1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1e comme le siècle de la découverte du monde par l’Europe intellectuelle. Grand siècle de critique pour lequel nos contemporain
2 n’est qu’une forme de reportage international. L’Europe menant cette immense enquête manifeste son génie méthodique, son univ
3osité. Mais, de même que la France interrogeant l’Europe du xviiiᵉ prenait surtout conscience de son propre génie, l’Europe d’
4prenait surtout conscience de son propre génie, l’Europe d’aujourd’hui semble chercher dans une confrontation avec l’Orient, p
5 un jour d’un renouveau, c’est à quelques savants européens qu’il le devra, tandis que d’un mouvement inverse, le christianisme d
6 intéressant tableau des multiples réactions de l’Europe placée devant le dilemme Orient-Occident. Réactions qui, disons-le to
7 qu’ouvrit la Revue de Genève sur « l’Avenir de l’Europe. » (Cf. les deux réponses d’André Gide en particulier). Car la plupar
8 dénomination qui n’a de sens que par rapport à l’Europe. Il serait vain de tenter un classement parmi les réponses d’une extr
9s mieux définis. Pour Valéry, la supériorité de l’Europe réside dans sa « puissance de choix », dans le génie d’abstraction qu
10 déplorent. Plusieurs jeunes songent que dans une Europe vieillie, les parfums puissants de l’Asie sauront encore éveiller de
11revu peut-être pour la première fois le rôle de l’Europe « conscience du monde », entre une Amérique affolée de vitesse, édifi
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Almanach 1925 (septembre 1925)
12tés depuis lors les grands noms de la littérature européenne d’avant-guerre mêlés à ceux des maîtres du renouveau idéaliste allema
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
13id. Et si l’on a pu reprocher à ses tableaux de l’Europe qu’il vient de parcourir quelque superficialité, du moins faut-il le
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
14ter au public français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il aille s’abandonner à l’émotion communicative de
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
15op lucide, est un amour de fatigués (Les Nuits, l’Europe galante, de Morand). La lucidité aiguë de nos psychologues est cet ét
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
16’Occident (décembre 1926)aa Un Chinois écrit d’Europe à un Français qui lui répond de Chine. Nous sommes loin du ton des Le
17e si dense, si inquiétant. Le Chinois voit dans l’Europe « une barbarie attentivement ordonnée, où l’idée de la civilisation e
18ec le nôtre. Mais je crois que toute intelligence européenne libre peut souscrire aux critiques du Chinois et sympathiser avec son
19 à notre tour certaines démences qui enfièvrent l’Europe. Tandis que M. Ford expose victorieusement sa méthode pour « réussir
7 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
20u’il apporte sur les rapports de l’Orient et de l’Europe, me paraît destiné à lever plusieurs des plus tenaces de ces confusio
21osent le portrait moral de l’Oriental, celui de l’Européen se précise dans la même mesure, — et aussi la figure de l’auteur : ca
22able qu’entre individus, et comme type d’individu européen Robert de Traz ne pouvait trouver mieux que lui-même. S’il dit des Ég
23sme n’est-il pas le plus beau don de l’Orient à l’Europe ? Il y a là des pages d’un accent très noble et courageux mêlé, parfo
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
24 et malicieux. » Je ne sais dans quel rapide de l’Europe centrale — région où l’on est forcé de prendre conscience de soi-même
9 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
25e premier être venu. — Certes, je comprends que l’Europe est en décadence quand je la regarde s’amuser. Je vois se perdre ce s
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
26témoin intelligent et un peu ironique des cours d’Europe à la veille de la guerre. De cette espèce de collaboration résultent
27aris est du roman pur ; la tournée des cours de l’Europe centrale, qu’elle subit comme jeune épouse d’un comte polonais, grand
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
28individus — chinois nationalistes ou terroristes, Européens expérimentateurs, juifs russes méthodiques — s’émeuvent les masses de
29lle au sein même de la lutte qui met aux prises l’Europe et le monde du Pacifique. On retrouvera ici beaucoup des idées que la
12 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
30 griefs que les socialistes font aux capitalistes européens ne sauraient l’atteindre. Au contraire, il a résolu la question socia
31r, semble-t-il, en souhaitant que les industriels européens s’en inspirent toujours plus. Ford leur montre le chemin qu’ils seron
32e des centaines de milliers de lecteurs, dans une Europe « chrétienne », applaudissent sans réserve aux thèses de cet orgueill
13 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
33entrée d’un des archiducs. Car ce peuple, seul en Europe, attend le retour d’un roi. Et vous voici transporté dans un bal cost
34compréhensible, rient et s’enivrent comme plus un Européen ne sait le faire, et dansent à tout propos de folles « czardas » qui
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
35découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, l’Europe napoléonienne, la Russie d’après Karl Marx, le vol des frères Wright,
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
36ce temps s’accordent sur un point : le salut de l’Europe est lié à la naissance d’une nouvelle attitude de l’âme. Ceci revient
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
37é un grand pont vibrant et nous sommes rentrés en Europe. Mais dès le lendemain, m’échappant du programme, il a bien fallu que
38 articles favorables à la Hongrie, au moment où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffi
39ondément magyars de sensibilité, bien que souvent européens de goûts et de curiosités, et dont Michel Babits est aujourd’hui le c
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
40 ces sœurs des Tziganes ! Les Tziganes vinrent en Europe conduits par le noir Duc d’Égypte ; aussi les nomma-t-on gypsies. Pou
41y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Le hasard a voulu que j’y entende, un soir, une présentation de musi
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
42ourd’hui l’un des premiers rangs dans la critique européenne, l’ampleur du champ qui lui est naturellement nécessaire suffirait à
43t un génie français, et sur un pied véritablement européen. L’envergure en quelque sorte géographique d’une telle enquête suppos
19 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
44onfection voici le Citoyen du Monde, voici le Bon Européen, voici l’Américain à rendement maximum. Et comptez que l’on poussera
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
45an n’est pas de nous rendre le goût de ce qui, en Europe, « allongeait la solution », je ne puis m’empêcher de penser que cett
46ime de voir dans un tel « résidu » l’essence de l’Europe, — « son état de pureté extrême, qui est l’économique » ? On reconnaî
47ffets de la civilisation athée qu’apportaient les Européens. Autre trait plus édifiant encore : l’auteur rentrant à Marseille voi
48eu ce qu’est ce monstre, se demande, songeant à l’Europe, s’il y aura dix justes dans Sodome. 12. Aden Arabie, chez Rieder,
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
49 voyage d’un philosophe, d’Analyse spectrale de l’Europe, de Psychanalyse de l’Amérique, le célèbre philosophe fondateur de l’
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
50 vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, que d’avoir pratiquement abandonné à une doctrine de haine le sort d
51ne si rapidement envahi par la civilisation d’une Europe dont il rejette la religion24. Nous savions aussi que ce leader socia
23 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
52ion parmi les forces spirituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. La France ne l’ignorera plus longtemps. Quant à l’Alle
24 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
53sible. C’est le principe de cet activisme que les Européens trouvent commode de nommer « américain ». 3° L’hérésie de la synthèse
25 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
54sent suffisamment la cause commune de la jeunesse européenne. L’humanisme n’est rien s’il n’est commun comme le péril qui nous men
26 1932, Le Paysan du Danube. Le sentiment de l’Europe centrale
55 Le sentiment de l’Europe centrale Un accord sans résolution Il arrive qu’au sortir de P
56utres fois j’ai vibré au passage des rapides de l’Europe centrale ; non pas de cette jubilation nostalgique, mais d’une fièvre
57Sturm and Drang » à 100 kilomètres à l’heure. ⁂ L’Europe centrale est une de ces réalités qu’on reconnaît d’abord par leur fri
58idée d’établir une Carte du Tendre de la nouvelle Europe centrale. Il semblait que les noms des traités de 19, Versailles, Tri
59radoxe », tels sont peut-être les mots clefs de l’Europe sentimentale. Pourquoi faut-il que notre langue les traduise, en vert
60lée : conflits d’actes, de faits ou de droits ; l’Europe centrale, de ces choses « déchirantes » et sans nom qui font dans l’â
61n’est pas un mot français. En ceci, le monde de l’Europe centrale est plus chrétien que le monde latin — si l’on considère ses
62t pour tout dire, plus chrétien que le monde de l’Europe centrale. L’intelligence est sentimentale Le sentiment : un ret
63telligence véritable est toujours sentimentale. ⁂ Europe du sentiment, patrie de la lenteur, — encore un paradis perdu ! C’éta
64Contribution à l’archéologie des états d’âme.   L’Europe du sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit plus qu’en n
65états d’âme.   L’Europe du sentiment, c’est notre Europe des adieux. Elle ne vit plus qu’en nous déjà, nous la portons encore
27 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Un soir à Vienne avec Gérard
66venu. — Certes, poursuivit-il, je comprends que l’Europe est en décadence quand je la regarde s’amuser. Je vois se perdre ce s
28 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Une « tasse de thé » au Palais C…
67 vérité terriblement intéressant ! Le xxe siècle européen offre ici de lui-même l’image la plus flattée : son plus grand musici
29 1932, Le Paysan du Danube. Le Paysan du Danube — Voyage en Hongrie
68é un grand pont vibrant et nous sommes rentrés en Europe. Mais le lendemain, m’échappant d’un programme admirable, nourrissant
69 articles favorables à la Hongrie, au moment où l’Europe semblait abandonner à son malheur ce peuple turbulent et déchu, suffi
70ondément magyars de sensibilité, bien que souvent européens de goûts et de curiosités, et dont Michel Babits est aujourd’hui le c
71 ces sœurs des Tziganes ! Les Tziganes vinrent en Europe conduits par le noir Duc d’Égypte ; aussi les nomma-t-on gypsies. Pou
72y sentir au bout d’un monde, au bord extrême de l’Europe. Je ne sais quel hasard a voulu que j’y entende, un soir, une auditio
30 1932, Le Paysan du Danube. La lenteur des choses — Châteaux en Prusse
73ructeur parmi toutes les demeures seigneuriales d’Europe, aux fins de réunir les éléments les plus confortables des diverses a
74n, non de la considération. Et tout le reste de l’Europe bourgeoise fait nouveau riche, en regard de cette seule classe qui ne
75smarck, coupées de tous liens politiques avec une Europe bourgeoise, résignée à laisser ce monde aux Juifs, puisque tout est p
76e de colonisateurs, dominant sur ces marches de l’Europe depuis des siècles, mais séculairement menacés par l’Asie : ils lui r
77ndement dans cet Ordre du Sacrifice auquel rêve l’Europe, qu’elle redoute encore, mais qui forge sa loi au secret de son déses
31 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
78 ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, et ne peut maintenir cette apparence de règne qu’en confondant scand
79leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe 3 ». L’on voit des von Papen, délégués par l’industrie lourde au gouv
32 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
80un Eugen Rosenstock — l’historien des Révolutions européennes — dans le domaine du service civil et des camps de travailleurs. Mais
33 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
81poque qui a vu les frontières et les peuples de l’Europe bouleversés ; les régimes choir ; le Plan Quinquennal s’édifier sur l
82t ; l’Amérique s’enrichir au-delà de toute raison européenne, puis s’affoler, entrer en décadence, et rêver à son tour une révolut
83 les Éditions du Cavalier poursuivent une enquête européenne sous ce titre significatif : « Les Mœurs et l’Esprit des nations 41. 
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
84u flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
85 L’ironie Lorsque je vois de toutes parts, en Europe, à travers la confusion des doctrines, reparaître les traits ironique
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
86’autant moins indifférents que notre sort à tous, Européens, y est engagé. À vrai dire, il est malaisé de faire la part, dans ce
37 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
87e la masse ou du groupe qui domine la moitié de l’Europe, n’a pas d’origine plus certaine que ce renversement de l’individuali
38 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
88n, sous Henri IV, dans le domaine de la politique européenne, fut l’œuvre personnelle des Réformés. Le « grand dessein » qu’avait
89aire de la France la première organisatrice d’une Europe fédéralisée. Mais le virus qu’un Mazarin, un Concini ou un Ubaldini (
39 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
90France se voit à peu près seule à défendre dans l’Europe d’aujourd’hui ? Dictature de la Liberté f, proclamera la suite de La
91s et théocratiques » qui montent à l’assaut d’une Europe décadente, il ajoutait ces quelques phrases d’une sobre grandeur : E
92t pas notre faute si, pour sauver l’Occident et l’Europe, nous devons d’abord, aujourd’hui, nous appuyer sur la France. Il ne
40 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
93u flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands panneaux-réclame qui parlent un langage clair. Jamais il ne
41 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
94sible. C’est le principe de cet activisme que les Européens trouvent commode de nommer « américain ». 3° L’hérésie de la synthèse
42 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Comment rompre ?
95 ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, et ne peut maintenir cette apparence de règne qu’en confondant scand
96leur profit « la primauté du Christ et celle de l’Europe »26. L’on voit des von Papen, délégués par l’industrie lourde au gouv
43 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
97e où, pour la première fois, dans l’histoire de l’Europe, la passion unitaire se donna libre cours. L’ancêtre du fascisme, c’e
44 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
98s les personnes averties de l’état politique de l’Europe ; cela ne paraîtra pas même un comble, mais sera tenu pour un rien et
99ces et de police. Nous connaissons une jeunesse d’Europe qui n’a pas attendu pour vivre la permission du marxisme orthodoxe. N
100’Angleterre. Est-ce l’avènement d’un nouvel Ordre européen ?59 Aventures ? La révolution n’est pas une aventure. Elle est
45 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
101comment se situe la Réforme dans l’évolution de l’Europe, et quel principe central elle doit y incarner, de nos jours sans dou
102r les relations politiques. Toute l’histoire de l’Europe serait à refaire à partir de cette constatation : que les formes et s
103 IV, conçut le « Grand Dessein » d’une fédération européenne ? Certes, les historiens attribuent à ces faits des causes politiques
104 en plein cœur de l’actuel. Comment situer dans l’Europe d’aujourd’hui les positions civiques de la Réforme et sa morale perso
105 longuement. » Il me semble que le spectacle de l’Europe contemporaine donne raison au Réformateur. Et je ne crois pas être in
106 tenté de situer la Réforme dans l’évolution de l’Europe, puis dans les conflits actuels. J’ai essayé de vous montrer que sa d
46 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
107e possède une tradition révolutionnaire unique en Europe, tradition qui a ses ancêtres et ses idéologues, ses annales et ses d
108t patriotes ; fédéralistes dans le plan politique européen, et personnalistes dans le plan moral, ils occupent une position orig
47 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
109épit de toute dignité humaine et de toute réalité européenne et mondiale. Si vous aimez ça, restez dedans. Mais alors, ne vous pla
48 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
110 ? Ne seront-ils pas la race de fer qui sauvera l’Europe menacée par tous les peuples de couleur ? Aux dernières pages, nous v
49 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
111 bohème prolétarienne. Le spectacle de la culture européenne, depuis la guerre, nous enseigne deux grandes vérités empiriques : d’
112 des principales tendances qui s’affirment dans l’Europe d’aujourd’hui. Ce projet positif présente un gros défaut pratique : i
50 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
113e fringale d’expérience qu’il promena par toute l’Europe, et peut-être même chez les Turcs, le rendit attentif à tant de phéno
51 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
114e. — Inutile d’ajouter que le salut temporel de l’Europe dépend de sa faculté d’opérer de telles distinctions.
52 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
115unesse française se doit de donner en exemple à l’Europe. 27. Et aussi sur M. de la Rocque. 28. Par exemple un essai de fr
53 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
116 guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, avec une sincérité que je ne puis mettre en doute, mai
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
117d, et fonder sur cette condamnation une politique européenne, c’est à peu près aussi intelligent que de se déclarer l’adversaire d
55 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
118 je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l’extérieur,
119tuelle. III. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c
120ècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c’est de lui opposer le génie de la liberté. Saint-Just. L’on pour
121 ou un nom contemporains.   1. Temps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu
122mps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles, et celles qui s
123finissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d
124ur d’une famine que les plus grandes nations de l’Europe moderne ont découvert le sens de leur histoire et l’avenir de leur gé
125 à la montée de la conscience individuelle dans l’Europe du xvie siècle. Mais elle agit en sens inverse. Elle agit tout d’abo
126ui sont tout à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les pla
127enir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répéter. Est-ce
128nts sacrés à l’Est. Pour le présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre avec un maximum
56 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
129uestions que la France se doit de résoudre pour l’Europe, et de les poser sous la forme concrète d’une série de tensions qu’il
57 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
130épit de toute dignité humaine et de toute réalité européenne et mondiale. Si vous aimez ça, restez dedans. Mais alors, ne vous pla
131e puissant mouvement panafricain, si mal connu en Europe ; il y a l’Allemagne qui dresse toute sa jeunesse au service de l’Éta
58 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
132re progrès. Que si les staliniens de Commune ou d’Europe, comme c’est l’usage, ne répondent que par des injures à mes observat
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Manifeste au service du personnalisme par Emmanuel Mounier (octobre 1936)
133’Esprit les notions de minimum vital intérieur et européen, de service civil (appelé ici service public), d’entreprise (et non p
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
134c’est désespérer de la France et de sa mission en Europe ; et ce serait pour nous désespérer de nos positions les plus fondame
135l faire autre chose que du fascisme ? Regardons l’Europe d’après-guerre. Lénine fonde un régime marxiste, qui aboutit en quelq
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
136onstitue pratiquement un frein pour la révolution européenne. C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dé
137 C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dépassement de l’étatisme centralisateur. Tant que ce dépas
138de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement ave
62 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
139siècle, cet idéal est installé dans la conscience européenne. Quels que soient les régimes ou les coutumes que l’on prolonge, c’es
63 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
140n d’avoir conquis la majorité du clergé. Jamais l’Europe catholique n’a connu l’espèce d’unité que certaine polémique primaire
141e, mais bien de son empire réel sur la conscience européenne, cette décadence me paraît se traduire, ou se trahir, par la décadenc
64 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Décadence des lieux communs
142e encore et convention admise par tous les clercs européens. On ne saurait en dire autant du langage de nos bons écrivains. Car n
143ent lieu de conscience commune aux grandes masses européennes, quel que soit leur régime politique. Ainsi la mesure n’est plus cett
65 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Tentatives de restauration d’une commune mesure
144élites, entre les classes, entre les nations de l’Europe, entre les hommes d’une même nation, entre les actes de chaque homme
66 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
145nt les intellectuels, on se ferait une image de l’Europe telle que l’URSS se trouverait située entre la France et l’Allemagne.
67 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Leçon des dictatures
146 je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l’extérieur
68 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
147 XIVL’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c
148ècle Je ne connais qu’un moyen de résister à l’Europe, c’est de lui opposer le génie de la liberté. Saint-Just. (Discours
149 ou un nom contemporains. ⁂ 1° Temps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu
150mps et lieux : l’Europe d’aujourd’hui. Dans cette Europe, deux espèces de nations : celles qu’on dit vieilles et celles qui se
151finissent l’atmosphère des nations rajeunies de l’Europe. Elles n’ont plus de liberté, mais du travail. Elles s’en plaignent d
152nsation qui en tiendrons lieu pour un temps. Si l’Europe d’aujourd’hui est divisée en nations « rajeunies » et nations vieille
153 à la montée de la conscience individuelle dans l’Europe du xvie siècle. Mais elle agit en sens inverse. Elle agit tout d’abo
154ui sont tout à la fois politiques et culturels. L’Europe des religions nouvelles nous met au défi de résoudre sur tous les pla
155enir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répéter. Est-ce
156nts sacrés à l’Est. Pour le présent, notre devoir européen est d’exercer la vocation de vérité qui est la nôtre, avec un maximum
69 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
157mps ! S’ils ne menaçaient pas d’étendre à toute l’Europe leur règne matériel, je ne perdrais pas ma peine à définir l’erreur f
158l, qu’un no man’s land. Pareillement, les armées européennes qui sont toutes organisées pour l’offensive et l’agression sont au se
159s seront impuissants à restaurer le prestige de l’Europe, qui tenait à l’esprit créateur de ses élites intellectuelles. Si nou
160ve défini très simplement le but de la révolution européenne : ramener le centre de toutes choses politiques au centre de l’homme
70 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
161 Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)aa On se souvient de la guerre des Balkans. Elle écl
162e ce brillant tableau des vices de l’aristocratie européenne qu’une telle classe est la vraie responsable du cafouillage de 1914.
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
163Runde). Nietzsche tente de surmonter le nihilisme européen (résultant de la « mort de Dieu ») par la pensée du Retour éternel. M
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
164caractérise non seulement notre rôle politique en Europe, mais encore notre mentalité par rapport aux pays voisins. Or il faut
165t au surplus le droit de faire la leçon à toute l’Europe dans les leaders de nos journaux. Et cela ne contribue guère à nous d
166e, jouer un rôle de premier plan dans l’équilibre européen. Et quand bien même il serait démontré que la Suisse ne peut plus pré
167éfense des intérêts économiques, c’est la réalité européenne de la Suisse qu’on perd de vue. On l’a senti à l’occasion des sanctio
168enser notre neutralité dans le cadre nouveau de l’Europe. Il est fatal que ces dilemmes se multiplient à l’avenir. Le fameux é
169 à l’avenir. Le fameux équilibre stratégique de l’Europe qu’on a coutume d’invoquer pour justifier l’espèce d’exterritorialité
170oportions nouvelles des mystiques qui régissent l’Europe d’aujourd’hui. Notre chance et nos risques sont là.   Rien ne me para
171ouvelle ; elle constitue l’apport spécifique de l’Europe à l’humanité. C’est autour d’elle et grâce à elle que l’Occident s’es
172n de la Suisse peut être définie à l’échelle de l’Europe : la Suisse doit être la gardienne de ce principe central, fédératif 
173e celui de la Croix-Rouge, gardiens de ce qui est européen et commun à toutes les nations ; étant eux-mêmes dans la mesure où il
174semble, — voilà les Suisses, grands Portiers de l’Europe, et mainteneurs de ses communes mesures. Qu’on ne voie pas là je ne s
175isse peut et doit maintenant revendiquer face à l’Europe son droit à la neutralité. Elle n’est réellement intangible que parce
176le est l’expérience témoin, l’annonciatrice d’une Europe fédérée dont elle prouve la réalité en assemblant dans un État nos tr
177e mission qui justifie en même temps notre statut européen de neutralité, et notre statut intérieur de confédération de cantons,
178r au nom d’une vocation bien définie et de portée européenne. Quand nos journaux font la leçon à Léon Blum, ce n’est pas — comme c
179ue nous étions seuls à juger dans une perspective européenne. (Nos trois cultures nous y préparaient, nous y contraignaient même e
180ns. Et ce ne peut être qu’au nom de l’avenir de l’Europe, puisque c’est cela que nous sommes dès maintenant. 2. — La culture.
181t peut-être future et finale, des diversités de l’Europe, symbolisées par nos trois langues, nos deux religions, nos vingt-cin
182at perpétuel, exaltant, le battement du cœur de l’Europe. Vouloir créer une « culture suisse », ce serait trahir notre mission
183pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-dessus un Gottfried Keller et un Ramuz. Ceux-là
184 un Gottfried Keller et un Ramuz. Ceux-là ne sont Européens que parce qu’ils sont d’abord, et génialement, Suisse allemand et Vau
185e , la Suisse réapparaît sur la grande scène de l’Europe. De Genève, c’est une autre « école suisse » qui domine les lettres f
186ar le moyen de la Suisse, une assez belle culture européenne77. Je ne vois pas pourquoi nous douterions d’une tradition que tout n
187ouvons être les moyens de la grandeur future de l’Europe. (Il y a là plus qu’un calembour, soit dit pour essayer de rassurer c
188e, devient la pire des imprudences au milieu de l’Europe fasciste. Notre instruction publique très développée à tous les degré
189 cherche à se mettre au pas des grandes économies européennes, mais de la manière la plus fatale à ce fédéralisme tant vanté. Autan
190conscience de cette mission, et le grand air de l’Europe et du monde reviendra vivifier nos pays. Il y aura de nouveau du jeu,
73 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
191, à la grande tension spirituelle dans laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur. Tension dont le débat du libre arbitr
74 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
192 est permis de croire qu’elle exprime la vocation européenne des Suisses français dans l’ordre de l’esprit. 3. Éditions des Cahi
75 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
193 cette grande tension spirituelle dans laquelle l’Europe a puisé son dynamisme créateur : l’opposition du témoin responsable e
76 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
194lma Lagerlöf est la seule femme de la littérature européenne dont le génie ait eu la force de recréer un pays tout entier, avec se
77 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
195t local. L’articulation des diverses régions de l’Europe était la meilleure sauvegarde contre les famines locales. Développé e
196au matériel général et fondement économique d’une Europe fédérée. Mais dès le début, l’initiative individuelle extrêmement vig
197ue se faisant trop fortement sentir sur le marché européen, le libre-échangisme ne peut en effet jouer qu’à l’intérieur d’empire
198a largement contribué à la dissolution de l’unité européenne en ces morceaux d’Empire romain que sont les États-nations, incapable
78 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
199s de ce premier mois, les camps se sont formés en Europe : la Russie est pour le gouvernement, l’Allemagne et l’Italie pour le
200ée. D’ailleurs, sans compter que la division de l’Europe en fascistes et communistes est une des plus lourdes farces de l’Hist
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
201ir posé sur l’horizon, un peu au delà des limites européennes, dans une espèce de terrain vague de la civilisation de l’Occident, p
80 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
202nnable » qu’on donne en exemple aux barbares de l’Europe centrale. Le peuple qui sait calculer, faire son budget, bourrer le b
203n guerre. C’est tout le problème de la révolution européenne. 15 octobre 1934 Pendant tout ce qui précède, on a terminé les
204ne et qu’elle appelle. Toutes les nostalgies de l’Europe, tous les faux apaisements qu’elle leur donne et dont elle se plaint
81 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
205airs et chaotiques de la Ceinture qu’on rejoint l’Europe d’aujourd’hui. 10 juillet 1935 Toutes les radios du bloc par le
206té. Le chrétien est impie en Asie, le musulman en Europe, le papiste à Londres, le calviniste à Paris, le janséniste au haut d
207ste est l’ennemi public en URSS, le communiste en Europe, le fasciste à Londres, le libéral à Nuremberg, le « national » place
82 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
208tte aide que dans la mesure où nous sommes pour l’Europe quelque chose dont elle a besoin ; cette chose unique, irremplaçable 
209ente et qui incarne le seul avenir possible d’une Europe pacifique. Si nous restons cela, si nous prenons conscience tout à no
210en définie dont nous sommes responsables devant l’Europe. ⁂ Et alors, va-t-on dire, vous êtes contre l’armée ? Je serais contr
211enant nous sommes assez forts moralement devant l’Europe, pour pouvoir nous passer d’une armée. Ce n’est pas le cas. Mais il n
212seudoreligion totalitaire triomphe aujourd’hui en Europe, c’est que nous avons laissé les peuples sans commune mesure spiritue
213s les trois dictateurs qui font les gros yeux à l’Europe, se proclament tous les trois infaillibles, je ne crois pas manquer a
83 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
214, probablement sans précédent dans notre histoire européenne. Quant au mariage, il fut proprement balayé durant la période des Sov
215 Alors le cycle de l’amour courtois sera fermé. L’Europe de la passion aura vécu. Un Occident nouveau, imprévisible, naîtra da
84 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
216 peuvent établir. ⁂ Les Orientaux caractérisent l’Europe par l’importance qu’elle donne aux forces passionnelles. Ils y voient
217 source de cet aspect le plus réel de l’activisme européen une sorte de tempérament continental ? Ou quelque influence indirecte
218x-chrétiens (c’est-à-dire créateurs) du dynamisme européen, sont orientés par une volonté exactement contraire à celle de passio
219omme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Europe succombe à son mauvais génie, ce sera pour avoir trop longtemps culti
220s de les surmonter. Par exemple, il se peut que l’Europe, après une crise totalitaire, (et supposé qu’elle n’y succombe point)
85 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
221és en 1938. 1. Caractérisez l’état politique de l’Europe en 1938. — Les Démocraties de l’Ouest avaient fondé leur paix sur deu
222cations hitlériennes ? — Les dictateurs du Centre européen furent les premiers à s’apercevoir du paradoxe politique que nous ven
223 (guerre limitée). 5. Quelle fut la réaction de l’Europe ? — L’opinion démocratique apparut désorientée par cette exigence pur
224scurément, ruineuse pour l’avenir confédéral de l’Europe. Hitler comprit que son heure n’était pas encore venue. Il se vit con
86 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
225ussie rouge dans toute la presse qu’il possède en Europe, le fait vraiment au nom de l’Évangile ? Et je me demande si cet ordr
87 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
226berté. Mon premier livre dit assez mon amour de l’Europe centrale ; et mon deuxième, l’idée que je me fais des régimes totalit
227u au régime de Weimar. Il n’y a sans doute pas en Europe de classe plus indifférente à la vie politique, plus passive vis-à-vi
228e viens de parler se confond presque avec le type européen du libéral. Il en est d’autres (on le prétend), qui sont devenus marx
229 les clauses du Diktat, l’état démographique de l’Europe centrale, le rôle des camps de travail dans la création d’une éthique
230 guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, avec une sincérité que je ne puis mettre en doute, mai
231e temps, celle qui s’impose déjà à la moitié de l’Europe, et qui demain la dominera ? Si le régime totalitaire est le châtimen
232régime totalitaire est le châtiment qu’a mérité l’Europe, si plus rien ne peut s’opposer à son triomphe tôt ou tard, il nous f
88 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
233 et socialisme) d’une maladie aussi vieille que l’Europe, et qui est sa P. G. politique. Ainsi l’État devient l’expression uni
234ses avant 1933, les circonstances politiques de l’Europe, le Traité de Versailles, la décomposition des gauches, le double jeu
89 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
235stituent pratiquement un frein pour la révolution européenne. C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dé
236 C’est de la part de ceux qui l’inventèrent que l’Europe attend le dépassement de l’étatisme centralisateur. Tant que ce dépas
237de nos libertés civiques à venir, mais de la paix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement ave
90 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
238s commencent à se situer. Les grandes masses de l’Europe, les grandes lignes de la guerre, et çà et là, dans nos frontières, d
91 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Billet d’aller et retour (décembre 1939)
239is jours plus tard, dans une grande gare de cette Europe qui ne sait plus répondre aux menaces que par l’extinction des lumièr
240conceptions de « l’ordre » qui se partagent notre Europe : harmonie intérieure ou uniformité géométrique et militaire — fédéra
241plificateurs. Les petits peuples protestants de l’Europe ont réalisé ce miracle de l’équilibre entre l’un et le divers. Ils on
92 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Le bon vieux temps présent (20 mars 1939)
242Hradschin. » Après Vienne, avec Prague, c’est une Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous
243vec Prague, c’est une Europe qui vient de mourir. Europe du sentiment, patrie de nostalgie de tous ceux qu’a touchés le Romant
244rente-neuf, les derniers jours du bon vieux temps européen. Jours de sursis d’une liberté dont nous avions à peine conscience, p
93 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Une simple question de mots (24 avril 1939)
245ces querelles de ménage que se font les nations d’Europe, il s’agit moins d’humeurs que de lexiques incompatibles, Ainsi du di
94 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
246ux du moins qui osaient la vivre avec lucidité. L’Europe a connu des paniques et des nuits plus terribles que les nôtres, au l
95 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
247i enfin qu’un grand empire réalise au milieu de l’Europe la plus inquiétante synthèse de religiosité, de politique, de rêve et
96 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
248le mondiale, le drame de la Diète de Stans. Notre Europe trouvera-t-elle son pacificateur ? Le mérite-t-elle encore ? Saura-t-
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
249-être ? 2.Le mythe Il existe un grand mythe européen de l’adultère : le Roman de Tristan et Iseut. Au travers du désordre
250ersistance nous invite à porter sur l’avenir de l’Europe un jugement très pessimiste. Marquons ici une incidence qui méritera
251 amour vrai. La grande trouvaille des poètes de l’Europe, ce qui les distingue avant tout dans la littérature mondiale, ce qui
252qui exprime le plus profondément l’obsession de l’Européen : connaître à travers la douleur, c’est le secret du mythe de Tristan
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
253 encore moins sa localisation dans notre histoire européenne… L’antiquité n’a rien connu de semblable à l’amour de Tristan et d’Is
254les Celtes avaient conquis une grande partie de l’Europe actuelle. Venus du sud-ouest de la Germanie et du nord-est de la Fran
255et hindouistes avec la religion fondamentale de l’Europe. De l’Inde aux rives de l’Atlantique, nous retrouvons exprimé, dans l
256d’ailleurs à quel point le celtisme originel de l’Europe a survécu à la conquête romaine et aux invasions germaniques. « Les G
257s justement par les clercs — qui évangélisèrent l’Europe, et la rappelèrent au culte des lettres. Et ceci nous amène aux abord
258 : Troubadours et Cathares Que toute la poésie européenne soit issue de la poésie des troubadours au xiie siècle, c’est ce don
259lainte, et une belle qui toujours dit non. »23 L’Europe n’a pas connu de poésie plus profondément rhétorique : non seulement
260usqu’à l’Espagne, pour rayonner de là sur toute l’Europe. Dans le même temps, d’autres mouvements hétérodoxes agitent le peupl
261récédents. C’est au xiie siècle que s’atteste en Europe une modification radicale du jeu d’échecs, originaire de l’Inde. Au l
262badours et fait leur gloire mondaine dans toute l’Europe. Or nous voyons cette religion de l’amour ennoblissant célébrée par l
263oc, une Italie du Nord, une Germanie rhénane, une Europe tout entière enfin, où les passions « religieuses » et la théologie n
264. De là, on peut suivre son progrès rapide vers l’Europe à travers une série de traductions en syriaque, en arabe, en latin, e
265ieux du génie celtique s’est incorporé à l’esprit européen. (Hubert, II, p. 336.) Ce « son particulier », que Bédier sut faire
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
266ure peut se vanter d’avoir agi sur les mœurs de l’Europe, c’est à coup sûr à notre mythe qu’elle le doit. D’une manière plus p
267e, les hérétiques répandus désormais dans toute l’Europe, où l’Église les traque, aient cessé de recourir à l’expression litté
268out, en 1348, la grande peste noire qui ravagea l’Europe : et voilà qui rappelle au poète que ses « qualités d’homme » le lien
269eprises, avec des variantes infinies, par toute l’Europe médiévale. Les fabliaux annoncent le roman comique, qui annonce le ro
270 même étendue que l’influence des troubadours : l’Europe entière. Les Minnesänger (chanteurs de l’Amour) en Allemagne sont nou
271ns l’évolution du mythe à travers l’histoire de l’Europe. 11. Phèdre, ou le mythe « puni » Le thème de la mort est écart
272ique de la Révolution, de la Terreur, des guerres européennes, certains aveux deviennent possibles, certaines souffrances osent enf
273poléon à peine vaincu, voici l’envahissement de l’Europe par une plus insidieuse tyrannie. Jusqu’au jour où Wagner, d’un seul
274naux de l’Inquisition, puis envahir la conscience européenne, même orthodoxe, et par une sorte d’ironie, donner sa rhétorique pass
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Amour et guerre
275ormations de tous ordres survenues entre-temps en Europe, et à l’encontre des intérêts réels les plus urgents. C’est ici que s
276 de 1804-1814, Russes de 1812, Allemands de 1813, Europe de 1814, et comporta alors ces manifestations glorieuses et puissante
277ode coloniale, la dernière « paix » méritée par l’Europe. On a marqué plus haut (livre IV, chap. xix) que cette période, du po
278assions, mais une sorte d’immense castration de l’Europe. c) La guerre totale suppose la destruction de toutes les formes con
279relâchement des liens sociaux. La première guerre européenne fut le jugement d’un monde qui avait cru pouvoir abandonner les forme