c
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
141res et de la majesté du Siège de la Religion. Les Sciences et les Arts fleurissaient dans son sein, elle possédait de grands hom
142l, c’était d’avoir voulu « faire de la guerre une science exacte, méconnaissant sa nature même de drame effrayant et passionné
143le de Valmy fut gagnée par la passion contre la « science exacte ». C’est au cri de Vive la Nation ! que les sans-culottes repo
144rtie classique, Wagram par exemple, combinant une science devenue rhétorique et la surprise massive, brutale… Et il n’est pas s
145que Waterloo fut une bataille perdue par excès de science, peut-être, ou par défaut d’élan national-révolutionnaire… Ce qui est
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
146’argent. D’autres enfin s’efforcent de fonder une science des rapports conjugaux. Jung analyse le « conflit psychologique » et
147sions. À chacun sa « fiche de mariage ». Alors la science matrimoniale eût trouvé sa juste application dans l’esprit de Lycurgu
148jour nos démocraties y succombent, au nom d’une « science » ou d’une hygiène sociologique. La pratique forcée de l’eugénisme pe
149exigences iront croissant avec la diffusion des « sciences humaines », dont les premiers balbutiements ont déjà modifié d’une ma
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
150bre était fini) et que vous disposiez d’une telle science de l’humain que leurs valeurs vous soient connues et leur hiérarchie
151s éléments, tout balbutiants et empiriques, d’une science du « mariage heureux ».) Il faut le reconnaître honnêtement : le prob
71 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
152uelle fatalité mauvaise tous les progrès de notre science contribuent-ils à ravager la civilisation qui les produit ? Vous vous
153tte idée de lois fatales avait été empruntée à la science, et transportée abusivement dans les domaines plus humains de l’histo
154oups décisifs : ce sont précisément les hommes de science qui, les premiers, cessent d’y croire. Ils ont reconnu, depuis quelqu
155de mesures inventés par l’esprit humain. Or si la science elle-même vient nous dire que même dans l’ordre matériel, il n’est pl
72 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
156e, l’usage chrétien d’une liturgie chrétienne. La science consommée des chefs totalitaires doit nous rendre attentifs à certain
73 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
157uelle fatalité mauvaise tous les progrès de notre science contribuent-ils à ravager la civilisation qui les produit ? Vous vous
158tymologique. L’étymologie, vous le savez, est une science très incertaine, mais c’est un art très significatif. Lorsque j’emplo
159tte idée de lois fatales avait été empruntée à la science et transportée abusivement dans les domaines plus humains de l’histoi
160oups décisifs : ce sont précisément les hommes de science qui, les premiers, cessent d’y croire. Ils ont reconnu, depuis quelqu
161de mesures inventés par l’esprit humain. Or si la science elle-même vient nous dire que même dans l’ordre matériel, il n’est pl
74 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
162e ses mystères. Mais quoique déchu, il a gardé sa science d’esprit pur. Comme un artiste qui a perdu son génie et ne croit plus
163 cultive un rêve de déification de l’homme par sa science ; où il nie toute transcendance ; où il s’enferme dans les autarcies
75 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
164aïve dans l’élimination progressive du mal par la Science et la Prospérité. Sur nos têtes, au ciel de nos villes, de grands ois
76 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
165l’on dirait presque instinctif que l’on rend à la science angélique de Satan. Il est vrai que sous le nom de Python, il représe
166 Si la divination n’est encore aujourd’hui que la science incertaine de découvrir l’avenir, craignons qu’elle devienne dans l’a
167’elle devienne dans l’avenir une découverte de la science. Nous regretterons alors le temps des clins d’œil de la destinée, qua
168 dans les masses ou dans l’énorme, qu’il croie la science ou invoque le mystère, l’homme d’aujourd’hui montre une constante et
169as, que ce n’est pas lui, qu’il n’y peut rien. Sa science lui dit : tu étais déterminé, ce n’est pas ta faute ; et sa passion l
170up de pouce du Diable. Certes, je n’accuse pas la Science — rien de moins diabolique qu’une observation juste — mais seulement
171en fait de prétextes, il en a de meilleurs que la science et que ses vulgarisations imprudentes. L’adjectif vital, par exemple.
77 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
172elié ! Avec les choses, avec les êtres, avec leur science, avec leur mystère, et le mien, — un voisinage m’est rendu. 63. L’
173e serait de lui opposer la sémantique, qui est la science des significations, du langage précis et nuancé, gagé par une longue
78 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
174dont il dispose. Ni plus ni moins que l’étude des sciences naturelles, la régie d’un théâtre ou l’administration du Grand Duché.
79 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
175 point à Goethe comme le problème technique d’une science qu’il s’agirait d’approfondir. C’est bien plutôt pour lui un problème
80 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
176l’homme est soumis au calcul, tout cet effort des sciences et des sociologies établit à grands frais l’évidence du désespoir : l
177uis. Elle n’est que ma dégradation. Et toutes les sciences qui étudient ses lois, historiques ou sociologiques, sont comme une i
81 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
178confier, probablement, des travaux relevant de sa science. Mais il ne parviendra jamais à rejoindre Monsieur le Comte. Tout le
82 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
179 sociales, historiques, et économiques ? Toute ta science ne s’occupe-t-elle pas, justement, à les découvrir ? Au besoin à les
83 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — L’Art poétique de Claudel
180hoisir, car l’Étymologie est trop loin d’être une science pour que l’adoption même d’une « origine » soit autre chose qu’un cho
84 1944, Les Personnes du drame. Une maladie de la personne — Le Romantisme allemand
181s soifs mystiques élémentaires après un siècle de science positiviste. Est-il vrai que la nuit et le rêve n’aient rien à révél
85 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
182rets que ceux de l’industrie, qui sont ceux de la science, qui n’a d’autre désir que de les publier. Je maintiens que la guerre
86 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
183et probablement avec les orientations suivantes : science, (scientisme), eudémonisme païen, culte de ces valeurs que l’on dit «
87 1946, Combat, articles (1946–1950). Ni secret ni défense (19-20 mai 1946)
184 l’opinion publique est égarée par sa foi dans la science, que les savants sérieux ne partagent point. On parle de radars omnis
88 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
185et de l’orgueil de parvenus de l’industrie et des sciences appliquées dont ils font montre même quand ils viennent chez nous. Ce
89 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
186avaient étaient exclus de la compétition par leur science même : on exigeait l’innocence de l’âme. Quant au peuple, il vaquait
187u’il était dans sa nature… Celui qui prévoyait la science de nos jours, et me disait : — Il n’est de science que des phénomènes
188cience de nos jours, et me disait : — Il n’est de science que des phénomènes que l’on peut reproduire à volonté. Quel est ce nœ
189able, cet objet devant moi indubitable, et que la science ne saura vérifier ni dénouer, faute de pouvoir le répéter selon la re
90 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
190thériens, Juifs réformés, hindouistes, huguenots, Science divine, congrégationnalistes, réformés hollandais, scientistes, bapti
91 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
191trice. Elle leur est disputée de nos jours par la science vulgarisée, les commentateurs de radio, l’école publique, le cinéma e
92 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
192 les attaques successives du scepticisme né de la science cartésienne, de l’historisme, de la philologie, puis des systèmes soc
193ectuelles basées sur « les derniers progrès de la science », cette tolérance même qui se manifestait à l’égard des « survivance
194e. C’est un fait que « les derniers progrès de la Science » autorisent de moins en moins — et non de plus en plus, comme au siè
93 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
195rris scientifiquement et vierges de complexes. La science et le progrès vous guident vers la richesse et l’Apocalypse n’est pas
94 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
196nt. Que le Nord domine, voilà qui signifie que la science domine sur l’émotion, la logique sur l’astuce vitale, la pensée discu
95 1946, Journal des deux Mondes. L’Amérique en guerre
197même le pire. Il pressent que le sort, l’État, la science, le monde moderne et sa prospérité ne sont pas les garants infaillibl
96 1946, Lettres sur la bombe atomique. La nouvelle
198uer que la bombe confirmait son point de vue : la science n’est qu’une mythologie, ses lois et sa matière elle-même sont de pur
199dé nommé comparaison, dont la portée échappe à la science vulgaire. J’ai méchamment ajouté que les médecins n’avaient pas lieu
97 1946, Lettres sur la bombe atomique. La guerre est morte
200n application à 300 000 Japonais non prévenus. La science ira beaucoup plus loin. Les morts seront oubliés dans une génération.
98 1946, Lettres sur la bombe atomique. Utopies
201 ce ne sont là que des « faits », comme disent la science et les politiciens cyniques. Les faits sont les déchets de l’imaginat
202 est très joli ! disait le Docteur, mais quoi, la science reste la science, la seule méthode honnête, rigoureuse, éprouvée, d’a
203disait le Docteur, mais quoi, la science reste la science, la seule méthode honnête, rigoureuse, éprouvée, d’analyse ou de cons
204orte quoi, et que cela changera tout. Pardon ! La science produit des preuves que les superstitions seraient bien en peine de r
205s enfantillages. — Bien, dis-je, la preuve que la science n’est pas folle, c’est qu’elle nous permet aujourd’hui d’aller beauco
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. Ni secret, ni défense
206 l’opinion publique est égarée par sa foi dans la science, que les savants sérieux ne partagent point. On parle de radars omnis
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le savant et le général
207rets que ceux de l’industrie, qui sont ceux de la science, qui n’a d’autre désir que de les publier. Je maintiens que la guerre