1 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
1ons ? Prenons, à peu près au hasard, l’exemple de Marc, chapitre 16. De ce que l’ange qui apparaît au tombeau vide rassure l
2 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe de Tristan
2ristan et la princesse voguent vers les terres de Marc. En haute mer, le vent tombe, la chaleur est pesante. Ils ont soif. L
3ion qu’il a reçue du roi. Il conduit donc Iseut à Marc, malgré leur trahison. Brangien, substituée à Iseut par ruse, passera
4’une nouvelle ruse (scène du verger), il convainc Marc de son innocence et revient à la cour. Le nain Frocine, complice des
5ine, il sème de la « fleur de blé ». Tristan, que Marc a chargé d’une nouvelle mission, veut rejoindre une dernière fois son
6 qu’il a reçue à la jambe se rouvre par l’effort. Marc et les barons, alertés par le nain, font irruption dans le dortoir. I
7 ils y mènent une vie « aspre et dure ». Un jour, Marc les surprend endormis. Mais il se trouve que Tristan a déposé entre l
8quel Tristan offre au roi de lui rendre sa femme. Marc promet son pardon. Les amants se séparent à l’approche du cortège roy
9er dans le pays jusqu’à ce qu’il soit certain que Marc la traite bien. Puis, par une dernière ruse féminine, exploitant cett
10e cet acte5. Pourquoi Tristan rend-il la reine à Marc, et cela même dans les versions où le philtre continue d’agir ? Si, c
11 « félons » les barons qui défendent l’honneur de Marc ? Même si la jalousie meut ces barons, ils n’ont du moins ni menti ni
12la fidélité au suzerain exige que Tristan livre à Marc la fiancée qu’il alla quérir — et qu’il avait conquise de plein droit
13qu’ils ont bu le philtre. Cependant il la livre à Marc : c’est que la règle de l’amour courtois s’oppose à ce qu’une telle p
14ces sociales qui menacent les amants (présence de Marc, méfiance des barons, jugement de Dieu, etc.), Tristan bondit par-des
3 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Les origines religieuses du mythe
15nelle, soit… des druides. »88 Tristan élevé par Marc, son oncle maternel, devient ainsi, en vertu du fosterage, le « fils 
4 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
16 voir également dans la rivalité de Tristan et de Marc le symbole de la lutte entre les Bretons armoricains et les Gallo-Fra
5 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
17magne et de l’Italie. Parmi ses chefs : Brugmans, Marc, Silva, Voisin, Spinelli, Kogon, von Schenk, Miss Josephy, Adler. Les
6 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
18aible, et il choisit de faire d’Iseut l’épouse de Marc, son véritable « père » coutumier. Du même coup, il culpabilise son a
19ze ou quinze ans, séjourner chez son oncle le roi Marc « comme un homme étranger, et il fit si bien qu’en peu de temps il n’
20maille en comparaison de lui ». À ce moment donc, Marc aime Tristan, qu’il ignore être son neveu. Puis Tristan triomphe du M
21pouvoir ». (Sa culpabilité œdipienne vis-à-vis de Marc, substitut du père décédé, est redoublée par le souvenir de sa mère,
22c dans les relations triangulaires entre Tristan, Marc et Iseut. Ces contradictions sont illustrées par tous les épisodes du
23 tabou courtois. S’il couchait avec elle mariée à Marc, il violerait le tabou de l’inceste, et tout s’effondrerait — l’ordre
24it. Le deuxième voyage, en quête de la fiancée de Marc, répète à peu près le premier. Le troisième ressemble le plus à ce qu