1 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
1 le chrétien existe en tant que le péché crée une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le conve
2relle : s’il ne retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il n’est plus qu’un être sans destinée, un « indiscret 
2 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
3t rien de plus que leur propre rationalisme, sans tension ni grandeur : ils ne savent pas voir dans la sagesse faustienne qu’el
4ccidental, dès qu’il atteint les régions de haute tension où la seule « orientation » qu’il adopte suffit à déterminer une suit
3 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
5itesse préparerait l’ère des Illuminés… L’extrême tension de l’esprit peut aboutir à des matérialisations, cependant que l’extr
6r à des matérialisations, cependant que l’extrême tension de la matière explose en subtilité. Double mouvement dont l’axe se no
4 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
7hement qu’elle résulte, d’une déficience de cette tension créatrice qui seule définit un « temps plein ». En sorte que le « tem
5 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
8ne vue sobre et courageuse et cherche en elles la tension, le ressort nécessaires à l’acte créateur. Loin de tenter leur réduct
9 dialectique à deux termes simultanés, et dont la tension n’est pas orientée vers quelque troisième terme dans lequel elle s’an
6 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
10hements qu’elle opère ? Ne jaillit-elle pas de la tension des contradictoires qu’elle saisit en une seule image, indiquant par
7 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
11urités morales. (Ce n’est qu’à certains degrés de tension que la réalité de nos réalités quotidiennes peut être démasquée, épro
8 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
12e violence se dresse. Il lui reste à augmenter sa tension essentielle, — et c’est cela la vraie période de transition, — jusqu’
9 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
13s reproduisent à tous les degrés le conflit et la tension qui définissent la personne en acte. 6° Ces institutions sont : — dan
10 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
14lité où la personne retrouve l’un des pôles de sa tension. Peut-être est-il plus difficile d’être équitable envers le spiritual
11 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
15 pour leur sujet que pour leur atmosphère et leur tension65, à ce Destin allemand, qui, toutefois, les domine. Edschmid est plu
12 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
16mais incertain de ses limites agrandies. Perte de tension, en chaque point du cercle. Il faudra bien la compenser par une rigid
13 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
17s de vide entre moi et le monde, non, rien que la tension d’un corps à corps amoureux ou meurtrier. Je n’existe que par cette t
18 amoureux ou meurtrier. Je n’existe que par cette tension. Elle est ma seule différence et je n’échappe point au règne naturel.
14 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
19dégradants pour l’une et l’autre partie, mais des tensions normales. Nous avons expliqué déjà, dans d’autres travaux, et nous y
20omment nous entendons sauvegarder et orienter ces tensions créatrices, sur le plan économique et sur le plan politique. (Tension
21sur le plan économique et sur le plan politique. (Tension organique entre la corporation et le syndicat d’une part, le centre d
22 le centre directeur du service civil de l’autre. Tension organique entre la commune et la région d’une part, et la Fédération
23tion de la personne est liée à l’apparition d’une tension. Car d’une part elle est déterminée par les conditions données, d’aut
24e les rendre créatrices. Le type même d’une telle tension est celle qui s’établit entre deux hommes qui se rencontrent pour exé
15 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
25 force était réelle, et peu démonstrative. Car la tension d’un esprit créateur n’est pas, comme il arrive chez les inadaptés, u
26’est pas, comme il arrive chez les inadaptés, une tension entre l’individu et le milieu qui lui résiste. Elle est à l’intérieur
27mpréhension résignée, mais dans un acte. C’est la tension qui s’institue entre la finesse, la pénétration de l’esprit d’une par
28ularité, la raison d’être d’un homme, sinon cette tension qu’il incarne et qui est aussi le ressort de sa puissance d’imaginati
29 entre sa face et son profil, je veux dire par la tension que son visage rendait visible, ou mieux, imposait à la vue, comme l’
16 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
30’une et l’autre partie, mais d’assurer le jeu des tensions normales. Le groupe de L’Ordre nouveau a exposé dans un ensemble de t
31 comment il entendait sauvegarder et orienter ces tensions créatrices, sur le plan économique et sur le plan politique. (Tension
32sur le plan économique et sur le plan politique. (Tension organique entre la corporation ou le syndicat d’une part, le centre d
33 le centre directeur du service civil de l’autre. Tension organique entre la commune ou la région d’une part, et la Fédération
34tion de la personne est liée à l’apparition d’une tension. Car, d’une part, elle est déterminée par les conditions données, d’a
35e les rendre créatrices. Le type même d’une telle tension est celle qui s’établit entre deux hommes qui se rencontrent pour exé
17 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
36hement qu’elle résulte, d’une déficience de cette tension créatrice qui seule définit un « temps plein ». En sorte que le « tem
18 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
37émanations, les représentations extérieures de la tension personnelle de chaque homme, de chaque membre d’une communauté. Toute
38’elle se manifeste comme telle, crée aussitôt une tension. D’une part, elle organise ses appuis matériels, d’autre part, elle s
19 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
39a jamais eu d’unité harmonieuse : il est toujours tension entre deux pôles, qui d’ailleurs se déplacent sans cesse et parfois a
40angent de nom. On est tenté de résumer toutes ces tensions en une seule et unique opposition : mysticisme et action créatrice. C
20 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
41alon fixe. C’est un principe dynamique, c’est une tension permanente et féconde. Nous voyons aussitôt que la « mesure » du mond
42s charges, la mesure meurt, se mécanise, et toute tension disparaît. Il faut que la révolte des esclaves vienne recréer une ten
43ut que la révolte des esclaves vienne recréer une tension par en bas22. La mesure d’une société personnaliste est au contraire
44ous les hommes seraient devenus des personnes, la tension, loin de disparaître, atteindrait au contraire son maximum créateur.
21 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
45ismes, on les empêche de mûrir et d’aboutir à une tension équilibrée et créatrice — comme ce fut le cas en Angleterre, en Allem
46 eût pu permettre l’établissement normal de cette tension, sans détriment, bien au contraire, pour la vie politique et économiq
22 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
47t mutuellement par leur opposition, et créent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tension
48 civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tableau. Il ne s’agit pas de mélan
23 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
49nnent à sa vision du monde, elles en expriment la tension créatrice, — toute création naissant d’une tension établie par quelqu
50ension créatrice, — toute création naissant d’une tension établie par quelque unité dominante entre la conception de l’unité d’
24 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
51 qu’on les sépare et qu’on cesse de les mettre en tension. Il n’est d’action créatrice que soumise à la loi d’une pensée rigour
25 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
52n par l’acte. Instauration de la personne dans la tension entre l’objet et la volonté formatrice. Rédemption par l’effort créat
26 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
53ale qui ne connaît pas nos contingences. Voilà la tension créatrice : réalité et vérité assumées dans une seule volonté. Il res
27 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
54s malentendus, l’on jugera mieux de la qualité de tension et de décision spirituelle que supposait un tel ouvrage. M. Thibaudet
55e les poser sous la forme concrète d’une série de tensions qu’il s’agit d’orienter et de rendre fécondes : solutions nécessaires
56e ; enfin, personne et individu. Cette dernière « tension », à laquelle se ramènent toutes les autres, est en train de devenir
28 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
57émanations, les représentations extérieures de la tension personnelle de chaque homme, de chaque membre d’une communauté. Toute
58’elle se manifeste comme telle, crée aussitôt une tension. D’une part elle organise ses appuis matériels, d’autre part elle s’é
29 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
59e la Loi qui conduit au Messie, mais bien dans la tension entre la Foi, qui est risque, et la Doctrine, qui est institution. Ch
30 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
60ogée du Moyen Âge, il signale le suprême degré de tension créatrice d’une culture dont l’équilibre est déjà virtuellement menac
31 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
61u et l’angoissé. Sa grandeur étant mesurée par la tension qui l’opposait à son époque. Telle est l’origine spirituelle, ou cult
32 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
62ale qui ne connaît pas nos contingences. Voilà la tension créatrice : réalité et vérité assumées dans une seule volonté. Il res
33 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
63urd’hui, parle de dialectique, il s’agit moins de tension et d’action que d’une évolution historique nécessaire, d’une successi
34 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
64lan vers. On peut le décrire comme résultat d’une tension, ou comme obéissant à l’appel d’une fin. Soit par ses causes, soit pa
65e de conservation, de permanence ? Loin de là. Sa tension concrète vise toujours la nouveauté, que les conservateurs nomment sc
66la nature profonde de l’homme occidental, dont la tension particulière peut être définie ainsi : violence initiale et créatrice
67bitudes et mécanismes inhumains ou trop humains ; tension qui se résout en acte, et tout acte, nous l’avons vu, est à contre-co
68un acte. C’est faire simplement abstraction de la tension, de la responsabilité réciproque. Il en résulte que le je et le tu co
69mais incertain de ses limites agrandies. Perte de tension, en chaque point du cercle. Il faudra bien la compenser par une rigid
70Enfin, nous avons assumé, et concentré toutes ces tensions dans la tension originelle et solitaire de la personne, acte concret
71 assumé, et concentré toutes ces tensions dans la tension originelle et solitaire de la personne, acte concret par excellence,
72 en éléments désormais dépravés, car leur mise en tension ne les a pas laissés intacts. Ce relâchement n’est pas un apaisement,
35 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
73ur la contradiction fondamentale qui constitue la tension la plus féconde de l’œuvre de Nietzsche, on n’a rien écrit de meilleu
36 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
74l’abri d’un faux équilibre, — d’un équilibre sans tension. Ici interviendra le second fait : l’équilibre social, pour rester sa
37 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
75 qu’on pourrait nommer l’ascèse personnaliste, la tension même qui constitue la personne et l’identifie, l’effort de l’homme po
38 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
76re à la grande discussion millénaire, à la grande tension spirituelle dans laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur. Te
77laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur. Tension dont le débat du libre arbitre, opposant Érasme à Luther, permet de d
39 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
78e, de cette discussion séculaire, de cette grande tension spirituelle dans laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur : l
40 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
79ntre service civil et travail qualifié ou dans la tension entre communes autonomes et organes administratifs centralisés. Or, l
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
80omme, ce qu’il a proprement d’humain, c’est cette tension entre les autres et lui, et le problème est de trouver, tout en march
81, et la nature ; mais de cette relation, de cette tension, la résultante sera constamment dirigée vers lui-même, je veux dire v
82volte même assure nos relations avec le monde. La tension se produit de nouveau entre les pôles individu et société. Mais sa ré
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
83l’abri d’un faux équilibre, — d’un équilibre sans tension. Ici interviendra le second fait : l’équilibre social, pour rester sa
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
84rits exigeants se plaignent : il n’y aura plus de tension créatrice chez ces hommes grossièrement satisfaits. Qu’est-ce que cel
44 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
85s obstacles institutionnels entraîne une chute de tension morale d’où résulte une immense confusion. L’adultère devient un suje
86ques. Et l’aventure reprendra son départ dans une tension incalculablement plus forte que celle qui s’institua au xiie siècle.
45 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
87 des moyens prédestinés à l’exalter. Telle fut la tension permanente d’où jaillirent nos plus belles créations. Mais ce qui pro
88 serait vouloir supprimer l’un des pôles de notre tension créatrice. De fait, cela n’est pas possible. Le philistin qui « conda
46 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
89t mutuellement par leur opposition, et créent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tension
90 civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tableau. Il ne s’agit pas de mélan
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
91foi. Mais dans cette atmosphère de saturation, la tension religieuse, l’idée transcendantale, l’élan vers le sublime, ne peuven
48 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
92 de la passion qu’elle prétendait guérir. D’où la tension inégalée de ce « théâtre du devoir » — comme le récitent et le récite
93 contradiction de Don Juan et de Tristan, dans la tension insupportable de l’esprit qui vit cette contradiction parce qu’il sub
49 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
94venture privée. Mais cela ne peut qu’augmenter la tension de l’ensemble, personnifié dans la Nation. De 1933 à 1939, l’État-Nat
95 — et c’est la nouvelle passion. Ainsi toutes les tensions supprimées à la base viennent s’accumuler au sommet. Or il est clair
50 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
96s obstacles institutionnels entraîne une chute de tension morale d’où résulte une immense confusion. L’adultère devient un suje
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
97 serait vouloir supprimer l’un des pôles de notre tension créatrice. De fait cela n’est pas possible. Le philistin qui « condam
52 1944, Les Personnes du drame. Introduction
98r les résultats momentanés et mesurer le degré de tension du combat spirituel où l’homme devient personne, et « s’autorise » d’
99 unique d’une personne, c’est d’abord mesurer les tensions singulières au sein desquelles elle apparut ; c’est approfondir les d
100her, les données « personnelles » dont la mise en tension a pu produire les formes qu’on y observe. Ce sont moins les idées qui
101 à la nature même du sujet que j’ai embrassé : la tension créatrice des personnes. Je n’offre au lecteur qu’un effort. Je lui d
53 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
102t rien de plus que leur propre rationalisme, sans tension ni grandeur : ils ne savent pas voir dans la sagesse faustienne qu’el
103ccidental, dès qu’il atteint les régions de haute tension où la seule « orientation » qu’il adopte suffit à déterminer une suit
54 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Goethe médiateur
104diateur Toute grandeur naît d’un rapport, d’une tension entre plusieurs éléments mesurables. Il n’est pas de grandeur percept
105s. Mais où chercher, chez Goethe, les éléments de tension et les mesures ? Où, sinon en lui-même, je veux dire entre ce qui lui
106èrement conquis, cette lutte enfin où résident sa tension et sa grandeur propres, comment ne pas voir qu’elle est proprement al
55 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
107 rapports singuliers et intimes qui instituent la tension personnelle. Mais alors, comment l’homme qui se découvre multitude et
108homme est dans son acte. Tout acte est passage et tension, — passage de la mort à la vie, tension entre ce qui résiste et ce qu
109assage et tension, — passage de la mort à la vie, tension entre ce qui résiste et ce qui crée, victoire de la Parole sur la cha
110 héroïque. Dans cette chair qui peut vieillir, la tension de la mort et de la vie a mis des marques victorieuses. Qu’est-ce que
56 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
111es deux noms ne désignent-ils pas les pôles de la tension spirituelle la plus vertigineuse qu’il soit donné de vivre à un Occid
57 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
112re à la grande discussion millénaire, à la grande tension spirituelle dans laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur. Te
113laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur. Tension dont le débat du libre arbitre, opposant Érasme à Luther, permet de d
114es — conflit victorieux pour la foi — résident la tension proprement luthérienne et le sens de la vocation. La grandeur sans me
58 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Le Journal d’André Gide
115érarchie révélatrice de sa personne. Ce serait la tension instituée entre une exigence esthétique dont le principe est propreme
116, et une éthique qui se voudrait « immoraliste ». Tension finalement résolue au bénéfice — énigmatique — de la morale, c’est-à-
59 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
117ne n’a pas d’autre siège, elle est ce complexe de tensions, cette équation fondamentale de l’être. La première impression qu’on
118n par l’acte. Instauration de la personne dans la tension entre l’objet et la volonté formatrice, rédemption par l’effort créat
60 1947, Combat, articles (1946–1950). « La tâche française c’est d’inventer la paix » (26 décembre 1947)
119 soient discutés et, si possible, résolus, où les tensions fécondes puissent s’exercer enfin librement. Un monde où l’on puisse
61 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
120celles qui, comme le Reich d’Hitler, souffrent de tensions intérieures telles qu’on ne peut les résoudre, en cas de crise, que p
121. Cette absence d’opposition réelle, ce manque de tension créatrice, ce défaut de toute force subversive capable d’incarner les
62 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
122nne, à la fois libre et engagé, et vivant dans la tension entre l’autonomie et la solidarité, correspond le régime fédéraliste.
63 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
123manente, un certain équilibre humain résultant de tensions innombrables. Cela on nous le laisse encore, et, à vrai dire, c’est l
124Mais il entend les assumer et consister dans leur tension, en équilibre toujours menacé, en agonie perpétuelle. Cette agonie, l
125 sur l’homme lui-même, créateur ou victime de ces tensions, l’effort principal de l’esprit. Européenne sera donc, typiquement, l
126, comme dans les structures politiques, les mêmes tensions fondamentales, je les nommerai : fédéralistes. Ici, mesdames et messi
127ationalisme à une espèce de court-circuit dans la tension normale qu’il s’agit de maintenir entre le particulier et le général.
128d’équilibre ou de relâchement d’une seule et même tension fondamentale, d’une condition profondément et vitalement contradictoi
64 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
129, à la fois autonome et solidaire. Il vit dans la tension entre ces deux pôles : le particulier et le général ; entre ces deux
130ochain — indissolubles. Cet homme qui vit dans la tension, le débat créateur, le dialogue permanent, c’est la personne. Voilà d
131nne, à la fois libre et engagé, et vivant dans la tension entre l’autonomie et la solidarité, correspond le régime fédéraliste.
132existence acceptée, dans leur dialogue, dans leur tension féconde. Lorsqu’on lit les anciens historiens suisses, j’entends ceux
65 1948, Suite neuchâteloise. VI
133ntrastée de charme et de tristesse, ni même de la tension des contraintes morales, dont vécut le roman victorien. Faut-il pense
66 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
134’origine de toute espèce de dynamisme, il y a une tension. À l’origine de la puissance européenne, cas tout à fait exceptionnel
135fait exceptionnel de dynamisme collectif, quelles tensions également exceptionnelles pouvons-nous distinguer ? Il serait superfl
136ci autre chose que ce que tout le monde sait : la tension fondamentale du monde occidental est, à l’origine, ternaire et non pa
137elle existait déjà, mais bien dans le complexe de tensions entrecroisées dont les trois pôles peuvent être appelés symboliquemen
67 1952, Preuves, articles (1951–1968). « L’Œuvre du xxᵉ siècle » : une réponse, ou une question ? (mai 1952)
138et vers la décadence ? Ou bien dans un système de tensions créatrices sans cesse accrues, orienté vers la restitution d’un class
68 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
139mperait en jugeant que la lutte a cessé ou que la tension est retombée. Les lutteurs affrontés corps à corps, presque immobiles
69 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
140point la tolérance indifférente, mais le sens des tensions fécondes et de l’union dans la diversité. Or ce génie fédéraliste n’e
141se entre une contradiction dans les termes et une tension féconde dans les réalités, veulent supprimer la seconde parce que la
142 donc de les composer, ou mieux, de les mettre en tension. La résultante se nomme la paix. L’Europe étant une et diverse, compo
70 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
143es de l’ensemble où elles se composaient dans une tension commune vers la résolution toujours fuyante. Toutes les trois sont le
71 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
144ut point du paradoxe, a créé un type de pensée en tension, ou mieux par tensions, qui sera jusqu’à nous la marque et le ressort
145a créé un type de pensée en tension, ou mieux par tensions, qui sera jusqu’à nous la marque et le ressort de l’esprit de recherc
146roblématique de nos sciences.   a) La pensée par tensions. — Le dogme du Dieu-homme fut le problème crucial de la spéculation d
147 la personne. Il s’agit bel et bien de vivre leur tension. Et c’est ainsi qu’à tous les degrés, de proche en proche, sur tous l
148rtant, ces polarités reproduisent le même type de tension nécessaire (les deux termes sont vrais, contradictoires, mais essenti
149crite et Aristote — l’atomisme et le continu — la tension à vrai dire « n’existe » pas. Il s’agit simplement de l’antagonisme d
150ifique, naît et renaît sans fin ni cesse de cette tension. S’il est vrai que le secret de la synthèse est de « comprendre » les
151 fois universelle et incorruptible, naît de cette tension, de cette lutte avec l’idée de Dieu jusque dans la connaissance du ré
72 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
152pays totalitaires, au xxe siècle. L’équilibre en tension des deux tendances — l’autoritaire et la libertaire — n’est peut-être
153e il me paraît préférable de dire : d’une mise en tension permanente, d’une composition vivante des deux tendances : respect de
73 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où les voies se séparent
154nt avec notre âge technique, trahit l’absence des tensions dialectiques qui devaient provoquer la fin du nôtre. À partir de la R
155sonne même et son individu sont en contradiction, tension ou dissension, et ne cessent de refaire le signe de la Croix. Je disa
74 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Première partie. La Voie et l’Aventure — Où le drame se noue
156nt le drame occidental. Dans les relations et les tensions qu’ils instituent, dans leurs conflits latents et leurs conciliations
157ns son cœur partagé ; elle n’est plus ordre, mais tension. Libéré, mais pour être à nouveau relié ; affranchi au regard de la L
158ant que réalités de notre vie présente. Paradoxe, tension, dialectique… Et l’amour du prochain comme de soi-même, répondant à l
75 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — La spire et l’axe
159si la personne du chrétien, dans son équilibre en tension, unit le meilleur de Rome et de la Grèce, elle est aussi menacée, dan
160re un pur possible, ou la résultante idéale d’une tension toujours menacée de relâchements ou de ruptures, lorsque l’un de ses
161er par l’autre. Né du complexe de paradoxes et de tensions que nous avons vu se nouer au « carrefour hasardeux » du Bas-Empire,
162est jamais ici ou là, mais dans un acte, dans une tension, dans un élan — plus rarement au principe d’un équilibre heureux, tel
163si découvrent des moyens nouveaux de rendre leurs tensions fécondes, ou au contraire de les éliminer, s’ils se révèlent factices
164lle engage l’individu dans la responsabilité. Une tension s’institue du même coup entre liberté et responsabilité. Loin de s’ex
165elles-ci s’actualisent donc réciproquement. Si la tension tombe, parce qu’une coupure intervient entre les deux pôles ou parce
166t social entraînent identiquement une chute de la tension, et par suite, la perte simultanée de toute vraie liberté et de toute
167al des deux tendances ne pourra jamais recréer la tension personnelle, mais au contraire aboutirait à la déprimer totalement. L
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
168es de l’ensemble où elles se composaient dans une tension commune vers la résolution toujours fuyante. Toutes les trois sont le
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’exploration de la matière
169ut point du paradoxe, a créé un type de pensée en tension, ou mieux par tensions, qui sera jusqu’à nous la marque et le ressort
170a créé un type de pensée en tension, ou mieux par tensions, qui sera jusqu’à nous la marque et le ressort de l’esprit de recherc
171a problématique de nos sciences. a) La pensée par tensions. — Le dogme du Dieu-homme fut le problème crucial de la spéculation d
172 la personne. Il s’agit bel et bien de vivre leur tension. Et c’est ainsi qu’à tous les degrés, de proche en proche, sur tous l
173rtant, ces polarités reproduisent le même type de tension nécessaire (les deux termes sont vrais, contradictoires, mais essenti
174crite et Aristote — l’atomisme et le continu — la tension à vrai dire « n’existe » pas. Il s’agit simplement de l’antagonisme d
175ifique, naît et renaît sans fin ni cesse de cette tension. S’il est vrai que le secret de la synthèse est de « comprendre » les
176 fois universelle et incorruptible, naît de cette tension, de cette lutte avec l’idée de Dieu jusque dans la connaissance du ré
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Les ambivalences du progrès
177e médiation théorique ; il faut donc les vivre en tension. D’où la dialectique permanente de l’existence occidentale. D’où la r
178s la technique ne cesse pas pour autant d’être en tension avec d’autres aspects de notre existence. L’illusion serait alors d’i
179tes nos tentatives de résoudre une bonne fois nos tensions sociales ou politiques, culturelles ou religieuses. Nous ne pourrions
180ues à celles de la personne. Les paradoxes et les tensions, les ambivalences perpétuelles que l’on a reconnues dans le cours du
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
181itarisme autoritaire de l’Occident a provoqué des tensions créatrices, renforçant les diversités et favorisant pratiquement les
80 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
182oir. Le fédéralisme existe, au sens fort, dans la tension des maxima contradictoires. Il recherche en tout l’optimum, qui ne pe
81 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Comment définir l’Europe ?
183tion par les sources a l’avantage d’expliquer les tensions dynamiques qui ont fait la force, et le drame aussi, de notre Europe.
184ion européenne est essentiellement un complexe de tensions, de contradictions, un mouvement à travers les siècles, un dynamisme,
185lle, mais au contraire comme un vaste complexe de tensions, de recherches jamais achevées vers un équilibre sans cesse remis en
186 certain nombre de choix initiaux, instituant des tensions caractéristiques et délimitant des champs de recherche très largement
82 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). … Et dona ferentes (Remarques sur la diffusion inégale de nos valeurs et de nos produits)
187moins complexe du point de vue des valeurs et des tensions. Le Sud-est européen, de la Puszta hongroise à l’Asie Mineure turque,
188est en train de fomenter dans le monde entier des tensions inquiétantes, des malentendus pathétiques, une menace de chaos sans p
83 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
189hose, miroir, limite, sacrifice, chance, drame et tension, ne sont guère définis que par leurs rapports mutuels et tirent de ce
190 le chrétien existe en tant que le péché crée une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le conve
191relle : s’il ne retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il n’est plus qu’un être sans destinée, un Indiscret. «
192vre soient pareils, alors qu’ils sont toujours en tension dialectique — du moins s’ils comptent ? Nos trop rares entretiens m’o
193et vers la liberté, qui est souffrance et vision, tension et sacrifice, incarnation de la Parole dans l’histoire. Maintenant, c
84 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
194e il me paraît préférable de dire : d’une mise en tension permanente, d’une composition vivante des deux tendances : respect de
195ours le même : équilibre entre deux antagonismes, tension maintenue entre deux pôles. Remarquez que la personne, telle que je l
196l’autre, mais maintenues ensemble, et c’est cette tension, sans cesse renouvelée et restaurée, cet équilibre dynamique, qui déf
197n qui lui correspond, c’est cela : l’équilibre en tension entre l’autorité et le risque individuel, l’unité et la diversité, la
198nérale. Car une fois de plus, de cet équilibre en tension, dépend la fécondité de notre civilisation. Une civilisation trop pur
85 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
199 gouvernement et nos techniques, mais non pas les tensions spirituelles qui en étaient le moteur secret. Ce qui était pour nous
200s les premiers Conciles, ses modèles de pensée en tension : Incarnation, personnes divines à la fois distinctes et reliées. D’o
201agit de la reconnaissance d’une bipolarité, d’une tension permanente entre l’individu et le « vrai moi ». (L’individu n’est pas
86 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
202mme puissance.96 Don Juan est un mouvement, une tension pure, ou n’est plus rien. Lancé comme une pierre qui ricoche à la sur
203aard est ce système qui se définit par la mise en tension et l’interdépendance de trois réalités hétérogènes : — sa croyance en
204intérieur, rend ces existences exemplaires : deux tensions pures. Le grand jeu des puissances mythiques y révèle mieux qu’ailleu
205me acte de Tristan « à moins de suffoquer sous la tension convulsive de toutes les fibres de son âme ». Cet ouvrage de jeunesse
87 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
206un dilemme à trancher qu’il s’agirait, mais d’une tension à restaurer dans son équilibre vital… Sens final des deux mythes
207. En effet, nulle vie n’est concevable hors de la tension permanente, voire de la lutte (latente ou déclarée) entre au moins de
208ont raison contre la vie, dès qu’elle relâche ses tensions. Tous les deux ont raison contre l’amour, sitôt qu’il se ramène en so
88 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Naissance de l’érotisme occidental
209eau, dont de telles phrases révèlent le réseau de tensions, détermine un espace intermédiaire entre le corps animal et l’esprit.
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — Invasion de l’érotisme au xxe siècle
210delà d’eux tous, soit dans la résultante de leurs tensions, comme j’incline à le croire en tant qu’Occidental, soit dans cette v
90 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
211mme puissance.25 Don Juan est un mouvement, une tension pure, ou n’est plus rien. Lancé comme une pierre qui ricoche à la sur
212aard est ce système qui se définit par la mise en tension et l’interdépendance de trois réalités hétérogènes : — sa croyance en
213intérieur, rend ces existences exemplaires : deux tensions pures. Le grand jeu des puissances mythiques y révèle mieux qu’ailleu
214me acte de Tristan « à moins de suffoquer sous la tension convulsive de toutes les fibres de son âme ». Cet ouvrage de jeunesse
215un dilemme à trancher qu’il s’agirait, mais d’une tension à restaurer dans son équilibre vital… V.Sens final des deux mythes
216. En effet, nulle vie n’est concevable hors de la tension permanente, voire de la lutte (latente ou déclarée) entre au moins de
217ont raison contre la vie, dès qu’elle relâche ses tensions. Tous les deux ont raison contre l’amour, sitôt qu’il se ramène en so
91 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
218 ils aient jamais « cohabité », d’où l’absence de tension profonde qui a sans nul doute favorisé les perfections formelles et l
92 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — Rudolf Kassner et la grandeur humaine
219hose, miroir, limite, sacrifice, chance, drame et tension, ne sont guère définis que par leurs rapports mutuels et tirent de ce
220 le chrétien existe en tant que le péché crée une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le conve
221relle : s’il ne retrouve pas de loi interne et de tension par le péché, il n’est plus qu’un être sans destinée, un Indiscret.
222vre soient pareils, alors qu’ils sont toujours en tension dialectique — du moins s’ils comptent ? Nos trop rares entretiens m’o
223et vers la liberté, qui est souffrance et vision, tension et sacrifice, incarnation de la Parole dans l’histoire. Maintenant, c
93 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Deuxième partie — La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
224 gouvernement et nos techniques, mais non pas les tensions spirituelles qui en étaient le moteur secret. Ce qui était pour nous
225s les premiers Conciles, ses modèles de pensée en tension : Incarnation, Personnes divines à la fois distinctes et reliées. D’o
226agit de la reconnaissance d’une bipolarité, d’une tension permanente entre l’individu et le « vrai moi ». (L’individu n’est pas
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Sur plusieurs siècles de silence « européen »
227(L’attentat d’Anagni date de 1303.) Jusqu’ici les tensions qui animaient le corps chrétien étaient de nature « universelle » ou
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — Un idéal de compensation : les États-Unis d’Europe
228 toute civilisation. Posant ainsi le problème des tensions nécessaires entre l’un et le multiple, Cattaneo se révèle proprement
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914) — De l’historisme au pessimisme
229 à ces conflits que l’esprit de l’Europe a mûri. Tensions fécondes donc, et non pas déchirements catastrophiques ; elles ne doi
230zsche répond par un « peut-être » (en pensant aux tensions fécondes dont l’Europe est le théâtre dramatique) : Mais la lutte co
231» — cette lutte a créé en Europe une merveilleuse tension de l’esprit, telle qu’il n’y en eut pas encore sur terre : et avec un
232Il est vrai que l’homme d’Europe souffre de cette tension et, par deux fois, l’on fit de vastes tentatives pour détendre l’arc 
233 nous tout le péril de l’intelligence et toute la tension de son arc ! Et peut-être aussi la flèche, la mission, qui sait ? le
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — « Tout s’est senti périr »
234nti périr » Provoqué par un court-circuit entre tensions nationalistes accumulées depuis un siècle, l’incendie de 1914 ne fut
235 société chrétienne fut soumise de la sorte à une tension, prolongée, qui la menaçait de disruption ; elle devint toujours plus
236ouvoir sur la nature ne fit rien pour apaiser les tensions internes déchirant toujours plus notre monde. Le conflit entre pauvre
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — Crépuscule ou nouvelle aurore ?
237nes d’une vitalité neuve, d’un renouvellement des tensions qui ont fait, depuis les origines, le dynamisme de notre culture. Mai
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
238 affirmations et négations, et a donné lieu à des tensions toujours plus fortes, à des risques multipliés, à une richesse et à u
239éenne, cache déjà en elle, d’une façon unique, la tension entre les pôles. Elle est le livre sacré qui, au cours des millénaire
240e l’Europe lorsqu’elle est ouverte, libre dans la tension des contraires, lorsqu’elle garde ses possibilités et qu’à travers le
241chec. Mais l’échec lui-même, pris dans une de ces tensions entre pôles opposés propres à l’Europe, y est devenu symbole : la con
242manente, un certain équilibre humain résultant de tensions innombrables. Cela, on nous le laisse encore, et à vrai dire, c’est l
243Mais il entend les assumer et consister dans leur tension, en équilibre toujours menacé, en agonie perpétuelle. Cette agonie, l
244 sur l’homme lui-même, créateur ou victime de ces tensions, l’effort principal de l’esprit. Européenne sera donc, typiquement, l
245, comme dans les structures politiques, les mêmes tensions fondamentales, je les nommerai : fédéralistes.302 À peu près au mêm
246rand. Il y ramasse et porte au plus haut point de tension dramatique plusieurs des thèmes illustrés dans ce chapitre, qui ne po
247ment tenir compte des deux principes maintenus en tension : l’unité d’organisation devrait régner sur l’économie, la technique,
100 1962, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Principes et méthodes du dialogue entre les cultures (avril 1962)
248ntaux, de foi religieuse et de raison profane, en tension et contradiction. Cette dialectique interne explique son dynamisme, s