1 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
1 l’amour interdit qui unira ses héros : Ulrich et Agathe, frère et sœur. Admirable coïncidence, qu’il faut bien attribuer à la
2t l’ambition. Ulrich von X. converse avec sa sœur Agathe, dont il sent qu’il commence à l’aimer, et lui raconte, sans trop sav
3ue dans la foule… — Comment accordes-tu cela, dit Agathe, avec le fait que l’amour n’existe plus, que seules demeurent la sexu
4e rapporter de telles émotions à une enfant ? dit Agathe. — Seule une convoitise grossièrement directe serait contre nature, r
5une sorte de réprobation, jalouse peut-être, chez Agathe, il ajoute : Si j’ai raconté cette histoire, c’est qu’elle est une p
6rame de la passion : L’amour fraternel ? demande Agathe, comme si elle entendait ce terme pour la première fois… Ulrich dit b
7sion. À cette rêverie se mêle l’image de sa sœur Agathe, retrouvée après de longues années, et qui, fuyant son mari, vient ha
8vité relative, il s’avoua que les relations entre Agathe et lui avaient comporté dès le début une bonne dose d’aversion pour l
9t indifférent à la morale… Je dois t’aimer (pense Agathe) parce que je ne puis aimer les autres. Dieu et l’antisocial. Dès le
10bare, qui n’est pas la même ! — À t’entendre, dit Agathe, il faudrait croire qu’on n’aime pas réellement la personne réelle et
11é rayonne dans un oubli infini de soi-même… Mais Agathe dit un peu plus tard : Pourquoi ne connais-tu pas un philtre contre
12stant demeura immobile, sans monter ni descendre. Agathe et Ulrich ressentirent un bonheur dont ils ne savaient pas si c’était
2 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Première partie — Nouvelles métamorphoses de Tristan
13 l’amour interdit qui unira ses héros : Ulrich et Agathe, frère et sœur. Admirable coïncidence, qu’il faut bien attribuer à la
14et l’ambition. Ulrich von X converse avec sa sœur Agathe, dont il sent qu’il commence à l’aimer, et lui raconte, sans trop sav
15ue dans la foule… — Comment accordes-tu cela, dit Agathe, avec le fait que l’amour n’existe plus, que seules demeurent la sexu
16e rapporter de telles émotions à une enfant ? dit Agathe. — Seule une convoitise grossièrement directe serait contre nature, r
17une sorte de réprobation, jalouse peut-être, chez Agathe, il ajoute : « Si j’ai raconté cette histoire, c’est qu’elle est une
18rame de la passion : L’amour fraternel ? demanda Agathe, comme si elle entendait ce terme pour la première fois… Ulrich dit b
19ion. À cette rêverie se mêle l’image de sa sœur Agathe, retrouvée après de longues années, et qui, fuyant son mari, vient ha
20vité relative, il s’avoua que les relations entre Agathe et lui avaient comporté dès le début une bonne dose d’aversion pour l
21t indifférent à la morale… Je dois t’aimer (pense Agathe) parce que je ne puis aimer les autres. Dieu et l’antisocial. Dès le
22bare, qui n’est pas la même ! — À t’entendre, dit Agathe, il faudrait croire qu’on n’aime pas réellement la personne réelle et
23 rayonne dans un oubli infini de soi-même… » Mais Agathe dit un peu plus tard : « Pourquoi ne connais-tu pas un philtre contre
24stant demeura immobile, sans monter ni descendre. Agathe et Ulrich ressentirent un bonheur dont ils ne savaient pas si c’était