1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1e ne sais quelle revanche du médiocre dont ils se sentent bénéficiaires. Ah ! vraiment les malins ! qui ont préféré faire tout
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
2 brutale parfois, un style de sportif, mais qu’on sent humaniste et poète, un style à la fois bref et chaud, imagé et réalis
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
3re, va-t-il pleurer ? m’embrasser ou me tuer ? Il sent autour de lui quelque chose qui le gêne. C’est l’empire. Il le renver
4 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
4. Chose plus rare qu’on ne pense, à Aubonne on se sent prêt à tout lâcher pour une vérité nouvelle, on tient moins à convain
5 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
5 me considéraient avec une pitié curieuse : je me sentis nu, tout le monde devait voir en moi une tare que j’étais seul à igno
6e, qu’une révélation vienne chercher l’âme qui se sent misérable. Je ne recevrai pas une foi, mais peut-être arriverai-je à
6 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
7. Mais comment montrer des taureaux sans que cela sente un peu l’étable ? L’étonnant, c’est de voir à quel point Montherlant
8n de cet amour qu’Alban (le jeune héros du récit) sent ce que sent la bête en même temps qu’elle. Et parce qu’il sait ce qu’
9ur qu’Alban (le jeune héros du récit) sent ce que sent la bête en même temps qu’elle. Et parce qu’il sait ce qu’elle va fair
7 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
10et faibles, caressant en nous la lâche volupté de sentir l’esprit se défaire et couler sans fin vers un sommeil à l’odeur fade
11 le mouvement perpétuel de l’amour. Plaisir de se sentir engagé dans un système d’ondes de forces qui tisse la nuit vibrante,
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
12, excessives lassitudes ou faim de violences — on sent l’approche de quelque chose, catastrophe ou révélation, brusque échap
13 que l’orgueil, sachant une chose si forte, de me sentir plus fort encore et de la vaincre. — Mais la joie d’une si haute vict
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
14z un certain recul par rapport à ses idées, on le sent un peu gauche encore dans les positions conquises. Il n’empêche que s
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
15ans, c’est surtout le Montherlant actuel que l’on sent. C’est dire que le livre vaut par son allure plus que par des qualité
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
16ts héros. M. Spitz cherche à faire sourire, on le sent ; pourtant l’on sourit : il faut bien croire qu’il y a là un talent,
12 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
17gré l’« anxiété mélancolique » qu’il éprouve à se sentir si loin de l’Oriental, les conclusions de M. de Traz — si tant est qu
18 un peu gêné cette présence de la mort qu’il fait sentir partout aux lieux mêmes où naquit la religion du « Prince de la vie »
13 1927, Articles divers (1924–1930). Conférence d’Edmond Esmonin sur « La révocation de l’Édit de Nantes » (16 février 1927)
19la France. Déviation telle, en effet, que nous en sentons les conséquences de nos jours encore, ajoute M. Esmonin. Et nous ne p
14 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
20 Dés ou la clef des champs (1927)k « On sent l’absurdité d’un semblable système. » Musset. Une rose et un journa
21es rues parcourues de longs cris en voyage. Je me sentis perdre pied délicieusement. Et de cette nuit peut-être, je ne saurai
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
22certain tragique, mais au filet si acéré qu’on ne sent presque pas sa blessure. Mais c’est ici qu’il s’agit de ne pas confon
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
23 » (Calvin). Le tableau n’est pas beau, mais on y sent une « patte » qui révèle encore dans le fond quelque chose de solide,
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
24de rires empressés. Une autre danse reprenait. Je sentis une invincible lassitude me saisir et m’assis à l’écart. On me demand
25me m’apaisa. Sur la promesse que je fis que je me sentais mieux, on me laissa rentrer seul. Je ne sais comment j’y parvins. Je
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
26une vertu que tout en moi reniait obscurément. Je sentais bien que le ressort secret de la vertu dans laquelle on m’avait empri
27icatesse quelques gorgées d’eau minérale. Isidore sentit alors que la bienséance l’obligeait à émettre une opinion, même la pl
19 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
28 il y avait juste assez de passants pour qu’on la sentît déserte ne me proposait qu’une frileuse nostalgie. Mais qui fallait-i
29apparut, pâle dans son collier de barbe noire. Je sentis que je l’avais déjà reconnu. Il portait une cape bleu sombre, à la mo
20 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
30image pour celle de n’importe quel passant, il se sent comme séparé de soi, et si profondément différent de cette apparence,
21 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
31radictoires : elles représentent deux manières de sentir l’unité d’une époque obsédée d’action.) Autour de ces individus — chi
22 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
32 popularité universelle sont signe que l’époque a senti en lui son incarnation la plus parfaite. Qu’on ne m’accuse donc pas d
33et à discuter des points de technique. Il n’a pas senti qu’il touchait là le nœud vital du problème moderne. D’ailleurs, les
34’horlogerie calculé une fois pour toutes et qu’il sent immuable comme la mort le restitue au monde vers 5 heures du soir, da
35s le monde, lui attribuer sa véritable valeur. Il sent obscurément que son travail est antinaturel. Il le méprise ou le subi
23 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
36 suis un homme (janvier 1929)ax Le critique se sent désarmé et légèrement absurde en face d’un récit comme celui d’Anders
24 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
37st pédestre. Mais à partir de ce jour, on lui fit sentir qu’il était devenu beaucoup moins intéressant. ⁂ Celui qui a des ail
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
38e machine à fabriquer de la démocratie — si je ne sentais menacées dans cette aventure des valeurs d’âme auxquelles je tiens pl
26 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
39point où cessent d’eux-mêmes nos bavardages. J’ai senti mes oreilles se déboucher, nous gagnons l’altitude. Les problèmes qu’
27 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
40un paroxysme verbal qui induit à croire qu’il les sentait moins profondément que ses devanciers. Son sadisme n’est pas beaucoup
41ique, certes, mais plus réellement dangereuse. On sent bien ici que le critique a dominé son sujet. Mais pourquoi se refuse-
28 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
42u de Gül-Baba Dans Bude il y a des ruelles qui sentent encore le Turc. Tandis que nous y rôdions, un soir étouffant, vous m’
43-être allé se promener. Dehors, les roses crimson sentent le soufre. Trente degrés à l’ombre. Ce sanctuaire indigent est plutôt
44pays que la Hongrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atte
45de soi, et la basilique sur son rocher. Fraîches, sentant bon, avec des livres sur des divans aux riches couleurs, des boissons
29 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
46x replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — Nous aurions un
47ans sa fumée, on respire une lourde obscurité qui sent l’enfer. Je ne pense plus qu’ « au souffle »… Mais alors tout s’allum
48ns des jardins luisants ne m’empêchera pas de m’y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Le hasard a voulu qu
49ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissait d’autre chose… Il s’agit toujours d’autre chose que
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
50 la lenteur de certains méandres, aimerait-on les sentir moins insistants, moins concertés. Mais n’est-ce pas là un défaut qui
31 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
51tesse par nos inventions matérielles et déjà nous sentons leurs lois peser sur notre vie : s’agit-il d’enrayer la science ? Non
32 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
52sine, je reconnais la Jeune fille de neige. On la sent prête à fondre de tendresse au premier regard. Mais non, trop bien él
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
53couverts. Il intimide un peu le lecteur qui ne se sent pas complice de ses secrets desseins. Au reste, le livre s’achève par
34 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
54iste, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle sent son xixe siècle. On peut lui faire un grief plus grave : elle subord
55maintenant. Mais M. Nizan a trop de préjugés pour sentir la force neuve perpétuellement de la vérité religieuse. Il parle des
35 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
56 le plus rare de ce livre est sans doute de faire sentir et « réaliser » au lecteur le tragique de la durée d’une vie. M. Bari
57ns-nous un peu à l’examen de ce passage auquel on sent que Baring attache une importance qui n’est pas uniquement « romanesq
58 ils ne disent rien, eux !) Comment Blanche ne se sentirait-elle pas attirée par la Rome papale, qui la console de la Rome de son
36 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
59nnaissance de la misère, et par là même nous fait sentir combien nous sommes mesquins, sans exigences véritables et sans grand
60é singulière de l’âme qu’elle révèle. Une âme qui sent tout avec force et délicatesse, éprouve tous les penchants humains, s
61 le courage du suicide. Dans sa résolution, il se sentait graduellement attiré par le Christ. Il se disait que ce n’était pas d
37 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
62orsqu’il « veut prendre mesure de lui-même, il se sent aussitôt incomplet et coupable. Il est donc possible de dire que le p
38 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
63en se tenir. La réussite est si complète qu’on se sent pris de malaise. Voyons, sommes-nous encore en 1916 ? s’agit-il encor
39 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
64de la portée religieuse des trois œuvres, l’on se sentait tenté de marquer ici d’une pierre blanche « l’année du roman protesta
65l’actualiser, de le rétrécir, si de la sorte nous sentons mieux sa pointe. Les héros du Scandale, provinciaux énervés par la vi
66 dilemmes religieux d’une vie intérieure que l’on sent parfois sous-jacente, mais trop timide à s’exprimer. Le couple que Ja
40 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
67t une équivoque réelle, mais plutôt pour en faire sentir l’acuité. Mais, dira-t-on d’emblée, le simple fait qu’une équivoque s
68e part, il faudrait un libéralisme dont nous nous sentons incapables pour admettre dans la communauté de la foi chrétienne l’ho
69ui que ce soit. Il suffit que nous puissions nous sentir à la fois accusés et exhortés par un tel exemple. Que nous importe, d
41 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
70rtinente, mais elle serait plus efficace si on la sentait inspirée par un principe spirituel capable de rendre une force offens
71ectuel déchaîné plus qu’un partisan convaincu. On sent bien que le triomphe de M. Nizan est dans l’insolence plus que dans l
42 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
72rédiger lui-même ses discours-programmes, cela se sent toujours : il y manque cette espèce de rhétorique prudente à quoi l’o
73est le salut10 de l’homme en tant qu’homme et qui sent. « Une Actualité inséparable d’une Réalisation », disais-tu. Formule
43 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
74rrait-on dire. (On appelle inhumain l’être qui ne sent rien.) Selon l’autre, elle indique seulement un défaut qu’il convient
75e monde latin — si l’on considère ses manières de sentir et de penser — qu’il est essentiellement antithétique, déchiré (« déc
76 qu’il imagine ; aussi, dans ce qu’il veut. Il se sent moins porté à généraliser, et borne son désir à l’immédiat. — À la li
44 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
77 il y avait juste assez de passants pour qu’on la sentît déserte ne me proposait qu’une frileuse nostalgie. Mais qui fallait-i
78apparut, pâle dans son collier de barbe noire. Je sentis que je l’avais déjà reconnu. Il portait une cape bleu-sombre, à la mo
45 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
79u de Gül-Baba Dans Bude il y a des ruelles qui sentent encore le Turc. Tandis que nous y rôdions, un soir étouffant, vous m’
80-être allé se promener. Dehors, les roses Crimson sentent le soufre. Trente degrés à l’ombre. Ce sanctuaire indigent est plutôt
81pays que la Hongrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atte
82de soi, et la Basilique sur son rocher. Fraîches, sentant bon, avec des livres sur des divans aux riches couleurs, des boissons
83x replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — Nous aurions un
84ans sa fumée, on respire une lourde obscurité qui sent l’enfer. Je ne pense plus qu’« au souffle »… Mais alors tout s’allume
85ns des jardins luisants ne m’empêchera pas de m’y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Je ne sais quel hasa
86ou Goethe, mais, semblable à Gérard de Nerval, je sentais qu’il s’agissait d’autre chose. — Il s’agit toujours d’autre chose qu
46 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
87e ne sais quelle revanche du médiocre dont ils se sentent bénéficiaires. Ah ! vraiment les malins ! qui ont préféré faire tout
47 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
88trait de lumière sous la porte disparaît. Il aime sentir autour de lui vivre la grande maisonnée, cet espace cloisonné de mura
89accoudent au parapet, tout près d’ici. Vont-elles sentir que je les regarde ? Vraiment la plus petite est jolie, très brune, a
90s yeux écarquillés. « Maintenant, dit-il (et l’on sent qu’il pense : maintenant que nous avons clos cette journée par une ré
91ont briller les yeux souriants et généreux. On se sent très près de ce qu’il y a de plus pur dans la nature et toutes sortes
92 à l’autre coin de la pièce brodait, bâillait, se sentait seule aussi. Ah ! pensai-je — et ce ah ! que j’écris ici, c’était alo
93ne me suis pas serré contre la fenêtre. Elles ont senti cette sourde résistance et se sont assises plus loin en maugréant. La
48 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
94s la mer.   Dans la bibliothèque de Waldburg, qui sent encore le cuir, la chasse, j’ai trouvé tous les classiques français,
49 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
95sine, je reconnais la Jeune fille de neige. On la sent prête à fondre de tendresse au premier regard. Mais non, trop bien él
50 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
96 quotidienne. Mais l’homme qui toute la journée a senti peser sur son œuvre la menace des forces terribles déchaînées dans le
51 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
97es œuvres mieux qu’Une Main n’en convaincra. On y sent, plus directe qu’ailleurs, sa pensée ; on y voit de tout près, dans l
52 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
98e. 1° Raisons sentimentales Beaucoup de gens sentent que les injustices dont ils sont chaque jour témoins ou victimes révè
53 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
99ns. C’est aussi dans l’espoir de vous faire mieux sentir à quel point l’humanisme, loin d’être une simple conception philosoph
54 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
100i nous blesse que la nature des réalités que nous sentons, en nous, obscurément blessées. Notre conscience à moitié endormie ne
101 l’on se découvre légalement grugé, il est bon de sentir qu’au-dessus de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une
102 émancipé ne pourrait pas « vivre sa vie ». Il se sentirait prisonnier. Il en viendrait peut-être à des actes irréparables. Mais
55 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
103 si nous étions assez détachés d’eux pour ne plus sentir le tragique que ce faux-désespoir maquillait. Il y a dans tout ce qu’
56 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
104e « transmutation des valeurs » que tout le monde sent nécessaire, mais que la foi seule rend possible. ⁂ Max Scheler se rat
105renfermer l’essentiel de son livre. Le lecteur se sent pris de vertige à découvrir la profondeur et la gravité des confusion
57 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
106oyable. Remède du pire ? Il fallait bien qu’on se sentît malade pour aller rechercher le médecin sévère que la santé moins dép
107bien que dans l’imitation : c’est pourquoi ils se sentent unis en elle d’une manière si touchante, et c’est ce qu’ils appellent
108 croit qu’il s’agit des autres, et personne ne se sent atteint, mais si l’on parle au solitaire de son angoisse, c’est de la
58 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
109le ». ⁂ J’ai tenu à citer ces passages pour faire sentir à quelle hauteur se situe le drame de ce livre. Nous sommes bien loin
110s ? Serait-ce bientôt l’heure de l’Allemagne ? On sent partout cette interrogation, cette anxieuse espérance, dans le livre
59 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
111’est peut-être le seul reproche sérieux que je me sente le droit de formuler devant sa monumentale Histoire de la Réforme fra
60 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
112s êtres, on n’a pas besoin d’arguments pour faire sentir l’absurdité des « lois » qui, pour certains intellectuels, figurent l
61 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
113ire dans un sens plutôt que dans l’autre. Nous ne sentons plus comme cela ; nous ne voulons plus de cette résignation. » Il y a
114aute le chapitre sur les Affaires étrangères, qui sent son député radical. « Nous savons trop qu’au point où on a laissé all
62 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
115oit confirmée par un texte ; et cependant de vous sentir aux antipodes d’une critique universitaire. Ce petit livre a l’aspect
63 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
116ssi déconcertantes et aussi graves, le lecteur se sent autorisé à la plus grande exigence critique. À vrai dire, M. Goguel n
117e l’ingéniosité et la science de M. Goguel, on se sent parfois gêné par l’anachronisme évident de ses jugements psychologiqu
118s contradictoires qu’aucun récit ne peut le faire sentir. Ces réserves faites sur la méthode, il reste que les conclusions nég
64 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
119lement malfaisants. Beaucoup de gens commencent à sentir cela. Beaucoup commencent à douter de la valeur de ces méthodes qui s
65 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
120rgeois, précisément parce que, contre lui, ils se sentent privés de défense intérieure : il est comme l’expression brutale de l
66 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
121ns. C’est aussi dans l’espoir de vous faire mieux sentir à quel point l’humanisme, loin d’être une simple conception philosoph
67 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
122iente et volontaire. Certes, il m’est arrivé de « sentir communiste ». Cela nous arrive à tous, et plus souvent que nous ne le
68 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
123 fait fasciste étant avant tout national. Nous ne sentons pas l’hitlérisme comme des Allemands, ni le fascisme comme des Italie
124s, ni le fascisme comme des Italiens. Nous ne les sentons pas en France. Nous nous élevons contre une méthode de gouverner imag
69 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
125 du prochain dans la mesure précisément où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux
126plement intéressante. Je ne fais pas ici, vous le sentez bien, une description désintéressée et académique de divers régimes é
127nt individualiste69. Un dernier exemple vous fera sentir, je crois, toute l’importance pratique de cette distinction entre per
70 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
128 clairement aperçu, dans l’élite de la nation. On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué de sens critique, se
129 temps de participer à la chose civique ; mais on sent aussi que la politique, telle qu’elle est conçue et pratiquée de nos
130érieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreu
71 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
131iable. Rouveyre ne laisse pas un instant de faire sentir qu’il écrit, et l’on aime jusqu’au retors de cette écriture contracté
132es et vulgaires. Que dire encore qui fasse un peu sentir la qualité, voisine de la grandeur, de cet ouvrage ? Je crois que mai
72 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
133sants de nostalgies naïves et de jeunes ruses. On sent que Breuil est mêlé de très près à l’existence de ses personnages : e
73 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
134ogues, aux partisans de l’expérience religieuse « sentie et vécue ». Mais si c’est le péché qui nous sépare de Christ, pensons
135temporain de son Sauveur. Ce dernier exemple fait sentir l’échec final de toute méthode historique qui voudrait nous rendre « 
74 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
136ture que ceux de M. Dürrleman… Je ne sais si vous sentez comme moi, mais cette « clarté latine » me donne toujours envie de di
137ue tout d’abord, je n’osai pas élever la voix. Je sentais cependant, que je devais dire certaines choses, traduire au moins, ta
138 ça ! Vraiment, c’est excellent ! » À ce coup, je sentis le rouge me monter au front, et j’éclatai : « Non ! non ! et non ! ce
75 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
139ire » et vous soupirez profondément. Vous ne vous sentez pas bien, aussi après le déjeuner vous vous mettez à frotter le parqu
76 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
140cela pour nous. Nous avons honte devant eux. Nous sentons que nous ne sommes jamais allés jusqu’au bout de nos forces. Il y a u
141versaire, comme à la guerre. Nous avons besoin de sentir devant nous un adversaire vraiment dangereux, il nous faut cela pour
77 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
142ésus-Christ15. Dogmatique : je croyais avoir fait sentir que je n’en étais plus à confondre cette discipline de l’esprit créat
78 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
143sentier. Et il y a aussi cette malédiction, où on sent bien qu’on est (car rien autour de nous n’est vraiment éclos, vraimen
79 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
144é par ses relations prochaines et actives peut se sentir à la mesure des temps nouveaux. Sinon il n’est qu’angoisse et arbitra
80 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
145moins l’indifférence, que ceux qui sont et qui se sentent du “bon côté”, marquent à l’égard des “inférieurs”, des domestiques,
146bien l’échec de ses prévisions pratiques. Gide le sent-il ? « D’autres plus compétents que moi diront si ce changement d’ori
81 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
147mon erreur, je m’en réjouirai hautement. Et je me sentirai d’autant plus libre de leur demander sérieusement, c’est-à-dire sans
82 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
148 beaucoup en tirent de l’énergie ; tous savent et sentent qu’elle est essentiellement humaine, c’est-à-dire qu’elle exprime un
83 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
149 clairement aperçu, dans l’élite de la nation. On sent qu’un homme humain, intelligent, honnête et doué de sens critique, se
150 temps de participer à la chose civique ; mais on sent aussi que la politique, telle qu’elle est conçue et pratiquée de nos
151érieure. Dans le cas de la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreu
84 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
152ur mieux lutter contre l’étranger. Hitler de même sent la nécessité de regrouper toutes les forces allemandes pour tenir têt
85 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
153e ; aussi ne peut-on lire ces méditations sans se sentir pris à partie et directement engagé par les réactions et les réponses
154 que pas un verset de l’Écriture ne soit cité, on sent la pensée et la foi de l’auteur informées par la Bible, et dominées p
155saint Paul appelle « les fruits de l’Esprit ». On sent dans ces études un constant effort de fidélité humble pour ne pas tra
86 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
156à ses préjugés, tout en souffrant vaguement de se sentir exclu de mystères dont il croit encore qu’ils détiennent les secrets
87 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
157 en effet le symbole agrandi d’un désespoir qu’il sent vivre dans tous les cœurs. L’homme d’aujourd’hui méprise les religion
88 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
158933, le défaut de conscience nationale se faisait sentir aux Allemands plus fortement que le défaut de liberté civique ou de b
89 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
159politique » qu’en France, l’opposition s’est fait sentir dès le début. La résistance des universités est caractéristique à cet
90 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
160lan, ou le Führer, ou le Parti. Or, tout le monde sent et sait très bien que ce mot n’est pas le dernier mot de notre vocati
91 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
161é par ses relations prochaines et actives peut se sentir à la mesure des temps nouveaux. Sinon, il n’est qu’angoisse et arbitr
92 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
162ns fin, le procès même de la conscience : se voir sentir ou penser, ou parler… (« Parler pour dire », sans définir l’objet, pa
163 accrue depuis qu’ils portent la livrée ? Cela se sent, à de petits riens, à je ne sais quelle affectation de modestie… à je
164attribuer à je ne sais quel satanisme dont ils se sentent bien incapables. Ainsi les confusions et les contradictions du monde
165trice80. Seuls les bourgeois de toutes classes se sentiront à l’aise dans le monde moyen que fabriquent les courtiers d’assurance
93 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
166ents collectifs et sentimentaux !) Il faut que le sentir cède maintenant la place au faire, et cela dans tous les ordres de no
167re ou d’écrire un ouvrage dont la nécessité n’est sentie tout d’abord que par l’auteur qui l’imposera. Tout acte créateur cont
94 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
168 mort ici ! » Phrase si courante qu’on a cessé de sentir le drame immense qu’elle trahit. Province morte, et villes mortelles 
95 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
169n. Car en effet la condition commune, c’est de se sentir une exception, un type spécial, différent de tous les autres… Et ce n
170aide de sa vie concrète. Celui-là seul peut faire sentir à l’écrivain ce qui est solide et ce qui est artificiel dans ce qu’il
171t formidablement à l’approche de la joie, elle se sent gênée, pauvre et maladroite, pareille à cette clarté lunaire incapabl
172c Simard. Après l’algarade d’hier matin, je ne me sentais pas le cœur à lui jouer une comédie de sympathie, d’autant qu’il n’a
96 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
173 à ce qui est, dire ce qui est comme un homme l’a senti, — c’est assez rare. « Ce serait si bien si l’on pouvait, chaque soir
97 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
174européenne de la Suisse qu’on perd de vue. On l’a senti à l’occasion des sanctions contre l’Italie : la participation de la S
98 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (III) : Mission civique de la culture (1er mars 1937)
175mais un écrivain ne travaille mieux que lorsqu’il sent qu’il est en communion avec les soucis de la nation, sa vie réelle et
99 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
176 le secret s’était perdu avec l’enfance. Comme on sent que l’auteur s’amuse de sa maîtrise : Lagerlöf, ou la gloire de conte
100 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
177and je m’arrêtais d’écrire, par fatigue, je ne me sentais pas la bonne conscience de l’employé qui a fait sa journée et qui pen
178que j’éprouvais, mais aussi l’impossibilité de la sentir avec quelque vivacité, sauf par éclairs, dans la rue, par exemple. Dé