1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
1t souffert, et qui ne se payent plus de mots ni d’utopies, Clerville, Janson et Brémond ont su arracher leurs auditeurs de leur
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
2son où de grandes ordonnances élèvent leur chant. Utopie ! Oui, si notre civilisation s’avoue trop fatiguée pour créer avec se
3 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
3 retrouver, allons errer un peu dans le royaume d’Utopie. André Evard va nous y introduire, et nous ne saurions trouver guide
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
4ux qui cherchent à l’oublier dans le rêve, dans l’utopie, dans une belle doctrine… Il faudrait d’abord prendre conscience du p
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
5 que néanmoins je crois à l’efficace de certaines utopies. (Les religions, la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, l
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
6r qu’elle n’était encore au xviiie siècle qu’une utopie de partisans. Il ne serait guère plus fou de proposer aujourd’hui qu’
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
7agination créatrice ; c’est lui qui stérilise nos utopies et les empêche de devenir autre chose que des utopies. Il s’agit donc
8ies et les empêche de devenir autre chose que des utopies. Il s’agit donc en premier lieu de le démasquer et de le pourchasser
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
9 Appendice. Utopie Un os à la meute. (Et figurez-vous que j’ai la ferme intention de v
9 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
10us les domaines de notre existence, inclinant nos utopies mêmes, desséchant les sources de notre foi. Qui parlait donc d’un « h
10 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
11us mourrons, — et d’autre part une espérance, une utopie, qu’il nous est impossible d’accepter avec le « bon cœur » que précon
12é échappe encore à ceux qui récitent Marx : une « utopie » sans doute, — du moins vraie celle-là.   Les témoignages qu’on a pu
13détiennent l’avantage certain de tabler sur une « utopie » partiellement traduite en faits. C’est même, à voir les choses de p
11 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
14ratique, est ici plus visiblement qu’ailleurs une utopie. Impossible de passer du latifundium au pavillon de banlieue. Au « ma
12 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
15 force pour concevoir l’ordre. Ni l’infamie, ni l’utopie ! disent-ils. Entendons — et c’est la véritable définition du centris
13 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
16ne à l’état pur resterait à nos yeux une espèce d’utopie ontologique, si la Révélation n’en attestait l’acte historique. L’inc
17remier, dont dépend toute réalité collective. À l’utopie sociologique qui prophétise la dissolution du corps social en individ
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
18mplement, ou désirer leur destruction, c’est de l’utopie. Ils sont là, et ils ont probablement leur raison d’être. La classe,
15 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
19que des collectivités mensongères de ce temps à l’utopie d’une communauté chrétienne, par l’artifice indispensable, mais peut-
16 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
20des différences entre les hommes, conçurent cette utopie de supprimer les différences. Ils se flattaient ainsi d’établir une p
21la réalité humaine telle qu’elle est, alors que l’utopie individualiste fondait son espoir sur une réalité déjà utopique elle-
17 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
22éfendent sont petits, mal connus. On les accuse d’utopie. Ils tablent, en effet, sur la chance de l’homme concret, de la perso
18 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — En dernier ressort
23e l’homme parfait ne sera jamais pour nous qu’une utopie dont rien n’atteste la réalité, la puissance, la vérité. Nul idéal hu
19 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
24mplement, ou désirer leur destruction, c’est de l’utopie. Ils sont là, et ils ont probablement leur raison d’être. La classe,
20 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
25coup meurent — et d’autre part une espérance, une utopie, qu’il nous est impossible d’accepter de « bon cœur », parce que nous
26ité échappe encore à ceux que récitent Marx : une utopie sans doute, — du moins vraie celle-là.   Les témoignages qu’on a pu l
27s détiennent l’avantage certain de tabler sur une utopie partiellement traduite en faits. C’est même, à voir les choses de prè
21 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
28des différences entre les hommes, conçurent cette utopie de supprimer les différences. Ils se flattaient ainsi d’établir une p
29 nous la constatons parfois réalisée, alors que l’utopie individualiste fondait son espoir sur une réalité déjà utopique elle-
22 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
30» n’ont pas plus d’effet, pratiquement, que nos « utopies ». Ou sinon je devrais vous rendre responsables de la crise actuelle 
31e la nature des choses et du destin de l’homme. — Utopie ! Utopie ! Voyez-vous, je préfère encore Léon Blum, parce que lui, to
32re des choses et du destin de l’homme. — Utopie ! Utopie ! Voyez-vous, je préfère encore Léon Blum, parce que lui, tout au moi
23 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
33volonté de la réaliser et de la faire sortir de l’utopie. Il fallut qu’un fait historique, qu’un acte vînt transformer cette p
24 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
34grandes politiques naissent de grandes visions, d’utopies créatrices, d’idéaux jaillis des profondeurs de l’homme et d’une larg
25 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
35ivre, où l’on retrouve parfois le ton des grandes utopies du premier romantisme allemand. Le style reste baroque (un rococo jés
26 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
36r » un vieux rêve positiviste et donner corps à l’utopie d’un sanctuaire de la Pensée laïque ? Il faudra le construire « en du
37endre cette initiative ?41 Laissons ce jeu. Les utopies sont nécessaires, mais il y a un temps pour les rêver et un temps pou
27 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
38réformes, un programme révolutionnaire ? Est-ce l’utopie d’un avenir meilleur, ce « millenium » dont l’Apocalypse nous donne l
39an enchaîné pour mille ans ? Réforme, révolution, utopie d’un monde meilleur ; — ne faisons pas les dégoûtés : nous y pensons
40n dans la cité, mais qui n’est pas cette fois une utopie. Cela se passe au Japon, de nos jours. Certains d’entre vous connaiss
28 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
41etzschéenne, c’est l’aventure, le romantisme et l’utopie, enfin le risque créateur qui reviennent tenter l’esprit. Il serait v
42es, de nos pensées, de nos actions et même de nos utopies. La dictature de cette crise sur nos esprits et sur nos corps signifi
29 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
43grandes politiques naissent de grandes visions, d’utopies créatrices, d’idéaux jaillis des profondeurs de l’homme et d’une larg
30 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
44t, trop souvent et trop aisément défini comme une utopie. Je ne veux en garder ici que le sens le plus général, celui de chang
31 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
45s, ou but dernier, de l’homme. C’est toujours l’« utopie », qu’on choisit par un acte de foi, qui détermine notre vision rétro
32 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
46a raison de Descartes, la logique de Condillac, l’utopie d’une mathématique sociale telle que la rêva Condorcet12, voilà ce qu
33 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
47etzschéenne, c’est l’aventure, le romantisme et l’utopie, enfin le risque créateur qui reviennent tenter l’esprit. Il serait v
34 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
48es, de nos pensées, de nos actions et même de nos utopies. Il n’est pas difficile, après coup, de distinguer les très puissante
35 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
49derne se fondent presque toutes nos exagérations, utopies morales, subtilités intempérantes, ou enthousiasmes politiques. Quelq
36 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
50arfois en fait sinon toujours en intention, les « utopies » personnalistes. Nous n’avons donc pas à renverser l’ordre politique
37 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
51scient d’un peuple, ses ambitions démesurées, ses utopies qui le consolent d’un présent beaucoup moins héroïque… En vérité, rie
38 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
52 pas un « retour » de plus à quelque médiévisme d’utopie, mais au contraire on actualise, et enfin l’on prend au sérieux les a
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
53entes. Faites pour durer, elles resteraient des « utopies ». Les seuls modèles que nous puissions prétendre offrir, ce sont les
40 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
54e puis le suivre. Ce serait donner dans les pires utopies. Et mon auteur lui-même n’a pas été si loin : il s’est contenté de se
41 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
55lus hautement organisés ! (C’est pourtant à cette utopie qu’obéit sans le savoir le mal marié, lorsqu’il se persuade qu’un sec
42 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
56 force et l’équilibre dynamique de l’Occident : l’utopie agissante d’une Fédération des Égaux, dont la seule Suisse figurait l
43 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
57accentue d’année en année. La doctrine tourne à l’utopie, l’action se décourage ou s’éparpille. 8. Pendant ce temps, on néglig
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
58lus hautement organisés ! (C’est pourtant à cette utopie qu’obéit sans le savoir le mal marié, lorsqu’il se persuade qu’un sec
45 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
59homme occidental. N’allons pas dire que c’est une utopie ! Car ce problème a été résolu, cet idéal réalisé, au premier siècle
60possible ? Je ne voudrais pas, ici, partir dans l’utopie. Je ne pense pas que les principes fondamentaux d’une société plus ha
61vre n’est pas utopique. Car je me refuse à nommer utopie le seul espoir qui nous soit accordé. Encore faut-il que cet espoir s
62ns simplement un monde humain. Non pas un monde d’utopie où toutes les luttes s’apaiseraient par miracle, mais un monde où les
46 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
63les…4 Nous avons critiqué sans merci comme des « utopies subversives » certaines réformes sociales qui eussent été dix fois ou
47 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). IV. La Ligue du Gothard sera-t-elle un parti ?
64urgence. C’est pourquoi nous ne partons pas d’une utopie sur le papier, mais d’un groupement de volontés personnelles. De la c
48 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
65est, dans l’histoire des nations, des heures où l’utopie la plus nocive est justement le petit réalisme ; des heures où toute
49 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
66volonté de la réaliser et de la faire sortir de l’utopie. Il fallut qu’un fait historique, qu’un acte vînt transformer cette p
50 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
67homme occidental. N’allons pas dire que c’est une utopie ! Car ce problème a été résolu, cet idéal réalisé, au premier siècle
68 la cité ? Je ne voudrais pas, ici, partir dans l’utopie. Je ne pense pas que les principes fondamentaux d’une société plus ha
69re n’est pas utopique : car je me refuse à nommer utopie le seul espoir qui nous soit accordé. Encore faut-il que cet espoir s
70ns simplement un monde humain. Non pas un monde d’utopie où toutes les luttes s’apaiseraient par miracle, mais un monde où les
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. Neutralité oblige, (1937)
71vent réaliser, en théorie, parfois en fait, les « utopies » personnalistes. Nous n’avons donc pas à renverser l’ordre politique
52 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
72is de l’Europe, nombreux sont ceux qui crient à l’utopie. Eh bien, j’estime qu’un chrétien est l’homme qui doit savoir mieux q
73tout autre qu’une vocation est autre chose qu’une utopie. Beaucoup de gens s’imaginent que les petites raisons sont plus réali
74e qui distingue extérieurement une vocation d’une utopie. Il ne suffit pas qu’une idée soit généreuse ou grande pour qu’on ait
75 de lui dire : ta prétendue vocation n’est qu’une utopie, parce qu’elle ne se fonde sur aucune possibilité existante en Suisse
76 partir des faits — sous peine de divaguer dans l’utopie — mais il doit en partir justement, aller au-delà, et dans un sens qu
53 1940, Mission ou démission de la Suisse. Esquisses d’une politique fédéraliste
77e, c’est un fait dont il faut partir sous peine d’utopie pernicieuse. Mais il faut en « partir » justement, si l’on veut qu’il
54 1942, La Part du Diable (1982). L’Incognito et la révélation
78al à leur propos. Ainsi la tentation est toujours utopie, — si l’utopie est l’imagination, puis le désir, d’un bien que le rée
79s. Ainsi la tentation est toujours utopie, — si l’utopie est l’imagination, puis le désir, d’un bien que le réel condamne et q
80tan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens de gagner le monde par un plus court chemin que le sent
81gique de Judas, la dernière tentation, la suprême utopie. 9. Le menteur Examinons maintenant d’un peu plus près par le d
82n pourra se rendre le maître. Chaque époque a son utopie. Le Moyen Âge cherchait la pierre philosophale dans les cornues des a
55 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable démocrate
83aquelle je lutterai n’est, comme la santé, qu’une utopie. Je l’imagine de la manière suivante : l’intelligence n’aurait rien à
56 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
84ille tentation de compenser nos inquiétudes par l’utopie de l’eritis sicut dii. Or quand nous nous perdons, c’est le Diable q
85étranger, par une chose, par un corps, ou par une utopie, par le plus fort, Hitler — ou l’Autre… ⁂ Cet « amour » qui détruit
86 l’ordre divin, ou au contraire selon ses propres utopies. C’est donc en tant qu’elle participe de notre libre créativité, comm
57 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
87rable au-delà des fascinations de ma plus secrète utopie. Nous avons à redécouvrir la catholicité fondamentale, déterminée et
88eur autonomie spirituelle. Je réponds que cette « utopie », qui s’appelle le fédéralisme, est la seule qui permette aux mots d
89 J’élève ces vertus devant mes yeux non comme une utopie de lendemains meilleurs, car l’Ecclésiaste avait raison, « les hommes
58 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
90 l’ordre divin, ou au contraire selon ses propres utopies. C’est donc en tant qu’elle participe de notre libre créativité, comm
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
91u c’était un mal… Ainsi la tentation est toujours utopie — si l’utopie est l’imagination, puis le désir d’un bien que le réel
92al… Ainsi la tentation est toujours utopie — si l’utopie est l’imagination, puis le désir d’un bien que le réel condamne et qu
93tan, lorsqu’il tente le Christ, lui propose trois utopies, trois moyens de gagner le monde par un plus court chemin que le sent
94ère du suicide et la logique de Judas, la suprême utopie.
60 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
95 d’une critique des collectivités mensongères à l’utopie d’une communauté chrétienne, par l’artifice indispensable, mais peut-
61 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
96k. Et Roosevelt n’est pas remplacé… Et toutes les utopies prévues par l’avant-guerre entreront dans la voie des réalisations. D
62 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Les résultats de la guerre (21 décembre 1945)
97lle intérêts, à ses vrais intérêts, qu’il appelle utopies. La grande tâche politique du siècle, dans ces conditions, paraît cla
63 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
98r. Et Roosevelt n’est pas remplacé… Et toutes les utopies prévues par l’avant-guerre entreront dans la voie des réalisations. D
64 1946, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique est-elle nationaliste ? (29 août 1946)
99à l’avenir. On n’invoque pas la tradition, mais l’utopie. On pense moins aux ancêtres qu’aux descendants, considérés d’ailleur
65 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
100de pire menace pour le mouvement œcuménique que l’utopie et la tentation d’une unité formelle, humainement vérifiable, assurée
101ssurée et définitive. Car c’est précisément cette utopie qui a produit les schismes et les oppositions que le mouvement œcumén
102ce que Dieu voulait qu’il fît. C’est toujours une utopie apparente ; en réalité, ce n’est qu’une réponse. Une fois parti, je m
66 1946, Le Semeur, articles (1933–1949). Chances d’action du christianisme (juin-juillet 1946)
103tus et vainqueurs, épuisés, cherchent en vain une utopie nouvelle. Les uns s’abandonnent aux vieilleries et tentent de restaur
104 christianisme au xxe siècle, resterait une pure utopie si les chrétiens s’en remettaient aux Églises pour le réaliser. Les É
67 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
105r. Et Roosevelt n’est pas remplacé… Et toutes les utopies prévues par l’avant-guerre entreront dans la voie des réalisations. D
68 1946, Lettres sur la bombe atomique. Utopies
106 IV Utopies New York, 13 octobre 1945. Allons-y, et imaginons ! Voici la base s
69 1946, Lettres sur la bombe atomique. La tâche politique du siècle
107lle intérêts, à ses vrais intérêts, qu’il appelle utopies. La grande tâche politique du siècle, dans ces conditions, paraît cla
70 1946, Lettres sur la bombe atomique. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
108ancs, le comble de l’ennui, si ce n’est pas une « utopie dangereuse »… À propos de cette dernière expression, avez-vous remarq
109nt les véritables éléments de désordre ; et que l’utopie la plus dangereuse était la théorie de la souveraineté sans limite de
71 1947, Carrefour, articles (1945–1947). Fédération ou dictature mondiale ? (9 avril 1947)
110: on voudrait écarter l’idée en la qualifiant d’« utopie ». Bornons-nous à remarquer que cet argument a contre lui toute l’his
111 l’histoire de l’humanité, qui est l’histoire des utopies réalisées. Tout ce qui a compté, tout ce qui a marqué, tout ce dont n
112ns pratiquement aujourd’hui, tout fut d’abord une utopie : le christianisme et l’aviation, le marxisme et l’utilisation de l’é
113ole d’un continent à l’autre. Traiter une idée en utopie, c’est en fait déclarer « qu’on est contre », en évitant d’avouer ses
114isera, comme une église secrète de la liberté. L’utopie ou la tragédie, tel est le dilemme que nous offre le siècle. En nous
72 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
115ne sophistique assez gratuite. Ma nature crie à l’utopie devant ma mort. De là vient que l’humanité, dans son ensemble, résist
73 1947, Vivre en Amérique. Vie politique
116à l’avenir. On n’invoque pas la tradition, mais l’utopie. On pense moins aux ancêtres qu’aux descendants, considérés d’ailleur
74 1948, Réforme, articles (1946–1980). L’Europe, aventure du xxe siècle (1er mai 1948)
117enture du xxe siècle (1er mai 1948)g Il y a l’utopie de l’Europe, et il y a l’aventure de l’Europe. Cette distinction fond
118ai que la situation du monde rend très court. L’utopie La faiblesse générale des utopies, c’est qu’elles sont en réalité
119ès court. L’utopie La faiblesse générale des utopies, c’est qu’elles sont en réalité moins riches d’avenir que le présent.
120ent. Je dirais même, sans trop de paradoxe, que l’utopie peut se définir en général comme un système sans avenir. Le plus gran
121otre temps, Arnold Toynbee, fait observer que les utopies classiques sont, en réalité, et je le cite : « des programmes d’actio
122e sens, « défendre l’Europe » est aujourd’hui une utopie. Telle qu’elle est, pessimiste et divisée, encombrée de frontières qu
123ique, c’est pratiquement ne rien vouloir, c’est l’utopie. Au contraire, transformer l’Europe conformément à son génie, qui est
124nts travaillent encore en fait, dans le sens de l’utopie que je viens de décrire, et que le sort de l’aventure réelle n’est pa
75 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
125rès de Montreux (27 août 1947) c’était encore une utopie. Aujourd’hui toute la presse en parle, chaque jour et dans chacun de
126planète, sans distinction, ses découvertes et ses utopies, les secrets mêmes de sa puissance, et les germes de ses maladies. Et
127it au nom d’un passé encore vivant, soit au nom d’utopies plus virulentes. Cet état de complexité, d’intrications et de contrad
128in du monde où l’homme a su tirer de lui-même les utopies les plus transformatrices et les plus riches d’avenir, pour tous les
76 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
129 mise en pratique. En 1846, elle était encore une utopie. Trois ans plus tard, elle fonctionnait si bien que l’on eût dit qu’e
130ensée fédéraliste ne projette pas devant elle une utopie européenne qu’il s’agirait simplement de rejoindre, ou des plans stat
131nent des volontés. Je propose donc qu’on accuse d’utopie ceux qui approuvent et préparent une guerre comme si une victoire rée
77 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
132 ne suis pas ici, ce soir, pour vous parler d’une utopie, mais au contraire pour vous parler d’une aventure où nous sommes, dè
133ien engagés : la fédération de l’Europe. Il y a l’utopie de l’Europe, et il y a l’aventure de l’Europe. Cette distinction fond
134 monde rend très court. La faiblesse générale des utopies, c’est qu’elles sont en réalité moins riches d’avenir que le présent.
135sent. Je dirai même, sans trop de paradoxe, que l’utopie peut se définir en général comme un système sans avenir. Le plus gra
136otre temps, Arnold Toynbee, fait observer que les utopies classiques sont, en réalité, et je le cite : « des programmes d’actio
137 : « Défense de l’Europe », définit aujourd’hui l’utopie. Telle qu’elle est, pessimiste et divisée, encombrée de frontières qu
138ique, c’est pratiquement ne rien vouloir, c’est l’utopie. Au contraire, transformer l’Europe conformément à son génie, qui est
139ouvernements travaillent encore dans le sens de l’utopie que je viens de décrire, et que le sort de l’aventure réelle n’est pa
140uvaises raisons. Mauvaises raisons : « C’est de l’utopie, ou c’est de la démagogie. En tout cas c’est trop tôt. La grande mass
141er et non pour les duper. Quant à l’argument de l’utopie, il ne vaut pas qu’on le discute. Que venaient faire à La Haye ceux q
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
142 prospérité. Cependant, cette union resterait une utopie s’il n’existait, en deçà et au-delà de nos divisions actuelles, lingu
143idérant que l’union européenne a cessé d’être une utopie pour devenir une nécessité, mais qu’elle ne peut être fondée durablem
79 1949, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Découverte de l’Europe (octobre 1949)
144s, généreux idéalistes ou politiciens combinards, utopies gratuites ou manœuvres partisanes, précipitation dangereuse ou lenteu
80 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
145ous être interdite, car la puissance est mère des utopies exaltées, de la confiance en soi, du gaspillage des forces, et aussi
81 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
146exemple, une de ses conditions : la CED.) Notre « Utopie » d’il y a cinq ans seulement, déjà renverse des gouvernements. C’est
82 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
147954-janvier 1955)u Fédérer l’Europe semble une utopie pour ceux qui n’ont pas vu que c’est une nécessité. Pour nous qui l’a
83 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
148 d’une grande partie de l’humanité n’est plus une utopie : ses moyens scientifiques existent, ils sont à l’œuvre sous nos yeux
84 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
149 Nos révolutions tentent l’inverse : partant de l’utopie d’un ordre théorique qu’il faut imposer par la force, elles s’imagine
85 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
150technique par la technique elle-même est-elle une utopie ? Voyons d’abord dans quelle mesure elle est déjà réalisée. Le niveau
151t mise à nu. Je n’entends pas peindre ici quelque utopie qui pourrait amuser nos descendants. Tout peut changer radicalement e
86 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
152t dès maintenant ceux qui s’accrochent encore à l’utopie marxiste, plus lente que la technique… Mais laissons ces rêveries, pr
87 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
153nous rajeunirons, et l’immortalité n’est plus une utopie : on l’obtient in vitro pour d’importants organes. La matière et s
88 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
154 proclame que l’Europe fédérée a cessé d’être une utopie, et qu’il s’agit maintenant d’élire une assemblée constituante europé
89 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
155rmettent simplement au Dictateur d’accréditer son utopie. Si le sang de ses propres martyrs fut la semence de l’Église, c’est
156ique et donne la preuve démente de la réalité des utopies au nom desquelles on l’a versé. Mais d’où vient cette fureur d’antici
157er refus de l’aventure du temps — la fuite dans l’utopie. Utopies pessimistes, dans les démocraties : Orwell prévoit l’instaur
158 de l’aventure du temps — la fuite dans l’utopie. Utopies pessimistes, dans les démocraties : Orwell prévoit l’instauration pro
159prochaine du contrôle des pensées par le Pouvoir. Utopies optimistes chez les totalitaires : ce sont les mêmes, mais ils s’en f
160e recours au transcendant libérateur. Engendrer l’utopie est un mouvement de l’âme, sans doute inséparable de l’historicité in
161ou que le défi du temps paraisse insurmontable. L’utopie est recul devant le temps ouvert, elle refuse d’affronter cette situa
162ire — et c’est pourquoi l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle, massacrer pour hâter sa v
163 l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle, massacrer pour hâter sa venue bienfaisante, c’e
90 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
164er et Staline n’ont fait en réalité que pousser l’utopie démocratique à ses conséquences fatales. Ils voulaient un peuple unan
165, justifiées par tous les prétextes que fournit l’utopie démocrate. A. — Parlez plus bas, on nous entend aux autres tables ! R
91 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — Le Château aventureux
166 Nos révolutions tentent l’inverse : partant de l’utopie d’un ordre théorique qu’il faut imposer par la force, elles s’imagine
92 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience du temps historique
167rmettent simplement au Dictateur d’accréditer son utopie. Si le sang de ses propres martyrs fut la semence de l’Église, c’est
168que, et donne la preuve démente de la réalité des utopies au nom desquelles on l’a versé. Mais d’où vient cette fureur d’antici
169er refus de l’aventure du temps — la fuite dans l’utopie. Utopies pessimistes, dans les démocraties : Orwell prévoit l’instaur
170 de l’aventure du temps — la fuite dans l’utopie. Utopies pessimistes, dans les démocraties : Orwell prévoit l’instauration pro
171prochaine du contrôle des pensées par le Pouvoir. Utopies optimistes chez les totalitaires : ce sont les mêmes, mais ils s’en f
172e recours au transcendant libérateur. Engendrer l’utopie est un mouvement de l’âme, sans doute inséparable de l’historicité in
173ou que le défi du temps paraisse insurmontable. L’utopie est recul devant le temps ouvert, elle refuse d’affronter cette situa
174ire — et c’est pourquoi l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle, massacrer pour hâter sa v
175 l’Orient ne produit pas d’utopies. Concevoir une utopie et agir d’après elle, massacrer pour hâter sa venue bienfaisante, c’e
93 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’expérience de l’espace
176ait aussi l’avenir des libertés et peut-être leur Utopie. Et de même, l’Amérique reste à la fois, pour nous, le symbole du cap
177tème, ou fait un Plan. Mais projeter devant soi l’utopie calculée, c’est refermer l’avenir et le stériliser, c’est tenter d’in
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’aventure technique
178technique par la technique elle-même est-elle une utopie ? Voyons d’abord dans quelle mesure elle est déjà réalisée. Le niveau
179t mise à nu. Je n’entends pas peindre ici quelque utopie qui pourrait amuser nos descendants. Tout peut changer radicalement e
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — Le drame occidental
180 ? Ce serait faire une synthèse de la foi et de l’utopie. On peut prévoir que l’utopie, échouant longtemps, sera vaincue. Ou b
181e de la foi et de l’utopie. On peut prévoir que l’utopie, échouant longtemps, sera vaincue. Ou bien que l’Occident, lassé de s
182ccident, lassé de sa liberté, le cède un jour à l’utopie presque à bout de course… Mais c’est encore juger par nos passions pr
96 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un patriotisme de la terre (mars 1958)
183es presque réduits à ce qui n’est pas l’Homme. Utopies, science-fiction, prévisions de savants La faiblesse générale des
184révisions de savants La faiblesse générale des utopies, c’est qu’elles sont moins riches d’avenir que le présent. On peut mê
185 d’avenir que le présent. On peut même dire que l’Utopie se définit comme un système sans avenir. Car ainsi que l’a bien vu To
186ns avenir. Car ainsi que l’a bien vu Toynbee, les utopies sont en réalité « des programmes d’action déguisés en descriptions so
187rt des nègres ». Mais déjà nous ne sommes plus en Utopie : la prévision se veut scientifique, comme elle le sera chez un Jules
97 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
188 insistent pour préférer à la fédération (« cette utopie ») une confédération (« plus réaliste ») seraient bien en peine de di
98 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). L’Europe de l’énergie
189s l’avez deviné, des promesses de l’automation. L’utopie de « l’usine sans ouvriers » commence à se réaliser en Occident. Et l
99 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
190e l’air oppose au libre jeu de ses ailes. C’est l’utopie de l’éducation trop libre en Amérique. L’utopie russe, c’est une colo
191l’utopie de l’éducation trop libre en Amérique. L’utopie russe, c’est une colombe mécanisée, ou tout au moins conditionnée sel
100 1961, La Vie protestante, articles (1938–1978). Bilan simple (29 décembre 1961)
192ché commun qu’elle affecta longtemps de traiter d’utopie, la Grande-Bretagne a démontré que l’Europe unie était d’ores et déjà