1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1in et qui l’a consumé… Digne ? — Un adolescent au visage de jeune fille qui rimait sagement des odes à la liberté… Et voici da
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
29)l « Quel est celui-là qui s’avance » avec ce visage d’entre la vie et la mort « où se reflète le passage incessant d’oise
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
3mis ; quel est le vrai ? — Ils me proposent vingt visages que je puis à peine reconnaître. Reste le monde, — les choses, les fa
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4 phares d’automobiles étoilent le brouillard, les visages se cachent dans des fourrures, personne ne sait la richesse de ta vie
5e consolante et libératrice. Mais tu m’offrais un visage un peu crispé, signe d’une ironie secrète et pour moi douloureuse enc
5 1927, Articles divers (1924–1930). Jeunes artistes neuchâtelois (avril 1927)
6d pas le sujet par l’intérieur, mais il taille ce visage dans une pâte riche et un peu lourde, son pinceau la palpe, la presse
7iles, d’une plus grande certitude intérieure. Les visages sont plus calmes, les couleurs s’avivent, le soleil est sur le point
8mais une grande mèche insolente retombe devant le visage. Aurèle tient un livre ouvert, et ce n’est pas je pense qu’il le lise
9 encadrer des glaces. Et plaise aux dieux que les visages qui s’y reflèteront soient aussi beaux que ceux qu’il peint ou modèle
6 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
10ait aussi : une fièvre faisait s’épanouir sur son visage je ne sais quel plaisir cruel. C’était un jeu très simple où l’esprit
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
11iver et soudain sous la lueur d’un incendie, deux visages tordus de passion. Cette fin est admirable, dont la brutalité si long
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
12alicieuse et fine psychologie. Mais à ce mot, son visage s’assombrit un peu. « Tous nos ennuis nous seraient épargnés si nous
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
13onter. Je finissais par vous voir partout. Chaque visage de femme révélait soudain un trait de votre visage. Il aurait fallu c
14isage de femme révélait soudain un trait de votre visage. Il aurait fallu courir après celle-là qui venait de tourner à l’angl
15e luxe s’était arrêté tout près de moi. Je vis un visage à l’intérieur se pencher vers la vitre… Je montai. Il n’y avait que d
16nt la folie douloureuse qui devait contracter mon visage. Je promenais sur tous des regards angoissés, avides, implorants. Oh 
17cuse pas. À peine si je puis encore évoquer votre visage. Peut-être ne vous ai-je pas vraiment aimée, mais bien ce goût profon
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
18n ivre d’un projecteur, des signes fatidiques, le visage d’un ange.
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
19ncontre parmi les éclairs d’un luxe mécanique, le visage dans sa fourrure. Elle découvre en passant près de lui le sourire d’a
12 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
20’heure anxieuse et mélancolique où l’on quitte ce visage aimé pour d’autres plus beaux peut-être, mais inconnus. Voilà que la
21un brusque faisceau de lumière m’apparaît avec le visage même de mon amour. Je me sens voluptueusement perdre pied. Vertige de
22quitta la scène, un reflet balaya le parterre, le visage de mon voisin m’apparut, pâle dans son collier de barbe noire. Je sen
23ntain, Aurélia lui répond d’un regard pareil. Des visages naissent comme des étoiles dans un halo, comme les couleurs sous les
24ans le temps et l’espace. Cent années et tous les visages aimés revivent dans cette coupe de songes avec toutes leurs illusions
13 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
25res à se regarder dans les yeux. Il varie sur son visage les jeux de lumière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire a
26rité. Peut-être te reconnaîtrais-tu sous un autre visage. Car oublier son visage, ne serait-ce pas devenir un centre de pur es
27naîtrais-tu sous un autre visage. Car oublier son visage, ne serait-ce pas devenir un centre de pur esprit ? » C’est un premie
28gards. Stéphane rendu à la santé écrivait : « Ton visage me cache tous les miroirs » — à une femme qu’il aimait.
14 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
29-bas d’évocations hautes en couleur, de rêves, de visages, tandis que ç[à] et là s’ouvrent des perspectives saisissantes sur l’
15 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
30in d’autres souvenirs attristés par le temps, des visages qui ne sont plus tout à fait les mêmes, des bonheurs qui signifient p
16 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
31ie des grandeurs de naguère, tout cela compose un visage romantique et ardent dont le voyageur s’éprend malgré lui, malgré tou
17 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
32 vent autour du monde où nous vivons parquent les visages les sons brassent les lueurs des messages et des sanglots perdus qui
33 ton nom même avec l’accent de notre amour et mon visage est immobile tourné vers l’ombre où tu m’entends. III Fais rentr
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
34 tant vu ! Ils aiment mieux me faire honte de mon visage gris ; leurs yeux stupides me demandent où je n’ai pas dormi. Le seul
35us déverse dans cette foule et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérienne des arrivées, premiers regards a
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
36plus de noms, ils ne sont qu’une ivresse aux cent visages, lorsque j’entre dans l’atelier du peintre. Je ne tarde pas à oublier
37es Suisses chantent immobiles, les yeux fixes, le visage impassible. Mais rien dans la chanson hongroise ne rappelle la nostal
38mparées par un folkloriste aux yeux ardents et au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, q
20 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
39oux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visage dans ma mémoire (d’heure en heure ces yeux plus vivants…) De là, je l
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
40aire une étude psychologique, en observant sur le visage de celui-ci les expressions changeantes qu’y imprimait la passion. Il
22 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
41n entendu de pareil, ainsi qu’en témoignent leurs visages anonymes. Ils n’auront pas à s’exprimer, d’ailleurs, sinon par la voi
23 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
42 sur ses traits. Je ne me lasse pas de méditer ce visage dont Klauer modela l’effigie passionnément triste et dominatrice. Lar
24 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
43’heure anxieuse et mélancolique où l’on quitte ce visage aimé pour d’autres plus beaux peut-être, mais inconnus. Et voici que
44un brusque faisceau de lumière m’apparaît avec le visage même de mon amour. Je me sens voluptueusement perdre pied. Vertige de
45quitta la scène, un reflet balaya le parterre, le visage de mon voisin m’apparut, pâle dans son collier de barbe noire. Je sen
46ntain, Aurélia lui répond d’un regard pareil. Des visages naissent comme des étoiles dans un halo, comme les couleurs sous les
47ans le temps et l’espace. Cent années et tous les visages aimés revivent dans cette coupe de songes, avec leurs illusions, — ce
48eules réelles, ces reflets qui nous illuminent le visage terrestre des choses dont l’autre moitié sera toujours cachée, ainsi
25 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
49llerines est émouvant, masque plus vrai que leurs visages.) On éteint. Et c’est alors, d’un balcon qui domine les groupes, une
50ard Strauss a levé la tête, il reçoit sur son bon visage où cette rosée divine fait perler une larme, la bénédiction de sa mus
51ent, Henny Porten immobile présente de profil son visage un peu plus grand que nature. À dix-sept ans, du fond d’un cinéma, l’
52mégarde… On se presse au bar assourdissant et les visages se prennent à vivre, dangereusement. Ô fête d’une époque où tout ce q
53hostile. Elle se tait. Alors je me tourne vers ce visage très blanc où les yeux d’un bleu nocturne se refusent… Quelle tendres
54 d’où remonte notre peine. Ah ! surprendre sur un visage décontenancé, et jusque dans le rythme d’une respiration, l’envahisse
26 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
55 tant vu ! Ils aiment mieux me faire honte de mon visage gris ; leurs yeux stupides me demandent où je n’ai pas dormi. Le seul
56us déverse dans cette foule et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérienne des arrivées, premiers regards a
57plus de noms, ils ne sont qu’une ivresse aux cent visages, lorsque j’entre dans l’atelier du peintre. Je ne tarde pas à oublier
58es Suisses chantent immobiles, les yeux fixes, le visage impassible. Mais rien dans la chanson hongroise ne rappelle la nostal
59mparées par un folkloriste aux yeux ardents et au visage mongol. Il jouait des phrases simples, tragiques, à peine modulées, q
27 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
60in et qui l’a consumé… Digne ? — Un adolescent au visage de jeune fille qui rimait sagement des odes à la liberté… Et voici da
28 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
61ns sa tristesse. Par moments il y a la lune et le visage blanc de la femme debout contre le tronc. (Pour moi je demeure dans l
62e branche et la lune éclairait à longs traits nos visages. Je reconnus la jeune fille tzigane, ma Rose noire de Tannenbourg. La
63 seule pure — et oh ! la pauvre interrogation des visages devant l’atrocité de notre vie sociale ! Je baisse les yeux sur mon l
29 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
64oux, le travail jusqu’à l’aube, la naissance d’un visage dans ma mémoire (d’heure en heure ces yeux plus vivants…). De là, je
30 1933, Présence, articles (1932–1946). Paysage de tête : poème (1933)
65oint menace encore ni même froncement de ce grand visage qui nous regarde tellement, mais nous sommes plutôt égarés dans son a
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
66 l’argent, ce symbole unique de la puissance sans visage. Dire que le monde est devenu impensable, c’est avouer qu’il n’y a pl
32 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
67end l’homme visible à l’homme, et nous sculpte un visage lisible. Sur la scène du monde, où nous avons été placés, dans ce dra
68t inventer, il y a des figurants qui n’ont pas de visage ; mais ceux qu’on voit sont les acteurs qui jouent leur rôle d’hommes
69chœur des anonymes résignés, pour revêtir un vrai visage, un nom et une autorité, une attitude d’auteur de son propre destin ?
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
70ctrines, reparaître les traits ironiques du grand visage de Kierkegaard, il me vient à l’esprit une image dont le burlesque n’
71a pitié énigmatique d’un Dostoïevski. Ici tout le visage de Kierkegaard se recompose. Et l’on voit que son rire n’est rien que
72rist, un homme oserait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ? Mais qu’il soit foule, il aura ce « courage », — il
34 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
73 Le nous n’est rien qu’un biais, c’est un tu sans visage et qui vient se confondre avec un je désormais incertain de ses limit
35 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
74rand évêque ou de cette fille de ferme « au mince visage de belette » qui enterre son enfant dans la neige avec une sorte d’in
36 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
75rand évêque ou de cette fille de ferme « au mince visage de belette » qui enterre son enfant dans la neige avec une sorte d’in
37 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
76t son profil, je veux dire par la tension que son visage rendait visible, ou mieux, imposait à la vue, comme l’image même de l
38 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
77s ont un « front commun », mais ils n’ont plus de visages particuliers. Deux mythes Le Bonheur est un mythe. C’est un éta
78emagne, en Russie, en Italie, vous retrouverez ce visage, cette allure, ce sentiment de la vie immédiate que vous voyez grandi
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
79épuise en une saison, si j’en crois l’amitié, les visages, et les couleurs si pures qu’il laisse dans le souvenir.
40 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
80t ses yeux vifs de Méditerranéen lui composent un visage classique, que d’aucuns n’hésitent pas à comparer à celui du Vinci, q
41 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
81t transformé en domaine. Il faut le lire comme un visage. Qu’est-ce qu’un domaine, qu’est-ce qu’une propriété réelle, sinon l’
82crient : Esprit ! Esprit43 ! Mais je regarde leur visage. « Si c’était vrai, ça se verrait »… Ainsi la clé de toute création e
83ait »… Ainsi la clé de toute création est dans le visage de l’homme. Qu’un homme détienne un pouvoir créateur, c’est-à-dire un
84e dans la main qui réalise une vision. Et dans le visage qui conditionne le regard, et se modèle selon les prises du regard. (
85 allemand, le seul mot Gesicht signifie à la fois visage, vision, et vue au sens d’idée.) ⁂ Ouvrez un livre de Ramuz : les cho
42 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
86ion du regard de Rembrandt, et par là-même de son visage, qu’une reproduction de ses modèles qui nous importent assez peu. Cet
43 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
87le nous n’est rien qu’un biais : c’est un tu sans visage qui vient se confondre avec un moi désormais incertain de ses limites
44 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
88s que mon regard s’attache un peu longuement à un visage, au corps et aux vêtements, aux mains, à l’attitude distraite et vrai
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
89te des diversités merveilleuses que proposent ces visages attentifs, éclairés ou butés, douloureux, tendus ou épanouis dans une
90rtée de ces esprits, visibles et lisibles sur ces visages. Presque nécessairement l’entretien institué dans la salle se prolong
46 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
91appelle pour Nietzsche le fatum, la fatalité sans visage du Retour éternel de toutes choses. Pour Luther, elle est au contrair
47 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
92le épaisse au milieu. Derrière la grille, le long visage de Pédenaud. J’ai l’impression que je lui gâte la vie. Trois fois la
48 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
93es et de gars peu bruyants, presque tous laids de visage et très épais de corps. Nous étions assis derrière eux. Au fond, sur
94! » C’est un jeune homme d’allure énergique et de visage intelligent, la chevelure noire en bataille qu’il saisit à pleines ma
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
95uvre l’avant du bateau, et de l’eau gicle sur nos visages glacés. « Tire le gramophone entre tes jambes, là, sous ton imperméab
50 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
96le épaisse au milieu. Derrière la grille, le long visage de Pédenaud. J’ai l’impression que je lui gâte la vie. Trois fois la
97es et de gars peu bruyants, presque tous laids de visage et très épais de corps. Nous étions assis derrière eux. Au fond, sur
98! » C’est un jeune homme d’allure énergique et de visage intelligent, la chevelure noire en bataille qu’il saisit à pleines ma
51 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
99rchon de papier d’emballage. Pas un de ces petits visages qui ne soit beau et fin, mais incroyablement crasseux. Vers la gare,
100te des diversités merveilleuses que proposent ces visages attentifs, éclairés ou butés, douloureux, tendus ou épanouis dans une
101rtée de ces esprits, visibles et lisibles sur ces visages. Presque nécessairement l’entretien institué dans la salle se prolong
102gre, casquette et veste de toile bleue proprette, visage nerveux et intelligent. — Vous avez mon Huma ? — Bou die ! je les ai
103est toi qu’on va mettre à lamairie ? — L’homme au visage maigre fait un geste réticent. Le vieux le tient par la manche et lui
52 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
104e tous côtés. Tantôt ils m’offusquaient par leurs visages fermés et pâles, par leur tenue avachie ou insolente, par leurs parfu
105. C’est unedivagation souterraine de lueurs et de visages superposés dans les vitres fuyantes, c’est un fracas rythmé qui rejoi
53 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
106 au sein de la Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non plus d’Isolde, plus de Tristan, plus
54 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
107teint pâle, lunettes, une lourdeur dans le bas du visage10. Avant 1933, on ne le recevait plus dans la société de la ville ; d
108runes s’étagent jusqu’à la troisième galerie, les visages indistincts. Immense roulement de tambour, rarement interrompu par un
109ure, les yeux fixés sur ce point lumineux, sur ce visage au sourire extasié, et des larmes coulent sur les faces, dans l’ombre
110, sur le ciel rouge. Au-dessous, une vingtaine de visages d’ouvriers, éclatants de santé et de joie. Au milieu, cette devise :
111mains sur l’appui et regarder son auditoire. Beau visage énergique et tourmenté, stature mince et très droite, vêtue de noir.
55 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
112a bleuâtre obscurité, nul écriteau lisible et nul visage reconnaissable. Une course haletante et bousculée dans le dédale des
56 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
113tionnaires. Il sourit avant de répondre, puis son visage devient plus grave : — Je n’attache pas une grande importance aux que
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
114 reste passive, impersonnelle, pur principe, sans visage et sans nom. Une école mystique du tantrisme tardif, le Sahajiyâ, « a
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
115 au sein de la Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non plus d’Isolde, plus de Tristan, plus
59 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
116s du désastre. Envisager, c’est regarder en plein visage. Notre salut, le seul et le dernier possible — quelle que soit l’issu
60 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). « À cette heure où Paris… » (17 juin 1940)
117ècles de grandeur, de misère, de sagesse, dont le visage de cette capitale plus douce et plus fière qu’aucune autre portait le
61 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
118phiques de Germaine Martin et de H. L. Mermod. Ce visage puissamment travaillé et simplifié, cet œil halluciné par le réel, c’
62 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). IX. Premiers résultats de notre action
119 des groupements naguère hostiles, nous créons le visage de la nouvelle génération et nous marchons dans la seule voie possibl
63 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
120e salle éclairée, un public dont j’ignorais et le visage et les soucis, et devant lequel je m’étais engagé à disserter de la c
64 1940, Mission ou démission de la Suisse. La Suisse que nous devons défendre
121rêle et à face énorme, riait d’un air stupide, le visage en plein soleil, et regardait au hasard devant lui. O abîme ! les Alp
65 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
122nt la contagion de ce mal, changent subitement de visage, se raidissent, se ferment à tout raisonnement, à toute discussion sé
123ècles de grandeur, de misère, de sagesse, dont le visage de cette capitale plus douce et plus fière qu’aucune autre portait le
66 1942, La Part du Diable (1982). Le Bleu du Ciel
124nose, le médecin parfois souffle doucement sur le visage du patient. Ce n’est peut-être que d’un souffle de l’Esprit, passant
125être que d’un souffle de l’Esprit, passant sur le visage torturé du siècle, que nous devons attendre un vrai réveil des hommes
126on aime l’heure de minuit. Ah ! tournons-nous, le visage levé, vers le symbole universel de la rigueur et de la paix profonde
67 1944, Les Personnes du drame. Introduction
127taire contre l’artificiel, c’est le langage et le visage de Ramuz. C’est proprement, sa « raison d’être ». Ces cinq figures so
68 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
128 ses traits. Je ne me lasse pas de méditer sur ce visage dont Klauer modela l’effigie passionnément triste et dominatrice. Lar
69 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
129emps de l’acte vient s’inscrire sur les traits du visage héroïque. Dans cette chair qui peut vieillir, la tension de la mort e
130Qu’est-ce que la personne ? C’est la vision et le visage du héros, sa vision contre son visage, sa vision qui crée son visage.
131ision et le visage du héros, sa vision contre son visage, sa vision qui crée son visage. Le visage appartient au temps, mais l
132 vision contre son visage, sa vision qui crée son visage. Le visage appartient au temps, mais la vision à la parole dont elle
133tre son visage, sa vision qui crée son visage. Le visage appartient au temps, mais la vision à la parole dont elle procède, et
134ue et fiévreux qui peuple nos cités, l’homme sans visage et sans prochain, — sans vocation ! — s’imagine que l’acte viendra co
135 ? Me voici seul sur le chemin ; mais je vois des visages, où s’agitait la foule. Nous ne voyons aucun visage ailleurs que dans
136ages, où s’agitait la foule. Nous ne voyons aucun visage ailleurs que dans l’acte d’aimer. 7.Toute vocation est sans précéd
137ent et dès l’origine. C’est pourquoi l’homme a un visage et une vision, ce que n’ont pas les animaux ; c’est pourquoi l’homme
138ctrines, reparaître les traits ironiques du grand visage de Kierkegaard, il me vient à l’esprit une image dont le burlesque n’
139a pitié énigmatique d’un Dostoïevski. Ici tout le visage de Kierkegaard se recompose. Et l’on voit que son rire n’est rien que
140rist, un homme oserait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ? Mais qu’il soit foule, il aura ce « courage », — il
70 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
141t transformé en domaine. Il faut le lire comme un visage. Qu’est-ce qu’un domaine, qu’est-ce qu’une propriété réelle, sinon l’
142’écrient : Esprit ! Esprit ! Mais je regarde leur visage. Si c’était vrai, ça se verrait… Ainsi la clé de toute création est
143rait… Ainsi la clé de toute création est dans le visage de l’homme. Qu’un homme détienne un pouvoir créateur, c’est-à-dire un
144. Mais comment Ramuz croirait-il à cette âme sans visage, statistique, à ce mythe purement cérébral ? « Je ne distingue l’être
145d’ordinaire l’élément le plus impersonnel dans un visage, le plus racial ou animal. Celui de ce croquis n’est que l’indication
146z. Je dirai presque d’un rébus, c’est-à-dire d’un visage qu’il s’agit de déchiffrer dans un environnement d’objets qui le déli
147 un environnement d’objets qui le délimitent. Le visage est vision et expression : œil et bouche ; il est aussi élaboration e
148un terme purement moral. La dissimulation dans un visage est, au contraire, un fait physiologique. Stravinsky l’a souligné en
149 fécond, c’est d’admettre que tout se voit sur un visage. Il n’existe, pour lui, aucun refoulement. Ou plutôt tout refoulement
150 ainsi que la formidable moustache dont s’orne ce visage révèle exactement autant de choses qu’elle en cache. Et peut-être d’a
151prudemment mesurées. Ainsi la dissimulation de ce visage est style. Maintenant, les objets. Tout ce que le résumé critique de
152des contingences dans cette curieuse ellipse d’un visage. IVFormule d’une personne Leur poésie ne commence pas pour eux
71 1945, Carrefour, articles (1945–1947). Les enfants américains réclament des bombes atomiques (20 décembre 1945)
153evant nous venait d’apparaître une jeune femme au visage anguleux et couvert de taches de rousseur, la tête serrée dans un fou
72 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le dernier des Mohicans (11 octobre 1945)
154a liberté et la démocratie montrent ici plus d’un visage. Comme ailleurs. Mais ici plus qu’ailleurs, on sent que liberté signi
73 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Souvenir d’un orage en Virginie (novembre 1946)
155up de vent violent a jeté contre la façade et nos visages un tourbillon de feuilles et de grosses gouttes obliques. Entrée de l
74 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Noël à New York (décembre 1946)
156evant nous venait d’apparaître une jeune femme au visage anguleux et couvert de taches de rousseur, la tête serrée dans un fou
75 1946, Combat, articles (1946–1950). Paralysie des hommes d’État (21 mai 1946)
157si l’on touche à l’idée de nation, voilà tous les visages qui se ferment, et les esprits en état de siège. Sommes-nous fous ? A
76 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
158i la peuple et que je ne reconnaissais plus : des visages sans gaieté, des corps petits, comme affaissés… Un vrai cauchemar… N’
77 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
159petisser méchamment tous les êtres, d’effacer les visages, et de multiplier les traits bizarres, les signes d’anxiété !…
78 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
160up de vent violent a jeté contre la façade et nos visages un tourbillon de feuilles et de grosses gouttes obliques. Entrée de l
79 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’attente
161fatigue d’un soir pluvieux, Paris, souffrance des visages et des corps, exercice perpétuel de charité dans une atmosphère extén
80 1946, Journal des deux Mondes. Puisque je suis un militaire…
162a bleuâtre obscurité, nul écriteau lisible et nul visage reconnaissable. Une course haletante et bousculée dans le dédale des
163a fin de sa vie, un regard doux et perspicace, un visage aigu de malade, peint avec la véracité d’un homme qui sait exactement
81 1946, Journal des deux Mondes. Anecdotes et aphorismes
164ècles de grandeur, de misère, de sagesse, dont le visage de cette capitale plus douce et plus fière qu’aucune autre portait le
82 1946, Journal des deux Mondes. La route de Lisbonne
165lanche, et soudain tout est propre et gai, et les visages se détendent. Nous venons de quitter les terres où s’étend l’ombre du
83 1946, Journal des deux Mondes. Premiers contacts avec le nouveau monde
166t aux hommes, nègres exceptés, je leur trouve des visages plutôt informes, mal finis. On dirait qu’on les a livrés un peu trop
84 1946, Journal des deux Mondes. Voyage en Argentine
167nt que le bateau s’éloignait des mouchoirs et des visages. Le dernier fil, tes paupières l’ont coupé en s’abaissant sur des yeu
85 1946, Journal des deux Mondes. Virginie
168up de vent violent a jeté contre la façade et nos visages un tourbillon de feuilles et de grosses gouttes obliques. Entrée de l
86 1946, Journal des deux Mondes. Le choc de la paix
169a liberté et la démocratie montrent ici plus d’un visage. Comme ailleurs. Mais ici plus qu’ailleurs, on sent que liberté signi
170evant nous venait d’apparaître une jeune femme au visage anguleux et couvert de taches de rousseur, la tête serrée dans un fou
171d’une scène de famille, d’un geste intime ou d’un visage bien-aimé. Prenons-en donc notre parti. Sauf si l’on se borne à la gé
87 1946, Journal des deux Mondes. Journal d’un retour
172petisser méchamment tous les êtres, d’effacer les visages, et de multiplier les traits bizarres, les signes d’anxiété… 7 avr
88 1946, Lettres sur la bombe atomique. Paralysie des hommes d’État
173si l’on touche à l’idée de nation, voilà tous les visages qui se ferment, et les esprits en état de siège. Sommes-nous fous ? A
89 1947, Doctrine fabuleuse. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
174ente, plus réelle. Cette beauté n’est pas dans le visage de ma femme ; pourtant, sans ce visage, je ne la concevrais pas. Cett
175as dans le visage de ma femme ; pourtant, sans ce visage, je ne la concevrais pas. Cette beauté n’est pas en moi, et pourtant
90 1947, Doctrine fabuleuse. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
176res à se regarder dans les yeux. Il varie sur son visage les jeux de lumière et de sentiments. Il découvre une sorte de rire a
177rité. Peut-être se reconnaîtrait-on sous un autre visage. Oublier son visage, ne serait-ce pas devenir un centre de pur esprit
178econnaîtrait-on sous un autre visage. Oublier son visage, ne serait-ce pas devenir un centre de pur esprit ?… Ou plutôt — et b
179gards. Stéphane rendu à la santé écrivait : « Ton visage me cache tous les miroirs » — à une femme qu’il aimait. 2. Consola
91 1947, Doctrine fabuleuse. Angérone
180enche… Maintenant un seul œil est visible dans ce visage décomposé en ombres et lueurs lentement mouvantes, un seul œil par où
92 1947, Doctrine fabuleuse. La fin du monde
181eil nouveau. Et ceux qui le voyaient prenaient un visage neuf, leurs yeux devenaient forts et s’attendaient à l’éclat d’une lu
182ennent les somnambules, le corps en paix, mais le visage affreusement nu. Il désirait un palais vide à la mesure de sa tristes
93 1947, Doctrine fabuleuse. Antée ou La terre
183l reparaît peu avant le match, affreux à voir, le visage taché de boue, les vêtements en loques, les mains couvertes d’éraflur
94 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
184n histoire. Ainsi j’ai retrouvé l’Europe. Sur son visage et dans son expression certains traits accusés et tendus, mais aussi
185 tout à l’heure, mais le voilà méconnaissable, le visage tuméfié, les vêtements en désordre. Physiquement la brute a perdu, ma
186lusieurs des rides que j’ai cru distinguer sur le visage spirituel du continent — je ne dis rien de son visage physique — ne t
187ge spirituel du continent — je ne dis rien de son visage physique — ne trahissent qu’une fatigue temporaire. Je n’ignore pas q
95 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
188ourpre. Qui sont ces gens autour de moi, dont les visages s’illuminent dans le faisceau des projecteurs de cinéma ? Je suis ass
96 1948, Suite neuchâteloise. II
189ne vaste pièce où j’étais seul devant l’admirable visage, debout au pied du lit, prolongeant le gisant, j’ai su que j’étais d’
97 1948, Suite neuchâteloise. V
190sais-je d’eux, qui me regardent ? Cette aïeule au visage émacié, coiffé de longues boucles noires, j’ai lu ses lettres. Derniè
98 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
191réations les plus connues, celles qui ont fixé le visage du monde moderne. Et cette liste est impressionnante. Mais pour qu’el
99 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
192ie de fond viennent d’apparaître deux hercules au visage rond barré d’énormes moustaches noires, et d’une placidité d’expressi
193 monde parle de sa beauté. Et il est vrai que son visage et son maintien expriment une harmonie de l’âme hindoue que la plupar
194ental faisant oublier l’un comme l’autre.) Sur le visage de Nehru, l’âme affleure et vient en surface. Mais dans son être inti
100 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
195e l’Europe, tout ce qui s’y est fait un nom et un visage distinct. Soulignons maintenant que ce drame permanent entre le moi e
196tingue de la masse, lui donne une direction et un visage ; mais aussi responsable de cette vocation vis-à-vis de ses prochains
197es chants, les danses, les rites, les voix et les visages de l’innombrable humanité. Nous avons médité sur les mystères de tout