1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1mps doit vouer l’attention la plus grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Espri
2t durant trente années, ce pauvre corps abandonné vivra dans la petite tour de Tubingue, chez un charpentier — vivra très dou
3la petite tour de Tubingue, chez un charpentier — vivra très doucement, inexplicablement, une vie monotone de vieux maniaque.
4accès de fièvre… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’el
5lointains, Je ne suis plus rien, je n’aime plus vivre. Il y avait encore plus de paix que maintenant. La grande allée sur
6ystérieux : « La perfection n’a pas de plainte »… Vivait-il encore ? Ce lieu soudain m’angoisse. Mais le gardien : il y est co
7ois de ces grandes questions naïves.) Lui aussi a vécu dans cette ville, tout semblable à ces théologiens aux yeux voilés, a
8 déjà je leur échappe — je t’échappe ô douceur de vivre ! Tout redevient autour de moi insuffisant, transitoire, allusif. Tou
2 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
9bandonna le stade et rentra dans le monde où nous vivons tous. Écœuré du désordre général, il cherche des remèdes, et nous ten
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
10vertus guerrières. « Il faut que la paix, ce soit vivre. » Par tout un livre libéré de souvenirs héroïques, peut-être trop gr
4 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
11 tendancieuse (mai 1926)f Écrire, pas plus que vivre, n’est de nos jours un art d’agrément. Nous sommes devenus si savants
12 feindre d’avoir résolus : c’est ce qui s’appelle vivre. Problème de Dieu, à la base. J’aurai garde de m’y perdre au début d’
13rche qui n’a que ce but de me rendre mieux apte à vivre pleinement. En priant, je m’arrête parfois, heureux : « J’ai donc la
5 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
14oint une solution aussi ? Plutôt que d’oublier de vivre à force d’y vouloir trouver un sens, ne vaudrait-il pas autant s’aban
6 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
15m que celui de l’instant, ô mélodieuse lassitude. Vivre ainsi simplement. Sans pensée, perdus dans un soir de n’importe où, u
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
16ce de servir. ⁂ On se complaît à répéter que nous vivons dans le chaos des idées et des doctrines, et qu’il n’existe pas d’esp
17’incarner, dans le héros de son roman, de se voir vivre, dans son œuvre ? C’est ici la conception même de la littérature, tel
18e faire la critique des méthodes et des façons de vivre autant que de penser qui les ont amenés aux positions qu’on vient d’e
19s la culture ; sans autre parti-pris que celui de vivre, c’est-à-dire de construire ; sobres de langage et maîtres de leurs c
8 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
20avec un peu de clairvoyance de ce dont nous avons vécu jusqu’à tel jour de notre jeunesse, il faudrait pouvoir sauter hors d
21ntérieur. Un arrêt (l’auteur se met à se regarder vivre, le personnage à douter du sens de sa vie) et les forces centripètes
22ndir — il était venu y chercher quelque raison de vivre, il voulait se voir le plus purement (« cette curiosité donnée comme
23e rythme volontaire par lequel un Balzac les fait vivre. Ce serait fausser quelque chose à leurs yeux. Le cas des Faux-Monnay
24.............. Le vent se lève, il faut tenter de vivre. Paul Valéry. Certes, du sein de ma triste lucidité, je t’avais déj
9 1927, Articles divers (1924–1930). Dés ou la clef des champs (1927)
25’ils croient lié à la possession, et que j’allais vivre aussi sur le dogme l’argent-fait-le-bonheur. En somme, tu croyais que
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
26Girard est un peu responsable de cette douceur de vivre. Déjà vous ne niez plus sa drôlerie, son aisance. Vous accordez que s
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
27décisive), une secrète complaisance à se regarder vivre qui est bien d’aujourd’hui — entre autres.
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
28er de reconnaître la voix secrète de notre mal de vivre. Désespoir métaphysique. Je me souviens d’une phrase de Vinet — laiss
29t ce qui est parisien, hait Paris mais ne saurait vivre ailleurs… Mais non, il y aurait trop à dire, et puis l’on croirait en
30on contre tout ce qui prétendait nous empêcher de vivre, de rêver et de souffrir : culte du moi avec ses recettes garanties,
31prix ? Mais nous avions besoin de révolution pour vivre, pour nous perdre. Vivre était devenu synonyme de magnifique perditio
32esoin de révolution pour vivre, pour nous perdre. Vivre était devenu synonyme de magnifique perdition dans des choses plus gr
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
33sur ses positions. Or donc, j’avais vingt ans. Je vivais chez mes parents, comme tant d’autres à cet âge, logé, nourri, blanch
34le de l’Italie. La lumière, mon pays natal ! — Je vécus d’articles sur la mode et la politique, que j’envoyais à divers journ
35’entreprendre quelques beaux vols… » Dès lors, je vécus, comme vous me voyez vivre encore, dans un état de sincérité perpétue
36x vols… » Dès lors, je vécus, comme vous me voyez vivre encore, dans un état de sincérité perpétuelle envers tous mes élans,
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
37Bande de gigolos de la littérature ! Qu’on puisse vivre de ça, je ne l’ai pas encore avalé. On m’affirme que je n’y échappera
38 autre : et qu’un beau soir il faille écrire pour vivre, possible ; mais, pour sûr, jamais vivre pour écrire16. De tous les p
39ire pour vivre, possible ; mais, pour sûr, jamais vivre pour écrire16. De tous les prétextes que l’on a pu avancer pour légit
15 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
40 plaisir — autre façon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que les miennes étaient de meilleure qualité : ca
16 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
41 l’attache plus secrètement à son aventure. Nous vivons dans un décor flamboyant de glaces. À chaque pas, on offre à Stéphane
17 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
42t de jeunes hommes de l’après-guerre, Malraux l’a vécue, avant de la décrire ; et cet aveu de Garine est décisif : « La Révol
18 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
43on voudrait l’imaginer. Il reste qu’il a voulu la vivre et qu’il l’a pu, étant roi. Il offre ainsi l’image d’un romantisme as
19 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
44n, on fait croire aux gens qu’ils ne peuvent plus vivre heureux sans auto. Voilà l’affaire lancée. La passion de Ford se donn
45mps convenable et à gagner, par ce moyen, de quoi vivre convenablement tout en restant maître de régler à sa guise le détail
46tigue, sommeil sans prière. Cela s’appelle encore vivre. Mais l’homme qui était un membre vivant dans le corps de la Nature,
20 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
47lle voit dans une autre lumière : « Tout semblait vivre au fond d’un insistant regard. » Le poète des Gravitations est ici de
21 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
48un extrême, un pic trop élevé pour qu’on y puisse vivre, c’est l’impossible. Mais justement, la gloire de M. Benda sera d’avo
22 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
49à son état d’esprit le plus naturel. Mais de quoi vivent ces bourgeois aimables et insipides, qui passent des après-midi entiè
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
50coup d’autres à qui forcément, je ressemble. Nous vivons sous un régime radical à sécrétion socialiste, qui a été établi par c
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
51 différences sont les premières marques de la vie vécue et l’on aime à y découvrir la seule fraternité véritable. Mais c’est
52e n’était qu’une question d’âge, non d’expérience vécue. Ce que je vais dire est sans doute injuste et faux dans un très gran
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
53au dans l’Histoire, que l’on oblige les enfants à vivre ensemble dès l’âge de cinq ans, favorise le développement de leurs pe
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
54ises. Continuons. La démocratie doit à l’École de vivre encore. Mais ce n’est de la part de notre Institutrice qu’un rendu. C
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
55alme. Ces années de liberté nous permettraient de vivre, seule façon de s’instruire inventée à ce jour. Ce calme nous permett
56s coulisses de parlements et autres potinières ne vivent que de semblables accusations. Du moment que n’importe qui juge et co
57mes d’un système qu’ils propagent et qui les fait vivre. La question se complique dès que l’instituteur prend conscience de l
28 1930, Articles divers (1924–1930). Le prisonnier de la nuit (avril 1930)
58s murs d’ombre et de vent autour du monde où nous vivons parquent les visages les sons brassent les lueurs des messages et des
29 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
59Ces messieurs — et qui pensent — ont la chance de vivre à l’une des époques les plus violentes de l’histoire humaine ; ils as
30 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
60de s’user, ne tarde pas à devenir notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empêtrés ! me paraît enviable : vo
31 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
61adisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vivre au-dessus de ses moyens — c’est-à-dire au-dessus du Moyen — qui est c
62 caractéristique du Hongrois. — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine hargne à cet artiste de la prodigal
63lité. — « Ah ! répond-il, j’aimerais bien pouvoir vivre comme je vis ! » Voici les cigognes, dont Andersen assure qu’elles pa
64Bon point de vue pour déconsidérer nos raisons de vivre. La maladie aussi. Rien ne ressemble au voyage comme la maladie. C’es
32 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
65ouve les contes d’Hoffmann. Mais il s’agit de les vivre plutôt que d’en parler vous voyez bien que j’ai quitté cette table éc
33 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
66éroïsme dépourvu d’idéal, même ardeur épuisante à vivre contre la mort, même fièvre de lucidité qui ne laisse subsister de to
67re de l’homme moderne en proie au seul orgueil de vivre, dénonce la paresse de la religion qui n’est qu’un refuge contre la v
34 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
68tre vie. Voici ce que nous savons : les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un homme nous paraît la seul
69: les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un homme nous paraît la seule entreprise légitime… — Nous pen
70on, souffrant comme lui de ce que « les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre ». Mais alors, se dit-on souvent en
71« les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre ». Mais alors, se dit-on souvent en lisant les critiques marxistes —
35 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
72ond des vallées, — si l’on ose dire, — où il fait vivre d’imaginaires bons sauvages. Et pour la grande majorité de ceux qui,
36 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
73la misère physique et matérielle du monde où nous vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, que d’avoir prati
74onnelle, deux lignes qui ne traduisent une vérité vécue et particulière. Telle est la certitude qui se dégage lentement d’une
75e personnages et de descriptions des lieux où ils vivent. C’est dire que l’œuvre mérite l’effort d’attention soutenue que plus
76 directe plus que tout ce qu’on a pu lire de plus vécu sur ces milieux. Finalement, la police accuse Eiichi d’avoir prêté so
77umains, s’y soustrait quand il le faut pour mieux vivre et n’en fait jamais une affaire. Homme terriblement vivant, tenté, et
78oir et revenu au monde merveilleux. Il résolut de vivre fermement dans sa sphère actuelle, enrichi par la force de la mort. T
79était étonnement. Il acceptait tout. Il décida de vivre fermement, de prendre courage et de lutter bravement à l’avenir, et p
37 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
80» consiste à ne pas se rendre compte de ce qu’ils vivent. Dans quelques-uns des plus significatifs de ces récits (Dieu et le s
38 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
81rne, c’est-à-dire dans l’histoire des peuples qui vivent sous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occidental fut-il
39 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
82nclusions dangereuses pour l’ordre établi. « Nous vivons dans un temps où les philosophes s’abstiennent. Ils vivent dans un ét
83ns un temps où les philosophes s’abstiennent. Ils vivent dans un état de scandaleuse absence. Il existe un scandaleux écart, u
84e Marx. Je demande en quoi Marx peut nous aider à vivre, à mourir. Je demande à M. Nizan, qui est marxiste, si la lecture et
40 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
85 la preuve de toute réalité en tant que saisie et vécue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader d
86forts et des ultimes défaites de notre volonté de vivre ? Les dieux de l’Occident réclament des dividendes ; ils réclament au
41 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
87est notre mythe occidental : mythe faustien. Il a vécu tragiquement la tentation orientale, l’a condamnée, l’a dépassée, acc
88illusoires, vers un « au-delà » des conditions de vivre. Mais notre époque voudra-t-elle encore de ces évasions ? Elle les re
42 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
89u à tuer (décembre 1932)j Nous avons choisi de vivre — telle est notre révolution — dans un monde qui nous préparait pour
90vrée aux basses rigueurs d’un cadre policier. Que vivre soit un choix, une partialité violente, voilà ce qu’on paraît trop fa
91 mortels. Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans un
92ns à lutter hic et nunc, mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. Il y a deux camps : ceux qui veulent en sor
43 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
93hique comme la garantie d’une certaine douceur de vivre. Penser devint l’art de ne rien affirmer de décisif. Admirable invent
94nne ce mythe qui vive en nous et dans lequel nous vivions, jusqu’au point que chacun de nos gestes — oui, même ce signe de la m
44 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
95e notre humanisme, s’il est bien cette volonté de vivre « humainement » que dans le monde entier nous voyons se dresser contr
96ation. L’humanisme d’un homme de 1932 et qui veut vivre, au lieu d’amèrement languir, — c’est la Révolution. Mais quelle révo
97ar pour nous désormais la Révolution vit, si nous vivons. Autour de nous tout craque et nous appelle. Sur les tenants d’un ord
45 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
98rtaines, selon l’égarement du temps, tentèrent de vivre par elles-mêmes. Elles retirent les parcs qui les alliaient à la camp
99ntensité mortelle de la vie. Car la conscience de vivre implique une réflexion concrète qui exalte la vie ; et dans le même t
100s du tout le contraire du rationalisme (mais nous vivons sur des distinctions de manuels). Il est même étonnant de constater c
101nier luxe, notre dernière gravité. C’était encore vivre sa vie. Mais ils s’achètent des Bugatti pour brûler les étapes d’un d
46 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
102 plaisir — autre façon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que les miennes étaient de meilleure qualité : ca
47 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
103au bar assourdissant et les visages se prennent à vivre, dangereusement. Ô fête d’une époque où tout ce qui vaut qu’on l’aime
48 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
104de s’user, ne tarde pas à devenir notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empêtrés ! me paraît enviable : vo
105aine, pas tout à fait dans le ciel, là où doivent vivre ceux qui « chantent ». L’après-midi est immense. Nous buvons des vins
106adisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vivre « au-dessus de ses moyens » — c’est-à-dire au-dessus du Moyen — qui e
107 caractéristique du Hongrois. — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine hargne à cet artiste de la prodigal
108lité. — « Ah ! répond-il, j’aimerais bien pouvoir vivre comme je vis ! » Voici les cigognes, dont Andersen assure qu’elles pa
109Bon point de vue pour déconsidérer nos raisons de vivre. La maladie aussi. Rien ne ressemble au voyage comme la maladie. C’es
49 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — La Tour de Hölderlin
110mps doit vouer l’attention la plus grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Espri
111t durant trente années, ce pauvre corps abandonné vivra dans la petite tour de Tubingue, chez un charpentier — vivra très dou
112la petite tour de Tubingue, chez un charpentier — vivra très doucement, inexplicablement, une vie monotone de vieux maniaque.
113 de fièvre… L’agrément de ce monde, je l’ai vécu. Les joies de la jeunesse, voilà si longtemps, si longtemps qu’elles
114t lointains, Je ne suis plus rien, je n’aime plus vivre. Il y avait encore plus de paix que maintenant. La grande allée sur
115ystérieux : « La perfection n’a pas de plainte… » Vivait-il encore ? Ce lieu soudain m’angoisse. Mais le gardien : il y est co
116ois de ces grandes questions naïves.) Lui aussi a vécu dans cette ville, tout semblable à ces théologiens aux yeux voilés, a
117 déjà je leur échappe — je t’échappe ô douceur de vivre ! Tout redevient autour de moi insuffisant, transitoire, allusif. Tou
50 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Petit journal de Souabe
118 la porte disparaît. Il aime sentir autour de lui vivre la grande maisonnée, cet espace cloisonné de murailles respectables,
119nt de la peine à comprendre pourquoi je suis venu vivre dans ce bourg, chez eux justement… Comment leur confesser que je cher
120es exultaient de clarté devant le ciel pâli. Tout vivait autour de moi dans une sorte d’ivresse lente et majestueuse, et bient
121up question de la vie éternelle, et d’expériences vécues avec l’Ange gardien, mais c’est toujours en relations pratiques avec
122e un cordial tout indiqué en l’occurrence.) Ainsi vivait l’Allemagne d’hier — celle de cette province encore — dans l’intimité
123ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fallu vivre tout entière et qui n’est plus bonne qu’à dormir… Alors j’ai eu ce re
124are en géraniums, et il faut bien la regarder, la vivre un moment. Ce train paraît destiné à la réquisition de l’élément mina
51 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
125plaisirs ! Il s’agirait plutôt du seul plaisir de vivre. Que demander à un milieu social ? Qu’il vous laisse la franchise du
126ulle gêne d’aucune sorte. Le confort véritable de vivre, comment le concevoir ailleurs qu’au sein d’une nature qui, sans cess
127ien changé à l’organisme de leur vie sociale. Ils vivent en paysans, de leurs produits. Ils consomment fort peu d’idéologies i
52 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
128ouve les contes d’Hoffmann. Mais il s’agit de les vivre plutôt que d’en parler ; vous voyez bien que j’ai quitté cette table
53 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
129ir de la Pauvreté évangélique, et bientôt ne plus vivre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gr
54 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
130 J’aurais pu faire l’économie du reste. Mais nous vivons dans une époque impatiente : il faut tout expliquer. J’indiquerai don
55 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
131 le grand succès qu’ils méritaient. Les Allemands vivent « la crise » depuis 1919, et l’atmosphère de crise baigne toutes leur
56 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
132s cette sentence la justification de son refus de vivre. Mais il existe une sagesse qui semble bien n’être pas affectée de la
57 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
133ens l’homme veut donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais alors, en quoi les deux conceptions s’opposen
134donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais alors, en quoi les deux conceptions s’opposent-elles si radica
135 qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre à tout prix, le plus possible, comme si la vi
136es humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre à tout prix, le plus possible, comme si la vie était le bien absolu.
137nom qu’il leur donne ; — il y trouve sa raison de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le suc
138t d’enlever à l’homme toute raison personnelle de vivre ? Le succès de l’homme abandonné à ses calculs serait-il, en définiti
58 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
139nt, le jeune bourgeois émancipé ne pourrait pas « vivre sa vie ». Il se sentirait prisonnier. Il en viendrait peut-être à des
59 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
140ntre eux — ont certainement connu le désespoir de vivre, et c’est cela qu’ils ont voulu traduire. Mais c’est cela aussi que l
60 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
141s se vident ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne une misère fiév
142 flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’on nous par
143ce à l’égard du voisin, une façon plus commode de vivre en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être u
61 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
144’un deinde. Que demander aux hommes, sinon qu’ils vivent bien ! On se souvient de la noble réponse de ce proscrit de la Révolu
145ur en France ce qu’il avait fait en exil : « J’ai vécu, Monsieur, c’est bien assez ! ». Ou bien le primum vivere se révèle i
146cation. Une pensée vivante, une pensée qui aide à vivre, trouve son lieu dans l’acte et nulle part ailleurs. Mais il faudrait
147ontation générale des valeurs dont le monde croit vivre et des valeurs qui jugent cette vie. C’est à elle, en particulier, et
148lles qu’elles se présentent au sein d’un ensemble vécu. Le grand service rendu par la phénoménologie, c’est de nous avoir dé
149ensemble. La « totalité d’expérience et d’actions vécues » que Scheler étudie dans ce petit livre, c’est le phénomène que Niet
150avité des confusions morales dans lesquelles nous vivons. Je ne connais pas de plus salutaire leçon pour un chrétien d’aujourd
151léments d’une critique pénétrante de nos modes de vivre, je dirai plus : quelques-uns des fondements d’une éthique de l’être
62 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
152Cette primauté de la foi sur les vérités qui font vivre, cette solitude première devant Dieu, est-ce bien cela que revendique
153il oublie l’autre proposition : qu’elle doit être vécue en avant.60 » Semble-t-il pas que le temps court plus vite depuis un
154ouvernent les vivants, c’est que nul vivant n’ose vivre. Et comment vivrait-il sinon par l’appel de la Providence ? Et commen
155nts, c’est que nul vivant n’ose vivre. Et comment vivrait-il sinon par l’appel de la Providence ? Et comment se rendre à l’appe
156ence au monde. Dans ce temps de la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plus réel, le plus
157, il peut réellement et jusqu’au bout accepter de vivre hic et nunc, quand la foule est ubiquité et fuite sans fin dans le pa
63 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
158tin qui obligeait l’Allemagne, après la guerre, à vivre dans un état de guerre encore plus cruel qu’auparavant, et qui en fai
159auté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mais la communauté des
64 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
160e ou religieuse qu’on voudrait. Mais l’individu a vécu, nous dit-on… Il faut craindre la mort des mythes : elle n’est jamais
161n je à un tu. Mais on ne peut le comprendre et le vivre, dans son paradoxe profond, que si l’on se réfère au rapport primitif
65 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
162mort de l’homme parce qu’il ne sait plus la faire vivre. L’homme se défend brutalement, et plus il se défend, plus il impose
66 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
163 nuit ». — « Des livres comme celui-là, ça aide à vivre ! » Tout le charme profond de Selma Lagerlöf revit dans ces peintures
164gt figures qui mériteraient d’être citées, et qui vivent dans la mémoire avec leurs gestes lents et leurs passions étranges. A
67 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
165ique des rencontres miraculeuses qu’ils ont ainsi vécues remplirait des volumes, et nourrit leurs entretiens. À lire certains
166. Le pittoresque, le pathétique de l’aventure que vivent quotidiennement les membres des Groupes pourraient devenir pour eux u
167 c’est abstrait : encore faudrait-il se garder de vivre une théologie équivoque. À quoi les membres du Mouvement des Groupes
168s pauvre habitant du quartier, et non content d’y vivre dans un dénuement absolu, ouvre sa chambre aux misérables sans abri.
68 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
169ction des François… Bon Dieu ! parmi quels tigres vivons-nous… qu’une cour de Parlement se licencie ainsi contre le droit natu
69 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
170volutionnaire (février 1934)g L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre,
70 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
171un individu, c’est d’abord lui donner le moyen de vivre par son travail, dans un cadre qu’il connaît et qu’il accepte, dans u
71 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
172sion, dans un certain sens, est fort exacte. Nous vivons à l’époque de la plus juste pénitence des intellectuels. Ils ont si b
173’activité de ceux qui n’en ont point, de ceux qui vivent dans l’ignorance des nécessités pratiques de notre ère. Situation aus
72 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — Pour une politique à hauteur d’homme
174es de l’obscurantisme laïque, ils ont cru pouvoir vivre sur des mots d’ordre « progressistes » que nos enfants mettront au no
73 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
175s se vident ; les jeunes gens n’ont plus goût à y vivre. Les villes se congestionnent et la jeunesse y traîne une misère fiév
176 flétrie avec grandiloquence par des journaux qui vivent de fonds secrets. C’est à tout cela que l’on pense lorsqu’on nous par
177ce à l’égard du voisin, une façon plus commode de vivre en société. On a transporté dans l’histoire cet amour qui doit être u
74 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
178vérité relative de l’état de mensonge dans lequel vivait la bourgeoisie. Ajoutons tout de suite que cette vérité relative subs
75 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
179 la preuve de toute réalité en tant que saisie et vécue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader d
180forts et des ultimes défaites de notre volonté de vivre ? Mais aussi, ce Dieu qui nous sauve en dépit de tous nos échecs, c’e
76 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
181ir de la Pauvreté évangélique, et bientôt ne plus vivre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gr
77 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
182ens l’homme veut donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais alors, en quoi les deux conceptions s’opposent
183donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais alors, en quoi les deux conceptions s’opposent-elles si radical
184 qui juge la vie. Chez les humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre à tout prix, le plus possible, comme si la vi
185es humanistes, volonté de vivre par eux-mêmes, de vivre à tout prix, le plus possible, comme si la vie était le bien absolu.
186om qu’il leur donne ; et il y trouve sa raison de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le suc
187t d’enlever à l’homme toute raison personnelle de vivre ? Le succès de l’homme abandonné à ses calculs serait-il, en définiti
78 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
188 mortels. Pour la jeunesse de 1932, le conflit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans un
189ons à lutter maintenant, mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. Il y a deux camps : ceux qui veulent en sor
79 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Communauté révolutionnaire
190 XIICommunauté révolutionnaire L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autres ont cherché la puissance, ou l’ordre,
80 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
191ulent pas qu’on parle de ce qui vit, de ce qu’ils vivent. (C’est trop pauvre, peut-être, à leurs yeux.) Mais qu’on parle de ce
192e paraît claire : il y a des gens qui ont de quoi vivre, et d’autres qui n’ont pas de quoi. Mais cette distinction « matériel
193ce permanente d’une élite, aux dépens de laquelle vivent les hommes, et dont tout le plaisir, tout l’honneur, toute la morale
194, tout l’honneur, toute la morale soient de faire vivre ceux-là mêmes qui lui refusent leur reconnaissance. (Mais si la vie s
195ns une jeunesse d’Europe qui n’a pas attendu pour vivre la permission du marxisme orthodoxe. Nous avons eu, depuis quelques a
196sions ». Elle sait voyager à pied, camper, nager, vivre en communauté, aller en prison, se taire, négliger les précautions d’
81 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
197. ⁂ Tant que les écrivains mettaient leur soin à vivre en marge de tous les conflits et refusaient d’être considérés comme d
82 1935, Esprit, articles (1932–1962). Albert Soulillou, Nitro (février 1935)
198s, saisissantes. Vous fermez le livre : vous avez vécu quelque chose, tout au moins par la sympathie, dans une communion de
83 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
199auté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mais la communauté des
84 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
200e actuel. Monde dominé, dit-il, par l’angoisse de vivre (complexe de castration). La cause de cette angoisse est dans les ref
85 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
201 lointaines, observons le présent tel que nous le vivons. Demandons-nous comment la surestimation cartésienne de l’esprit (exa
86 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
202s de deux ans qui auraient encore dix mille ans à vivre. L’esprit métaphysique me souffle : “Et après ?” Mais je ne l’écoute
87 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
203 partisans de l’expérience religieuse « sentie et vécue ». Mais si c’est le péché qui nous sépare de Christ, pensons-nous rej
204rtions successives du même temps dans lequel nous vivons, mais bien trois espèces de temps distinctes. D’où il résulte que l’o
205venir contemporains de sa Parole. Nicodème a beau vivre en même temps que le Christ : il ne le reconnaît pas, il ne voit en l
88 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
206ue j’en fusse. Mais Nicodème, par bonheur, « sait vivre » mieux que la plupart des jeunes gens qu’il accueille si généreuseme
207mpénitent de l’expérience chrétienne, de sa piété vécue et chaque jour expérimentée tout à nouveau ! J’ai connu des évangélis
208qu’un professeur enseigne, si ce n’est ce qu’il a vécu, entendu et vu de ses yeux, son expérience la plus profonde, la seule
209ce ? Parce qu’il ne veut parler que de ce qu’il a vécu — et je vous ferai remarquer qu’il a vécu, de fait, certaines expérie
210qu’il a vécu — et je vous ferai remarquer qu’il a vécu, de fait, certaines expériences dont nous n’avons qu’une pâle idée. I
211! La seule religion qui tienne, c’est la religion vécue, c’est-à-dire expérimentée. Mais tout d’un coup, voilà qu’il ne sait
212: Qu’est-ce que j’ai vu ? Qu’est-ce que j’ai donc vécu, pendant cette fameuse nuit ?… Toute son expérience échouait devant l
213 formellement des vérités que nous ne pouvons pas vivre ? Vivons-nous autre chose que des “vendredis saints spéculatifs”21 ?
214ement des vérités que nous ne pouvons pas vivre ? Vivons-nous autre chose que des “vendredis saints spéculatifs”21 ? Il n’y a
215e qui l’affirme unique, sans cependant pouvoir la vivre, et sachant qu’on ne peut la vivre. Entre celui qui affirme qu’on ne
216ant pouvoir la vivre, et sachant qu’on ne peut la vivre. Entre celui qui affirme qu’on ne peut pas mourir, et celui qui affir
217 cette impossible exigence de la mort, si vous ne vivez pas de cette mort ! Or, vous n’en vivez pas, j’en suis trop sûr, quan
218i vous ne vivez pas de cette mort ! Or, vous n’en vivez pas, j’en suis trop sûr, quand vous en faites un argument théologique
219bien loin de considérer la chose ainsi. Mais nous vivons dans un monde troublé, où la parole n’a plus le même sens pour tous.
89 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
220 s’était passé. Voilà le paradoxe des paradoxes : vivre comme tout le monde, mais « en vertu de l’absurde ». C’est là le sort
221t toute profane et banale, la vie que chacun doit vivre à sa place, et dans sa situation. Mais en quoi le chrétien se distin
90 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
222t, non les faits : voilà bien le désordre où nous vivons. C’est une anarchie sémantique. On me fait observer que l’opposition
91 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
223areté des documents accessibles sur la manière de vivre de nos contemporains ? Nous avons des reportages et des biographies,
224es autres de cet état d’irritation perpétuelle où vivait Lawrence : « Je suis épuisé — Par l’effort que je fais pour aimer les
92 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
225conomique et politique, après quoi l’on verrait à vivre ; mais elle est d’abord une manière de vivre, qui conduira nécessaire
226it à vivre ; mais elle est d’abord une manière de vivre, qui conduira nécessairement à changer les institutions. Nous ne somm
93 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
227leur énervement n’aurait pas osé déclencher. Nous vivons bel et bien sous le régime de la Révocation des droits de la Personne
94 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
228ble, ils ont fait une expérience maximum, ils ont vécu quelque chose d’extrême, et rien ne peut remplacer cela pour nous. No
229ous déclencher exprès une nouvelle avalanche pour vivre aussi cela, cette « expérience héroïque », cet Erlebnis admirable qui
230condes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tableau. Il ne s’agit
95 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
231niers billets trahissent l’invasion. Quel homme a vécu pareil drame ? Découvrir qu’on s’est suicidé, et que la seule lucidit
96 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
232mportant de prendre position, et non ailleurs. Ne vivons-nous pas aujourd’hui, maintenant, — au double sens historique et éter
97 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
233oubliées de nos jours, je ne les ai vues vraiment vécues chez nous que par cet homme solide et fin, passionné et précis, au pa
98 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
234était moins réaliste et comme si les chrétiens ne vivaient pas aussi de pain. Le grand danger du socialisme n’est pas dans son m
235payer de sa personne ? Kagawa n’hésite pas. Il va vivre dans les bas-fonds. Avec un peu d’argent que lui donne une mission am
236ire de l’action sociale, à jouer les Kagawa, et à vivre dans les quartiers miséreux, ne serait-ce pas aussi faillir à notre v
99 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
237 homme, même de bonne volonté, qui n’aurait pas « vécu » (comme disent les Allemands : Miterlebt) une des grandes cérémonies
238 écrit : « Lorsque le Führer s’écria : Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renfor
100 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
239faits. Considérons les temps et les lieux où nous vivons, la situation précise qui nous est faite, et l’appel concret qui en r
240e force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cela derrière soi, mais elle reste encore l’aiguillon d’une ang