1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1itté par le feu se dessèche. Ce qui fut Hölderlin signe maintenant Scardanelli des quatrains qu’il donne aux visiteurs venus
2 table voisine, des adolescents balafrés font des signes énergiques à une compagnie de cavaliers qui passe devant la statue d’
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
3 mer ? » « Quel est cet homme dont l’âme fait des signes solennels ? » Une voix lente aux méandres songeurs, une simplicité qu
3 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
4t dans l’Église persécutée, le martyre devient le signe par excellence de la sainteté. Le peuple, encore païen, voit dans la
4 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
5 cette façade élevée lumineuse sur le ciel fut le signe d’un équilibre retrouvé. Un grand pont de fer, près de nous, érigeait
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
6pure, vers ailleurs, vers autre chose. À certains signes — démences de fatigués, prophétismes, excessives lassitudes ou faim d
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
7communier, il faudrait sans doute être né sous le signe du Taureau. Mais il sera pardonné à Montherlant beaucoup de défauts b
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
8trice. Mais tu m’offrais un visage un peu crispé, signe d’une ironie secrète et pour moi douloureuse encore. Pitoyable, trop
8 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
9a-t-il se passer là-dedans ? Et ces roses sont le signe de quel occulte prodige ? Intrigué, vous reprenez ce que vous pensiez
9 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
10sont taillés comme ceux de Giraudoux, j’y vois un signe charmant d’amitié de l’aîné au plus jeune, lequel envoie l’un de ses
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
11vilisation, — et je sais bien que c’est là un des signes de sa décadence. Il y a du chirurgien chez ce soldat devenu « scribe 
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Billets aigres-doux (janvier 1927)
12rie des pleurs, Lors je baise votre main Comme on signe d’un faux nom.
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
13 me trouvais tout près de vous. Mon ami me fit un signe discret, et déjà il se préparait à vous rendre attentive à ma présenc
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
14 haut : Les anges véritables qui connaissent les signes Sont moins bons acrobates… (etc.)… Cocteau s’est trop exercé avant d
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
15rise dans l’exploration ivre d’un projecteur, des signes fatidiques, le visage d’un ange.
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
16nt supérieure. Car rien ne pouvait mieux exciter, signe d’aise extrême, vos glandes salivaires, pourtant si éprouvées par le
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
17pour la littérature vous ferait bientôt renier le signe le plus certain par lequel ces « quelques-uns » peuvent encore se rec
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
18uis, de temps à autre, voici que nous parvient un signe d’amitié qui ne trompe pas. Deux ou trois mots, on s’est compris. Que
18 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
19 préparées pour leur soif. Ils ne savent plus les signes ni les ressemblances. Aussi l’ennui règne-t-il bruyamment dans ces li
20des animaux aux yeux bizarres où je sais lire les signes. » Comme je ne répondais rien : « Avez-vous sommeil ? demanda-t-il. M
21 destin est ailleurs. Il se met à m’expliquer des signes, des généalogies étourdissantes qui commencent à des dieux et finisse
19 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
22se de ses livres1, sa popularité universelle sont signe que l’époque a senti en lui son incarnation la plus parfaite. Qu’on n
23vec une paresse et une légèreté inouïes, c’est le signe d’une complicité avec un état de choses funeste pour l’Esprit. Si l’E
20 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
24nous son silence particulier avant d’entendre les signes qu’il nous propose. Une telle poésie n’offre aux sens que peu d’image
21 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
25is… Mais non, nous préférons voir ici l’un de ces signes qui de toutes parts annoncent une rentrée de l’âme dans la littératur
22 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
26’un silence c’est le miroir d’une absence mais le signe de sa grâce Dans l’or vert évanouie au cœur éclatant du jour scinti
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
27 refuge pour l’imagination que ces initiales, ces signes, ces devises… —, les estampes piquées, Numa Droz et ses crottes de mo
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
28en que nous en soyons-là, s’il faut en croire les signes de révolte qui apparaissent de toutes parts. Mais l’école empoisonne
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
29u l’avouent. Car détruire, déblayer, et faire des signes dans le vide à des hasards gros de dangers, c’est peut-être à quoi no
26 1930, Articles divers (1924–1930). « Vos fantômes ne sont pas les miens… » [Réponse à l’enquête « Les vrais fantômes »] (juillet 1930)
30e à nos yeux les correspondances. Comprenons à ce signe qu’il nous transporte dans un monde plus hautement organisé, c’est-à-
31éation. Il s’agit de maintenir cet effort sous le signe de la sobriété la plus rusée mais la plus amoureuse. L’audace et l’hu
27 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
32, premiers regards aux rues croisées qui font des signes pour demain, présentations de mes Espoirs aux jeunes Promesses nation
33. Voici le Prince Primat, les doigts levés. On se signe. Et voici venir à pied de son palais proche, tout seul, un archiduc.
28 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
34 errant qui lui donna sa musique nationale17. Les signes parlent, et certains sages : nous entrons dans une ère égyptienne. Ma
35d Œuvre? Cela seul est certain : qu’il existe des signes. Peut-être faut-il d’abord les découvrir tous par soi-même. Et c’est
29 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
36 grâce, ils échappent à cette fatalité qui est le signe du monde matériel. Je vois l’humanisme nouveau sous l’aspect d’une c
30 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
37notre bonheur humain n’est-il en aucune mesure le signe de la vérité. Personne, peut-être, n’a répété avec autant de force qu
31 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
38kegaard, — nous pouvons y attacher la valeur d’un signe. Kierkegaard sera pour beaucoup d’esprits en quête d’absolus, le maît
32 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
39rti pris de « réalisme » littéraire, mais bien le signe d’une absence d’hypocrisie tout à fait insolite, et qui dans certains
40rd qu’un être pose sur ses semblables, tel est le signe et la mesure certaine. Au cours d’un livre où il se peint, aux prises
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
41os classiques… Pareille modestie est, d’ailleurs, signe de force : les critiques auxquels il adressa les lettres reproduites
34 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
42s qui manqueront toujours aux œuvres nées sous le signe fatal du moralisme. La grande poésie naît du tragique et de la joie s
35 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
43end l’espoir éclatant de la révélation. La Croix, signe éternel de la contradiction et de l’« agonie », est au centre du mond
44au centre du monde chrétien, parce qu’elle est le signe même de notre condition. Et lorsque nous disons le « monde-chrétien »
36 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
45 Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)c Il est remarquable que
46i de la lenteur des choses. Cet art, le sujet des Signes parmi nous, par sa simplicité même, le met en valeur mieux que tout a
47e aux pages », mais voici que de toutes parts les Signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guer
48es pose, et que précisément c’est l’esprit de ces Signes. Aussi serait-il bien insuffisant de dire d’une telle œuvre, datée de
37 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
49n, l’on en trouve dans toutes ses œuvres assez de signes irrévocables pour n’avoir plus besoin de solliciter les biographes. O
50-t-il de plus agissant, dans une œuvre marquée du signe de la maturité, que cette présence rayonnante dont on devine chaque p
51 de repliement et de refus, si douloureuse que le signe en devient visible sur ses traits. Je ne me lasse pas de méditer ce v
38 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
52 confondre dans la même insignifiance, quoique de signes contraires. Poursuivant cette opposition au-delà de ces caractérist
53’au point que chacun de nos gestes — oui, même ce signe de la main — trahisse son immanente puissance. On voudrait dire — mai
54ns le Fils pour agoniser sur la Croix, qui est le Signe de la condition humaine déchirée entre le Temps et l’Éternité. 1. K
39 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
55ais peu le savent. Peu savent le chemin qui va du signe à l’être. Longues pluies de printemps sur la campagne recueillie, tem
40 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
56 la conscience du réel, mais la repousse comme le signe d’un manque à la loi. Il y a une contrepartie. Celui que hante le sen
57 d’août et souvenirs de nos enfances. Ce soir des Signes où des renards sortirent à la lisière de la forêt, des renards qu’on
41 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
58 préparées pour leur soif. Ils ne savent plus les signes ni les ressemblances. Aussi l’ennui règne-t-il bruyamment dans ces li
59des animaux aux yeux bizarres où je sais lire les signes. » Comme je ne répondais rien : « Avez-vous sommeil ? demanda-t-il. M
60n est ailleurs. Il se met alors à m’expliquer des signes, des généalogies étourdissantes qui commencent à des dieux et finisse
42 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
61ndividu. Ici, plus qu’ailleurs, l’originalité est signe de sang mêlé. Ici comme ailleurs, il faut être conforme, au moins en
43 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
62, premiers regards aux rues croisées qui font des signes pour demain, présentations de mes Espoirs aux jeunes Promesses nation
63. Voici le Prince Primat, les doigts levés. On se signe. Et voici venir à pied de son palais proche, tout seul, un archiduc.
64 errant qui lui donna sa musique nationale12. Les signes parlent, et certains sages : nous entrons dans une ère égyptienne. Ma
65 Œuvre ? Cela seul est certain : qu’il existe des signes. Peut-être faut-il d’abord les découvrir tous par soi-même. Et c’est
44 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
66itté par le feu se dessèche. Ce qui fut Hölderlin signe maintenant Scardanelli des quatrains qu’il donne aux visiteurs venus
67 table voisine, des adolescents balafrés font des signes énergiques à une compagnie de cavaliers qui passe sur le pont devant
45 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
68de nouveau se répondent, se conviennent et soient signes l’un de l’autre. Dans le bonheur de cette matinée, la pensée s’abando
69grise qui n’eussent pas mieux dit cela, — mauvais signe. J’ai pourtant dans la tête et dans la peau toute cette matinée d’air
46 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
70a interminablement à table. — Cruauté franche est signe de santé.   Tacite prétend que l’élan est un animal aux jambes dépour
47 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
71tout de cet avis. Et je crois distinguer à divers signes que mes contemporains, sans se lasser du romanesque, découvrent que l
72d’œuvre de « documentaire », mauvais roman… Autre signe : les jeunes maisons, fondées depuis deux ans, se spécialisent de plu
48 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
73 de « causer un peu ». Qu’on les reconnaisse à ce signe : dès qu’ils commencent à comprendre de quoi il s’agit, ils s’écrient
49 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
74vise le monde religieux, qu’il soit placé sous le signe de Baal ou de Yaveh. » La Bible nous parle-t-elle de ces « expérience
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
75 moyens artistiques est toujours un assez mauvais signe dans une société décadente. Il est poussé à la manie par les suiveurs
51 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
76 La joie de l’homme, ou sa douleur, tels sont les signes de son existence concrète, cependant que l’angoisse est le signe de s
77istence concrète, cependant que l’angoisse est le signe de son absence au monde et à soi-même. Dire que l’homme est, concrète
78ication, laquelle doit être certifiée par quelque signe matériel. L’idée d’une personne isolée ou n’entretenant avec les autr
52 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
79le lui donne le droit de saisir le salut dont les signes sacrés sont le gage ? On est moins exigeant envers soi-même : il faud
53 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
80end l’espoir éclatant de la révélation. La Croix, signe éternel de la contradiction et de l’« agonie », est au centre du mond
81au centre du monde chrétien, parce qu’elle est le signe même de notre condition. Et lorsque nous disons le « monde-chrétien »
54 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
82er lentement des hommes qui se reconnaissent à ce signe invisible et certain : ce sont des hommes, si grands qu’ils soient pa
55 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
83laudel. État de l’élite française en 1935. Petits signes révélateurs d’une décadence que l’on n’arrêtera pas en augmentant les
84ne. Leurs épreuves ne seraient-elles pas comme le signe de leur élection ? Ne seront-ils pas la race de fer qui sauvera l’Eur
56 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
85 cette démission de la personne23 est en effet le signe d’une castration psychique caractérisée. Il est troublant de constate
57 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
86e est partout chez elle et partout reconnue à des signes certains — et qui donc aurait même l’idée d’un pavillon de la Richess
87er nettement ? À coup sûr, il lui faut un palais, signe évident d’une « distinction » tout à la fois flatteuse et rassurante.
88me de réserver à ces délirants pataquès, voilà le signe, plus certain que le « bolchevisme de salon », d’un abandon, voire d’
89r suite, que la pensée n’est guère qu’un luxe — « signe extérieur » de la richesse, ou d’une condition sociale privilégiée —
58 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
90xe sur son compte qu’inquiet sur le mien. Mauvais signe pour un penseur qui a entrepris d’ébranler nos fondements. Si j’essay
59 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
91as cet instant où Christ se révèle. C’est sous ce signe critique radical que nous plaçons les essais qui suivent. Nous avons
60 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
92notre âge. Il s’agit maintenant d’interpréter son signe. ⁂ Crainte et Tremblement, qui vient de paraître dans la belle colle
61 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
93tour à Paracelse auquel nous assistons est un des signes marquants de ce temps-ci. Le symbole d’une révolution astronomique de
62 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
94e d’intention quelconque. Quant à M. Frossard, il signe des décrets-lois. Enfin, il est toujours possible d’organiser des réu
63 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
95e chose de littéralement démesuré, un ensemble de signes abstraits : SDN, BIT, URSS, SFIO, CGT, NSDAP, un monstrueux complexe
96 il faut qu’elles demeurent posées comme un grand signe d’interrogation au-dessus de ce que j’ai à vous dire maintenant. Voca
64 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
97oche de la fin du monde (Présence de la Mort, Les Signes parmi nous), mythe de l’or (Farinet), mythe du génie racial, mythe de
98articipent de l’incarnation du mythe. ⁂ Voyez Les Signes parmi nous. Dans la simplicité de son sujet, ce récit réalise d’une m
99 aux pages » ; mais voici que de toutes parts les signes paraissent sur la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guer
65 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
100ffrée précisément dans l’histoire ou l’action des signes visibles qui symbolisaient leur grandeur. Et l’histoire des mesures c
101, le Führer s’il n’y a pas l’Empire populaire. Le signe irréfutable de la présence d’un grand dessein, c’est l’incarnation d’
102les temps révolus, ou l’espace étranger, certains signes créés par d’autres pour des fins qui ne sont pas les nôtres. On ne re
66 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
103ce paradoxale et imprévue n’est-elle pas comme un signe, une promesse émouvante de l’unité future des chrétiens, par-delà les
67 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
104l’autorité réelle du pouvoir mécanique, à ce seul signe : les meilleurs obéissent à l’autorité nouvelle, tandis que les prude
68 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
105ance sans laquelle on ne peut gouverner. Voilà le signe indubitable d’une décadence des lieux communs qui jusqu’alors avaient
69 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
106’offrir à la violence des affranchis, ce sont des signes qui n’ont jamais trompé. Les dames romaines aux combats de gladiateur
70 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
107n Constituée bien avant la Renaissance sous le signe de la raison utilitaire, la culture de la bourgeoisie a confondu tous
71 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
108lture dans tous ses ordres23 ne sont-elles pas le signe qu’il y a place désormais dans sa visée pour autre chose que l’unique
72 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
109de cet ouvrage. Bornons-nous donc à l’examen d’un signe ou mieux d’un instrument qui fut commun à tous les ordres de la pensé
110ns en « hommes latins », ce sont alors certains « signes très simples » communs aux mœurs et aux coutumes et au langage, et qu
111s met en garde contre cette interprétation. Les « signes » latins, selon lui, ne sont vraiment la mesure commune qu’en tant qu
112il deviendra une rhétorique, un langage noble, le signe de la distinction des clercs. Et ce n’est plus la vigueur des pensées
73 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
113ussi bien qu’en URSS. Cet appel au miracle est le signe certain, sinon d’une mauvaise conscience, en tout cas d’un sentiment
74 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
114ffrée précisément dans l’histoire ou l’action des signes visibles qui symbolisaient leur grandeur. Et l’histoire des mesures c
115 ou symboles de mesures communes. J’ai choisi ces signes à dessein aussi divers et précis que possible : l’Arche de l’Alliance
116hrer s’il n’y a pas une religion de la Nation. Le signe irréfutable de la présence d’un grand dessein, c’est l’incarnation d’
117les temps révolus, ou l’espace étranger, certains signes créés par d’autres pour des fins qui ne sont pas les nôtres. On ne re
75 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
118aires, Larousse même ! Je vous ai couverts de mes signes, cornés, grattés, glosés, aimés et truffés d’insolences. Celui qui ve
119inactualité. Pourtant, elle n’est guère qu’un des signes — certaine tolérance en est un autre — d’une paralysie dont le germe
120ns le sang même des clercs aux mains débiles ! Le signe d’une angoisse devant le monde tel qu’il va — il faudrait dire tel qu
121— il faudrait dire tel qu’on le laisse aller — le signe d’une angoisse très humaine, je le sais, et d’ailleurs plus bourgeois
122médiocres en soi, et non moins graves en tant que signes, nous prouvent que l’élite établie a perdu le sens des hiérarchies ;
76 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
123ion d’actions impossibles et flatteuses. L’un des signes les moins équivoques de cette rupture avec le concret, c’est l’abus d
124e César, le Roi, le Dictateur, l’État : voilà des signes matériels de la mesure. Est-il possible de leur opposer dès maintenan
125Est-il possible de leur opposer dès maintenant un signe aussi grandiose, aussi simple et tangible ? Songeons qu’il a fallu, p
126t tangible ? Songeons qu’il a fallu, pour que ces signes apparaissent, un immense appel de l’esprit, une construction parfois
127esure qu’il nous faut tout d’abord définir, et le signe naîtra ensuite. Or ce principe me paraît défini tout à la fois par la
128’au point que chacun de nos gestes — oui, même ce signe de la main — trahisse son immanente puissance. On voudrait dire qu’il
129ns le Fils pour agoniser sur la Croix, qui est le signe de la condition humaine déchirée entre le temps et l’éternité. Enc
77 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
130oût qu’elle donne à l’attente du lendemain et des signes providentiels. Et toutes les joies qui n’ont pas de nom et dont perso
78 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
131é « Réparation à Nietzsche ». « Acéphale » est le signe de l’anti-étatisme radical, c’est-à-dire du seul antifascisme digne d
79 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
132elque chose ! Il est tourné du côté de la plaine. Signe qu’il va nous arriver quelque chose par là ? Du côté de Marseille… Et
133que nous révèle cette foi toute quotidienne aux « signes », cette activité créatrice de Rubicons imaginaires ? Comme toujours,
134justement l’état de l’homme vraiment homme, et le signe d’une accession à la condition générale ! Avouer ses superstitions, c
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
135méthodes. Mises au point et illustrations, — ou « signes » simplement, mais qui prendront du fait de leur confrontation une va
81 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
136 le guichet parle au gérant. Le gérant me fait un signe, et comme je ne comprends pas, il passe sa portette et vient me prier
82 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
137i rassemble les peuples et les pousse à créer des signes visibles de leur union : assemblées, fêtes, cortèges, uniformes ou ch
83 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
138er de plus. Je note ceci parce que c’est un petit signe assez typique du malentendu qui apparaît entre les gens d’ici et moi
139e bien content, me dit la factrice pendant que je signe le mandat, c’est l’argent que vous attendiez ? » — Celui-là ou un aut
140 le christianisme en France : c’est sans doute un signe de surdité spirituelle totale. Seule la politique est encore capable
141c les hommes qui l’entourent. Il le dépouille des signes extérieurs de son état, de cet habitus bourgeois qui, hélas, est enco
142i rassemble les peuples et les pousse à créer des signes visibles de leur union : assemblées, fêtes, cortèges, uniformes, ou c
143estables. Le problème se ramènerait à trouver des signes extérieurs aisément vérifiables qui permettraient de répartir les hom
144re. ⁂ Goethe vivait dans un ordre social dont les signes visibles et tangibles paraissaient solidement organisés. Le désordre
145upart de ses établissements ne sont pour nous que signes du désordre. C’est à son anarchie, non à la nôtre, que nous déclarons
146individu et société. Mais sa résultante change de signe : elle pointe sa flèche contre la société8. Nous ne pouvons nous réal
147re le désordre établi. De ce simple changement de signe dont l’importance nous est encore incalculable, je voudrais indiquer
148 le guichet parle au gérant. Le gérant me fait un signe, et comme je ne comprends pas, il passe sa portette et vient me prier
84 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
149ierkegaard qui a écrit : « … la marche verticale, signe de notre verticalité infinie ou du sublime de notre spiritualité ».
150bus, c’est l’usage normal qu’on attaque. Voilà le signe très certain de la décadence d’une élite. Plutôt que de reconnaître q
151elque chose ! Il est tourné du côté de la plaine. Signe qu’il va nous arriver quelque chose par là ? Du côté de Marseille… Et
152que nous révèle cette foi toute quotidienne aux « signes », cette activité créatrice de Rubicons imaginaires ? Comme toujours,
153justement l’état de l’homme vraiment homme, et le signe d’une accession à la condition générale ! Avouer ses superstitions, c
154ce qui te faisait riche t’empêche de recevoir les signes certains de la joie. Voilà le modèle de toute simplicité, de toute ri
155du Christ dans la foi, certifié et scellé par les signes visibles du pain et du vin, je dois croire identiquement que c’est là
85 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
156ui dans le monde actuel, c’est un de ces derniers signes, une de ces dernières preuves concrètes de notre vocation spirituelle
86 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
157ament, par exemple, une descendance nombreuse est signe d’élection, tandis que pour saint Paul, celui qui reste vierge « fait
158, contribuent à le rendre insoluble. Ils sont les signes de la crise, mais aussi de notre impuissance à la réduire dans les ca
159succès du roman et du film apparaissent comme les signes certains d’une décadence de la personne chez les modernes, et d’une e
160 renouvelés de la Lucinde de Schlegel — autant de signes de la panique sexuelle provoquée par la décadence des contraintes mat
87 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
161re par Laclos, et Lamartine par Rimbaud. Un tel « signe » n’est pas négligeable : la vieille droite s’est toujours définie en
88 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
162 procède du mystère de l’amour, elle n’est que le signe et la démonstration du triomphe d’Agapè sur Éros. Car l’amour réellem
163accent se déplace pour que le dynamisme change de signe. ⁂ C’est en fin de compte dans l’attitude religieuse des Occidentaux
164c’est pourquoi la crise moderne du mariage est le signe le moins trompeur d’une décadence occidentale. Il en est d’autres, ce
165 échappent en partie aux vues individuelles. Le « signe » de la crise du mariage nous parle et nous avertit mieux : aucun aut
89 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
166te-Hélène. Tel est le sujet. En somme, mettant un signe plus là où l’Histoire met un signe moins, l’auteur annule le facteur
167me, mettant un signe plus là où l’Histoire met un signe moins, l’auteur annule le facteur Waterloo, et nous démontre que l’éq
90 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
168voir et dire qu’il y avait là un fait nouveau, le signe d’une volonté d’hégémonie. C’était traduire en termes classiques la r
91 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
169tiques (25 novembre 1938)a Ce ne sont plus des signes dans le ciel, mais des réalités terrestres et brutales qui nous avert
92 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
170 l’hésitation. Ce n’est guère qu’à de très petits signes de ce genre que j’ai pu distinguer, jusqu’ici, la pensée véritable de
171, nous, une religion de la Liberté ! Ce serait le signe que nous en perdons le goût et l’usage naturel, spontané.   Vertige
172ons que tous ceux qui y vivent sont affectés d’un signe de haine ou d’approbation enthousiaste pour le régime qui leur est im
93 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
173es. Et l’on est prêt à tout abandonner au premier signe du destin, parce qu’on vient de remplir les limites du réel et d’acco
94 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
174ions, cérémonies et lieux communs qui étaient les signes extérieurs d’une communion tacite entre les hommes. Nous sommes là, p
95 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
175ndre le vocabulaire démocratique, mais changer le signe de chacun de ses termes. Exemples : le droit des peuples à disposer d
176nc injustice. Ici encore, il suffit de changer le signe. Quant à l’espace vital des dictatures, on n’aura pas été sans remarq
96 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
177terreurs d’une intensité séduisante. Serait-il le signe, ou l’entrée, d’une Vérité supérieure ? Telle est la question que pos
178oints. Au départ, cette même attention prêtée aux signes, aux intuitions, aux rencontres fortuites en apparence, mais que l’âm
179ntée par les poètes, n’était que le symbole et le signe physique6. C’est « le royaume de l’Être qui se confond avec le royaum
180 monde. L’incapacité d’accepter le monde réel est signe d’une incapacité de s’accepter soi-même — à cause de cette blessure q
97 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
181 en marge des conditions normales de l’existence. Signe du désarroi intime où la piété de l’Église non réformée laissait les
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
182orps son épée nue. Ému par ce qu’il prend pour un signe de chasteté, le roi les épargne. Sans les réveiller, il prend l’épée
183 vient, et son vaisseau arbore une voile blanche, signe d’espoir. Iseut aux blanches mains guettait son arrivée. Tourmentée p
184et librement créé par les amants, il substitue le signe de son pouvoir social, l’obstacle légal, objectif. Tristan relève ce
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
185n Fils abaissé jusqu’à nous. L’Incarnation est le signe historique d’une création renouvelée, où le croyant se trouve réintég
186piquement occidental, et qui consiste à garder le signe matériel d’une religion dont on trahit l’esprit. Platon liait l’Amour
187ue l’anneau (échangé par Tristan et Iseut) est le signe d’une fidélité qui justement n’est pas celle des corps. Soulignons en
188erci, et ces vertus conduisent à la Joie, qui est signe et garantie de Vray Amor. Voici Mesure et Patience : De courtoisie p
189mbole de l’ivresse amoureuse, Gottfried y voit le signe d’un destin, d’une force aveugle, étrangère aux personnes, d’une volo
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
190perçoit, à cette limite, que la prouesse était le signe matériel d’un processus de divinisation. Les vrais mystiques, tout au
191 » reste donc valable à condition qu’on change le signe de chacune de ses propositions. Par exemple, là où la science proclam
19220 qu’à mon avis, cette propension moderne est le signe d’un ressentiment profond à l’endroit de la poésie, et en général, de
193oire libératrice dont la douleur serait encore le signe ! Ainsi s’opère le renversement tragique : se dépasser jusqu’à s’unir