1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
1siècles. Primitivement, le Saint est un homme que Dieu a mis à part par grâce pour qu’il serve. Mais très vite on étend l’ap
2stantisme. Mais il n’est pas de fin aux œuvres de Dieu. La sainteté parfaite ne commence qu’aux limites les plus hautes de l
2 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
3 conférences, les Objections des intellectuels au Dieu chrétien, fut introduit par M. Raymond de Saussure, psychanalyste dis
3 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
4solus : c’est ce qui s’appelle vivre. Problème de Dieu, à la base. J’aurai garde de m’y perdre au début d’une recherche qui
4 1926, Articles divers (1924–1930). Les Bestiaires, de Henry de Montherlant (10 juillet 1926)
5x inquiétudes profondes de leurs âmes séparées de Dieu. Montherlant est aux antipodes de ceux-là « qui cherchent en gémissan
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
6révolte des autres et quelles prières cela fait à Dieu » disait Drieu La Rochelle. Mais il faudra bien se remettre à manger,
7moins de gloriole s’accompagnât votre ultimatum à Dieu. Mais, secouant son dégoût, un Montherlant s’abandonne au salut par l
8is jusqu’au point d’y percevoir comme un appel du Dieu perdu. Il avoue enfin la cause secrète des inquiétudes modernes : la
9des modernes : la perte d’une foi. Il a besoin de Dieu, mais il attend en vain sa Révélation : « C’est peut-être que je suis
10t d’abord en présence, non de nous-mêmes, mais de Dieu. » 1. Il ne s’agit pas d’exiger des poètes qu’ils écrivent des odes
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Cécile-Claire Rivier, L’Athée (mai 1926)
11(mai 1926)s C’est le récit de la découverte de Dieu par une jeune fille élevée dans l’athéisme. Invraisemblablement ignor
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
12goisse qu’en y substituant ce qui ne vient que de Dieu : la Foi ». Acculée à la rigueur d’un choix presque impossible, notre
13 de l’inquiétude et de la foi : « Si tu as trouvé Dieu, il te reste à le chercher encore… »
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
14ée, sinon peut-être cette indispensable « part de Dieu » — comme dit Gide — qui serait aussi la part de l’humain, l’imperfec
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
15vant. Je ne connais pas de meilleur remède contre Dieu. Monsieur, vous avez dit : « C’est incompréhensible ! » — avec une in
16Si j’essaye un instant de m’élever à la notion de Dieu, répond Aragon, je me révolte qu’elle puisse en aucun cas servir d’ar
17ance d’un prophète qui rapprenne comment aimer un Dieu. Ce n’est pas à genoux qu’on attendra : pour que cela eût un sens, il
18i ? — sa grandeur, c’est qu’il lui faut atteindre Dieu ou n’espérer plus aucun pardon. II Novembre 1926. Je viens de r
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
19le grâce ? un peu de cette connaissance active de Dieu que nos savants nomment mysticisme et considèrent comme un « cas » tr
20 ce côté. Mais du nôtre ? « Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon », dit l’Écriture. ⁂ Je ne pense pas qu’une attitude réact
11 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
21hez des gens qui vous ont reçu comme un cadeau de Dieu, — c’est leur formule de salutation — vous constatez que cette profus
12 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
22 vous proposez à notre bonne volonté gémissante ! Dieu, dans sa pitié, leur envoya un ange porteur d’une solution fort simpl
13 1930, Articles divers (1924–1930). Au sujet « d’un certain esprit français » (1er mai 1930)
23 sa volonté, telle inéluctablement qu’elle est en Dieu — et soit qu’il sache ou qu’il ignore que la grâce seule permet de vo
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
24 Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)bg On ne sait presque rien de Lautréamont, sinon q
25s à la cheville de Rimbaud. (Ce n’est pas avec un Dieu pour rire que Rimbaud est aux prises, et il n’a cure de cette littéra
15 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
26uvaise grâce à qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie » dit la formule traditionnelle.) La l
27qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie » dit la formule traditionnelle.) La liqueur de pêche
28de Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous pr
16 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
29emander de plus, s’il laisse en blanc la place de Dieu. Mais où trouver les lévites assez purs pour garder vierge parmi nous
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
30te d’un certain « homme moderne », — l’homme sans Dieu, qui n’attend rien que de cette vie, mais auquel cette vie même, en f
31dans la mort. L’homme qui pourrait se définir : « Dieu n’est pas, donc je suis » ; l’homme seul ; areligieux, relié à rien.
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
32« se séculariser, pour se constituer en dehors de Dieu sur des bases purement humaines ». Aux yeux du « séculariste », bien
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
33mots « forme », « couleur », « architecture ». Et Dieu avait une place plus grande dans la joyeuse lumière de notre ciel sim
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
34aire Belloc dont voici la traduction : L’amour de Dieu qui mène aux royaumes d’en-haut est contrecarré par le dieu de l’Amou
35 cette œuvre où l’on parle le plus directement de Dieu que Dieu est le plus absent. Car nous y sommes à chaque page incités
36vre où l’on parle le plus directement de Dieu que Dieu est le plus absent. Car nous y sommes à chaque page incités à juger,
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
37ent, mais la foi, certainement. Et « l’honneur de Dieu ». 21. Aux Éditions de la Nouvelle Revue française, chez Fourcade e
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
38érature qui transforme les sommets en images d’un Dieu vertueux, ou en remparts de la liberté. La montagne n’est ni bienveil
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
39ommet d’une montagne en face du mont Maya et pria Dieu de lui donner Kobé et les bas-fonds. La nature, le sommeil et les enf
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
40vangile n’a de sens que par le jaillissement vers Dieu. Et tout précepte évangélique une fois détaché de la grâce se décompo
41 pas d’être vertueux, mais de faire la volonté de Dieu. Et ce que nous voulons ce ne sont pas des exemples édifiants, mais d
42s témoignages de responsabilités acceptées devant Dieu, avec l’incommensurable tragique que cela comporte. Un nom me hante,
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
43 n’étaient pas révélés parce qu’on les cachait en Dieu et qu’une sainte pudeur en dérobait l’accès. L’existence apparente ét
44, loin des oreilles des hommes, jusqu’au trône de Dieu. Il n’en est plus ainsi maintenant ; l’âme est restée semblable, mais
26 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
45n tant que le péché crée une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le converti ; c’est donc l
27 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
46uelques-uns des plus significatifs de ces récits (Dieu et le sommeil, Les Fins Dernières) l’on assiste à un réveil, explosio
28 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
47et s’impose dans le silence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décision se f
48a donné par son acte la preuve d’une obéissance à Dieu qui devrait être celle de tout croyant ; ou s’il a seulement manifest
29 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
49droits où la vraisemblance voudrait que le nom de Dieu fût invoqué (je pense au testament de la mère par exemple), c’est au
50romper, lorsqu’il note que dans ce conflit moral, Dieu est « tranquillement oublié ». Il y a visiblement chez Jean Schlumber
51r nous-mêmes le bien, dans l’abandon aux mains de Dieu, — aux violentes mains de Dieu. Un cantique nouveau Nous voici
52andon aux mains de Dieu, — aux violentes mains de Dieu. Un cantique nouveau Nous voici loin de nos auteurs. Si loin qu
30 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
53 normales de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, par rapport à notre pensée naturelle. Dès lors, pourquoi
54rnons-nous à « réaliser » dans nos actions ce que Dieu jugea bon de nous révéler dans l’Évangile. Et en présence de l’intemp
55ens, affirmons que nous ne savons presque rien de Dieu, ou plutôt qu’il est vain de chercher à en savoir plus que ce que la
56ilité de la raison devant l’insondable mystère de Dieu devient, vu de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde co
57, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien d’autre que l’
58omme si Dieu n’existait pas, ou encore : comme si Dieu n’était rien d’autre que l’ensemble des lois de la nature. Ainsi la c
59nterdit à la pensée la plus probe de se passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu
60passer de Dieu quand elle juge le monde séparé de Dieu. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu doit ou peut êt
61. Il n’est pas vrai de dire qu’un monde séparé de Dieu doit ou peut être envisagé comme un monde autonome. Il doit être envi
62 Il n’y a pas de neutralité du monde vis-à-vis de Dieu — à cause du péché. La réalité visible du péché entraîne la considéra
63n’avons pas connu, alors que nous-même… Alors que Dieu seul juge. Si nous refusons le nom de chrétien à cet homme dont l’éth
64 doctrinales les plus gênantes pour ce monde sans Dieu. Or, ce sont justement les valeurs que le « christianisme » de Goethe
31 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
65onisés, une sécurité spirituelle que la Parole de Dieu désigne comme une lâcheté. Car en présence de l’athéisme militant, no
66litant, nous n’avons plus à prouver vainement que Dieu est ; mais à prouver pratiquement que nous y croyons. Nous n’avons pl
67leur appareil d’assurance dans le monde et contre Dieu — seul l’Évangile est radicalement dangereux, — salutaire. 38. Aux
32 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
68 que nous n’avons rien mérité, sinon la colère de Dieu. En face de morales de plus en plus débilitantes, asservies à la clas
33 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
69re 1932)b …que nous faisons du paradoxe ? Non. Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le
70ous met en relation personnelle et immédiate avec Dieu : et que la relation d’un être déchu avec son Créateur ne puisse être
71s — de vouloir fonder dans ce monde un Royaume de Dieu qui pour capitale, plutôt que Genève, choisirait Détroit. Il s’agirai
72e est l’arrêt de mort des idoles. Elle suppose un Dieu transcendant. Quel dieu fait de nos désirs d’hommes pourrait nous cer
73nthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance »1. 1. Expre
34 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
74e ses mesures morales, en donne la référence : ce Dieu terrible. Et sa vertu est choix. L’absolu d’un Nietzsche, c’est le Gr
35 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
75nt soustraite à cette loi, non, la pensée même de Dieu n’y est point soustraite. Car elle s’incarne dans le Fils pour agonis
36 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
76plus d’un humanisme qui dresserait l’homme contre Dieu, ce qui revient, on l’a bien vu, à dresser, contre la grandeur et l’h
37 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
77 adoriez la lumière, le beau temps vous serait un Dieu rendu visible ; et votre « bonheur » rien de plus que l’un des noms d
38 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
78uvaise grâce à qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie », dit la formule traditionnelle.) La
79qui vous a reçu comme un cadeau de Dieu. (« C’est Dieu qui vous envoie », dit la formule traditionnelle.) La liqueur de pêch
80de Matthias Corvin « Matthias, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous pr
39 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
81st encore à dire : du droit des choses telles que Dieu les a créées. Aristocratie de l’être et de la fonction, non de la con
40 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
82s, qui auraient été introduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse, et que no
83les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin que nul ne se glorifie » — est une participation
84litique humaine organisée — fût-ce à la gloire de Dieu ! — qui poursuivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu.
85uivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jo
86(Abdias II, 3-4 et 15). Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en réalité ils rendaient à César. Entraînée dans cette politiqu
87dée chrétienne, l’idée religieuse, l’idée même de Dieu est abolie… » Ne pouvant supporter l’idée que cette « idée » soit abo
41 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
88 E. R. Curtius, dont il fut parlé ici même, ou le Dieu est-il Français, de F. Sieburg, donneront une idée assez juste du gen
42 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
89ur une fois réel ; tout ce qui les désarme devant Dieu et les jette nus dans la foi. 2. Un homme qui est dans la foi sait bi
90t plus l’homme qui pose des questions, mais c’est Dieu, seul Sujet. Et alors l’homme, enfin, devient responsable3 devant Die
91alors l’homme, enfin, devient responsable3 devant Dieu et devant son prochain, en tant que ce prochain lui apparaît précisém
92in lui apparaît précisément comme la question que Dieu lui adresse. À la faveur de cette « conversion », la notion même de p
93ommes ces ordres que l’on ne peut attendre que de Dieu : parce qu’avec les hommes, nous pourrons discuter… 2. « Mais oui 
43 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
94nt à rapporter tous ces problèmes à la réalité de Dieu telle qu’elle nous apparaît, c’est-à-dire au problème de tous nos pro
95ème absolument insoluble, puisque notre rapport à Dieu, depuis la chute, est paradoxe par définition. Tel est l’aspect humai
96’est pas dans la situation même de l’homme devant Dieu, notre foi est vaine et c’est perdre son temps que d’en apprécier hum
97que est formulée dans ce passage de Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce
98s ce passage de Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce qui est affirmé ici
99ivante, le contenu décisif d’un vrai discours sur Dieu. Mais comment établir le rapport nécessaire de ces deux aspects de la
100ause. C’est qu’aussi bien ce oui, c’est la Vie en Dieu, et ce non c’est la mort où nous sommes. Ce oui, c’est l’éternité, et
101ns doute que notre perpétuel refus de l’éternité. Dieu dit oui : l’homme comprend non, se découvrant soudain plongé dans la
102 plus ici d’opération réelle que par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; cho
103a dans notre parler quotidien. Nous dirons donc : Dieu premier et dernier, et ensuite seulement notre recherche, mais en mêm
44 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
104 Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)a La théologie
105erre Maury et A. Lavanchy sous le titre Parole de Dieu et Parole humaine donneraient une idée sinon de la pensée barthienne
106ligion, piété, expérience religieuse, problème de Dieu. Il n’en faut pas plus pour que se lèvent de toutes parts de troublan
107 très pieux prétextes, les ordres de la Parole de Dieu ? « Alors que toujours, et aujourd’hui encore, la polémique de la “re
108eligion” est dirigée contre le monde qui vit sans Dieu, la polémique de la Bible au contraire, vise le monde religieux, qu’i
109e devient plus aigu. Le théologien doit parler de Dieu, son nom l’indique. De quel Dieu ? De celui que la Bible nomme l’Éter
110n doit parler de Dieu, son nom l’indique. De quel Dieu ? De celui que la Bible nomme l’Éternel, alors que nous sommes tout e
111. Si donc la tâche du théologien est de parler de Dieu, il s’avère qu’en tant qu’homme il ne le peut : « Car parler de Dieu
112’en tant qu’homme il ne le peut : « Car parler de Dieu voudrait dire, pour toute conscience sérieuse… parler de la Parole de
113toute conscience sérieuse… parler de la Parole de Dieu, la parole où dieu devient homme. Nous pouvons répéter ces quatre mot
114n les répétant, nous n’avons pas dit la parole de Dieu, dans laquelle cette idée devient une réalité, une vérité. » À la for
115mme pêcheur n’est pas « capable » de la Parole de Dieu. Ainsi Barth rejoint Calvin, Luther, et au-delà, jusqu’à saint Paul,
116de sa « vie religieuse », mais le don gratuit que Dieu fait à tout homme qui n’a plus d’autre attente. Qu’on n’aille pas cro
117tion radicale et intime de notre existence devant Dieu. À la suite de Kierkegaard il nous fait voir que le christianisme, c’
118de vue barthien ? Une prise au sérieux du fait de Dieu. Dieu n’est pas un problème, n’est pas l’objet de nos recherches, mai
119 barthien ? Une prise au sérieux du fait de Dieu. Dieu n’est pas un problème, n’est pas l’objet de nos recherches, mais le S
120it son existence véritable que dans la parole que Dieu lui adresse et qui le meut. On a coutume de nommer la pensée de Barth
121 et avant tout cela une théologie de la parole de Dieu. Insuffisance radicale de l’humanisme, du piétisme, du moralisme, du
122i est œuvre de l’homme, pour atteindre l’œuvre du Dieu « tout autre ». Distinction radicale entre toutes les paroles humaine
123on radicale entre toutes les paroles humaines sur Dieu, et la Parole qui vient de Dieu à l’homme. Universalité du rapport ét
124oles humaines sur Dieu, et la Parole qui vient de Dieu à l’homme. Universalité du rapport établi entre Dieu et l’homme, que
125u à l’homme. Universalité du rapport établi entre Dieu et l’homme, que l’homme le sache ou non, l’accepte ou non ; et par là
45 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
126fusé de choisir. Il croit pouvoir entretenir avec Dieu des rapports de politesse. Cela pourrait bien être la formule du déso
46 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
127t à rejeter toutes les assurances humaines contre Dieu, tous les « rites » et toutes les « formules », en même temps que la
47 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
128royance au salut de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons-le bien, il s’agit de salu
129 Comment l’homme s’aimerait-il lui-même mieux que Dieu, son créateur, ne l’aime ? Car Dieu seul connaît l’homme dans son ori
130ême mieux que Dieu, son créateur, ne l’aime ? Car Dieu seul connaît l’homme dans son origine et dans sa fin. L’homme étant «
131igine et dans sa fin. L’homme étant « séparé » de Dieu sa source, — et c’est en quoi consiste le péché « originel » — il en
132naturelle à l’homme, d’agir pour soi, et non pour Dieu. C’est maintenant au tour de l’humaniste d’endosser le reproche de lâ
133te encore, l’homme pieux qui prie pour demander à Dieu des « avantages » humains (Comment donc les connaîtrait-il ? Comment
134es nommer, s’il n’a d’abord cherché la volonté de Dieu, si souvent contraire à la sienne ?) Prier pour qu’il fasse beau dema
135à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-il tout simplement d’enle
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
136estait l’acte historique. L’incarnation totale de Dieu dans l’Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est la limite attei
137 réunir — ce que ne font ni la vie ni la mort, ni Dieu qui ressuscitera les morts20. En vérité, cette illusion provient d’un
138rien vu qu’un corps en mouvement. C’est parce que Dieu s’est révélé dans un corps d’homme que l’esprit, parmi nous, n’est ri
49 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
139nde majorité de nos contemporains ne croit pas en Dieu et sait qu’elle n’y croit pas. Mais elle garde chevillé au cœur le be
140du singe, les autres croient qu’il a été créé par Dieu. Ils se disputent énormément. Je crois qu’ils ont tort de se disputer
141ce à part, à côté de la race des hommes créés par Dieu, et qui, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. » Cett
142, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. » Cette petite histoire ne s’applique pas seulement aux partisans at
143ilà la réalité décisive. Tous, nous avons reçu de Dieu cet ordre : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tous donc, nous a
144ue dans cet acte unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut in
145ntrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. 42. L’Histoire au sens hégélien du mot, c’est-à-dire, plus exacte
50 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
146 qu’il ordonne cette soumission : ils l’appellent Dieu). Ce qu’il y a d’inoffensif chez l’être faible, sa lâcheté, cette lâc
147haine des hommes ; bien plus : une révolte contre Dieu. L’homme du ressentiment, ce n’est pas le chrétien, c’est le bourgeoi
51 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
148t monté sur un petit tertre et il avait maudit le Dieu tout-puissant qui le laissait mourir de faim. Ce blasphème assombrit
149it pas en assumer l’entière responsabilité devant Dieu et devant les hommes. Ce ne fut qu’à la fin de sa vie qu’il s’offrit
150« Il y a une différence qualitative infinie entre Dieu et l’homme. » Le sens réel et profond de toute son œuvre réside dans
52 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
151 seul est plus forte, dans son humilité et devant Dieu, — car c’est la foi, — que les discours des réalistes et l’enthousias
152 chacun n’est pas à sa place là où la vocation de Dieu l’a mis. Supposez qu’un tel homme existe. Que va-t-on faire de lui, d
153onde qu’on nous prépare ? Il se peut, si pourtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où
154age, « en vertu de l’absurde », sur le chemin que Dieu lui montre, seul. Cette primauté de la foi sur les vérités qui font v
155és qui font vivre, cette solitude première devant Dieu, est-ce bien cela que revendiquent les défenseurs du primat de l’espr
156i à Berlin, ni à Moscou, mais à nous-mêmes devant Dieu. ⁂ Soeren Kierkegaard est sans doute le penseur capital de notre épo
157x qu’aucun autre le message du « solitaire devant Dieu ». L’ironie Lorsque je vois de toutes parts, en Europe, à trave
158ant choisir. Ou bien tu crois à la seule grâce de Dieu, dans l’abîme infini où tu te vois, ou bien tu crois aussi à ce série
159c émotion sur ce texte qu’il a choisi lui-même : “Dieu a élu dans le monde les petits et les méprisés”, et personne ne rit !
160mitent, et n’agissent jamais seuls. » Mais ce que Dieu exige, c’est précisément le contraire : il veut l’originalité. « Voil
161veut l’originalité. « Voilà pourquoi la Parole de Dieu est telle qu’on y trouve quelque passage qui dise le contraire d’un a
162ierkegaard appelle, c’est l’homme seul devant son Dieu. Mais comment cela se peut-il, sinon par l’effet de la foi ? Il faut
163eut-il, sinon par l’effet de la foi ? Il faut que Dieu l’appelle, qu’il le nomme et par là le sépare, autrement l’homme n’es
164 exemplaire dans le troupeau. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui répond à la foi, cet appel. Quand on parle de romant
165de est lui-même en révolte contre l’ordre reçu de Dieu, qui sera l’Ordre du Royaume. Et nier une négation, c’est s’enfoncer
166tien est position, obéissance. Si donc l’appel de Dieu isole du monde un homme, c’est que le monde, dans sa forme déchue, s’
167, dans sa forme déchue, s’oppose au monde tel que Dieu l’a créé, s’oppose à la transformation que veut l’Esprit, s’oppose à
168ransformés », dit saint Paul. Le solitaire devant Dieu, c’est celui qui se tient à l’origine de sa réalité. Celui-là seul co
169rait-il s’avancer et cracher au visage du Fils de Dieu ? Mais qu’il soit foule, il aura ce « courage », — il l’a eu. Il faut
170as d’autre pouvoir que mon refus d’exister devant Dieu et d’exercer le pouvoir que je suis. Elle n’est que ma dégradation. E
171ait se tenir, dans l’instant, « sous le regard de Dieu », comme disent les chrétiens. (Est-ce facile ? ou bien même possible
172e la masse, où nous vivons, le « solitaire devant Dieu » est aussi l’homme le plus réel, le plus présent. Parce qu’il sait q
173eut-être aussi tout formel, de l’isolement devant Dieu. Et, d’autre part, l’acte du « solitaire » n’est pas de ceux dont nou
174 conséquences. Ou bien il est, et c’est l’acte de Dieu, ou bien je l’imagine, et mon discours est vain. À qui pressent, dans
175l’époque ne provient pas de ce qu’elle est « sans Dieu », car nul siècle, comme tel, ne fut jamais chrétien, mais bien plutô
53 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
176re à la Nature : il est lui-même une question que Dieu ne semble pas entendre. L’homme antique, c’est Adam dessaisi de sa ro
177e monde, séparé de l’homme, et l’homme, séparé de Dieu. Pourtant le dernier mot a été prononcé. ⁂ L’effort de l’homme pour i
178tion des choses en même temps qu’à la question de Dieu. Baptiser communion ce lyrisme de l’isolement, c’est un des tours com
54 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). L’Humanité de Jésus d’après Calvin, par Max Dominicé (24 mars 1934)
179t incapables par nous-mêmes — mais sur l’amour de Dieu pour nous. C’est Dieu qui vient à nous, impies, non point nous qui le
180mêmes — mais sur l’amour de Dieu pour nous. C’est Dieu qui vient à nous, impies, non point nous qui le rencontrons au terme
55 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
181 révolte de l’homme contre sa condition telle que Dieu l’a voulue, une négation du paradoxe de l’Amour. L’universalité du dé
182duisent à des impasses tragiques ; mais voici que Dieu intervient, avec la réponse terrible faite à Job. Et ce sont alors d’
183agnifiques lettres sur la détresse humaine devant Dieu, que le héros adresse à « son muet confident », l’auteur. Peut-être a
184ed à un homme ? Parle, élève la voix, parle fort, Dieu peut bien parler plus fort, lui qui dispose du tonnerre. Mais le tonn
185 digne de foi, de première source, une réponse de Dieu, qui, même si elle foudroie, est plus magnifique que les commérages e
56 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
186eur vient de pouvoir être utiles à tel endroit où Dieu leur dit d’aller. La chronique des rencontres miraculeuses qu’ils ont
187leur vision concrète de l’homme et de l’action de Dieu sur l’homme. Dans l’incroyable verbalisme de notre temps, dans cet em
188ce au crime. Elle est devenue folle par sa faute, Dieu seul peut la guérir. » Les marxistes n’aiment pas ce radicalisme, qui
57 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
189e témoignage, sans cesse rapportée à la foi, dont Dieu seul juge. John Viénot — qui vient de mourir presque en même temps qu
190umanité est la propre affection des François… Bon Dieu ! parmi quels tigres vivons-nous… qu’une cour de Parlement se licenci
191un coin. C’est bien d’ailleurs. Notre part est en Dieu. Nous sommes citoyens des cieux. Louange à Dieu aux siècles des siècl
192n Dieu. Nous sommes citoyens des cieux. Louange à Dieu aux siècles des siècles. Le livre de John Viénot nous donne toute un
58 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
193apitaliste. Tous deux savent qu’il faut être pour Dieu ou contre Dieu. La bourgeoisie a choisi dès longtemps, pratiquement a
194s deux savent qu’il faut être pour Dieu ou contre Dieu. La bourgeoisie a choisi dès longtemps, pratiquement athée sans le sa
59 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
195ut cela, ce n’est pas la « misère de l’homme sans Dieu », mais la misère de l’homme livré à un Dieu qu’il ne connaît pas, pa
196sans Dieu », mais la misère de l’homme livré à un Dieu qu’il ne connaît pas, parce qu’il ne connaît pas le Christ. « Nul ne
197ient au Père que par moi ». C’est par le Fils que Dieu devient pour nous le Père ; mais alors, l’acquittement est possible.
60 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
198imilation de la résurrection de Jésus au mythe du Dieu mort et ressuscité, en particulier). Pour M. Maurice Goguel, la foi a
199puyer ; car l’œuvre de la chair, c’est de refuser Dieu, même alors qu’il se rend visible. Et ce n’est point parmi les morts
61 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
200nde majorité de nos contemporains ne croit pas en Dieu et sait qu’elle n’y croit pas. Mais elle garde chevillé au cœur le be
201du singe, les autres croient qu’il a été créé par Dieu. Ils se disputent énormément. J’estime qu’ils ont tort de se disputer
202ce à part, à côté de la race des hommes créés par Dieu, et qui, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. Cette
203, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. Cette petite histoire ne s’applique pas seulement aux partisans att
204ilà la réalité décisive. Tous, nous avons reçu de Dieu cet ordre : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tous donc, nous a
205e dans cet acte, unique d’obéissance à l’ordre de Dieu, qui s’appelle l’amour du prochain. Je dis bien : acte, et il faut in
206ntrons personne au monde, avant d’avoir rencontré Dieu. 7. Conférence donnée à Genève, le 12 février 1934, au cours de la
62 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Personne ou individu ? (d’après une discussion)
207 une mission confiée à un homme, — une parole que Dieu lui adresse. Nous en avons le type le plus pur dans la vocation des p
208s de fortes réserves. L’Évangile nous apprend que Dieu s’adresse à tous les hommes, croyants ou non. Je pense que beaucoup d
209ffle où il veut, nul ne sait où il va. Mais c’est Dieu qui nous dit cela, par la Bible. Nous ne l’aurions pas trouvé par nos
63 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
210ais de son effort, ni aucun esprit. À moins qu’un Dieu transcendant ne les y introduise. On peut dire, semblablement, que s’
64 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
211 mais être dans la foi, c’est faire la volonté de Dieu, c’est agir, c’est donc attester sa dignité proprement humaine. La fo
212 que cette transformation s’appelle le Royaume de Dieu, non le royaume de l’homme moyen. Contre le réactionnaire, il affirme
213ute politique chrétienne : « L’homme seul (devant Dieu) est au-dessus de la collectivité20. » Cela ne signifie pas que le cr
214 qu’est sa foi, — sa situation personnelle devant Dieu. Non seulement le chrétien pourra et devra collaborer avec tous les «
215ui se fonde dans ce rapport originel de l’homme à Dieu, d’où découle la relation concrète et humainement bienfaisante que l’
65 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
216Taciturne Faisons-nous donc du paradoxe ? Non : Dieu nous est paradoxal. Le paradoxe est la réalité, ou plus exactement le
217ous met en relation personnelle et immédiate avec Dieu : et que la relation d’un être déchu avec son Créateur ne puisse être
218re contre tout espoir, parce qu’elle espère en un Dieu transcendant, et qui n’est point fait de main d’homme. Quel Dieu fait
219nt, et qui n’est point fait de main d’homme. Quel Dieu fait de nos idéaux pourrait nous certifier, dans le fond de nos âmes,
220faites de notre volonté de vivre ? Mais aussi, ce Dieu qui nous sauve en dépit de tous nos échecs, c’est un Dieu qui veut êt
221 nous sauve en dépit de tous nos échecs, c’est un Dieu qui veut être adoré sans partage ! On ne peut pas espérer en son nom,
222doles dont il nous délivre. On ne peut pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en fac
223délivre. On ne peut pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en face des idoles, il n’
224t pas adorer Dieu et la nation, Dieu et l’argent, Dieu et Mammon. C’est pourquoi en face des idoles, il n’y a plus que deux
225e premier temps de son action rénovatrice. Servir Dieu, c’est combattre Mammon, ce n’est pas déplorer ses excès et toucher p
226nthèse », point de « consolation » ailleurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance ».21 21. Ex
66 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Note sur un certain humour
227maître, que ça ne marche plus, et qu’un enfant de Dieu n’est plus un pauvre pantin du hasard ! Vienne l’échec, il en rend gr
228n du hasard ! Vienne l’échec, il en rend grâces à Dieu. À cause de l’échec ? Non point ; mais parce que cet échec, si grand
67 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
229?23 Le jugement va commencer par la maison de Dieu. I. Pierre, 4, 17. Le faux rapport entre le christianisme et le ch
230s, qui auraient été introduites dans le monde par Dieu, que nous aurions mal dirigées, compromises par maladresse, et que no
231les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin que nul ne se glorifie » — est une participation
232litique humaine organisée — fût-ce à la gloire de Dieu ! — qui poursuivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu.
233uivrait son plan sans se soucier de la justice de Dieu. Et la voix du prophète s’élève contre l’Église : « Tes amis t’ont jo
234 » (Abdias, 3-4 et 15.) Ils ont prétendu rendre à Dieu ce qu’en réalité ils rendaient à César. Entraînée dans cette politiqu
235idée chrétienne, l’idée religieuse l’idée même de Dieu est abolie… » Ne pouvant supporter l’idée que cette « idée » soit abo
68 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Humanisme et christianisme
236royance au salut de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons-le bien, il s’agit de salu
237 Comment l’homme s’aimerait-il lui-même mieux que Dieu, son créateur, ne l’aime ? Car Dieu seul connaît l’homme dans son ori
238ême mieux que Dieu, son créateur, ne l’aime ? Car Dieu seul connaît l’homme dans son origine et dans sa fin. L’homme étant «
239igine et dans sa fin. L’homme étant « séparé » de Dieu sa source, — et c’est en quoi consiste le péché « originel » — il en
240naturelle à l’homme, d’agir pour soi, et non pour Dieu. C’est maintenant au tour de l’humaniste d’endosser le reproche de lâ
241te encore, l’homme pieux qui prie pour demander à Dieu des « avantages » humains. (Comment donc les connaîtrait-il ? Comment
242es nommer, s’il n’a d’abord cherché la volonté de Dieu, si souvent contraire à la sienne ?) Prier pour qu’il fasse beau dem
243à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-il tout simplement d’enle
69 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
244Christ affirme que le début, c’est l’obéissance à Dieu, mais que c’est aussi le vrai but. La fin est déjà présente dans l’or
245t toujours purement symboliques de l’obéissance à Dieu, immédiats à l’origine et à la fin. Le marxiste, au contraire, revend
246nt symbolique du péché d’abord, de l’obéissance à Dieu ensuite. L’épitaphe laïque qu’on voit dans certains cimetières : Le t
247 valent que dans la mesure où ils sont faits pour Dieu, c’est-à-dire par Dieu. Sinon il suffirait d’être pharisien. Inutile
248ure où ils sont faits pour Dieu, c’est-à-dire par Dieu. Sinon il suffirait d’être pharisien. Inutile de s’étendre plus sur l
249 impossible, est une pure hypocrisie en dehors de Dieu. Le plus court chemin vers autrui passe par Dieu. Et il n’y en a pas
250 Dieu. Le plus court chemin vers autrui passe par Dieu. Et il n’y en a pas d’autre. Il n’y a pas d’autre communion humaine.
251nt-ils encore que, pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut mourir ? Que toutes les promesses du Christ concernent la vi
252 à donner un sens réel aux paroles de l’Évangile. Dieu seul le peut. La conclusion de tout cela est évidente. Si nous sommes
253bien ordonnée que celle qui commence par rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Sinon, César lui-même pâtira. 36. Causerie donné
254celle qui commence par rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Sinon, César lui-même pâtira. 36. Causerie donnée au cercle d’étud
70 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
255nt, que le fascisme. Il vaut bien mieux repousser Dieu que de l’admettre comme soutien de l’État. La comédie spiritualiste,
256sait que le premier commandement, c’est de servir Dieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu,
257mmandement, c’est de servir Dieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et
258ieu seul, et non pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des P
259pas Dieu et la Patrie, Hitler et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des Prophètes lui appr
260 et Dieu, la race et Dieu, l’Unité spirituelle et Dieu. Toute l’histoire des Prophètes lui apprend que le péché majeur est c
261éché majeur est celui qui consiste à se servir de Dieu en le servant. L’opposition du christianisme et du fascisme, c’est l’
71 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
262in sera au dernier rang de l’ordre spirituel, que Dieu ordonne. Et encore : le plus grand est celui qui s’abaisse à servir l
263croient à l’argent et haïssent celui qui croit en Dieu. Voilà la seule opposition réelle, la seule qu’il y ait lieu de prend
264et les derniers les premiers — dans le Royaume de Dieu. Il adresse à chaque homme une vocation : là s’arrête son égalitarism
72 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
265que voici : pour les Réformateurs, l’homme devant Dieu égale zéro ; pour les modernes, un protestant égale une personnalité.
266dre ici. Comment passer du zéro de l’homme devant Dieu à la valeur infinie de la personnalité ? Comment passer de notre théo
267auté absolue de tous les temps : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une société absolument nouvelle : l’Église. Qu’e
268terrestre : il s’est assis au Ciel à la droite de Dieu. Leurs ambitions non plus ne sont pas terrestres, car ce qu’elles att
269 restaurer la fidélité de l’Église à la Parole de Dieu. Jamais ils n’ont admis d’être présentés comme des novateurs. « Nous
270’exposition simple et fidèle de la pure Parole de Dieu. » Du point de vue qui nous intéresse ici, je dirai que l’œuvre de Ca
271État. La personne chrétienne, ce sera le rôle que Dieu attribue à chaque homme dans Son plan. Notez bien que nous retrouvons
272e, distincte et reliée à nouveau. Car le rôle que Dieu attribue à un homme distingue cet homme, l’isole, mais en même temps
273t qu’il peut incarner une volonté particulière de Dieu. Et dès lors, cet homme n’a pas-seulement le droit d’être respecté pa
274par cela je ne sois nullement empêché de rendre à Dieu le service que je lui dois par ma vocation. » C’est à ma connaissance
275garchies et républiques sont également voulues de Dieu et doivent être obéies comme telles. Une fois cependant il marque une
276 que la personnalité, si grande soit-elle, devant Dieu c’est zéro. Et si l’on se borne au point de vue social, il faut prévo
73 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
277gnante qui soit. » Il faut perdre la croyance en Dieu, en la liberté et en l’immortalité, comme ses premières dents ; ce n’
278ela veut dire : J’aime les hommes pour l’amour de Dieu ? Est-ce autre chose que de dire : J’aime les gendarmes pour l’amour
279hrase typique d’un homme qui n’a jamais rencontré Dieu en Christ ; pas plus qu’on ne saurait rencontrer la justice ; pas plu
280zsche croit découvrir que la notion chrétienne du Dieu paternel dérive de la notion « de la famille patriarcale ». Comme si
281 hommes de commandement commanderont aussi à leur Dieu, tout en croyant le servir. » Formule qui n’est pas valable pour le s
282me s’est établi au nom de la Science, qui est son Dieu. On sait aussi qu’il n’a pas hésité à condamner la théorie d’Einstein
283il y a, à côté de la causalité absolue, encore un Dieu ou une finalité, l’idée de la nécessité devient insupportable. Tradu
284uisons : dès que vous croyez qu’il y a, à côté de Dieu, encore un dieu : morale, devoir kantien, conscience, notion humaine
285 l’idée de la toute-puissance et de la liberté de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, en partic
286liberté de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, en particulier, une certaine théologie libérale
287éressées, de toutes ces choses. N’est-ce pas ce « Dieu moral » qui détourna plusieurs générations des églises où on le prêch
288on le prêchait envers et contre tout « honneur de Dieu » ? La réfutation de Dieu : en somme, ce n’est que le “Dieu moral” q
289ntre tout « honneur de Dieu » ? La réfutation de Dieu : en somme, ce n’est que le “Dieu moral” qui est réfuté. Il est bien
290a réfutation de Dieu : en somme, ce n’est que le “Dieu moral” qui est réfuté. Il est bien significatif que les fragments de
74 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
291qu’il dit à Jésus : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » L’Histoire, le développement de la tradition, l’accoutuman
292de la notion de contemporanéité avec la Parole de Dieu. Essayons de résumer sa description extrêmement précise et vigoureuse
293ise et vigoureuse des trois temps de la Parole de Dieu. Nous la trouvons aux pages 148 à 155 du premier tome (en cours de tr
294temps de la Parole. Jésus-Christ est la Parole de Dieu (Jean i). Les écrits des prophètes et des apôtres — l’Ancien et le No
295à d’elle-même, à travers eux, à la Parole même de Dieu. « Autre est le temps du parler direct et originel de Dieu lui-même d
296utre est le temps du parler direct et originel de Dieu lui-même dans sa Révélation, le temps de Jésus-Christ, le temps de ce
297manité. Ils résultent d’attitudes différentes que Dieu adopte en face de l’homme. Ils représentent trois activités de Dieu b
298e de l’homme. Ils représentent trois activités de Dieu bien distinctes. « Cette position différente dans la hiérarchie de Di
299« Cette position différente dans la hiérarchie de Dieu distingue les trois temps d’une manière tout à fait particulière, qui
300nt les temps de l’homme en dehors de la Parole de Dieu, et qui dépend ici de la distinction propre aux temps de la Parole. »
301mais il ne devient le « contemporain » du Fils de Dieu qu’à l’instant où, par la foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fi
302 foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Or, ni la chair, ni le sang n’auraient pu lui faire dire ce
303lui faire dire cette parole (Matt. 16, 17). C’est Dieu lui-même qui agit en lui à ce moment, qui lui fait faire le « pas »,
304phétie au temps de la présence. Ou encore : c’est Dieu seul qui peut faire passer l’homme d’un temps à l’autre, c’est par le
305 temps à l’autre, c’est par le « bon plaisir » de Dieu seul que nous pouvons devenir contemporains de sa Parole. Nicodème a
306absolu de l’Église dans notre temps. Il dépend de Dieu seul, et nullement de nos efforts, que nous passions de notre temps à
75 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
307simplement le message existentiel de la Parole de Dieu ! Il me semble que c’est assez !   — Ici s’engagea un débat extrêmeme
308: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est
309rsonne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le d
310ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieu
311et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu… Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ? Jésus lui répondi
312oi, Nicodème, docteur et professeur des choses de Dieu… Ce que j’ai vu et entendu c’est cela qu’il me faut attester… Et je l
313e, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? Nous sommes là en pleine et absolue certitude ; nous apercevons le
314sut reconnaître en ce Jésus un docteur envoyé par Dieu ! « Mais voyez-vous, nous sommes ici au nœud de ce mystère étourdiss
315que ce prophète, Jésus, “était venu de la part de Dieu”. Comment le savait-il ? Parce qu’on lui avait dit quels miracles fai
316ole de l’homme qui ne peut pas mourir !… Plaise à Dieu que l’angoisse qui tourmente cet homme depuis sa rencontre nocturne,
317e et de la Cène n’ont aucune espèce d’importance. Dieu fait pour nous, à ce moment, ce que Nicodème et tous les hommes recon
76 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
318e foi, êtes-vous vraiment chrétiens ? Servez-vous Dieu, ou bien vous servez-vous de Dieu ? Question terriblement gênante, in
319s ? Servez-vous Dieu, ou bien vous servez-vous de Dieu ? Question terriblement gênante, insupportable. La vocation singulièr
320es croyants », c’est l’homme qui a osé l’absurde. Dieu lui a donné un fils, à l’âge de 70 ans. Il n’a pas ri — comme Sarah,
321me Sarah, sa femme — de ce miracle. Et maintenant Dieu lui commande d’offrir Isaac en sacrifice ! Abraham ne se révolte pas.
322acrifice ! Abraham ne se révolte pas. Il croit en Dieu, non point en sa raison humaine. Il selle son âne et s’en va vers les
323e l’offrir en exemple. Car enfin il n’a pas tué : Dieu l’arrête au dernier moment et lui montre un bélier prêt pour le sacri
324r prêt pour le sacrifice… On célèbre la grâce de Dieu qui a donné Isaac pour la seconde fois ; on ne voit, dans toute l’his
325telle quelle « en sacrifice saint et agréable » à Dieu. Point n’est nécessaire qu’il vous pousse des ailes ni que vous soye
326vit dans les mêmes servitudes, mais il s’attend à Dieu, non à lui-même ni au monde. Ainsi, chez Barth et Kierkegaard, nous t
327considérer l’homme à la fois tel qu’il est devant Dieu, hic et nunc, et tel qu’il est revendiqué par Dieu à la limite de ses
328ieu, hic et nunc, et tel qu’il est revendiqué par Dieu à la limite de ses possibilités, là où paraît la grâce, in extremis.
329a question de l’origine de sa vie, la question de Dieu. Tous les héros de Dostoïevski apparaissent malades, comme blessés d’
77 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
330euses « baveries », et ceux « qui se ruent contre Dieu d’une impétuosité enragée à la façon des frénétiques, et tombent en d
78 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
331ain d’obéissance en même temps qu’elle est don de Dieu ; elle s’oppose donc à toute mystique qui ne serait qu’une fuite hors
79 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
332é par des voies imprévues, comment la négation de Dieu entraîne la négation du prochain, dans un esprit voué à la plus tortu
80 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
333limites charnelles et temporelles, à s’oublier en Dieu, son principe ». La question est alors de savoir s’il existe une myst
81 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
334nsable, établi comme un fait, comme une donnée de Dieu, au sens actif et subjectif du mot donnée. Seul ce rapport posé par D
335subjectif du mot donnée. Seul ce rapport posé par Dieu abolit toute distance, provoque un contact pur, permet une action vra
82 1935, Présence, articles (1932–1946). Autour de Nietzsche : petite note sur l’injustice (novembre 1935)
336est investi d’une « mission », mais bien appel de Dieu, appel que l’on accepte ou que l’on refuse ; grâce n’a qu’un sens vag
83 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
337rc, le magistrat et le marchand adoraient le même Dieu, dans le même langage ; cette unité vivante, cette communauté où tout
338donnent à l’homme, et que l’homme s’ordonne à son Dieu. Tel était donc mon rêve, mon imagination de l’homme chrétien dans la
339ieux : c’est là une occupation pénible à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme. J’ai vu tout ce qui se fait sous les cieu
340ette constatation si pessimiste : voici ce fait : Dieu peut tout ! Et c’est à Dieu que nous disons dans toutes les églises c
341ste : voici ce fait : Dieu peut tout ! Et c’est à Dieu que nous disons dans toutes les églises chrétiennes : « Que Ton règne
342 qu’il a reçu un ordre, et que cet ordre vient de Dieu. « Ne vous conformez pas à ce siècle présent, mais soyez transformés 
343est là le fait. Mais notre foi proteste au nom de Dieu contre ce fait ! Elle appelle un monde nouveau, elle affirme une nouv
344sort de sa réalité ? Qu’il doute de la justice de Dieu ? Et qu’il trahit sa vocation première ? Je pense que beaucoup d’entr
345ette distinction, nous risquons de prêcher contre Dieu en travaillant à leurs côtés ! Nous connaissons des chrétiens sociali
346on nous renvoyer une fois de plus à ce recours au Dieu tout-puissant qui permet de faire de si belles phrases, qui est si vr
347ur témoignage. Qu’ils le fassent comme témoins du Dieu qui les envoie ! — Il se peut que certains reçoivent l’ordre d’aller
348afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »
84 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
349monies monumentales et sacrales en l’honneur d’un Dieu nouveau, l’âme de la masse, l’obscur et puissant esprit de la nation,
85 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
350ais à bout dans mon esprit. Voici : l’homme a tué Dieu. Alors est venu l’État, qui n’a plus rien au-dessus de lui pour le ju
86 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
351 Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)v Les descendants des puritains sont en train de pr
87 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
352 pour un esprit qui reconnaît la transcendance de Dieu, seul auteur de la foi. Tandis que dissocier la doctrine de Marx de s
353Staline ne peut le sauver qu’au prix de la vie du Dieu qui est en lui, c’est que l’homme est pécheur, et ne peut pas outrepa
88 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
354abîmes : ceux qui séparent l’éternel du temporel, Dieu de l’homme, la grâce de la nature, et la Révélation de notre raison ?
355» La Réforme, par Luther et Calvin, répond : non, Dieu seul connaît ce qui est de Dieu. Pour nous, ne connaissons de la volo
356in, répond : non, Dieu seul connaît ce qui est de Dieu. Pour nous, ne connaissons de la volonté de Dieu que ce qu’il lui a p
357 Dieu. Pour nous, ne connaissons de la volonté de Dieu que ce qu’il lui a plu de nous en révéler dans l’Écriture, et par l’a
358 demeure la « fidèle interprète » des volontés de Dieu. Mais c’est ici que Bossuet nous arrête : « Qu’entendez-vous, nous di
359e à la Révélation donnée une fois pour toutes par Dieu lui-même dans son incarnation unique, dont l’Écriture témoigne. — C’e
360e, une réponse qui n’est pas nôtre : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » (Jean 6:29) Si vou
89 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
361. D’autre part, l’orthodoxie chrétienne, avec son Dieu créateur omnipotent, omniprésent, mais silencieux, se brise contre le
362agères quelles qu’elles soient. Pour Barth, c’est Dieu qui met l’homme en question. M. Monod part au contraire d’une mise en
363nod part au contraire d’une mise en question de « Dieu » par la conscience morale de l’homme. L’opposition apparaît absolue.
364c’est Dieu le Père, révélé par le Fils, et non ce Dieu omnipotent du dogme. En effet, Dieu n’est pas dans la Nature, il n’en
365ls, et non ce Dieu omnipotent du dogme. En effet, Dieu n’est pas dans la Nature, il n’en est ni le maître ni l’auteur : voil
366accident, la terre tremble : est-ce là l’œuvre du Dieu d’amour dont parle l’Évangile ? « La fourmi périssant de mort violent
367t mauvais, d’un démiourgos que le Christ, fils de Dieu, est venu pour combattre et pour vaincre ? M. Monod le pense. Jésus,
368able du Tout-Puissant ; il a enseigné que le vrai Dieu s’incarnait dans un crucifié vaincu ». Par une espèce de paradoxe — p
369travail » une réaffirmation du dogme trinitaire : Dieu est un X qui ne se révèle à l’homme comme le Père que par son incarna
370tous les croyants : « Emmanuel ! » qui signifie : Dieu avec nous ! Est-il vraiment indispensable, est-il même permis au chré
90 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
371n de l’Esprit, c’est-à-dire Jésus-Christ, fils de Dieu, a jamais « porté l’empreinte de certains intérêts terrestres », et c
91 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
372e dans la vie et dans la mort du Christ, homme et Dieu, car lui seul eut vraiment « le droit de mourir pour la vérité », éta
92 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
373 vraiment « poétiser », collaborer à l’ouvrage de Dieu, et recréer la catholicité. Mais c’est aussi, dans le monde d’aujourd
374e la création attend la révélation des enfants de Dieu, parce que ce n’est pas de son propre gré qu’elle a été assujettie à
375! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute éternité ! 40. En effet, la citation du Cratyle
93 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
376laisser marcher sur les pieds, chacun pour soi et Dieu pour tous, etc. — c’est bien à ce slogan-là : le fascisme est à droit
94 1936, Le Semeur, articles (1933–1949). Notre foi, par Emil Brunner (janvier 1936)
377cevoir. Les divisions générales paraissent être : Dieu — L’homme — Jésus-Christ — La foi chrétienne — L’Église et les sacrem
378st une foi biblique » ; la Bible est la Parole de Dieu, et nous ne pouvons rien savoir de Dieu que par Sa révélation dans ce
379Parole de Dieu, et nous ne pouvons rien savoir de Dieu que par Sa révélation dans cette Parole. Le Saint-Esprit ouvre nos cœ
380délité humble pour ne pas trahir la Révélation de Dieu en taisant — ou en résolvant par quelque ingénieuse synthèse — tous l
381llectuelle qui ne nous engagerait pas ; la foi au Dieu de majesté, de sainteté et d’amour, qui s’est révélé à nous en Jésus-
382-Christ, exige que nous prenions les exigences de Dieu vraiment au sérieux, que nous « laissions Dieu être Dieu en nous ». B
383de Dieu vraiment au sérieux, que nous « laissions Dieu être Dieu en nous ». Brunner semble vouloir nous amener à prier la pr
384aiment au sérieux, que nous « laissions Dieu être Dieu en nous ». Brunner semble vouloir nous amener à prier la prière de la
95 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Le problème de la culture
385t de suite à un exemple extrême. Pour le croyant, Dieu n’est pas un problème, ni la solution d’un problème, mais il est la p
386C’est lorsque la foi disparaît que le problème de Dieu se pose — éternellement insoluble. Ou bien Dieu est présent, et c’est
387e Dieu se pose — éternellement insoluble. Ou bien Dieu est présent, et c’est un ordre souverain ; ou bien il se retire, et d
388l se pose à nous à partir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’aff
96 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
389dans l’absolu, comme un idéal religieux, comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, comme une Providence plus rigoureuse que l’
97 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’Arche de l’Alliance
390leur « histoire », c’est l’histoire des gestes de Dieu, dont les Hébreux ne furent que les instruments. C’est l’histoire des
391celle que lui prêchent ses prophètes. Il vient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourq
392chent ses prophètes. Il vient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourquoi son telos est
393ient de Dieu, il va vers Dieu, et c’est la loi de Dieu qui le conduit. C’est pourquoi son telos est transcendant comme Dieu,
394. C’est pourquoi son telos est transcendant comme Dieu, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seul
395nscendant comme Dieu, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux morte
396 Dieu, unique en son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux mortels, et c’est po
397titution égare Et ils se prostituent loin de leur Dieu. (Osée, 4, 12) Cet « esprit de prostitution », cette idolâtrie qui r
398lte du destin profane contre la libre vocation de Dieu. Et de même que cette révolte est symbolisée au concret par les statu
399la fois l’origine et la fin du peuple : l’Éternel Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est
400 Dieu et son service. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peu
401vice. Parce qu’elle est la loi de Dieu, et que ce Dieu est l’Éternel, la Loi est la conscience finale du peuple hébreu. Et p
402 du peuple hébreu. Et parce qu’elle est la loi de Dieu, elle porte en elle la règle permanente de toute action et de toute p
403es civiles : c’est que la mesure est indivisible. Dieu est au ciel, sa loi est sur la terre, et les prêtres sont là pour vei
404n que ce soit leur métier — s’ils oublient que le Dieu qu’ils servent est un Dieu qui se nomme « jaloux », les prophètes se
405 s’ils oublient que le Dieu qu’ils servent est un Dieu qui se nomme « jaloux », les prophètes se lèvent contre eux et dénonc
406ntreprise de Babel : une révolte d’orgueil contre Dieu. La culture d’Israël sera pauvre à raison même de sa pureté. Sa pauvr
407actions : c’est que le culte qu’il faut rendre au Dieu vivant est une obéissance directe « en esprit et en vérité ». Or abst
98 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
408ublie sa vocation et se détourne de l’Éternel son Dieu, il perd aussi le sens des noms et bientôt sa langue délire : « Il pr
409tte faim et cette soif. Au païen ignorant du vrai Dieu, les prêtres donnent des idoles faites à l’image des terreurs de l’ho
99 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
410viétique des Sans-Dieu, on ne saurait nier que le Dieu qu’il sert est immanent aux intérêts du Volkstum, et doit se confondr
100 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Commune mesure et acte de foi
411ifférentes. Et qu’il advienne de la Russie ce que Dieu voudra ! Nous avons bien assez de notre sort pour en être aujourd’hui