1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1t assez longuement d’un des poètes auxquels notre temps doit vouer l’attention la plus grave — car il vécut dans ces marches
2 Hymnes une sérénité presque effrayante. Vient le temps où le sens de son monologue entre terre et ciel lui échappe. Il jette
3ur, tout justement, nous fait comprendre, dans le temps même qu’il nous entr’ouvre le ciel, qu’il est bon qu’il y ait le mond
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
4 entier, il a bravement affirmé son unité. Car le temps n’est plus, où les jeunes gens se faisaient, avec sérieux, des âmes e
5-être ne lui a-t-il manqué pour le devenir que le temps de méditer : il a quitté le collège jésuite pour la tranchée, puis « 
6étreinte du fauve merveilleux ». Il n’a pas eu le temps de se ressaisir, le sport prolongeant pour lui, d’une façon obsédante
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
7n : les faits s’y pressent et s’y bousculent ; de temps à autre une notation d’artiste ou de psychologue se glisse dans leur
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
8eu embourgeoisée… Disons plutôt que voici venu le temps de la moisson, — le temps des éditions d’Œuvres complètes.
9lutôt que voici venu le temps de la moisson, — le temps des éditions d’Œuvres complètes.
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
10uer d’avoir conservé une vision générale de notre temps et un évident besoin d’impartialité. Son art bénéficie de cette visio
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
11 sans vertige sur ses abîmes. Simplicité de notre temps ! Au-dessus de la trépidation immense des machines, un Saint-John-Per
12 littéraires, nos poètes respirent le même air du temps. Leur originalité se retrouve dans la manière dont ils tentent de fui
7 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
13 tant d’autres désirs contradictoires ; au gré du temps, d’un sourire, d’un sommeil, tant de bonheurs ou de dégoûts étranges
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
14issement profond et la ruine. Mais certes, il est temps qu’une lueur de conscience inquiète quelques chefs, montre à quelques
15ques autres, sont parmi les plus conscients de ce temps ; mais si l’on songe aux bataillons de pâles opportunistes sans cultu
16 soulevées par une même tempête. L’unité de notre temps est en profondeur : c’est une unité d’inquiétude. Barrès et Gide : il
17ssent pas de peindre leur déséquilibre. Il serait temps de faire la critique des méthodes et des façons de vivre autant que d
18ndent mener les surréalistes, il n’a fallu que le temps pour une folie de s’emballer. La plupart des romans de jeunes qui se
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
19e notre existence… construire les villes de notre temps ». Et je déplie ce plan d’une « ville contemporaine ». Pures géométri
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
20s sur Proust, Pater et Stendhal. Certes, il était temps que l’on dénonce la confusion romantique de l’art avec la vie, qui em
11 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
21 par l’inévitable discours sur les difficultés du temps, en général, et sur celles en particulier qu’implique la publication
12 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
22ons un mythe prendre corps parmi les ruines de ce temps. Il fallait bien tirer quelque vertu d’une anarchie dont on ne veut p
23rs certain but précis. Ou bien j’aurais juste le temps de le noter avant de partir. Ou bien je me mettrai à l’analyser plus
24e faire mon autoportrait moral : je bouge tout le temps. Danger de faire mon autoportrait moral : je me compose plus laid que
13 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
25lac, certaines atmosphères délavées et sourdes. « Temps couvert, calme, légères précipitations » annonce le bulletin. Tiens,
26sse en cinq ans de Baudelaire à Rubens. Il fut un temps où l’on put craindre que Charles Humbert ne devînt le chef d’une écol
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
27ses glabres et poux barbus », qui perdraient leur temps à recenser les incohérences pittoresques de ce petit livre. Quant à c
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
28es l’objet de l’amour. Mais les jeunes gens de ce temps ne cultivent point cette fièvre. Et comme la morale ne sait plus leur
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
29l’allure est rare autant que sympathique, dans le temps que sévit l’inflation littéraire la plus ridicule. Pourtant, qu’elle
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
30rue et qui avait votre démarche. Mais, pendant ce temps, vous pouviez paraître enfin où mon désir surmené vous appelait encor
31sir surmené vous appelait encore, haletant. Et le temps passait, à la fois si lent — jusqu’à l’arrivée du prochain métro, du
32mon esprit. Peut-être que j’ai perdu la notion du temps. Je ne me souviens plus que de cette déception insupportable et défin
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
33fois autour d’un feu et le contemplent un certain temps en silence. « Well ! » dit enfin Dardel. Les autres n’en pensent pas
34c des surréalistes hétérodoxes. Il revint juste à temps pour assister à la cérémonie de la pose du point final de « Cinématom
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
35e dans une lumière qui la métamorphose ; c’est un temps nouveau, et l’espace en relation se modifie pour maintenir je ne sais
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
36Rougemont. Le Sens Critique. — Il y a un certain temps déjà que nous ne nous sommes revus. Mais je suis vos travaux avec int
37x avec intérêt, et il m’a paru que depuis quelque temps… enfin, comment dirais-je… je me suis dit que je pourrais, en quelque
38Seulement, mon cher Monsieur, nous n’avons pas le temps ces jours-ci, beaucoup trop à faire, beaucoup trop d’êtres et de chos
39k à la cantonade : Qu’il vienne, qu’il vienne Le temps dont on s’éprenne ! Les œuvres les plus significatives de ce siècle
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
40e de l’Église. (Ici, il but une gorgée et prit un temps.) » Je vous fais grâce, poursuivit-il, de la chronique de ma vie de r
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
41de plantation, le siècle ne sera plus malade, les temps seront guéris de leur crise, les valeurs auront retrouvé leur stabili
42ême un ou deux petits phénomènes sociaux de notre temps que cette méthode ne suffirait pas à supprimer. Or, ils nous paraisse
23 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
43est ailleurs. L’addition, s’il vous plaît. Il est temps de sortir de ce café et de ces jeux, simulacres de vie, qui sont à la
44s importe véritablement n’est dicible. (Depuis le temps qu’on sait que la lettre tue ce qu’elle prétend exprimer ; depuis le
45ettre tue ce qu’elle prétend exprimer ; depuis le temps qu’on l’oublie.) Vous me direz que la poésie, l’état poétique, est no
46signaux de l’angoisse sur quoi se fondent, en ces temps, nos amitiés miraculeuses.   Voici donc les seules révélations que j’
47ands que les bienfaits que j’en escompte, il sera temps de songer sérieusement à m’en guérir. Vous me demanderez « alors » ce
24 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
48et pour en accepter les conséquences. Et puis, de temps à autre, voici que nous parvient un signe d’amitié qui ne trompe pas.
25 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
49ez certaines choses par votre souffrance… Mais le temps approche où vous n’aurez plus besoin de souffrir pour comprendre. Le
50femme refusa d’abord les fleurs pour se donner le temps de regarder autour d’elle ; l’intérêt que nous ne sûmes pas dissimule
51é magnifique et angoissante. Il mêle tout dans le temps et l’espace. Cent années et tous les visages aimés revivent dans cett
26 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
52mme un enfant sage que le monde lui donne, en son temps, sa petite part. On lui a expliqué qu’il fallait la mériter et tâcher
27 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
53es hommes d’action les forces caractéristiques du temps — argent, races — et ses rares passions, qui sont la domination et la
28 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
54générale de la vie mondiale. Toutes les forces du temps y concourent obscurément ; et, pour peu que cela continue, pour peu q
55uestion de quelques années. Mais peut-être est-il temps encore. Ici et là, quelques cris s’élèvent dans le désert d’une époqu
56ible progrès aurait-il fait fausse route ? Est-il temps encore de le détourner du désastre spirituel vers lequel il entraîne
57 complaisance générale à proclamer le désordre du temps. On a peur de certaines évidences, on préfère affirmer que tout est i
58ion, enfin d’une première automobile fabriquée, à temps perdu, alors qu’il est simple mécanicien chez Edison. Il fonde tôt ap
59la plus grave question qu’on puisse poser à notre temps. II. M. Ford a ses idées, ou la philosophie de ceux qui n’en veule
60sant. Mais la nature humaine a des limites. Et le temps approche où elles seront atteintes. On peut se demander jusqu’à quel
61té : La liberté consiste à travailler pendant le temps convenable et à gagner, par ce moyen, de quoi vivre convenablement to
62réface, égale aux plus grands esprits de tous les temps. On me dira que Ford a mieux à faire que de philosopher. Je le veux.
63s vérités essentielles ? Il semble bien que notre temps ait prononcé définitivement le divorce de l’esprit et de l’action.
64utopique. Nous avons mieux à faire, il n’est plus temps de se désintéresser simplement des buts — si bas soient-ils — d’une c
29 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
65ntribué davantage que n’importe quel autre de mon temps à faire aboutir la standardization à sa fin logique, ne pourrait-il p
66ent la virilité et le respect de soi était de son temps le souverain du monde. Tamerlan pour les anciens. Ford pour les moder
30 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
67peu plus loin d’autres souvenirs attristés par le temps, des visages qui ne sont plus tout à fait les mêmes, des bonheurs qui
31 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
68qu’il est bon de proposer à la réflexion de notre temps, ne fût-ce que pour faite honte à ceux qui sont encore capables d’une
32 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
69les deux verres d’eau que le garçon renouvelle de temps à autre, à lire des potins tout en essuyant une moustache de crème fo
33 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
70cela manque de chair. Et de rêve. Est-ce qu’en ce temps-là on ne se nourrissait vraiment que de petits mots d’esprit et de ma
34 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
71évus et réduits à néant ici-même ; mais — gain de temps — je n’aurai plus qu’à renvoyer aux lettres A ou B, selon. A. Réponse
35 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
72minante de notre malaise. Il me fallut un certain temps pour m’habituer à cette idée. Je tenais cette clef et n’osais m’en se
36 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
73valeur d’un témoignage, ni plus ni moins — il est temps que je fasse passer un petit examen aux principes de cette institutio
74s l’avenir, d’une ou deux générations. Pendant ce temps elle s’aggrave, et nous voici avec l’héritage de cinquante ans de rad
75us ne comprenons pas la plaisanterie et que notre temps est précieux. D’ailleurs, les enfants ne se plaignent pas, de quoi vo
76d’en rendre compte de la même façon, dans le même temps. Contentons-nous de remarquer que ce principe est à la base du systèm
77gavage, c’est qu’on ne peut laisser aux élèves le temps qu’il faut pour assimiler ce qu’ils apprennent. Ils sont forcés de gâ
37 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
78 plus longtemps possible, pour qu’on n’ait pas le temps de se rendre compte que tout cela est absurde. Pour qu’on n’ait pas l
79ue tout cela est absurde. Pour qu’on n’ait pas le temps d’écouter la nature qui répète par toutes ses voix, d’un milliard de
80açons, que c’est absurde. Pour qu’on n’ait pas le temps de découvrir la Liberté 9, parce que celui qui l’a embrassée une fois
38 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
81stitue la plus grande force anti-religieuse de ce temps. L’instruction religieuse qui prend les enfants au sortir de l’école
39 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
82ut entier. Je distingue dans cette opération deux temps : d’abord critiquer ce qui est — par la comparaison avec ce qui fut o
83t de l’anarchie que les génies destructeurs de ce temps ont inspiré à beaucoup d’entre nous — encore que peu l’avouent. Car d
84longtemps à ces idées anti-démocratiques : il est temps qu’elles débordent ce cercle étroit et distingué. Il y a de grands ba
85maintenant, je vais m’y prendre pour préparer les temps nouveaux. Énorme question. Aurai-je la naïveté non moins énorme d’esq
86re — nouvel être. Notre époque serait le deuxième temps d’une de ces triades. Son rationalisme nie l’être sous toutes ses for
87 ou bien c’est qu’elles sont déjà mortes. Mais le temps vient où elles renaîtront à une vie nouvelle et plus complète, à un d
88rer la raison. Je crois que nous approchons de ce temps. Et que le véritable progrès veut qu’on s’attaque à tout ce qui entra
89te danse de Saint-Guy politique dont rien de leur temps ne pouvait offrir la moindre préfiguration ? Eh bien ! induisez de ce
40 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
90e) et les philosophes 13 les mieux informés de ce temps s’accordent sur un point : le salut de l’Europe est lié à la naissanc
91e le goût de la nature. Mais qu’on nous laisse le temps de la regarder. De faire connaissance. Je ne sais s’il est très exagé
92rez bien. Cela se fera sans vous. Déjà revient le temps des mages : ils comprennent les théories d’Einstein, ils composent de
41 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
93isonnier de la nuit (avril 1930)o I Depuis le temps qu’on tire du canon à son perdu depuis le temps que sonnent les marée
94e temps qu’on tire du canon à son perdu depuis le temps que sonnent les marées à flots perdus sous la coupole errante des pri
42 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
95i fait s’envoler les ballons ?) 2. En vérité, ce temps est peu propice au mépris et à l’adoration : où que se portent nos re
43 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
96out y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même, me suis-je dit, je ferai to
97en oui : je me ferai un mérite de perdre tout mon temps, si toutefois perdre conserve ici le sens qu’il a pris dans ce monde,
98ai à chercher mon bien de midi à quatorze heures, temps qu’ils réservent à la mastication, entre deux séries d’heures de trav
99, — c’est alors ce qu’on appelait un paradoxe, du temps des petites manières. Cependant, la réalité d’un pays apparaissant en
100ue ; je vous conseille de n’y plus penser quelque temps… Car on ne trouve vraiment que ce qu’on a consenti de ne pas trouver
44 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
101nt ne point songer ici au génie qui, dans le même temps, figure l’antithèse de Hölderlin : l’« économie » d’un Goethe, bien s
102es lueurs réminiscentes. Ce sont les quatrains du temps de la folie, poèmes véritablement « posthumes », que Pierre Jean Jouv
45 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
103e lueur jaune, ne sachant plus en quel endroit du temps tu vis, — c’en est fait, toutes choses ont revêtu cet air inaccoutumé
104oit, ni même par lui, — mais à cet endroit, en ce temps… Qui sait si tu ne l’as pas reçue ? Une qualité, une tendresse, quelq
46 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
105me : les êtres changent trop vite, je n’ai pas le temps de me laisser envoûter ou de les rendre esclaves, hors de quoi je ne
106ile au corridor, — à Paris. Bientôt… Mais il est temps de mettre à ces fariboles un terme19. J’ai du solide à équarrir. Et a
107imerais lire un peu. Mes auteurs ? Goethe en tout temps ; Rodolphe Toepffer (admiré par Goethe) ou Jérôme Cardan (xvie siècl
47 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
108 le « conforme » au vrai. Mais n’est-il pas grand temps de dépasser une réaction de vulgarité non moins artificielle que le l
109e que tout chrétien conscient des problèmes de ce temps, souscrirait aux critiques que M. Nizan fait à l’actuelle civilisatio
48 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
110’est donc qu’il y en a ? avez-vous dit. Depuis le temps qu’on cherchait à nous faire croire qu’une origine protestante était
49 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
111type Lénine ou Ford. Soucieux de comprendre notre temps avant de le condamner ou de l’absoudre, défenseur convaincu d’une spi
50 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
112e, est un des livres les plus significatifs de ce temps. Non pas que nous manquions de témoignages sur les conditions d’exist
113n entreprise. C’est même un des malheurs de notre temps, que l’action devenue trop rapide suppose une cécité partielle chez c
114erait la vie et toutes ses manifestations dans le temps. Il était ressuscité de l’abîme du désespoir et revenu au monde merve
115t l’un des secrets de sa puissance. ⁂ Mais il est temps de tirer de ce livre une conclusion capitale qui, sans doute, fut l’o
51 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
116n des écrivains les plus justement célèbres de ce temps, elle aura du moins le mérite de la spontanéité, qualité dont Gide ai
52 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
117le, c’est qu’elle était peut-être plus chaste. Au temps où le domaine intérieur du recueillement et de l’adoration lui demeur
118 valables, à nos yeux, qui aient été émis en leur temps. La critique la plus moderne les confirme et les répète bien souvent
53 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
119, génial disciple du Danois, et dont il est grand temps qu’on nous traduise quelques essais théologiques. L’œuvre de Rudolf K
120assner donne la sensation à peu près unique en ce temps d’une pensée autoritaire. Entendons que pour lui, penser n’est pas se
54 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
121nde fabriqué pour leur usage par les hommes de ce temps est à tous points de vue le plus irrespirable à l’homme. 2° Les fonde
55 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
122 manquer de libérer des forces créatrices. Or les temps vont nous y contraindre. Que rien ne soit plus favorable à l’art que
56 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
123ar l’apostolat du comte de Zinzendorf. C’était le temps du réveil sentimental et mystique dans une Allemagne luthérienne rava
124e par l’Aufklärung et le rationalisme. C’était le temps aussi du « Sturm und Drang » auquel Goethe devait donner l’expression
57 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
125e voient pas encore qu’il faut choisir. Or, notre temps ne comporte qu’un choix profond : christianisme ou marxisme. Ce qui r
126 montre un esprit averti des vraies valeurs de ce temps. Il réfute MM. Berl et Guéhenno, sur la question de la culture dans s
127reuses pour l’ordre établi. « Nous vivons dans un temps où les philosophes s’abstiennent. Ils vivent dans un état de scandale
58 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
128et ordre d’attester avec l’un des prophètes de ce temps, que la raison d’un homme n’est pas sa raison d’être : « Cogitor, erg
59 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
129uples calvinistes ont été les plus « actifs » des temps modernes. Il s’est même produit ceci (corruptio optimi pessima) que c
60 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
130ction serait d’exprimer notre civilisation, en un temps où elle se trouve brutalement mise en question, posent eux-mêmes si p
131miliation, dans l’effroi ou dans la violence ? Le temps vient cependant où la métaphysique se posera ou sera niée en termes c
132 expliqués à la lumière des Écritures. La Fin des Temps est proche, il faut en témoigner. À tous il tend la Parole « morte au
133férences du récit, surimpressions, changements de temps au cours d’une phrase, sont ici largement mis en œuvre mais toujours
134d’une telle œuvre, datée de 1919 et reparue en un temps de crise, qu’elle en revêt une actualité accidentelle : c’est en quel
135que sorte le contraire qui est vrai ; c’est notre temps qui revêt une actualité7 et une réalité véritables du fait de la cris
136mystérieux de la forme mythique, le poète en tout temps a le pouvoir de le susciter dans son œuvre, comme le mystique dans sa
61 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
137nitié dans sa jeunesse, commence d’écrire vers ce temps, mais, la fièvre tombée, poursuivra durant toute sa vie une « activit
138me, c’est-dire la similitude essentielle, hors du temps, qui paraît dans ces deux expériences, à mesure qu’on les abstrait de
139feu ne le consume » écrit un de ses amis, vers ce temps. « Goethe vit sur un perpétuel pied de guerre et de révolte psychique
140fond renoncement ; même si la passion l’occupe un temps, c’est l’action, la Tätigkeit — le grand mot goethéen — qui triompher
141. Tous deux réalisent le renoncement, le deuxième temps de cette dialectique, dans un mouvement que sa violence rend unique :
142jeune ministre de trente-deux ans, adonné vers ce temps au plus dur effort d’organisation de son silence intérieur. Période d
143baldienne. Mais chez Goethe, c’est la longueur du temps qui les dénoncera. Et cette fameuse sérénité de sa vieillesse, ce n’e
144les portes du Royaume des Cieux. Il reste que les temps nous pressent de toutes parts au choix, jusque dans nos admirations,
145s, victimes de valeurs sentimentales héritées des temps révolus, prenons garde de nous laisser convaincre par les seuls éclat
62 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
146moderne, illustre avec un talent qu’il n’est plus temps de discuter, une position morale exemplairement ambiguë. Rien de plus
147 On serait en droit d’exiger d’un critique de son temps qu’il déclare ce qu’il attend de l’homme. Après quoi seulement l’on d
148rait l’ordre de grandeur du grief qu’il fait à ce temps. C’est ce qu’en vain l’on cherche au cours de cette suite de messages
63 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
149tembre 1932)g Si dans tous les écrits de notre temps il est question de bien, de mal, de vice et de vertu, de péché même,
64 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
150e à elle-même ? La dialectique historique à trois temps est une arbitraire projection dans les choses d’un mécanisme de « l’i
151eux vos idées, y croyez-vous ? » les hommes de ce temps n’aiment pas répondre, car c’est une question personnelle. Une mise e
65 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
152ne s’est même pas posé la question. La coutume du temps est de s’enrichir : modeste, il s’y conforme. « … Et l’on s’attire po
153thique, et qui manifeste seulement l’égarement du temps. « L’Éthique ne commence pas dans une ignorance qu’il faudrait muer e
154e Signe de la condition humaine déchirée entre le Temps et l’Éternité. 1. Kierkegaard : « Conclusion peu scientifique à la
66 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
155quoi l’on reconnaît l’intellectuel qui a pris son temps. Mais ce temps, où le prendre en conscience, et à qui ? De toutes par
156naît l’intellectuel qui a pris son temps. Mais ce temps, où le prendre en conscience, et à qui ? De toutes parts ce serait tr
67 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
157érents. C’est pourquoi vous admettez que « beau » temps est le contraire de « mauvais » temps, et vous n’avez jamais cherché
158ue « beau » temps est le contraire de « mauvais » temps, et vous n’avez jamais cherché ce que doit être le « bon » temps, ni
159n’avez jamais cherché ce que doit être le « bon » temps, ni si les tempêtes sont « belles ». C’est pourquoi vous pensez encor
160nt toujours religieux, alors que les femmes de ce temps sont seulement sournoises. Sonnette. — Lord Artur, vous m’amusez bea
161us, aucun n’importe, sinon celui qui dans le même temps se passe à l’intérieur d’un être. Ainsi tout est changé, mais peu le
162Sonnette. — J’aime vos histoires, Lord Artur. (Un temps.) — Dites-moi, Lord Artur, si je pleurais, quel temps ferait-il pour
163s.) — Dites-moi, Lord Artur, si je pleurais, quel temps ferait-il pour vous ? Lord Artur. — … Le beau mot : courtisane… Ce n
68 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
164vint pourtant que certaines, selon l’égarement du temps, tentèrent de vivre par elles-mêmes. Elles retirent les parcs qui les
165rdant à cette géographie sentimentale, j’avais un temps conçu l’idée d’établir une Carte du Tendre de la nouvelle Europe cent
166la tentation du pittoresque et défini, au goût du temps, les frontières de certains pays dont on venait à peine de reconnaîtr
167 traduise, en vertu d’une convention qu’il serait temps de réviser, par « démesure » et « confusion » ? Car il est trop certa
168es dont la synthèse constituerait la gloire de ce temps, et, accessoirement, notre salut.   Parmi les traits tout quotidiens
169xion concrète qui exalte la vie ; et dans le même temps, un jugement abstrait, qui la tue. Le sentimentalisme n’est pas du to
170es yeux, c’était la guerre. Brève nuit d’août, le temps d’un peu se souvenir. Et bientôt paraîtra l’aube dure. Alors nous ent
69 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
171ez certaines choses par votre souffrance… Mais le temps approche où vous n’aurez plus besoin de souffrir pour comprendre. Le
172femme refusa d’abord les fleurs pour se donner le temps de regarder autour d’elle ; l’intérêt que nous ne sûmes pas dissimule
173é magnifique et angoissante. Il mêle tout dans le temps et l’espace. Cent années et tous les visages aimés revivent dans cett
70 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
174out y a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même, me suis-je dit, je ferai to
175en oui : je me ferai un mérite de perdre tout mon temps, si toutefois perdre conserve ici le sens qu’il a pris dans ce monde,
176ai à chercher mon bien de midi à quatorze heures, temps qu’ils réservent à la mastication, entre deux séries d’heures de trav
177, — c’est alors ce qu’on appelait un paradoxe, du temps des petites manières. Cependant, la réalité d’un pays apparaissant en
178ue ; je vous conseille de n’y plus penser quelque temps… Car on ne trouve vraiment que ce qu’on a consenti de ne pas trouver
179e lueur jaune, ne sachant plus en quel endroit du temps tu vis, — c’en est fait, toutes choses ont revêtu cet air inaccoutumé
180oit, ni même par lui, — mais à cet endroit, en ce temps. Qui sait si tu ne l’as pas reçue ? Une qualité, une tendresse, quelq
71 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
181t assez longuement d’un des poètes auxquels notre temps doit vouer l’attention la plus grave — car il vécut dans ces marches
182 Hymnes une sérénité presque effrayante. Vient le temps où le sens de son monologue entre terre et ciel lui échappe. Il jette
183ur, tout justement, nous fait comprendre, dans le temps même qu’il nous entrouvre le ciel, qu’il est bon qu’il y ait la terre
72 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
184nir un. — Parmi ces gens d’ici, qui prennent leur temps. Parmi ces arbres. 26 mai 1929 Curieux comme ces lectures que l
185e cite ses vers en guise de proverbes à propos du temps ou des affaires locales ; mais les bourgeois de Meister parlent exact
186es chiens de tous les pays). Au bout d’un certain temps, et sans doute à cause de ce que je venais d’écrire, la faim me prit
187ois, oui je crois bien que je sens la vie tout le temps… 15 juillet 1929 Le père Reinecke me félicite de ma bonne mine,
188vide, la mèche se consume. Bois du lait, perds du temps, bats les lisières du sommeil. Ou bien descends les bras collés au co
189nt le désir et la conscience. De là des pertes de temps ; mais de là aussi les inventions destinées d’abord à les combler et
190endre d’une telle absence, qui vient au lieu d’un temps étrange et plus pesant que nulle part. Me voici tout environné de vil
73 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
191se qui publie ces articles, me paraissaient en ce temps-là plus inquiétants que le fusil de chasse de mes hôtes prussiens. Et
192 citadines. C’est dans les villes qu’on parle des temps nouveaux. Et l’on voit bien pourquoi les intellectuels, les ouvriers,
74 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
193me : les êtres changent trop vite, je n’ai pas le temps de me laisser envoûter ou de les rendre esclaves, hors de quoi je ne
75 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
194du monde. Nous ne l’avons pas cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la guerre. Aujourd’hui, des imprécations montent
195ons de l’avenir. L’office de l’Église est en tout temps de dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me d
76 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
196 Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)e Le malaise De même que le « spirituali
197et sa joie. Une totalité. Et s’il divise alors le temps de ses journées, c’est pour mieux dominer ses moyens. Selon sa loi. M
198tâche grandira d’autant. Et la tristesse. « Le temps vuide » Il semble que la condamnation portée à l’origine des temps
199semble que la condamnation portée à l’origine des temps sur le travail-nécessité frappe toutes les règles de vie que l’homme
200 de 1765, vous trouverez loisir défini comme « le temps vuide ». Cette nomination qu’un libéral voudra bien reconnaître insuf
201ets du travail. Mais nous savons le vrai nom du « temps vuide » et c’est chômage. Tout le mal est venu d’une séparation, d’un
202de cette tension créatrice qui seule définit un « temps plein ». En sorte que le « temps vuide » de l’Encyclopédie n’est au v
203ule définit un « temps plein ». En sorte que le « temps vuide » de l’Encyclopédie n’est au vrai qu’un temps vidé, irréel renv
204mps vuide » de l’Encyclopédie n’est au vrai qu’un temps vidé, irréel renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c
205u vrai qu’un temps vidé, irréel renversement d’un temps rempli, d’un travail sans jeu, c’est-à-dire du travail forcé. (La log
206ctualité de l’être, où ils ne seront plus que les temps alternés d’une plénitude joyeusement renouvelée. L’homme tendu assume
207ant selon sa loi pour créer un risque nouveau. Le temps de cet homme est plein, et nul n’y pourrait distinguer des heures « c
208ortent, et fondent l’œuvre en dignité. Dignité du temps de l’homme. ⁂ Un jour, l’Empereur de la Chine fait appeler auprès de
77 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
209mbrables moyens qu’il a inventés pour « gagner du temps » ? Il semble que tout ce que fait l’humanité se retourne contre elle
210s Français ne le furent jusqu’à ces tout derniers temps. Et c’est là que gît l’explication du goût pour l’idéologie que manif
211d’ailleurs purement intellectuelles la plupart du temps, et le goût des « romans qui posent des problèmes ». On appelait cela
212nde partie par des hommes qui n’avaient pas eu le temps de se cultiver, est caractérisée par une facilité foncière et bien dé
213lque dix ans, les premières Explications de notre temps. Et depuis lors, que de volumes à grand succès qui pourraient reprend
214e diversité. Sort menacé, comme il le fut de tout temps, certes, mais de nos jours, plus visiblement, plus universellement. Q
78 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
215os églises, avec une virulence sourde, attisée de temps à autre par un sermon courageusement moralisateur2, ou résolument ant
216e qu’un ordre qui me dit, à tel endroit précis du temps et de l’espace : voici ce que tu dois faire. À celui qui demande : q
79 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
217t lorsqu’il voulut en étaler les éléments dans le temps et l’Histoire. Sa dialectique est devenue une espèce de bascule autom
218ne dans l’ordre politique, par exemple, que notre temps croit devoir considérer comme plus réel que le spirituel. Il me paraî
219ette éthique de la personne, par quoi, au bout du temps, se trouve-t-il à son tour jugé ? Si l’on récusait ces questions, on
220ant Dieu, notre foi est vaine et c’est perdre son temps que d’en apprécier humainement l’expression la plus directe ; si au c
221dans l’instant éternel, dans le contact mortel du temps et de l’éternité ; puisque tout cela, encore une fois, ne concerne qu
80 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
222rth est l’un des hommes les plus solides de notre temps. C’est pour cela qu’il peut poser les questions les plus gênantes qui
81 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
223, ses incidences fréquentes dans les problèmes du temps et de tous les temps : la musique occidentale, les méfaits de Cicéron
224uentes dans les problèmes du temps et de tous les temps : la musique occidentale, les méfaits de Cicéron, le commerce des vin
82 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
225t mille mains saluent le tyran, une main crée. Le temps est peut-être venu de penser avec ses mains. 26. « J’aime que les c
83 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
226 maximum5, bref, parce que de nouveau, et pour un temps, « ça rend », les voilà tous bouche bée devant la plus inhumaine erre
84 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
227pratique » appartient aux fascismes. Il est grand temps — s’il en est temps encore — qu’on se le dise parmi les camarades : q
228t aux fascismes. Il est grand temps — s’il en est temps encore — qu’on se le dise parmi les camarades : quand on s’avance dan
229rrive fatalement devant la Banque d’État. Juste à temps pour voir se fermer les guichets, aux sons du Horst-Wessel-Lied.
85 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
230nt contre lui. (Notons qu’avec la dégradation des temps quand ce ne sont plus des fonctionnaires qui se cachent pour agir, ce
231ce qui a permis de ne pas percevoir le passage du temps où tout le inonde l’était au temps où personne ne l’est plus), aux ré
232 le passage du temps où tout le inonde l’était au temps où personne ne l’est plus), aux républicains attardés et indulgents q
86 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
233donc éternelles (p. 13). Les philosophes, de tout temps, ont montré du goût pour une certaine continuité, une certaine perman
234e colle de scolastiques ; elle alimentera quelque temps encore les jeux de société des congrès de mathématiciens et de logist
235mathématiciens et de logisticiens ; et pendant ce temps, c’est à la théologie que nous irons demander de la pensée, c’est-à-d
87 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
236emporaines1 ? L’une des caractéristiques de notre temps, c’est sans doute le besoin qu’il a de mettre en question les questio
237Le communisme est le véritable humanisme de notre temps. La seule tentative pleinement consciente et avouée pour soustraire l
88 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
238 voilà vos livres. Voilà à quoi vous perdez votre temps, vous autres. Ah ! vous n’êtes pas aimés par les pauvres. Non. Vous m
89 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
239concepts, un à un, ne peuvent être saisis dans le temps ni dans l’espace conçus par notre entendement, si bien que les appari
240la durée, qui marquent nos mémoires, qui nient le temps, mais aussi nous permettent d’en prendre une mesure humaine. Toute pr
241te présence est un éclair d’éternité qui rompt le temps pour initier un temps nouveau. De cette rupture, l’Histoire peut témo
242air d’éternité qui rompt le temps pour initier un temps nouveau. De cette rupture, l’Histoire peut témoigner, mais après coup
243près coup, car les effets seuls sont visibles. Le temps nouveau qu’initie l’acte de présence, c’est le temps de la création q
244ps nouveau qu’initie l’acte de présence, c’est le temps de la création qui naît de l’acte, c’est le rythme imprimé à l’action
245 le mystère de l’éternité, de cela qui échappe au temps, marque sa fin, et le recrée. De ce mystère, je puis seul témoigner d
246rel, parce que l’éternel vient à nous, dans notre temps, où nous sommes, tout entier. L’éternité pour nous n’existe pas en de
247e du mystère est visible : l’éternel ne touche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne
248ute présence est l’événement de l’éternel dans le temps, par le moyen de l’homme, si l’homme n’est vraiment homme que dans l’
249st l’impensable incarnation de l’éternité dans le temps. La personne pure serait ainsi la coïncidence absolue et manifeste d’
250c’est-à-dire qu’il l’atrophie. L’objet pendant ce temps, se dégrade selon ses lois. La révolte matérialiste trouve dans la ca
251esse aussi certaine que ma mort et que la mort du temps lui-même au Jugement. Ni la foi ne court sur son erre, ni l’homme n’e
90 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
252té, c’est que la situation du monde a été de tout temps désespérée. Seulement, maintenant, cela se voit. Depuis la chute du p
253 les périodes dites « prospères » ne sont que les temps de répit, souvent déshonorés par la culture des illusions et la dégra
254nés par la classe ou la race, et c’est perdre son temps que de contester leur croyance. Ces hommes-là savent au moins ce qui
255n effet incalculable : l’acte de l’homme. Mais le temps vient où les hommes se lassent de théories qui expliquent tout sauf l
91 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
256prises ou ignorées, il se contente, la plupart du temps, d’être l’écho de la vague rumeur entretenue par la publicité autour
92 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
257influence multiforme, et qui va croissant avec le temps. La philosophie allemande contemporaine, avec ses deux grands maîtres
258i le jugement qu’un des meilleurs critiques de ce temps51 a porté sur l’ensemble de ses écrits : Kierkegaard fut le dernier
93 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
259 dépourvu de sérieux », lit-on dans un journal du temps. On se moquera de son aspect physique et de ses pantalons trop longs.
260e ? Épuisé par ce long effort démesuré contre son temps, accablé par la réprobation générale, il s’en ira mourir à l’hôpital,
261appel presque insupportable à la présence dans ce temps de l’éternel. Car il ne suffit pas d’applaudir à ses thèses pour apai
262l’honneur du progrès, car tout l’honneur de notre temps sera peut-être, par une compensation mystérieuse, d’avoir compris mie
263issante mimique. Le rire de Kierkegaard sur notre temps ! Dans un monde où règne la masse, règne aussi le sérieux le plus pes
264e clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se croire victime ou responsable53. De cet homme, j
265érieusement, caractériser le chrétien moyen de ce temps ? C’est ici que l’ironie de Kierkegaard tourne son aiguillon contre l
266ulement. Elle est dans la pensée des hommes de ce temps. Tout le génie paradoxal et réaliste de Kierkegaard consiste à l’avoi
267t être vécue en avant.60 » Semble-t-il pas que le temps court plus vite depuis un siècle ? C’est que la fuite des hommes deva
268l’homme qui vit de la Parole seulement, entre les temps, dans l’instant éternel. Le solitaire peut-il agir ? Le maléfic
269active. Elle est aussi présence au monde. Dans ce temps de la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l
270’une critique des collectivités mensongères de ce temps à l’utopie d’une communauté chrétienne, par l’artifice indispensable,
271l responsable parmi nous. Il sait bien qu’en tous temps, le malheur de l’époque ne provient pas de ce qu’elle est « sans Dieu
94 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
272e participer au destin qui lui était échu pour un temps. Ce destin qui obligeait l’Allemagne, après la guerre, à vivre dans u
95 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
273 règne on peut mépriser la police ; puis vient un temps où l’on se lasse d’obéir à la force vivante, — et l’on institue la po
96 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
274st certaine, mais son accomplissement est hors du temps, bien plus, il est la fin du temps. Or, le temps suit son cours, et n
275nt est hors du temps, bien plus, il est la fin du temps. Or, le temps suit son cours, et nous sommes dans l’histoire, et l’hi
276 temps, bien plus, il est la fin du temps. Or, le temps suit son cours, et nous sommes dans l’histoire, et l’histoire tempore
277à cause de la Loi. Rachetés, mais non pas pour ce temps. Restaurés, mais non pas dans la forme visible de ce monde. Ainsi la
97 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
278ir les touches du surnaturel. Si les scandales du temps vous laissent quelque loisir pour vous occuper de vous-mêmes et de l’
98 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
279ur l’homme. Dans l’incroyable verbalisme de notre temps, dans cet embouteillage de doctrines et de programmes où nous sommes
280 compte, de nous montrer comment les hommes de ce temps peuvent devenir des hommes réels. ⁂ Il se peut que Kagawa soit l’homm
99 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
281lia trouvera son public ; c’est un livre qui a le temps pour lui. 9. Hildur Dixelius von Aster : Sara Alelia, traduit du su
100 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
282nt d’unité et d’union, qui est la marque de notre temps, et la cause de notre psychose de sécurité. Tant que cette carence fo
283as dénoncée, reconnue et combattue, on perdra son temps à dénoncer et à combattre les instruments de la guerre menaçante : po