1 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
1vaste. Il y a eu quatre-vingt-treize, la Réforme, Karl Marx, la préface de Cromwell. Mais il ne s’agit pas de refaire notre petit
2ourquoi se faire marchand des œuvres complètes de Karl Marx ? Si vous ne dites pas aussi merde pour Marx ou Lénine, je le dirai p
3Karl Marx ? Si vous ne dites pas aussi merde pour Marx ou Lénine, je le dirai pour vous. Quand on a entrepris la Révolution
2 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
4gné avec une facilité incroyable à la défaite, au marxisme, au chômage, lequel semble d’ailleurs correspondre à son état d’espri
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
5Colomb, l’Europe napoléonienne, la Russie d’après Karl Marx, le vol des frères Wright, et tout bêtement, c’est le cas de le dire 
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
6ente. Son sujet : le voyage d’un jeune normalien marxiste. Citons quelques phrases qui donneront le ton et les thèmes principau
7ui est l’économique » ? On reconnaît ici la thèse marxiste, dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle sent son xixe siècle. O
8e si cet idéaliste se trouve mis en présence d’un marxiste, par exemple, qui lui déclare nettement que son Esprit est un produit
9 alors, se dit-on souvent en lisant les critiques marxistes — et c’est ici le nœud de divergence entre eux et nous — si le mal es
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
10sultante. Quelques-uns s’en tirent en réfutant le marxisme — c’est un jeu intellectuel — ou bien en critiquant les réformes soci
6 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
11r aussi bien, par exemple, à militer en faveur du marxisme, philosophie antichrétienne dans son essence, et par suite, dans l’ac
12e comporte qu’un choix profond : christianisme ou marxisme. Ce qui revient à dire que seuls les chrétiens, en tant que chrétiens
13 d’emblée aux thèses des économistes bourgeois ou marxistes, pour lesquels la crise est dans les institutions. Il paraît supposer
14an pour les hommes ? — Il compte leur apporter le marxisme. Or, s’il est clair que le marxisme prétend travailler pour l’homme e
15r apporter le marxisme. Or, s’il est clair que le marxisme prétend travailler pour l’homme en général, il n’est pas moins clair
16cg. L’homme en général, même si on l’appelle avec Marx, l’homme concret (ce qui n’est encore qu’une formule), l’homme au sin
17unschvicg, le bourgeois. C’est le prolétaire pour Marx. Il s’en faut de beaucoup que la notion du prolétaire marxiste, fondé
18s’en faut de beaucoup que la notion du prolétaire marxiste, fondée sur des considérations aussi abstraites et discutables que la
19saient communs à beaucoup de jeunes intellectuels marxistes, en France particulièrement. Les philosophes ne s’adressent jamais à
20ation quotidienne, répète M. Nizan. Et il propose Marx. Je demande en quoi Marx peut nous aider à vivre, à mourir. Je demand
21 M. Nizan. Et il propose Marx. Je demande en quoi Marx peut nous aider à vivre, à mourir. Je demande à M. Nizan, qui est mar
22à vivre, à mourir. Je demande à M. Nizan, qui est marxiste, si la lecture et la pratique de Marx peut apporter une certitude int
23qui est marxiste, si la lecture et la pratique de Marx peut apporter une certitude intime, une réalité directe, une obligati
24 » Et c’est en quoi, du point de vue chrétien, le marxisme radical constitue un progrès sur la libre-pensée : il force au choix,
25refusèrent de « penser dangereusement ». Mais les marxistes n’y échapperont pas. Car celui qui refuse de penser le péché, refuse
7 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
26ilosophies qui de Descartes à Kant, ou de Hegel à Marx, ont cru pouvoir nous sauver de l’angoisse en fondant l’être humain s
8 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
27synthèse quelconque, rationaliste, catholique, ou marxiste, c’est sortir de la réalité même. Car la réalité est précisément ce q
28’une des composantes ; soit qu’il refuse comme le marxisme l’antinomie centrale de notre condition, et que, enfermant les confli
9 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
29Bloy), nullement moralisant ou jacobin (comme les marxistes), ni victime ni juge d’une bourgeoisie à laquelle il échappe entièrem
30et spirituel. (La révolution russe en tournant au marxisme, a provisoirement confondu ces notions.) Le communisme ramuzien, c’es
10 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
31veut cette vie-ci. Et tout le reste, qu’elle soit marxiste ou nietzschéenne, elle l’appelle « l’arrière-monde » et le rejette, e
11 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
32 Troisième Internationale. Toutefois, la doctrine marxiste, en dehors de laquelle il s’est constitué, forme l’un de ses points d
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
33d’une action — entre une bourgeoisie déchue et un marxisme faux ? Il reste à faire la révolution. Ni à gauche, ni à droite, il n
34ont la réalité échappe encore à ceux qui récitent Marx : une « utopie » sans doute, — du moins vraie celle-là.   Les témoign
35ue » de l’Histoire, qui caractérisent la position marxiste. Par contre, les bases doctrinales exposées ici par des membres d’Esp
36sé, et le communisme (plus ou moins fordisé). Les marxistes détiennent l’avantage certain de tabler sur une « utopie » partiellem
37r unique argument contre les révolutionnaires non marxistes. Mais comment nous laisser convaincre par une réussite matérielle, te
38 ? C’est l’homme qui se révolte en nous contre le marxiste. Vous n’y ferez rien. Et nous ne trahirons pas l’homme tel qu’il est,
39peut se définir simplement. Les uns croient, avec Marx, à la réalité d’une dialectique ternaire ; ils placent leur espoir da
40c’est la personne. L’opposition de Proudhon et de Marx, sur le terrain économique, traduit exactement l’opposition de Kierke
41 qu’une projection du conflit de la personne. Les marxistes nous accusent de mêler des notions « morales » — ainsi désignent-ils
42e interne reparaît sans cesse dans les propos des marxistes les plus émancipés, les moins « mécanistes » ; théorie qui ôte à l’ac
43l qu’anime un risque permanent, essentiel. L’état marxiste idéal ne laisse subsister que les risques accidentels. Et comme le ma
44iables tout au plus de la statistique. ⁂ Mais les marxistes répugnent à nous suivre sur ce terrain. Suivons-les donc sur le leur.
45la suprême « évasion » de nos intellectuels, même marxistes. Abdication de la pensée entre les mains du prolétaire qui, justement
46sibilité de rupture, affirmée par les politiciens marxistes, mais niée en sous-main par leur doctrine, est de leur part une duper
47 critique de ce désordre : jusqu’à ce point où le marxisme, révélant sa vraie nature, apparaît comme un cas privilégié de la fol
13 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
48 de le déplorer — où le choix n’est plus qu’entre marxisme et christianisme3, entre vérité collective et vérité personnifiée. Ou
49te création absolue est héroïque. Socialisme (ou Marxisme). Penser en actes : ce n’est pas descendre au social, si l’on accepte
14 1932, Présence, articles (1932–1946). Cause commune (avril-juin 1932)
50s de la Révolution naissante. Les uns viennent de Marx, les autres de Proudhon ; de Hegel ou de Kierkegaard ; de la Raison s
15 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
51nal-socialiste (Otto Strasser) jusqu’au Neue Volk marxiste (Vitus Heller) nombreux sont les groupements politiques, résolus à la
52r beaucoup de nos polémiques byzantines autour du marxisme. Il le rejette en définitive, mais ce n’est pas sans avoir reconnu qu
53le domaine économique vient à l’appui de la thèse marxiste qui ne veut voir dans les Églises que des institutions de classe. Cet
54istes, labouristes, il se distingue nettement des marxistes dont il rejette le matérialisme méthodique et le goût pour la violenc
16 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
55el » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous partons de la
17 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
56ge des individus égoïstes, d’autre part à l’idéal marxiste, synthèse eudémonique à l’usage d’une masse non responsable. Une dial
18 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
57Il y avait là un homme, une puissance. Le défi de Marx et de Nietzsche était relevé. Le tirage du Römerbrief alla au vingtiè
19 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
58t. Ils nous montrent une jeunesse russe assez peu marxiste, mais encore moins révolutionnaire. Saine, orgueilleuse, zélée, optim
20 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
59l existe une doctrine réputée révolutionnaire, le marxisme. Or, je veux une révolution. Donc, je me fais marxiste. » Qu’on ne cr
60sme. Or, je veux une révolution. Donc, je me fais marxiste. » Qu’on ne croie pas à une farce. J’ai entendu vingt fois ce raisonn
61, il est vrai, de personnes que leur ignorance du marxisme excusait en partie. On croit toujours vrai ce qui a l’air simple, et
62hat du Capital. Quantité de petits catéchismes du marxiste amateur fourniront le bagage d’arguments nécessaires. Et voilà une qu
63t aux hommes un lieu de communion. Mais il y a le marxisme. Le « communisant » français peut l’ignorer ; le brigadier de choc, n
64is peut l’ignorer ; le brigadier de choc, non. Le marxisme est une soumission aux faits, aux faits matériels s’entend, aux déter
65 met d’abord l’esprit au service de l’État ; puis Marx à celui des « faits » et de la « matière » ; enfin Staline le réduit
66ables conséquences. » Du bourgeois positiviste au marxiste orthodoxe, on passe sans heurt ni saut, par une simple accélération d
67conomiques ; assurément, de leur divinisation. Le marxisme a simplement tiré toutes les conséquences pratiques de cette idéologi
68es mystiques. Ils sont rares : ils ont compris le marxisme. Ils considèrent avec dédain les camarades qui s’excitent sur les mot
21 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
69former le capitalisme en louchant vers les thèses marxistes ; vouloir préparer une révolution en louchant vers « l’aisance » bour
22 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
70’elle s’est rendue justiciable de la critique des marxistes. « L’art pour l’art » reste sa méthode, et lui tient lieu de justific
23 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
71une évolution scientifique et organisée (thèse de Marx et de Lasalle) la conception personnaliste oppose mieux qu’un sceptic
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
72e l’étymologie de leur pensée ? Ils ont essayé du marxisme ; ils retombent à l’idéalisme. La voie est sans issue, plus que jamai
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
73leurs exemples de cette théologie dans les écrits marxistes, plus intelligents et plus logiques surtout que ceux des fascistes et
74l adore tout ce qui veut sa perte ? Nos camarades marxistes ou racistes ont bien vu le danger. Mais ils en tirent une conclusion
75revient-elle en définitive à savoir si la foi des marxistes et des racistes est vraie. Sur quoi se fonde-t-elle ? Quelles réalité
76s sont à la base ? De l’aveu même des sociologues marxistes ou hitlériens, ce sont des réalités générales, d’ordre statistique ;
77ardés de Darwin, mais aussi bien aux partisans de Marx et de Gobineau. Il est tout à fait vrai que les adeptes du marxisme e
78ineau. Il est tout à fait vrai que les adeptes du marxisme et du racisme sont entièrement dominés par la classe ou la race, et c
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
79 vie. C’est à elle, en particulier, et non pas au marxisme ni au fascisme, à conduire la critique des hérésies morales que toute
80englobe également le socialisme humanitaire et le marxisme, qui sont, à tant d’égards, de simples aveux des tendances plus ou mo
27 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
81n’est pas évident de soi, si l’on peut dire : les marxistes le nient avec plus de passion que les bourgeois n’apportent à l’affir
82Hegel est dans tous nos journaux, Hegel domine le marxisme et les fascismes, et la théologie des sociologues, des historiens, de
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
83 plus les idées racistes d’Edschmid que les idées marxistes de Malraux (encore que l’un et l’autre fassent figure d’hérétiques da
29 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
84lle par sa faute, Dieu seul peut la guérir. » Les marxistes n’aiment pas ce radicalisme, qui n’est pas conforme à leur doctrine.
30 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
85me, c’est en effet l’opposition cosmique du monde marxiste et du monde chrétien. Ramuz fait au communisme certains reproches que
86 d’ailleurs n’ébranleront pas, dans leur foi, les marxistes. Mais ce qu’il décrit avec une véritable puissance, c’est l’aboutisse
87une véritable puissance, c’est l’aboutissement du marxisme : l’isolement cosmique de l’homme. Quoi qu’il dise, d’ailleurs, il di
88peut aller jusqu’à soutenir que s’il défendait le marxisme, il n’en resterait pas moins, par le fait de son être même, une prote
89l apparaît véritablement qualifié. La mode est au marxisme et au mépris de la Nature ? Mode bourgeoise, tyrannie décadente, tout
90e de celle de Berdiaeff. Tous deux considèrent le marxisme comme l’aboutissement logique de l’esprit bourgeois-capitaliste. Tous
91 longtemps, pratiquement athée sans le savoir. Le marxisme est l’aveu de son choix. Mais Berdiaeff parle en chrétien, et Ramuz n
31 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
92e en tant qu’individu abstrait (Principes de 89 — Marxisme) et fonder sur cet individu toutes les institutions, et la morale, c’
32 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
93ne attitude de l’homme. J’ai décrit, à propos des marxistes11, l’attitude de ceux qui se réfugient dans l’Histoire, qui pensent p
33 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
94en tant qu’illustration de la crise doctrinale du marxisme. Cette crise, c’est Montagnon qui la décrit le plus franchement. « Vi
95che la cause, et il la trouve dans la doctrine de Marx, et plus précisément dans sa dialectique historique : « Je ne puis me
96t bien des choses à compléter dans la critique du marxisme par Déat, qui d’ailleurs reste négative. Quant à nous, nous n’avons p
97 désordre établi. C’est très bien de critiquer le marxisme, mais il ne faudrait pas oublier ses leçons : or il est bien étrange
98p de Français l’impuissance des vieilles formules marxistes ou libérales, et la nécessité d’une construction nouvelle ; elle trav
34 1934, Présence, articles (1932–1946). L’œuvre et la mort d’Arnaud Dandieu (1934)
99italisme. Critique plus constructive que celle de Marx, parce qu’elle ne se fonde pas sur une pseudoscience, sur une métaphy
100pour eux définit la personne. Si l’on admet, avec Marx et Proudhon, que la révolution consiste à sauver l’homme concret de l
35 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — L’engagement politique
101 ramène à des querelles de gros sous ? Est-ce que Marx a raison, est-ce que l’économique serait le dernier mot des souffranc
36 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Destin du siècle ou vocation personnelle ?
102leurs exemples de cette théologie dans les écrits marxistes, plus intelligents et plus logiques surtout que ceux des fascistes et
103l adore tout ce qui veut sa perte ? Nos camarades marxistes ou racistes ont bien vu le danger. Mais ils en tirent une conclusion
104revient-elle en définitive à savoir si la foi des marxistes et des racistes est vraie. Sur quoi se fonde-t-elle ? Quelles réalit
105s sont à sa base ? De l’aveu même des sociologues marxistes ou hitlériens, ce sont des réalités générales, d’ordre statistique ;
106ardés de Darwin, mais aussi bien aux partisans de Marx et de Gobineau. Il est tout à fait vrai que les adeptes du marxisme e
107ineau. Il est tout à fait vrai que les adeptes du marxisme et du racisme sont entièrement dominés par la classe ou la race, et c
37 1934, Politique de la Personne (1946). Primauté du spirituel ? — Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
108IIIPrécédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé) L’affirmation de l
109ve du fait économique servit de point de départ à Marx dans une époque où la bourgeoisie se croyait « spiritualiste » ou « i
110 ou « idéaliste » au sens vulgaire de ces termes. Marx révélait ainsi à cette bourgeoisie la vraie nature de la société mode
111èrement constituer la classe des « braves gens », Marx montrait que leur activité réelle était l’exploitation économique du
112té de la condition humaine. Elle fut d’abord pour Marx et pour Engels une affirmation polémique extrêmement efficace et qui
113at de mensonge subsiste lui-même. Que nous soyons marxistes ou antimarxistes, il nous arrive à tous, dans des moments d’indignati
114 la contingence des lois de la nature ! » Mais le marxisme, à la suite surtout des derniers écrits de Marx, a été beaucoup plus
115rxisme, à la suite surtout des derniers écrits de Marx, a été beaucoup plus loin que son indignation première. De cet argume
116ite constructif, et c’est là le malheur. En bref, Marx démontra d’abord le matérialisme réel de la bourgeoisie qui se croyai
117 originel. Telle est la contradiction centrale du marxisme : les fins qu’il veut atteindre, qui sont la libération de l’individu
118’il met en œuvre. Ou mieux encore : les moyens du marxisme sont incapables d’engendrer les fins désirées, parce qu’ils ne porten
119e matérialisme bourgeois, repris en charge par le marxisme, empêche la Révolution de s’arracher du plan capitaliste. Il alourdit
120ialisme est l’opium de la Révolution. Certes, le marxisme contient bien d’autres éléments que cette affirmation du primat de l’
121ues et de ses analyses théoriques. Que les thèses marxistes reposent sur une constatation historique ou sur une espérance utopiqu
122 fameuse dialectique hégélienne. Les réalisations marxistes en URSS ne sont guère utiles pour nous fixer à cet égard. L’URSS étan
123nquennal en montrant qu’elles n’atteignent pas le marxisme authentique, lequel ne sera réalisé que dans quelques siècles peut-êt
124siècles peut-être. Où donc irons-nous chercher ce marxisme authentique ? Chez Marx ? On y trouve tout ce que l’on veut, sauf une
125rons-nous chercher ce marxisme authentique ? Chez Marx ? On y trouve tout ce que l’on veut, sauf une doctrine « marxiste »,
126trouve tout ce que l’on veut, sauf une doctrine « marxiste », comme il l’a dit lui-même. Force nous est donc de partir du marxis
127’a dit lui-même. Force nous est donc de partir du marxisme « moyen », théorique et vulgarisé, celui précisément que l’on expose
128rectifs que pourrait lui apporter telle lettre de Marx à Engels, ou telle conséquence imprévue du jeu de bascule dialectique
129tes qui définissent l’esprit bourgeois, et que le marxisme n’a fait que formuler brutalement et systématiser ; 3° La primauté de
130ortellement monotone. À toutes ces critiques, les marxistes ont répondu pendant longtemps à peu près ceci : « Vous avez peut-être
131er le rappel à la réalité économique proclamé par Marx. Mais il ne s’est pas tenu là. Il a, dès le début, avec autant d’hypo
132lle ». Par là même, il paraît plus capable que le marxisme d’entraîner les classes moyennes, d’utiliser leur « idéalisme » impén
133utre part, la réalisation partielle de l’économie marxiste en Russie fait apparaître désormais la nécessité d’une spiritualité n
134s, cesse d’être théorique. Cette spiritualité que Marx n’avait pas définie, il faut maintenant la préciser d’urgence, ne fût
135unistes. On s’est mis à citer les textes du jeune Marx16. On s’est fondé sur eux pour affirmer que la primauté du matériel n
136’on y insiste indique une orientation nouvelle du marxisme. De tous côtés la préoccupation dite culturelle apparaît là où naguèr
137re s’expliquer par un troisième fait. Tant que le marxisme s’opposait à une bourgeoisie libérale dite « spiritualiste » qui ne s
138e » qui ne se savait pas liée au capitalisme, les marxistes revendiquaient les droits de la matière. Maintenant que la critique m
139 droits de la matière. Maintenant que la critique marxiste s’est vulgarisée et que l’on commence à comprendre : 1° que la bourge
140e est une doctrine matérialiste à sa façon, — les marxistes ont intérêt à revendiquer à leur tour les droits de « l’esprit ». Tel
141ette nouvelle tactique. Si les jeunes philosophes marxistes tiennent à ce qu’on parle de précédence plutôt que de primauté de l’é
142ors du déterminisme, la dialectique hégélienne de Marx l’a cependant prévue. On se souvient des phrases fameuses concernant
143 Si l’on refuse cet acte de foi en la dialectique marxiste, il reste peu de raisons d’imaginer possible le saut dans l’ordre de
144ême par avance, que du passé. Cette anthropologie marxiste — qui n’est pas celle de Marx lui-même — tend à rendre l’homme irresp
145e anthropologie marxiste — qui n’est pas celle de Marx lui-même — tend à rendre l’homme irresponsable, obéissant aux seules
146À supposer que le passage au spirituel (selon les marxistes) soit possible, je me refuse à croire que ce passage constituera un p
147ois — dont justement nous étions reconnaissants à Karl Marx d’avoir montré l’inanité. Ce spirituel-là serait tout bonnement le vi
148nement le vieil individualisme français, dont les marxistes seraient ainsi les derniers défenseurs au xxe siècle. Un spirituel q
149robation des bourgeois les plus vilipendés par le marxisme dans sa période critique virulente. Nous préférons encore le matérial
150e une opposition essentiellement théologique. Les marxistes croient (comme certain christianisme libéral et comme tous les morali
151s, — m’objectera-t-on, — si vous dites contre les marxistes : spirituel d’abord, vous séparez vous aussi, dans le temps, ce qui n
152el, historique, que dans l’économique d’abord des marxistes. Il a un sens de primauté non pas chronologique et transitoire, mais
153de de transition résume à nos yeux toute l’erreur marxiste. Les hégéliens et les marxistes croient à une succession, là où nous
154eux toute l’erreur marxiste. Les hégéliens et les marxistes croient à une succession, là où nous croyons à une simultanéité. Les
155ssion, là où nous croyons à une simultanéité. Les marxistes croient que l’homme primitivement bon a été gâté par des institutions
156la foi, comme il agit à l’Origine et à la Fin. Le marxisme apparaît ainsi comme une vision du monde essentiellement évolutive, e
38 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
157’il est — seulement il le connaît mieux. Comme le marxiste, il sait que sa doctrine ne doit pas se borner à interpréter le monde
158e en aucun cas définitif ni suffisant. Contre le marxiste, il affirme que l’évolution nécessaire n’entraîne pas une amélioratio
39 1934, Politique de la Personne (1946). Principes d’une politique du pessimisme actif — Sur la devise du Taciturne
159ne synthèse quelconque, rationaliste, romaine, ou marxiste, c’est sortir de la réalité même. Car la réalité est précisément ce q
160si la foi disparaît ; soit qu’il refuse, comme le marxisme, l’antinomie spécifique de notre condition, et que, enfermant les con
40 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Antimarxiste parce que chrétien
161 qu’il est tout à fait illégitime de s’occuper du marxisme, d’en parler en public, surtout pour l’attaquer, si l’on n’a pas témo
162elques-uns se réjouissent de me voir condamner le marxisme, ceux-là ne puissent pas un instant croire que c’est au profit du dés
163 avez déjà opté pour la vision du monde propre au marxisme : vous calculez. Le christianisme ne sera jamais justiciable de sa ré
164rouve à tous les moments de la vie chrétienne, le marxiste oppose son idéal d’assurance matérielle. Il dit à l’ouvrier : « Viens
165nce à Dieu, immédiats à l’origine et à la fin. Le marxiste, au contraire, revendique d’abord les moyens. Il leur confère une sor
166lan psychologique. Qui est précisément le plan du marxisme. Je laisserai de côté, aujourd’hui, le problème de la personne chréti
167me de la personne chrétienne en face du collectif marxiste. C’est l’opposition qu’on remarque le plus facilement, qu’on souligne
168de malentendus. En définitive et selon les écoles marxistes, il est très difficile de savoir si oui ou non le communisme veut la
169nnes. En tout cas, il sera toujours possible à un marxiste de le nier, en se référant aux phrases finales du Manifeste communist
170la vie chrétienne est vertical, le sens de la vie marxiste est horizontal. Le sens de la vie du chrétien c’est de sortir de sa v
171nce : Que Ton règne vienne ! Le sens de la vie du marxiste, c’est d’organiser cette vie-ci pour elle-même : notre règne arrive !
172 christianisme, voilà en définitive ce que nie le marxisme. Toutes les promesses du Christ concernent une viequi est au-delà de
173 temps, elle est dans l’instant. Les promesses du marxisme elles aussi ont pu être appelées eschatologiques. Mais dans un tout a
174éductiblement, fondamentalement, christianisme et marxisme, c’est que le chrétien croit à l’éternité instantanée, tandis que le
175ien croit à l’éternité instantanée, tandis que le marxiste croit à une sempiternité historique — ou mieux : évolutive. Entre ce
176 parler des mêmes objets. Le grand service que le marxisme peut rendre aux chrétiens, est là. Il a fait apparaître aux yeux d’un
177 erreur de belle taille, et que désormais le fait marxiste nous dispensera de commettre. Car c’est le marxisme qui est une règle
178rxiste nous dispensera de commettre. Car c’est le marxisme qui est une règle de vie dans le monde, au sens où le christianisme e
179nscients de toute l’exigence du christianisme, le marxisme ne peut plus nous apparaître comme un problème difficile, une tentati
180et en particulier, tout compromis partiel avec le marxisme, n’aboutirait, pratiquement, qu’à faire du chrétien un mauvais marxis
181, pratiquement, qu’à faire du chrétien un mauvais marxiste, sans cesse soupçonné de « sabotage idéaliste » par les camarades du
41 1934, Politique de la Personne (1946). Idoles — Fascisme
182maines est assez clairement posé et résolu par le marxisme. Contre le communisme, une polémique doctrinale est justifiée, voire
183tes (l’homme divinisé) et son culte orthodoxe, le marxisme, exigent de l’humanité un déploiement plus généreux, plus intégral de
184ndées sur une notion disciplinaire de l’homme. Le marxisme est pour le chrétien un adversaire plus noble, plus représentatif de
185u moins autant que l’écrasement (en apparence) du marxisme. Ils croient que le fascisme est le parti de l’ordre. Ils ne voient p
42 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — D’un Cahier de revendications
186res de groupes révolutionnaires personnalistes et marxistes. Ce Cahier de Revendications confrontait pour la première fois, devan
187 Troisième Internationale. Toutefois, la doctrine marxiste, en dehors de laquelle s’est constitué ce nouveau front, forme l’un d
188d’une action — entre une bourgeoisie déchue et un marxisme faux ? Il reste à faire la révolution — la vraie. Ni à gauche, ni à d
189ont la réalité échappe encore à ceux que récitent Marx : une utopie sans doute, — du moins vraie celle-là.   Les témoignages
190ue » de l’Histoire, qui caractérisent la position marxiste. Par contre, les bases doctrinales exposées ici par des membres d’Esp
191tisé, et un communisme plus ou moins fordisé. Les marxistes détiennent l’avantage certain de tabler sur une utopie partiellement
192 ? C’est l’homme qui se révolte en nous contre le marxiste. Vous n’y ferez rien. Et nous ne trahirons pas l’homme tel qu’il est,
193peut se définir simplement. Les uns croient, avec Marx, à la réalité d’une dialectique ternaire ; ils placent leur espoir da
194c’est la personne. L’opposition de Proudhon et de Marx, sur le terrain économique, traduit exactement l’opposition de Kierke
195 qu’une projection du conflit de la personne. Les marxistes nous accusent de mêler des notions « morales » — ainsi désignent-ils
196e interne reparaît sans cesse dans les propos des marxistes les plus émancipés, les moins « mécanistes », théorie qui ôte à l’act
197l qu’anime un risque permanent, essentiel. L’État marxiste idéal ne laisse subsister que les risques accidentels ; il réduit l’a
198iciables tout au plus de la statistique. Mais les marxistes répugnent à nous suivre sur ce terrain. Suivons-les donc sur le leur.
199la suprême « évasion » de nos intellectuels, même marxistes. Abdication de la pensée entre les mains du prolétaire qui, justement
200sibilité de rupture, affirmée par les politiciens marxistes, mais niée en sous-main par leur doctrine, est de leur part une duper
201 critique de ce désordre : jusqu’à ce point où le marxisme, révélant sa vraie nature, apparaît comme un cas privilégié de la fol
43 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
202s Machiavel ou Rousseau, Robespierre ou Proudhon, Marx, Sorel ou Maurras, voire Guesde et Jaurès. Leurs doctrines sont passé
203ait qu’il ne suffit pas d’être ruiné pour devenir marxiste, et qu’on peut posséder une auto et ne pas voter pour la droite. Il f
204t Stephenson ? » « Nous avons l’URSS, à quoi sert Marx ? »… Le peuple souverain On devrait, dire : le peuple tyran. Ja
205e : c’est d’agir. Mais duquel de nos coryphées du marxisme apprenons-nous qu’il conforme sa vie à ses récentes opinions ? Allons
206nes gens de ce temps sont tentés à la fois par le marxisme, le fascisme, et le libertinage bourgeois. Dans la révolte de la pers
207e qui n’a pas attendu pour vivre la permission du marxisme orthodoxe. Nous avons eu, depuis quelques années, comme une première
44 1934, Politique de la Personne (1946). Problèmes de la révolution personnaliste — Tactique personnaliste
208tactique, infidèle au but final de la doctrine de Marx (anarchique), n’a pas tardé à poser des problèmes pratiques tout à fa
45 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Loisir ou temps vide ?
209 » n’a pas d’autre sens pour nous. Bourgeois et marxistes partent de la nécessité du gain, — gagner sa vie. Nous partons de la
46 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Groupements personnalistes
210gir et de créer : la mystique parlementaire et le marxisme — l’une trop française, au mauvais sens du terme, l’autre trop étrang
211lturelle de ce pays. C’est Proudhon, et non point Marx, qui sera le prophète d’une révolution réellement française et humain
212t française et humaine. Proudhon qui s’opposait à Marx au nom des droits de la personne. Proudhon qui dénonçait, dans le mat
213ontre la bourgeoisie, mais dégoûtée par avance du marxisme, en tant que réalisation extrême des idéaux bourgeois, et du fascisme
214opos du même groupe : « Nous préférons encore les marxistes ! » Esprit, de même, se voit qualifié de fasciste par les gauches, et
47 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — Qu’est-ce que la politique ?
215firmer, contre toute évidence, que la doctrine de Marx est un facteur de désordre et qu’elle entraîne la ruine de la famille
48 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
216quantification, que l’on retrouve dans la théorie marxiste (voir Marx : Salaires, prix, profit) figure selon Tzara « l’acte de c
217 que l’on retrouve dans la théorie marxiste (voir Marx : Salaires, prix, profit) figure selon Tzara « l’acte de connaissance
218ceci doit nous mener à une société collectiviste, marxiste. Je ne comprends pas cette déduction. La revendication de Tzara est e
49 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
219hie tantôt matérialiste, tantôt idéaliste, tantôt marxiste et tantôt hégélienne, mais toujours — après coup ! — déterministe : o
50 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
220sa vraie théologie : la dialectique historique de Karl Marx. En vertu de cet acte de foi, fait en révolte contre la vraie foi, il
221d’Einstein parce qu’elle contredisait l’hypothèse marxiste. Croyant servir leur science, ils commandent à la science…, etc. Mais
51 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Les mystiques allemands du xiiie au xixe siècle, par Jean Chuzeville (2 novembre 1935)
222nelles et temporelles ». Fort bien, répondrait un marxiste, si le christianisme est cela, nous lui laisserons ses rêveries et no
52 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
223rop courts, de la mythologie féroce des ismes, de Marx et des capitalistes, des adorateurs de la mort, triomphe des chiffres
53 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
224e année. La belle étude de Karl Löwith sur Hegel, Marx et Kierkegaard fournit à l’orientation actuelle des Recherches une so
225de sable de cette vie temporelle », Löwith oppose Marx et Kierkegaard qui pensent « à la banalité soucieuse, extérieure et i
226 l’excès Kierkegaard, et à forcer l’opposition de Marx à la doctrine hégélienne de la médiation. Mais ce qui me paraît impor
227ionnaires, qu’ils soient humanistes ou chrétiens, marxistes ou personnalistes. Désormais, la philosophie cessera d’être une simpl
54 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
228e, « l’individualisme effréné », le racisme et le marxisme. Voilà pourquoi le peuple allemand est un peuple empoisonné (p. 19).
229s un certain nationalisme et la doctrine du jeune Marx, on ne voit pas du tout le passage de Luther à Boehme, ce défenseur d
55 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
230re) ; puis à se séparer de Plekhanov et des vieux marxistes au Congrès de Londres en 1905. En d’autres termes, elles conduisent L
231phé en vertu d’une tactique qui n’avait rien de « marxiste » au sens courant et vulgarisé du terme, — alors que la tactique prop
232risé du terme, — alors que la tactique proprement marxiste, qui fut celle du communisme allemand, a conduit au triomphe… d’Hitle
233s qui assurèrent le seul succès enregistré par le marxisme léniniste. On nous dira maintenant que cette tactique léniniste a con
234l faut le répéter, n’avait rien de spécifiquement marxiste. Elle commandait, bien au contraire, un développement de la révolutio
56 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
235pas jeter l’enfant avec le bain. » Jetons le bain marxiste, mais gardons l’enfant ! Car si nous condamnons en bloc le socialisme
236tiquement au socialisme, c’est d’abord à cause du marxisme, et des motifs ouvertement antichrétiens qu’il donne à toute action d
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
237sée rationnelles, individualistes, bourgeoises ou marxistes. Mais je désespère presque de donner la moindre « idée » de la réalit
58 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
238usse ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine, ces intellectuels estiment injuste et ridicule de repro
239étaient justement en train de perdre. Et pourtant Marx avait été un peu plus loin ! Et l’on s’interdirait de rien comprendre
240s nécessités de la polémique antispiritualiste52, Marx avait affirmé que la culture n’était rien qu’un « reflet » du process
241 russe n’est plus la doctrine orthodoxe, dont les marxistes d’Occident se sont faits les conservateurs. C’est un plan beaucoup pl
242e doctrinal, plus « russe » et plus léniniste que marxiste, et qui comporte même une négation précise de la croyance originelle
243Plan était avant tout, conformément à la doctrine marxiste, un schéma de la production industrielle quantitative. Le succès même
244t compris. Aussi les voit-on condamner la théorie marxiste originelle qui veut que la culture socialiste naisse comme une produc
245tzschéen sournoisement introduit dans une société marxiste, dont il trahit les présuppositions fondamentales. Ainsi l’idée d’un
246t parti d’un principe qu’il tirait logiquement de Marx, et dont il entendait faire la mesure commune de la pensée et de l’ac
59 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
247d’une critique de ce qu’il y a de profond dans le marxisme, mais d’une dénonciation des slogans d’exportation qui ont fait, et f
248 ou s’il entend pousser plus loin ? Si Gide reste marxiste en devenant antistalinien, il se met dans une situation qu’on ne peut
249ur de la foi. Tandis que dissocier la doctrine de Marx de ses applications historiques, c’est en définitive critiquer le mar
250ons historiques, c’est en définitive critiquer le marxisme lui-même. En effet, dès lors qu’une doctrine se veut purement humaine
251ement d’orientation [le stalinisme par rapport au marxisme] n’est peut-être qu’apparent, et si ce qui nous apparaît comme une dé
252ble et réactionnaire. Si l’on accepte vraiment le marxisme, pourquoi s’indigner d’une tactique qui paraît seule capable de l’imp
253croire qu’en d’autres circonstances, l’expérience marxiste eût réussi ? Sa croyance est d’ordre mystique, contredite par les fai
254rsévérer dans une volonté révolutionnaire dont le marxisme s’est détourné parce qu’il a fait erreur sur l’homme. La phrase final
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
255firmer, contre toute évidence, que la doctrine de Marx est un facteur de désordre et qu’elle entraîne la ruine de la famille
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
256ations téméraires que l’on trouve p. 221, certain marxisme considère bel et bien certaines découvertes scientifiques comme « dan
257déaliste impénitent une confiance sereine dans le marxisme révisé par M. Staline, seule « technique du progrès humain ». Nous sa
258 dialectique » lorsqu’elle est maniée par un vrai marxiste, au service d’un État « dialectiquement » totalitaire. Tout notre hon
62 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
259ntes exercèrent sur son idéologie les ouvrages de Marx, non moins que ceux de Sorel. Jusqu’au lendemain de la guerre, il éta
260s l’Europe d’après-guerre. Lénine fonde un régime marxiste, qui aboutit en quelques années, et selon son propre aveu, au capital
63 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
261fin le règne, à Berlin, de cliques politiciennes, marxistes, démocratiques ou réactionnaires, qui font passer les intérêts de leu
64 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — D’une culture qui parle dans le vide
262 dans la bourgeoisie mais encore chez les ennemis marxistes de cette classe. En somme, tout le monde s’accorde, ou s’accorderait
263ue durée sur leur temps, — qu’il suffise de citer Marx et Sorel — restera le premier témoignage important de notre prise de
264fonde en dernière analyse sur une thèse d’origine marxiste : elle aboutit à mettre en évidence le vieux conflit des exploiteurs
265oités. Il est vrai que de Man pousse « au-delà du marxisme ». Il refuse de s’en tenir à la simple constatation d’antagonismes éc
266orale conduit au cœur du conflit véritable. Là où Marx se contente d’opposer des intérêts contradictoires — ceux des patrons
65 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Fatalités du rationalisme bourgeois
267hent aujourd’hui. Si vous risquez une critique du marxisme, vous serez traité de cornichon : le communisme des bourgeois, c’est
66 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
268 IVHegel, Comte, Marx, ou la rationalisation Constituée bien avant la Renaissance sous l
269 progrès avec ceux de la raison scientifique. Les marxistes voient en Copernic l’initiateur de la révolution bourgeoise : il y a
270tion paraît moins directe : il a fallu l’œuvre de Marx pour les faire passer dans les faits, moyennant le fameux renversemen
271l’Esprit en dialectique de la Matière économique. Marx à lui seul, d’ailleurs, illustre tout le processus régi par les fatal
272t qui s’est arrêtée à mi-chemin de ses ambitions, Marx a repris les armes de l’Encyclopédie : son rappel vigoureux aux réali
273algré lui par la logique interne du rationalisme, Marx dépasse ce point de vue polémique, oublie son but, qui était la destr
274tique positiviste-réactionnaire, et la dogmatique marxiste16. Pourtant les principaux articles de foi des deux religions sont bi
275ent avoir pris à cœur de justifier le jugement de Marx sur la culture de son temps, qualifiée de superstructure. Mais ils y
276isirs. L’inactualité de la culture qui était pour Marx une vérité de fait, — fait qu’il avait tout d’abord dénoncé, puis qu’
277e et de droite, ou encore de Sirius, et les laïcs marxistes et capitalistes, ou encore ceux qui n’ont d’autre parti que celui de
67 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure soviétique
278i la commandent : la réalité russe et la doctrine marxiste. Tantôt l’on reproche au marxisme des erreurs qu’il condamne lui-même
279 et la doctrine marxiste. Tantôt l’on reproche au marxisme des erreurs qu’il condamne lui-même, et dont l’apparition dans le dév
280truction soviétique le rôle qu’y joua la doctrine marxiste, tout au moins comme choc initial, et par la direction qu’elle imprim
281usse ; assez ignorants au surplus des théories de Marx et de Lénine, ces intellectuels estiment qu’il est injuste et ridicul
282étaient justement en train de perdre. Et pourtant Marx avait été un peu plus loin ! Et l’on s’interdirait de rien comprendre
283 nécessités de la polémique anti-spiritualiste38, Marx avait affirmé que la culture n’était rien qu’un « reflet » du process
284n russe n’est plus la doctrine orthodoxe dont les marxistes d’Occident se sont faits les conservateurs. C’est un plan beaucoup pl
285e doctrinal, plus « russe » et plus léniniste que marxiste, et qui comporte même une négation précise de la croyance des militan
286Plan était avant tout, conformément à la doctrine marxiste, un schéma de la production industrielle, quantitative. Le succès mêm
287t compris. Aussi les voit-on condamner la théorie marxiste originelle, qui veut que la culture socialiste naisse comme une produ
288tzschéen sournoisement introduit dans une société marxiste, dont il trahit les présuppositions fondamentales. Ainsi l’idée d’un
289t parti d’un principe qu’il tirait logiquement de Marx, et dont il entendait faire la mesure commune de la pensée et de l’ac
68 1936, Penser avec les mains (1972). La commune mesure — La mesure nationale-socialiste
290é de tenir la culture. On fit appel à la doctrine marxiste, ou à l’honneur national menacé, c’est-à-dire à des mystiques, contre
69 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — La pensée prolétarisée
291lerc prolétarisé. C’est le mérite de la critique marxiste d’avoir dénoncé, la première, l’irréalité des problèmes dont s’embarr
292lle-même, mais qui certes la trompe mieux que les marxistes n’ont feint de le croire. Ce défaitisme intime, sanctionné par l’opin
293n. a) C’est en vain que l’on chercherait dans le marxisme plus d’actualité que n’en comporte l’abdication de la pensée devant l
294essé depuis longtemps d’être essentiel. Lorsqu’un marxiste, aujourd’hui, parle de dialectique, il s’agit moins de tension et d’a
295héritage à recueillir, selon l’expression même de Marx. « Marx, révolutionnaire mort jeune », a-t-on écrit avec une précisio
296 à recueillir, selon l’expression même de Marx. « Marx, révolutionnaire mort jeune », a-t-on écrit avec une précision que la
297te vient de confirmer. Que l’esprit pur, chez les marxistes, ait abdiqué devant les lois économiques, comme il abdique chez les f
298sée libre du bourgeois et la science des faits du marxiste restent des abstractions inactuelles, et le cliquetis de leurs luttes
299ie. Le système politique qui se réclame encore de Marx et du concept hégélien de l’Histoire, sera probablement dépossédé et
300ar la petite bourgeoisie montante, et la doctrine marxiste classée au rang de matière universitaire. Ce serait une erreur insond
301quée, se voient déjà nantis par la « révolution » marxiste. Cette pensée, prolétarisée en fait par ses abandons, se flatte d’êtr
302 Messieurs, et pourquoi en particulier les thèses marxistes bénéficient d’une faveur toute nouvelle dans les revues et jusqu’à l’
70 1936, Penser avec les mains (1972). Penser avec les mains — Éléments d’une morale de la pensée
303 pour le salut de l’Occident, ou comme disent les marxistes, pour que l’histoire dure, — après tout ce n’est pas cela qui nous im
304ersonne. Nous retrouvons ici le conflit entre les marxistes et Nietzsche. Mais derrière eux et avant eux, deux noms : Hegel et Ki
305re la philosophie dialectique de l’histoire, d’où Marx et Engels devaient tirer le matérialisme historique, — attaques doubl
306politique par Proudhon dans ses polémiques contre Marx — manifestent la seule opposition vraiment irréductible qui ait divis
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
307us nobles ou riches — finira certainement dans le marxisme : l’auteur l’y pousse sans trop de discrétion, anticipant d’au moins
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
308mes. » Autant dire qu’il ne fait plus confiance à Marx. Autant dire qu’il ne se fait plus confiance à lui-même. Autant dire
309e à lui-même. Autant dire que toutes les attaques marxistes contre les positions d’Esprit et de l’O.N. depuis quatre ans, n’avaie
310it par ailleurs du Français cultivé une idée plus marxiste qu’on ne croyait : ce serait le gogo intégral. Ce serait par exemple
311re-mot (sans calembour) des problèmes que pose le marxisme : étatisme, dictature, déterminisme économique et pas un mot de l’opp
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
312devenu ministre de la Guerre, figure classique du marxiste au pouvoir, de « l’homme à poigne » touché par la grâce nationale, et
74 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
313phismes. Non seulement tous les humanistes, — des marxistes aux vieux libéraux, — y applaudissent ouvertement, mais encore jusque
75 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). Condition de l’écrivain (I) (15 février 1937)
314 roche » ? Que signifie, notamment de la part des marxistes, qui soutinrent si longtemps la primauté du matériel cette subite con
76 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
315léonastique : « personne humaine ».) En 1932, les marxistes prononçaient ici même — contre les « petits personnalistes » — que le
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. N’habitez pas les villes !
316ue de celle de Kant, de Guillaume Apollinaire, de Marx, ou de l’inimitable Lawrence Sterne. Le principe de toute culture vér
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Pauvre province
317e prolétariat ? L’opposition que veulent voir les marxistes entre bourgeois, ou maîtres, et prolétaires ou serviteurs, je la trou
318ton si l’on fait abstraction de tout cela dont le marxisme, justement, se doit de ne pas tenir compte. Un communiste traitera le
319es dames Turc de « koulaks » et tout sera dit. Le marxisme part de statistiques et de relations numériques (salaires, plus-value
320elations humaines et les opinions politiques). Le marxisme traite tout cela de nuances vaines, d’illusions, voire de « mystifica
321 qu’il est assez rigoureusement déterminé. L’État marxiste — ou fasciste d’ailleurs — qui réglementerait les week-ends, qui les
322x, savent pourquoi ils le sont, et connaissent le marxisme ? On m’avait dit : ce n’est pas cela du tout, vous verrez. Être commu
323mmes ne sachent pas faire la distinction entre le marxisme et l’anarchie. D’autre part, sauront-ils s’opposer au dictateur qui s
324la population. — Mais savent-ils ce que c’est, le marxisme ? — Ils essayent ; peut-être plus qu’on ne croirait. J’en connais plu
325ait de doctrine. En réalité, ils ne sont pas plus marxistes que moi. Ils veulent avant tout vivre et travailler raisonnablement.
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. L’été parisien
326 que leurs idéaux n’étaient guère pratiqués. — Le marxisme représente la Réalité aux yeux des intellectuels bourgeois complèteme
80 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
327ons aussitôt qualifiées « d’odieuses provocations marxistes ». Si le fascisme s’est imposé, c’est donc d’abord grâce à la protect
81 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
328e « petite-bourgeoise ». (On n’ignore pas le sens marxiste de l’expression.) Vingt ans plus tard, le « redressement des mœurs »
82 1938, Journal d’Allemagne. Journal (1935-1936)
329 est libéral. Rien de moins juif, à mon sens, que Marx.) Ce qui est passé, c’est une forme de culture, séduisante, aimable e
330en est d’autres (on le prétend), qui sont devenus marxistes et même staliniens, tant par idéalisme que par ressentiment. Ils chér
331 été poussée aussi loin de ce côté que du côté du marxisme, et que derrière le célèbre col dur se cache encore l’opinion des « g
83 1938, Journal d’Allemagne. Conclusion 1938
332 jeu du grand capital soutenant Hitler contre les marxistes et Papen contre Hitler : tout cela est bel et bon, et fournit de la c
333t cela est bel et bon, et fournit de la copie aux marxistes et aux libéraux. À les lire, on conçoit très bien comment la mécaniqu
334e défense du capital, récitent sans se lasser les marxistes. Hystérie collective, disent les rationalistes. Tyrannie, disent les
84 1938, Journal d’Allemagne. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
335chen Stosstrupp). La conception chrétienne et la marxiste sont l’une et l’autre libérales, parce qu’individualistes… La piété g
85 1938, Journal d’Allemagne. Les jacobins en chemise brune
336nfin le règne à Berlin, de cliques politiciennes, marxistes, démocratiques ou réactionnaires, qui font passer les intérêts de leu
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Le mythe contre le mariage
337e « petite-bourgeoise ». (On n’ignore pas le sens marxiste de l’expression.) Vingt ans plus tard, le « redressement des mœurs »
87 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
338idence. La religion est l’opium du peuple, disait Marx. Je lui réponds que sa croyance au Progrès est l’opium de la culture.
339 j’affirme que mon but est de sauver l’esprit, le marxiste en déduira que je néglige la vie concrète, que je m’évade dans le spi
340la cité, c’était, depuis Hegel, Auguste Comte, et Marx, l’idée que l’Histoire obéit à des lois contre lesquelles l’homme ne
341omphe des grands mouvements collectivistes. Si le marxisme, par exemple, a fasciné les masses ouvrières, c’est parce qu’il s’est
88 1940, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Erreurs sur l’Allemagne (1er mai 1940)
3429 à voir dans l’hitlérisme « un rempart contre le marxisme » ! (Certains, que je connais, n’en ont pas encore démordu.) Après to
89 1940, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
343s « une affaire privée », ainsi que le prétendait Marx. Le chrétien a le devoir d’agir au nom de sa foi, d’agir dans le mond
90 1940, Qu’est-ce que la Ligue du Gothard ? (1940). VIII. La Ligue du Gothard vue par la presse
344is belligérants, par le grand patronat, par les « marxistes », par la Migros (dont elle n’était « évidemment » qu’une filiale), p
91 1940, Mission ou démission de la Suisse. La bataille de la culture
345ce. « La religion est l’opium du peuple », disait Marx. Je lui réponds que la croyance au Progrès est devenue l’opium de la
346nt, se chargera du reste, et tout finira bien. Le marxisme, au contraire, décrit avec une sombre joie notre absence de liberté,
347ère, là encore l’esprit ne peut rien. Aussi bien, Marx prétend-il que l’esprit n’est qu’un reflet, un sous-produit des proce
348ervile, elle se borne à refléter ces lois — selon Marx. Trop haute pour les uns, trop basse pour les autres, elle n’est jama
349 j’affirme que mon but est de sauver l’esprit, le marxiste en déduira que je néglige la vie concrète, que je m’évade dans le spi
350 la cité, c’était depuis Hegel, Auguste Comte, et Marx, l’idée que l’Histoire obéit à des lois contre lesquelles l’homme ne
351omphe des grands mouvements collectivistes. Si le marxisme, par exemple, a fasciné les masses ouvrières, c’est parce qu’il s’est
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
352ité, fait partie de tout programme fasciste ; nos marxistes continuent à se croire libertaires, etc. Seuls nos staliniens ont ces
93 1942, La Part du Diable (1982). Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
353ernes, Descartes et Kant, Hegel, Auguste Comte et Marx, qui n’aient été, à l’origine, des prises de position théologiques. I
94 1944, Les Personnes du drame. Introduction
354non par leur style, indifférent. Tels sont Hegel, Marx ou Sorel. Au contraire, un Pascal, un Kierkegaard, un Rimbaud agissen
95 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Le silence de Goethe
355veut cette vie-ci. Et tout le reste, qu’elle soit marxiste ou nietzschéenne, elle l’appelle « l’arrière-monde » et le rejette, e
96 1944, Les Personnes du drame. Sagesse et folie de la personne — Kierkegaard
356 Ce n’est pas évident de soi, si l’on peut dire : marxistes et fascistes le nient avec plus de passion que les bourgeois ne l’aff
357Hegel est dans tous nos journaux, Hegel domine le marxisme et le fascisme, il domine l’athéologie des sociologues, des historien
97 1944, Les Personnes du drame. Liberté et fatum — Luther et la liberté de la personne
358ophismes. Non seulement tous les humanistes — des marxistes au vieux libéraux — y applaudissent ouvertement, mais encore jusque c
98 1944, Les Personnes du drame. Sincérité et authenticité — Vues sur Ramuz
359 (comme un Bloy), nullement moralisant (comme les marxistes), ni victime ni bourreau d’une bourgeoisie à laquelle il échappe enti
360inir l’opposition cosmique du christianisme et du marxisme. Le sens profond de la communauté qui anime l’œuvre de Ramuz put indu
361riel, qui s’oppose diamétralement à l’acceptation marxiste. Le communisme ramuzien, c’est celui qu’établissent la mort, la paniq
362une véritable puissance, c’est l’aboutissement du marxisme : l’isolement cosmique de l’homme. Quoi qu’il en dise, d’ailleurs, il
99 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
363liniens s’inquiétant du « divorce actuel entre le marxisme et le monde moderne », lequel s’est cependant constitué « massivement
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. L’État-nation
364tique qu’est l’État-nation de la démocratie ou du marxisme, des idées libérales ou du planisme, ou même une belle passion de la