1 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
1 ces idolâtres, ces fétichistes, à leur parler de Luther et de la Vierge de Lourdes, à leur révéler les culottes de chez Esder
2culottes de chez Esders. » N’insistons pas sur ce Luther prêché par nos missions (c’est si vraisemblable !) mais un normalien
2 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
3arer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à Luther, à Calvin. Tous les autres paraissent petits à côté de lui. La questi
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
4t l’essence de sa « réforme » et de sa nouveauté. Luther disait : « Je ne puis autrement. » Gide, lui, se préoccupe sans cesse
4 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
5. Comment des gens qui se réclament de Calvin, de Luther, c’est-à-dire de contempteurs absolus des mérites humains, pourraient
5 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
6pourvue de complaisance, du « pecca fortiter » de Luther. Pour qui n’aurait pas lu d’autres ouvrages de Jouhandeau, les aphori
6 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
7inventeur, pas plus que Kierkegaard, pas plus que Luther et Calvin, pas plus que Paul ou Jérémie. Que cela suffise aussi à éca
8, s’il est bien tel que l’ont formulé un Paul, un Luther, un Calvin, ce sont alors ces appréciations toutes humaines qui trahi
7 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
9de la Parole de Dieu. Ainsi Barth rejoint Calvin, Luther, et au-delà, jusqu’à saint Paul, tous ceux qui ont su et connu ce que
8 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
10aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu’un « poète à t
11arer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à Luther, à Calvin. Tous les autres paraissent petits à côté de lui. La questi
9 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
12’unctio spiritualis des dévots… Mais plus près de Luther, aussi. Je me borne à citer In vino veritas 5. Non point que cet ouvr
10 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
13. Comment un homme qui se réclame de Calvin et de Luther, c’est-à-dire de contempteurs absolus des mérites humains, pourrait-i
11 1934, Politique de la Personne (1946). À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
14un personnalisme inspiré de la Réforme. Calvin ni Luther n’ont parlé de la personne en soi. Ils n’ont pas fait une théorie per
12 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
15ntinent à l’ascétisme puritain. On nous montre un Luther adipeux, et loin de revenir sur le premier jugement, on fait de cette
13 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
16p sûr, que de rééditer des calomnies usées sur un Luther qu’on n’a jamais lu ; l’introduction de cette anthologie contient, à
17contient, à cet égard, de navrantes divagations ; Luther ancêtre du racisme, par exemple !
14 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
18ndre manifestes à tous, et qu’il exprimait, comme Luther, dans un allemand populaire et grossier30. Il faut se méfier de la gl
15 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
19idemment déconcerté. Ce préjugé consiste à rendre Luther responsable d’une scission dans la culture et la spiritualité alleman
20 jeune Marx, on ne voit pas du tout le passage de Luther à Boehme, ce défenseur du libre arbitre persécuté par les pasteurs. E
21rs. Et d’autre part, on sait quels liens unissent Luther à Maître Eckhart, et surtout à son cher Tauler, dont il cite constamm
16 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
22Empire romain, ce n’est pas au nom d’un parti que Luther et Calvin déclenchent la plus grande révolution occidentale, — c’est
23ous ne sommes pas tous des Jérémie, des Paul, des Luther, des Calvin, ni même des Kagawa, ni même des salutistes, — pour ne ri
17 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
24 d’avec ce qui ne l’était pas ? » La Réforme, par Luther et Calvin, répond : non, Dieu seul connaît ce qui est de Dieu. Pour n
18 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
25étienne — « chose inquiète, inquiétante », disait Luther — il a voulu poser honnêtement la question tragique et réelle du dout
19 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Sur le déclin du Moyen Âge
26stentielle des fins dernières. La protestation de Luther contre la cour de Léon X se traduit sur le plan culturel par la subst
27ée une mesure en se mettant au service de la foi. Luther à Worms et à Augsbourg, voilà le clerc, le fanatique de la plus haute
28 comme un arc par la passion de servir l’Éternel, Luther dira, d’un tour proverbial : « Voilà un écrit qui a des pieds et des
20 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
29mille ». (On dit aussi, pour la rime sans doute : Luther précurseur de Hitler !) Mais on oublie peut-être que Nietzsche a cond
21 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
30 Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)w
31pos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)w Luther inconnu Dire qu’on ignore Luther en France serait exagérer, mais d
32l 1937)w Luther inconnu Dire qu’on ignore Luther en France serait exagérer, mais dans le sens contraire de celui qu’on
33s, moins exigeants, n’hésitent pas à soutenir que Luther fut un démagogue, un exploiteur de l’éternel ressentiment de la race
34ffonnerie jusqu’à cet excès grandiose d’assimiler Luther et M. Hitler, par goût de la rime sans doute. Pour l’opinion moyenne
35de la rime sans doute. Pour l’opinion moyenne sur Luther, je crois que la phrase suivante en donne une juste idée : « En somme
36 donne une juste idée : « En somme, qu’est-ce que Luther ? Un moine qui a voulu se marier. » J’extrais cette déclaration du li
37rance ou la méconnaissance courantes à l’égard de Luther, jointes aux diverses calomnies recueillies par des biographes amateu
38 la culture générale. Car, ignorer ou méconnaître Luther, c’est ignorer ou méconnaître un des deux ou trois moments décisifs d
39dont le débat du libre arbitre, opposant Érasme à Luther, permet de définir symboliquement les pôles : pensée « pure » et pens
40ussi, de la Réforme, et de l’effort dogmatique de Luther68. On croit d’abord à un pamphlet, encore que son volume matériel so
41ste et du sceptique que se vantait d’être Érasme, Luther en vient, de proche en proche, à ressaisir et reposer avec puissance
42plus rien de « difficile » dans les assertions de Luther, ni dans sa négation joyeuse du libre arbitre. Ses coups violents n’é
43s les protestants qui jugent encore que Calvin et Luther ont fait leur temps, — que dire de Paul bien plus ancien ! — tous ceu
44sthétique, ces qualités sont assez rares, et chez Luther assez flagrantes, pour qu’un lecteur qui refuse l’essentiel soit tout
45que, qui n’est pas proprement luthérien, mais que Luther est obligé d’utiliser pour débrouiller et supprimer les faux problème
46termes. C’est à Érasme en tant que théologien que Luther s’applique à répondre, et c’est même la plus dure ironie, — quoique i
47, non plus en philosophe ou en métaphysicien, que Luther nie le libre arbitre. Ceci pourrait suffire, et doit suffire en droit
48e je sais inévitable, qui consiste à affirmer que Luther est « déterministe ». Mais le sérieux théologique est chose trop rare
49 Kierkegaard. Une conscience moderne. — Selon Luther, nous n’avons aucune liberté, car en réalité, Dieu a tout prévu, et r
50t prévu, et rien n’arrive que selon sa prévision. Luther ne pose pas seulement l’omnipotence, mais l’omniscience et la prescie
51 Christ lui-même, — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à de sérieuses objections. Et la démonstration pure
52blir pour le chrétien la vérité d’un paradoxe que Luther n’a pas inventé, mais qui est au cœur même de l’Évangile. L’apôtre Pa
53ance de soi-même et de la connaissance de la foi. Luther insiste sur cet « extrêmisme » évangélique, que les Sophistes n’étaie
54râce que Dieu nous fait. Toute l’argumentation de Luther vise le moment de la décision, et néglige les moyens termes où voulai
55ien. Et tout est clair lorsque l’on a compris que Luther ne nie pas du tout notre faculté de vouloir, mais nie seulement qu’el
56 yeux de la raison, — cette folle comme le répète Luther, — ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple abs
57e paraît correspondre, terme à terme, à celui que Luther et Paul, — et l’Évangile, — posent à notre foi. C’est qu’il a poussé,
58— posent à notre foi. C’est qu’il a poussé, comme Luther, jusqu’aux extrêmes limites de l’homme, jusqu’aux questions dernières
22 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Luther contre Érasme (19 juin 1937)
59 Luther contre Érasme (19 juin 1937)n Que sait-on de Luther en France ? Qu
60r contre Érasme (19 juin 1937)n Que sait-on de Luther en France ? Qu’il rompu l’unité de l’Église. Mais dans quelles circon
61cès : l’acte d’accusation du clerc actif qu’était Luther, contre le clerc « désintéressé » que croyait pouvoir être Érasme. El
62plus servi qu’on ne l’a servie… L’intervention de Luther en personne va-t-elle changer une fois de plus la face des choses ? À
63sthétique, ces qualités sont assez rares, et chez Luther assez flagrantes, pour qu’un lecteur qui refuse l’essentiel — c’est-à
64r qui refuse l’essentiel — c’est-à-dire la foi de Luther — soit tout de même attiré et subjugué par le style, par le ton de l’
65fondamentales de la Réforme sont ici reposées par Luther : justification par la foi, qui est don gratuit et œuvre de Dieu seul
66s seulement, pour écarter le pire malentendu, que Luther ne nie pas du tout la réalité de notre volonté. Il nie seulement que
67e aboutit à un paradoxe tout semblable à celui de Luther : la liberté est à ses yeux dans la connaissance virile d’une nécessi
68s visage du Retour éternel de toutes choses. Pour Luther, elle est au contraire la Providence, la personne même de Dieu, étern
69is le choix est-il libre ? On retombe au débat de Luther et d’Érasme. Le trop prudent humaniste eût-il saisi dans son sérieux
23 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
70me religieux du Brand d’Ibsen, de Kierkegaard, de Luther. Et à côté du fanatique, voici Charlotte, avec sa piété sobre et son
24 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
71ord les pasteurs qui refusaient le célibat ; puis Luther et Calvin, tous deux mariés ; puis les Pères pour avoir loué le maria
25 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
72éger, comment ne point songer à la piété du jeune Luther, et à ce drame de Wittemberg dont la Réforme devait sortir ? Rappelez
73jeûnes, veilles, oraisons, sueurs…  Et plus tard Luther ajoute : Mais mon cœur tremblait et s’agitait en songeant comment il
74i les critiques catholiques modernes reprochent à Luther d’avoir « manqué de discrétion » dans ses pratiques. Mais ce reproche
75auler, et par eux, de Maître Eckhart. On sait que Luther, de son côté, fut assez fortement influencé par ces mêmes doctrines.
76olumes ouverts, sur une abondance de citations de Luther, de Zwingle, de Vadian, de Bullinger, d’Œcolampade, unanimes à revend
77r.) Il y aurait lieu de citer enfin le libelle de Luther sur la « vision des épées », que Nicolas avait fait peindre au mur de
78 Nicolas avait fait peindre au mur de sa cellule. Luther l’interprétait comme une prophétie contre le Pape, dont la tête, dans
26 1939, La Vie protestante, articles (1938–1978). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
79 attestation plus décisive encore, voici celle de Luther en personne. Il écrit dans une lettre à Speratus : « Joignez le frère
27 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Passion et mystique
80in », celui-là va au Diable, disait énergiquement Luther.) Ils pressentent que la Nuit est un mystère du Jour, dont le Jour se
28 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe dans la littérature
81kfeldt, Weigel, les Anabaptistes, les Mennonites… Luther, Calvin et Zwingli combattirent ces dissidents avec une violence qui
29 1939, L’Amour et l’Occident (1972). L’amour action, ou de la fidélité
82ord les pasteurs qui refusaient le célibat ; puis Luther et Calvin, tous deux mariés ; puis les Pères pour avoir loué le maria
30 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
83s encore, nous affirment que l’hitlérisme sort de Luther. Certains d’entre eux nuancent leur jugement. Le cliché reste. Je voi
84 quelles erreurs politiques l’on peut reprocher à Luther, avec 400 ans de recul. Je vois bien que, sur le papier l’on peut déd
85ur le papier l’on peut déduire de ces erreurs que Luther conduit à Hitler : il suffit, pour y arriver, d’oublier quelques fait
86 en Bavière, pays catholique ; que la doctrine de Luther, là où elle a triomphé sans résistance notable, c’est-à-dire en Scand
87arisme russe, fort bien. Mais qu’on ne dise pas : Luther mène à Hitler. C’est une sottise et une mauvaise action, si l’on song
88onge que le pasteur Niemöller, vrai descendant de Luther, est en prison. 2. Les socialistes et beaucoup de démocrates affirmen
89ent les mêmes erreurs. 4. Si d’aucuns remontent à Luther, d’autres s’en vont chercher encore plus loin les racines de l’hitlér
90Staline… Tout cela est plus gênant à alléguer que Luther et les vieux Germains, parce que dans tout cela se trouvent impliquée
31 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). De Luther à Hitler (15 mars 1940)
91 De Luther à Hitler (15 mars 1940)c Nous n’avons plus le droit de nous trompe
92ys germaniques. Or l’erreur qui consiste à placer Luther au début d’une évolution dont Hitler serait le terme, ce n’est pas un
93d contre la Réforme : l’assimilation grossière de Luther à Hitler n’est évidemment pas destinée à diminuer le prestige du seco
94t sur l’Allemagne écrit que la nation éduquée par Luther « était prête à se donner à n’importe quel despote, pourvu qu’il fût
95ante contradiction. D’autre part, où prend-on que Luther ait formé l’Allemagne moderne ? Comment sa doctrine centrale de la ju
96c conduit au noir, le bien au mal, la foi pure de Luther à l’action pure d’Hitler. Mais c’est une douteuse méthode entre les m
97 non, le « germanisme éternel » existait-il avant Luther ? Oui ou non, l’axe Berlin-Rome passe-t-il par Rome, et non point par
98pondre franchement, je m’engage à reconnaître que Luther est coupable de n’avoir pas su, dans l’espace d’une vingtaine d’année
32 1940, Mission ou démission de la Suisse. Le protestantisme créateur de personnes
99es par les Pères de l’Église, des Apôtres jusqu’à Luther. Devant le danger, ils serrent les rangs. Ils se mettent à compter le
100un personnalisme inspiré de la Réforme. Calvin ni Luther n’ont parlé de la personne en soi. Ils n’ont pas fait une théorie per
33 1942, La Part du Diable (1982). Hitler ou l’alibi
101stater que depuis la fin du moyen âge, depuis que Luther lui jeta son encrier en pleine figure, à la Wartburg, nous n’avons pa
34 1944, Les Personnes du drame. Introduction
102les œuvres d’un Goethe, d’un Kierkegaard, ou d’un Luther, les données « personnelles » dont la mise en tension a pu produire l
103t naturel, c’est l’acte autorisant la doctrine de Luther. La lutte d’un créateur contre l’automatisme, de l’authenticité contr
104nin. Sans oublier d’ailleurs que, selon le mot de Luther, nous croyons jouer à la chasse quand, bien souvent, c’est nous qui s
35 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
105aux grands modèles apostoliques : à saint Paul, à Luther, mais pour se condamner. Il affirmait qu’il n’était qu’un poète à « t
36 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
106 5.Luther et la liberté de la personne Dire qu’on ignore Luther en France ser
107 et la liberté de la personne Dire qu’on ignore Luther en France serait exagérer, mais dans le sens contraire de celui qu’on
108s, moins exigeants, n’hésitent pas à soutenir que Luther fut un démagogue, un exploiteur de l’éternel ressentiment de la race
109ter à son germanisme originel certains défauts de Luther, on rapporte au luthéranisme tout ce qui choque dans l’Allemagne actu
110e qui choque dans l’Allemagne actuelle ; comme si Luther avait créé le germanisme. Comme s’il était l’ancêtre non de Niemöller
111, païen né catholique. Pour l’opinion moyenne sur Luther, je crois que la phrase suivante en donne une assez juste idée : « En
112 une assez juste idée : « En somme, qu’est-ce que Luther ? Un moine qui a voulu se marier »… L’ignorance ou la méconnaissance
113rance ou la méconnaissance courantes à l’égard de Luther, jointes aux diverses calomnies recueillies par des biographes amateu
114e la culture générale. Car ignorer ou méconnaître Luther, c’est ignorer ou méconnaître un des deux ou trois moments décisifs d
115dont le débat du libre arbitre, opposant Érasme à Luther, permet de définir symboliquement les pôles : pensée « pure » et pens
116ste et du sceptique que se vantait d’être Érasme, Luther en vient, de proche en proche, à ressaisir et reposer avec puissance
117plus rien de « difficile » dans les assertions de Luther, ni dans sa négation joyeuse du libre arbitre. Ses coups violents n’é
118s les protestants qui jugent encore que Calvin et Luther ont fait leur temps — que dire de Paul, bien plus ancien ! — tous ceu
119esthétique, ces qualités sont assez rares et chez Luther assez flagrantes, pour qu’un lecteur qui refuse l’essentiel soit tout
120stique, qui n’est pas du tout luthérien, mais que Luther est obligé d’utiliser pour débrouiller et supprimer les faux-problème
121termes. C’est à Érasme en tant que théologien que Luther s’applique à répondre ; et c’est même la plus dure ironie — quoique i
122e, non pas en philosophe ni en métaphysicien, que Luther nie le libre-arbitre. Ceci pourrait suffire, et doit suffire en droit
123e sais inévitable, et qui consiste à affirmer que Luther est « déterministe ». Mais le sérieux théologique est chose trop rare
124i. Kierkegaard. La Conscience moderne. — Selon Luther, nous n’avons aucune liberté car, en réalité, Dieu a tout prévu, et r
125t prévu, et rien n’arrive que selon sa prévision. Luther ne pose pas seulement l’omnipotence, mais l’omniscience et la préscie
126t Christ lui-même — il me paraît que l’opinion de Luther n’est pas sujette à de sérieuses objections. Et la démonstration pure
127blir pour le chrétien la vérité d’un paradoxe que Luther n’a pas inventé, mais qui est au cœur même de l’Évangile. L’apôtre Pa
128 la foi seule révèle la nature radicale du péché. Luther insiste sur cet extrémisme évangélique, que les Sophistes n’étaient q
129râce que Dieu nous fait. Toute l’argumentation de Luther vise le moment de la décision, et néglige les moyens termes où voulai
130èle. Et tout est clair lorsque l’on a compris que Luther ne nie pas du tout notre faculté psychologique de vouloir, mais nie s
131ette folle, cette fille publique, comme le répète Luther — ce que nous nommons ici un paradoxe demeure une pure et simple absu
132. Et qui ne se scandaliserait pas ? » Ainsi parle Luther lui-même, et c’est en lui l’homme naturel qui fait sa plainte. Mais i
133e sens de la vocation. La grandeur sans mesure de Luther, je la vois dans cette volonté de se réduire à un absurde aux yeux de
134e paraît correspondre, terme à terme, à celui que Luther et Paul posent ensemble à notre foi. C’est que Nietzsche a poussé com
135e à notre foi. C’est que Nietzsche a poussé comme Luther jusqu’aux extrêmes limites de l’homme, jusqu’aux questions dernières
136 nous propose d’adorer un Destin muet, tandis que Luther adore une Providence dont la Parole vivante s’est incarnée. Renversem
37 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
137t philosophique du Moyen Âge, que les réformes de Luther et de Calvin combattirent avec succès la Renaissance et inspirèrent u
38 1953, La Confédération helvétique. Le peuple et son histoire
138’État né : autant de traits qui le distinguent de Luther. Il se signala d’abord par ses prêches violents contre le mercenariat
139es réformes ecclésiastiques analogues à celles de Luther. Toute la population le soutenait, et lorsque l’Empereur, inquiet des
140n, mais de toute l’Allemagne du Sud. Par malheur, Luther refusa de s’entendre avec lui lors du Colloque de Marburg en 1529, et
39 1953, La Confédération helvétique. La vie religieuse
141e passer à Wittemberg : l’affichage des thèses de Luther. À cette époque, la Suisse alémanique détenait pour la Curie romaine
142le champ de bataille de Kappel. Beaucoup plus que Luther et que Calvin, Zwingli a donné sa forme et son esprit au protestantis
40 1953, La Confédération helvétique. Le peuple suisse et le monde
143alculateur, empirique et posé. L’opposition entre Luther et Zwingli résume tout cela : l’un génial, mystique, excessif, et dép
41 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
144aussi présent dans l’intestin d’un pou », déclare Luther — inaugurant ainsi la poésie moderne, sœur des sciences. Les « advers
42 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
145nes ? R. — Il est douteux que l’homme soit libre. Luther le nie énergiquement, et la cybernétique lui donne raison. Seules les
43 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — L’exploration de la matière
146aussi présent dans l’intestin d’un pou », déclare Luther — inaugurant ainsi la poésie moderne, sœur des sciences. Les « advers
44 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
147es en présence, en faveur de sa thèse 76. Calvin, Luther et Loyola sont de très grandes figures européennes, mais aucun n’a ja
45 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — L’Europe des adversaires de l’Empereur
148ne viennent point de ce qu’il y a eu des papes et Luther ; c’est une pauvre manière de considérer l’histoire que de l’attribue
46 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique
149 guerres et les miracles, étaient devenus, depuis Luther, leur véritable Antiquité. Du côté catholique, Chateaubriand avait br
150re européenne, à laquelle appartiennent Augustin, Luther et Voltaire, Thomas d’Aquin, Descartes et Kant, les empereurs médiéva
47 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
151lles théologiques de Nicée, de l’augustinisme, de Luther et du jansénisme. Je m’excuse de traiter par allusions rapides, peut-
48 1964, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il nous faut des hommes de synthèses (19-20 septembre 1964)
152lles théologiques de Nicée, de l’augustinisme, de Luther et du jansénisme. Je m’excuse de traiter par allusions rapides, peut-
49 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
153erne. On n’avait pas été moins conformiste depuis Luther dans la réinvention de l’orthodoxie. Jamais voix plus autoritaire apr
50 1965, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Que signifie pour vous la formule célèbre ‟Ecclesia reformata semper reformanda” ? » (29 octobre 1965)
154 Réforme ne s’est pas faite une fois pour toutes. Luther et Calvin n’ont pas été les premiers réformateurs de l’Église, et ne
155éformer. Seuls peuvent être fidèles à l’esprit de Luther et de Calvin un luthéranisme et un calvinisme continuellement repris
51 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
156Ligues, à la veille d’une guerre civile. Loué par Luther et Zwingli, béatifié par Rome, il réunissait toutes les ferveurs. (Si
157erne. On n’avait pas été moins conformiste depuis Luther dans la réinvention de l’orthodoxie. Jamais voix plus autoritaire apr
158e passer à Wittenberg : l’affichage des thèses de Luther. À cette époque, la Suisse alémanique détenait pour la curie romaine
52 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vingt langues, une littérature (mai 1967)
15939 seulement, par l’édit de Villers-Cotterêts, et Luther crée l’allemand littéraire à la même époque. Le norvégien, l’irlandai
53 1968, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Pour une morale de la vocation (1968)
160doute n’est pas la foi, ont répété bien avant moi Luther et Kierkegaard. Un théologien dira (et je me le dis aussi) : Si vous
54 1970, Le Cheminement des esprits. Champs d’activité — Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
161lles théologiques de Nicée, de l’augustinisme, de Luther et du jansénisme. Comment résoudre, ou du moins « approcher », comme
55 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
16239 seulement, par l’édit de Villers-Cotterêts, et Luther crée l’allemand littéraire à la même époque. Le norvégien, l’irlandai
56 1977, L’Avenir est notre affaire. Repartir de l’Homme — Les variétés de l’expérience communautaire
163, dont ils sont l’une des origines en Allemagne — Luther lecteur de Tauler et de Suso, et laudateur de leur disciple Nicolas d
57 1980, Cadmos, articles (1978–1986). Madame de Staël et « l’esprit européen » (été 1980)
164ne viennent point de ce qu’il y a eu des papes et Luther. C’est une pauvre manière de considérer l’histoire que de l’attribuer
58 1981, Cadmos, articles (1978–1986). L’apport culturel de l’Europe de l’Est (printemps 1981)
165’à 1453, répond dès le xvie le binôme Réforme de Luther dominant le Nord, les Allemagnes et la Scandinavie, et Réforme de Cal