1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
1herlant beaucoup de défauts bien agaçants pour sa souveraine désinvolture. Elle est tonique comme le spectacle des athlètes. Et c’
2 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
2rilité et le respect de soi était de son temps le souverain du monde. Tamerlan pour les anciens. Ford pour les modernes. Quelle
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
3songère de l’ancienne Suisse, à l’usage du peuple souverain qui ne manque pas d’en être flatté. Et puis, quelle est cette prépara
4 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
4nsuel. Ô sens de la mesure ! (Mais où les audaces souveraines d’un Racine, d’un Descartes ?) D’ailleurs, c’est bien simple, si vous
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
5epose dans la lumière… » Vous avez reconnu ce ton souverain. Pour la première fois, le ton des hauteurs, le ton de celui qui les
6 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
6teinte à la perspicacité parce qu’il est vraiment souverain. Peut-être faut-il reconnaître à ce seul philosophe le privilège d’av
7 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
7par le sentiment tragique du péché et de la grâce souveraine. C’est cela qui donne aux romans de Dostoïevski ou d’Émily Brontë ces
8 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
8illusions. Et sa devise n’est autre que la maxime souveraine du Taciturne, la maxime calviniste par excellence : « Point n’est bes
9 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
9e ne puis voir dans ces façons que la distraction souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisib
10 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
10 posséder dans sa force. Car la lenteur est chose souveraine, — elle seule domine l’amour. Les plus grands spectacles naturels son
11 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
11d’une personne. Croire à la réalité du « destin » souverain de la masse, de la classe, de la nation, du capital ou de l’État, — c
12 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
12illusions. Et sa devise n’est autre que la maxime souveraine du Taciturne, la maxime calviniste par excellence : « Point n’est bes
13 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
13e. On voudrait que le spirituel soit honoré comme souverain d’une hiérarchie intangible, et l’on oublie qu’un souverain, fût-il d
14d’une hiérarchie intangible, et l’on oublie qu’un souverain, fût-il de droit divin — et peut-être surtout dans ce cas —, ne saura
15 avons l’URSS, à quoi sert Marx ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut à ce d
16ain On devrait, dire : le peuple tyran. Jamais souverain ne fut à ce degré jaloux de son aveuglement, impatient à l’égard de q
17 ! » Personne ne tente plus de délivrer le peuple souverain de ses flatteurs. Il se trouve au contraire des centaines de Marat po
14 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
18e semblent pas peser bien lourd sur ses décisions souveraines. Comment expliquer, par exemple, la soudaine passion qui porte tant d
15 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
19trine davantage que le mot peut-être apocryphe du souverain : l’État, c’est moi. Voici cette phrase, dont on croirait qu’elle con
16 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
20ponsabilité réciproque devant un Tiers infiniment souverain, infiniment différent de toi et de moi, absolument central, — d’aille
21ncrétiser sa pensée, à la soumettre à la critique souveraine et parfaitement pénétrante de l’amour. Il ne parvient à rendre respon
22es, il nous reste de Nietzsche sa rage, son style souverain de pensée. Qu’il ne reste d’une œuvre qu’un style, n’est-ce pas là le
17 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
23 pour la vérité, Pour un examen de conscience, Le Souverain sacrificateur. On les trouvera « chez le traducteur, à Bazoges-en-Par
18 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
24uble. Ou bien Dieu est présent, et c’est un ordre souverain ; ou bien il se retire, et devient un problème. Problème signifie do
25tent pas cette alternative absolue. Ni totalement souveraines, ni totalement problématiques, même au faîte de leur pouvoir, même au
19 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Importance de la notion de commune mesure
26. Le type à peu près idéal d’une mesure à la fois souveraine et vraie, nous le trouverons chez les anciens Hébreux. Le Moyen Âge à
20 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
27t soustraite à cette loi, c’est-à-dire à ce choix souverain de Dieu. C’est en s’y soumettant qu’elle se révèle à l’homme, lorsqu’
21 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
28nt les rapports de notre volonté et de l’éternité souveraine, demeure entière. La différence, c’est que Nietzsche nous propose d’a
22 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
29e des lois générales. L’État est devenu l’arbitre souverain des conflits sociaux, et la notion de Bien commun national s’est subs
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
30qu’il l’ait voulue et accueillie par un obscur et souverain assentiment, tout le trahit dans son action, et jusque dans sa fuite
24 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
31ndalousie touche aux royaumes espagnols, dont les souverains se mêlent à ceux du Languedoc et du Poitou. L’épanouissement du lyris
25 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
32de son âme ; plus d’obstacles à ses élans vers le Souverain Bien !… Se souvenant des romans français, François fit de la Pauvreté
33à voir le terme de leur ascension dans la liberté souveraine de l’âme. Saint Jean de la Croix et Maître Eckhart disent en termes d
26 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
34ne tue bien que son amour, parce que lui seul est souverain. Le crime d’amour impur sauvera la pureté. Lisons maintenant avec cet
35s la Philosophie dans le Boudoir : « Eh quoi ! un souverain ambitieux pourra détruire à son aise et sans le moindre scrupule les
27 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
36 là : constituée face à l’État comme une autorité souveraine 9. Alors, si l’État change, l’Église ne changera pas. Et si l’État de
28 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
37 biblique, rapportant tout à Dieu et à sa volonté souveraine, nous permet de prendre une vue du Mal moins locale et plus pénétrant
29 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
38plaintes ne sont pas fondées. Une coalition entre souverains, faite sur les principes d’une morale pure et désintéressée, serait u
39et ordre imposé par l’extérieur est en réalité le souverain désordre. Il n’y a d’ordre vrai que dans la liberté. Il n’y a de lib
40r et ni l’amour ne cessent d’attendre, intacts et souverains, notre désir. Il nous suffit de retrouver le courage d’être vertueux.
30 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
41e ne puis voir dans ces façons que la distraction souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisib
31 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
42nt les rapports de notre volonté et de l’éternité souveraine, demeure entière. La différence, c’est que Nietzsche nous propose d’a
32 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Hollywood n’a plus d’idées (13 décembre 1945)
43 » (prononcez Djie), ainsi qu’on fait parfois des souverains en voyage. Comme elle est gaie ! J’ai passé une demi-heure à causer a
33 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
44’État cesse d’être un vrai État dès qu’il se veut souverain absolu, l’homme cesse d’être un homme intégral dès qu’il absolutise s
34 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
45e d’un cerveau né d’une pensée unique et vraiment souveraine : la royauté dans son état naissant. Je me souviens. J’allais m’asseo
35 1946, Réforme, articles (1946–1980). Deux lettres sur la fin du monde (29 juin 1946)
46es vœux incolores. Il est évident que les nations souveraines s’en moqueront. Il est évident que l’une d’entre elles, Bombe en main
36 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
47dmirables d’Alexandre Vinet (« La tyrannie est le souverain désordre » par exemple), la brochure de Benjamin Constant sur l’Espri
37 1946, Lettres sur la bombe atomique. L’État-nation
48 dans le sens d’État, le mot État dans le sens de souverain, dont ils font finalement un dieu, créant d’horribles confusions d’id
38 1946, Lettres sur la bombe atomique. Le goût de la guerre
49 au sujet des armées, des frontières, des nations souveraines et du pouvoir mondial. Maintenant, pour quelles raisons d’apparence m
50impossible. Ainsi nous défendons l’idée de nation souveraine parce qu’au secret de notre conscience elle est liée à l’idée de guer
39 1946, Lettres sur la bombe atomique. La paix ou la mort
51es vœux incolores. Il est évident que les nations souveraines s’en moqueront. Il est évident que l’une d’entre elles, Bombe en main
40 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
52subsistera le régime des États-nations absolument souverains, nous aurons des menaces de guerre : et réciproquement, tant qu’il y
53 inextricablement, la persistance d’États-nations souverains dans le carcan de leurs frontières est un dangereux anachronisme. Si
41 1947, Doctrine fabuleuse. Angérone
54t par allusions ou par symboles, mais sa présence souveraine est annoncée par certain frémissement de l’assemblée des mots qui fon
42 1947, Doctrine fabuleuse. Le nœud gordien renoué
55 d’un cerveau, né d’une pensée unique et vraiment souveraine : la royauté dans son état naissant. Je me souviens. J’allais m’asseo
43 1947, Vivre en Amérique. Vie culturelle et religieuse
56 » (prononcez Djie), ainsi qu’on fait parfois des souverains en voyage. Comme elle est gaie ! J’ai passé une demi-heure à causer a
44 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
57 n’y a plus rien à unir. D’autre part, il déclare souveraine la nation unifiée de la sorte, qui se conduit alors vis-à-vis de l’Eu
45 1948, Suite neuchâteloise. III
58nguer avec quelque exactitude les prérogatives du Souverain des franchises du Peuple. » Voici ce qu’il a cru démêler, en une ving
46 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Mouvement européen (avril 1949)
59reusement inopérante tant que les États resteront souverains. Car c’est la protection des droits de la personne et des droits des
47 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, n’oubliez pas l’exemple de la Suisse (3 octobre 1950)
60Comment fédérer des nations qui se croient encore souveraines ? Voyons l’Histoire. Les Suisses ont réussi : voyons la Suisse. Tout
61 exact. Neuf mois pour fédérer vingt-cinq États souverains Au début de 1848, la Confédération n’était qu’un pacte d’alliance
62acte d’alliance entre vingt-cinq États absolument souverains. Point de citoyenneté suisse, point de liberté d’établissement ou d’é
63nt elle soumet les résultats aux vingt-cinq États souverains. Le 15 mai, la Diète est saisie du projet, qu’elle adopte le 27 juin.
64és, neuf mois avaient suffi pour fédérer 25 États souverains. Pensez-vous que l’Histoire vous en laisse un peu plus, pour unir vos
48 1950, Combat, articles (1946–1950). Messieurs, on vous attend encore au pied du mur ! (4 octobre 1950)
65opose une autre solution que l’Autorité fédérale, souveraine au-dessus des États. Messieurs les Députés européens, je vous salue d
49 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Lettre aux députés européens (15 août 1950)
66Comment fédérer des nations qui se croient encore souveraines ? Voyons l’Histoire. Les Suisses ont réussi : voyons la Suisse. Tout
67acte d’alliance entre vingt-cinq États absolument souverains. Point de citoyenneté suisse, point de liberté d’établissement ou d’é
68nt elle soumet les résultats aux vingt-cinq États souverains. Le 15 mai, la Diète est saisie du projet, qu’elle adopte le 27 juin.
69 mois avaient suffi pour fédérer vingt-cinq États souverains… Pensez-vous que l’Histoire vous en laisse beaucoup plus, pour unir v
50 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Quatrième lettre aux députés européens : En lisant le pamphlet du Labour Party (18 août 1950)
70sion des souverainetés. Ses vingt-cinq États sont souverains sur le papier, mais fédérés en fait. Chacun d’eux a gardé sa personna
51 1950, Journal de Genève, articles (1926–1982). Cinquième lettre aux députés européens : « Méritez votre nom ! » (19-20 août 1950)
71opose une autre solution que l’Autorité fédérale, souveraine au-dessus des États. Messieurs les Députés européens, je vous salue d
52 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
72Comment fédérer des nations qui se croient encore souveraines ? Voyons l’Histoire. Les Suisses ont réussi : voyons la Suisse. Tout
73acte d’alliance entre vingt‑cinq États absolument souverains. Point de citoyenneté suisse, point de liberté d’établissement ou d’é
74nt elle soumet les résultats aux vingt‑cinq États souverains. Le 15 mai, la Diète est saisie du projet, qu’elle adopte le 27 juin.
75és, neuf mois avaient suffi pour fédérer 25 États souverains. Pensez‑vous que l’Histoire vous en laisse beaucoup plus, pour unir v
53 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
76sion des souverainetés. Ses vingt-cinq États sont souverains sur le papier, mais fédérés en fait. Chacun d’eux a gardé sa personna
54 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
77opose une autre solution que l’Autorité fédérale, souveraine au-dessus des États. Messieurs les Députés européens, je vous salue d
55 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
78 grande confiance dans le jeu politique des États souverains et des partis, quand il s’agit de surmonter les égoïsmes que les État
56 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
79es les unes des autres, à l’imitation des États « souverains » ; par là même, elles se sont rendues dépendantes de l’État. En d’au
57 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
80, la Confédération se composait de treize cantons souverains, flanqués de nombreux alliés, villes libres, abbayes, vallées et pays
81comme elle l’était alors, divisée en petits États souverains différents à la fois par la langue, par la religion et par le mode de
82ée comme de pouvoir central — les États restaient souverains —, livrée aux intrigues des agents français qui excitaient le peuple
83 population actuelle. Avec ses vingt-cinq États « souverains », ses quatre langues, ses deux confessions, ses climats contrastés,
58 1953, La Confédération helvétique. Les institutions politiques
84ifice fédéral. Les cantons suisses sont des États souverains « dans la mesure où leur souveraineté n’est pas limitée par la Consti
85s un enchevêtrement d’alliances entre républiques souveraines, dont plusieurs gouvernaient des « Pays sujets » et des bailliages. L
86ut de nouveau qu’une alliance conclue entre États souverains. Un lien si lâche n’était qu’une faible garantie pour l’indépendance
87ressemblait à l’Europe d’aujourd’hui. Les cantons souverains étaient les maîtres incontestés de leur politique économique. On comp
88e qui frappe une Diète formée de délégués d’États souverains et non de députés des peuples : Lequel de nous n’a dû souvent déplor
59 1953, La Confédération helvétique. La famille et l’éducation
89e que les États, sans rien perdre de leurs droits souverains en matière d’enseignement, sont au contraire mis en mesure de les mie
60 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
90ale (mai 1954)s 1. Peut-on fédérer des États souverains ? Parmi les fédérations réussies, l’on peut citer la Suisse sans s
91e date, la Suisse n’était qu’une alliance d’États souverains. Pendant des siècles, leur lien légal avait consisté dans une Diète,
92e Strasbourg. Composée d’ambassadeurs des Cantons souverains, pourvus du droit de veto, cette Diète « n’avait en fait d’emprise su
93 Article 1. — Les peuples des vingt-deux Cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance… forment dans leur ensemb
94nfédération suisse. Article 3. — Les Cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par la Constitution f
61 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
95une vocation. L’individu arraché du commun par un souverain caprice de la Minne, aussitôt ne s’appartient plus. À peine libéré, l
96a plus rien à faire au monde ». Chacune se dira « souveraine », à l’imitation des rois absolus qui n’avaient de comptes à rendre q
62 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
97me pur, opérant loin des hommes par une extension souveraine de leurs pouvoirs sur la matière et la Nature. Elle passa presque ina
63 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
98ranoïaque. « Toute collectivité régie par un chef souverain qui n’est comptable à personne se trouve entre les mains d’un malade 
64 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur Suez et ses environs historiques (octobre 1956)
99itions politiques ? Sachez, monsieur, que je suis souverain. Je vous refuse le droit de vous mêler de mes affaires B. Je croyais
65 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
100impuissante en fait contre l’Égypte. Si vous êtes souverains, tirez donc ! Et n’allez pas demander partout des permissions. Mais s
66 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
101Europe, pour l’ensemble de nos nations soi-disant souveraines, et fragilement alliées plutôt qu’unies. J’avais énuméré quatre de ce
67 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
102une vocation. L’individu arraché du commun par un souverain caprice de la Minne, aussitôt ne s’appartient plus. À peine libéré, l
103a plus rien à faire au monde ». Chacune se dira « souveraine », à l’imitation des rois absolus qui n’avaient de comptes à rendre q
68 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
104aux de métal précieux, il obtiendrait l’appui des souverains espagnols : en quoi il se trompait, car l’appui qu’il reçut fut accor
69 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
105loin des hommes par une délégation prolongée mais souveraine de leurs pouvoirs sur la matière et la Nature. Elle passa presque ina
70 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Le drame occidental
106-cinq petites nations qui s’obstinent à se dire « souveraines », mais dont pas une ne peut se défendre seule, voici le bloc soviéti
71 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
107cause de sa division en petits États soi-disant « souverains » (exemple de la crise de Suez). — L’Europe, foyer vivant d’une civil
72 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
108 mort pour toute une civilisation, n’intéresse le Souverain moyen que si quelque anecdote rend la question « concrète » : on veut
73 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
109teinte à la perspicacité parce qu’il est vraiment souverain. Peut-être faut-il reconnaître à ce seul philosophe le privilège d’av
74 1961, La Vie protestante, articles (1938–1978). Bilan simple (29 décembre 1961)
110il de l’ère des convergences, au-delà des nations souveraines et des églises refermées sur elles-mêmes. Une nouvelle Renaissance, q
75 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — Rudolf Kassner et la grandeur humaine
111teinte à la perspicacité parce qu’il est vraiment souverain. Peut-être faut-il reconnaître à ce seul philosophe le privilège d’av
76 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — Misère et grandeur de saint Paul
112la prière dans l’éloquence polémique, de l’exposé souverain de la vérité en acte (et heureux seront ceux qui La croient) dans l’o
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère)
113range navigation, errante et solitaire. Mais toi, souverain de la mer blanchissante, ébranleur de la terre, montre-toi pour moi b
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Premiers plans d’union
114autant la suprématie du Saint-Empire que celle du Souverain Pontife. Philippe le Bel, contre l’Empereur et contre Boniface VIII,
115II, représente pour la première fois les droits « souverains » de l’État national. Comment se situe Dante dans ce drame ? Pour lu
116ional entre les Princes, qu’il admet d’ailleurs « souverains », ce qui ne facilite rien … Mais si ces cités et ces princes nombre
117 afin qu’elles soient amendées et changées par le Souverain Pontife, si cela est juste ; si non elles doivent être confirmées et
118e pose, c’est la coexistence dans la paix d’États souverains ; il voit également que le moyen judiciaire de vider les litiges entr
119moyen judiciaire de vider les litiges entre États souverains est l’arbitrage. Il recommande des mesures dont beaucoup étaient conn
120raisonnement est l’existence de l’État, du prince souverain, rex qui non recognoscit superiorem in terris… Or, l’affirmation abso
121 point de chef auquel tous veuillent obéir. Ni au Souverain Pontife ni à l’Empereur on ne rend leur dû. Il n’est plus de respect
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
122st imaginée que sous la forme d’une coalition des Souverains. La crise profonde de la Réforme n’est pas ressentie comme divisant l
123es conquistadores vont lui apporter les titres de souverain des Indes et de la Terre ferme de la mer Océane, et de dominateur de
124sité d’instaurer un pouvoir supérieur à celui des souverains nationaux, ils se contentent de vitupérer la guerre et de ridiculiser
125condition qu’ils soient. C’est pourquoi tout État souverain, république ou royaume, quoique complet en soi et fermement assis, es
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — « Têtes de Turcs »
126e que seule la faiblesse pourrait être opposée au souverain de l’Allemagne et d’un si grand nombre de races et de royaumes. Il es
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Les grands desseins du xviie siècle
127merce par tout le monde. Aux monarques et princes souverains de ce temps. Ses 249 grandes pages ne comportent pas de divisions en
128apporter à l’arbitrage des Potentats et Seigneurs souverains : Ce faisant ils gaigneroient l’amitié de leurs semblables, pour s’en
129roit necessaire de choisir une ville, où tous les Souverains eussent perpétuellement leurs ambassadeurs, afin que les differens qu
130 qui concernent la bonne intelligence de tous les souverains respectivement l’un avec l’autre, dont le premier et le plus importan
131 la Savoie augmentée du Milanais) ; 4 Républiques souveraines : Venise, l’Italie, la Suisse, la Belgique (pour la définition de ces
132pouvoir de trancher tout différend, tant entre un souverain et son peuple qu’entre différents États. Ils ont pour mission de régl
133ispositions prévues par Sully pour l’élection des souverains des trois royaumes chargés d’assurer la défense de l’Europe à l’Est.
134de l’Europe, deux dispositions : d’une part leurs souverains devront être élus par un collège composé de huit souverains : le Pape
135 devront être élus par un collège composé de huit souverains : le Pape, l’Empereur, les rois de France, d’Espagne, d’Angleterre, d
136, de Suède et de Lombardie, d’autre part ces huit souverains seront obligés par devoir d’alliance à défendre ces royaumes contre t
137es cantons suisses. Le devoir d’alliance des huit souverains joue également pour Venise et le royaume de Sicile. Enfin, le plan Su
138onné les Provinces-Unies des Pays-Bas97. Si les souverains d’Europe, qui représentent cette société ou cet état indépendant des
139 cela paraîtrait utile ; pour porter devant cette souveraine assemblée tous les différends en suspens qui n’auraient pu être réglé
140ible de connaître chaque année la valeur des pays souverains dont les délégués constitueront cette auguste assemblée, on pourra dé
141ifférents côtés, plus je le trouve avantageux aux souverains. C’est l’établissement d’un arbitrage permanent entre eux pour termin
142iblement de tous les maux que la Guerre cause aux Souverains d’Europe & à leurs Sujets, je pris la résolution de pénétrer jusq
143t attaché à la nature des Souverainetez & des Souverains, qu’il fût absolument sans remède, je me mis à creuser la matière pou
144 quelques réflexions sur la nécessité où sont les Souverains d’Europe, comme les autres hommes, de vivre en Paix, unis par quelque
145e être le plus haut degré de prudence, auquel les Souverains d’Europe & les Ministres ayent porté leur politique. Je ne fus pa
146vation du Commerce. … Je cherchai ensuite si les Souverains ne pourraient pas trouver quelque sûreté suffisante de l’exécution de
147ver sans cela. … En examinant le Gouvernement des Souverains d’Allemagne, je ne trouvai pas plus de difficultez à former de nos jo
148cet Ouvrage… Extraits du IV e Discours I. — Les Souverains présens par leurs Députez soussignez sont convenus des articles suiva
149 une Union permanente & perpétuelle entre les Souverains soussignez, & s’il est possible entre tous les Souverains Chrétie
150oussignez, & s’il est possible entre tous les Souverains Chrétiens, dans le dessein de rendre la Paix inaltérable en Europe, &
151tte vue l’Union fera, s’il est possible, avec les Souverains Mahometans ses voisins, des Traitez de Ligue offensive & défensiv
152ant toutes les sûretez possibles réciproques. Les Souverains seront perpétuellement représentés par leurs Députez dans un Congrez
153re les Séditieux & les Rebelles. IV. — Chaque Souverain se contentera pour lui & pour ses Successeurs du Territoire qu’il
154u qu’il doit posséder par le Traité ci-joint… Les Souverains ne pourront entr’eux faire d’échange d’aucun Territoire, ni signer au
155ce, ou autres matières entre les Sujets de divers Souverains, au-dessus de dix mille livres : les autres procez de moindre conséqu
156es Juges du lieu où demeure le Défenseur : chaque Souverain prêtera la main à l’exécution des Jugemens des Chambres du Commerce,
157me si c’étoient ses propres Jugemens… VIII. — Nul Souverain ne prendra les armes & ne fera aucune hostilité que contre celui
158ion, & aux trois quarts pour la défensive… Le Souverain qui prendra les armes avant la déclaration de guerre de l’Union, ou q
159at d’Europe vingt-quatre Sénateurs ou Députez des Souverains unis, ni plus, ni moins ; sçavoir, France, Espagne, Angleterre, Holla
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — En marge des grands plans, l’utopie prolifère
160vingt ans pour apaiser les fièvres guerrières des souverains d’Europe. Un grand seigneur livonien, J. H. von Lilienfeld, publie à
161s serait transférée au Congrès ; 2° un « Tribunal souverain » appliquerait aux États un Code de droit international, et désignera
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Perspectives élargies
162ccident, et mettre l’Église dans un bon ordre. Un Souverain qui le veut bien peut préserver ses États de la peste ; la maison de
163te s’est arrêtée de mon tems à ses frontières. Un Souverain pourrait encore garantir ses États de la famine. Mais pour faire cess
164ingulières. Car outre le Tzar Pieter Alexiewiecz, souverain Seigneur des Russes et presque de tout le Nord, nous apprenons que Ca
165ême n’est qu’un ensemble de cités libres dont les souverains sont indépendants et à la tête desquelles se trouve l’Empereur… Lorsq
166lles se trouve l’Empereur… Lorsque des puissances souveraines s’unissent en des ligues perpétuelles ou temporaires, elles forment n
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — L’Europe des lumières
167mmerce, des arts, des colonies, ont mis entre les souverains ; la multitude des rivières et la variété de leur cours, qui rend tou
168i bien des difficultés, ils auront ordre de leurs souverains respectifs de signer la confédération générale que je suppose sommair
169perpétuelle dépend uniquement du consentement des souverains, et n’offre point à lever d’autre difficulté que leur résistance. San
170ésistance. Sans doute ce n’est pas à dire que les souverains adopteront ce projet (qui peut répondre de la raison d’autrui ?) mais
171ques plus sévères. Pour l’Abbé, c’est aux princes souverains qu’il appartient de convoquer le Congrès européen. Pour Rousseau, c’e
172on de Dieu même que parce qu’il est au ciel ? Les souverains se soumettront-ils dans leurs querelles à des voies juridiques, que t
173en comprend plusieurs ? Partagera-t-on l’autorité souveraine ? ou bien doit-on la concentrer dans une seule ville et assujettir to
174aire ni l’un ni l’autre. Premièrement, l’autorité souveraine est simple et une, et l’on ne peut la diviser sans la détruire. En se
175 et de la liberté, et que ces mots de sujet et de souverain sont des corrélations identiques dont l’idée se réunit sous le seul m
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
176sont au moins multipliées en raison du nombre des souverains ; et un Julien et une Sémiramis peuvent régner dans le nord en même t
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — Pendant ce temps, l’Amérique du Nord…
177ncipes étaient refusés en fait par tous nos États souverains. C’est pourquoi l’Anglais Penn, s’il n’a pu faire l’Europe, a contrib
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — La Révolution Française et l’Europe
178a totalité des hommes. Une corporation qui se dit souveraine, blesse grièvement l’humanité, elle est en pleine révolte contre le b
179e ne s’est élevé au véritable principe de l’unité souveraine, de la confédération individuelle. Au nom — pour le moins paradoxal 
180rporations (États) et des individus qui se disent souverains, déclare solennellement, sous les auspices des Droits de l’Homme : Ar
181roits de l’Homme : Art. I. — Il n’y a pas d’autre souverain que le genre humain. Art. II. — Tout individu, toute commune qui reco
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
182re à aucune contrainte légale extérieure ; et son souverain met sa gloire à pouvoir disposer, sans qu’il ait lui-même à courir au
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (I)
183De même que les rapports de citoyen à citoyen, de souverain à sujet furent complètement transformés par la Réformation, de même d
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Napoléon et l’Europe
184 qu’on m’a volées. Dans cette réunion de tous les souverains, nous eussions traité de nos intérêts en famille, et compté de clerc
185s fussent réduites désormais à la seule garde des souverains, etc., etc. Dans son esprit, demeuré jacobin — et nullement fédérali
186t la confédération des grands peuples. Le premier souverain qui, au milieu de la première grande mêlée, embrassera de bonne foi l
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — L’Europe des adversaires de l’Empereur
187possible de la Sainte-Alliance fut imposé par des souverains qui, très loin d’« embrasser de bonne foi la cause des peuples », ne
188e savoir : Comment on peut restreindre le pouvoir souverain sans le détruire. On s’est demandé si le vrai but du livre n’était p
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — Synthèses historico-philosophiques (II)
189de cette manière la nécessité de la présence d’un souverain dans un pays d’une étendue raisonnable avec l’unité d’ensemble d’une
190depuis, et bien qu’elle existât à côté du pouvoir souverain et se mêlât quelquefois à lui, était dès lors une puissance purement
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’harmonie entre les nations libérées à l’anarchie des États souverains
191entre les nations libérées à l’anarchie des États souverains Vers 1826, un philosophe français spiritualiste et libéral, Théodor
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un idéal de compensation : les États-Unis d’Europe
192mblée qui sera comme votre âme à tous, un concile souverain et populaire qui décidera, qui jugera, qui résoudra tout en loi, qui
193ples, par le véritable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la
194st-à-dire la Multitude, la Masse ; il est le vrai Souverain, le Législateur, la Puissance, la Domination, la Patrie, l’État, il a
195ationalité européenne » sur le modèle des Nations souveraines et uniformes qui composent l’Europe ? Le problème s’est révélé insolu
196s d’une vraie fédération pour les Cantons jadis « souverains » de son pays, recule devant cette solution lorsqu’il s’agit de l’app
197tats européens se considèrent comme des personnes souveraines et sont tous décidés à affirmer leur souveraineté et à se soustraire
198tat européen unique, auquel les États jusqu’alors souverains devraient s’incorporer, est irréalisable. Bluntschli propose alors u
199able. Bluntschli propose alors une Union d’États souverains (Staatenbund) dirigée par un Conseil Fédéral représentant les États e
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un problème séculaire : la Russie et l’Europe
200es des deux capitales, Berlin et Vienne, dont les souverains sont les seuls obstacles… … Au besoin, si le cas le requiert, il jett
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’historisme au pessimisme
201 et la France qui a toujours possédé une habileté souveraine à présenter, sous une forme charmante et séduisante, jusqu’aux tournu
202r toutes les nationalités ayant pris forme d’État souverain est aussi contraire à l’Histoire et étrangère à la réalité, que l’Éta
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — « Tout s’est senti périr »
203pe ne comptait en 1914 pas moins de vingt nations souveraines. Après les Traités de Versailles, Trianon et St-Germain, elle en comp
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Appendice. Manifestes pour l’union européenne, (de 1922 à 1960)
204e 1930. La dernière tentative pour unir des États souverains considérés comme raisonnables, échouait devant le déchaînement de sou
205gine l’existence sur ce continent de trente États souverains. Il importe de remédier à cette anarchie par la création d’une Union
206le de la Suisse d’aujourd’hui. Quel est ce remède souverain ? C’est de reformer la famille européenne, dans toute la mesure où no
207e l’Europe de transférer certains de leurs droits souverains pour les exercer désormais en commun. » En fait, le Conseil de l’Euro
99 1962, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’Europe est d’abord une culture (30 juin 1962)
208s de notre dynamisme. Une simple alliance d’États souverains ne répondrait nullement aux exigences du siècle. Seule une fédération
100 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
209 l’ère absolutiste, ère de la formation des États souverains, du xvie au xviiie siècle. Enfin, la prospérité générale qu’il faut
210 Nations, dès lors qu’ils se déclarent absolument souverains, et ne reconnaissent donc plus l’autorité commune supérieure à leurs
211es, et qui nous ramènerait à une Europe des États souverains, alliance paradoxale en son principe, et dont on peut craindre qu’ell
212ples, par le véritable arbitrage d’un grand sénat souverain qui sera à l’Europe ce que le parlement est à l’Angleterre, ce que la
213gine l’existence sur ce continent de trente États souverains. Il importe de remédier à cette anarchie par la création d’une Union
214 par la fédération, jugulant l’anarchie des États souverains ; la prospérité par une économie à la fois libérée et organisée ; et